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Présentà et traduits par Jean-Marie Durand Directeur d'&des à l'ÉcolPratique des Hautes Étude
I V Section ~
Ouvrage publiÃavec le concours du Centre national de la recherche scientifique
Litîératur anciennes du Proche-Orient LES ÉDITION DU CERF PARIS
CHAPITRE VI
Le thèm de la guerre est de faço naturelle un des mieux représentÃdans les archives de Mari. L'histoire du royaume de Haute-Mésopotamilorsqu'elle est documentéest tout entièr traversépar des conflits avec des Etats majeurs du Proche-Orient : ESnunna, Qabrâle Zalmaqum et le Yamhad, sans compter les invasions d e tribus mal sédentarisée Zimrî-LÃrevint par la force des armes sur le trôn ancestral, son royaume péripar suite d'une défaitmilitaire et on ne constate pour son règn un étade paix complèt que pour la courte périodde ZL 5' h ZL 8'. Les princes de Haute-Mésopotamiavaient eux aussi un esprit belliqueux qui commandait leur action. Les territoires qu'ils contrôlaien formaient certes une continuità géographiquindubitable mais elle n'avait étconstituéque par la suppression des pouvoirs locaux et une politique systématiqud'annexions. Outre les sollicitations multiples d'intervenir dans les conflits voisins, les obligations de participer à la protection des vassaux, de prête secours aux alliésvoire d'assurer sa propre défenseil existait certainement un prestige inhérenà l'action militaire et les hauts faits guerriers étaience dont on pouvait rêve de mieux pour un prince de l ' à © p o q uDes ~ textes célèbreà Vie nomade (38), ou la spectaculaire Epopé de Zimrî-Lîn sont là pour le prouver, Cependant l'idéologi guerrièr n'explique pas tout. Un texte trè révélateu (442). est cità tout de suite ici, hors de son contexte historique. parce qu'il illustre A merveille cet engrenage géopolitiquoh se fait prendre un conquérantDans le mêm éta de choses, on se référe aux considérationde D. Ch. ( M à © n ~ o i r e Ã
1Les dit ions du Cerf, 1 9 9 8 (29, boulevard Latour-Maubourg 75340 Paris Cedex 07)
ISBN 2-204-0596 1-7 ISSN 0459-5831
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LES DOCUMENTS
de NABU 2, p. 102), à propos du fait que quiconque occupe la régiod'ESnunna, roi ou conquérand'icelle (Elam ou Babylone), a la tentation de remonter la Diyala pour conquérile nord-est de la Haute-Djkziré Dis à mon Seigneur : ainsi (parle) ton serviteur Ibâl-pî-E J'ai appris que Yariha-Abum avait eu l'autorisation de quittera) le prince dVESnunna. Mon Seigneur sait que cette aiso on^) est pleine de tromperies. Il est à craindre qu'elle ne soit que rusec) envers mon Seigneur jusqu'à ce qu'elle prenne Andarig. Une fois qu'elle l'aura prise, elle visera Kurdâ ensuite, elle franchira le mont Sindjar et tout le pays du Subartum lui criera : à Vive mon seigneurd)! :: Cette Maison s'est mise h faire en tous points comme Samsî-Addu Elle ne cesse de fixer sese) frontière : elle a pris Ekallâtumelle a installà son camp^ contre QattarÃet Allahad et la ville qu'elle prendra, elle l'annexera. Cette Maison est pleine de tromperies. Avant que les choses n'échappenà notre contrôl et que nous ne nous fassions prendre par le tempslg), marchons contre elle! Les Bédouinbrûlen de combattre, les rois de l'Ida-Maras sont réuniavec leurs troupes et c'est sur mon Seigneur qu'ils ont les yeux fixésLes scheichs se sont réuni et ils ont envoyà chez mon Seigneur Annî-itti-E et ~ a n z à ¢ n ~ ) Que mon Seigneur interroge ses serviteurs et qu'il fasse route. Bibliographie: publik par D. Ch., Méii~oire de NABU 2, p. 97-102. a) WaEur~~in désignici le fait de laisser repartir l'envoyà d'un roi étrangerlorsqu'il a dklivrk le message dont il étaiporteur et qu'il a reç ses instructions (wûrtum; cf. t. 1, p. 593. b) L'emploi de bîtun au sens de maison royalen n'est pas exceptionnel. S'agissant d'ESnunna, le pouvoir en est parfois désigncomme à ^ispak u rubê'inz à la Maison de Tigpak et du Prince ; cf. A.3274 : 16' (MélangeM. B., p. 63-64 et n. 95) et XXVI 37 : 6-7. Ã
LES OP~RATIONSGUERRI~RES
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
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c) Pour des exemples de ruttûi (ou du dkrivk rutûnzA Mari. voir XXVI 526 c). d) L'expression bû bêl (lit. à Sois en bonne santéà mon Seigneur! È exprime un ralliement sans résistancecf. XXVI 327 : 3' ; 383 : 8 et peut-êtr 412 : [32]. e) Si l'on considèr le pronom dans pal?-su comme renvoyant A Samsî-Addu on comprend qu'Egnunna rétabliles frontière qui furent celles du royaume de Haute-Mésopotami sous Samsî Addu; s'il renvoie A la Maison d'ESnunna, le passage signifie simplement qu'elle ne cesse de déplaceses frontière par annexions successives. D. Ch. a prkfércette seconde interprétation f) La restitution proposke est hypothétiquecar l'expression documentke est ana pâ NG wa$âbumà s'installer en face d'une ville (dans l'intention de s'en emparer). g) En m. à m. : à avant que le poids ne soit trop lourd pour le bras et que les jours ne soient proches È c'est-A-dire : c avant qu'il ne soit trop tard È Le premier terme de l'expression ktait connu sous la forme: à le champ excèd mon bras (eqluni eli a h i p kabit, CT 29 9b : 1 1 ) ; pour le second, je suis l'interprétatiode J. Sasson, NABU 92/72 à Time (ù-mu-i is pressing quoique la lecture de D. Ch. à les eaux (à mu-i) soit possible et que la skquence -ma à soit bien documentke A Mari. Il faudrait alors supposer que ces c eaux dksignent l'arrivke de la crue, mais ce proverbe n'est pas encore connu. h) Ces noms, absents de XVI, sont désormaibien documenté: - CC Ma grâcse trouve chez El à (cf. an-ni-te-el T.256 ; an-ni-tiil M. 12704+ i ; an-ni-it-ti-AN M. 13023), soit Annî-itti-El ; - ha-an-za-nu-[ulnz M.5705 ii ; ha-an-za-an-el M.5108 ; haan-za-an-[O]-il M.7166 et Hanza
-Addu A restaurer dans VI11 66: 13. Ã
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L'expéditiode Qatna représentun assez gros dossier dans ce qui est restk des archives d'kpoque kponymale et beaucoup de textes sont encore inkdits. Ils doivent faire partie d'une des sections des AEM (Archives épistolairede Mari. Documents relatifs A l'histoire du royaume de Haute-Mksopotamie), qui regroupera
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LES OPERATIONS GUERRIERES
LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE MARI
des étude concernant l'histoire du royaume de HauteMésopotamieOnt surtout étpubliéejusqu'ici la plupart des lettres du roi de Qatna, Ighî-Addu réclamande faço trè pressante que des renforts lui parviennent. Ces textes sont repris cidessus dans le chap. V, La vie diplomatique È Ã
Une des grandes questions a étde savoir qui conduirait l'expkdition militaire: Samsî-Adden personne, un de ses fils ou un généra Pendant tout un temps, ce devait êtr Yasmah-Addu luimême Cela nous a valu (449), un document exceptionnel qui montre que des routes directes existaient & travers le grand déserà l'est de Palmyre pour rejoindre directement l'Euphrate. Pour partir ouvrir un nouveau front & l'ouest, Samsî-Addavait dà attendre que les opérationsur le front oriental fussent tenninkes. La fin de la guerre avec Qabrà fut concomitante au rktablissement des bons rapports avec ESnunna et des forces importantes devaient lui êtr réclamé pour engager le front occidental. - Un texte comme (452) montre bien que l'expéditio de Qabrà est antkrieure ?i celle de Qatna. - La lettre d'IShî-Add& Yasmah-Addu au moment oà ce dernier doit venir & Qatna (453) prouve qu'il est déjson gendre. En dkfinitive. Yasmah-Addu est montà aider son frèr IgmeDagan & combattre sous les murs de Qabrà (N. Z., *Thèseet la direction des troupes envoyée& Qatna fut confié& des gknéraux Ces derniers furent surtout Samîd-ahumMut-Bisir et HabduAmîmIls conduisirent des opérationqui ont durà plusieurs annkes. Dans (454), il est question de la démobilisatiod'une par-, tie des forces et, manifestement, la hât des Mariotes & retourner chez eux fut extrême sans attendre l'autorisation des gknéraux les soldats se hâtkren de rentrer. Devant les mesures prises par Samîd-ahupour essayer d'organiser le retour, ils prkférkrenpasser & l'ennemi. On voit d'ailleurs dans (455) des troupes revenues de Qatna êtr réinstallé dans le Suhûm?i la forteresse de Yabliya. Sont encore inéditesoutre plusieurs lettres d'Eh?-Addu, surtout les tablettes qui décrivenle déroulemendes opérationmilitaires dans la régiode Damas (déjappelà pays d'ApÛm destinà & devenir l'Upà de l'époqud'El Amarna; cf. XXXVIIIe RAI, p. 112). De ces dernières on trouvera un échantilloci-dessous avec (456) qui décriles opérationdevant la ville de Râhisu (la Ruhizzi d'El Amarna). Le trks grand intkrê de ce dossier de lettres est de documenter sur le Liban et le Sarônvoire Qadesh, ainsi que la régioau sud de Homs en gknéral& l'époquamomte. Ces documents montrent que la toponymie de l'époqud'El Amarna est
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dkj&,chaque fois qu'on peut le constater, en place. 11 semble que l'on ait au moins projetésinon réalisà d'envoyer des forces considérableà Qatna. Pour faire se déplaceplus de 20000 hommes, il fallait que l'ennemi & affronter fûextrêmemen puissant. Dans les lettres oà il demandait de l'aide, Ehî-Addse plaignait trks nettement des intentions hostiles du roi d'Alep SÛmÛ-ê et Samsî-Addlui conseillait de prendre patience en attendant que des secours lui arrivent de l'est. Pourtant, à lire les lettres envoykes par les généra mariotes, leurs opérationmilitaires ont surtout concernà la régiosud et leurs forces n'ont pas kt6 directement engagéecontre celles d'Alep. C'est Qadesh, Râhisumla régio de Damas, le Liban et le pays de Cana'an (Kinahnum) qui sont concernésPeut-êtr faut-il supposer que le but primitif de l'expéditio qui ktait d'aider Qatna contre Alep avait changà et que les troupes mariotes vinrent soulager leur allià d'une attaque sur son front sud, suscitépar Alep, tout comme Samsî-Addului-même envisageait une attaque au nord-est du Yamhad pour occuper (pullusum) Sûmû-êlui-mêm et dégage sa pression sur le royaume de Qatna (490).
ton frère Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Iihî-Addu T u m'as appris d e bonnes nouvelles à propos d'Iime-Dagan et je m e suis fort réjoui Autre chose : ne sois pas négligenconcernant ta montéici. C ' e n est le moment. Fais faire d u butina) par ton arméet qu'ils te bénissentLes 3 villes dont je t'ai parlébne sont pas fortes : nous les prendrons e n un seul jour (chacune). Monte vite vers moi que nous prenions ces villes et que ton armé fasse d u butin. Si tu es mon frèremonte vite vers moi! a) En m. ?i m. : Fais dévorerà b) Pour cet emploi du démonstratia n n à » ~pour ~ renvoyer ?i un sujet abordÃdans une lettre antérieurecf. t. 1, p. 397, (252), n. b). Ces à 3 villes à sont peut-êtr celles au sud de Qadesh que les Mariotes attaquèrentIl n'est ici fait nulle mention de Sûmû-êp Ã
444 [II 81 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père
Isar-Lîest venu me trouver et a exposà devant moi toute l'affaire. Si l'arméqui étaiaux ordres d'ISme-Dagan a rompu ses rangs, (c'est qu'en fait) elle a reç permission d'aller chez elle assurer son ravitaillement. Le lendemain du jour oà tu auras connaissance de cette tablette, tu convoqueras ta troupe et l'armédu pays tout entier sera au complet J'arriverai chez toi, le 15 de à ¯ à ¯ r (xii*). Fais en sorte de gardera) l'arméjusqu'à ce que j'arrive2. Il faut que Mut-Bisir prenne connaissance de cette tablette. De plus voilÃque je te fais porter une tablette qui a étrédi gépour Sin-têrÃProcure un compagnon h un coureur porteur de cette tablette de moib) et expédie-letô le niatin chez Sîn têrî Je t'ai fait envoyer cette tablette dans le courant du 30 du mois d'Abum (xi*), depuis Subat-~nlil. Note : le rapport d'Isar-Lîdevait concerner le refus de l'arméde Mari d'êtr convoquke en croyant que celle d'Ekallâtu avait ét renvoyke chez elle. >>. a) C'est-&-direà ne pas la laisser se débande b) L. 25, la restauration qui aurait paru à kvidente [te^-m}a-ain fa-[a[-ra}-am Ca-a-ri, est impossible. La copie par Ch.-F. J. de l'initiale de la 1. est bonne ; il s'agit bien d'un SI. È
445 [I71] p i s à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Je t'ai écriau sujet de l'arméde Mutu-Bisir et de HabduÂmîmtantô qu'elle viendrait, tantô qu'elle ne viendrait 2. L. 1 1-19 : [i-iio] u4-nii-im [du*-iii*-i[ni*-inlu*. [su fup-pu]-uni un-ni[e-en]], [te-ie-em-mu-u]. su*-[ah-ku ru-ru-gu-uni], ,sa*-oh* m[a*-rini ku-/ilSu*, [u\s-dam-nu-ru**-uni**-inu, i-[ii]u 14 15-kam iti ri-ri-im. [a-n]u se-r[i& u]-ku-US-iu-dani. flu* n]u-su-ur su-hi-iui. (1-di u-lu-kuii~e-pu-ui. Pour plusieurs corrections, cf. v. S., Or 22. p. 195. 3, L,25-26 : [lu lu]-~i*-ni~i-(im i a r{up*-pP* [ q u - ( 1 4 .[nu-iu]-h-u[p*pu-am iu-u]r*-Si-nui,[du*-us*--runi u-ii[u se-er ^iiule]n*-rre91*-ri.
pas5, te disant : à Je (me) donne comme limitea) que commence la campagne6 pour envoyer un (tel) message, (cela) afin que l'armén'épuispas ses provisions. En réalità je vais faire la paix avec le prince d'Esnunna. J' ai... Haqba-ahum et ~ i - . . . 7 , (5+5 1. ; la tranche n'étaisans doute pas inscrite.) Ã
Il faut que l'arméprenne ses provisions8. Que Mutu-Bisir et abd du-Âmà en prennent la têt et partent pour Situllum. L à ¢ ' doit prendre connaissance de cette tablette de moi. a) La forme lu-ma-a$-fi-ir-ma est palkographiquement sûreUn verbe MSR n'existe pas dans II 120: 21 oà il s'agit en rkalità de pazârum * passer en cachette par un lieu ; corriger A ce propos AHw, p. 619b et CAD Mll, p. 329b. La forme II m u s ~ u r u m ,un dknominatif de m i ~ r u m ,à limite doit signifier ici à prendre comme kchkance et se retrouve dans l'En. El. V et VI avec le sens concret de à fixer les limites (divisions)*. CAD M/l, p. 329b, sups'attarder (to linger). pose inutilement un muffurum, à traîner Ã
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446 [II 111 Dis h AddÃ: ainsi parle Yasmah-Addu, ton fils. Naguhe, Addà avait chargà Mut-Bisir d'une mission chez moi à propos de l'expéditiondisant : Fais une proclamationa) h tes troupes9 et que toutes tes dispositions soient prises10. à Voilh le message d9Addâ ( 1+2?+10 1. manquent.) Maintenant, dois-je aller chez AddâQu'Addà m'écrivce qu'il doit en êtreb) 5. L. 7 : \-Su u-lu-kam 1-51 Hu* a-la-kam. 6. L. 9 : ... u-A' te-b[u*-u]P kaskal; cf. v. S., Or 21, p. 80. 7. L. 13-14: i-nan-na sa-li-mu-am ki* lu* &s[*]-nun*-na*rki*l,e*-né*
ei* lia-uq-bu-a-lia-am à fi*-[...]. 8. L. 1'-2' : ,su-b[u-um su-u], si-di-i[s-su li-i,s-bu-al}. 9. La 1. 9 est en fait kraske.
10. L. 10 : Ã {es-em-ka lu ,su-ub*-bu-{X)-ut-{X).
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a) Pour cet emploi de ragâmumcf. t. 1, p. 630, (433) n. c). b) La traduction suppose une lecture des 1. 1'-5' : i-na-an-na, [Sum-ma a-na-ku-ma],a-na je-er a-ad-da-a,a-al-la-kam an-ni-fam la an-ni-tam, [ad-da-a li-i5-pu-ru-am}.
Cependant la collation de la 1. 5' m'a semblà donner comme texte l'improbable : [ad-d}a*-a li*-ih*-du*, [li-i5-pu-r]a*-am*. Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Sarnsî-Addu ton père Jusqu'au 20 de ce mois, je résideraen AgadéEnsuite, je remonterai le fleuve jusqu'à la villea). Mais, toi, tu ne viendras pas avec moi. Attends 5 jours à Râpiqumaprè mon départet lorsque ce mois-ci n'aura plus que 5 joursb), pars pour Mari. Rassemble les forcesc) de Mut-Bisir et de HabduÂmà et que tous partent. Ils ne seront pas fâchÃde l'affaire! Moi, je ne bougerai plusd)! Il faut qu'il y ait une relèv pour abd du-ÂmîA l'heure actuelle, moi-mêmeje démobiliserames forces, dè que je le pourrai. De ton côtÃlorsque tu seras revenu à Mari, démobi lise abd du-Âmîen mêm temps que toi1 l , mais dè leur arrivéeil faudra les recenser. Cela fait 3 ans que leur troupe ne l'a pas étà Voilà pourquoi les 2 forces seront démobilisée Autre chose : les navires que depuis l'annédernièr on fait descendre à Râpiqu y sont immobilisésfaute de haleurse). Lorsque J ~ à de© abd du-Âmà aura (encore) 5 jours pour êtr démobilisée lèves- de la troupe autant qu'il en faudra, en fonction des navires qui sont immobilisés(Ces gens-là devront leur faire remonter le courant, avant que les autres ne bougent^ afin qu'ils arrivent tous ensemble^ à Mari. Ces
bateaux doivent atteindre Mari et êtr disponibles pour ce dont on aura besoin et que j'ai passà mon temps à indiquer, lorsque j'étaià ~ à ¢ ~ i ~ u m " Note : la lettre est envoyépar Samsî-Add depuis AgadÃalors que Yasmah-Addu est à RâpiqumLe grand Roi remonte par le Tigre à Ekallâtu et son fils doit rejoindre Mari. Il faut démobilisela troupe qui depuis 3 ans ne l'a pas étet la recenser. Le grand Roi compte se donner du repos dans sa capitale (1. 18) mais la fin de la lettre montre qu'on préparune entreprise trè importante pour laquelle il faudra disposer de la flotte qui pour l'instant est bloqué à RâpiqumCela ne peut s'expliquer que par la fin des opération sur le front d'Einunna, consécuti& la fin de la guerre contre Qabrâsymbolisépar les dévotionque Samsî-Adda pu accomplir & AgadéCette flotte ne doit pas tellement servir à aller attaquer les possessions euphratiques du Yamhad (qui sont trop en amont) que de permettre le passage de l'Euphrate du côt de Tuttul, Halébiyou des Bords-de-l'Euphrate & l'arméqui est destiné& Qatna. a) Il s'agit ici comme ailleurs d'Ekallâtu et non de SubatEnlil ; cf. t. 1, p. 114. b) La proposition de comprendre: Lorsque ce mois laissera 5 jours c'est-&-dire: 5 jours avant la fin du mois donc le 25, est celle d'A. Falk. dans BiOr X, 1953, p. 87a. c) Pour cet emploi de lîtu dans le vocabulaire militaire, cf. F. J., NABU 87/67 (Ãrégimen È) Le sens manque dans les dictionnaires. La traduction par forces suppose une dérivatioà partir de le 'Ûm pouvoir d) Wa5âbu a souvent le sens de rester inactifn, sans sortir de chez soi. e) Pour l'importance des haleurs sans qui les bateaux ne peuvent pas remonter l'Euphrate, voir le témoignagessentiel de XXVI 538 : 9-10. f) Le sens de pa!âru~est exactement ici rompre ses rangs È La troupe quitte le front oà elle est engagémais elle est toujours susceptible de recevoir une nouvelle mission. Le m. & m. est : Lorsque l'armésera démobilisablpour (dans) 5 jours. Pratiquement donc, les haleurs partiront pour Mari le Ã
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SU (ou ZU) n'est qu'une graphie archaïsant de MA à Mari 12. L. 42 : i-na pa*-ni-5u-nu li-iiiu(SU)-011-Ili-ru.Ce n'est pas une faute,
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LES OPERATIONS G U E R R I ~ R E S
LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE MARI
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LES DOCUMENTS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
jour mêm oh Samsî-Addquittera Agadésoit le 20. Samsî-Add trouvait plus important de raisonner en termes de délaide dépla cement pour l'armke que de dire expressémenqu'il voulait l'armke de Mari ?i sa disposition tout le temps qu'il serait ?i Agadé L'essentiel &ait en effet qu'il n'y ait pas une partie de l'armke qui reste plus longtemps que l'autre en service. g) L'intkrê du passage est grand pour comprendre la navigation sur cette partie de l'Euphrate. Les bateaux halks vont bien moins vite que les troupiers, pourtant il est essentiel que tous les soldats soient dkmobiliséen mêm temps. Cela explique que Yasmah-Addu les fasse partir 5 jours avant. Ce laps de temps reprksente donc le retard des haleurs sur l'armke normale pour la distance Râpiqum-MariPuisqu'il semble, d'autre part, qu'il faille une semaine pour faire cette route (rapidement!), le temps pour ramener la flotte devait êtr au minimum de 2 semaines, pratiquement sans doute plus.
448 [I 421 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton pkre. Yarîm-Addm'a kcrit, me disant : à J'ai donnà leur approvisionnementa) h des Bkdouins de la steppe. J'ai constituk une troupe de 2000 soldats qui iront en expéditioavec YasmahAddu. Cette troupe tout entikre, nom par nom, a étinscrite sur une tabletteb). à Voilh ce qu'il m'a kcrit. (Il y a donc) 2000 Bédouinde la steppe iront avec toi. De ton côtk constitue une troupe de 300014. Cette tablette, ~ à ¢ ' à les » serviteurs qui sont h ton service doivent en prendre connaissance en ta prksence : il faut que les dispositions soient prises au sujet de ce que tu saisc). Cela fait longtemps que la troupe de ton secteur n'a pas kt6 recenséeIl n'y a plus de tempsd) pour le recensement! Étandonnà tu n'as pas pu maintenant recenser la troupe, c'est à ton retour que tu le feras! En attendant, remplace fugitif et morto. Il faut que toute la troupe qui ira avec toi soit nominalement inscrite sur une tablette. Il faut que les conditions de son affectation@
LES OP~RATIONS GUERRIÈRE
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soient nettes^. - Forme un régimenthde 1000 hommes de troupes entre les 2 ~ u h à » ;m ' - un de 1000 chez nos Bédouin~ i m ' a l i t e s * ~;' ) - ainsi qu'un (autre) de 500* (avec des gens) comprenant des Uprapéensdes Yarihkens, des Yahruréen et des Amnanéen; lèv ici 200 hommes, lh 300, selon le cas ; fais un rkgiment de 50018 hommes, y compris tes domestiques. Ç fera bien 1000 hommes. A ce moment-là tu te trouveras avoir enrégiment5000 soldats)). Par ailleurs moi-mêm je t'expédieraune troupe de 10000 hommes, troupe du Pays, soit troupe des dumâtumsoit troupe du Pays (lui-même)k)une troupe forte, troupe dotke d'un armement. D'autre part, je viens d'écrirà Esnunna. Une troupe de 6000 Eznunnkens va monter. L'un dans l'autre, c'est une arméde 21000 hommes19, troupe forte, troupe face h qui nul ne rksistera, qui va aller h ~ a ~ a ^ . (2 1. manquent.)
.. . par les armes^... lors de l'expkdition.. . comme ils attaqueront.. . Que tes dispositions soient soigneusement prises pour cela! a) Pour l'importance de l'emploi de p a q à ¢ d u ici, cf. p. 398. b) La dkpense, sûremenimportante - il s'agit ici de 2000
16. L. 26 : 1 [Ili-il11du]-bu-[+
bi-ri-it su*-[Ili-iki].
17. L. 28 : K 1 li-in1 sa-b\aJ-ami-lm /la-nume5 [si-i}m-a-lu*-11;. 18. Sic, par collation 19. L. 42 : une lecture r2 11 semble aussi possible que 20 (et est d'ailleurs rkclamépar le compte des diverses forces). 20. L. 43-44 : sa-[bu-um !]cl* ~ m ~ - u m - n ~ ua-nu - u ~ lpu-11;-Su-nu,[ici iz-7.0ai-zu S]u a-n\a du-*imk, W u - k u . .. ] .
14. L. 1 1 : Ã 3 1;-mi sa-bu-am ut-tu ki*-in ; cf. v. S., Or 21, p. 79.
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LES DOCUMENTS EPISTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
LES OP!&ATIONS GUERRIÈRE
hommes qui ont étapprovisionnépour un temps certainement assez long, peut-êtr mêm 1 mois -, étaiofficiellement enregistrédans un texte particulier oh l'on trouvait l'appel nominal (fumisam) des individus, rangépar clans (gâyîfam Ces textes, en partie gardéssont une source majeure pour la connaissance de l'onomastique bédouinà l'époquamorrite. c) Pour ce sens de annûmrenvoyant à un fait antérieuconnu, non explicitécf. t. 1, (252). n. b). d) Pour cette expression ûmlittarkà (en m. à m. : à Les jours [le temps utilisése trouvent avoir éttrop longs È) cf. A.2675 : 35 : UA-umsa-bi-im i-ta-ar-ku-ma, sa-bu-wn i-ta-na-aS-sa-as, a-sli-reà Les jours de la ma i-ze-bu-ni-in-ni-ma, [e-di-fi-[ta] la a:-:a-az, troupe se sont prolongéet elle ne cesse de se plaindre. 11 ne faudrait pas qu'elle m'abandonne et que je reste seul à ; l'autre faço de le dire à Mari est Ûnt qerbG ( d e jour [de l'échéanc est proche È) XXVI 10 : 11. e) ina kîmsignifie cc étandonnà que ; l'expression est paralà dans la mesure oh lèl à ana kîina f) Ces mesures ponctuelles consistant à tenir le compte des fuyards et des morts ont étgardéedans de petites ou moyennes tablettes, surtout du règn de Yahdun-Lîm g) Le rôl que chacun devait jouer faisait partie d'instructions fixéeautoritairement, soit les protocoles-isi tum. On les retrouve 1. 25 (damqif lG ussuk). Cela arrivait juste prks le recensement nominal (1. 23). Le protocole-isiktum qui en résultaiétaique chaque soldat avait l'assurance, à son retour, d'avoir les avantages (piqittum, champ, etc.) afférentà son enrôlement h) Le fait d'organiser un corps de militaires avec nomination de ~ 27, supérieuret constitution de sous-groupes se dit k à ¢ r u (1. 29, 32, etc.). i) On retrouve la forme dumu si-im-a-lu dans XXVII 116 : 35. A moins de supposer une forme *sim'alÛnu pour laquelle je ne connais pas de parallhle, il s'agit ici d'un suffixe -ni de Ire personne plurielle (= à ceux qui habitent dans le royaume de HauteMésopotamiÈ) mais si-im-a-li-ni aurait étattendu. j) Ce passage indique les diverses à zones de recrutement du royaume de Mari, à l'époqude Yasmah-Addu : - les à 2 Suhû (notion bien documentéedésignenles Suhû supérieuet inférieurils constituent la province du Sud. face au pays d'Akkad (Babylone et Esnunna); cette régiofournit 1000 hommes ; - les Bédouinbensim'alites forment le 2e corps de recruteÃ
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ment; ils contribuent, eux aussi, pour 1000 hommes; ils représen tent la population des villages du cÅ“u du royaume lui-mêm ; -le 3e groupe représentdes levéed'hommes plus aléatoire: les Bédouinbenjaminites (énumér selon leurs 4 grandes tribus; mais noter l'absence des Rabbéens!ne représententen revanche, que 500 hommes. On a ainsi l'impression que les Benjaminites constituaient un groupe humain bien moins important à l'époqu du royaume de Haute-Mésopotami que sous le règn de Zimrî-Lî On ophre en outre des levéede-ci de-là c'est-à -dir à différent endroits du cÅ“u du royaume, de 200 ou 300 hommes. Ces gens doivent représenteles lfi-mes diri-ga, à les supplémentaire c'est-à -dir ceux qui s'adjoignent à la levénormale. Le tout est complétpar du personnel dépendandu palais : les gerseqqum. Leur apport semble symbolique, pour obtenir un chiffre rond d'effectif. On atteint ainsi un nombre de 3000 soldats qui, s'ajoutant aux 2000 Bédouinrecrutépar Yarîm-Adddans la Haute-Djézirdu nord-ouest, font une armétotale de 5000 hommes. On est frappà par les petits moyens des Bords-de-l'Euphrate, dont les effectifs pour la moitià viennent des Bensim'alites et des Suhiim. 10000 hommes viennent de la Haute-Djézirorientale (le Mâtu et les dun~âtum ; Einunna, de son côtÃest sollicitépour 6000 hommes alors qu'elle n'est pas impliquéau premier chef dans un conflit avec Qatna. k) Les troupes envoyéedepuis Subat-~nlilsont bien plus importantes, exactement le double. Elles sont prises sur le à Mâtu È compris à la fois comme le Pays proprement dit et celui des dunlâtumCe dernier dont on a plusieurs attestations n'a pas l'air d'êtr le nom d'une régiopolitique précismais simplement une dénominatiode terroir ; cf. NABU 90182. Si le rapprochement que j'ai opéravec le terme babylonien dimtum est bon, le à pays des fermes représentla zone de dry-farming proprement dite, c'està -dir toute la partie orientale des campagnes populeuses du pié mont du Tir-'AbdînLes Bédouinrecrutépar Yarîm-Addsemblent, effectivement, venir plutô de la partie ouest de ce piémont selon ce que l'on sait de la zone d'actività du génér de Samsî Addu. Le à Pays à représenteraitdks lors, le royaume d'Ekallâtu proprement dit, soit les e Bords-du-Tigre È
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Dis a Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père
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LES DOCUMENTS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
LES OP~~RATIONS GUERRIÈRE
Tu m'as écrique tu partirais avec l'arméeMais aller avec une arméen'est-ce pas une chose difficile? En effet, tu es un novice. Jusqu'à présenttu n'as pas une grande expériencde ces routes. Lâ'à et Mutu-Bisir ont l'habitude de recevoir un abondant courrier^ ; maintenant^, discute avec eux et prends tes décisionen fonction d'une discussion avec eux23. MutuBisir (en outre) a une bonne expériencde ces routes. Renseigne-toi au sujet de ces routes. Envoie donc plusieurs personnes interroger pour toi au sujet de l'approvisionnement en eau de ces routes et déciden fonction du rapport détaill dont ils seront porteurs24.. . L'eau suffira-t-elle pour abreuver les arméesfies arméequi vont se dkplacer sont vastes : ce sont 20000 hommes qui vont êtr en déplacementles ânesleurs provisionsb) ainsi que l'avant-garde de ces armée; (l'eau) suffira-t-elle? Si, avant ton départtu ne sais pas à quoi t'en tenir à propos de l'approvisionnement en eau de ces routes, il ne faut pas prendre la déci sion (de partir). Étan donnà qu'il y a des uprapéensC qui ont une bonne expériencde ces routes, envoie de ces gens qui ont une bonne expériencde ces routes25 afin qu'ils sachent bien à quoi s'en tenir pour toi concernant les ressources en eau de ces routes. Par quelle route.. . de tes côtés . redoutable.. . eaux des cieuxd). .. (Lacune de 2 1.) Envoie chez moi un rapport détaill: quelle route est la bonne pour la marche de l'arméeEst-ce la route haute qui est 22. L. 8-9: bu1 c~-tc~-rnu-ra-c~t lup-b]u-tim mu-[-. mu-tu-bi-si-ir nui-011-[rui-iw-un-ilci}.
llu-d-uli~Ã
23. L. 9 : ... a - l u te4-e[mii-tu-ul-ti-iu-nu].
24. L. 13-15 : à si-tu-ap-pu-[ara$-ium me-e Su i-nu kaskal-mes-fini],[liid-(\a*-•\u-ni-k[um- u-nu zi-im lefii-in1 go-um-ri-im]. [sa no]-Su-~ipuur-ri-i[s... ] . 25. L. 23 : [i-nu l]~l-meSiu-nu-ti i a kaskal-mes-mes-tilt1 fi-[nul-ti u-tamu-ru.
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bonne'? Est-ce la route moyenne qui est bonne? Est-ce la route basse qui est bonne? Est-ce tout droit devant toi que c'est bon pour la marche de l'arméeL'arméeest-ce h partir d'Abattum qu'elle se qu'elle se mettra en route? Est-ce à partir de Halabî mettra en route? Ou bien est-ce tout droit de devant toi qu'elle se mettra en routee)? Envoie des gens partout afin qu'ils sachent bien h quoi s'en tenir pour toi au sujet des ressources en eau de ces routes. Envoie-moi un rapport détaillafin qu'ici, moi-même je donne des instructions et l'armése rassemblera en fonction du chemin par oà elle ira. Si l'arméprend le chemin haut pour route, l'arméqui se sera rassemblépour cette voie ira par l'intérieudu Pays vers.. ., Qirdahat, DêrMalhâtu et Tuttul ; puis depuis Tuttul elle gagnera ~ b a t t u m ^ . Si c'est la voie moyenne que cette arméemprunte, elle ira vers Dunnum par la limite du désert... en fonction de la route27.. . (Lacune de 7 1.) . . . prendra pour route et ira.. . selon la route.. . Je t'ai envoyà ce message.. . afin qu'ils sachent bien à quoi s'en tenir au sujet des ressources en eau de ces routes. Envoiemoi un rapport détaillet l'armése rassemblera en fonction de la tablette que tu m'enverras. Les.. . et les hommes qui seront allépour savoir à quoi s'en tenir à propos de l'eau, expédie les chez moi que je les interroge. D'autre part, les devins qui iront avec toi, Zimrî-Dagan ®-~l~ Narâm-SinIm.. . et Apil-ili.Su, fils d ' ~ b à ¢ l - ~ Ãdoivent prendre avec soin leurs décisionsAvant ton départon doit prendre les oracles à ~ a t n a g ) . Bibliographie: republik avec son joint A.1195, MARI 5, p. 163-
26. L. 47 :
... ii-tu t u - [ t ] ~ - u a-di l [ ~ u-bu-tiii~kl]
27. L. 50 : [ .. . a-na ii-in1 de*-er-ri-i[m... 1.
LES OPERATIONS GUERRIÈRE
167 ; cf. XXVI/l, p. 232. a) La traduction de MARI 5 a étchangéeCes à tablettes à doivent représenteles rapports que l'on faisait tenir au chef de l'administration civile (Lâ'û et à celui qui supervisait les forces armée(Mut-Bisir). C'étaiendonc eux que Samsî-Addtenait donc pour particulièremen informésIl s'y ajoute de plus que Mut-Bisir, en tant que militaire, a une information de premièr main sur ces routes. Peut-être son nom propre ( à Homme-duB i s f i ) reflétait-ison origine propre ou celle de sa famille. On remarque que Yasmah-Addu (alors que ce n'est pas dans une invective!) est encore traità de novice (à béb)), sehrêta) Ce passage est donc un des plus nets pour indiquer qu'il s'agissait d'un jeune homme. b) Le terme irnêrfitu (abstrait en -zîtumsignifie nettement ici l a charge des âneÈ aussi bien ce qui est nécessairà l'approvisionnement des hommes que des animaux d e bât puisqu'il est juxtaposà au pluriel anse-hi5 ( à âneÈ) IV 62 : 6' doit donc Etre compris de la mêm faço ; II 117 : 10 est, en revanche. à corriger en fonction de MARI 4, p. 420, n. 225. AHw. p. 376a, avait compris qu'il s'agissait de l'à effectif en âneà (Eselbestand), en se demandant s'il ne s'agissait pas d'une faute ; de mêm CAD 1. p. 115, à la suite de A. F.. ALM, p. 64, qui, lui, y voyait un pluriel en -fituin. En fait, ce n'est qu'une extension du terme à ânÃÈ à charge d'un ânÈ2t l'ensemble des ânes c) Tribu benjaminite. Dans L''Inscription d e fondation, Yahdun-Lîavait parmi ses adversaires << Lâ'û roi de Samânu et du pays des UprapéenÈ Ce sont ces gens qui, poursuivis à travers le déserde Palmyre, ont étaffrontéaux bords de la mer (Méditerranée On doit donc supposer pour eux un chemin de parcours naturel à travers le déser; cf. *Noinades.. . d) Le texte est malheureusement cassà à l'endroit oà l'on devait parler de l'approvisionnement en eau par pluies. e) Ces 3 routes sont quasiment identiques à celles dont on voit les points d'aboutissement euphratiques à l'époqude Palmyre. - La route haute partait de la régiode Raqqa, Abattum n'en étanpas loin, en amont sur la rive droite (cf. D. Ch., NABU 93/32). - La route moyenne partait de Halabîtla moderne Halébiyà Dunnum, la à Birtha à d'époqurécenteetait l'endroit par oà on pouvait l'atteindre sur la rive gauche (cf. XXVI/l, p. 126). - La route basse devait, en revanche. partir du royaume de Mari lui-même donc de Dê ez-Zor oà se trouvait approximativement la Forteresse de Yahdun-LîmOn remarque l'expression d e devant
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toi È Cela peut faire allusion au fait que Yasmah-Addu, arrivant aux Bords-de-l'Euphrate, commenç par êtr à roi de la Forteresse de Yahdun-LîÈrebaptiséà Forteresse de Yasmah-Addu È t] Pour ces devins, cf. les notices afférentedans XXVI/l. g) Plutô qu'à à propos de Qatna à (MARI 5) ; je pense désormai que Samsî-Adddemandait que des présagefussent aussi pris, à titre de contre-épreuveà l'endroit qui devait êtr le terme de la route.
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Sarnsî-Addu ton père Je t'avais écrid'envoyer h Qatna la troupe de 500 hommes des Bords-de-l'Euphrate qui se trouve avec Zimrî-1lum.ma Tu as (dÃles) envoyer^). Dans le cas contraire, dèconnaissance de cette tablette de moi. fais-le. D'autre part, je t'avais écri d'envoyer h Qatna avec l'armé du pays des ~ u m à ¢ t u retn ~ celle de Sîn-tê une troupe de 400 hommes des Bords-de-l'Euphrate. N'envoie pas cette troupe de 400 hommes en attendant qu'~bbi-~llabra29 t'arrive et en attendant (aussi) que t'arrivent la troupe du pays des Dumâtu et celle qui se trouve sous les ordres de Sîn-têr Une fois qu7Ibbi-Illabrate sera arrivé3et qu'il t'aura expédila troupe du pays des Dumâtu et celle de ~în-têr" réunis-leà ces 400 hommes et expédie(-lesh Qatna. D'autre part, le reste de l'expéditio(formépar des soldats) des Bords-de-l'Euphrate, Mutu-Bisir et Sadd-ahum doivent en prendre la direction et, h la fin du present mois,. . . (Texte lacunaire de 3 1.) Autre chose : il n'y a pas de ... Une fois qu'il y en aura, un
28. L. 8 : tu-ut-ru-ssdJSisiR-rnulu tu-a!-ru-ud: cf. v. S., Or 21, p. 78. 29. L. 15 : ... a-di W-dn[in-$ubur]. 30. L. 19 : ii-tu [$u~]-~ni[n]-~ubur* if*-tu-al-\/]a*-kum*; cf. v. S., Or 21,
p. 78.
31. L. 21-22 : Ã su-bu-[am ia dsu'e]n*-tey*-r[i*], i-th-ra-ddak-kurn].
LES OP~RATIONSGUERRIERES
millier de.. . sur.. . du palais lui-même qu'on les expédie3à (H)aqba-Hammûm a) Ou bien ( v. S., O r 21, p. 78) : à Les as-tu envoyés>> b) Pour les Dumâtumà Pays des fermes cf. (448), n. j). È
451 [IV 731
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère J'ai pris connaissance de la tablette de toi que tu m'as fait porter. Donc ta décisioest prise! (D'ailleurs) depuis que tu avais fait sortir les habitants de la ville qui étaiencitoyens de Mari, ta décisio se trouvait prise. Il n'y a pas sujet à s'inquiéter Des nouvelles d'ESnunna me sont arrivéesen ces termes^ : à L'arméW n u n n a est réunidans sa totalitéElle est prêt à monter34. J'avais envoyÃen mission Ilum-asà à ~ S n u n n a ~L'armé ). d'ESnunna montera vite35. Une fois montéeelle sera à ta disposition. Ne t'inquièt pas en ce qui concerne les Bords-de-l'Euphrate36. Note: il s'agit du moment oh les ESnunnéenenvoient un contingent pour l'expbdition de Qatna. a) Le seul moyen de construire logiquement ces phrases est de considbrer que à ana ESnunna dépendu verbe prkcédenmalgrà le - m a , comme ce qui se passe avec les kîm déclaratifou consécutifs Ã
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25
Lorsque les arméese furent rassembléeà Qabrâj'ai expé diÃISme-Dagan avec elles au pays d'Ahazum et, moi-mêmeje suis parti pour la villea). Or, au moment mêm oà les armée allaient se rassembler à Qabrâle pays d'Ahazum, ayant appris le rassemblement des arméeà Qabrâavait pris ses dispositions et la troupe de tout ce pays ainsi que les Turukkéenqui sont avec eux, de se rassemblerab) de leur côtÃIls prirent position contre ISme-Dagan, dans la ville d'Ikkallum du pays d ' ~ h a z u m ~Lui ) . se dirigea contre cette ville. A moins de 300 coudéesla troupe de tout ce pays et les Turukkéenqui s'étaienrassembléavec eux, pour livrer combat, levèrenles armes face à ISme-Dagan, pour livrer combat38. (. ..) Le peuple" de ce pays39 et les Turukkéenqui s'étaienjoints à eux, il les a capturés4k)Pas un homme n'a échappet ce jour-là il s'est emparà de tout le pays d ' ~ h a z u m ~Cette l. victoire est considérablpour le Pays. Sois heureux. Ici, ton frkre a remportÃla victoire. Or toi, là -bastu es couchà au milieu de femmes. C'est à toi maintenant, lorsque tu iras avec les arméeà Qatna, de te montrer un vrai homme. De mêm que ton frkre s'est acquis une grande gloire, toi, lors de l'expéditiode Qatna, acquiers une grande gloire4! Bibliographie : nouvelle traduction, avec kdition de son joint M.7538, MARIA, p. 315, n. 96. a) Ekallâtu ; cf. t. 1, p. 114. b) Pour cette forme verbale upahahhiru, cf. NABU 88/17 et B. G., RA 83, 1989, p. 27-34. c) Cette expression signifie qu'il devait en exister une seconde.
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père
32. L. 39 : li-i[*-ru!*-iW*-[nin~j.
39. L. 2' : [UIII-m]ci*-a*-ut [injci-u-tiin 5 1 - u - f ietc
33. L. 12-13 : [ i m - ] q d * - " t [ u n ~[ U ],III-mu]-u-III[~]. 34, L, 16 :
[a] e-[1]e-i111 re-$0-UIII ~Z-k[c~-ufl ; cf. 1. 20.
35. L. 2 0 : [fi-i[l-l]e-emà ;-nu e-le-iu ; cf. v. S., Or 22, p. 205 36. L. 23 : [Ili*-[ih-ha-kcilu i-nu-a'-'i-id].
42. L. 15'-16' : i.f-tel-cik-nulâ ut-tu i-È kaska]a u - h i - M , Su-nw-um ruhi-e-e[in] .fi-i[t-k]a*-(in*.
LES OPERATIONS GUERRIERES
d) Pour ce terme ummatum, à masse de gens È une façode dire N population È cf. t. 1, p. 170, (4% n. a). e) Cette expression est enregistré par les dictionnaires à laqâtu (cf. AHw, p. 538a). Il faut en r6alitÃdistinguer laqâtui(en fait, comme Mari n'applique que trks partiellement la loi de Geers, il vaudrait mieux poser à laqâtu È qui signifie à rassembler, ré unir et lakâdu qui veut dire à faire prisonnier È Ce second verbe est celui qui est employt5 ici. Le premier correspond à l'hé breu laqat, à rkunir, glaner*, et le second à l'hébre lükad à s'emparer È tout particulièremenà la guerre. Ã
453 [II 511 Dis ? Yasmah-Addu i : ainsi parie Khî-Addu ton frère Depuis longtemps, je multiplie les lettres pour avoir de la troupe! Tes gensa) me répondensans cesse : à Mais oui, de la troupe va monter! à et il n'y a pas de montéde troupe! Aujourd'hui j'ai à nouveau prêt le serment par le Dieu mais, à moinsb) que mes yeux ne le voient, je ne crois plus à une montke de troupe. Maintenant, si, toi, tu montes avec de la troupe, fais monter avec toi ma fille, qu'elle se propitie les dieux de sa ville et que je lui donne aussi de nombreux présentsQu'elle se rencontre avec moi et que j'honore sa personne43. a) S'agit-il du jâbu envoyà dans un premier temps et qui r6side déj Qa(na ou d'ambassadeurs (cf. la mention d'un serment dans la lettre)? b) Beaucoup d'exemples mariotes d'afar avec non pas le sens local de *là où) mais des emplois nets de çrelati ou N subordonnant È illustrent l'évolutio du terme vers son usage hébraïq ; pour d'autres attestations. cf. XXV111. p. 81 n. a). 11 n'est pas exclu qu'afar ait ici un sens adversatif: K si. .. ou K ?I moins que ... à ˆ pour un tel emploi de '"ser en hébreucf. Jouon. Grammaire de l'hébre biblique, p. 515, 167 j. Le sens est : à J'attendrai de voir ces troupes pour y croire. Ã
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Dans l'arméqui est sous les ordres de Samîd-ahuet qui doit quitter Qatna, sur mission donnépar Samîd-ahuaux n s scheichs ~~ mettent aux fers ceux scheichs des ~ à © d o u i les qui partent (d'eux-mêmes et les renvoient à Samîd-ahum(Les soldats) ont vu comment on les met aux fers et comment on h Samîd-ahum (Certes) ils ne reviennent plus au les réexpéd Pays (d'eux-mêmes mais ils se sont (dè lors) mis à entrer en masse dans le territoire ennemi4^. Message a étenvoyÃde libérela troupe. La troupe tout entikre le sera. Afin que le rassemblement se fasse auprè de Lâ'à et des scheichs, délivre-leul'édisuivant: d ' e s t l'armétout entièr qui va partir de Qatna! Ne mettez pas aux fers les démobilisà qui quittent Qatna ni ne les livrez aux autoritésa)à Voilh l'édique tu dois leur délivrer Les kâ'ilunfqui sont devant l'annéeon leur fera faire leur office. Lorsque Lâ'à ira à Ekallâtu pour les sacrifices de.. ., il devra amener avec lui les kâJilum'O Bibliographie : cf. MARI 2, p. 140 ; MARI 6, p. 91. a) Pour ana qâfi[... nadâr~un~ je suis la traduction de G. D.. à livrer au pouvoir È comme on dirait N au bras de la justice È L'expression est de fait parallkle à << r6exp6dier à Samîd-ahu)). Son origine doit provenir du fait que l'arméest dite d a qâ (N dépendan de la main È du généra b) Il s'agit d'aprè le contexte d'un personnel religieux. attestà rarement. Le verbe qui suit (fukfilum) doit êtr la forme III d'un dénominatifconstruit sur le nom du prêtreCe kâ'ilu est-il l'kquivalent mariote du chantre-Nkalû È Ã
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))
45. L. 19-20: ci-nci ~tu~*-c~*-r\i* iiu-k\i*-ir-rini. e - r c ~ - r u - b u - c ~Cf. ~ ~ ren ~*~. partie V. S.. Or 2 1, p. 77.
454 [I 131 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père 43. L. 24 : à qu-qu-.sà IJ&-hi-if
: cf. Falk.. BiOr XI. p. 1 l6a.
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LES oPÉRATIONGUERRIERES
LES DOCUMENTS &PISTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
455 [I 201 Dis ?i Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père J'ai pris connaissance de la tablette de toi que tu m'as fait porter. Tu m'y disais de ne pas laisser partir les troupes qui forment la garnison des citadelles de Tuttul et (celle) de Y abliyaa). Cette troupe, depuis 3 ans, n'a pas étr e l e ~ & e ^ ~ ^ . (La 112 de la tablette manque.) Une troupe est arrivédepuis ~ a t n a ~place-la ), dans les cita~ ) delles de Tuttul et à Yabliya, dans le district du ~ u h h infé rieur^. Ne dis point : à La troupe qui est revenue de Qatna est fatiguéeComment pourrait-elle servir de troupe de garnison'? Ils n'ont qu'à se relever mutuellement : une section doit servir de garnison pendant 1 mois, puis cesser le servicee). Une autre doit (alors) la remplacer. Voici (sic) la façodont ils doivent êtr relevéet sans &mir! Les citadelles de ces villes, charges-en (des gens pris) sur la troupe elle-mêm de ton district. Laisse partir pour chez moi la troupe du Pays, sans la retenir. En outre, tu m'as écrià propos de l'instauration du recensement". . . (4 1. sur la partie droite du côtÃdisparues.) a) On a argument6 il partir de ce texte pour établil'existence G. D. a prouvà que d'une ville de Tuttul dans les environs de Hît la grande Tuttul se trouvait au confluent du Balih et de l'Euphrate. S'il y en avait une autre, du côt de Yabliya, 6tant donnÃla masse des textes qui parle du Suhûmelle devrait êtr mentionnke ailleurs que dans cet unique texte. Il s'agit, en fait, d'une erreur d'apprkciation, car Tuttul et Yabliya reprksentent ici les deux pôle Ã
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d'amont et d'aval, de part et d'autre de Mari. face au front ennemi ; cf. D. Ch., NABU 89/16. Le front de Tuttul semble comporter plusieurs forteresses (1. 2' versus 1. 6-7). b) Cette phrase commence l'argumentation du grand Roi. Il faut que rentrent chez elles (pa~ârum les troupes de garnison parce qu'il y a trop longtemps qu'elles sont de service. Sa solution est de les remplacer par les troupes rapatriéedu front de Qatna. c) Pour cette restauration, cf. 1. 10'. d) Pour les deux Suhûmcf. commentaire A (448). e) En m. A m. : <.sortir È Au sens propre, le verbe indique le d6part du poste de service.
456 [A.3552] Dis h mon Seigneur : ainsi parle ton serviteur Mut-Bisir. Nous campons face h ~ à ¢ h i s u mdans ~ ) la ville de Dubbâ dont j'ai déjpar16 à plusieurs reprises ?i mon Seigneur. Or les ruines de la ville de ~ a r i h wsont toutes proches, ?i une distance de 10 à cordesc) à de RâhisumEt de ce côtÃj'ai observà que [ x soldats] avec h leur têt H ~ à › - s a m u h sont d entrédans cette ville. Dans la mesure oh R&sum.. . (Lacune.)
... qui est mort parmi [eux], qui [a étsauvé]de qui on a perdu la tracee), je m'en suis enquisf). Ce sont des fugitifs qui nous ont appris cette nouvelle et s a mort a étconfirméeg) Je l'ai fait savoir ?i la Maison de Yatar-HammûIls ont propos6 ses ovins en échangde luih). Des gitansi) et des gens du pays de Cana'an se sont installé dans Râhisu même Eux et nous. nous nous observons mutuellement. La troupe, çva. Que le cœu de mon Seigneur ne s'inquikte pas pour sa troupe! J'ai fait porter cette tablette à mon Seigneur le 12 courant du mois de Kinzînur(ii*). Bibliographie : éditpar G. D., à Une mention de Canan6ens dans une lettre de Mari È Syria 50, 1973, p. 277-282 ; republià dans AEMiii ; cf. MARI 5, p. 2 19-220. a) Pour cette ville de Râhisumil a ktà propos6 dans MARI 5. p.
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LES OP~RATIONSGUERR&RES
LES DOCUMENTS ~PISTOLAIRESDU PALAIS DE MARI
220, qu'elle fû identique avec la ~ R u h i z z>>i des textes d'El Amarna. Cette dernikre étaiprè de Qadesh (Tell Nebi Mend), à ' e s t de l'Anti-Liban ; cf. W. Moran, The Amarna Tablets, p. 391. b) Yarih est inconnue des textes en tant que ville mais trè bien documentécomme ethnique. On a lfi-me3 ia-ri-ih : A.3549 : lfi iari-ih ; la-ri-ihki = 7872+ i ou bien l'ethnique: NP ia-ri-hi-i, sa-baam ia-ri-he-em, lfi-me3 ia-ri-hu-ii, lfi-me3 ia-ri-ha-vuh. Il s'agit là d'une tribu benjaminite. Le terme est certainement apparentà à celui du dieu Lune Yarih. grah (forme contracte). Warhum (forme orientale). C'est mutatis mutandis comme si la ville s'appelait Luna. On connaîd'ailleurs l'importance du dieu Lune pour les tribus benjaminites ; on les voit se réunidans le temple de à Sin de Harrâ pour conclure une alliance militaire (XXVI 24). Seule l'étymologirapproche Yarih de Jéricho c) C'est-à -dir 600 m. Il est vraisemblable que la ville de Râhisu qui semble êtr trè importante a étcréÃpar un dépla cement de la population locale. quittant la vieille métropoldont à ˆ Pour les identifier, on se réclamentoujours les çyarihée devrait donc chercher deux tells trè voisins relativement importants. le ler s'arrêtan à la fin du IIIe millénairele 2e surtout attestà depuis le débudu IIe millénairet au moins jusqu'à l'époqud'El Amarna. d) à L'oncle-est-réjou : sans doute le chef local contre lequel se battent les ~ a r i o t à © s e) En m. à m. : à dont les traits sont perdus È pânê- uhtalliqâ La traduction rend l'image dont je ne connais pas d'autre équiva lent. f ) L'expression di'atain tâlu s'emploie presque toujours à la forme négativpour signifier à § n pas se soucier de quelqu'un. Rares sont. comme ici. les emplois positifs. Le texte devait raconter la mort au combat d'un chef local dont les Mariotes sont informéà l'occasion d'un interrogatoire de prisonniers. g) On ne peut avoir ici un NP Mussu-En (*Mut-tu-kîne convient pas pour un nom masculin!) comme le pensait G. D. (suivi par XVI/l, p. 156 qui y voit un à fonctionnaire de l'entourage de Mut-Bisir, résidandans la régiode Yarih È) G. D. étaide plus obligà de corriger le texte en Mussukin k i ' uweddi, traduisant: à Mussukîa fait connaîtrla porte à Yatar-HammÛ~compréhensio de toute faqon impossible car l'expression b à ¢ b a wuddtbn signifie à empêche de sortir >>. h) Il s'agit ici d'une notation rarissime à Mari et d'un grand intérê le cadavre d'un individu tombà à l'ennemi semble rachetÃ
contre des biens certainement importants. i) Les habbâtu sont généraleme tenus pour des à brigands È ce qu'ils ne peuvent êtr en tous contextes. Le terme vient en fait de habâtum à circuler È et signifie à ceux qui sont en déplace ment È mais à la différencdes hâbiru qui eux aussi < ont quittà leur maison et sont des cc émigrés> ils ne s'expatriaient pas pour des raisons politiques ou de famine, mais parce que tel étaileur genre de vie ; cf. p. 375. ce qu'il en étaides LullûCe terme habbâtu représentune formation du genre de galiâbum propre aux noms de métierd'oh ma traduction par à gitans È Cf. J. E., à North Syrian Social Structure ... È Proceedings of the International Symposium on S-vria..., P. Ismail éd.1996, p. 77-85. Ã
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Dis a mon Seigneur : ainsi parle ~ a n à ¢ d - a h u m aton ) serviteur. Lorsque l'amiéeut pris la ville d e Zibbat, on m'avait parlà d u dépard e mon Seigneur pour Qabrâ(Aussi) n'avais-je pas fait conduire 2 mon Seigneur les esclaves, d e mon Seigneur, m e disant : Lorsque mon Seigneur sera retournà a son pays, je ne manquerai pas d e lui faire conduire s a part. Voila qu'aujourd'hui, je fais porter 4 esclaves, part d e mon Seigneur. Il ne faudrait que mon Seigneur dise ceci : à M o n serviteurd) a reç une part d e butin (plus) importante! J'avais tenu le discours suivant aux chefs d e section et lieutenants : Donnez-moi m a part. le lot tirà au sort. Ils ne m o n t rien donnéJ'ai attendu 3 ou 4 jours. Alors quee-*les chefs d e section. en assignant leurs propres parts, n e m'avaient rien donnà a moi-même le jour, ils m e procurèren 6 esclaves appartenant 2 des soldats mais j e les retournai h leurs maîtresf) Les ayant convoquésvoici la décisioque j'ai prise a l'encontre d e chef d e section, lieutenant, décurioet seconde classe régulierg: Quoique vous ne m'ayez pas donnÃm a part selon le protocole fixÃpar mon Seigneur, (je rappelle qu')a "mangé le serment d'obéissanceh2 l'égard e Dagan et d3ItÛr-Mà ainsi que d e Samsî-Addet d e Yasmah-Addu, généra scribe Ã
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LES DOCUMENTS PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
LES OP~RATIONSGUERRIERES
chef de section et lieutenant, qui aura spolid) le du butin (reçpar) un soldat. à Je prononçaet fis prononcerk) par un chef de section un serment par le roi de ne pas dépouillele soldat. 10 jours environ aprks mon arrêtest arrivéune tablette de ton pkre disant : II aura enfreint le serment d'obéissancà mon égarcelui qui, parmi mes serviteurs, aura (re)pris le butin d'un soldat. à Mon Seigneur pourra se renseigner comme quoi je n'ai pas exagérh ce propos. La troupe de mon Seigneur va bien.
i) Cette expression ( à scribe amorrite È doit êtr comprise comme dksignant non pas quelqu'un capable de s'exprimer ou d'écrirdans le dialecte de l'Ouest et en quelque sorte l'interprèt du corps expéditionnairemais sans doute, par raccourci, celui qui, aux côtÃdu génkra(6 chef des Amorrites È) accomplissait les diffkrentes fonctions administratives. j) Le verbe vient kvidemment, malgrk XV, p. 275. d'etêrum à priver qq'un de qqch È soit etêr A du CAD (to take something away from somebody). On remarque que le verbe est repris par ekêmwn1. 36. k) à J'ai plack dans ma bouche et celle du chef de section le serment, etc. L'expression fait allusion A l'absorption rituelle de nourriture qui accompagnait un serment ; cf. D. Ch., op. cit.
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Bibliographie : cf. A. Malamat, à The Ban in Mari and the Bible È K J V 149-158; Biblical Essays. Proceedings of the 9"' Meeting u Die Oudvedst. Werkgemeenskap in Suid-Afrika 1966, p. 40-49 ; cf. commentaire il (462) ; D. Ch. à Zibbat et ~ o b $ÈActes de la table ronde, u Les Traditions amorrites et la Bible n. Note : cette tablette a une kcriture trè particulière analogue h celle qui dkcrit la route entre le Liban et le Sarôn a) Forme variante du courant Samîd-ahu; Samâd-ahu doit forme de l'Ouest. représenteun à *SamÛd-ahu b) Plusieurs faits attestent que, lors d'un butin, une partie en ktait gardke pour le roi, ou le suzerain, mêm s'il n'avait pas participk aux combats. Cette réalità outre yttunz, ktait dksignke par huzbâtumcomme le montre A.482 : 8', à 4 bÅ“uf et 1 a . , pour les sacrifices d'Eitar ; 1 bÅ“u et 2 esclaves, reprksentant les h. de mon seigneur^ (4 gu4 2 1 a-su-um a-na ni-qi eS4-thr, 1 gu4 H 2 sag-ir lzu-uz-ba-at be-li-ia). Ce texte oppose ce qui est pour la divinità (Dêrîtuet ce qui est pour le roi. Le terme est sans doute A dérive d'ezêbum signifiant à pan r k s e r v à ©(cf. e en hkbreu le 'zbô qui signifie à les biens È; cf. a *Nomades.. . >>. c) L'kcriture ad surrà indique que l'ktymologie d'assurr8 devrait êtr ad(i) surrê d) En l'occurrence, il s'agit de Samîd-ahum lui-même e) Le texte documente ici, d'aprè la collation, la tournure rarissime qadum + inf. au génitif f) C'est-à -dir aux soldats qui en avaient étdépouillé g) Pour cette expression, cf. p. 362. h) Pour cette expression, traduite souvent maladroitement par < manger le tabou du dieutroi cf. dksormais D. Ch., à Manger un serment È Méditerrané10- 11, 1997. p. 85-96.
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Dis à Eh"-Addu : ainsi parle Yasmah-Addu, ton frère Tu m'as envoyà Isdum-. . concernant le retourb) des 500 soldats et du génér qui doit revenir en mêm temps et qui est à demettre5O. Démettrun génér est une grande affaire. Ç va faire un voyage de moi chez le Roi! Je me suis (en effet) dit : CC Comment entretenir par message(r) le Roi concernant une affaire de renvoi51c)? à Le jour oà je t'ai envoyÃcette tablette de moi, je pars pour chez le Roi. Je t'enverrai tous détailde chez lui. Note: le texte illustre un événeme sur lequel n'existent pas encore d'autres informations: 1sh"-Addu, qui avait se plaindre d'un génkradu corps expkditionnaire, en demanda le retour A l'occasion d'une relèv de troupes. Il peut s'agir de Samîd-ahum a) La documentation de Mari connaîles NP Iidum-kînu et Iidu-AN. Aucun des deux ne correspond bien aux traces de la tablette qui seraient plutô : iis-du-wa-GA'!-fAR'11. b) II ne s'agit pas ici du verbe ruddh~z.à ajouter (cf. G. D.à en È) mais de la forme II de radiim, à amener En ce qui complémen concerne le génkraest utilisk en outre le verbe nasâhu qui signifie couramment à démettrun fonctionnaire de son poste È Ã
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50. L. 8-10: ri];*-[re-ni-;]$* r[u*-u]d*-di*-i-im(cf. 1. 12). lu nu-.XI-11;ilm. ii*-du*-x-x-x.
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LES DOCUMENTS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
On doit donc en déduirque le retour des soldats avait kt6 normalement prévu c) = KÃsa nê'im Une traduction à Comment envoyer quelqu'un d'autre? (G. D.), en lisant kÃSanê liî[rud serait égalemenpossible. Pour kÃsa + inf., cf. ci-dessous A IV 28, n. b). Pour ne'û dans un contexte d e renvoi chez soi, cf. t. 1, p. 66, (2) n. a). Ã
459 [V 191 Dis à ISE-Addu : ainsi (parle) Yasmah-Addu, ton frère Au sujet de l'arméde Sûmû-nêqui est empêchÃde partir, depuis 4 ans52... (Lacune.)
J'irai h toi. Laisse partir l'arméde S h à » - n à ª h; ne la retiens pas!
460 [II 51 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton pkre. Fais équiper. .53 une troupe de 100 Bédouinet expédie-l h Qatna avec Zimru-Ila. Cette troupe sera en garnison à Qatna et s'adjoindra'^ à celle de SÛmû-nêhCe dernier fera ce que tu lui diras. Voilh que je fais prendre leur route aux messagers de Qatna et les (ré)expéd (chez eux). Fais prendre sa route à la troupe dont je t'ai parlÃavec les messagers de Qawa et expédie-les Si tu as expédicette troupe avant que ne te parvienne ma tablette, expédiune escorte qui amèner à bon port les messagers de ~ a t n a ~ ~ .
52. L.6-7 : [ t u k]u!*-lu-fi(cf. 1. C ? )i.<-tu* mu 4-kam, [ . . . ] - k a * . 53. L. 5 : au dkbut de la 1.. sans doute un adverbe de temps ou or-hi-i.<. rapidement È
54. b. 12 : li-ne'^-mi-id Su p f - 1 ; cf. v. S., O r 22, p. 195 : cf. 1. 13 : si[-111~[n]e*"e-lii-im uuf-tii-iis-bi-it.
55. L. 26-29: [slu-bu-um tu-uy*-[r]1*-l~u-tuiii*.[fil duln~u-mes[Si-ip-ri[ s a q ] i i - ~ - [ i i i ~ i ] r k iii*-Su*-lu-mu *l, tii-ru-ud ; cf. Falk., BiOr 1, p. 115ab.
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LES oP~RATIONSGUERRIÈRE
LE FRONT DU NORD-OUEST ET LES AFFAIRES DU ZALMAQUM LA encore les textes inéditsont nombreux. On a regroupà ici les textes qui concernent des opérationmilitaires dans le nordouest de la Haute-Djézir: Nahur (4671, Sudà (471) : cf. (477) dans l'Ida-Maras, le Hurmi.? (469) - la situation de ce dernier pays est révél par le fait que ses habitants et leurs biens sont razziélors des opérationmilitaires contre Aslakkà et Eluhhut en Z L 12' : c'est le pays dont fait partie Till-AQnim ; cf. (475). (478) parle des forteresses qui sont en retrait de subat-Samas: Maminagira, SaPanasim et TalhayûmQirdahat (479) est une importante place de l'Ida-Maras faisant partie de l'horizon d'ASlakkâ ( 4 7 4 ) parle d'affrontements avec le Zalmaqum et ( 4 7 5 ) qui raconte la prise de Till-Abnim (au HurmiS) lie le fait explicitement aux affaires du Zalmaqum et à des opérationmilitaires A partir de Subat-samai. (477) montre que les forces de Haute-Mésopotami s'étaienavancée(et l'avaient mêm sans doute prise) jusqu'A Nihriya, une des 4 capitales du Zalmaqum. Au moment de l'attaque appartient sans doute ( 4 8 0 ) : prise de Lilimmar et attaque de HamsâRetraite est faite vers l'intérieudu pays par la route du Yapmrum (Talhayûm)Il en est de mêm pour (478). Pour la chronologie, il est important de noter qu'il y a au mêm moment des troupes de Samsî-Add et d'ESnunna A Babylone et que des Turpkkéenfont invasion. A ce dossier appartient aussi sans doute (481) qui mentionne des travaux de fortification dans la régiod e Kahat (mention de Kabittum qui appartient A 1%zone géographiqude cette ville) oh 2 villages, Masmi'ânu et Salluriyûdoivent servir A renforcer le front du nord. Il est difficile de relier les épisodedu Zalmaqum avec la mésentent que l'on constate entre Samsî-Addet SÛmÛ-êp mais étandonnà que la régio se situe dans une zone tampon entre le Yamhad et les possessions occidentales du royaume de Haute-Mésopotamieil est peu vraisemblable qu'Alep soit resté neutre ; cf. ci-dessous.
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LES OPERATIONS GUERR&RES
LES DOCUMENTS EPISTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
sent ces deux villes, trè souvent mentionnéeensemble, et qui formaient, sous le règn de Zimrî-Lî le nord du royaume d' ASnakkum. b) Pour cette traduction de kîmpâni-ia-macf. v. S., O r 21, p. 208-209.
Une autre inconnue est représentÃpar la politique que menaient alors les métropoledu haut Euphrate, Carkémish HaSium et Ursum. Ces 3 villes sont mentionnéesous YahdunLîcomme agressant Abî-Sama (305) et (306), puis elles disparaissent quasiment de notre documentation, comme d'ailleurs toute la partie nord-ouest de l'Ida-Maras (ASlakkâASnakkum, Ilân-sûrà A la fin de (330), Samsî-Addparle clairement A IShî Addu de QaLna de son alliance avec eux contre Alep, alors qu'il n'a pas encore commencÃles hostilitécontre le Yamhad : à Suite un message de moi, le prince de Haiium, celui d'UrGÛ et celui de Carkémisvont entrer en guerre avec SÛmÛ-êp ils vont rompre avant que je n'arrive les relations diplomatiques avec Sûmà êpuhà En revanche (491), au moment oh sont décritedes ophations militaires sur l'Euphrate, montre clairement que le pays d'Ursum est en étad'hostilità ouverte avec le royaume de HauteMésopotamieLe silence sur les grandes métropolede l'Euphrate supérieudoit donc venir de ce que les relations se sont rompues avec elles; peut-êtr soutenaient-elles le Zalmaqum dans sa lutte.
Dis à mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle ~ a r r à ¢ d u m ~ ) ton serviteur. Rapport à Yâwi-Addusujet de la lettre de mon Seigneur, il s'est enfui. Cet homme ne méritpas de grâceAssz~rémen le sait le Roi, ton pèr ; ISme-Dagan, ton frèrele sait. Isar-Lî et Mut-Bisk tes serviteurs, le savent. Lors de la victoire sur Larîm-Numa'que le Roi a remportéeb)j'avais édicten bonne et due forme à chacunc), au chef de section et aux lieutenants : à (Je rappelle qu')il a "mangéle serment par Addu et Samsî-Adducelui qui s9approprie(ra) du butind). Or lui, il s'est approprià sur le butin 2 marmites en cuivree), de l'or, de l'argent,. .., du lin, de l'alun noir. Si. .. (Lacune.)
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère Depuis que j'ai remportÃla victoire, j'ai envoyÃun message aux BédouinsLa situation s'est calmé: les Bédouinsont calmés56 Autre chose : la troupe des... est partie de sudâs7UrkiS et Sinaha) qui tardent encore (à se soumettre), le plus tô possibleb), je les prendrai de force et les ferai marcher droit vers moi. Te voilÃinformé Note: la date de ce document paraî assez haute. On y voit IimeDagan intervenir dans des régionqui, par la suite, turent donnée en apanage A son frèreN. Z. daterait cependant la lettre de Nîmer Sin. a) La documentation de Mari, tout particulièremenles lettres d'Itûr-Asd et de Subram, montrent l'étroitessdes liens qui unis-
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Qu'on tue ... !. . . en fuite. Cet homme. .. Or, une fois que, nous, nous l'avons jugéil est allà trouvà ISme-Dagan et lui a tenu ce discours : à Qarrâdu et les scheichs m'ont jugà et m'ont condamné à Isme-Dagan lui a fait cette répons: N Puisque Qarrâdu et les scheichs ont jugà ton cas, moi, que dirais-je donc? à D'autre pan, lorsque le Roi est venu às u n i , il est allà le trouver mais II lui a fait répons identique. C'est du moment0 qu'il est allà trouver le Roi et ISme-Dagan et qu'ils lui ont ainsi réponduqu'il est allà à mon Seigneur et que cet individu lui a dit : à Qarrâdu ne s'(en) est-il pas (aussi) appropriég)à Étandonnà qu'il avait "mangé le serment par Addu et Samsî-Addainsi que par Yasmah-Addu, mon Seigneur, il faut. concernant cet homme, une amende de 113 de sicle d'argent ou de 15 grains d'orh). Bibliographie : republià dans XXVII3, à La religion à ; cf. M. G..
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LES DOCUMENTS PPISTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
:Les aspects religieux de la guerre à Mari È dans les Actes de la table ronde u Mari et la Bible È a) à Héros à L'attitude de Qarrâdu est parallèl à celle de Samîd-ahu (457) et indique donc son rôl de généra Les scheichs dont il est entourà rappellent ceux qui assistaient Samîd ahum à Qatna (454). b) La victoire sur le roi d'Aparhà est, en revanche, attribuépar Sûmû-êaux deux jeunes princes, ISme-Dagan et Yasmah-Addu (488). c) Nul génér d'époquéponymaln'a un nom en Aha- (cf. XVI, p. 52). Pour ana aMmiS, typique des lettres originaires de Babylonie, cf. W. L. Moran, The Amarna Letfers, p. 45, n. 4. d) Cet exemple serait le plus net h Mari de la coutume attesté par la Bible d'interdire aux particuliers de faire du butin sur certains adversaires vaincus (cf. la condamnation d' Akan, suite à la destruction de JérichoJos 7), s'il étaisû que l'on avait vouà tout le butin d'Aparhà à une divinità particulière Cela n'est toutefois pas le cas, quoique l'on ait, outre celui du roi, la mention du tabou par Addu, lequel étaicertainement la divinità majeure de toute la régioconsidéré On peut penser qu'un tel renseignement manque, à cause de l'étadu texte casséDans la Bible, contrevenir à l'interdiction de butin est puni de mort, ce qui irait assez bien avec la mention à Û Sa balâti à (1. 5), clause qui pré cise que la condamnation ne doit pas êtr commuéeIl semble cependant, d'aprè la fin du texte, que Yâwi-Add passe devant une cour de justice militaire, non religieuse. On n'envisage, d'ailleurs, de ne lui imposer qu'une amende en métaprécieu(et qui n'est somme toute pas considérable!) Pour la comparaison du ban biblique avec la documentation mariote, cf. l'article de A. Malamat, cità ci-dessus à (457). e) Pour le vase-ruqqum, cf. MARI 2, p. 133 sq. f) IM-ma, à puisque È est (comme souvent!) divisà en ses deux : istu introducteur de proposition et -ma. IStû~n est donc élémen à restaurer à partir du iStu de la 1. 12 et du -ma concluant la subordonnée1. 13, lequel ne saurait ici êtr une particule de phrase. g) Le moyen (désespérà de défensde Yâwi-Add semble avoir étde faire croire à Yasmah-Addu que son cas n'étaipas isolà et qu'il n'avait fait que suivre l'exemple de celui-là mêm qui s'érigeaiaujourd'hui en juge de son acte. Une semblable accusation avait dà peser sur Samîd-ahumpuisqu'il commence abruptement sa lettre (457) en se défendande n'avoir pas une part supérieurà celle du roi.
h) Si la restauration proposé(eu égarà la place sur la tablette) est juste, cela donnerait un rapport de 1 pour 4 pour or/argent, ce qui est, effectivement, bien documentà à Mari.
Dis à Yasmah-Addu, mon Seigneur : ainsi (parle) sin-têrîa ton serviteur. Depuis que l'ennemi s'est mis e n route depuis Ils...^\ je n'ai entendu absolument aucun renseignement sur lui. J e m e suis dit : à II est vraisemblable qu'il est parti vers la Forteresse d e Samsî-Addum a i s peut-êtr (aussi) est-ce vers l e Zalmaqum, ou peut-êtr vers Tuttul, ou peut-êtr (encore) vers la steppe (pour la) piller qu'il est parti? à J'étaidans l'indéci sion la plus complètec) Or, le jour oà je fais porter cette tablette chez m o n Seigneur, quelqu'un m'est arrivéau moment d e la sieste, d e chez les gens d u Zalmaqum.. . Bibliographie : éditpar J.-M. D., MARI 6, p. 271-272. a) La restauration du nom de l'expéditeun'est qu'une supposition. b) Le toponyme ne m'apparaîpas, Ilân-sûne semble pas possible. c) En m. à m., tout comme l'expression franqaise : à Je tournais en rond. à Pour son emploi, cf. 1 61 : 9 oh dalû~caractérisl'indé cision oh le prince laisse son administrateur qui ne peut prendre d'initiative. d) Le restant de la lettre, c'est-à -dir le revers, est trop mal conservà pour êtr traduit. On voit clairement, 1. 4' du revers, mention de [. .. la]-ri-im-nu-ma-ha [. . ,],
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Aplahanda, ton frère A u sujet d'une affaire capitale58,. . . chez moi,. . . (Lacune.)
. les citoyens d e la ville d 9 ~ l u $ a ... a ) on les a... et on les a capturésLorsqu'ils ont appris leur (sort), ils ont quittà la ville 58. L. 4 : \a-liu-ku-a-m]a k * - h di-in iiii-p;-iS-ti~t~
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LES DOCUMENTS EPISTOLAIRESDU PALAIS DE MARI
de ..., disant : ... nos.. . et avec nous.. . n5^ a) Ce nizbà a l u f i à est un hapax h l'époqu paléobabylo nienne : a-t-il un rapport avec la ville d'AluSa, mentionnépar les archives hittites (cf. RGTC 6, p. 11) ou ferait-il allusion h Alasiya, ville de Chypre? Ã
465 [II 71 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Envoie de la troupe pour la faire embarquer sur des bateaux afin qu'ils amènen en amont les tours et le bélieen mêm temps que les instruments de combat60. Lorsqu'ils auront amenÃen amont à Mari les tours et^ le bélierque l'on équip des chariots de leurs roues^), qu'on (y) charge les tours et le bélieet qu'on (les) fasse porter à ~ a k i t d n u m 6 ^ . Note: il s'agit d'un transport de matériede sikge depuis la province au sud de Mari jusque dans la régiodu Balih. a) Pour ce verbe halalum, équipede roues cf. les commentaires de XXI, p. 288, h hallum et ma(h)lalum, parties du char. b) G. D. avait restaurÃici Mahânumce qui n'est pas trks bon car l'existence d'une telle ville (= Campement È n'est pas assuréh l'époqukponymale. XVI, p. 21 avait remarquà qu'il y avait place pour deux signes aprks le MA. La ville de Makitânu est documentke en revanche par A.901, lettre de Samsî-Addu oà il est dit qu'il ne faut pas ajouter de troupes h Sudi et Mammagir(a) mais plutô h MakitânumA.4037, de mêmelettre d'kpoque kponymale, cite Makitânu dans l'horizon de Talhayû et de Mammagida). 11 est donc vraisemblable que cette ville fut liéau conflit avec le È
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60. L. 5-9 : [a-i~agis]-mh*-hhSu-ur*-k[u*]-hi*-in!, [su]-ha*-[uni], fi-ruucl (corrections vues, A des titres divers, par v. S., Or 22, p. 195 et Falk., BiOr XI, p. 115b). sBdi-mu-fim[a (cf. 1.12 et 1. 18') &a-si-lm-am],q~*-c/u*-~iti~* e*-[illu*-[utgis-tukul-hh]. 61. L. 12 : Ã est sur &+sures et peu net
Zalmaqum et que c'est elle qui est mentionnéici.
466 [IV 371 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère sortir En ce qui concerne l'arméde ~ a d n à ® - s a m aÃsfaire a de ~ i l l à ¢objet ~ ) de ta lettre, envoie un message pour que l'on fasse sortir cette troupe pour toi. D'autre part, en ce qui concerne Yasîm-Dagaqui (doit se rendre) chez toi, vêts-l bellementc). a) Mon seigneur-est-Samas ; pour ce NP, cf. t. 1, p. 599, (405) n. a). b) Pour la position de Tillâcf. t. 1, p. 114-115, (23). n. a). c) G. D. a traduit: Au sujet de NP qui se rend chez toi, qu'il fasse bien les choses traduction possible mais sans beaucoup de signification. fitant donnà que Yasîm-Dagaest un messager qatnéen je me demande si LI-BU-US ne présentpas une interversion de sons et s'il ne faut pas comprendre lu-bi-iSà (IubbiS, impératiII). Une autre possibilità serait de comprendre li-pu-su' au lieu de l i - p u - ~ S , qu'on le traite bien! à N. Z., *Thèse...propose : Tu as bien agi ({XI tet-pu-u5). Ã
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Je t'avais donnà instruction par tablette d'aller à ~ a w i l à ¢ ~ ) Mais, je n'avais pas fait attention que dans x jours j'irai à Nahur. Maintenant, le 7 courant, jour du sibum sibiwzb), je te fais porter cette tablette de moi64. [Lacune de 14 1. + 2 1. de tr.] Mon voyage pour Nahur est proche65 ; tu y viendras vers moi. Ne te hâtpas d'aller à KawilâEn attendant que je te
64. L. 6-11 : 1 fup*-pu*-afin*] i-wu-e-ru-uk-kuin, fi*-ul*l ru*^-qi-ul[u4 x-kam a-na\ na-liu-ur^ a-lu-uk, [i-nu-an-nu 041 7-kam ba-zal-mn, lu4-um si-h]u*-uinsi*-hi-inifup-piail-ni-e-em, [iif-ta-hi-la-ak-kutii].
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LES DOCUMENTS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
l'écrive et que tu viennes à moi,. ..^ [Lacune de 4 1.1 Il faut que l'arméprenne ses provisions. Le 7 du mois de Kinûnun (ii*)68c), je te fais porter cette tablette. a) Cette indication devrait indiquer que Kawilà est dans la r6gion oïse trouve Nahur. b) Pour le rite du sibû(t sibim, cf. D. Ch., N A B U 89/93 et Compte rendu du CAD S AfO XLIXLI, 1993194, p. 15- 16. Le pr6sent exemple est A ajouter aux siens. c) Pour cette restauration, cf. 1. 8. È
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468 [IV 351 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère Dans une premièr tablette, le roi t'a écrid'aller à Kawilà avec l'arméqui est avec toi. Ensuite, dans une tablette posté rieure, il t'a kcrit de rester lÃoà tu es et d'attendre une missive ultkrieure. Aujourd'hui à l'audition de cette tablette d e n ~ ~ i 6 9. . . (Lacune de 3 I.~'.) Prends la têt de l ' a r n ~ à qui © est avec toi7^ et va à toute vitesse à Nahur. Tu y installeras ton camp. Le 10 de Ki;tMn;in; (ii*) courant, au moment chaud72a) de la
66. L. 3'-5' : [lJutu-\ha-du-ut-ma, u-n\a ka-di*-lu*-u*^ lu tu-al-lu[cik],a-di u-W-pt^-[ru^-uk-rku~n*l-i~iu.
67. L. 7' : u4-1uin... \ x ni cli* ki-i. 68. L. 14' : [itli* rki*l-n[u*-iiilw* u[4 7-kam ( c f .1. 9 ' ) ba-zal-ml. 69. L. 15-16 : [i-iicil-ait-iuii-iiu kup-pi-ici], [un-ni-eiii k - m i - i d . 70. La tranche étaisîiremeninscrite.
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LES OP~RATIONSG U E R R I ~ R E S
journée je t'ai fait porter cette tablette. a) Un tel exemple, entre autres, montre que l'expression ba-zalm a (issuh-ma ou inassah-nia) ne signifie pas le jour kcoulÃB, mais plutô le jour s'écoulan puisque l'on est au moment le plus chaud de la journé(sans doute au débude l'aprks-midi). Pour cet emploi de iahânunA Mari, cf. III 62 : 12. Ã
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Cette tablette de moi, Isar-Lîet ~ e ~ à ® doivent ~ u m en prendre connaissance en ta présenceN'imputez pas à une traî triseb) le fait que Zigildânu ne soit pas montà avec vous, pour se tenir devant moi^. Voici le message qu'il m'avait envoyÃ: à Étandonnà que le Hurmis s'est rebelléc) viens-y vite74! à Moi, j'ai répond: à II ne faudrait pas que, si je vais au Hurmis, ce soient les gens de ~ à ¢ r i s à ¢ nqui u mse rebellent! Voilà pourquoi je n'irai pas au ~ u r m i s Ã~ Je ~ .n'ai pas manquà d'envoyer ce message. Maintenant que des gens du Hurmis ont expulsà les commandos des montagnardse) et que la ville est revenue à mon parti, il n'y a plus de problème7 au Hurmis, sans que j'aie à éva cuer^ ~ à ¢ r i ~ à ¢Jenmonte u m ~la garde.. . (Texte trks fragmentaire, puis lacune.) (Texte A nouveau trks fragmentaire.) 73. L. 5-7 : [US-Sulmii-gi-il-da-nu-uin u-na pu-in'-[iflj,~i*1-;u*-zi-iiii-iii~ if-fi-ku-nulu i-[il-le-eml,[&fi-fu a-iia bi-ih-lei-tiw l[u tu-su-ka-un]. 74. L. 8-10 : ... ki-u-am if-pru-ru-uni 1-, [ f J u *fe4-em /lu-ur-mii$ if-nu-u [a-nJu*/du*-ur-mi-isy, \ar-lii-iS u-l\i*-ik* u[m-m\a u-nu-ku-niu us-su-ur-re. 75. L. 12- 13 : [fe4]-eiiiliu-ri-su-ilci-)si^'i-Sei-[uln*-[iiiJ,[us-.fuJniki-a-um c w u /iu-ur-n~;-is~ u-ul l u / - M l ,
71. L. 1'-2' : [pu-un su-hi-int 51 if-fi-kei\, \s]u-cib-tam- \mu\ (N. Z . , *T/1t'se).
76. L. 14-16 : . .. 1" /lu-ur-iiii-[&&], [gel-er*-ri*l"p=-p=-[/ili*-iII.?-tepi-11, [ti u-lum (1-n]ci1-u-fini*-niu[;If-tu-urmi-ini-1110c i - ~ ~ t - l t u m J ,
72. L. 10' : [u4-mu-umS\u*-liu-iiii ( c f . Oppenheim, JNES XIII, p. 143b) rup-pi cin-ni-a-cim.
77. L. 18: [...].
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i-nu /lu-lrli*-su-[u]im^ u-ul us-si, [ O ] x x u-mi-us-su-tir
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LES DOCUMENTS PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
Voilh le message qu'il m ' a envoyéSelon s a missive, quittant Nihnya, je vais partir pour ~ d m u m g ) h, l'aubeh). J e vous enverrai toute information que j'aurai, (pour savoir) si c'est vous qui vous transporterez vers moi ou moi qui le ferai dans votre direction. Zigildânu m ' a envoyà le message suivant à propos d e la ville d e samt3mi) : à ~ l l e 7 8a u n pacte d e non-agression avec moi. à Voilh ce qu'il m ' a écritN e vous approchez donc pas des gens d e SamûmMettez à mal les diverses bourgades!) ; mettez son pays e n coupe rkglé; opéredes destructions79k) ; ne laissez pas un grain d e son blé1; détmisejusqu'h l'herbe et tout e n sorte que cela redevienne u n pays qui lui est soumisSom) mais ne vous approchez pas d e Samûm J e vous &rirai, dks que j'aurai des renseignements détaillé Bibliographie : cf. XXVU1, p. 102, n. 43. a) à Qui-donne-confiance participe amorrite (Ãhiphil È analogue aux NP MeptûmMenîhumetc., sur un verbe apparentà a qiâpum b) Pour le sens de biblâtu (ici prétextefaux-fuyant È) cf. XXVIIl, p. 102, n. 43. c) En langue courante lêmu + Sanfîrn-I signifie devenir fou B. Ici, comme souvent h Mari, le à changement du fêmu à a, de faço nette, un sens politique. Le sens est, certainement, que l'occupation du Hurmis par des Barbares étrangeren ferait un pays désormaihostile. d) Ce texte n'indique pas la proximità de Hârisân et du HurrniS, mais la concomitance des deux fronts. Hâri$ân est un endroit oh se trouvaient d'importantes propriétÃde YasmahAddu que géraiMu-balsaga; cf. FM [Il, p. 83 (A.3935': 31), en parallkle avec l'inédiA.2895. Cependant ce dernier texte énumè comme proches Abnà (Till Abnâ?)Zapana et Hârisânu È
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80. L. 20'-21' : à k-li-ma /lu-ul-1;-qu Ù* tac-a*!-fa-ur-[fu~nl (cf. en partie, v. S., Or 21, p. 82), u-nu mu-[ult* qu-t[i-&ma [Li*-ib-fi].
e) Ces montagnards portent l'appellatif hourrite bien connu de pabanhi. Le terme est désormaidocumentà à Mari par beaucoup d'exemples. Il ne semble pas que l'on puisse entendre par lh des Turukkéenou des Guti, lesquels sont dknommépar leur ethnique propre. Force est donc de supposer qu'il s'agissait d'autres peuples houmtophones en provenance du Tûr-'Abdî Les sources de l'époqude Zimrî-LÃsur le Hurmii - ou HurwaS - sont avant tout celles qui énumèreles grandes dépor tations de ZL 11' ; elles montrent que les troupes mariotes peuvent aisémeny avoir accks si elles le désirentLe peuplement est de faço nette sémitiqunon akkadien et hourrite. Il n'est pas impossible que Hurmis représented'une faço ou d'une autre, le royaume d' ASIakkà et (éventuellementses alentours immédiat (pour un suffixe géographiqu-ii cf. les villes de Kulmis et d'UrkiS?). Le toponyme doit êtr apparentà au nom du Djaghdjagh, appelà HirmaS h l'époqueCf. d'autre pan, ci-dessous, ce qui est dit de la localisation de SamûmC'est une régio proche aussi d'Eluhhut qui passe, vers la fin du règn de Zimrî-Lî entre les mains d'un prince houmtophone, S u k r u m - ~ e i ~ u b . f) Toutes ces opérationmilitaires montrent de faço nette l'aspect limità des moyens du royaume de Haute-Mésopotamiqui ne pouvait se battre sur une infinità de fronts et devait faire ses choix, sans pouvoir tout défendresur sa frontikre nord. exposke aux invasions des peuples hourritophones. g) Pour la ville d'Admum, sans doute une variante d'Admatum, une des villes du Hurmis sous Zimrî-Lî cf. t. 1, p. 154, (39), n. a). h) II serait étonnanqu'à h l'aube désignecomme l'a cru G. D., le moment oh le message sera envoyéIl vaut donc mieux comprendre que le complémende temps indiquant le moment du déparde Samsî-Adda étpostposéPour l'emploi d'ana pour ina, voir ci-dessus. Autre interprétatiochez L. Oppenheim qui proposait (JNES XI, p. 134) qu'ana ka~âtir signifiâ: Demain ce qui n'est pas véri fiÃpar l'usage. i) Cette ville de Samû est celle oà apparemment SidqumLanasi de Carkémisse procurait un vin estimà qu'il envoyait à Zimrî-LÃ(XXVIl2. p. 529 n. a). Elle ne doit donc pas êtr situé trop h l'Est. Toutes ces régiondoivent êtr cherchéedans les montagnes qui bordent à son orient la régio de Harrâ (Zalmaqum). j) Le terme edûrumvariante d'adCrum, qui est un hapax dans la langue de Mari, ne représentpas une réalitdes régionmariotes Ã
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LES DOCUMENTS
ou de Haute-Mksopotamie. Il serait étonnanque Samsî-Add emploie ici un terme venu du sumérien comme on le pense génér lement (<- &dur5). Il reprksente ici le village de montagne non le kaprum des plaines et doit êtr apparentÃh Dêr village È k) Découpezdktruisez selon une asyndkte trks bien reprksentédans les Annales assyriennes (type: appui aqqur) ; cf. cidessous, (471), n. g). 1) Le terme ufget représentici un étaabsolu comme l'avait bien vu v. S., O r 21, p. 82. Pour cet emploi mktaphorique d'u!!êtu~ (Ãgrain È signifiant une quantitk infime voir les remarques de C. Wilcke dans Figurative Language, Londres, 1987, p. 77- 102. m) L'expression est bizarre et le texte, trks abîmk n'est pas lu avec un maximum de sécurità En m. h m., on aurait: Qu'il y ait retour à un pays de sa main ce que j'ai interprétpar: Que ce pays se soumette h nouveau à son pouvoir. Il manque malheureusement tout le discours de Zigildânumqui se termine 1. 7'. Le prince du Hurmig devait se plaindre d'une rkbellion d'un sujet (ou d'une partie de ses possessions?) et Samsî-Addavait acceptÃde lui donner son aide. Dks lors, Admum pourrait êtr ce pays rebelle, attaquk depuis Nihriya, une des métropoledu Zalmaqum (1. 9'). È
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LES OP~RATIONS GUE&RES
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
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équipà chez ISme-Dagan pour qu'il t'expédilÃde la troupe en échangde celle de Hadun-Lûm (et) de s i t r i - ~ d d u et ~ )de celle d'EliliS. Envoie cette troupe chez lui : elle restera à ses ordres 5 jours jusqu'h ce que le travail ait et6 agence, et c'est à toi qu'il la renverra. En revanche, la troupe qu'il t'aura envoyé en échangetu me la retourneras. Le 25 courant de Niqnzum (i*), je te fais porter cette tablette de moi. Note: Samsî-Adddemande à Yasmah-Addu d'envoyer à IimeDagan 2 bataillons dirigépar Hadun-Lûm et Sitrî-Addet par EliliS pour un certain travail. En kchange, son frkre lui expédier une force d'appoint si Yasmah-Addu doit partir à HeSum. Cette dernièreune fois qu'ISme-Dagan aura rendu les forces qu'on lui a prêtée rejoindra Samsî-Addlui-même a) Sabâ'unt guerroyer non sâbum armke È b) Pour ce toponyme, cf. Les NP en mut- SEL 8, p. 90. cl Le NP ia-ah-du-lu-mu (M. 14021 v) prouve que Lûm tient la place d'un théonymele NP doit se comprendre comme YahdunLûmu fitant donnà sa distribution, cependant, ((lu-mu n'est qu'une variante du pseudo-thkonyme Lî et les deux doivent s'opposer comme formes PURS-IPIRS. Sitrî-Add : Ma protection, c'est Addu. B Il semble qu'un mêm corps de troupes ait étsous la direction conjointe de 2 commandants, Hadun-Lûm et Sitrî-Addu Dans (470) comme dans (471) il manque la copule et dans ce genre d'énumérati couplke l'akkadien de Mari ne l'exprime effectivement pas. Sitrî-Addétaisûremenun commandant aux ordres de Yasmah-Addu, non d'Iime-Dagan, comme le montre A.685 oà Samsî-Addréclamai100 hommes de sa troupe. Yasmah-Addu rkpondit : J'ai affectÃtoute sa troupe à la garde (1. 8-9 : sa-bu-iu ka-la-iu a-na ma-as-sa-ru-tint, e-si-ik...). Hadun-Lûm est explicitement qualifik de génér (gai mar-tu) dans M.5694+, ktudik par N. Z. dans sa *Thèse Ã
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Tu es h pied d'Å“uvre Si aprks réflexiong1 en fonction de ma tablette précéden que je t'ai envoyéetu as abandonnà (le projet) d'aller h Heiium, selon les directives que je t'ai donnees pour combattrea), pars avec l'armee qui est avec toi à s a ~ à ¢ - ~ à et ¢ résidesyg2 sim S'il n'en est pas ainsig3 et que tu doives (toujours) partir pour HeiSum,. .. (5+2?+01. manquent.) Si.. . vers.. . et que tu te sois dirigà tout droit vers s a Pâ Nâsimle jour oh tu partiras, envoie 2 hommes légèreme 81, L. 4 :
... ium-ma r[u-ai-ru-u]l-ma; cf. V. S., Or 22, p. 195.
82. L. 10 : i - l i a ia p ~ - n a - z i - i mii-ib] [ ~ ~ ; cf. A. Falk., BiOr 1, p. 115 83. L. 11 : [ium}-mu lu ki-u-um-mu [u-nu lie-ei-ii-imh], [ru-u]f-tu-lu[uk-ma. . . ] ; cf. v. S., Or 22, p. 195.
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Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père ~âb-eli-ummâni.Su est venug4. Je l'ai interrogà au sujet
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LES DOCUMENTS
d 9 ~ l a t r à »Voici b ) ce qu'il m'a dit : à Alatrfi est un endroit fortifik (mais) sa muraille est ancienne et ils n'en ont pas du tout fait une autre. Je connais trks bien cette villeg5. J'y suis passà devant au moins 2 3 reprisesc). En ce qui concerne son tell, il ne faudrait pas croire qu'il est élevkg: sa muraille est de taille moyenned). Cette ville ne tiendra pas. Il est sûque tu pourras l ' a n n e x e ~ ) Et, . la moitié^.., dans.. .^. >> (Lacune.)
... Dktruis.. . Mets le feu à sa citadelleg8. Fais sortir les habitants de la ville ; expulse-les vers ici, 2 l'intérieudu Pays ; dktruis cette ville par le feug9^ et, comme je te l'ai kcrit dans une tablette préckdentepars pour SudâFais prendre à l'armédes provisions pour 1 mois et donne(-lui ainsi) confiance. Il faut que l'armése repose 1 ou 2 jours à SudÃ; puis, va 2 Sa Pâ-Nâset campes-y. A Sa Pâ-Nâsil'armé assurera tes repas. Assurémentl'arméa pris sur (les réserve de) SudÃdes provisions pour le mois qui vient. Une fois que tu auras fait route vers Sa Pâ-Nâsienvoie chez ton fr6re 2 courriers rapides afin qu'il t'expédide quoi compenser la troupe de H a d u n - L h u (et) Sitrî-Addet celle d'EliliS. Une fois que cette troupe te sera arrivke, expkdie celle dont je te parle chez ton fr6re. Je t'ai fait porter cette tablette de moi le 26 du mois de Niqnium (i*). a) Pour ce NP, cf. t. 1, (49) n. d). 85. L.9 : à u - l d sa-u-ri a-ta-[n~]u*-ru-ku ; cf. v. S., O r 21, p. 79. 86. L. 1 1 : ti-lu-Su a-36-ur-ri e-li.
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LES OPÉRATION GUERRI~RES
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
b) La ville d'AlatrÛ d'oà l'on part pour 5udà ou HesSum, est donc dans la régio du nord-ouest. Si HeEum est réellemen Chagar-Bazar comme nous l'avons proposà D. Ch. et moi-mêm (MARI 4, p. 318). Alatrà devrait êtr un des tells importants qui se trouvent entre Chagar-Bazar et la frontikre turco-syrienne et pour lesquels sont attestédes niveaux d'occupation Habur. c) En m. A m. : J'ai passÃpar lA 2 fois. 3 fois comme 1 fois. >> d) Pour cette expression, cf. XXVII 108 : 5 : Je me trouve déte nir A Appâ un champ qui n'est que de taille moyenne ( m i n&-tim-ma)et XXVII 141 : 7 : II a fait agencer et fait se dresser une tour - cette dernikre est de taille moyenne à (~gdi-im-tammi-nitum fi-i uf-[ta-as-bi-it-ma], [u]zx(lZ)-zi-iz).Pour eli minêtimcf. XII1 29: 5 <
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Dis 2 Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère Tu m'as écrique tu avais fortifiéaAlatrà et y avais fait entrer des troupes. Toute ton opératio est excellente. Maintenant que tu t'es empark de cette ville, garde-la tout entihe, comme (c'étaile cas) auparavant. Ne la laisse pas t'échappeet tu l'administrerasw! Ne circule plus91! Ne va pas avec l'armke à SudâEn attendant un message ultérieude moi, va avec la troupe à HeSum et campes-y. Lorsque je t'aurais écritdans un message ulté rieur, de combattreb), tu feras mouvement 2 <sa> Pâ-Nâsi a) Pour ce sens d ' e p à ª kcf. t. 1, p. 130, n. b). b) XV et CAD considkrent que le terme pour armé>>, sâbum Ã
87. L. 13-15 : n-lun~^Su4 ri*-u/*I i*-ku*-1111 i-Sa-ri-iS-i~ui.a-na nui-fi[lai a-lu-a]m* tu-Se-er-re-eh. Ã mu*-ut*-[ta-tum. . . ] . i%u*l [.,.]. 88. L. 4' : Q l i - u r hi-ir-tu-Su q [ ~ i * - l. u. . ] ; cf. Falk., BiOr 1, p. 114a. possible d'aprks collation. 89, L. 5'-7' : Ã wu-ii-ih u-liil~^i u - $ i - [ M ] ,un-11i-iSu-nu li-ih-hi 11111tirn ili-pi-ru-ui-Su-nu-[n},a-lam^ su-a-fi li-qi-ur ( K U ) qi-111.
90. L. 10- 14 : i-nu-ma a-lamki iu-a-t[i ta-us-ha-tu],ki i a pu-w*-nu*-uni* (cf. v. S., O r 22, p. 204). ka-lu-Su [ki-la],la tu-wu-ui-ie-[er-5u\,tu-ka-al[Sul. 91. L. 15 : Ã la ta-ha-[ah-ha-ut].
LES DOCUMENTS EPISTOLATRES DU PALAIS DE MARI
LES OP~~RATIONS GUERRI~RES
peut avoir occasionnellement une longue finale. En fait, il s'agit souvent de formes du déverbatifabâ'umK aller au combat * (cf. AHw, p. 107lb, avec doute). Pour l'expression kÃSa + inf., cf. ci-dessus, (458). n. c).
b) Ce NP est peut-êtr une variante de Asdî-Takimais certainement pas identique au roi de HarrânPour une autre occurrence de ce fonctionnaire, cf. ci-dessous A (523).
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Tous citoyens du Zalmaqum que l'on capture pour en tirer des informationsa), tu ne dois plus les prendre en servitude ni désirequ'ils soient tes serviteurs. Tous ceux dont on s'emparera pour toi. revêts-le d'un habit et laisse-les aller. Pour 20 esclaves, cela me reviendrab) à 20 sicles. ~ o u r ~ u opleurei~) rais-je l'argent qu'ils m'auront coûtÃEt, pour une vingtaine la puissanced) de l'ennemi en sera-td'esclaves que tu libéreras elle renforcée94 N'aie pas cette mauvaise idéee)Assurémenttu as déjpris ce qu'il te fallait comme esclaves. DésormaisliMre tous ceux dont tu t'empareras afin que, lorsqu'on (les) à ce pays, ce dernier, tout entier, comme un seul homme, fasse dé fection de mon cotée) Agis de la sorte! Bibliographie : cf. XXVI/l, p. 366 ; NABU 87/80. a) En m. A m. : à pour la langue. >, b) Pour ce sens de alâkumcf. A z u r 11111, 1890, p. 10 et K. R. Veenhof, Figurative Language, p. 56. que c) La formule mà + m"num, à pourquoi? n'étairépertorià pour Boghaz-koy et El Amama ; CAD M/I, p. 189b ; AHw, p. 599b. L'expression est documentédésormaipar Qaina paléobabylo nienne (490), mais ici l'exemple vient de Haute-Djézirà On notera cependant que l'introducteur de phrase m a est désormaitrè bien documentÃA Mari d) En m. à m. : K la lance. Pour ce passage, cf. NABU 87/80.
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frkre. En ce qui concerne les gens de Sinamuma), voilà que selon leurs propos que j'ai entendusg2, lesgens de Sinamum marcheront à notre suite. Toi-même tu as vu qui ils étaientJe les avais déplacà et ils le prenaient trè mal. Abstiens-toi de dé placer leurs familles avec leurs f r k r e ~ ~ ~ . Voici que je t'ai fait porter cette tablette de moi, par Asdî ~ a k m ~pour ) , qu'on rende leur libertà à leurs familles. (...)
(Il est impossible de présenteune traduction suivie pour le texte du revers.)
Note: tablette grossièr dont le sel remonte et qui se déliteElle est difficilement contrôlable a) La ville de Sinamum est encore attesté(&-na-ma-ft-1)par V 27: 15 collationnéqui parle vraisemblablement de la mêm affaire. Une situation dans l'Ida-Maras occidental est assurépar la mention de cette ville dans la correspondance d'ltûr-Asd (A.49: 47-48 : K Le pays de Sinamum (fi-na-mi-irnki) et de Tushum est en colère tout comme le pays d'filuhhut. Ces deux pays se sont alliéA filuhhut, dont ils sont manifestement roches. A.3966 mentionne de mêm Sinamum comme un alliÃd' luhhut. La déportatiode ses habitants à Mari forme tout un dossier. Pour son élaboratiohistorique, cf. la contribution de N. Z. à la RAI de Leuven.
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94. L. 11-15: [O]-m*20 sag-ir-mes il-li-kum-inu, 1/3* ma-na ku-babar ina-a-mi-nu- un^, [a-ha}-uk*-kiku-babar-[~lu-nu, H i-mi 20-mu sag-ir-mes su* tu *-wu*&*-ru *. gis-Su*(GIS-IGI-) l ~ * - k ~i-id*-du-unr*
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III-ifl. 95. L. 22 : d*-sa-ur-ru.. ; cf. v. S., Or 21, p. 79.
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LES DOCUMENTS &PISTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
e) Pour ce verbe rafû que A H w , p. 962b considkre comme un verbe en (ulu) sans lui donner de sens. j'avais propose (cf. NABU 87/80) le sens d'çêtd'accord pour; se laisser fléchien ce qui concerne È le rapprochant de XXVI 182: 15 ( h a annêtir bel! lirfenni, ~ Q u ' e ncette occasion mon Seigneur se rende à mes prisres È) Il faut en fait séparel'exemple de XXVI 182 (K prendre en du RSYIW des NP, selon APN, p. 265) pitiÃà (ili) + acc., équivalen de celui de 1 29. Raiû (ulu) + ana y a le sens contextuel de a v o i r un mauvais d k s i r ~; ce pourrait êtr le mêm verbe que l'akkadien ruzûK maltraiter È f) V. S., Or 21, p. 79, comprend: à lorsque j'irai dans ce pays ... >> g) Pour l'idéecf. texte suivant (475) : 8. Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton phre. J'ai pris connaissance de la tablette de toi que tu m'as fait porter. Tu m'as écrique tu t'es emparà de ~ i l l - ~ b n i m et ~ ) que, loin de massacrer les habitants mâlede cette ville96, tu leur avais redonnk confiance et leur avais laissà leur libertk. Cette action de toi est en tout point excellente : cela vaut 10 talents d'or97. Assurkment, naguhre, je ne savais pas que tu t'étai empark98 de la ville et je t'avais envoyk le message suivant à propos des citoyens du ~ a l m a ~ u m ^: ~Ã)Les citoyens du Zaimaqum que l'on prendra pour (en tirer) informations, lors d'un raid, ce n'est pas le moment! Ne te les approprie pas100c)! Donne un présenà celui qui aura kt6 prisd) et, en urgence, revêt d'un habit celui dont on se sera emparà pour
toi, envoie-le circuler^ à l'intérieudu pays pour qu'on le voie et laisse-le aller. Lorsque le pays du Zalmaqum tout entier verra quel est son sortf), voici ce qu'ils diront: "Notre Seigneur considèr notre faute comme vénielll ; il ne nous pillera pas." Voilà quelle sera leur conclusionh) ; ils y feront attention102 en sorte que, lorsque tu monteras vers ce pays-là tout entier il passera dans ton camp comme un seul homme. Agis ainsi! à Voilà ce que je (Lacune.)
. libkrelk ... tu couperas et ... En outre le pays qui pour l'heure est restÃlibre^, chacun prêter attention à mon kgard. Lorsque je monterai vers ce pays, tous les particuliers)), en un seul jour, feront défectiode mon côtà Autre chose : à la finlos du mois de Tammuz (x*), en un jour auspicieuxk), je suis a m v à de Ninive ?t S u b a t - ~ n l i 1 l O ~ . J'attends le bain et la fêt du moislo71). L'arméest rassembléet prête Je ferai le sacrifice de la fêt du mois puis, le lendemain, je prendrai108 la têt de l'arméet j'irai droit au Zalmaqum. ISar-Lî doit quitter Subat-Samasl 09, tout en 101. L. 17-20: ... a-lui li-ib-hi ma-ti\m] u-n\u a-nia-ri-su}, su*-{x \}-tuwe-we-er-su-ma wu-u!-se-er-\Su\, ki-ma nui-a-ut ïu-ul-[1n]u-~i-imk ka-lu-su su* wu-n\r*-ki-Su i-ma-ru].ki-u-uni i-qu-iib-bu-u tilt/-/nu-a-mi be-el-ni ru&!-ni i[i-le]-gr. 102. L. 22 : ...-Su-nu** i**-su-... 103. L. 23-25 : ki-mu i-nu-[mu]u**-/ici inu-u-tiin sd-ci-t\i te-el-&**!.'-;**. ki-u-(i~l~** e**-pu**-u.: ku-lu-,ru** ki**-mu** 1 lu ib-bfi-[lu-ku--, (ni-iii-[tuniUS-pu-ru-uk-kuni]. 104. L. 6' : à mu-u-tuln sa i-nu-un-nu w[u*-dSu-ru-ul\
97. L. 9 : nia-di-if du-mi-fia 1]0* gu kù-g ub-b[u-011.
105. L. 9' : ... ^dumu-zi gu*-rn[e*-er-inu\ i-nu u4-ini.
98. L. I O : u - d i i-nu pu-iii-tim-in[u k]i-mu u-luin& tu*-[a?]-bu-tu
106. L. 10' : ... s u ^ - b u * * - ~ * * - d e n - l f l k i . , .
99. L. 11 : toute la fin de la L, ( - r n ~ * * - ~ i * * - i ~ i i * * k ~ * * )a, disparu.
107. L. I l ' (et 1. 13') : ... K-si-sa**-uiii** ; cf. v, S . , Or 21, p. 77 108. L. 14' : ... O-su-ab**-bu**-tm**-~n(i etc.
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LES DOCUMENTS
LES OP&ATIONS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
laissant une troupe qui garde1 l 0 la ville. En outre qu'il lèv toute l'arméel et pane112 pour He5Sum à mes devants. Il doit attendre h HeSSum une lettre de moi1 l 3 ultérieureUne fois que je lui aurai écritqu'il laisse son arméh He55um et vienne, lui-même à ma rencontre114 à Mammagira. Qu'il m'apporte des nouvelles détaillé de vous ainsi que du pays. Le 30 courant de Tarnmuz (x*), au soleil couchant, je t'ai fait porter cette tablette de moi, depuis Subat-~nlil. Bibliographie : cf. XXVVl, p. 197 ; NABU 88/17. a) Identifié?I Till Abnâune des villes du Hunnii, donc dans la partie nord-ouest de la Djézirà b) Si on compare ce texte avec (474), on découvrun texte beaucoup plus riche et complexe. Faut-il supposer qu'il y a eu encore une lettre dont nous n'avons plus le texte? Samsî-Adda pu envoyer plusieurs lettres en plusieurs lieux, ?I un moment oà il ne savait pas exactement oà joindre Yasmah-Addu. c) La collation fait apparaîtr un terme ka-tain qui ne peut êtr que l'accusatif de kattum, au propre le féminide kûiilet ?I rapprocher de l'expression aiia (la) kattain(1na). cf. t. 1, (32), n. b); Û kattam doit êtr une incise. d) leqûi n'est enregistrà par les dictionnaires que comme un terme signifiant K adoptà et de basse époqueIl faut poser ici un leqûinparticipe passif, avec le sens de K prisonnier È e) Pour cette forme grammaticale, ?I partir d'un iuwwiirurit, dénominatide few,êrui = K faire faire un cercle, faire circuler cf. NABU 88/17 [IO]. L'exemple de AHw, p. 1224a, a étmis en doute par Moran, RA 77, p. 189, ainsi que CAD S/2, p. 364a. 11 faudrait donc peut-êtr poser une forme emphatique (redoublement de Cs) sur W'R? f) En m. ?I m. : K ce qui est son aprks. >> Ã
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[ii-si-ma]. 110. L. 16' : ... niCu**-a**-sa**-tir**-fi** etc. 11 1. L. 17' : ... da*}-bu**-am** ku**-la-Suetc. 112. L. 18' : . . . li**-if**-fa-al-kuni. 113. L. 19' : ... iillt-a\,?**-pa**-ar**-fi**-ia etc. 114. L. 20'-21' : i-lia l i ~ - e i 1 ~ - ~ 1 - i r i i - r1;-ki-il n / i ~ i-iiu-rnu ui*-tup*-riiflurri],s[a**-b]a**-iiii-lia lie-eiIs-Si-iin~li-7.1-ibà i u - h a-na m\a*!-di-ri-IU].
dutuki
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GUERRIéRE
g) Le texte a éttrks discutéLa séquencru-fa-ni est mal visible aujourd'hui : le ET final a disparu. AHw, p. 976a, le considkre comme un cananaïsmet traduit K guide (Anführer) J'ai préfé prendre le terme rafû comme venant de la racine RS', équivalende l'hébrer e i a , K malhonnêtet h) Sabâtu est employà absolument pour ina libbim ~abdtum, K penser È i) La restauration suppose qu'ici se concluait le discours ouvert 1. 12. j) La restauration est incertaine : peut-êtr simplement [mu-iiike-nu-um] ou [ma-a-tum si-i (sic!)] avec la mêm construction qu'aux 1. 5'-6'. k) Pour l'attestation d'hémérologi dans les textes de Mari, cf. La Religion en Syrie.. ., p. 52 1. 1) En suivant l'idéde v. S., Or 21, p. 77, qu'essêsai étaipour efiêiam Ã
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ton père Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu J'ai pris connaissance de la tablette de toi que tu m'as fait porter. Tu m'y parlais d'une troupe h t'envoyer rapidement. Assurémentje t'ai fait porter au moins h 2 reprises des tablettes rapport au fait que l'arméne pouvait pas aller chez toi pour le moment et que ce n'est qu'h la fin du mois que la totalità de l'arméarriverait chez toi. A part cela1 15, tout va trè bien. En outre l'affaire du pays de Nurrugûmassurément tout va trè bien! C'est pour le 20 de ce mois que la totalità de l'armédu Pays tout entier se rassemblera et pour la fina) de ce mois que moi-mêm avec la totalità de cette arméel6 j'arriverai ici h pied d'œuvre D'autre part, étandonnà que tu m'as envoyà le message suivant : à Il ne faudrait pas que l'ennemi, apprenant la venue de mon Seigneur, évacueb) s'en aille.. . et échappau bras de 115. L. 8-9 : lu a-la-ki-in1W a-nu re-CSiti eu-ma*-ur-(cf. 1. 14) duhi-iin a-nu s]~*-ri-ka*, ku-Sn-di-im tup-pu-tiril11-Su-hi-lu-uk-kum C-z[u'!*-ub
ulii-iiJ-fim. 116. L. 14 : a-il/i-ku au-da-unieu-[rnlu-ar-fipi-h[i-i\m [ha-fi\.
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mon seigneur1 l 7 à - discours que tu m'as tenu -, lorsque je me mettrai en route' l 8, afin de.. . les conscrits.. . pour combattre, 30.. . partiront.. . et ISar-Lîira à es su ml l9 avec cette arméeL'arméqui est avec Isar-Lîfera sa jonction avec l'arméultérieuret fera ce qu'il faut faire. Ce n'est donc qu'aprè que je me mettrai en mouvement. Voilh le résultade mes réflexions12concernant la levégénéra de l'armée Te voilà informé Autre chose : c'est à Mari qu'on les gardera121, les gens faisant partie des habitants de Hît Voici ce que tu m'as écri: à Des gens de Hî me sont arrivédepuis Babylone. Dois-je libéreleurs familles? Qu'en est-il? à Jusqu'h présentles intent i o n s ~ du ) pays de ~ à ¢ ~ i n'ont ~ u pas m ~encore étéprouvée En attendant qu'elles le soient et se révèlepures, qu'on les tienne sous surveillance de la mêm façoqu'auparavant122! a) Le passage montre que ri5 warhinl dksigne la à fin È non le G débu à du mois, puisque nous savons, d'autre part, que ce n'est que le 20 du mois que le rassemblement de la troupe aura lieu. b) Pour n a d à » m à abandonner une ville È cf. MARI 4, p. 3 14 & IV 49 = (525). c) Autre occurrence de fêmêtu pluriel de { à ª m u m (336). n. h). d) Le passage montre que Hî ktait considérkcomme partie du pays de Râpiqum Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père
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Je vous avais naguèr écriau sujet d'un mouvement de votre part, de Nihriya h sud;. Présentementh y faire attention, ç ne me plaîplus que vous fassiez mouvement vers sud;. Lorsque vous le fer(i)ez, l'ennemi l'apprenant fera(it) la supposition suivante1^ : à Ils se dirigent vers l'intérieudu ~ a ~ p ~ r uà m ~ ~ce~qu'il ~ )se. dira@). Il s9enhardira(it)et Voilh lorsqu'il nous poursuivra(it), notre Pays sera(it) troublépensant : à Ils ont eu peur, voire ils sont effrayés125b) à A l'heure actuelle discute avec Isar-Lîm Si faire mouvement vers sud; de la part des Bédouins. . (4+8+3 1. manquent.)
. . . en sorte que je vous les fasse porter ou bien, dans le cas contraire126, s'il y a des boucliers127 ou des casques à votre disposition, faites-m'en tenir. Je n'ai plus de boucliers. Dans un sens ou dans un autre, envoie-moi rapidement une tablette de toi. Le 13 courant du mois d'Abmn (xi*), je t'ai fait porter cette tablette depuis s u b a t - ~ n l i l . Bibliographie: republiéM A R I 5, p. 157-159. avec son joint M.954 1. a) Le passage est d'une grande importance pour la géographi: h d à se trouve donc entre Nihriya (un des centres du Zalmaqum) et le Yapturum, c'est-&-direle pays de TalhayûmOr, plusieurs textes attestent que le Yapturum se trouve le long du Habur. Il ne peut donc s'agir que du cours du Habur au-dessus des sources de résur gence de RâEl-Ain. b) La forme verbale a étcomprise comme t a r d , perm. 3e plur.
117. L. 20 : Ã i-nu qu-ut he-li-\iu it-tu-si} ; c f . Falk., BiOr 1. p. 113. 118. L. 22 : i-nu-ttl(1 u-al*-l\a*-ku...1 . 119. L. 27 : u-nu lie-ef-fi-&' [ ~ ~ - ~ ] ( I * - ~ ( I I I I - I I I U .
123. L. 10 : tu-Si-t~l(l-ti-Suki-(1-un1 i - \ s ~ , , - e ] n l:*c f . photo dans MARI 5, p. 158. 124. L. 1 1 : u1n-lni~i-~i1-t11i u-na li-ib-hi ma-[ut i ( ~ - ( ~ p - p i - r i ] - i ~ n
121. L. 3 4 : ri-/KIn 1 ~ 1 - r i(~1 1N A M A RI KI] i-~~(~-su-r~~-.Vu-~~u-ti* ( c f . A. Falk., BiOr XXI, p. 113). 122. L. 39-42 : [te4-nli-et( c f . 1. 41) m(l}-(l-at r ~ ~ 1 l - ~ ~ - q i ' - i nlu-di-ni\ 1 * 3 . 2ul i[n]-nu-mn-ru,[u-di t ~ ~ - ~ n ] i * - t u - . fMu -n~- ~I uI U - ~ H - ~ U [z.o]-k(l-u - ~ I ~ ~ quI, tum pu-ni-tom-tlm, [lil-su-ru-Su-nu-ti.
125. L. 15- 16 : i-/lu-(liUIII-IIIU-(1- ni i p - t u - ~ 1 [ 1 " - / 1 u&-urt-ru, -~], 126. L. 1' : 111-Sa-iis-.fe-kn-lm-fi-in1~ i - h i * - i [ u * - t ~;~cuf .\ photo. MARI 5. p. 158. 127. L. 2 ' : . . . ~ - i n - i u l - t u n ~etc. ~'
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de tarârumà trembler È pour éviteune forme II intransitive de târum à faire retraite È comme je l'avais fait dans MARI 5 ; cf. (814) d).
478 [I53+] Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Sarnsî-Addu ton @re. A propos de l'annéqui est libérÃde ton commandement128a), assurément je t'ai écrique tu l'envoies chez moi. Envoie rapidement chez moi cette anné; mais, toi-même avec le reste de cette annéque tu garderas par-devers toi, campe h Mammagida). Il ne me plaîpas que tu campes à <Sa> Pâ-Nâsni h Talhayiim. Mammagir(a), en revanche, convient à ce que tu y campes. Autre chose : j'ai écriafin qu'on fasse libérecelles de mes troupes qui campent à Babylone. On vient de libérecette annéeAvec cette dernière il y a 3000 hommes d'Egnunna. Cette arméainsi que l'autre vient d'arriver avec les ~ : t a r s ^ . Cette troupe a fait sa jonction avec la troupe qui est ici. L'une et l'autre force se réunironet on réglerrapidement l'affaire des TurukkéensDè que cela sera fait, je prendrai la têt des arméeet je monterai au Zalmaqum. Pour l'heure toutefois, on va réglel'affaire des ~ u r u k k à © e npuis s ~ ) celle de l'expéditio vers le ~ a u t - ~ a ~ s ~ ) . Maintenant tu es au courant! Le 3 de Kinûnu (ii*) courant, je te fais porter cette tablette de moi. Bibliographie : republiéaugmentà de M.7340, MARI 4, p. 317318 ; cf. ibid., l'analyse de la situation historique de ce texte; MARI 5, p. 250. a) La restauration de G. D. (w[a-as-blu). suivie mécaniquemen dans MARI 4. donne en fait un sens peu satisfaisant, à moins de supposer une grande maladresse d'expression dans le document: si Yasmah-Addu doit expédieà son pkre l'arméqui est a ses ordres, quel est ce à reste à avec lequel il doit aller A Mammagira? J'ai donc supposà une restauration w [ a E u r ] u : il n'envoie que
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ceux dont il devait se skparer. b) Les statues divines que plusieurs textes attestent marcher en têt des troupes étaiendonc des figures d'Estars guemkres. c ) Il faut abandonner les lti-mes tu-uk-ki-i : à the persons (spreading) rumors * de CAD E, p. 223b; mêm explication, sans doute, dans AHw. p. 1367b. La suite des idéeinvite A voir désor mais dans le passage une mégraphipour à TurukkéenÈ d ) II est clair que à pays haut donc à plus prks des montagnes È dksigne ici le Zalmaqum. È
479 [I 1261 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Ume-Dagan, ton frère Au sujet d'une troupe d'une centaine d'hommes, objet de ta lettre, voilh que je viens d'expédiela troupe et l'expédi tion^^ se trouve à Qirdahat. Sûmû-radoit aller au-devant de cette troupe, h Qirdahat.
480 [I 41 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père ISme-Dagan vient de s'emparer de la ville de ~ i l i m m a r ~ ) qu'il assiégeaitIl ne l'a pu tant que la terre meuble n'eut point atteint la hauteur du sommet de la ville. Une fois que ce fut fait, il s'est tout de suite emparÃde cette ville. ISme-Dagan va bien ; les arméevont bien. Elles viennent de partir et ont atteint HamSâ Réjouis-toi a1 XVW1. p. 21 propose en l'occurrence une lecture 1;-li-im-maarki avec l'usage de NI pour 11, ce qui ne se trouve que dans des séquencetypkes : be-if ou i-1;'. Il est vraisemblable qu'on a ici une alternance phonktique n/I dont il y a plusieurs traces. On citera ainsi pour la Haute-Djézirle cas de LNilabsinnu ; cf. D. Ch., Ta11 al-Hamidiya II, p. 76 et J.-M. D., MARI 3, p. 176. Le texte inédicità par XVIII , p. 2 1 est M. 1 1631. On notera à l'époqude Yahdun-Lî 1 'écriturIi-li-im-pa-arki(T.248). D'aprks ce texte, Lilimmar et HamSà sont tout à fait A proximità l'une de l'autre.
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481 [II 31
Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Il faut que soient retenus 5 jours les gens qui doivent faire le transport du vin à Mari, afin qu'ils fortifient Masmiânu et Sallurriyûaen sorte que la troupe h qui l'on vient de faire quitter son lieu de garnison^Ob) pour aller camper à ~ a b i t t u m ~fasse ) , son travail au matin et assure son service de garde la nuitd). (Ce n'est qu')une fois qu'ils auront fortifiÃces différentevilles que les gens qui doivent faire le transport du vin se mettront en route pour Mari. Alors, les autres pourront retourner h leur service de garde. a) Les deux toponymes semblent avoir étformésur des noms d'arbres. Il y a plusieurs parallèle de ce fait en Mésopotamie Sarbat, Girgis, etc. La formation nominale, elle-mêmene répon cependant pas à des structures strictement akkadiennes. En ce qui concerne le premier, on a recouru h un suffixe -âtni sur une forme apparentéau nom d'arbre maswutum, lequel n'est mentionnà h l'heure actuelle que dans les textes d'Ugarit (PRU VI 113 : 2, 5). Le second présentle suffixe de nizbà sur une variante iallurrum du nom du à néflie Sallûrum Il peut donc s'agir de centres agricoles des environs même de Kabittum, appartenant au royaume de Kahat. b) En m. à m. : à Que l'on a fait sortir. c) Certainement la ville de Kabittum, dans le royaume de Kahat, contrairement aux doutes de v. S., Or 22, p. 195, qui étaigên par l'absence du postdéterminatifEn fait, cette lettre fait allusion aux événemen rapportédans (483). d) Le service de garde doit êtr de patrouiller dans la campagne la nuit. On remarquera que le texte est un de ceux qui montrent l'interruption du service actif pendant les heures chaudes de la journé(mu~lâlu~n) È
Ã
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ville, donne sur la troupe que j'enverrai (de quoi faire) la garnison de la citadelle131. Qu'elle constitue la garde de cette ville. a) Ana = aSSum. b) Forme variante de Hazikkânu ; pour ce royaume et son histoire sous Zimrî-Lî cf. M. G., FM II, p. 240-256 (=Tell Qarassa). c) Pour le district de Yan-Takim, cf. NABU 87/97. Il coïncid avec la régioautour de Tell Brak (Nagar). Ce NP prend la forme ia-an-ta-ki-im au nominatif, ce qui exclut un éventue*Yantaqum. Il est douteux, d'autre part, qu'il signifie : à II s'est vengà (sic APN, p. 2421, h partir de NQM à la forme 112. *Yattaqim n'est en effet jamais attestà alors que Yaqqim-Addu qui est considércomme appartenant à cette racine n'offre jamais *Yanqim-Addu. Surtout, vu l'absence de théonym subséquenton attendrait *Yantaqimum qui n'est pas attesté Faute de mieux, j'adopte ici l'analyse de XVI/1 : à Yan-TaWqim (isolant un théonymTaWqim, cf. XVU1, ou une forme verbale?) qui me reste cependant obscure. Ã
Ã
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Sarnsî-Addu ton père Fais prendre connaissance de cette tablette h NP et MâSum ... Hadnî-Samas. . est venu de chez ces hommes me dire : Les gens de Kahat m'ont envoyà un message à propos des ~ u r u k k k e n s ~me ~ ~disant ~ ) , : "Pourquoi vous êtes-vou dkpê chks de faire un pacte de non-agression? Ne faites pas de pacte de non-agression!" à Voilà ce qu'il m'a dit. Quel est donc celui qui agit ainsi dans le pays de Kahat? Les villes du pays de Kahat, celles qui sont à cet endroit-là b) sont-elles fortes? ~ i l i b s i n n u ^ , Kallahubra et Kabittum, celles qui sont h cet endroit-lh, sont-elles fortes? En outre, toutes les citks sont en mauvaise conditionc). Aujourd'hui, Ã
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère de Hazakkânb)du district de an-~akirn~), écri A afin que l'on surveille cette ville pour toi. Afm de garder cette 130. L. 11 : à su-bu-um Su US-ta-~i*-e-e\m*\ ; cf. v. S., Or 22. p. 195
131. L. 10-12: li-rilu-ru*-ni-i[k-klu,a-nu [ku-u\l*-l[i*\ (cf. v. S . . O r 22, p. 204) O-lim^ au]-O-tfil.i-na ru-[hi-ilmSu u*-[?itt*-pti*-rti-tiin. 132. L. 8-10: [il-li-kum-ma ki-a-utni lq-h6-e-enik[iiiii-wu &-mu l~-tneS ma\-u-ut ku-/tu-ntki<[OS-.fun1tu-r&uk-ki-i^1' iS-pu-ru-ninl um-nui-ni;. 133. L. 17 : sa ki-111-ni-ke-edan-nu ni-li-ib-si-iii-nu^1: id. 1. 19!
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voilà que jécrià ISme-Dagan : il va t'envoyer une troupe de 300 hommes. Il faut que Mâsu aille et qu'il fasse entrer un surcroîtd'une centaine d'hommes pour servir de garnison à chacune de ces villes. Qu'on fasse sortir les citadins de l'enceinte fortifiéet qu'ils habitent dans les faubourgs afin que la troupe de garnison tienne fortement l'enceinte fortifiée Fais en outre bien attention que l'on ne permette pas ? un i seul des citadins d'entrer dans l'enceinte fortifiée Fais prendre les présagesune donne pour le salut de la contréeconcernant une attaque^^ du fait de l'ennemi ; une donne pour la non-révoltde la contrépar voie d'actions de soulèvement une donne pour le salut de la ville de Kahat concernant des présagese),..135 ; ces présagesil faut qu'un messager à toi les prenne et me les apporte. Je t'envoie cette tablette, le x du mois de Mammîtu(v*). Bibliographie : publià par G. D., çAdaEu et Kirliiim.. . RA 66, augmentà de son joint M.8103 par D. Ch. 1972, p. 124; réédit dans Ta11 al-HamidTya II, p. 73-75. È
Note: l'intkrê de ce texte est de décrirle à pays de Kahat È au moins sous le rkgne de Samsî-Addu car rien ne dit qu'il ne s'agissait pas d'un regroupement administratif et que sous Zimrî-LÃla situation se présentaide faço analogue. Ce à pays comprenait, outre la capitale elle-même des villes dotéed'une enceinte et d'une ville basse (ou faubourg). a) D. Ch., gardant la lecture tukkÃde G. D., traduisait: à have me sent reproaches concerning the attacks. La nouvelle lecture (vue égalemenpar N. Z., *Thèse inclut désormaice texte au riche dossier de l'kpisode turukkken. b) Ma suggestion de considéreqinnum comme une forme de qannum, à bord étaiantkrieure A l'identification de l'adverbe de lieu kinnikê ; cf. XXVII1, p. 440 ad 21 1 n. c). c) Pour cet emploi de pasâsumcf. XIV 18 : 8' oà pussusâ-m signifie à sont en mauvais éta (vannes) ; le verbe est une variante du pesûnattestà par XXVII 43 : 7. d) En m. h m. : à qu'il ajoute et fasse entrer. N Ã
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134. L. 33 : a-na Se-eh-e-im etc.
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e) UZU pour à présagà est bien documentÃ: cf. XXVII 1, p. 15. Il m'est difficile d'expliquer l'expression uzu-hk autrement que comme une graphie phonétiqu pour uzu-HI.A, comme si les scribes considéraiende tels mots comme ayant une réalitdans l'énonc indkpendante des kquivalents akkadiens. Tout idéo gramme peut en effet êtr notk phonétiquemenA Mari, comme le montre le (courant!) à Su-ti-e ("Su-t~-e") au lieu de .Gu-ti-a, illustrant d'ailleurs le mêm traitement phonktique. Ã
484 [I 1371 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère (3 1. fragmentaires.) Au sujet dlÉluhhu dont je t'ai parl6, ne t'inquièt en rien!
485 rA.42591 Dis ?i mon Seigneur : ainsi parle Sîn-têr ton serviteur. Il ne faut pas que mon Seigneur tarde à s'installer à Tuttul, s'il doit accomplir la fêt du mois à Tuttul. Je fais porter cette tablette de moi chez mon Seigneur, le 25(26'?) d'A??'arum (vii*) courant et voici que je vais arriver chez mon Seigneur. Mon Seigneur doit faire le sacrifice pour la fêt du mois ?i Tuttul, au moment de l'interrogation oraculaire, puis partir et faire le déplacemenpour Subat-Samas. Les jours sont devenus beauxa) et, ?i la fin du mois, l'ennemi entreprendra de circuler partout. (Lacune de 6 1.) L'arméde Mut-Bisir.. . devant 1'armée. . Lorsque mon Seigneur aura atteint Subat-Samas, je ferai s'équipepour lui 5000 troupes d'élitesoit des ..., soit des Bédouinssoit des gens du pays136. Ils accompagneront mon Seigneur dans toutes ses marches. Mon Seigneur ne pourra manquer de battre l'ennemi. Du moment que Dagan et le dieu de mon Seigneur accompagneront mon Seigneur, cet ennemi ne saurait échappe au bras de mon Seigneur. Que mon Seigneur aille donc ?i
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subat-samai et 2.. . Autre chose : si un mkdecin est venu avec mon Seigneur, qu'il se déplacavec mon ~ e i g n e u r l 3et~qu'il soigne l'épidà rnie138b). (Lacune de 6 1.) J'ai fait porter ... Lorsqu'il viendra et apprendra a nzou Seigneur le résultade ses observations139, il faudra que x centaines de Bkdouins l'escortent. Puisse le dieu de mon Seigneur me sauver. Bibliographie : kditk par P. V., MARI 6, p. 570-571. a) Le restant du dossier mentionne la moisson. On est donc ici au moment du printemps. Avyaruln kponymal correspondant 21 Ebûru~de Mari, on est donc dans la premihe moitik de mars. La fin de fkvrier et le débude mars coïncidenavec la fin de l'hiver mksopotamien. b) Si le texte est bien restaurk, on aurait lh la premihe mention de l'kpidémi qui fut contemporaine des probli?mes avec le Zalmaqum; cf. P. V., ibid., p. 580-581. Dis 2 mon Seigneur, ainsi parle Lâ'ûton serviteur. Nagukre le grand Roi m'avait fait porter une tablette, disant : (< EmÔl les supplétifet les individuels des Bords-del'Euphrate et envoie-les chez ton Seigneur, 2 subat-samaZ. >> Pour ma part, j'ai fait porter une réponsà la tablette du Roi, disant : La moisson vient d'arriver et il y a actuellementa) beaucoup de travauxb) et mon seigneufi) m'écrid'envoyer à subat-samai supplktifs et individuels! >> Voilà ce que j'ai écri au Roi. Le grand Roi m'a fait porter réponsà ma tablette en ces
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termes : << Ce n'est pas la peine que tu expédie21 subat-sa ma^ ta troupe, supplktifs et individuels des Bords-de-l'Euphrate, avant que je ne bouge moi-même Rassemble la totaiità des bateaux et des barquesd) des Bords-de-l'Euphrate, tant du Palais que des particuliers ; emôl supplktifs et individuels et, toi-mêmee)va 2 Yabliya. Stockes-y 1 0 0 unitéde bitume et 1 0 de goudron, en provenance de Hît >> Voilà ce que le Roi m'a écrit Selon la missive du Roi, j'ai réunla totalità des bateaux, barques et gens et je suis parti pour Yabliya. Voilà pourquoi j'ai retenu samai-tillassu 2 Mari jusqu'2 mon retour. Mon Seigneur en est informé Je fais porter cette tablette de moi chez mon Seigneur le 16 d ' ~ d d a m m f l(viii*) courant. Bibliographie : éditpar P. V., MARI 6, p. 573-575. a) En m. h m. : dans la main >>, ce qui revient la plupart du temps h dire disponible >>. b) Les ((travaux h faire>>se disent ordinairement fiprânuau pluriel déterminkL'emploi de l'indétermin fiprià souligne la diversitk extrêm des tâcheh accomplir. non de c) Ici bêl>> est une façode s'adresser h Samsî-Addu parler de Yasmah-Addu (cf. 1. 9). d) Noter l'opposition giGm6 et gis-mA-tur, les premiers tenant la place du plus courant gi3-mA gal. e) Noter la faço d'exprimer le réfléc : pagar-ka lillik ; la langue de Mari pourrait de mêm dire pagar-ka arlak (impératit] f) Addaruln kponymal = Urahhun~de Mari. On est donc au tout dkbut d'avril; la moisson n'a pas encore commencà mais est proche. Pour une date analogue, la mêm annéepour la moisson, cf. 1 43 : 41 et commentaire (492). ((
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((
Dis 2 notre Seigneur : ainsi parlent Migiya et Usur-awassu, tes serviteurs. On a donnà des apaisementsa) concernant la récolteau moment de la moisson, et en ce qui concerne l'entassement du grain il n'y a eu que la moitiéb(des corvkables) qui est
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PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
venue140. Il n7 y a (cependant) pas de négligencenvers la récolte141 Le canal a atteint la campagne de utt tan^) ; lorsque ce sera le moment d'irriguer, il ira jusqu7h ~ à » r à » - ~ d d u /Le ~lim~ canal du champ.. . vers le champ de la campagne.. . 142. En outre notre Seigneur nous a écrid'envoyer des moutons. Le jour oà nous faisons porter chez notre Seigneur cette tablette, nous est arrivéla tablette de notre Seigneur et nous avons envoyà un message chez samas-musallime). On fera aller h Saggarâtu des moutons réquisitionnÃet depuis Saggarâtu nous les expédieronsous0 escorte jusqu'à Tuttul. Que notre Seigneur écrivaux l~abitantsg)de Tuttul pour que 170nescorte ces moutons depuis Tuttul jusqu'h subat-samas, chez notre Seigneur. Bibliographie : éditpar P. V., MARI 6, p. 576-577. a) Pour l'expression ebûrar tluhhurrz, cf. (6981, n. t]. Il n'y a, de toute façonpas la place de n u - I ~ I - [ h u - u d ] . b) Pour cette faqon de dire, cf. III 6 : 9. c) Soit un NP (cf. XVI), soit un lieu-dit analogue A Qattuniin. d) Deux bourgades de rive droite, proches de Mari, souvent mentionnée ensemble; les toponymes signifient sans doute cc Domicile d' Addu >>, >. e) sama:-mu8allim, intendant du palais de Saggarâtumgarda son poste sous le règn de Zimrî-Lî 0 On note ici une construction de farâdu avec un double accusatif. g) Le terme wâiiburrz cc résidan>>, peut êtr un collectif (habitants), ou la désignatiodu cc gouverneur >> (résident)
141. A la fin de la 1. 9, il n'y a pas la place pour un iu-11;-tutn. i]k!*-iu-udj,[ i - r i ] ~~t~i-~k-ri-1111 142. L, 10-13 : id [al*-[glar*q~i*-r!kl*-u~~ (1-tu KU-r[u*-. . .k i ] , i-lu-ak id tu a*-S[i*-i]tn*x - [ . . . ] . u-~ilia-Ci a-& x - [ . . . ] .
L'AFFRONTEMENT DE LA HAUTEMESOPOTAMIE ET DU YAMHAD Un affrontement direct entre Alep et le royaume de HauteMésopotamiest prouvà par plusieurs textes explicites. Nous ne savons rien sur ses causes, si ce n'est des regrets sur le mode fils de SÛmÛ-êp comme quoi lyrique de la part de Yarîm-Lî son pi?re avait obtenu tout ce qu'il désiraijusqu'A ce qu'il s'affronte avec Samsî-Addupour une cause apparemment injuste (A.4251+, XXVIl3). De la mêm façonet de faço toujours aussi étonnanteAddu d'Alep mentionne A Zimrî-LÃle nom de Samsî Addu comme celui à qui il avait octroyà la toute-puissance (A.1968, XXVU3). L'oracle est rendu dans le Yamhad A la fin du rkgne de Zimrî-Lî Il ne prouve certes pas que cette toute-puissance dûs'étendrsur le Yamhad lui-même au moins dans l'éta oh se trouve désormainotre document. Mais les deux textes concordent A perpétueau Yamhad le souvenir de Samsî-Add comme celui d'un roi puissant et légitimePour tout ce dossier, cf. <>. MARI 7, p. 41-61. Des probli?mes entre les deux royaumes étaiende toute faço inévitabledu fait de la poussévers le nord-ouest des conquête de Samsî-Addu Il est vraisemblable que l'origine ponctuelle des contlits est A chercher dans la profonde mésententqui semble avoir étpermanente entre Qatna et Alep - et qui s'est reproduite semble-t-il, bien plus tard, sous Zimrî-Lî Il est cependant encore impossible de dire si Samsî-Adds'est senti peu A peu obligà d'y prendre part du fait de son alliance privilégiÃavec Qatna, ou si cette dernii?re fut créÃpar une rivalità grandissante entre lui et Sûmû-êp Concernant ce dossier, beaucoup de textes sont toujours inéditsmêm si plusieurs sont désormaidisponibles. (492) semble indiquer une offensive couronnéde succè de la part de Sûmû-êqui se serait emparà de 2 places majeures pour la défensdu haut moyen Euphrate, la Forteresse d3Addu et la Forteresse de Samsî-Addu ce A quoi il est expressémenfait allusion dans les C h r o n ~ q u e séponytrlale(cf. MARI 6, p. 275). Si la
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LES DOCUMENTS ~ I S T O L A R E SDU PALMS DE MARI
reconstitution que j'ai proposéde ce texte est bonne, on devrait dater ces événemen de l'éponymad'Ibni-Addu, donc d'une périodassez haute (cf. M A R I 4, p. 234, = Ham. 6). Samsî-Add avait dà faire du butin de son côtÃpuisqu'il aurait, d'aprks (4921, un millier de prisonniers, Yasmah-Addu projeta une manÅ“uvr ostentatoire de dissuasion qui devait le faire monter en grand arroi jusqu'A Tuttul pour effrayer les Alépinet leur faire abandonner leurs acquisitions militaires. (490), désormaicomplet, est bien postérieuA ces premikres opkrations: on y voit Alep razzier les zones frontikres nord de Qatna et un IShî-Addd'autant plus inquiet qu'il avait appris que Samsî-Addaurait subi un échemilitaire majeur de la part des TurukkéensDans la propagande mensongkre par laquelle Sûmà êpu essaie de désinformeses voisins et d'affoler le roi de Qatna, un des thkmes principaux est que cette invasion des Turukkéena ét suscité par lui. Comme l'attaque principale due aux Turukkéenet leur percéeeffectivement spectaculaire, sont relativement bien datée(cf. M A R I 4, p. 316: débude l'éponym d9Awî1iy = Ham. 131, nous gagnons ainsi un terminus post q u a n précieu pour déterminele moment de ce nouvel affrontement entre les deux puissances. C'est pourtant de ce débud9Awî1iy que N. Z. date (488) qui traite de la fin tragque de La.rîm-Numahà prince d9AparhÃ(sans doute dans la régiode Till Barsip), vaincu par des arméemenée par Ihe-Dagan et Yasmah-Addu. L'événeme suscita l'enthousiasme de Sûmû-êpLa.rîm-Numahn'apparaîen fait que pour disparaîtreSes agissements lui avaient aliénles sympathies d'Alep aussi bien que celles du royaume de Haute-Mésopotamie Sûmû-êest mort avant la fin de la guerre, nous ne savons pas comment. Un texte le décrirairamenà A Alep sur une civière son fils, lui succédaIl reste cf. M A R I 5, p. 180, n. 27. Yarîm-Lî de lui une lettre (inédite3 Yasmah-Addu, selon laquelle il semblerait que la paix revint alors entre les deux royaumes. Cependant, ses propos A YaSûb-Yahade Dê - t, 1, p. 385 et (251) - semblent prouver que son intervention fut décisivau moment de la chute du royaume de Haute-Mésopotamiet que sa flotte (sans doute celle d'Imârcf. MARI 6, p. 71) intervint jusque sur le Tigre, A Diniktum. Pour tous cela, cf. MARI 4, p. 308-309.
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Sûmû-êp
J'ai entendu ta tablette que tu m'as fait porter et m'en suis
fort réjouiT u m ' a s écril'affaire d e la défaitd e La.rîm ~ u m a h à ¢comme l ~ ~ quoi Igme-Dagan et ~ a s m a h - ~ d d sue~ ) sont emparédu prince d9AparhâIl faut maintenant q u e La.rîm-Numahmeure144! Que mes yeux le constatent pour que m a joie soit complète Autre choseb) : o n m ' a dit : << L à oà s e trouve La.rîm Numahâ il n'est pas mort145. >> Maintenant, puisque tu as battu son armée146dépêche-td'allerc) chez lui, brise-lui le crânet qu'il ne vous importune plus! Bibliographie : republiéMARI 5, p. 189-190 ; plusieurs caractéris ibid. tiques stylistiques non akkadiennes sont répertorié Note: dossier renouvelà par la *Th2se de N. Z. La.rîm-Numah avait agressà la ville de Zihlalum (Zahlalà de l'<>) qui appartenait au royaume de Haute-Mésopotamie L'évényne détournYasmah-Addu d'aller A Qatna. Il vint 3 Subat-Samas oà lui arrivèren des renforts de l'Est. Ces évén ments, contemporains de la prise du pays d9Ahazum et de la a. révoltde Lidaya, dateraient de l'éponmat d9Awî1i a) On attendrait plutô <>, puisque le texte dit clairement ana sêri-fu De fait, f u r d l à ® ~ t employà absolument a 3 Mari le sens << aller tout droit D, ou << aller vite A >>, comme le montrent : A.85 1 : 18, a-lu-na-ab e-le-qé-maà ki-ma pa-tzi-nis-vza, a-na <<Jeprendrai NG et tout aussitô nous ferons ma-rib ?ILL-fa-ar-da, route vers Mari >> ; XXVI 19 1 : 17 : ki-ma ka-fa-di-fu-ma a-na di-i1.k ti-fe-er-di-
144. L. 1 2 : [ ~ - ~ J ~ -J I- II I IUL- U Il i-- ~~ ~n u - [ r ] ~ (restauration ~ - ~ ~ ~ u N,Z.. *Tl12se).
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LES OP~RATIONSG U E R R I ~ R E S
LES DOCUMENTS EPISTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
ma, $si-ik-ku-ri
a-na ddi-ri-tim u-hi-il, <
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IO]
Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton pkre. J'ai pris connaissance des tablettes que tu m'as envoyéesA propos des bÅ“uf de SÛmÛ-êp tu m'as fait dire par ~ i h à ® l u: m ~ cela agréh pkreb), que Pkre m'envoie une <( Si lettre pour que je puisse en envoyerc) une à Sûmû-êp Sinon, il faut que ce soit Pèr lui-mêm qui écrivà ces pillardsd). H Voilh ton message. J'ai empêch ~ h u - l a . n a e )de partir car, à Saburrâil est loin147. Voilh que j'envoie un message. Toutes les razzias qui ont étperpétrée qu'un de tes fonctionnaires les note par écri et, h partir de maintenant, envoie (tout cela) chez moi14*. Autre chose : les messagers qa~néen sont arrivks chez moi.. .149. (~acune~).)
. .. Ils vont les trouver et de tomber h bras raccourcisg) sur le Palais, concernant leurs rations a1imentairesl5O et de se plaindre151 auprks d'eux rapport au travail des champs. Voici ce qu'ils disent : << Nous n'avons mêm pas obtenu la zone à 147, L, 11-14 : [~UIII-IIIU lu ki-O]-u~na-da-u-n~ucl-ncl .fu;*-/li-!i iu-IIU-ti. [li-if-pu-ur ~ ] I I - L & - ~rtul*-(if!*-pu-ra-a~n ~III (cf. 1. 7!), [ l u ] - / ~ ~ ~ * - l ~ ~ - [ ~ z ] u * , rtintecprttant la copie de r ~ k l * - r . f i l * - [ i [ - ~ ii~ ~i-110 ] ~ . XI*-bu-i-[u~]r u - I I ~en G. D. 148, L, 17-19 : [iu qa]-ti-ku [k]-fu-u!-!e4-er, [if-tu1 I ~ ~ - [ I I ~ - ~ I ~ I I - I I ~ - ~ I ~ I (cf. v. S., O r 22, p. 203) u-1111Isle-ri-iu, [ U - r l u - c l ~ ~ ~ . 149. L. 21-23' : [id-II~-~LIIII] dumu-me; fi-ip-ri lu qc~-[u-~~a-yu, [(adverbe) O]-nu se-ri-iu. 1 ik-fu-du-nitn]. 150. L. 2--3' : [;ln-tu- LI-110-rul-,fu-nu-ti. :ru-nu-IIILI el-/i i-kdl-li~nu-IILI k-ba-.Fu-nu. 151, L. 5' : ~i-&-c~l~-bc~-b~~-fu-n~~-ti-~~~c~ etc. L-emploi de ce G syllabaire du Nord se reflkte aussi dans l'utilisation du signe LM (cf. 1. 11'). ))
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côt de celle du palaish)! Qui peut cultiver un champ (dans ces conditions)? B Aujourd'hui, je viens d'envoyer tout droit les gens à Mari rejoindre152 leurs collèguesRépartis-leen 2 groupes153 : il y aura systèm de remplacement mutueli). Qu'ils fassent partie de la garnisod), accomplissant la garde de la ville154 et cultivant des champs h eux, sans avoir à assumer le servicek) des travailleurs non spécialisé Ce sont les recrutéisolés15 et les supplétifqui feront un tel service, tout comme ici. Rip'a-Malik, le soldat-bd'irunl, a recherchà une entrevue1561) et m'a dit ceci : (( A Mari, le Palais a (re)pris (mon) champ. Il faut que mon Seigneur fasse rédigeune tablette. Personnellement, je ne peux faire le déplacement157 mais je ferai porter cette tablette h Mari mêmeH Voilà ce que Rip'a-Malik m'a dit15*. Note lors de la collation, j'ai noté<
[a-Sa m~u*-un-~~u-utn (cf. ALM 44 152. L. 7'-8' : ~ i - u /~~i-ik-tcl-.Tc~-ud 22a) 1;-pu-u.?, ~ - ~ I I ~ ~ - Uu-II~I I I - mu-$1: I I ~ I [Oc1]-11use-er, i ; cf. Oppenheim, JNES 13. 1954. p. 153. L. 10' : ? . u - ~ - ~ ~ u(=- t?.Û?.-.fu~~Ût 141-148, 154. L, 11. : ... nlu-70-ur-ti cl-hki. 155. L. 14' : [lu-me]X
lu-mes egir etc,
156. L. 16' : [ri-ipl-u-tncl-lik (cf. XVlll, p. 174) Su-peS it-tnIu]*-ru-u111. [i-fel-m-tnu ki-c~-u[n~ i]q-/?ri I I I ~ - I ~ U - I I I ~ ] . 157. L. 19'-20' : l/?el-/~*!11p-pu-u1r1/i-[flu*-r!E-[ir-~i~c~], u-IILI-ku1;-ui cl/c~-c~k-m. 158. L. 23' : m-[~li-tflnlri-ip-u-n~u-likiq-/?i-cm].Fin* de la tablette,
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LES DOCUMENTS EPISTOLAIRE~DU PALAIS DE MARI
a) Le NP n'est plus vérifiablsur la tablette mais Qihîluest un NP trè bien attestà i Mari, surtout si l'on y ajoute son correspon>> ; pour la forme phonétiqudu NP, dant fémini<< QihîlalQahî cf. MARI 4, p. 388, n. 18 et D. Ch., << Compte rendu du CAD Q >>, AfO XXVIIXXVII, 1989190, p. 94b. Le verbe qa'âlu (QHL) est lui aussi attestà & Mari: cf, MARI 5, p. 180, n, 28. Qihîluou Qihîl seraient donc les correspondants amorrites du célkbrQôhél (CEcclésiast>>) de la Bible. b) Cette kcriture non usuelle << a-&-a >> pour << ad-da-(a) >> est encore attestke par un autre texte inkdit, M.5426, et désigndonc bien Samsî-Addu c) Le texte n'est pas bien conservt? inais il est vraisemblable, d'aprè les parallèles que le prince de Mari devait envoyer en son nom ii un roi étrangele modèl de lettre que l'administration lui ferait tenir. d) Le terme ifhifuttz enregistrà par les dictionnaires, cf. AHbtl. p. 394b (Nomadereinfall) ou CAD 1, p. 241a (Razzia incursion). n'existe pas, s'il ne repose que sur ce texte. D'aprè l'autopsie de la tablette (cf. d'ailleurs l'autographie de G , D.!), il faut poser un terme fâhifuriz<>, et l'enregistrer sous l'entrédu CAD <<truie>> ; $11, p. 98b (dont les 2 exemples sont à déplace& gahîtu cf. t. 1, p. 597, (404) n. cl. e) Lecture plausible d'aprks la copie de G. D., mêm si le NP n'est pas encore attestéCe pourrait êtr un des chefs pillards. f ) Il est probable que le << deuxièin sujet >> de la lettre concernait l'ambassade de Qatna, puis ~ommenqait~ le rapport sur des soldats, vraisemblablement de la régio de Subat-Enlil, mécon tents des terres qui leur avaient étattribuéesSamsî-Addles envoie donc renforcer la garnison de Mari et se faire attribuer des terres sur les Bords-de-l'Euphrate. Pour les amadouer. un régim de faveur leur étaiconsenti les exemptant des corvéede travail non militaires ; cf. ci-dessous à k). g) Pour ce sens de tnaqcîfunel;, << attaquer >>, surtout attestà à El Amarna (dans les autres dialectes, on trouve iilaqâtuii uila), cf. CAD Mll, p. 247b ; en babylonien, un tel emploi du verbe avec eli se trouve documentà pour l'attaque d'une maladie (cf, CAD Ml], p. 248a). h) Le pluriel fiddâtuiizcompris comme les << attelages >> par G. D., est certainement & dérivede fidduii~.<< le côt >> ; il aurait le sens de << Bereich >> (AHnj, p. 1230b) ; cf. à Suse : champ ff-id-da-ot tupfai-riin dans StOr 36: 87. Le mêm sens se trouve dans CAD $12, p. 407a.
LES OPÉRATTON GUERR&RES
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Cela n'est pas possible ici ; comme le texte énumkrdes griefs, et étandonnt? le sens restrictif de -!na, il faut comprendre que le fiddâekallinz représentaila zone intermédiairentre les bonnes terres que se réservaile Palais et celles qui &aient plus loin et donc plus difficiles & irriguer. i) uf-te-116-e-em-ina représentla forme 11112 du verbe enrîin Le verbe est employ6 de faqon impersonnelle, Pour ce systèm des tênà (remplaçantset de la tênît(remplacement), cf. p. 380. j) Erêbu signifie ici <> ou peut-êtr de faço neutre << entrer en fonction D. k) Le terme inassartum est utilist? ici au sens technique de <<serviceroyal >>, ce qui n'est pas du strict usage paléobabylonien Le passage montre que l'on pouvait exiger d'un soldat qu'il accomplîtoutre son tour de garde sur la muraille (service de forteresse), un travail physique indifférenci ( & la diffkrence des utnnzên~~m) ce qui étaiproprement le cas des ouvriers-kitzaffutt~.Il y en a d'autres exemples : cf. transport du vin et semice de garde à Kahat, dans (481). 1) Le texte fournit ici l'infinitif 112 itiilurui~r,& la place de I'atinurunl attendu. Une telle formation n'est connue de GAG qu'& partir de l'époqumoyenne (cf. p. 17*, n. 30).
Dis & Yasmah-Addu : ainsi (parle) Ehî-Addu ton frère Sûmîi-ê n e cesse d'envoyer à l'ensemble d u pays des << Nuzites et des messagers d e triomphe, disant : << J'ai réun les T u r u k k à © e n sj ' a i fait pénétr d e s gensb) chez les Turukkéenet j'ai triomphà d e Samsî-Addu E n outre j'ai pillà son pays. >> Voilà c e qu'il ne cesse d'annoncer. Depuis le jour oà j'ai appris cela, l ' a i perdu tout couragec). E n effet, il n'y a plus d e messager d e toi qui monte vers moi, depuis longtemps! L a premièr fois, mon cÅ“u n'avait pas port6 foi à ces dires. Par la suite, mon cÅ“u y a cru, étandonnà qu'un messager d e toi n e montait plus & moi. Déjauparavant, lorsque les Turukkéense sont livréà des actes hostiles à l'intérieu d u pays, vos messagers et les miens, vous les av(i)ez retenus chez vous. Vous n e laissiez mêm pas d e marchands monter icid). Il n'y avait personne pour m e renseigner. Aujourd'hui, d e même les Turukkéenviennent d'intemompre le pas d e mes
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LES OP~RATIONSGUERRI~RES
anniS elên ni tanaddinâ
messagers et celui des vôtres Aussi ai-je prêt foi h ces bruitse). Qu'est-ce qui^ peut donc bien occasionner que je ne sois pas informà de vos succè ni de vos déboiresVoilà qu'aujourd'hui, je viens de réalisepour ma part que vous m'avez considércomme un étrangeet un ennemi. Je sais ce qu'il en est de votre sentiment intime. Sans aucun doute, voilhg) ce que vous vous dites en vous-même : a Il est h craindre que, si nous écrivoncette affaire h Ishî-Adduil ne se dispose à la paix avec Sûmû-êet qu'ils ne fassent la paix entre eux. >> Voilh ce que vous pensez en vous-mêmes Or, mêm si Samsî Addu fait (un jour) la paix avec SûmQ-êpumoi, tant que je serai vivant, je ne la ferai pas avec SÛmÛ-êp En outre, mêm si ce que Sûmû-êa dit est prouvà et que les Turukkéensont en guerre avec vous, allons, prends un homme sur un régiment159cela ne fera pas 2000 ou 3000 hommes qui se rassembleronth)! Que s'est-il donc passà pour quei) ton pèr ne m'ait pas donnà cette arméque j'ai récla méeSi tu es vraiment mon frèreje désirce que tu désires Ce qu'a dit Samû-êpuque ce soit vrai ou que ce soit faux, envoie-moi rapidement un message pour me dire ce qu'il en est, que mon cÅ“u sache (h quoi s'en tenir) et informe-moi! Bibliographie: republiéaugmentà de A.1882, par J.-M. D. dans Un allià fantomatique d'Alep contre Samsî-Add: le prince Mamukatisaia È MARI 5, p. 167-170. a) Pour ce terme de nusûnl Nuzite cf. introduction au chap. VIII, p. 375. b) II s'agit d'émissairealépininfiltréchez les Turukkéens Ces derniers sonr, en effet, dkjà à résidencdans le royaume. comme déportà ou garnison. c) Pour ce sens de h a d à ¢ r u m se laisser aller, perdre tout allant cf. t. 1, p. 346, (214) n. d). d) La syntaxe est trè particulièremdr tamkâr Sa annif illi'ani fil tanaddina correspond h l'akkadien standard : mû tan~kâr
L'expression fils de marchand du texte akkadien doit se comprendre comme le sémitismbien connu celui qui appartient à la classe des marchands ou l'expression grecque ho toà + nom de métieÈ e) Pour l'intérà de ce passage, cf. t. l., p. 616. f) Pour mânlînu cf. (474) n. c). g) Un des rares passages ob mmîta est employÃpour ki'an~! h) Pour ce qui est vraisemblablement une expression proverbiale, cf. à *Sagesses et proverbes de l'époquamorrite S . IShî Addu taxe de timidità les autorité du royaume de HauteMésopotamien ce qui concerne le recrutement de l'arméqui doit lui êtr envoyéeQu'il y ait ou non attaque des Turukkéensde toute facon ils n'étaien pas disposéà mobiliser de grands moyens: au lieu de procédeà une levéen masse de leurs ressources militaires, ils comptaient prendre ici et là des soldats. Ce procédde recrutement est évoqupar Samsî-Add: Prends ici 200, ici 300 soldats : cf. (448). Le terme auquel on recourt est proprement celui de zukûm unità d'infanterie*, non pas s f i q à » ~ rue comme je l'avais cru dans MARI 5, sur la foi de l'expression sumérienn: gis-tukul-e sila3 dib-ba = pris dans la rue pour le combat B. i) Ma~nnlîniest nouveau et doit s'interpréte(cf. n. e) comme <- ' m à ana mînim Ã
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Dis h mon Seigneur : ainsi parle Mâsumton serviteur. Sîn-tê a envoyà chez moi un message pour avoir du secours et je suis arrivÃchez lui, h Subat-Samas, avec l'armée Le lendemain sont arrivéedes nouvelles sur l'ennemi, disant : a Sur cette rive, y à ¢ p a h - ~ d daufortifià ~ la ville de Zallul (qui se trouve) sur l'Euphrate mêm et campe h l'intérieude cette ville avec une troupe de 2000 émigrés du Pays. Voilh le rapport qui m'est arrivéEn hâtequittant SubatSamai avec l'arméqui est sous mes ordres et avec celle qui est sous ceux de Sîn-têr j'ai fortifià la ville de Himus, qui est en vuec) de la ville de Zallul. Entre les 2 villes, il y a une distance de 30 lieuesd). Lorsque j'eus fortifià la ville de Himus à sa vue et qu'il eut aperç le renfort (venu) du Pays, il leva la Ã
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159, L. 44 : ... i-nu 1 &-lin
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torche et toutes les villes de la rive opposéau pays d'ursume) ont reç (le message) de luio. L a troupe ennemie^^') qui s'est rkunie en vue de (fabriquer les) briquesh) est nombreuse et, du fait que je ne (pourrais) briser (une telle) arméei) je ne compte pas attaquer)) la ville. J'ai fait porter cette tablette de moi chez mon Seigneur depuis les berges de l'Euphrate. L'arméet le gros bétailk vont bien. a) &rit par sandhi. Yâpahadd ; cf. l'écriturétymologisant ia-pu-ah-a-du-h de M.8494. Le NP signifie Addu a donnà un remplaçanB. XVI11, p. 224 le considèr comme un roi d'un pays du haut Euphrate et attribue cette lettre ?i l'époqude Zimrî-Lî Le document appartient cependant manifestement ?i l'époquépo nymale puisqu'on y dkcrit des opérationconjointes de MâSu et ?i Subat-Samas! Dans B.590 = A.3598+, en revanche, il de Sîn-tê s'agit manifestement d'événemen de l'époqude Zimrî-Lî Yâpah-Add y est mentionnà avec Suprêrah lequel (cf. (301) appartient, lui aussi, aux deux époques Pour ces gens, cf. t. 1, p. 471. b) Pour le terme hâbirum cf. p. 374. Cela indique donc que sous la pression militaire du royaume de Haute-Mésopotamieau moins 2000 personnes avaient fui de la rive gauche de l'Euphrate. c) En m. ?i m. : en face de ... à Cette expression s'oppose ?i ina mehret, au droit de.. . * qui revient ?i dire en face, mais de l'autre côt du fleuve*. Les deux noms de ville sont des hapax dans la documentation mariote, ce qui est dà à leur situation trè excentrke. d) Pour deux autres villes ?i faible distance. occupéepar des forces adverses, cf. le cas de Râhisu et de Dubbà (456). e) Le texte est fondamental pour la localisation d'Ursum et de Subat-Samas. Ursum est certainement au nord de Carkkmish et sur la rive droite de l'Euphrate; mais pas trop au nord, si l'on tient compte du fait que Subat-Samai appartient au royaume de HauteMésopotamiet est une base importante contre le Zalmaqum. Tout cela convient assez bien ?i une identification d'Ursum avec Gaziantep (cf. A. Archi et al., Gaziantep e la sua regione. 1971, p. 9 sq.). Si Ursum ktait plus proche de l'Euphrate (par exemple dans la régiode Nizip), on ne parlerait pas du << pays d'Ursum mais de la ville elle-même Ã
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La zone visépar les signaux de feu serait donc celle de la ville actuelle de Birecik, ce qui devait représenteles possessions du Zalmaqum sur l'Euphrate. En revanche, Subat-Samai ne peut que se trouver sur la rkgion de rive gauche de l'Euphrate, ?i l'aval de Birecik, et sur la route caravanièrqui menait de Halap il Harrâ (en d'autres termes, d'Alep à Urfa). Pour ces raisons, Subat-Samas ne doit pas êtr dans la régiode Tell 'Abyad, comme nous l'avions propos6 D. Ch. et moi-mêmedans Fils de Sim'al È RA 80, 1986, p. 182-183. f) G. D. a traduit lui ont rkpondu ; comprkhension par à recevoir chez CAD 1, p. 233 : à They received him (i. e., his message) * ; AHw, p. 578b. La bonne interprétatioest dans CAD Mll, p. 59a: Al1 the towns which are on the other side of GN received (it) from him. g) Cette lecture ne pose aucun problèm sur la tablette : le terme naburum, dksignation d'une troupe. lecture de Ch.-F. J., ou sa correction en n a - b u - t u i d , adj. verbal correspondant au participe munnabtum, fugitif È selon v. S., O r 21, p. 202, ne sont pas ?i envisager ici. Corriger en ce sens AHw, p. 700b et CAD Nll, p. 40b ainsi que CAD $12, p. 248b. h) La traduction à ?i l'intérieudu rempart de Ch.-F. J., maintenue par XV, p. 280, ainsi que par C A D Z (p. 160b: the troops which are collected within the walls(?) È et toujours CAD $12, p. 248b, n'est guèr possible. Zumrum dans la langue de Mari n'est pas autre chose qu'un équivalenlexicalisà de jêrum appartenant au mêm champ sémantiqu(parties du corps humain pour dksigner l'orientation dans le monde extkrieur) et de sens tout aussi usk. Il faut y voir une allusion aux opkrations de fortification de Zallul. i) C A D $12, p. 248b, traduit to expel Èce qui est trop large. Sâba feberum signifie ici simplement briser une résistanc arméB. Il y a de fait il Zallul une troupe de 2000 hommes, ce qui en termes de l'époqureprésentaiune véritablarmé; préfixipour e-, de lre personne. j) CAD $12, p. 248 a compris: à Je suis incapable de m'approcher de cette ville. Le sens propre de sanâqur1 ?i Mari est, de faço générals'approcher de quelqu'un ou d'un lieu, avec agressivitk d'oà les sens courants de réprimande ou examiner scrupuleusement, passer en revue d'inspection et ici d'à agresser ; pour le sens militaire de sandqum, attaquer une ville~,cf.1135:5;1138:6;I139:9. k) Le terme bugarum est désormaibien documentà ?i Mari. 11 Ã
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est intéressande constater que la régioque constitue la partie supkrieure de la grande boucle de l'Euphrate est attestke par plusieurs textes comme une zone d'klevage de bovidéplutô que d'ovins. Pour les bœuf de Sûmfi-êpucf. (489). L'usage de Mari recourt A un GA, ce qui indique une lecture bugarum et non buqârun comme les parallkles hkbraïque ou arabes y inviteraient, AHw, p. 139a et C A D B. p. 322a. On constate qu'assez souvent la skquence lqal ou Iuql est reprksenté2 Mari par GU (gullulurn) ou UG.
l'annéet 5 jours pour la route elle-mêmed; atteins Tuttul pour la fm du mois d'Avvarum (vii*). Sûmû-êentendra les rumeurs concernant ton déplacemenet il évacuer ses conquête : la Forteresse d'Addu, m a or ter esse^) et les diverses villes que l'ennemi a prises d'assaut^. Alors, ce payslÃretrouvera le calme. Dis ceci aux Benjaminites : 6 Si vous ne voulez pas que c'en soit terminéeavec les pâturesmontez vous mettre h la disposition du pays! Reste 15 jours lh-bas. 5 jours pour ton retour: retourne à Mari pour le 20 d'Addarum (viii*), soit 5 jours avant la moissonh). Expédil'arméà la moisson1^. Fais comme je te l'ai kcrit! Bibliographie : republik, MARI 6, p. 568 ; cf. MARI 6, p. 271, n. 2. a) La restauration de Halabî n'est pas certaine. Il semble cependant que ce soit un bon endroit pour y convoyer des prisonniers faits sur le front du Zalmaqum et que l'on doit venir chercher depuis Mari. b) Les troupes viennent des villes principales des Bords-de'Euphrate et Qa{{unân'en fait pas partie. Suprum est mentionné parce qu'elle reprksente la forteresse principale de l'alvéolde Mari. c) J'ai repris l'idéde P. V. que le document date du 15 ; il faut 10 jours pour réuniles soldats et faire route. On est en revanche 2 pied d'Å“uvr à 2 la fin du mois È Samsî-Add compte donc sur un dklai de 4 A 5 jours pour faire tenir ses directives 2 son fils 2 Mari. d) Noter le temps qu'il faut pour gagner Tuttul depuis Mari : le lieu de dkpart est cette dernikre puisqu'il faut le mêm temps pour le retour que pour l'aller. Il y a plusieurs attestations qu'il faut, pour gagner la Forteresse de Yahdun-Lî(= Forteresse de Yasmahr Addu) soit la régiode Dê ez-Zor oà se trouvait la ville antique, 3 jours depuis Mari, et 2 depuis Terqa. Le présendocument montre qu'il fallait encore 2 jours pour aller de la Forteresse A Tuttul. En fait, l'annke devait, dans le cas prksent, faire route 2 marches forcéesans s'arrête aux étapenormales. e) à Ma Forteresse reprksente à DiIr Samsî-Add È Pour cette Ã
Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Sarnsî-Addu ton phre. Mâsiym'est arrivk. Tu as envoyÃavec lui 30 hommes pour escorter le butin. A quoi arrivera un groupe de 30 hommes pour escorter un butin de 1000 (prisonniers)? Il faut que prenne des provisions pour 15 jours un groupe d'une centaine d'hommes, citoyens du pays. Fais-leur prendre la route^ avec Lâ'ûExpkdie(-les) rapidement pour escorter le butin. Je ne t'impose pas de terme1^ pour la venue de cette f i ) cette troupe vienne troupe. Le butin attendra à ~ a l a b à ®Que quand tu le jugeras bon. Autre chose : voici ce que tu m'as annoncÃvia ~ % i ~ a : ^ N Je veux faire prendre la route avec moi h autant de troupe qu'il en est possible et continuer ma route vers ~ u t t u l l Les ~~. rumeurs concernant mon dkplacement seront entendues dans le royaume du Yamhad. Voilh ce que tu m'as annoncà et c'est judicieux^. Fais se mettre en route avec toi la troupe qui se trouve à Mari, ou bien ou bien à Terqa. Nous h suprumb), ou bien à Saggarâtun~ sommesc) le 15 d'Ayyarun; (vii*) : 5 jours pour rassembler Ã
161.L. 8 : Ili]-il-q&em it-ti lu-i-im* [iuJ-t~~-us-bi-t~~-iu*-i~[u*-ti]. 162.L. IO : Lhf]-ur-d~lm I l i - d u - I I Uu-IIU ~ CI-lu-uk$0-bi-irn iu-CI-[[il*. 163.L, 15 : fa-ni-tum ma-ii-iu ki-u-ulm &-pu-ru-~~~n-1. 164.L. 18.: u-iw tu-ut-tu-ul^ lu-t[i*-iq]. 165.L. 21 : [a-wa-ut tlu-n5-pu-ru-am duin-q[u-4.
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ville ainsi que pour la Forteresse d'Addu, cf. MARI 6, p. 271. f) Pour ce sens de ?ahî!umà prendre d'assaut Ècf. F. J., FM [Il, p. 84, n. m). g) La valeur QA de GA est épisodiquemenattestéà Mari. h) La moisson devait donc commencer cette année-lle Ier de Maqrânu (ix*), comme plusieurs textes l'attestent : cf. MARI 4, p. 246, n. 12. Cela correspondrait cependant au 15 avril, ce qui conviendrait plus A une date de moisson en Haute-Djézirqu'il Mari, oh l'événeme est un peu postérieur Pour les décalageentre calendrier officiel et moments de l'année cf. XXVI11, p. 114, n. d) et cf. J.-M. D. et M. G., à Les rituels de Mari ÈFM III, p. 30.
LES COUPS
tique un peu déroutanteindiquaient une situation dans la partie occidentale du Tiîr-'Abdî Le site de Tigunânu se trouve, en fait, A l'est de Diyarbekir, au débouchdans la haute vallédu Tigre de la passe de Mardin, sur la route qui rejoint Amuda-Mardin au cours du Tigre. (505) montre en outre que la ville elle-mêm se trouvait sur la rive gauche du fleuve. On a donc affaire au nord du Tiîr-'Abdî On peut ainsi appréciela perct5e accomplie par les Turukkéens Les mouvements que nous constatons peuvent en masquer d'autres. Ils pouvaient êtr ainsi provoquépar les incessants conflits qu'ils avaient A soutenir, dans la contrédont ils étaien originaires, contre les Guti du Zagros, lesquels pouvaient même au moins épisodiquementse les soumettre, comme le montre XXVI 525 oà l'on voit Sâsiypayer tribut à Zazum, roi des Guti. Les Turukkéenétaienregroupésous la conduite d'un roi. Ce dernier semble avoir étLidây sous Samsî-Add(517), (531) et s'appeler à Zaziya sous Zimrî-Lî Le titre indigèn de ce prince est exactement nuldûnum sans doute une dérivatio non akkadienne sur une racine sémitiquapparentéA WLD, à naîtr (cf. MARI 6, p. 625), duquel est mêm dérivl'abstrait nuldûnût (J. E., NABU 90163). La dérivatiosémantiquserait donc la mêm que celle du terme haSsu? qui, en hittite, dksignait le à roi et le dénommaià nÃÈsans doute - comme le comprenait E. Laroche -
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Les Turukkéenreprésentaienune population turbulente dangereuse pour les gens de Haute-MésopotamieLeur habitat à officiel mêm s'ils en bougent sans cesse, étaiplutô sur la rive gauche du Tigre. Le territoire de rive droite qu'ils envahissaient sans cesse étaila zone Assur-Karanâsous Zimrî-Lî ce sont donc surtout ISme-Dagan et Asqur-Addu qui souffrirent de leurs exactions. Au débude ZL I l ' , ils attaqu2rent A Ninê (Ninive) ou dans la régiod'ASSur-Razamâ Sous le rhgne de Samsî-Addu ils purent opéredes coups de main en profondeur dans le Pays ui-même Mais on tes voit aussi dans les valléede montagne jus t12dans les régionnord-ouest delaDjézirà Ainsi, d'aprks (50% le pays de Tigunânu fut-il en%& par eux. Or Tigunânumproche d3Eluhhut et du HurSânum avait en son temps conclu un pacte avec Yahdun-Lîmlequel est rappelà aux débutdu rkgne de Zimrî-LÃpar le roi Nagatmis (A.1182, cità par D. Ch., Amurru 2). La zone qu'avait soumise Yahdun-Lî se trouve plus vers l'ouest que vers l'est; d'autre part, un texte qui recense des déportà de guerre, T.574, mentionne successivement des gens qui viennent de Nihriya (Zalmaqum) et de Tigunânum On trouvera une appréciatio identique sur la situation du Tigunânu dans J. E., The Shemshara Archive II, p. 20. D'aprks (506) en étailimitrophe le Hirbazânumlequel est un pays montagneux. Toutes ces précisionsainsi qu'une onomas-
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LES DOCUMENTS
P PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
comme Daraggum et Andarig et de signifier à La route^, toponyme de dénominatioanalogue à celle de HarrânLa perte du voisement serait l'indice d'un adstrat houmte. Les rapprochements onomastiques entre noblesse turukkéenn et bourgeoisie assyrienne pourraient indiquer des liens relativement proches et faire comprendre pourquoi Isme-Dagan envisagea une alliance dynastique entre son fils Mut-Asqur et une princesse turukkéenne(602) et XXVI 525. Ce n'est sans doute que par suite d'une erreur de perspective que l'on croit constater la mksalliance d'une des principales familles royales de l'époqu avec des princes barbares. On peut donc considéreces Turukkéenturbulents comme ayant au moins des dirigeants d'ascendance sémiteces derniers faisant partie de ces Amomtes qui ont déferlsur tout le nord du Proche-Orient. J. E. a eu d'autre part raison de souligner (ibid., p. 106) que plutô que des agglomérat tribaux amorphes ( à amorphous tribal conglomerations È) ils devaient former des confédirationde petits États-vallkes En tout cas, ces Turukkéenne semblent frkres de race ni avec (506) ni avec les Guti (592), comme les à montagnards È-iaddlî' le montrent ces deux documents trks nets. Dans ce dernier texte les Turukkéensvenus pour prête main forte aux gens de Qattarâsont pris à revers par les Guti. Ils écrivenà Hammu-rabi de Kurda:
de mon Seigneur. Sâsiy à qui auparavant mon Seigneur avait offert or et argent, sans qu'il l'accepte, aujourd'hui, Dagan a réconcilimon Seigneur et Sâsiyaà En fin ZL 10' les Turukkéen firent partie de l'alliance contre Ekallâtu et Kurdâ Il existait aussi des rapports économiqueavec la plaine autres que le simple pillage. D'aprè (493) c'est au Sud-Sindjar qu'ils venaient particulièremen se servir en sel. Cela s'explique comme l'appoint nécessairau fourrage livrà aux animaux et indique qu'ils avaient des activitéimportantes de pasteurs (cf. MARI 5, p. 203). Un jour nouveau est jetà sur eux grâc aux documents de Shemshara publiépar J. E., à News from the Eastern Front : The Evidence from Tell Shemshâra~ Iraq 47, 1985, p. 83-107. Sous l'époqude Samsî-Addsont surtout documentéles troubles qu'ils suscitkrent en Haute-Djézirautour d'Amursakkum, à un moment de trks fortes intempériequi ressemble assez à celui oà les pluies commencent en Haute-Djézirà vers novembre. Il pourrait s'agir d'une tentative désespér pour acquéride la nourriture avant les grandes rigueurs de l'hiver et retourner chez eux. Plutô que d'individus poussépar une sévkrfamine (cf. J.-M. D., à UniversitÃet diversitÃ... È Actes de la XXVIIZIr RAI, p. 99-100). il s'agissait sans doute de déportÃou de garnison en rebellion. (452) est fondamental pour la datation d e c e s troubles turukQabrâantérieureme? k e n : il s'agit du moment de la {'$kg%% à l'expéditiode Qatna, et Sûmû-êd'autre part (490) se m e d'avoir suscità ces actions contre le royaume de HauteMésopotami: < J'ai réunles Turukkéen; j'ai fait pénétr des gens chez les Turukkéenet j'ai triomphà de Samsî-Addu En outre j'ai pillà son pays. à Pour le rkgne de Zimrî-LÃde nombreux renseignements sur eux sont fournis par la correspondance d'Iddiyatum. On se reportera à la synthkse établipar B. L., XXVU2, p. 469-471. Ont étréunici-dessous les textes qui mentionnent explicitement les troubles dus aux Turukkéenainsi que ceux qui montrent l'affolement du Pays devant des mouvements d'ennemis qui firent se multiplier les signaux de feu (cf. en outre les documents regroupédans le chap. à La conduite de la guerre È) L'étudque leur a consacréN. Z. dans sa thkse date la révoltde Lidây ainsi que celle des Turukkéende la fin de l'éponymad'Azur-malik et du courant d'Awîliya
LES DOCUMENTS
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PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
LES OPERATIONS GUERRIÈRE
494 [IV 381
493 [IV 211 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère L'ennemi, c'est-à -dir les Turukkéensont fait invasiona) et Ils ont pris du sel168b) et ont déclen sont arrivéau chél6un raid à l'interieur du pays. Ils ont pris des bÅ“uf et du butinc). Maintenant qu'ils ont fait cette expéditiond)qu'est-ce que Ga veut dire qu'ils ne soient pas trè nombreux170e)? Assurémenils se sont mis à venir sans cesse plus nombreux171f)! Aprè enquêteje t'enverrai un rapport détaillà Bibliographie : cf. MARI 5, p. 199 et n. 2-3. a) En m. ?i m. : à sont sortis (de chez eux). >> b) Pour cette lecture, cf. MARI 5, p. 200-205. Les salines peuvent êtr celles qui se trouvaient au Sud-Sindjar. c) D'aprks les parallkles, le 5allatum comprend les personnes. d) En m. ?i m. : à Depuis cette arrivée >> e) La copie de G. D. qui rend bien compte de la tablette ne donne pas le ru-bi-i repris par les dictionnaires et commentateurs. Le texte ne peut donc documenter ici qu'un verbe r a b à ¢ b u m çêttrks nombreux*, analogue ?i l'hébre r à ¼ b a bà êtr nombreux ( A H w ne connaî que r a b à ¢ b u m à êtr mou *). Dans la langue de Mari, ce verbe a donnÃle terme pour à 10000 r i b b a t u m ou r a b b a t u m . Une racine R B B doit donc êtr posé?i côt de RB", dans le dialecte mariote. Dans ce texte, j'ai postulà un participe à la forme permansive Ã
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(râbibû f) w a t à ¢ r u est ici construit en asyndkte. Le m. ?i m. est : Pour sûrils ont étnombreux : ils se sont mis ?i venir sans cessen (1/3!).i - f i - r u n'est pas un inacc. (XV, p. 279) mais un acc. 167. L. 5-7 : na-uk-runi m u - [ u k - k u - f i1i-pi-m~u-1111m\a*-a-tim], [ilkfu-[du*-n[im* ] . 168. L. 8 : muni (U.Dih4) il-yu-[i-md\. 169. L. 11 : 1l-wu-uf-5e-ru-[nin1] ; cf. 1. 8. ventif! 170. L. 15 : mi-nu-uni i-ul ru-hi-bru*]. 171. L. 17 : ir-pi-bu a-ta*-lu-\ku-urti\ ; cf. v. S., Or 22. p. 203.
Dis 2 Yasmah-Addu : ainsi parle Erne-Dagan, ton frère En ce qui concerne la zone irriguéeade Subat-~nlil,objet de ta lettre, tu ne (la) laisseras pas aller jusqu'à ce que je te (1)'écrivd'ici. Je me fais beaucoup de soucis172 et les chevaux.. . ~ a z u ~ à ¢ ..n l ~ ~ ~ ) (Lacune.) Au sujet de ce que tu m'as écritlorsque l'ennemi turukkéer sera entrà à l'intérieudu Pays, il faudra que ta troupe empêch l'exodec) de la population de Zahiku, depuis Zahiku en direction d ' ~ z h i z z u m ~et~ ~qu'on ~ ) , me fasse un rapport. 10 hommes doivent empêche un exode depuis Zahiku vers ~ u r r à ¢ n u metldans ~ ~ ~ta direction. Laisse (alors) aller la zone irriguée En ce qui concerne Yatir-Namûmsujet de ta lettre, il résid à Izhizzum et il contient l'ennemi, tout en dirigeant les ber~ f )prendre . les gers. Il doit aller résideà ~ a t u m u r u m ~ ~Fais présagepour iui177. Bibliographie: cf. M A R I 5. p. 209 : plusieurs corrections en n. viennent de la *Thèse.. , de N. Z. Note: le sens est manifestement qu'il faut éviteune panique à l'annonce de l'invasion ennemie et, tout particulikrement, que les 172. L. 10 : mu-di-if i-ha-[us\ ; N. Z., *TIlise...,propose li-ha-\si-is]. 173. L. 12: 1*l~[~*]-.-u*-gu*-[a~i...]. 174. L. 2'-7' : [us}-fumfa [ta-af-pli-ru-uni],[il-nu-nui nu-uk-ruin [tu-ruIII~I~~ uk-ku-um],11-nuli-ib-hi mu-[tim i-te-er-bu],a-na W - f i - i b Z U - / I ~ - ~ ~ - [ sabu-klu* (J.-R. K.), fe-pa-(ln1 if-lu z a - / ~ i - k i - m ~ [[a]-di a ~ ~ ] iz-hi-:-zik , U-su,,m ( <- NKS ; cf. v. S., O r 22, p. 204).
175. L. 10'-Il' : [se-p\a-am a-110 liu-rurl-ra*-iii~n~~, [(I ~ ) - I Ise-ri-ka U [liu-k1iT*-su*(cf. 1. 7'). 176. L. 19' : [Ã a-nu] ^.a^-[[lu-mu-ri-imkl(N. Z., *TIli.se). 177. L. 16'-23' : ~ii-fa-ub-ma JIU-ak-ru-uin,i-ka-al-la ugula* sipa*-mes. i-ip-pi-eS, i-IIU~zu1*-[tlu-mu-ri-i1n~, \U-il-li-ik]-nia,li-fi-ib, Ã te-re-t[ini],iupi-Lis-si-uml ; le texte est sur 2 colonnes!
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LES DOCUMENTS EPISTOLAIRESDU PALAIS DE MARI
terres irriguéeautour de Subat-~nlilsoient délaissé et cessent d'êtr mises en culture. a) Pour ce sens de salhum, cf. XXVI, p. 328, n. 20. Ici, il s'agit manifestement des animaux et des gens qui y vivent. Pour l'expression salham w d u r u m , cf. J. E., RA 85, 1991, p. 131- 134. b) Pour ce NP de sens inconnu, cf. outre le déportdu nordouest de XVI. M.7436 vi (Bédouin) c) En m. h m. :à couper le pied (iêpai n a k à » s u ~;npour cet idiome, cf. l'explicite XIV 86 : 27. La proposition de v. S., Or 22, p. 204, a éth tort comprise par XV, p. 215, comme dérivanla tonne de lkt ; cf. d'ailleurs AHw, p. 721a. d) Zahiku est sans doute un bourg de la régionord de Tell Leilan, analogue au second bien mentionnÃdans les textes de Tell N. Z.I. Leilan ; cf. C. Vincente, TL 1987, 31, 59, 177 (Réf e) *Hurrunum n'existe pas. Hurrâ est tr&s bien mentionnée mais se trouvait dans le district de Saggarâtu (A.4434; M.7450 xii, etc.) et doit donc êtr distinguéde ce lieu-dit de la régiode Tell Leilan. N. Z. retrouve ce topnyme dans II 39 (= XXVI 41 1) : 4. f) N. Z. a pu améliorema collation en la rapprochant du bourg de Zatumru, h proximitÃde Subat-~nlil; cf. C. Vincente, TL 1987, 32 ; 54 ; 69, etc. Ã
495 [V 361 Dis h mon Seigneur Yasmah-Addu: ainsi parle ~ à ¢ s i d à ¢ n uton m ~serviteur. Mon Seigneur m'a écrique lui est arrivéune nouvelle au sujet de l'ennemi. Le pays a étrassemblk A ses forteresses et les patrouilles de campagne renforcéesUn voyageur d'Andarig e s t p o r t à disparu^. Des gens de Karanà ont ktà pillés178 Ou donc les particuliers sont-ils en sécuritéc Puisque bu-sa..."^ rkside chez lui, mon Seigneur doit lui dire de ne plus prête de grain179e). Il faut que le pays se rassemble. J'ai envoyk un message chez puziyaf) au sujet des voya178. L. 9-14 : à [sa-a]g*-[b\u*-um,[du-un-nu-u\n*],[ I l a*-lik kaskal u[i1!-...ki], [ia1-du-Su i-te-[mi-id ( ? ) ] ,[Ilfi*-mes*[k1a-ru-i1[u-yu"},[ilni*mu-[US-'us]. 179. L. 20 : .Te-em a-iui Su-&-nim.
LES OP~RATIONSG U E R R I ~ R E S
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geurs, mais il ne réponpas. Mon Seigneur doit lui kcrire. Il faut que mon Seigneur, la ou il est, instaure des patrouilles de campagne et qu'il ne permette pas de se déplacerC'est A Q a p r Ãmêm qu'on doit aller. En outre, bÅ“uf et ch&vres180doivent partir pour la steppe'). Personne ne doit venir de Mari. Il n'y a pas de.. . pour chez le Roi. Les champs sont en flammes g1h). a) Pour ce NP construit sur le nom de la cigogne, cf. APN, p. 201. b) La restauration suppose que l'on ait ici un idiotisme surtout attestà par les annales royales : iûda-C e n ~ à ª d u men m. à m. : s'approcher de sa montagne È pour signifier M disparaîtr >>. c) Le C'AD All, p. 233b. a voulu voir h tort une sorte de proverbe dans ce passage: à (As a rhetorical question) Where in the world is a poor man s a f e ? ~Le 111u!kê11u n'est pas un pauvre dans les textes de Mari, mais un à homme du peuple >>. d) Le NP n'est pas sû; G. D. a lu Abu-salim. mais à Abu-Samas ou M Abu-sapar sont kgalement possibles. e) En m. h m. : a de ne pas donner de grain à faire redonner. >> Pour le commentaire, cf. MARI 5, p. 190 ; le verbe est dérivici de la forme III de nadûnuin à donner?, non de fênum à moudre È Pour l'usage de TU avec la valeur DU, cf. 1. 22, l'emploi de DA avec la valeur TA : ik-td-mi-is, (US). f) NP lu sans raison Bûsi dans XVI ; sens incertain, Puzi ou Puziya est épickneL'individu est encore documentà pour la régioNord à l'époquéponymal(A.3563, lettre d71tûr-Sama qui dit ne s'êtr encore rencontrÃni avec le roi ni avec P.). g) La forme verbale li-bu-ur a étconsidérà comme venant de habûrid sans que la laryngale (H) soit notéeou par oubli du signe IH. h) Il est possible que l'on ait là encore la pratique de la terre brûlÃ; cf. (499). Ã
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496 [IV 871 Dis a ISme-Dagan : ainsi parle Yasmah-Addu, ton frkre.
181. L. 33-34: [wu-aiii-in\a lu i-la-kuiii-iiia [O-01-x*.[a-nu se-e\r lugal lu-US-Sua-Sh-hi q(;-[/u1-1 u*l.
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LES DOCUMENTS FR PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
Le Roi m'a écrinaguèr que les Turukkéenavaient envahi et qu'on les avait encerclésaà Nithum. Depuis ce jour, ni le Roi ni toi ne m'avez écritbsi ces gens avaient eu des tuéou s'en étaiensortis en gosc) et je suis perpétuellement18dans l'inquiétude Maintenant envoie-moi tous détailsur eux et des nouvelles de toi. a) Il faut comprendre comme G. D : à étaienassiég6È non. de militaire est faqon active : à ont mis le sikge. à L'événeme racontà dans A.3131 : suite ?i la pluie *les Turukkéense sont r6fugi6s à Nithum qui est au-dessus d'Amas, dans le pays de SunÃà (ina ni-it-hi-iin^, Sa elên ~ r n a $ ina mâ$undk îmidu) Or il est pr6cis6 que à la ville de N. oà ils se sont rkfugiks, est une ruine (ha-ri-ib) È b) Taipuram au lieu de taSpurâni reflkte un usage courant à Mari d'accorder la forme verbale avec le sujet le plus proche. c) Ana garnrint signifie à en gros à ; pour cette raison le sens (courant) de à se sortir d'une, difficultÃà a étdonnà à wajûr plutô que à faire une sortie È A la 1. 5, wajfirn a le sens courant de q u i t t e r ses frontikres È donc d'Ãenvahir È
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père A ~ m u r s a k k u m ~lh) ,oh s'étaieninstalléles Tumkkéens ~ à ¢ d à ¢ n uavec m ~2000 Nurruguéens s'étaiinstallÃh l'écartc sur un côtÃdans un retranchement fortifié L'ennemi, dans le dessein de couper le ,guéd)s'avan~aau-devant de Dâdân pour livrer c 0 m b a t l ~ 3 ~avec ) , l'appui de ~ u ' a r r i m m ~On l . l'a tuà et on a tuà aussi 5 soldats avec lui. Par la suite, alors qu'on ramenait le t r o ~ ~ e a u ~on~ a~ tuà g ) 50 , ennemis. IsarLAmest allÃs'installer avec lui. Isar-Lîm çva ; l'arméçva.
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La situation est assurée185h) Les arméefortifient le retranchement et creusent un fossÃ: ils entourent ville (et) camp. J'avais peur que vous n'entendiez par ouï-dirque quelqu'un d'important étaimort et que vous ne vous en inquiétiezNe vous inquiéteabsolument pas186! L'annéva bien. Je t'ai fait porter cette tablette, le 26 courant du mois de Niqmum (i*). Bibliographie : cf. MARI 5. p. 170-171. a) Pour ce toponyme. cf. t. 1, p. 185 (60) n. a). b) Formation en -ânu sur le terme de parent6 dâdurnà oncle paternel È c) Pour ana ramânim-macf. (563), n. c). d) II ne faut pas corriger le texte ha-ru-di-in1 en ha-ra-ni-im. Plusieurs villes portent ce nom désormaiA l'époqu amorrite. C'est donc en fait un mot du vocabulaire géographiquutilisà comme toponyme. On peut le rapprocher du verbe harûdu qui signifie à § s u r v e i l l e r La ~ toponymie franqaise connaîl'emploi d'un terme comme à La Guette È Il n'est pas impossible, comme cela étaiproposà dans MARI 3, p. 170, et maintenu dans la pr6sente traduction, qu'il s'agisse d'un endroit ?i garder tout particulièremencomme le à guÃÈ e) La collation fait apparaîtrune expression kakkà iakâ~~unz CC instaurer le combat È qui n'est pas autrement document6e mais serait parallèl A tâhaza iakârtum f) II s'agit soit d'un NP çMuharrirum(G. D., XVI) soit d'un participe rnu'arrirurn (v. S., O r 21, p. 82 = AHw, p. 694a). Cette dernikre opinion est reprise par XV, p. 321 et CAD M12. p. 157a CC auxiliary force È) S'il s'agissait d'une r6alità militaire, le terme devrait cependant êtr plus documentéIl peut s'agit d'un NP ( à Secourable È de mêm structure que Mukannisum ( à Victorieux È) lui aussi un hapax dans l'onomastique de Mari ; cf. MARI 3. p. 170-171. C'est A la mort de cet individu (à homme de renom È que tait allusion la 1. 22. Il ne faut pas s'en affliger, car c'est celle d'un ennemi. g) Ce passage a donnà lieu à beaucoup de fausses interpréta tions, à partir d'une lecture ha-la-tam, oà ha-la &ait compris
182. L. 13 : Ã Ki-ib-hi k]u*-a*-iu-un-tam(cf. J.-R. K., in XV. p. 208). 183. L. 10 : pu-r[a-s\i-im u*-[nu pa-n\i* dcl-d[u\-nu-um, u-nu gis-tukulmes Sa*-k[a*-nim].
185. L. 18 : \is-&*-un
ki-na um-ma-na-rum.
186. L. 15 : \mi-i~nI-~nc~* li-\i]b-ha-ku-nu etc. ; cf. Falk.. BiOr XI. p. 115a.
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comme l'idéogrammcorrespondant h l'akkadien zittum = ::part È V. S. ( O r 21, p. 82) voulait tout lire en sumérie: ha-la crin? = :part de la troupe*, ce qui est un usage babylonien, mais non mariote. Pour le sens de l'expression, L. Oppenheim, JNES XI. p. 134, proposait d'interpréte zittam turrum à par a venger B. Les textes de Mari attestent bien maintenant le terme hallatwn. ::troupeau transhumant*, ou a gens qui accompagnent de telles bête È terme construit sur le verbe halâluin à § s déplaceà ˆ L'emploi est donc exactement pareil h celui qui est fait de nawûii~ a troupeaux de la steppe*, et (:gens qui s'en o c c u p e n t ~ ;cf. à *Nomades... È h) Mot h mot: d e s 2 bases (scil. celle de Dâdân et celle d'Isar-Lîm sont assurées >)
498 [IV 521 Dis A Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère Un voyageura) est arrivà d9Amursakkumet m'a tenu le discours suivant : à Les Turukkéenont passà les fosséd'Amursakkum et ont pris des provisions pour 4 jours. à Il a dit (aussi) : à J'ai laissÃl'arméeb) .. l 87 à (Lacune.)
. Ce pays, tout entier, est réunà ~ a l l z i h à ¢ nMon ~) Seigneur doit donner des instructions en bonne et due forme afin que.. . prenne ses dispositions188. a) L. Oppenheim (JNES XIII, 1954. p. 143b) a proposà de voir ici un emploi ancien pour le maqtuln, à réfugiÈ des textes néoba byloniens. Il a kt6 suivi par A H w . p. 608a et C A D Mll, p. 255b. Seul existe, en fait, h Mari le NP Maqtum-lizziz ( a i s s e - s e redresser-celui-qui-est-tombé È) En revanche. il est difficile de séparece maqtuiii de maqâtu avec lequel il forme une figure étymologiqueOr inaqâtu ne
187. L. 7-1 1 : uri~-n~a-mi rIu1 tu-[ru-uk-ku-u( ? ) ] 11;-ri-?ain . !ti U - I I I I I - U \ ~ $Ã -ki-im i-hi-ru].IIsi-di-ifQ 4-k[amil-yu-1i1,uin-~iu~-iiii ~ci-ha-u\ I I I . . . ] .[a 1riitil-ku-mae-zi-[ih... ] . 188. L. 2'-6' : I I U I - f u i i lS[i*-i ka-lu-,fa\,( 1 - I I ~ I z ( I - ~ / - [ / ~ - / I ( I - ~ I I Ika-am-sa~ un-~it!-ti[ii~ lie-li titiil-iiu-tim},li!-iiti'-'l-itl 1.. . 1, re4-eirl-.?ul\ i-is-Iiti-til]
dt\, t i - i i t i
(ex gr.).
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signifie jamais h Mari à se réfugie à mais a arriver à et ne semble pas autre chose qu'une faço plus expressive de dire kaiâdum b) Toute la reconstitution de ce texte vient de N. Z., * T l ~ e s e . c) Ville de l'Ida-Maras ; cf. XXVIII, p. 166 d) et MARI 5, p. 231.
499 [IV 421 Dis A Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère Je vais bien ; la troupe, çva. Je fais ce qu'il faut pour garder sauve la troupe. Voilà que j'ai fait mettre en exécutiom a tactiquea) par ~ à ¢ S u m ^Je viens de mettre le feub) sur une distance d'une demi-lieue"" aux environs d9Amursakkum. J'ai ainsi anéant le ravitaillement de l'ennemi. Autre chose : je mange des poires de ~ a w i l Ã: ¢elles ~ sont bonnes. Je viens donc de te faire porter des poires ainsi que les pistaches du mont sindjarW . a) En m. h m. : (le résulta de) mes réflexions >> b) Peut-êtr le premier exemple de la politique de la terre brû léÈ appliquépour affamer un envahisseur ; cf. (495) et commenbien taire. Postuler ici une forme de qamûin brûleÈ me paraî meilleur qu'une restauration de kainâsum rassembler la population, ou le grain È solution retenue jusqu'ici depuis G. D. : cf. XV, p.210,AHw,p.431a;CADK.p. 116a(çfinir~) Dans le non d'annéoh Yahdun-Lîcommémorl'incendie des moissons du royaume de Samsî-Addu c'est le verbe qalG111qui est utilisà mais qamGin est trks bien attestà en contexte militaire par les annales des rois assyriens pour indiquer que l'on brûl des réalitÃagricoles : T C L 3 : 296 (Sargon) ; 0 I P 2, p. 54: 51 (Sennachérib ; M. Streck, Asb 54 vi 69 (Assurbanipal). La voc. en (ili) du verbe en paléobabylonieest attestépar le C o d e d e Hainn~u-rabi. c) Pour cette localité cf. K. Kessier. Nawala et NabulÃÈ AfO 26, 197819, p. 99-100. Nabulà a étlocalis6e h 5 km h l'est de Qameschliyé h Girnavaz; cf. H. Erkanal, Girnavaz~,MDOG 120, 1988, p. 139 sq. et V. Donbaz, çSom Neo-Assyrian Contracts from Gimavaz and Vicinity È SAAB 2, 1988, p. 3-30,
190. L. 1 1-12 : hé-ru-a-5à [zu-za-am],a-ta-mi-\nia\
191. L. 1 8 : ... 51kur ^aggar2.
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d) On ne peut comprendre à de printemps à puisque les pistaches se rkcoltent en automne. - Si l'on maintient à nissânu un sens de à dkbut de l'annéÈ on doit en dkduire qu'ISme-Dagan parle d'une annke qui commençaiden septembre, ce qui ktait (Tailleurs le cas pour l'annéépo nymale. - Il semble cependant (à cause de OBTR 112, cità ci-dessous) qu'il faille skparer, pour l'emploi qui en est fait, le nom du mois et le terme documentà ici. mêm s'ils reprksentent une mêm réalit lexicale, et considérenissânu comme signifiant ici à les premikres productions à (CAD Nl2, p. 266a, ~ F i r s tproduce of the season È) L'expression ktait courante en parlant des pistaches du Sindjar, comme le montrent OBTR 112 : 8 (à le fruit [inbuin] du mont du dieu $aee ar.... ni-is-sa-an de l'améenet OBTR 126: 21-22 (<des pistaches, ni-is-sa-an de l'annke >>).Les pistaches fraîcherepré sentent toujours une gourmandise fort apprkciéeElle s'employait aussi pour d'autres fruits comme les poires (ici et OBTR 126 : 21 ou on lira sans doute h a - a s - h u ' - r i . des << pommes >>) et 1'abahSinnum (1 112 : 6). Dans XXVII 174: 7-8 on trouve l'expression a-nu-um-nia 2 d[ug] b[u-u]t-rnial-[tim], i-sa-an fa-ut-tint. La lecture matériellisa-an est sûre2 autres signes ayant étérasé à Issan à n'est cependant pas une forme aberrante. Il doit s'agir d'issa~ilÃ(<*insanû? qui, en Babylonie, est une variante pour a s n i , nom de la à datte de D i l m u n ~ .Cela pourrait êtr une indication qu'asrÈ n'est pas autre chose que l'avatar de nisannfi et que si les d a t t e s de D i l m u n ~ktaient si priséesc'est parce que c'ktaient les premikres.
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500 [II 161 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton f r 2 1 - e ' ~ ~ . J e vais bien, les arméevont bien. Que ton cœu ne soit nullement inquiet! Depuis que j'ai remponk la victoire, j'ai rassurà le pays et le voilh calméLes Anciens sont venus m e trouver. Ils ont (obtenu) une diminution d e 200(0) ovinsa). J e suis parti d e
192. La 1. 3 est. en rkaliti, totalement conservke.
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Zalluhâ à ~ a l h à ¢ t u m Aprè l ~ ~ ~les ) avoir sermonnés je leur ferai conclure une paix toute a notre avantagec). N e t'inquièt pas pour Mari : l'armke d u district d e Mari est sous mes ordres. N'aie aucune inquiktude! a) On ne peut pas penser à beaucoup d'autres restaurations (comme 2 [ma-na kh-babar]), du fait que le verbe est au permansif féminipluriel! Je dérivsupputa de Capâlunà la forme D (cf. CAD $11 p. 426b à abaisser un prix*), puisque le contexte est à l'apaisement dans le pays, aprks la victoire. Cependant, une dkrivation à partir de napâlu à la forme III (CAO NI1 p. 277a à faire payer quelqu'un>, arrive au résultainverse!). La 2e solution est préfér par N. Z. Les deux expressions ne semblent documentée que dans la documentation paléoassyrienn; le 5apâlu II de XIV 78, r : 7' (cf. CAO) a un sens autre. b) à La ville-au-sel à ; var. Malhatâncf. M. G., FM III, p. 187. Cette ville fait partie de la route de Qirdahat à Tuttul ; cf. (449). c) Qui serait ce mystérieuBelânu (XVI, p. 77, à notable de Haute-Mksopotamie È avec lequel le prince fait faire la paix aux gens de Zalluhân A. Falkenstein, BiOr 1, p. 115, traduisait : à Je leur ferai conclure une paix analogue à celle qu'a conclue B. >> L'expression serait cependant trks elliptique et le mystkre de l'individu entier! Il est donc vraisemblable que nous avons ici, en fait, le terme belânu qui signifie à arrikre-penséÈ à ruse à ; cf. XXVI 207 n. b) et XXVI 410 n. c).
501 [IV 221 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frkre. Les nouvelles concernant les ~ u r u k k à © e n objet s l ~ ~d e ta lettre, changent sans cesse. Voilà pourquoi je ne t'avais pas encore envoyà d e confirmation jusqu'à présentO n avait obtenu des propos d'eux qui visaient h la cessation des hostili-
193 L 7-1 1 li-tu da-[am7-hum a-du-ku],mu-u-tarn ui-[iii-di-riiu na2* [/!-indme-ut a-tum it]-tu*-uli,lGSu-gi-mes u*-n[uVse-TI-la],\i\l-h-ku-~~~nl udu-hi], Su-up-pu-l\ao*\. 194. L. 5 : ... tu-ru-ki-i*
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téspuis voilh que c'est finilg5a)! Ils attendaientb) YanTakim, LU-Nimiana^", Yatir-Nannû et les (autres) notables puis (les Tumkkéensm'ont envoyà c e message-ci : Puisque tu ne m e donnes pas ces otages-là c) demain ou aprks-demain nous partirons pour oà nous voudrons! à Qu'ils restent1g7d) lh-bas ou aillent oà ils veulent, qui peut bien le savoir^? Il faut que tes dispositions soient prises, dans le district oà tu te trouves! Ã
a) G. D. a compris leur affaire selon laquelle ils songeaient & un trait6 d'amiti6 ce qui entraîn& toute une sérid'imprkcisions grammaticales. J'ai préfkrpostuler une expression awâti ,sabâtum ((obtenir de quelqu'un des propos sans doute encore documentépar 1 76 : 27 (Ãemporter un message oral de qq'un È ; Sa ana salîmi est une relative nominale; le sujet logique du verbe 1. 14 est & tirer de awâti-Sun (1. 11). b) Le verbe hakû a kt6 compris par G. D. comme signifiant attendre> (rapprochéIV p. 130, de l'hébre!}ükü à attendre, espéreÈ) ce qui a 6tà avalis6 par AHw, p. 309b, comme un cananaïsme Le verbe est encore document6 par XXVI 404 : 39 : (Avant de conclure le pacte), prenez le temps de me dire ( h i k 2 - m a... qibênim ce qui est & vous È La traduction de XXVI/2 doit êtr chang6e. D'autre part, le verbe hébreest surtout employà au piel et on possèd d6sormais & Mari l'explicite M.9336: Zâziy m'a dit ses griefs en ces termes : "Zimrî-LÃcherche & m'entraînedans une embuscade" ( z a - z i - i [ a ] ,[mlu-ru-us li-ib-bi-Su,[kli-a-am iqbi um-ma-a-mi pi-im-ri-li-im,a-na Su-ub-tim ti-ha-ak-ka-an-ni). Cet exemple est parallkle pour le sens & Os 6, 9 (Ãattendre en embuscade È) mêm s'il montre une construction par l'accusatif qui n'est pas hébraïqu c) Le sens de lîtui= corps de troupes 6tabli par F. J. pour 1 36 : 30 (cf. NABU 87/67), ne ferait pas bon sens ici. On ne peut pas attribuer un tel discours & des gén6raude Haute-M6sopotamie. Il Ã
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faut donc maintenir pour ce passage un terme lîtu signifiant otage B. Les Turukkéenne veulent pas conclure d'accord sans se faire remettre au préalableen garantie, des otages non autrement précisksFaute de les avoir ils gardent la dkcision des endroits par oà ils passeront. d)WaSâbu entre souvent en opposition avec atlukum.
502 [IV 311 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère Il ne faudrait pas que le Pays vienne tout entier au secours parce que tu as levà dans la nuit u n double feua). Fais rkdiger des tablettes pour le Pays tout entier, pour le pays d'Andarig, y compris le district d e Hâsidân et celui du N u r r u g ~ m b ) ,et fais-les porter par d e s serviteurs à toi rapides, disant : L'armélourde d e l'ennemi est sortie du ~ a ~pours une~ opératiod e pillaged). Voilh pourquoi 2 feux ont étlevésNe venez pas au secours. à Ã
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it-tu-d-la-[lu!\ (N. Z . , * T / I ~ . T ~ . . . ) . 195. L. 14: if-ta-at-/(!-\ka\;
1%. L. 16 : Ilfi-dnin-si4*-an-na.
Bibliographie: kdità par G. D., Mari È RA 35, 1938. p. 182-183.
Signaux lumineux au pays de
a) Pour ce signal de détresspar excellence, celui qui indique des mouvements de troupes de l'ennemi, cf. p. 0 0 . b) Les districts du gouverneur Hâsidân (avec pour centre Karanâet du pays de Nurrugû indiquent donc une zone limite. Il est vraisemblable qu'ils représentenles districts de la rive droite supkrieure du Tigre, les alliéde la régiotranstigrine n'étanplus directement concernépar ce qui se passe sur la rive opposée Andarig, en revanche, doit indiquer la limite sud. Au-del& du pikmont du Sud-Sindjar sont les steppes de parcours de nomades oà il n'y a plus d'administration organiséeAndarig forme un pays & lui tout seul et il semble alors avoir reç son autonomie (peut-êtr sous la juridiction de Warad-Sîn) c) II faut comprendre que l'ennemi a kvacuéd'oà la non-néces sità de venir au secours. La restitution de G. D. [ a ] - n a li-ib-bi signifierait au contraire que l'invasion a eu lieu et la lettre serait difficilement compréhensibleISme-Dagan veut corriger l'erreur d'appréciatiode son frkre qui a dà craindre, en voyant l'ennemi bouger, qu'il ne fî marche contre lui.
197. L. 24 : 11-i.?-bu-r~~i~n-~t~u]. 198. L. 27 : [ttm-a~il-r~i~l* lu i-de (N. Z.. *T112se...).
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199. L. 17 : [fi-noli-&-himu-fin!.
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d ) C'est sans doute le moment oà les Turukkéenpassent au pays de Tigunânum
503 [IV 321 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parie Kme-Dagan, ton frère Au sujet des feux, objet de ta lettre, tu m'as dit : à Tu as levà de nuit un double feu. à Je ne l'ai pas fait2", je n'ai en rien levk 2 feux ; en fait, c'est toi qui l'as fait201. Lors (de l'envoi) d'un message2O2 si une ville est en vis-à -vi d'une autre, le feu qu'elles lèvenchacune203,en fait 2 h la vuea). En fait, lorsqu'une ville204 est seule a lever un double feu, n'en lèv pas! Cette ville, prise de paniqueb), commet (peutêtre une erreur^ et, ayant pris peur205, lèv un double feu. Ce n'est que lorsque des villes seront nombreuses à lever un double feu et que tu les verras tous expressément206d) que tu lkveras ce jour-lh un double feu. D'autre part, en ce qui concerne la centaine d'hommes de secours207, objet de ta lettre, disant : à Envoie chez moi cette troupe! È j'ai dG faire entrer une troupe nombreuse dans les citadelles sur mes effectifs^. a) L'interprktation de L. Oppenheim, JNES 13, 1954, p. 143a n'est pas recevable. Il interprèt âlun comme signifiant ici 200. L. 7-8 : 2 i-k-[ta-ti]nt [tu-US-Si0], 11-IIU-ku ti;'*-ru/lfas-si} 201. L. 10 : ~LulUS-Sià tu-\d-Si]; N. Z., *Tl12se; cf. (502). 202. L. 11 : [kli-mil nu-US-pu-[ur-W. 203. L. 14 : 1 à i-Su-ut-si*. 204. L. 18 : i-nu-un-IUi-nu-in111 ru*]-[lum-nin\; cf. A Falk., BiOr XIII. p. 28a. 205. L. 21-22: a - ~ I I I,hi I I ~ mi*-ul*-[ti~-uin}, ru-su-bu-IIIIIi-ru-su*-mu (cf. copie G . D.) up-t\u*-lit-uh-mu]. 207. L. 28 : su-uh iii'-O*-ru-ri-im (ap. copie de G . D.)]. fu ~ ~ I - U . S - J ~ U - ~ ~ I um um-mu-mi (N. Z., 'Tlithe...)].
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N Lookout station (for the transmission of îï signais) à et nitlum comme à range of visibility È CAD Nl2, p. 301 interprète s u b nitlum, N regard ÈN coup d'œi à : à Le feu unique qu'elle a levà (a paru) comme deux feux A tes yeux à (lisant ni-if-[li-ka)]. La situation reflèt la réalitgéographiqude la Haute-Djézir: les tells y sont trè proches les uns des autres dans un pays unique l'on peut formémenplat. Selon * l'angle de vision à (ïzi~lum avoir, le feu d'une ville situéN en face à (mehrê signifie couramment à au droit d'une ville È donc à sur la rive opposéÈ) peut paraîtrassez proche de celui d'une autre pour qu'on ait l'impression que la ville en lèv 2. Pourtant ISme-Dagan ne fait que citer ici un proverbe et il n'y faut voir que de l'ironie. Le proverbe illustre le principe: N Tout d6pend de savoir comment l'on compte : 2 feux face à face font effectivement 2 feux! Plus qu'une th6orie sur l'observation à distance, on a ici simplement une excitation A ne pas sombrer dans la panique à la premièr occasion. Il ne faut pas signaler le moindre mouvement ennemi comme s'il s'agissait d'une invasion en règle C'est pour éviteune telle mésaventuret le risque de faire croire A une invasion qu'ISme-Dagan demande A son frèr de ne pas se fier A un ph6nomèn unique mais A sa généralisatio b) Il s'agit certainement d'une forme de GLT, N êtr agit6 È Les dictionnaires ne connaissant g a l t u m qu'avec le sens d'à effrayant à et galti.? avec celui de à de faço effrayante Ènon Èon posera un permansif ventif galtarn. galtum, N effrayé c) Lire : rasâbum-m irassub-ma, forme à l'infinitif emphatique de RSB (avec -bm- -> -mm-). V. S., l'avait pressenti lisant ru-sitma et rattachant le verbe A rasâbun (i) à faire un coup de main à ; correction adoptépar XV, abandonnépar A H w , p. 958b oà est propos6e une lecture ra-sa-bu-um-ma i-ru-&-ma avec renvoi A râsu G 1 (zerschlagen). Rasâbunzà commettre une erreur Èest bien document6 par les exemples réunipar D. Ch., Mélangevon Soden, AOAT 240, 1995, p. 47 et NABU 95/28. (N. Z., *Thèse) d) tattaplasus.sirzâtest un sous-systèm 3 au mode emphatique (redoublement de la dernièr consonne), de naplusunz. ))
Dis h mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle ~ e s l c à ® n u ton m ~serviteur. ~~~)
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PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
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Mon Seigneur m'a écrique l'on a lev6 2 torches. NOUS n'avons pas vu du tout 2 torches. Dans le Haut-Pays, on ne montre pas d'empressementb) pour la torche et on n'en a pas levé Que mon Seigneur préviennbien en ce qui concerne (l'usage) de la torchec) : si jamais il se produit quelque chose d ' i n q u i 6 t a n t d ) , ce n'est pas sur nous que s'abattra la que les signaux lumiNote : ce texte montre, comme le précéden neux ne servaient pas tant 3 transmettre une information selon un certain code, qu'ils n'étaiendes appels au secours, ce dont il ne fallait pas abuser! a) Participe causatif amorrite en me- : à Celui-qui-fait-s'établi È construit sur sakânum a s'établiÈ et sans rapport avec in uikêà um. b) Le verbe e g h est le plus souvent traduit de faço négativ (cf. CAD E, p. 49a, à They have been careless about torches È) Ici, une telle compréhensioferait contresens. C'est par placidità d'esprit que l'on se comporte ainsi dans le Haut-Pays. La leço est sévkrà l'égardu jeune prince. On traduira donc e g h par à ne pas montrer de précipitation^ c) Sa dipârir ne peut êtr N Celui-de-la-torcheÈ le guetteur (G. D.) pas plus que nu"udum ne signifie 6 semoncer (G. D. et XV, p. 230). Nu"udum se construisant avec un accusatif direct, i a dipâri ne peut que signifier à affaire (nécessitanle lever) d'une torche ; cf. d'ailleurs CAD Nll, p. 5b. d) Pour ni'ittum, à événeme inquiétan È cf. XXVI 18 1 n. b) ; dans A.3027, le terme signifie à danger È e) Il ne s'agit pas ici du pahâtur signifiant à responsable (G. D., XV), soit l'équivalende pîhât(GD) ou à responsabilitÃ>> (CAD Nl2, p. 220a), mais de pahattum, substantif féminisur la racine PHD, à craindre>, attesté3 Ugarit (Ugar. 5, 32 h : lip-hud i ) et courante en hébreu Pour ce terme, cf. en outre FM II, p. 27 n. d) et p. 114, n. j). Ã
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505 [IV 231 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère
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Tu m'as écriau sujet des TurukkéensLe jour oà les Turukkéenont quittà (le pays)"), j'étai trop occupà pour t'écrirà leur propos. Une expéditioles a poursuivis sans trêve J'ai tuà beaucoup de gens. (L'ennemi) arrivà aux bords du fleuve y a installà son camp : le fleuve étaien crue et il ne pouvait traverser. Cependant, j'ai fait traverser des soldats et les ai expédià au pays de ~ i ~ u n à ¢ n u m ~ ) Aprè (le passage de) ces soldats, le fleuve a diminuà et la nuit mêm les Turukkéen(en) ont fait la traverséeComme (immédiatementaprè ç le fleuve a (re)grossi, je n'ai pu (moi-même traverser. Maintenant, les Turukkéensont donc entrédans le pays de Tigunânu et voici ce qu'onc) m'a dit : à Ils vont repartir vers leur pays. >> Suite à cette tablette de moi, je t'enverrai tous détailsur les Turukkéens a) Pour N. Z., cette lettre est la suite du texte A.562 (cf. *Thkse...) oh Mâgiyaà la fin du mois de Mana (vi*), informait Yasmah-Addu qulISme-Dagan poursuivait les Turukkéen à travers la montagne. b) La manÅ“uvr dlISme-Dagan de faire franchir le fleuve en crue par un commando ne visait pas à leur barrer la route, mais 3 introduire dans cette régiovitale des gens qui le renseignent, si les Turukkéenarrivaient passer (cf. 1. 28). Pour Tigunânumcf. t. 1, p. 130 et, ici-mêmep. 80. C'est ce passage qui est decisif pour une situation de cette ville sur la rive gauche du Tigre supérieur c) Apparemment les soldats traverséprécédemme et entréau pays de Tigunânum
506 [IV 241 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère
A propos des Turukkéensobjet de ta lettre, ces gens-là s e trouvent dans le pays de Tigunânu proprement dit. Auparavant, souffrant de famine, ils étaienalléau pays de ~ i r b a z à ¢ n u m~~a)l z u r u ~un ) , village, avait fait un pacte de non-agression avec eux. Ils n'en tuèren (pas moins) tout mâlecde ce village et s'emparèren de force des gens et des
LES OP~~RATIONS GUERRI~RES
biens. C'étaiun village de montagnards sans ressources21 Id). Les Turukkéeny ont pris avec peine de la nourriture212 pour 5 jours. Étandonnà que ce village avait des rapports pacifiques avec eux et qu'ils s'en étaienemparÃde force, ce pays qui avait de la sympathie pour euxe) se durcit et devint leur ennemi. Alors les Turukkéeneurent de plus en plus faim et ne trouvèrenlieu oÃmangero. Donc ils sont dans le Tigunânu proprement dit. Je t'écri rai, suite à cette tablette de moi, l'endroit oh ils se dirigeront et partiront ainsi que des indications sur leur itinéraire Je vais bien. Les arméevont bien. Ne manque pas de m'envoyer de tes nouvelles. a) Hirbazânu est mentionnà dans un texte de Tell Leilan qui énumkrdu butin, en mêm temps que Tigunânu (R. M. Whiting, Ta11 a l - H a n ~ à ¯ d i 1, y 1990, p. 189). J. E., SH.A. 2, p. 20, en a proposà l'identification avec le HurSânu (cf. p. 80). La correspondance d'Ibâ1-Add (XXVIII 57) atteste la variante Hirmensânum La forme de base serait donc Hirm/ban/zzânumSe peut-il que. d'une faço qu'il n'est pas encore possible de préciserces deux formes soient en définitivaussi apparentéeà Hurmi3 (pays ou ville) et Hirmag (fleuve)? On pourrait y voir une indication que Hilurm- ou Hilurb- étaiun radical qui donnait son nom à la partie occidentale du Tûr-'Abdî celle que les Skmites de la plaine appelaient Maras? b) L. 10: t a ' ! - a ~ ' ! - z u - r i - ~Lecture u~i. sans doute ii revoir: nom d'un village ou province (vallée?du Hirbazânum c) Pour cet emploi de fGn1-fu, cf. D.Ch.. NABU 8711 18. d) La proposition de v. S., Or 21, p. 203 : f a - a d - d u - t a m [ i - h u IL] =: il avait appris l'oisellerie à est maintenue pour la lecture (avec doute) dans AHw p. 1124a, S. v. f a d d u t t u m (sans traduction) mais purement et simplement omis dans CAD. Le terme f a d d i h v a de ce texte est attestécommtraduction de lfi-hur-sag, montagnard Èpar la sériLU paléobabylonienne MSL 12 p. 186 : 32. Le terme est bien attestà ensuite, ii partir de l'époqu médioassyrienne e) En m. à m. : dont l'oreille étaitournévers eux. Ã
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f) Je prends 1i1âkalu non pas au sens de lieu oh l'on trouve de la nourriture È
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nourriture à mais de
507 [IV 781 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Iime-Dagan, ton frère Les 2 groupesa) que tu m'as expédià me sont arrivés(Les gens en) vont bien. (Par le ler)tu m'écrivaique tu avais fait ta jonction avec Zikrî-Addu Par la suite, tu m'expédiaiquelqu'un comme quoi tu avais affroiztà militairement l'ennemi à (NG), que des gens de ce pays étaienarrivéen grand nombre et que tu avais remportà la victoire sur eux. Lorsque j'ai étau courant de ces nouvelles, je m'en suis énorméme réjouiOr, avant d'en êtr informé j'avais envoyà de la troupe vers toi. Cependant il n'y a plus de grain dans 30 entrepôt du pavs2I3 et.. . l'affaire.. . (Lacune.)
Les ovins des Bédouinpâturaienan pu?. On a levà des feux. Cela, toi-mêmetu l'as appris214. Le clan d ' ~ ~ a r - ~ à ® n'avait m ^ pas précédemme prêt attention au prince d'Ehunna. A l'heure actuelle, je lui ai procurk beaucoup d'argent. Il s'est engagà dans un serment par les dieux pour cette affaire. J'ai laissà aller à lui des témoinsJ'ai personnellement prêt serment. En plus de l'argent, j'ai fait une foule de promesses. Ensuite j'ai expédiIbni-Tizpak
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21 1 . L. 1 4 : kup-r[u-um s\u fi(-ad-du-w[uhe-r]i. 2 12. L. 16 : [(il-ka-(11u4 5-kanl etc.
213. L. 5-17 : 2 a-li-kii-/ilin*( c f .CAD N I . p. 346b) GI tii-itt-ni-\dulll].ik[ki-IIIU]. kt-t]i* . - i - i k - r i - d l[te^ ~ '*-e[~~~'*-~~i-m-(lu]. t(~]-(l~-ru-(l((ln ki-nlu [ ~ - I I ( I. . . k i ] . [ t u \ - ( ~ . ~ - p u - r ( ~$r(l-(lr-k[i-fu-lnu], -un~ rgiSl*-rtukull*-[hli* ( 1 - I I U lu-kur t [ a * - a i - f u - u ]l[u*-me , dlun~u-me:ttici-ntim \:!(I-(1-ri]. ~ ( I - ( / \ u - ~ Ima*-du*-t[inl], \III* ik-su-du-III\ I I I \ - m4il*-(11117-ilaa su-nu ta-(111-ku\.[k]i-ina t\e4-iiiu\-nm sa-a-/;es*-inu-ti*. IIIU-di-if 111(1[(1\i-i.f o h ! - d u ' - u ] [il\ . 10-[III\(I \tei}-lli(l-ulli fii-n-t[i] e [ f * - ~ ~ i ~\w~]-bu-ain ~-ii\, lu\-nu je-ri-ku \ut-ru-ud\, rd le-iim ;-na 2Q kii-ur-r\i nia-a-riin\. ~ U - ~ ~ U - I fa-al-mu I~III il
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214. L. 1'-3' : rudul-[H]1-Aiu / I [ ( I - I I U ~ ri-t(l111 ~' i-II(!III((-tirli]. i-ik-kii-ln i-fit-\tn-tinl if-.fu-lf\.(III-11;-tttm ii[t*-t\it* t q * - e s * - m e * - [ I I I U ] . 215. L. 4' : [s\n it-ti 1-[.fj(ir-/i-[i~~i wn-as-bu]
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LES OP~RATIONSGUERRIÈRE
prendre la têt de l'arméeb)Cette armés'est rapidement rassemblée Il ne faudrait pas que, lorsque 216..., le prince d'Egnunna.. . deldans une seconde.. . deldans mon second217. . . Dks que nous avons appris la venue de l'ennemi et des Turukkéensnous avons combattu^. Un désiintense*^ m'a pris de le vaincre et, lui, de sauver sa têt et defuir! Celui qui, auparavant, avait entrepris de foncer têt baisséeevers l'inté rieur du pays s'est mis à décrochetotalement avant mon amivke218. Ce qui est mon lot, ne va pas le prendre en compte pour toi! A part les Bédouinsà tes alentours et aux miens, je n'ai pas d'ennemis. Je vais faire route vers Andarig. Une fois que l'arméesnunnéennm'aura rejoint, nous nous disposerons à aller détruirles Bkdouins. En outre, je n'ai jamais étlong à te venir en aide ; prends tes dispositions, sans attendre, pour me venir en aide219! Je t'ai envoyÃcette tablette, le 20 de k m (vi*). 216. L. 6'-13' : ... i-na-t~n-n[u kil-babar (cf. 1. 10' ; N. Z . ) ] , mu*-dum* or*-Si*-Sum* a-na u-wa-t[im Su-a-ri],[niJ-riil dingir-me5 iz-:a-ak-ru-am sib[u-tiin],[iil-tu-d-Se-er-.?uni u-nu-ku n i 4 [dingir-mes 0:-ku-ur}, [if]-tikub a b a ni-di41 pi'-i m a - d i - [ had-di-in]. [ I i b - ~ ~ i l - ~ t i (N. ~ ~ aZ.) k *m u pa-an sa-bi su-'bal-[tim],[ut-tu-or-ru]-ad*dr-lii-[il.? su-bu-um [su-II],[ip-hu-u\r t~.s-.s~i-ur-ri k[i*-ma.. . ] . .. ] . 217. L. 16' : [, . .]-i(i.?u*-II~-~[III!*.
218. L. 17'-24' : k[i-mu a-lu-ak\ 16-k6r-r[a*;cf. 1. 27'1, à 16 tlu-ru-ukk\i-i [ni-is-mu-61,gis-tukul!("GIGIR")-meS ni-pu-u[5a-nu du-ki-Su\, pi-mu ik-Su-[au-un-[niil 16 Su-4. qu-qu-us-SI;US-te-zi*-i[h*-muip-pii-ur-.?i-id\, t u po-110-IIUu - I I U11-il~-l~i m u - u - [ t i n ~ - ~q[u*-q]u*-us*-sii* ]. ir-tu-UIJi-tu-&[lw-lu-onl\, [ ~ : I I pu-ni-iu u] ir-pf-UIJ p.f+-ta-ti-\rct-u~n\. 219, L, 25'-34' : [&-tom un-ni-tuln k~1-1u-k1 U - I I ( I 111-k[u-si-ku]. [lu] tutu-ka-ail-si 111-lu-un11u-nt1"'~~[ A I i-tu-fi-ka],[à i-ta\-fi-iu 16-kW-ra ( c f . 1. 17') Su-né-e i - u l i-[tul. u-nu rn-du-[ri-i@ ge-er-ru-am el-le-qP-ma*. subu-urn ifi-k[~-nun-nakii l t - t i - i ~in-iie-em-ni[i-~-~nu , a-IIU\~u-n\ume,\ I U - U ~ - ~ I I qi-\'im pu-ili-ni5 iti-.?a-ka-un],[il (1-illu* na-0'4-r[a'-ri-ka mi-im-mu]. li-u[l] zi-ri-kam-m[ua-nu nu-'a4-ru-ri-iu].pu-ru-,si-l ka^* i-fui la*' [... pu-ri-is].
Note: la restauration de ce texte trks fragmentaire est difficile. L'éditiopar G . D., dans la mesure oh elle est contrôlabl aujourd'hui, semble avoir étparticulikrement fautive. a) Ces deux à ¢ l i k t u représentaienles escortes de deux messagers successifs. Le rapport du premier est donnÃpar les 1. 6-7. b) La collation montrait Tispak*, non Estai"; la solution a ét trouvépar N. Z., en fonction de l'identification par D. Ch. d'un fils d'ISme-Dagan, nommà Ibni-Tiipak; cf. M à © l a n g eP. G a r e l l i , 1991, p. 149. C) La lectio facilior est de lire ici gis-tukul, mais le signe ressemble A gis-gigir. d) Le texte contient ici le terme s à » m u qui signifie au propre soif È et par dérivatio désiextrêmÈ Le verbe, surtout A la forme permansive. que les dictionnaires enregistrent comme z u m m ~ à ®(+ i acc.) et A qui ils donnent le sens d'à êtr privÃde (cf. A H w , p. 1356b), doit y êtr ramenà comme intensif de s a i i l à » m avoir soif È A Mari des expressions courantes comme zîibêli-i s a ~ - s a - a m - m u - 6 sont A traduire plutôt Les traits de mon Seigneur dont je suis assoiffé*que çle traits ... dont je suis privà e) Pour q a q q a d a i n w a b à ¢ l u m agir de faço impudente>, cf. CAD Q, p. 11lb. Ma traduction essaie de garder l'image de l'expression akkadienne. Ã
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508 [IV 291 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frkre. Depuis la villea), mon étapm'a menÃjusqu'à Mar'âtânb Étanparti de ~ a r ' à ¢ t à ¢j'ai n ~atteint ~ ~ a t t a r à ¢J'avais ~) envoyà 1 d d i n - ~ d d u Ã~ s) u b a t - ~ n l i l2 jours avant ma sortie de Il est venu à la pour prendre des nouvelles détaillée Q a ~ a r à mon encontre et il m'apportait une nouvelle joyeuse. Voici ce qu'il m'a dit : à L'arméqui étaiavec Puzura ~ ~ ~ ~ llabae), appartenant à la porte du Palais, et ~ i b i ~ainsi 220. L. 5 : iS-tu a-lim*^* nu-ba-Mt-ti ci-IIU m a i ^ - ' u ~ - t u - u uh-lum ~ ~ ~ ~ , ist[u mar-'1u4-tu-u11k~. 221. L. 9 - 1 0 : i * - d i ~ ! * - ~ Iu4 M 2-kam &a-& ils'-tu a - l i ~ n ~WI-si-iu ]. a-nit t ~ - i n i - i f do'*-am-ri-i~n]. n 222. L. 17 : Sa kh i-kLl-lini G ri*-bi*-iu.
que les secours des ~ u m à ¢ t u m sont ~ arrivéà Subat-Enlil. Le Pays l'a appris223. La nuit même les Anciens du Pays sont venus chez ~ à ¢ l i ~ à a Subat-Enlil. ~ ~ ~ g ) Voici ce qu'ils lui ont dit : "Nous ne connaissions pas cette affaire ; que pouvionsnous faireÑ5 Maintenant est-il convenable que cet homme se donne de l'importance? Qu'il se taise!" Voilà ce qu'ils ont dit à ~ à ¢ l >>i ~ a ~ ~ ~ Cette nouvelle fait ma joie^^ ; réjouis-toiMaintenant, voilà ce que les Anciens ont dit228, du moment que les secours sont arrivés(Aussi) lorsque, moi-mêmej'arriverai à Subat-Enlil et que le pays me verra229, s'apaisera-t-il tout entier. Fais prendre connaissance de cette tablette à Isar-Lîm Bibliographie : pour le dkbut de la lettre, cf. MARI 8, p. 382-383. Note : tablette écritdans une grosse écriture trè difficile à lire. Le document fait allusion à des événemen qui ne sont pas autrement connus. L'appartenance au dossier des Turukkéen n'apparaî pas de façoexplicite. Elle n'a étrangéici, ainsi que celles qui suivent, que parce qu'elle concernait la Haute-Djézirà a) C'est-&-dire EkallâtumOn ne comprendrait pas pourquoi quittant Subat-~nlil,Isme-Dagan y renverrait (1. 1 1 ) quelqu'un pour savoir ce qui s'y passe ; cf. de plus les restaurations de la 1. 9! b) Cette ville se trouvait donc à une journéde marche au nord 223. L. 21 : rmu-cil-tiim ;i*-\nié-e-nia: cf. Falk. BiOr XIII, p. 28a 224. L. 23 : mu-Si-tcuii-riici u-iiu je-er [lia-1;-ia ; cf. 1. 31 1 225. L. 28 : mi-iiciiii"-* i* n i - p u - i . ? : m [ i - i l / - k f i m de G. D . n'est plus contrôlabl sur la tablette et reprksente un texte suspect. d'oà lecture " N A M au lieu de "[IIL-KAM". 226. L. 29-31 : i-[iia-{in]-iui [illa*-!Ù(DU)-ii-in{ X X M A ] , M ritil lC]u-i; i-iilé-tui]t-tu-.?u-ii-mu( N . Z . ) li-uii-ltil].uii-iii-tuliii u]-iici li~i-li-;~i* [;y]-/>II, 227. L. 32 : !ed-/nu-um an-iiu-uin Cu li\ti-di-i\a (G. D . ) Ililu-&-;\a ( N . Z . , *Th2se...). 228. L. 35-36 : i[k-.?lu-du uii-ni-tom lti-Su-[gi-mes ( N . Z . ) ] , i\d-h\n-•h i nu-ina u-nu-ku. 229. L. 38 : u-k[ct-us-.?ci-d]unia-a-tuin i-iiiu-rit-iii* ; v. S., O r 22, p. 204
dlEkallâtumet de plus, sur la rive droite du Tigre. La correction étaipressentie depuis la publication des textes de Tell Rimah (OBTR, p. 144) oà étaimentionnéMar'âtâ(n Il est possible que Mar'âtà (à Les-deux-pâtureÈ? se soit trouvé sur le Wadi Tharthar, Igme-Dagan ayant gagnà au plus vite, depuis les bords du Tigre, la valléaux points d'eau pérennequi le mettait sur la route de Qattarâ Il est important pour la localisation dlAllahad, dont le territoire étaicomplémentairde celui dlAndarig, que la ville de mur-'a4ftal-aki fî partie de son territoire (M.5707 iv). Allahad ktait donc au sud-est dlAndarig. La ville est mentionnke dans (509) sous l'orthographe M MarhadÃÈ c) Cela donne donc 2 étape(au maximum 100 km?) entre Qattarà (Tell Rimah) et Ekallâtumce qui ne concorde pas avec la localisation traditionnelle dlEkallâtu & Tell Haikal. Pour ce dernier problèmecf. la contribution de N. Z. & la RAI de Venise (juil. 1997). On comprend en tout cas pourquoi Qattarà est la premièr place menacépar Egnunna lorsque cette dernièr s'installe à Ekallâtu ; cf. la contribution de D. Ch., Recherches en H a u t e - D ~ à © z i r à Mémoirede NABU 2, Paris, 1992, p. 102. d) Pour cet individu, cf. la collation de II 17 : 11. e) Non autrement connus. Ribiya doit êtr le chef militaire des troupes des Dumâtum Le NP serait un hypocoristique sur des NP en Ribi-ND ; cf. II 17 : 18? A lire Tal-wi-yu? N. Z. prkfèr un rapprochement avec le Tawiya attestà par son dossier des affaires d'Esnunna (cf. *Thès ; 1 123 ; II 17 ; A.4224). f) Pour ce pays de Dumâtum cf. t. 1, p. 122. g) A la place de [lugal] à la 1. 23, comme l'a proposÃG. D., il faut restaurer le NP Hâliyde la 1. 31. Cet homme qui, civil ou militaire, aurait alors eu la charge de la ville de Subat-~nlil,n'est pas autrement connu. Un Hâliyest désormaireconnu comme l'expkditeur de (783). mais un rapprochement entre les deux individus ne peut êtr opkré h) La restauration de N. Z. citéen note serait excellente, si elle ne dupliquait pas la 1. 3 1.
509 [V 11 Dis à Isme-Dagan : ainsi parle Yasmah-Addu, ton frkre. Je t'ai écrique Mut-Bisir étaiarrivà avec sa troupe. Le
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LES OPÉRATIONG U E R R I ~ R E S
lendemain d e l'arrivke d e la troupe230.. . (6+4+5 1.) Il a fait1J'ai fait faire les prksages pour le salut de la troupe, à compter du mois à venir jusqu'h sa fin. Ils sont sains231. et 300 Autre chose : 700 hommes d e troupe conscrits des B o r d s - d u - ~ i ~ r (soit) e ~ ~ ~un, millier d'hommes : il a fait s'équipecette troupe. Il en a placà 500 pour la garde d e la ville et 500 pour la garde des vaches, h ~ a r a ' à ¢ t à ¢ ~ ~ ~ ~ Puis, ayant rassurà grâch ses patrouilles de surveillanceb), il est parti. T'en voilÃinformé Bibliographie : cf. MARI 5, p. 226 et 229. a) Pour cette ville, cf. (SOS), n. b). b) Les sagbutn, patrouilles dans la campagne, surveillaient les troupeaux ; tukkulum + acc. , donner confiance grâc È Ã
510 [V 371 Dis h mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Hâsidânu ton serviteur. J'ai pris connaissance de la tablette que mon Seigneur m'a fait porter. Il n'y a plus d e bœuf ou de moutons h l'intérieu du pays. Ils ont étévacuket se trouvent à la limite d e la . steppe. D'autre part, les âned e mon (Lacune de 4+2+5 1.)
... en sorte que les campagnesa) de Karanà entrent à Karanâ les campagnes de Qatjarâà Qattarâles campagnes d'Appayâ 230. L. 8 : [Su ka-fa-ud slu-h[i-im]. 23 1 . L. 0'-3' : [. .. te-re-fini\, [a-nu .Fu-lu-um sa-bi-im], if-tu it[i* e-re-hiitn], a-di re-5[i*-im su iti i-pu-iiflii-Se-pi-is\,fu-al-[nul. 232. L. 4' : su-ni-tum 7 me su-ah l ~ f u * - ~ i u ~ ~ ~ ] . 233. L. 5' : à 3 me-n"^jl-rum \s\u u-uli id i[digna'*]. 234. L. 1 1 ' : Ab-hi i-nu tnu-ra-'ii~-d[i1*-uki]. 235. L. 10 :
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anSe*-hi* Su* be*-/ri*-iii].
h AppayÃ; le pays se trouve rassemblk aux villes fortes. Que le cÅ“u de mon Seigneur ne soit nullement inquiet! a) Comprendre : N les gens qui habitent dans les campagnes. M
LES FRONTS ORIENTAUX
A L~ÉPOQU ÉPONYMAL Le royaume d'Ekallâtu proprement dit s'appelait les Bordsdu-Tigre È parallèlemen la dénominatiodu royaume de Mari qui étailes Bords-de-l'Euphrate È Cette double appellation doit donner le sens de l'épithèque s'arroge deux reprises Samsî les bords du Addu : à Celui qui a attachà ensemble (muStet~~ki) Tigre et de l'Euphrate c'est-&dire en somme fondateur du royaume de Haute-MésopotamiÈ Cette 6pithkte jugéobscure n'a aucun rapport avec le verbe mekà sous lequel l'a rang6e le CAD (Ml2, p. 9a) et doit êtr comprise en fonction de la Lettre de Gilgamesh (AnSt 7, p. 128) oà l'on parle d'un roi qui a pu attacher entre eux (uftatenkâm-matous les pays comme par un fil (kîrn 9;). Pourtant, les possessions du royaume d'Ekallâtu sont difficiles pr6ciser. Il semble qu'au moment de sa plus grande extension il ait englobà au sud la R6publique commerçantd'Assur, au nord les importantes villes de Kawalhu et de Ninêtces deux dernikres appellations ne pouvant êtr que la forme prise l'époqu amorrite par les noms des futures métropoleassyriennes de Kalhu et Ninu'a (Ninive). De mêm (330) atteste Sibaniba sous la forme Sibanum. Nous ne savons pas par un document explicite d'oà venait Samsî-Addu Il est n6anmoins sûqu'Ekallâtu ne fut elle-mêm qu'une conquêt et que son pkre Ila-Kabkabû malgr6 la Liste royale d'Assur, a étroi ailleurs. Une prise d'Ekallâtu par Samsî Addu est d'ailleurs mentionn6e sous l'éponymad'un Ibni-Addu (différende celui de la Chronique éponymalde Mari), 3 ans d'EriSum (II) ; cf. A. K. avant la conquêt d'Assur et la déchéan Grayson, Assyrian Royal Inscriptions, 1, p. 28. Il s'agissait, non pas d'une reprise, comme on l'a cru jusqu'ici, mais de son installation elle-mêm sur les bords du Tigre. On comprend dks lors pourÃ
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LES OPERATIONS GUERRI~RES
quoi on avait encore gardà h l'kpoque de Yasmah-Addu le souvenir d'un roi d3EkallâtumIlî.ma-rahà lequel n'est nullement mentionnà comme vicaire d'Assur (cf. D. Ch. et J.-M. D., à Assur avant l'Assyrie ... È dans MARI 8, p. 372, n. 36). Sa mention est exactement parallèl h celle que font d'autres textes kponymaux d'un Yahdun-Lîde Mari. L'affrontement d'Ila-Kabkabà avec Yaggid-Lî(alors prince de Suprum) est d'autre part connu et il faut donc trouver pour le pèr de Samsî-Addune situation qui lui permette d'entrer en contact et conflit d'intkrêt d'une faço ou d'une autre, avec la régiode Mari. La mention des a Bédouindescendus (de la steppe au fleuve) >> ou des à Numhéenà du texte de kispum (cf. J.-M. D. et M. G., a Les rituels de Mari È FM III) pourrait rappeler les origines nomades puis le premier établissemende leur famille. La situation est exactement la mêm pour la famille royale de Babylone qui a, elle aussi, des ancêtre numhkens. Le Sud-Sindjar pourrait donc avoir étle lieu oh s'étaieninstallésvenant de l'ouest, des clans ou des tribus qui furent ultérieuremenpoussks plus au sud (cf. *Nomades.. . È) D'autre part il existait des liens étroitentre Samsî-Addet ses fils avec Agadà oà ils se rendaient à l'occasion ; on note la prksence de la mention de Sargon et de Narâm-SÃparmi les ancêtre lors du kispum. Les liens avec le pays d'Akkad en génkrasont aussi nets: nous avons encore le souvenir qu'h l'origine Samsî Addu ktait un vassal du roi d'Esnunna; cf. XXVU2, p. 156, n. 101. Tout cela devrait indiquer que les ancêtre de Samsî-Adduet ce dernier lui-mêm pendant un temps, exerçaienle pouvoir sur une cità du pays d'Akkad, d'oà ils partirent faire des conquête dans le nord et s'y tailler un royaume. Dans le mêm ordre d'idkes M. B. avait remarquà que toutes les opérationmilitaires des kponymes contemporains d'Ipiq-Addu d3ESnunna avaient la Diyala pour centre (cf. MARI 4, p. 222-223). Il avait donc proposépour tenir compte de cette présencattestke dans la rkgion de Mari, d'AsSur et d3ESnunna, que la famille de Samsî-Addnomadisâalors par toute la régioncar il ne lui semblait pas possible d'admettre dks cette époququ'Ila-Kabkabà fû A la têt d'un trè vaste royaume. Si la remarque de M. B. est fondamentale, je me sépareracependant de lui en proposant plutô que cette famille royale fûdkjh ktablie dans une ville de la régio d'Akkad, et Agadà serait un bon candidat. Une localisation pour cette ville qui la fasse proche du royaume
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d3Esnunna, h l'occident de cette dernière sur l'Euphrate ou sur le Tigre, expliquerait aussi bien les heurts avec Egnunna et la mention d'Ila-Kabkabà dans la Basse-Diyala par les textes d31schali (cf. S. Greengus, Studies in Ischiali Documents, BM 19, p. 4, n0227: 4), que des raids de lui contre la régiode Mari, alors contrôlà depuis Suprum par Yaggid-Lîmainsi que la percéde Samsî-Addjusqu'h Ekallâtu et Assur, par le Tharthar ou la Diyala. Dans l'un et l'autre cas d'ailleurs, aussi bien Ila-Kabkabu que Samsî-Addont pu certaines fois opérecomme gknérauou alliéd3Esnunna. Il n'est donc plus nécessairde les considére comme des nomadisants. Les liens privilkgiks avec le pays d'Akkad en génkrapeuvent, d'autre part, rendre compte autant de l'adoption du mode de notation graphique et du dialecte d3ESnunna par l'administration d3Ekallâtu que l'hospitalità généreu et le soutien constant offerts h Isme-Dagan par Hammu-rabi de Babylone et pour lesquels nous avions déjproposéD. Ch. et moi-même indépendammen d'une telle reconstruction historique, qu'il y ait eu de puissants liens tribaux entre les familles royales de Babylone et d3Ekallâtu (cf. a *Fils de Sim'al. .. È RA 80, 1986, p. 170-171). Pour une relecture de la Chronique éponymal comme geste de la famille de Samsî-Addu récicommençand'ailleurs avec les guerres d3Amînum cf. sa rkéditiopar J.-M. D. De toute faço le caractkre récentvoire précairede l'installation h Ekallâtu me semble êtr prouvà justement par le fait que, dans tout ce que nous pouvons savoir de la conquêt du Nord par Samsî-Addu l'on voit d'abord une percke de lui vers Andarig, le Sindjar puis la rkgion d'Apû oh Sehnâalias Subat-~nlil,est conquise, alors que ce n'est qu'à date bien plus rkcente que l'on constate la mainmise sur la vallédu Tigre, laquelle devrait au contraire êtr le noyau dur de ses possessions si Ekallâtu ktait son vrai lieu d'origine. On trouvera regroupkes ci-dessous les tablettes qui parlent de la conquêt des métropoletigrines (SIS), (516), (518) : Ninê ; (518) : Sibanum), d'opkrations dans la régio du Tigre (514) : Sarbat ; (519), (520), (521), (522) : Talmus) ainsi que les missives de Hâsidân et SaSSarânumles chefs des districts orientaux de la Haute-DjkziréIl n'est pas exclu que les informations de ces derniers et plusieurs h tirer des documents précitÃne soient cependant à rattacher à l'époqudu conflit avec les Turukkéens Une section est formépar les textes qui dkcrivent la campagne
LES OPERATIONS GUERRIÈRE
vers les confins orientaux, c'est-h-dire la conquêt de l'Ut2 et du royaume de Qabrâ Cette marche militaire vers l'est est trè intéressantcar la tentative d'étendrvers son orient le royaume des Bords-du-Tigre faisait la balance avec ce qui avait étaccordà à celui des Bords-de-l'Euphrate, lequel avait requ en apanage outre la régiode Mari toute la Haute-Djézirdu nord-ouest : une vaste zone unitaire relike h Mari-Terqa par le couloir du bas Habur ou la valléde l'Euphrate. Vouloir annexer h la vallédu Tigre (qui constituait le cÅ“u mêm des à Bords-du-Tigre È toute la plaine jusqu'au Zagros représentaien fait une prise de conscience trks aiguà des réalitÃgkopolitiques puisque c'est cette zone-lh qui délimitplus tard le à triangle assyrien È d'Assur à Ninive et à Arbkles. En dominant le cours des deux Zâbjusqu'h la HauteDiyala, les mktropoles du Tigre contrôlaien ktroitement de plus la route naturelle qui pouvait donner accè jusqu'à elles depuis le sud. Plusieurs textes du dossier de la guerre contre Qabrà restent encore inéditet ont étinclus dans la *Th&se de N. Z. Les textes dkjh publiémontrent cependant trè clairement cette percke vers l'est. (517) : prise de Burullum et contrôl de l'Ut$; (524) : prise d'A'innum et invasion du royaume d e Qabrâ (525) : prise de S a m ; (526) : prise de Hadkâ(528) : prise de Tutan-um, Hadkà et Sunhûmpuis de Hurarâ (530) : prise de Himâr et défaitdes Ya'ilânum (529) : prise de Kerhum et ouverture de la route d e Qabrâ La conquêt alla jusqu'h Qabrà elle-mêm ainsi qu'à Arbkles. Arrapha avait kt6 conquise antérieurement Nous savons désormaique dans son entreprise contre Qabrà San~sî-Add reçu l'appui décisidu vieux Dâdû.d'Esnunna, l'annke qui prkckda sa disparition (cf. Bahija IsmaïlMélangeK. OberhüberInnsbruck, 1986, p. 105-108). La famille royale de Qabrâcapturéen tait par Dâdû.ilequel dut êtr le vrai vainqueur, ktait en butte h la haine inexpiable de Samsî-Addqui attendit le moment opportun pour se la faire livrer; (317). Mêm haine incoercible, semble-t-il, envers la tribu des Ya'ilânu qui aida Qabrà et un prince (?) parent, Sammêtar dont Samsî-Add décid l'anéantissemen pur et simple ( 6 7 9 ) . Les femmes ya'ilâlzu se retrouvkrent, selon la coutume de l'époquedans le gynkcke des vainqueurs. L'une d'elles, échuen partage h IsmeDagan, devait d'ailleurs, bien plus tard, avoir comme compagne de captività une fille de ce dernier, dans le harem du roi de Burullum, Adal-senni, lequel avait épousune sÅ“u de Zimrî-Lî Le sort complexe de toutes ces femmes ballottéeau gr6 des avatars de
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l'histoire est étudipar P. M., dans sa contribution, à Liqtum, sÅ“u de Zimrî-LÃÈ dans MARI 8, 1997, p. 455-459. Le triomphe semble cependant avoir étde courte durécar (531) montre l'intervention armédes Turukkkens qui arrivent en renfort et la nkcessità d'évacuele pays de Suiarrà (Shemsarra) avec repli de la population sur Qabrà et Arrapha. Les toponymes des royaumes d'Ut2 et de Qabrà sont intéres sants car ils constituent une séride termes descriptifs - prouvant l'origine récentde ces dknominations, sans doute le fait des Amorrites s'y installant -, comme < L i e u du Portier> (Utâ) à Source à (A'innum), à Piste à (Hadkâ) à Pont à (Tutarrum), à Halte à (Sunhûm)à Fossé à (Hurarâ) à Pays-aux-âneà ('Irnâr2) à Citadelle à (Kirhum), à Lieu-des-tombes à (Qab(a)râ ; cf. NABU 90184 et 91176. Pour plusieurs, on peut reconnaîtrune certaine évolutiophonétiqu (Hadkânon Hadqâ ou une formation sur un terme dialectal non akkadien (Utà sur u t ~ à ®comme m h Alalakh, ru~t non atût ; Tutarrum, non Taturrum; 'Imâr sur ' i ~ ~ ~ à ¢non '11nârun1 etc.).
D i s à m o n Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Hâsidânu ton serviteur. Il est arrivà chez m o i u n e tablette d'Igme-Dagan donnant d e ses nouvelles ainsi q u e celles d e l'armée V o i l à q u e j e viens d ' e n v o y e r u n h o m m e d u ~ u k i s ^ ^ ~ ~ ) chez toib). a) Non pas un NP, mais un nizbéà Homme du Mukii. à C'est une des plus anciennes attestations de ce pays, qui correspond à la valléde 1"Amuq. b) Le texte contient a-na se-ri-E, le signe final n'étanni YA, ni surtout KA, comme attendu. Je suis G. D. qui a corrigà en -ka.
D i s à m o n Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle sassarânurna)ton serviteur. M o n Seigneur m ' a envoyà le message suivant : L e s habi-
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LES OP~RATIONSGUERR&RES
LES DOCUMENTS ÉPISTOLA~REDU PALAIS DE MARI
toute la partie est de la Haute-Djézir(rive droite du Tigre). b) Pour cette ville, cf. (494) n. f). c) A la 1. à 1' de G. D., il y a clairement un signe BULUG4 érasà J'ai donc suposà que c'étaiun exemple de plus de texte corrigà et reportà à la 1. suivante. zi-munu est un idéogrammbien attestà A Mari pour désigneI ' i s i n i m à ¢ ~ i u nsoit ~ le produit avec lequel les soldats se préparenleur bièrePour cela, cf. MARI 3, p. 142. d) Pour cette farine grossièrecf. p. 399.
tants du pays de Nurrugum se sont enfuis. Pourquoi cette nouvelle ne fait-elle pas l'objet d'une lettre de toi237? >> Pouvais-je envoyer un tel message? Il n'y avait pas un fugitif que sa fuite m'amèn ni un quelconque réciqui m'arrive^*. Voilà pourquoi je n'ai pas envoyà de message à mon Seigneur. D'autre part, en ce qui concerne les patrouilles de campagne qui.. . à ~ a t u r n u m m ~.)., .
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(Lacune.)
Dis A mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Saggarânum ton serviteur. J'ai pris connaissance de la tablette que mon Seigneur m'a fait porter. Quelle est donc cette arméqui serait sous mes ordres et que je n'expédie(raispas chez mon Seigneur? Il n'y a pas d'arméA ma disposition243. . .
Au sujet du ravitaillement des soldats, objet de la lettre de mon Seigneur, cela fait longtemps que les patrouilles de campagne ne sont plus pourvues de quoi se faire leur bière"*^ D'autre part, mon Seigneur m'a envoyà le message suivant2'0 : N Pourquoi l'armépréciséme qui n'a pu emporter de farine-tappinnumd), est-elle toujours en mouvement241? à L'armke qui l'a prkcédÃ- et beaucoup même - est en constant mouvement. Lorsque mon Seigneur aura fait prépare leur farine, je ne manquerai pas de constituera2 une troupe de soldats régulieret on fera parvenir A bon port, A Karanâla farine qui leur est destinée Ils viennent de se débanderl'armé attend dans la montagne.
(Lacune.)
J'irai.. . Or une tablette de.. . est arrivéchez moi, disant : . .. dans A.. . du pays de Nurrugum. Renforce toute citadelle quitque. .. >> N
514 [IV 461 Dis A Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère Je t'ai naguèr écrique j'avais expédil'arméà sarbata). Maintenant comme quoi.. .
a) à L'homme-A-la-scie sans doute un sobriquet. Il s'agit d'un trè important fonctionnaire de l'époquéponymaleen charge de È
(Lacune.)
. .. au combat. Je te (les) ai expédiés . Interroge-les pour qu'ils te donnent tous détails2@ Notre armke, çva.
237. L. 8 : [fa-t]u*-rnua-nu je-ri-iu i'i-ul tu-.Fu-pa-ra-am. 238. L. 11 : ii-lu-nia a-wu-tuni mi-im-mu-u 3u i*-mii*-qi*-tani ( s u r krasures) ; cf. v. S. Or 23. p. 208. 239. L. 0'-3' : [as-.$uni si-di-if su-hi-im], [sa he-li] if-pu-ru-uni (zI MUNU4], [zi-munu4 su]-ug-hu-uin is-tu pu-nu-ina. [mi-im-in\a* i - u l fu-kiiii. 240. L. 4' : [$&-fimi ki-a\-uin he-li if-pu-ru-uni. 241. L. 7' : [lu-a it-t\u*-uh*-l[u*]-miit-ta-nu-la-ak. 242. L. 11' : [lu-ul (1-[s\(i-ku-un-mu.
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a) Sarbat appartenait au territoire de KaranâlQattarÃ
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère
Je vais bien ; que ton cÅ“u ne s'inquièt pas! Envoie-moi des nouvelles de ta santé Le pays vient de passer de mon côt mais je n'ai pas encore ~) d'arrivébde l'inté pris la ville haute de ~ i n à ª tQuelqu'un rieur de la ville m'a dit ceci : <> désormaiaffamés245c) Tant que je n'aurai pas pris la ville haute de Ninêtje n'irai nulle part ailleurs. Bibliographie : texte éditpar G. D., RA 66, 1972, p. 125. a) Pour l'identification de Ninê avec Ninu'a, alias Ninive, cf. MARI 5, p. 224 et Wu Yuhong, NABU 1994138. b) Pour l'éventualitd'un sens de ~ n a q t u mcomme à réfugi cf. IV 52 : 5, oà une traduction plus simple comme N arrivÃÈ à survenu est proposé; (498). c) L'emploi du parfait indique quelle est désormaila situation des assiégà ; le verbe est beriîm N avoir faim È )),
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père J'ai pris connaissance de ta tablette que tu m'as fait porter. Tu m'y disais qu'Amînu avait triomphà de 300 hommes de troupes de ~ i n à ªett ~ que l'ennemi avait 6puisà le grain de la région246 Tu ne cesses de m'écrir d'envoyer rapidement de la troupe247. La raison pour laquelle je ne t'ai pas envoyà de la troupe jusqu'à présentVoilh que je t'ai envoyÃtout détaipar Usur-pî-Sarrih propos de ma venue. Fais attention au message dont il est porteur. L e 6 courant du mois d'Abunz (xi*), au moment du
246. L. 6-9 : ki-mu 3 me $0-ub lu ~ ~ i * - [ ~ r e - e ^rt1*1-[1~~1i-11u-ur1u^l }. i-du-ku tu-o.?-pu-ru-um, [Ã ki-ma} 2 - e n 1 Sa nui-a-tim, [lu-kur] ig-mu-ru (IG MU RU).
repas2'^), je t'ai fait porter cette tablette depuis Subat-~nlil. a) Cf. (515). n. a). Cet Amînu est un génér de HauteMésopotamicomme le montre un texte de la * T h à ¨ s de N. Z . b) Le texte porte réellemenk i n s i d i m mais on trouve k i - i n - s i - k i i m dans A.4265 et M.5564. Il est donc vraisemblable qu'il s'agisse ici d'une simple mégraphide DI pour KI. Pour la forme k i - i s - s i - k i im, cf. FM [Il, p. 82, 1. 30.
517 [I 51 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Vous, vous recherchez sans cesse des stratagème pour battre^ votre ennemi et vous essayez sans cesse de l'entortiller. Par ailleurs l'ennemi ne recherche de la mêm façoque stratagème à votre encontre et il essaie sans cesse de vous entortiller. C'est une incessante recherche mutuelle de stratagèmesà la faço des lutteursb). Il est à craindre qu'il ne se passe comme dans le dicton antique qui dit : La chienne, à force de se dépêche a mis bas des avortonsc). à Vous-même n'agissez pas ainsi! Il est h craindre que l'ennemi ne vous entortille dans une embuscade et.. . votre.. . (Lacune de 2 1.) Autre chose : ne vous pr60ccupez249 en rien du riteurûbâtumde ma ville. Ne faites point c e déplacemen(qui serait) considérable Les temps sont proches pour ma montéà cet endroit. En l'attendant, faites ce qu'il faut pour garder l'armé(sauve). En ce qui concerne la nouvelle que je t'ai transmise par Usur-pi-Sarrim, l'ennemi qui campait aux côtÃde Lidâyface à ISme-Dagan a entendu les rumeurs concernant les arméequi s'étaienrassembléepour aller à ISme-Dagan. Il a évacusa ville, s'est levà et est parti. ISme-Dagan a, dè lors, pris sa
248. L. 19 : [i-nu k]i-in-si-DIo*-imtup-pci-a111[an-né-e-er11
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LES OP~RATIONSGUERRI~RES
ville, ~ u r u l l u m ~Du ) . coup, l'ensemble du pays d'Utà est calme et la population est restéchez ellef). Il l'a fait rentrer dans l ' o b 6 i ~ s a n c e ~ ~ ~ g ) . De la troupe est partie pour rentrer au Pays. Pendant 2 ou 3 jours, ils se reposeront chez eux, puis se rassembleront. Je prendrai la têt de l'ensemble de la troupe. Au cours de ce mois, j'arriverai ici à pied d'Å“uvr avec les armées Tu es informéJusqu'à ce que je monte, fais ce qu'il faut pour la garde de l'arméelle-même Je t'ai fait porter cette tablette de moi depuis Subat-~nlil,le 8 d'Abum (xi*). Bibliographie : cf. MARI 3, p. 159. a) En m. h m. : à tuer>, mais d à ¢ k w signifie fi battre avec un bâtoÈ b) Le m u i t a p p m est comme le montre son idkogramme SU.KAL, l'à homme ?i la main forte le à lutteur (cf. JAOS 65, p. 223 sq.). Le verbe i a p à ¢ ~ wà la force 112 (rkciproque) dont il est dérivest celui-lh mêm qui est employÃdans le défque lance Zimrî-Là 3 ISme-Dagan (cf. X 4 : 16). c) Le sens de cet apologue a suscità une trè grosse littérature V. S. ( O r 21, p. 76) a interprétle verbe comme SutZpurum, fi se disputer pour de la nourriture (sich ums Futter streiten). 11 donne en outre ?i huppudum le sens de fi ruin6 (zerstort). Son interpréta tion du proverbe est que à la dispute des frère est aussi insensé et dangereuse qu'une bagarre pour de la nourriture chez une chienne qui est prè de mettre bas ; cf. en outre Moran, RA 71, p. 191. Un problèm annexe est posà par huppudum qui signifie aveugle ou boiteux È La lecture du verbe semble, en tout cas, fixédésormaicomme futêburu et signifier à faire les choses vite ; cf. (304) n. b). Le proverbe me paraîsignifier à Pierre qui roule n'amasse pas moussen : en l'occurrence, plutô que de finasser avec l'ennemi, il vaudrait mieux l'affronter dans une rencontre décisiveTous ces efforts pour rien sont symbolisks par l'actività débordantde la chienne dont les enfants sont boiteux ; cf. *Sagesses et dictons de È
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l'époquamorrite.
250, L, 34-35 : itiii-ci-fil*il-le-eiii [klfi-111-fcia - e l i -lu-h-ki-iii.cilia pi-i-iin if-le-en iM-te-laJ-il?-A' ;cf. MARI 3. p. 160; cf. v. S.. Or 21. p . 76.
d) V. S., O r 21, p. 76, restituait [ t e - r ] u - b a - a t ? CC entrée (Einzuge), ce qui ne donne pas un bon sens ; pour la nouvelle lecture, cf. MARI 3, p. 159 sq. Pour le rite de dkploration fi urubâlu = bikîtiirnd'aprè un lexique, cf. *La Religion en Syrie ..., p. 510, et FM III, p. 38-39. Les textes afférentsont publiks dans XXVIl3. e) Il s'agit ici d'une ville turukkkeme, dont Lidâyétaile roi. La distinction d'une seconde Burullum qui ferait partie de l'IdaMaras (cf. XVI, p. 8) est ?i écartercar elle repose jusqu'ici sur une situation de Haburâtu ?i l'ouest de la Djézirà alors qu'elle étai en fait au confluent du Habur tigrin (D. Ch.). On notera d'ailleurs, dans XXIII 594, la distinction explicite de l'Ida-Maras et de Burullum. f) Le texte recourt ici au verbe s a k à ¢ n u m fi résider>non i a k à ¢ r ~ u mPour la racine SKN confondue ?à tort par les dictionnaires avec SKN, cf. XXVI 168 n. i); 392 n. i) ; 519 n. d) ainsi que le compte rendu du CAD S par D. Ch., AfO XL/XLI, 1993194, p. 5-6. g) En m. ?à m. : fi Il l'a fait habiter d'une seule bouche. C'est une apodose de présage; cf. YOS X, 11 iv 17 sq. ; 33 iv 2, 7. Ã
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère Naguèr je t'avais écriau sujet de la victoire. Aujourd'hui, je viens de prendre S i b a n ~ m ~ ~~ li ~n )Ã, ªett ~le pays tout entier. Réjouis-toi a) Pour l'identification de cette ville avec la Sibaniba d'époqu mkdioassyrienne, cf. MARI 5, p. 224. b) Cf. (SIS), n. a).
519 [IV 121 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Maintenant q u ' h m - g à ¢ m iest parti vers le Haut-Pays avec ISme-Dagan, Meskinum l'apprenant252,. . . ne se taira pas. (Texte lacunaire.) 251. L. 4-7 : i-na pu-ni*-iim, US-fumdei-cin~*-cli-im, a5-pii-ra-'[k}iim,i HU- ~i-ha*-i~ci-um*k~. 252. L. 7-8 : I*[ine-t?.~-k]i*-u[u] *-utn i-Se-em-me-ma. x - \ ( t h - x il-ruIl isS. Or 22, p . 203,
l c i - u ~ ~ ~ cf. & ~ v, ;
A partir de maintenant, mêm si 1 0 0 0 0 ~ ennemis ) arrivent, j'ai de quoi leur répondre261Il ne faut pas que le cÅ“u de ~amassî s'inquikte de ce que je suis en pays ennemi. Voilà que j'ai envoyà une tablette chez Lamassî Qu'un de tes serviteurs la lui porte! En outre, il faut que mes serviteurs, chaque fois que je leur fais porter des tablettes de moi262, ce soit ?i partir de Razamà qu'ils reviennent, sans aller plus au-delà Continue ?i envoyer chez moi de tes nouvelles. a) Ce toponyme avait 6tà corrigà dè XVI, p. 16, grâc aux occurrences de Tell Rimah. La restauration de Talmu: indique que Hiwilat doit d6sormais êtr cherchéau nord de Ninive. C'est un pays, ?I 1'6poque. de peuplement hourrite, ce qui explique l'existence du NP Hiwilathi (ÃHiwilatéeÈ en hourrite) dans les textes de Chagar-Bazar ; cf. C. Gadd, Iraq 7, 38a. On abandonnera donc la proposition de 1. J. Gelb (HUS,p. 112), reprise par RGTC 2, p. 76, de chercher la hi-bi-la-at^1de la 3e dynastie d'Ur, dont est originaire le houmitophone it-hi-pd-tal, dans la régiode Kirkuk. b) En m. ?I m. : J'ai repoussÃeux (et) leurs cadeaux. N. Z. pré férerailire: [... u]8-ta-ad-di-su-nu-ti(NDN), je leur ai fait donner. >> c) Pour ce chiffre, équivalendu kir sum6rien (3600 = 60 x 60) et qui d6signe une multitude cf. *Unit6 et diversités .. p. 123. Une telle expression se comprend trè bien dans une sociét qui, la diff6rence des Mésopotamiendu sud, a adopt6 un calcul par base 10 (cf. MARI 5, p. 605-606) et non plus 6 (10000 = 100 x 100). d) Pour l'identification de cette Lamassî cf. MARI 4, p. 433-434 et, surtout, P. M., MARI 7, p. 271-280 (ÃLamassî-Assu È)
Il se trouve a v o i r pris la route pour le pays haut, à TalmuS. Maintenant qu'il se trouve avoir pris la route pour le pays haut, pour ~ a l m u gmaintenant ~ ~ ~ , le guide de.. . Tes présagedoivent se trouver faits254. Il faut que toutes tes dispositions soient prises afin que par la suite, une fois que tu te seras mis en route, l'ennemi comme un seul homme.. . vers son pays255. (Texte lacunaire.) 520 [IV 131 Dis ?i Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père J'ai pris connaissance de la tablette de toi que tu m'as fait porter. ~ ' e n n e m i ~ ~. 6 . . (Lacune.) Fais le voyage de r al mu^^^^ et assurémentmoi-même avec le reste de la troupe j'irai à ..
521 [IV 681
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Igme-Dagan, ton frère Le pays de Hiwilat et ~ a l m u g s'étai ~ ~ ~révoltà ~ ) Les prin~ n c i e n de s ~ ce ~ pays ~ sont venus cipaux personnages et les me trouver, mais j'ai négligleurs présents260b) Je vais bien. Mes dispositions sont toutes prises. Sois content; que ton cœu ne s'inquièt en rien!
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253. L. 14-18 : [O-nu wu-tim e-1;-tflin,u-[na tu-ul-mu-US^kaskal], .Vil-il ~?-rbil-r;tl.[a-nu ma-a-am e-1;-tim?,a-[n\a [iliju-u-ut t ~ l - m u - u [ s f .
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254. L. 21 : te-re-tu-ka lu-i't ;II'*-lit!*-ep-flu].
Dis ?i mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Hâsidânu ton serviteur. J'ai pris connaissance de la tablette que mon Seigneur m'a fait porter, comme quoi Sûmiy est venu de Talmug, disant :
255. L. 24-25 : [il$-tu iu tu-al*-l[;]-ku, [ILI-kLIr] ki-ina 1 ILI (1-nu ma-ti-su. 256. L. 5 : [ILI-mes] na-uk-rum [ . . . ]
258. L. 5 : mu-u-ut 11;-wi-lu-(it*kil ;[a*-ul-inu]-u~*~
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261. L. 16 : ci-~i-ap-pu-ul-Sue-le-i*.
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262. L. 23 : Ã ILI-tur-mes-infa ki-IIIUtu\p*-plu*-[ri-;O]
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LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE hIAR1
; L ' e n n e m i est rassemblà a Asala). à Voilh le message de mon Seigneur. A l'heure actuelle, on a fait entrer (les gens de) la zoneb) de sassarânu à ApqumC) ainsi qu'a sânipâmêm et (ceux de) la zone de ~ a n à » h - ~ a à m~aa ~n d u w à ¢ t u mHier. fl ~ali~a^^, le généra est v e n u : je lui ai donnà une mission précis concernant les patrouilles de campagne. A l'heure actuelle, suivant les instructions de mon Seigneur, j'ai.. . h ~ a ~ s a r à ¢ netu Yanfih-Samar. (Il manque 1 1. du rev., 3 1. sur la tranche inf.) a) Cette ville est mentionnédans OBTR 1 0 : 4' avec Hiwilat ; OBTR 160 est une lettre envoyee par une femme de cette ville qui avait rencontre Mutu-Hadqim à Sarbat. Tout cela indique une régioau nord-est de Tell Rimah. b) Pour ce sens de haisutn, cf. t. 1, p. 120. c) Non pas Apqum du Balih, mais celle qui est surtout documentéà l'epoque assyrienne (Apqum d'Adad, soit Tell Abu Mariah) ; cf. W. W. Hallo, JCS 18, 1964, p. 73. d) Pour cette ville, cf. W.W. Hallo, JCS 18, 1964, p. 73. Elle est mentionde une etape avant Apqum (donc au sud de cette dernikre) et la 3e étapà partir d'Ekallâtum Ce toponyme est apparente à celui de Sânipâtucf. (848) n. a). e) Yanûh-Samase retrouve, à l'époqude Zimrî-Lî serviteur de Qarnî-Lî le roi d'Andarig, à SehniUSubat-~nlil,au moment du rkgne de Hâya-abu ; cf. M. G., FM II, p. 264. f) Cette ville se situait sur la route d'Assur à Kani3 ; cf. P. Garelli, Les Assyriens en Cappadoce, p. 85-85. XXVI 527 montre qu'elle est bien situédans la partie orientale de la HauteMesopotamie puisque, primitivement occupépar le roi d'Andarig, elle est rétrocéd au roi de KaranâA.2132 (sa-ad-du-watirnh) montre en outre que c'est là que Sâsiyaroi des Turukkéens rencontre hggar-ab?, le génerade Kurdâ On doit donc la situer vers l'est-sud-est du Sindjar.
523 [V 501 D i s a mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Isar-Lîm ton serviteur. 263. L. 17 : fini-ki-libu*-li-ia gal mar-tu.
LES OPERATIONS G U E R R I ~ R E S
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M o n Seigneur m ' a envoyà un message concernant le fait d'expédiel'arméh Atuma) au-devant de lui. Yatir-Nannum campe a ~ u b d u m avec ~ ) un millier de troupes. Voilà que je i n ~ 600* ~~~ viens d'expédieh la ville d'Atum A s d à ® - ~ a k avec soldats pour êtr a la disposition de mon Seigneur. Cette troupe est d'ores et déja la dispositiond) de mon Seigneur, à Atum. a) Le toponyme signifie M L'Arc ; c'est aussi le nom d'une structure du systèm d'irrigation qui en a la forme (cf. p. 610) ; cf. t. 1, (252) n. dl, les remarques concernant la ville d'Er&. Le toponyme d'Atû serait (XVI, p. 3) mentionnà par TH.72 2 (cf. Syria 50, 1973, p. 4, n. 4). La collation montre qu'il s'agit en fait de la ville d'Adû (a-di*-i-irtzki). Cette ville des bords du Tigre n'est donc pas obligatoirement identique à celle qui est mentionnéici, que sa mention aux côte de Lubdum incite à placer du côt oriental. b) La ville de Lubdum est rarement mentionnéà Mari. A part cette occurrence, elle reapparaî dans un fragment ( M A.1600 È qui documente la campagne de QabrâD'aprè J . A. Brinkmann, AnOr 43, p. 178-179. n. 1096. elle serait situéau sud de Kerkuk. Pour des référenc à un toponyme LubdaILupti mentionnà dans des sources paléobabyloniennesélamiteet nouziotes, cf. A. Fadhil, Studien :ur Topographie miel Prosopographie der Provirz:stadte des Korzigreichs Arrapkie (index p. 358a.) c) Pour ce fonctionnaire d'époqueponymale, cf. (473). d) La graphie ~i-ka-a-aldoit êtr interprétà non comme l'indice d'une interrogation, mais comme un effet pausa1 (affirmation forte). Ã
Dis a Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère L e roia) a pris A'innumb) et Zamiyâtu qui s e trouvent sur les bords du ZâbCes villes appartiennent h QabrâLe roi les a prises. Réjouis-toiUne fois que le roi les a prises, il a fait route tout droit jusqu'a Qabrâ Voila le message que l'on m ' a apportà ici. Une nouvelle
264. L. 7 : wu-fi-il>2 a-mi-uni-ma Iu,~-di-tii-\ki-&\
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Nous avons combattu chez les gens de ~ u t a r r u m et~ j'ai ~ ~ ~ ) remportÃla victoire. ~ à ¢ r - ~ d d uet^les fils du Ya'ilânu ont Tous ses serviteurs et ses soldats sont tuésIl tous éttuésd) n'y a pas d'ennemi qui s'en soit sorti270. Réjouis-toi Bibliographie : cf. MARIS, p. 231 ; J. E., Iraq 47, p. 85.
ultérieurque j'apprendrai, je l'enverrai chez toi. a) S'agit-il de Samsî-Addou, plus vraisemblablement, de Dâdu.saMêm problkme dans la lettre suivante. b) A'innum, forme dialectale pour 'înum*la ville de la source È
525 [IV 491
a) Les textes écrivende faqon constante WA-i-la-num.Une premièr question est de savoir s'il s'agit d'un clan, comme l'expression N Fils de W. (1. 15) le suggèreou d'un NP. - Assurémenon trouve des individus de ce nom : WA-i-la-an (M.11405) ou mêm WA-i-la-num (TEM 3 iv 58), mais cela ne prouve rien car beaucoup de noms de tribus, de clans, voire de contrkes, correspondent A un ancêtr éponymepour ces problèmescf. XXXVIIIe CRRAI, p. 111. Dans le texte de Shemsharra, AS 16, p. 194: 34-35, on trouve mentionnéles messagers de 2 fi-mu-ur-ri-im È dans une énumà ^ s a - a r n - ~ i -IWA-i-la-nim ~~~, ration oà on constate pour N WA-i-la-num A la fois l'existence du préd6terminatides NP et sa juxtaposition avec un nizbé N WA-i-la-num est attestÃdirectement dans A.2776 (MARI 8, p. 383 n02) et le reste du temps médiatementmêm dans l'énumér tion complaisante du massacre, lequel nous est attest6 par plusieurs documents (cf. A.3304). C'est la têt de Mâr-Addqui doit êtr envoyéA Samsî-Addu aprè la victoire (A.3349). Un texte de Mari dit explicitement que d u m u ^ 1 ~est son à fils : cf. A.3304 (lettre de Samsî-Addu : 17-19 : N Mâr-Addu"dumu WA-i-la[nim]", ses grands et toute l'armésont tuéÈ d'une faqon telle qu'il pourrait fort bien s'agir d'un ethnique. L'usage de A.2776 ne serait pas incompatible avec une interprktation par un singulier collectif. - Une seconde question concerne la lecture Ya'ilânumUne lecture en YA et non WA a 6tà propos6e par 1. Gelb, Lmgua degli Amoriti, p. 149, S 2.4.6. Une dérivatioen -2rzuvt qui renverrait A We'ilum, ne serait cependant pas impossible. Un rapport peut-il êtr établi en outre, avec la ville de Ya'il du
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle IXme-Dagan, ton frère Le roi s'est approchà de sarria), ville appartenant il Qabrâ avec la troupe lourdement arméeLa ville de Sarri a étéva ~ u à ©devant e ^ ~le roi et (ses habitants) viennent d'entrer266 il QabrâLe roi est donc il Sarri. (6 1. manquent.)
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Voici la nouvelle qu'on m'a apportéeJe te l'ai envoyée Celles que l'on m'apportera, je les enverrai chez toi. Note: beaucoup de petits fragments se sont détachà sur le revers et ne peuvent tous êtr replacés a) Pour ce NG, cf. MARI 5, p. 217, et K. Deller, NABU 90/66 ; 90184.
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526 [I 1381 Dis il Yasmah-Addu : ainsi parle IZme-Dagan, ton frère Je me suis approchÃde adk ka^). En l'espace d'un seul jour, j'ai subjuguÃcette ville et l'ai prise. ~ à © j o u i s -! t o i ~ ~ a) Forme dialectale pour Hadqâà la Piste ; cf. p. 111.
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527 [IV 331 Dis il Yasmah-Addu : ainsi (parle) IXme-Dagan, ton frère La troupe du (clan) ya'ilânuma)avec la totalità de ses (moyens), s'étairéuniavec ~ à ¢ r - ~ d dpour u ^ livrer bataille. 265. L. 10 : d'aprks la place : [ d l - d i - m i . i etc 266. L. 11 : [i-l£.-du-uetc.
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LES OP~~RATIONS GUERRI~RES
LES DOCUMENTS P PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
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I
268. L. 10: i-na ru-rur*-{x)-i~i*-{x)~~. Le gentilice est kcrit sur l'krasure de vifi-lu]-nini. 269. La 1. 14 est ticrite sur erasure de la 1. 15.
i~ d-pj-L, [hi]/* i-ha-a.?-fi. 270. L. 19-20 : rÈ* l'~~~~-uk-rum
LES OPERATIONS GUERR&RES
district de Terqa qui est écrittoujours avec le signe IA? Ya'il est un terroir exclusivement benjaminite. On peut avec vraisemblance y voir un nom de clan désignanun lieu-dit. La situation est la mêm mutatis mutandis pour Nihad. nom de lieu et clan bensim'alite. Les graphies ia-a-il, ia-a-"1, ia-'ai-el indiquent d'autre part une étymologiYi-El. Une formation Ya'ilânu est identique à celle de sa-am-a-la-an (NP, XVI) sur Sim'al. - Mir-Addu serait le chef du clan WA'ilânum b) Une lecture *Bin-Addu plutô que Mir-Addu a étadopté dans XVIl1, p. 80, à cause de l'écriturphonétiqub i - n ~ - ~de1 ~ VI1 140 f 19'. Comme il s'agit de deux personnages différentsrien n'obligerait à interpréteune graphie par une autre. En fait, VI1 140 contient W - w u - n a - ~ I M (MARI 2, p. 81 et p. 104). lequel a toute chance d'êtr une variante d'Irmî-Addusur le modèl de Pulsu.naAddu versus Pulsî-Addu etc. D'autre part, si un terme bînu et son répondanfémini bînatwexistaient sûremen comme l'indiquent les graphies bina-a-hu-um, bi-na-da-mi-nu. bi-na-ha-an, bi-na-eh-tdr, bi-na-nar[i-iffi], bi-na-ut-ha-am-mi (bi-na-tu-ha-am-mi). il ne semble pas (sauf pour le courant d u m u - e h - t b ) exister de variante d'écritur avec DUMU-. On sait que pour le nom des Benjaminites lui-même quoiqu'il soit devenu d'usage de rendre ainsi l'écriturdumu-mes ia-mi-na, une lecture Mir-Yamînserait plutô à envisager, au vu de l'hypocoristique Mamzà (cf. à *Nomades... È) c) T u t a r r u m = à le Pont à ; cf. NABU 87178 et Mélange K. Oberhuber, p. 106. d) E n m. à m. : à tuéÈ mais dâku a avant tout le sens de à vaincre È
528 [I 1311 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère Une fois que j'eus pris ~ u t a r r u m Hadkà ~ ~ ~ ,et sunhûmje suis allÃattaquer HurarâJ'ai assiégcette ville, j'ai fait dresser contre elle tour de sièg et bélierLe 7e jour (de ma campagne), je l'ai prise. Réjouis-toi Bibliographie : MARI 5, p. 23 1.
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Igme-Dagan, ton frère Lorsque je suis allà attaquer la ville de Kerhum^^, j'ai fait se dresser273b) la tour de sièg et j'ai fait s'écroulesa muraille au moyen d'une brècheLe Se jour (de ma campagne), j'ai pris la ville de Kerhum2^. Réjouis-to ! Les citadelles du pays de Qabrà sont toutes prises. Il ne reste plus que Qabrâtoute seule275! Je vais bien et l'arméva bien. Ne t'inquièt en rien. Bibliographie : cf. MARI 4, p. 314, n. 95. a) La ville s'appelle à Ville haute È b) Pour cette forme dialectale = ufiz, cf. MARI 3, p. 281-282.
530 [I92] Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père
A peine 5 jours aprè ma victoire sur le prince de Qabrâj'ai triomphà du Ya'ilânu et je me suis emparà de la ville de ~ i m à ¢ r à J'ai¢ capturà ~ ~ ~ ~dans cette ville277 la troupe de la citadelle, 300 hommes, ainsi qu'un de ses fils. Réjouis-toi Bibliographie : cf. MARI 4, p. 3 14. a) Cette ville de Himârpeut êtr apparenté(pour son séman tisme) à la grande ville d'Imir. Le signe HI note comme souvent dans le syllabaire des textes mariotes le ' (cf. NABU 871105 sur hînu= s a i l u) et le -à est le K -digéographiquà banal dans les formations toponymiques de l'époque
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LES DOCUMENTS ~PISTOLA~RES DU PALAIS DE MARI
Pour une explication d'Imâ (OB) versus Emâ(MB) comme la N ville de l'ânÈà le marchà aux âne etc., cf. MARI 6. p. 75, n. 198. Himâr signifierait au propre pays-aux-âneB. Cet exemple viendrait s'ajouter à ceux qui illustrent la pratique de la N toponymie en miroir de l'&poque amomte. È
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531 [IV 251 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère Au sujet du pays de suSarrâobjet de ta lettre, Isar-Lî pourra te dire que ce pays est troublà et que nous ne pouvons l'administrer. Lidâyle Turukkéeet les Turukkéenqui sont avec lui, eux qui se sont installédans ce pays, ont engagà les hostilitks et ont anéant2 villes. Je suis venu au secours et ils ont pénét dans la montagne. Nous avons dklibérà Étandonnà qu'il n'est plus possible d'administrer ce pays, j'en ai déplacles habitants et les ai installks, serviteurs et servantes y comprisa), dans le pays d'Arrapha et dans le pays de ~ a b r à ¢ ^ La ^ troupe fera retraite vers l'intérieudu pays279. Je vais bien. Ton cÅ“u ne doit avoir nulle inquiétude a) Cf. V 2 : 11, oà il est aussi parlk du repli total de la population.
LES MENACES SUR MARI
A L'EPOQUE ÉPONYMAL Ce dossier s'est constituà soudain aprè que les collations de (532) et (533) eurent fait rkapparaîtrle nom de la citadelle de Suprum au lieu de la ville fantôm de Bakkaram (cf. MARI 5, p.
LES O P ~ A T I O N S GUERRI~RES
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210-214). Il rkvkle qu'un ennemi, non nommk, a étcapable de venir semer la terreur dans la rkgion de Mari et mêm de prendre Suprum, mais a ensuite étvaincu et a dà rebrousser chemin aprè une lourde défaiteCes textes ont dksormais étregroupéavec d'autres par N. Z. dans sa *TMse. Elle y voit un dossier qui raconte une offensive contre Mari par des forces nomades; ces dernikres constituaient un premier assaut qui put êtr repoussk mais fut suivi d'un second, celui qui emporta Yasmah-Addu. Le dossier est datà par elle de l'kponymat N qui suivit celui de Tâb-sillî-Ass È Comme il semble que ces kvénementse passent aprè la chute de Tuttul, il faut en conclure que l'attaque est venue du nord. Nous aurions donc là l'attestation d'une percke due aux Bensim'alites, mais aussi trks certainement h leurs alliébenjaminites, celle qui aboutit à l'installation de Zimrî-LÃsur son trône - (532) a étenvoyk par Sûmiy qui servait d'intermédiair avec les forces dirigéepar Isar-Lîmsous les ordres de qui opkrait Yatir-NannûmPour la personnalitk de Sûmiyaon se reportera la synthès sur l'administration de Mari h l'époquéponymalde P. V. dans Amurru 2. Ses lettres le montrent aussi bien en exercice h Assur et Ekallâtu qu'h Râpiqu oà il fut le chef local. D'autres textes le concernant parlent de champs et de corvéablede la régiode Mari. Il s'agit donc d'un administrateur qui, h la faqon d'un Zimrî-Add(XXVII), a reç des responsabilitémilitaires. 3000 hommes conduits par Yatir-Nannû ktaient, au moment ob la lettre de Sûmiy devait arriver, h 5 jours de marche de Suprum, ce qui indique un point de déparrelativement éloign (cf. (492), n. d) : 5 jours de marche représentenla distance de Mari h Tuttul), ce h quoi il faut ajouter les délaide transmission de la lettre. C'est par cette mêm lettre de Sûmiy que nous avons le plus connaissance des assaillants. Ce sont des pillards incapables de mettre le sièg devant une ville. Cela paraî exclure toute armé constituke par une grande puissance de l'époqueESnunna ou Alep, poussant une attaque contre Mari, depuis l'aval ou l'amont. D'ailleurs on parle explicitement h la fin de la lettre des ouvertures de paix d'EiSnunna. L'autre lettre. A.4197 encore inéditede Sûmiy qui parle de menaces sur Mari mentionne égalemendes messagers egnunnéen: on se trouve le 2 d'un mois (x*). - La seconde lettre, (533), annonce à ISme-Dagan lui-mêm la fin des angoisses : Suprum a en fait étprise et toute la population réfugiÃà Mari a eu trè peur car l'assaillant avait en définitivles moyens d'attaquer une ville, tour de sikge et bélierLes attaquants qui ont trouvà la mort lors de la contre-attaque sont explicitement
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LES OPERATIONS GUERRIÈRE 1
qualifiéde scheichs (sugâgumou de à chefs (lti-mes qa-qa-datu[m]), avec une onomastique trè clairement ouest-sémitique L'un d'eux est un roi (sarrum) assistà de son à ministre Ã
))
(iukkallum). Les cassures de (533). jointes aux difficultématériellede lecture du document, ne permettent pas de tout comprendre des évà nements. Le document semble en tout cas dire clairement qu'il y a eu 2 affrontements. Or, le à projet de stèl de victoire cite Tizrah comme lieu du combat décisifC'est lh que Yatir-Nannû a dà affronter le gros des troupes ennemies, le reste bloquant la capitale. Comme Tizrah se trouve, elle aussi. dans la province de Mari, cela montre, outre la prise de Suprum et le sièg de la capitale ellemême h quel point l'alerte avait étchaude. Ã
532 [II 441 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Sûmiyaton serviteur. Mon Seigneur m'envoie régulièremedes tablettes et j'envoie réponsaux tablettes de mon Seigneur, le jour même Le messager de mon Seigneur met un jour complet (à venir) ; le lendemain, je le réexpéd chez mon Seigneur. Comment (peut-on dire que) j'ai montrà de la négligencà prendre connaissance des messages que mon Seigneur m'envoie régu likrement? J'ai pris l'habitude d'envoyer^ chez ISar-Lîles tablettes les plus importantesb) de mon Seigneur. Avant mêm que la dernièr tablette de mon Seigneur (me le demandant) ne me parvienne, j'avais écrichez Isar-Lîet, de ce fait, il a détachYatir-Nannû et 3000 soldats réguliers Certainement, la troupe de Yatir-Nannûmen tant que secours, arrivera rapidement chez mon Seigneur. Le jour oà mon Seigneur prendra connaissance de cette tablette de moi, il faut que mon Seigneur compte 4 jours et, le 5e, l'armés'approchera de Suprum. Mon Seigneur Isme-Dagan va bien et ses troupes vont bien. Pourquoi mon Seigneur est-il angoisséMon Seigneur voit bien à quel point notre position est fortec) (et cependant) mon Seigneur les redoute? Ils ont multiplià les pillages dans les campagnes (mais) ils ne peuvent assiégede ville! Il faut que
mon Seigneur contrôl ses forteresses et qu'il en garde la porte en évitande faire sortir une troupe pour (engager) le combat. En attendant que Yatir-Nannû arrive chez mon Seigneur, que mon Seigneur garde sauves les places fortes ; une fois que Yatir-Nannû arrivera chez lui, que mon Seigneur constate la force de l'arméet qu'il agisse à son choix. Autre chose : de chez ~ n à ® h - l i b bdes f l patrouilles m'ont annoncÃ: Des messagers d'ESnuma font route chez le roi en vue d'un pacte de non-agression et d'amitiéà Or jusqu'h pré sent ils ne sont pas arrivéh la villee). S'ils arrivent à la Ville et que j'aie tous détailles concernant, j'écrirachez mon Seigneur. Le 2 courant de Tanzrnz~z(x*), j'expédicette tablette de moi chez mon Seigneur. Bibliographie : republià dans MARI 5, p. 2 10-2 12. a) Je prends ufabbal comme un duratif dans le passé b) Le sens de m a h r à ª t i ici me paraîêtr non plus à antérieure (MARI 5 , p. 21 1 ) mais à urgentes (cf. l'adverbe mahrêm-ma)voire simplement à de premier plan à important c) Ou bien, faut-il comprendre: [b]e-IL-ma (XI la wu-ta-ar niim-ma-ar : * Sans exagérerce n'est que mon Seigneur que nous Ã
Ã
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avons en vue? à d) II ne faut pas comprendre x Mon-cÅ“ur-est-épuiÈ nom prièr sur le modèl d' Atanah-Ilîà Je-suis-las,-0-mon-Dieu (serait peu plausible. e) Ici, Ekallâtum Ã
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Dis h Isme-Dagan : ainsi parle Yasmah-Addu, ton frkre.
LES OPERATIONS GUERR&RES
écrique l'ennemi assiégeaiSuprum. Je t'ai Postérieuremenà ma missive, il s'est emparà de Suprum. Il est venu et la villea) a eu trè peur d'un siègeDepuis qu'il a pris Suprum, toute la population^, y compris serviteurs et servantes, étaivenue se rassembler h Mari. Autre chose : (l'ennemi) étaiporteur d'une tour de sièg et d'un bélierLe jour oà il est arrivé en amont de la Ville,. ..
1
l
1
(Lacune de qqs 1.) i
. . . a étpris.
L'armés'est tenue contre eux^. J'ai remportà la victoire ... Tous les scheichs ont éttuéet les chefs qui avaient troublà ce pays, ta divinità les a remis totalement à ton pouvoir : Ahî-Maras Yamatti-El, Zimrî-Ilam-ma Yasîm Addu, le soutéenc) Issur-Dagan, frhre de Mutu-Abih, et tous ceux qui étaienavec eux, sont morts. .. .-Dagan, son vizird), 6tant de retour, a accouru. La troupe de l'acropolee) étanmontà à l'attaque, lors d'une sortie282, leur roi et les domestiques, tous ceux qui se tenaient à leurs côté ont éttués^ .. pour remporter la victoire.. . (Texte lacunaire.) Bibliographie : republié MARI 5, p. 212-214, a) Il s'agit ici de Mari. b) Peut-êtr faut-il lire [ultn-ma-su et y trouver un terme u ~ n ~ n u m apparentÃa umrnatum, à groupe È c) Les trois chefs rebelles des 1. 9'-11' se retrouvent dans XXIII 441, liste de NP sans date ; la correction de à Gutéeà en à Soutée à est possible ; cf. F. Van Koppen, MARI 8, p. 426, n. 36. d) N. Z. a trouvà dans A.3293, mention d'un à sukkal des souà ; cf. N. Z., *Th.?se. téen e) Pour pi'âti elêtim cf. p. 291 ; il s'agit de l'acropole, c'est-adire du tell actuel de Mari, comprenant les temples et les palais. f) Pour ce sens de w a s i m , cf. (50). n. m).
280. L. 6 : peut-Etre ne rnanque-t-il rien devant [a.fl-pu-ra-ku\~n]? 281. L. 2' : su-bi-it sa-bu-u\m i-nu pa-iii-fu-nii] (N.Z., *Tl12se...). 282. L. 16' : [u-ma\-hi-iretc.
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1
LES GUERRES AVEC E ~ N U N N A Einunna représentai la premikre puissance militaire du ProcheOrient de l'est. La documentation mariote, surtout grâc aux travaux de D. Ch., a fait réapparaît en pleine lumikre ce géanmilitaire dont on sous-estimait complètemen la puissance. G. D. (Akkadica 25, p. 5) parlait du roi d'ESnunna comme de quelqu'un d o n t le rôl politique ne manquait pas d'importance à l'époque~ Il s'agissait, en fait, d'un monarque bien plus important que ceux de Mari et de Babylone. Les percéeultimes des rois d'Esnunna vers l'ouest dont nous sommes informésemblent avoir étla régiode Mari, à l'époqu de Yahdun-Lî (cf. MARI 4, p. 169). et, plus au nord, la prise d'Assur et la poussévers le Habur supérieuoà furent occupée des villes de guédont Tamip, sous le rkgne de Narâm-SÃ; cf. D. Ch., MLlafTges M. Birot, p. 58. La campagne en Haute-Djézirde l'an ZL 3' ne reprksente en revanche qu'un avatar sans lendemain. Vers l'est, nous ne savons rien de sa politique, ni surtout de ses relations avec, l'Elam mais il est vraisemblable que la longue absence des Elamites de nos sources pendant tout le règn de Samsî-Adddoit avoir étcausépar la barrièr que dressaient face à lui les rois d'Einunna. Ils étaienainsi ceux qui contrôlaien tout particulikrement l'amvéde l'étaien Mésopotamie régulan les possibilitédes princes de la plaine de se forger les armes qui leur faisaient besoin; cf. p. 393. Un conflit direct entre l'Elam et lpiq-Addu d'ESnunna est en tout cas mentionnà par les Chroniques éponymalesMARI 4, p. 229 (B 8).
Qu'il y ait eu un, voire plusieurs conflits entre le royaume de Haute-Mésopotamiet Egnunna est prouvà amplement par les textes qui suivent. Les Chroniques éponymale montrent, pour des époquerelativement anciennes, les guerres menéepar Amînuou Samsî-Addcontre des rois d'ESnunna et la prise de
LES OP~RATIONSG U E R R I ~ R E S
villes aussi importantes que Saduppum (A 3 12) ou Nêrebtu (B S 17), avec cependant des revers (A 3 15). A Mari, on avait d'autre part gardà le souvenir précide l'époquoà Samsî-Addn'étai qu'un vassal d'Esnunna, profitant d'une de ses déconfiturepour proclamer son indépendanc(309) ; cf. XXVIl2, p. 156. La guerre avec Esnunna dont parle la correspondance d'époqu kponymale n'est plus attestépar les Chroniques suite à leurs mutilations et n'est donc que mal suivie dans le détailEsnunna semble avoir essayà d'entraîneavec elle Babylone (534). Les menaces portaient sur Mankisiim sur le Tigre (534) ; (527) ainsi que sur les villes au nord du Tharthar, route toute tracépour une invasion ?I partir des berges de l'Euphrate (534). Si le coup de main sur Karanà put êtr évitsuite aux énergiquedispositions d'lsme-Dagan, Mankisiim fut certainement prise (535). Incapable d'affronter le dispositif de défensdu Nord, Egnunna remonta l'Euphrate pour attaquer Mari. Cela amena la prise de Râpiqu (535). ainsi que celle de Yabliya (542) mais surtout celle préalablde Harbiim, attestépar plusieurs lettres et qui semble avoir étle fait d'une trahison des habitants (539) ; (540) ; (541). Les arméed'ESnunna parvinrent aux portes même de Mari. L'attitude de Babylone montre le désaccorprofond entre les deux parties du pays d'Akkad: Hammu-rabi resta un temps pacifique (534) ; (537) ou au moins attentiste (538). La guerre entre ESnunna et Mari est en tout cas certainement terminéau moment de la prise de Qabrâ puisque Dâdii.g et Samsî-Adds'en partagkrent les dépouillesAu mêm moment (544) montre Malgi'um achetant la paix ?I ESnunna, ?I Babylone et au royaume de Haute-MésopotamieCette paix est concomitante au grand recensement du royaume de Haute-MésopotamieC'est l'époqu oà un corps expéditionnairimportant fut espérpar Samsî-Addpour pouvoir monter l'opératioau secours de Qatna. D. Ch. a proposà (MélangeP. Garelli, p. 159) qu'il y ait eu un deuxikme affrontement, cette fois sous le rkgne d'Ibâ1-pîII, au cours duquel tout le Suhiim fut arrachà au royaume de HauteMésopotamiejusqu'à Bâb-nahlimlieu pourtant trks proche de Mari. On peut néanmoindouter de ce conflit trks tardif, qui aurait représentune péripét majeure dans la chute du royaume de Haute-MésopotamieOn a vu, t. 1, p. 434, (281), comment la lettre d'Ibâ1-pîpeut êtr réinterprétÃ
534 [IV 261 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ICme-Dagan, ton frère
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Je t'ai certes écrinagukre que j'étaiallà à KaranÃavec de la troupe me mettre en renfort à la disposition de Sâmû-AddLe prince d'Einunna avait mobilisà la totalità d e ses troupes, y compris domestiques et bourgeoisa). Campant à Opis, il avait multiplià les missives pour le prince de Babylone, (lui propom prince ~ ~ ~ sant) d e se joindre à lui pour prendre ~ a n k i s à » Le de Babylone ne fut pas d'accord. alg gré^le désaccord u prince d e Babylone, sans vergogne, il partit284, alla à Maskulliya et y entreprit de creuser un canal. Maskulliya est une ville 21 une double-lieue en amont de la Forteresse d'Ipiq~ d d u ~Une ) . lettre de Sâmû-Adm'avertit qu'ild) approchait de Maskulliya. Moi, d'aller au secours285e) de la ville avec la troupe. J'y arrivais quand une (nouvelle) lettre de Sâmû-Ad m'avertit que l'affaire s'étaiapaiséet que le prince d'Einunna qui s'apprêtai à faire un mauvais coupB6, étairentrà dans son pays. Je pris comme disposition287f) d'envoyer (des gens) sur les troupes qui étaienavec moi2^, chaz Sâmû-AddE n revanche, je renvoyai289 à Ekallâtu le reste de l'arméqui s'étaiavancà e n ordre d e bataille290g) à lintérieud e la contréainsi que.. . Ne sois en rien inquiet. Bibliographie : cf. MARI 4, p. 31 1 et n. 85.
283. L. 16-17: [ii iiiu]-uii-ki-si^', [ l e - q ] i - e - i n !; pas la place pour les restaurations de v. S., Or 22, p. 204. 284. L, 22 : i-iiu u - u i - t i - S if*-& ~
; cf. v.
S., O r 22, p. 204,
285. L. 3 1 : ii-iui 0-liiii at-tu-'u4-ru*-um; cf. v. S., O r 22, p. 204. 286. L. 32-3 : \k]i-mn a-wn-tum ni-lie*-et* (cf. v . S . . O r 22, p. 204) kg-nun-naki, [ h a ] - n ueu-ul-lu-liin pu-ni-Su.
288. L. 36 : ILI-IIUs(~-bi-iiui u if-fi-iuil--
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(en clair ; cf. autogaphie),
289. L. 42 : ut-[th-ra-us-si-nu-fi}. 290. L. 40 : [.ru i-iui l]i-hi ma-a-tim if7-t(l-di*-hu; [Su if-tu l\i-hi, N . Z., Vi2se.
LES OP~RATIONSGUERRI~RES
a) Cette expression bel dunzqÃ(1. 11) a étinterprétÃpar L. Oppenheim comme l'équivalendu bê [âbtrécenet traduite par à Ami du roi B. Le CAD D, p. 183a, a gardÃcette faço de voir et traduit ((Ami, favori B. Cela n'est pas bon car (( Ami du roi à devrait êtr mentionnà bien avant les girseqqûnz Cet appellatif ne se retrouve pas ailleurs à Mari. Amis du roi È si l'institution a jamais existé!se dirait plutô la troupe du roi È le sâbu mentionnà abondamment dans les repas royaux. En fait, bê dumqÃcorrespond à mâr darnqûti qui, à Mari, représent un des niveaux sociaux oà se recrute la à troupe du roi B. Les Fils de l'aisance (damqûtumà sont énumér avant la hiérarchimilitaire subalterne proprement dite, mais aprè les Anciens qui correspondent aux à notables B. Dans XXI, p. 518, il a étproposà qu'il s'agisse de gens d'un certain rang social, pour lequel le terme bourgeois dans son acception économiqu pourrait êtr tentéOn voit par cet exemple que girseqqûn signifie ceux qui appartiennent au monde du palais B. L'expression à girseqqûll et bel d u n z q Ãrésum ® donc la population oà a étlevél'arméele personnel dépendandu palais et la population extérieurau monde des fonctionnaires de tout ordre, soit les simples particuliers (nzuikênum qui jouissaient d'une certaine aisance et qui, éventuellementpouvaient se payer leur propre équipement b) Noter cet emploi de q a d u m conjonctif (en m. à m. : quoiqu'il ne fûpas d'accord È et le sens adversatif. XV, p. 245, comprend << de mêm que.. . ; v. S. a fluctuÃentre avant que à (Or 22, p. 204) et aussi longtemps que (GAG 3 73 c) ; CAD Q, p. 50b : à since, because. c) La Forteresse d'Ipîq-Adduqui n'est mentionnéqu'ici, a une appellation typique des forteresses frontière fondéepar un roi dont elles commémorenle nom. Manifestement elle défendaile nord-ouest du royaume d'E3nunna puisqu'on pouvait menacer à partir d'elle soit Mankisûmsoit le Sud-Sindjar. Elle étaidonc plutô sur la rive droite du Tigre. Cette ville a pu êtr rebaptisé par la suite, car on trouve (tout à la fin du règn de Zimrî-Lî apparemment en ZL 11' ou ZL 12') mention dans la mêm régio de la Forteresse de Dâdu.5.>> : A.558 : 12'-14' : à Ces 5 hommes, ayant reç à la "Forteresse de Dâdu.3a3cette information des hommes qui formaient une expédi tion qui devait aller de Mankisû à Situllum, sont partis à (5 lfimes an-nu-tum [ei-ma-am an-ni-a-am, it-ti lii-mes a-la0-akO-timsa ii-tu ma-an-ki-si-inzk a-na ii-tu-ul-lim^, i-il-la-ku i-na bà d d a Ã
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du-ia il-qh-nim it-ta-al-k[u]-nim). d) Le roi d'ESnunna. e) La forme verbale at-ta-'a4-ra-an1 a étcomprise (cf. AHw) comme un parfait de na'ârrurum f) Têrna (ina libbinz) sabâtu = penser, concevoir un plan È Détachequelques soldats vers Karanà montre qu'on y avait bien craint 3 un moment une offensive des Esnunnéens g) La forme verbale de la 1. 40 avait étjusqu'ici dérivÃd'un Sahâhum êtr dispersÃà (v. S. et XV). Le sens n'étaipas excellent et l'exemple ne se retrouve plus d'ailleurs dans le CAD 311, p. 75-77. De fait la collation montre qu'il faut y voir désormaiune forme Il2 de Sadâhunqui signifie marcher en ordre de bataille È ainsi que le documente le texte paléobabylonied'extispicine, RA 67, p. 44 : 49 et 51 (vocalisÃégalemenen i : iitaddih, 3 la diffé rence des formes des annales néoassiitanzdah). ISme-Dagan avait pris la têt d'un commando rapide pour marcher à l'attaque et l'armélourde le suivait en grand arroi. Ã
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Dis à mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Waradsîna) A u mois de Tainhirum (viii*), le 21 courant, voici le message que l'on m ' a apportà depuis ~ a n k i h a ~: ~:( lL'armé ~ ) d'ESnunna se rassemble à Mankisûm avec tout son arroi. ~ a n n u m - t à ¢ h à ¢a zfranchi le fleuve avec elle et marche sur Râpiqum:: La nouvelle, elle-même qu'il marche sur Râpiqumon ne me l'a pas confirméeS i on le fait, j'enverrai un message. Qu'il en soit ainsi ou nond), il faut que tes dispositions soient prises292. a ) Pour cet homme qui gouverna pour la dynastie de HauteMésopotamile Sud-Sindjar (Andarig), cf. XXVIl2, p. 246. b) L'existence d'une ville de Yankiha doit êtr maintenue, malgrà ma collation de MARI 5, p. 232. Elle réapparaà (ia-akO-ki-haki) dans la définitio du royaume d'Ekallâtum 3 proximità de Situllum, d'aprè M.7221 à éditepar N. Z.
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LES OPERATIONS GUERRI~RES
c) fort-au-combat. Il ne s'agit évidemmenpas du roi d'Esnunna du mêm nom (cf. D. Ch., MélangeM. B.. p. 52 sq.), mais d'un génér eSnunnéehomonyme et postérieurRien n'empêche évidemmentqu'il s'agisse d'un membre de la famille royale, h en juger par le nom qu'il porte. d) La formule ana s" là s" tient lieu du courant annîta là a n n à ® t a mCet emploi du nominatif fémini pour l'oblique est remarquable mais non dénude parallkle comme l'indique V 8 : 13-14 (lettre d3Aplahanda de Carkémish: lumu-te-e sa munus si-i li-li-kam-ma oà K munus s à ®tient lieu de munus S t i . Ã
Donc, que mon Seigneur ne soit en rien inquiet. D'ailleurs, les Babyloniens ne font jamais rien de mal h mon seigneurb). a) Dans la régiode Hît-Râpiqu on constate diverses activitéd'irrigation, soit pour s'assurer des prises en amont, là oà il y a encore du courant dans l'Euphrate, soit pour gagner de nouvelles terres, autant du fait des ESnunnéenque des Babyloniens. Tout cela devait représenteune agitation certaine et, étandonnà que travailleurs pour creuser et soldats pour une expéditioétaien mal différencié on pouvait toujours craindre qu'un travail agricole masquâun affrontement armé Le texte K i-me-ku-fi de G. D. est difficile A comprendre (la vocalisation du verbe serait de plus irrégulikreet ne correspond pas bien aux traces, surtout pour le signe final. Pour rnesC11z employÃen rapport à un cours d'eau, cf. VI 4 : 14 (803). b) Pour la pérennitdes bons rapports entre Mari et Babylone. cf. XXVI 449 : 12-23. J'ai compris à § l Babylonien comme un collectif, non une faqon de désignele roi Hammu-rabi (G. D.). Ã
Dis h mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Tarîm Sakim, ton serviteur. 1nûh-libbî m'a écritdisant : à ~ ' ~ ~ n u n n à © dans e n ~ ~ ~ ~ ) son entièretÃvient de franchir le fleuve a Mankisû pour la limite du désertJe ne sais pas oà il se dirige. à La régionçva. Que mon Seigneur ne soit en rien inquiet! a) Pour ce NP. dont la variante est Anîh-libbà cf. (532). n. d). b) La tablette porte is-nu-ku-urn (lu fautivement par l'éditeu *ISnulum). Il ne s'agit nullement du NP d'un génér eSnunnéen mais de l'ethnique construit sur Egnunna; pour la prononciation réell du toponyme K Einunna à l'époqude Mari. comme K I S n u n a k ~ ,l'ethnique en étaniSnukkwn (de *iSnunkum), cf. les exemples recueillis dans MARI 5. p. 225. È
Dis a mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Ilî-asà ton serviteur. 2 hommes de Hammânu sont arrivéchez moi depuis Yabliya. Hammânu me les envoyait^^ dire que les Babyloniens ne faisaient rien de mai295. Pour l'instant, les Babyloniens nettoient la prise de leur canal^^.
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538 [IV 171 Dis a Pèr : ainsi parle Yasmah-Addu, ton fils. Dans une tablette de moi précédent j'avais écrih Pèr a propos des 2000 soldats babyloniens qui étaiena Hît face a nia troupe297. A l'heure actuelle, cette troupe vient de décro cher. D'autre part, au sujet de mon déplacemenà ~ u t t u l ~j'au), rais dûbm'en entendre donner l'ordre ; (aussi) ne suis-je pas parti298. J'ai équipet expédih Yabliya des gens de la garde personnelle pris parmi les bourgeois299c) ou de simples citoyens. Quant h moi, j'ai attendu l'ennemi h Mari mêmed) En réalità comme l'ennemi.. . la troupe.. .300 (Lacune.) Note : il est possible que ce texte soit A rattacher au dossier des 297. L. 7 : Su i-na i-duh a-nu pu-un [su-hi-iu]. 298. L. 15-16 : [t]ii*-.Cite*-er*-[fi], d-me-mu Lu[l u-fa-la-uk]. 299. L. 16 : ... i-ind duniu-mes rliom*i-rqH*l-[finn].
300. L. 24-25 : [i-nu-u[n-iiuki-mu nu-[uk-runi],[. . . ] su-b[u-um... ]
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LES OPERATIONS G U E R R ~ ~ R E S
attaques sur Mari ; cf. p. 126. a) Il ne faut pas déduirde ce document qu'il y ait une Tuttul proche de Hî ; cf. D. Ch., NABU 89/16. b) Il s'agit ici de la particule irkelle passétuSsa. Cette dernièr signifie le plus souvent, on aurait dit que È en conformitÃavec son étymologi(tuSSurn, à bruit non fondÃÈ ; mais ici elle ne sert qu'à souligner le fait que l'ordre qui aurait dà venir, n'est pas venu. La proposition de A. Falk. de trouver ici l'expression li5Ûnar 5ernGrn (qui pour l'heure n'est pas documentke!), reprise par CAD L, p. 21 2b, doit êtr abandonnée c) Pour ces gens, cf. (534), n. a). d) Pour ki postposk à - m a , usage assez courant à Mari, cf. MARI 5, p. 217. Ã
539 [IV 811
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Expédirapidement ces bateaux. à l'affaire. n a) En m. à m. : On fera attention (iquil~î b) Pour ce sens de n a v r n , cf. chap. La conduite de la guerre D. c) Le verbe w a p à ® nsignifie souvent franchir la frontikre ; cf. (496), n. c) ; il a ici le sens contextuel de aller à l'ennemi È d) 1000 homêrs à 50 par bateau, nécessiteneffectivement 20 navires. Le grain et la bièr sont donc des supplkments de cargaison, à raison de 5 ou 112 homêrsselon la catégorie Ã
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle I5me-Dagan, ton frère Dans ma tablette précédent voici ce que je t'écrivai: Je vais arriver à Ekallâtu et je t'écrira ce que j'aurai D décidé30 Voilà ce que je t'avais écritEn réalità une fois que je fus arrivà à Ekallâtumj'appris la nouvelle concernant Harbû laquelle s'étairebellépour passer du côt d t ~ 5 n u n n a 3 0 2 . Réflexiofaite, je vais envoyer303 l'armée Or, il n'y a pas de bateaux à Yabliya pour la traverséde l'arméeDè que tu auras pris connaissance de cette tablette de moi, expédi20 bateaux d'une capacità de 100 (soldats'?) chacun h Yabliya. Si tu envoies ces bateaux vides, l'affaire ne passera pas inaperçue304aet un espion*^ ira trouver l'ennemic). Fais embarquer 1000 homêr de grain, - 100 de farine, 10 de Ã
301. L. 7 - 8 : si-tu-lam \nilu*-la LI?*-tu-lu], [ni-tum us-pu\-ru-kuiu.
bièr mklangé- h raison de 50 homêr par navired) et qu'on amkne (les bateaux) en aval! Au sujet de ces bateaux, en donnant tes directives, ne mentionne pas le nombre des soldats. Lorsque tu donneras tes directives, donne celles-ci : On envoie par ce convoi305 ce grain pour les rations de la citadelle de Yabliya, farine et bikre mélangà pour les repas de la citadelle de Yabliya et la.. . ces3^ bateaux ... troupes d e la citadelle.. . (Lacune.)
[ f i ] - [ S ] f i - a ~ ~ - j ~ a - r i i - kun*urri
302. L. 9-12 : [i-nu-un-nlti* [il$-ru a-nu [ i - k d l - l ~ - t i n i ][ (~i~k ,- S l u - r d d * -1. te9-[e-em],[liu-ur-bli-eh fu u - r u [ l u - Ã ¨ ~ - n u n - nib-bu-[ciIl-ki-[ru ]a~~
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540 [IV 881 Dis h Isme-Dagan : ainsi parle Yasmah-Addu, ton frère Je t'ai assurémenécrinagukre que l'armée5nunnéenne30 ¢ . A l'heure actuelle, l'armé ktait entréh HarbÃavec ~ à .308a). lourdeb) de l'ennemi vient d'entrer h Harbûavec le fils d ' A h 5ina. On a pris les présagepour le salut de Yabliya. Ils ne sont pas bons. Il ne faudrait pas que cette fumédevienne un brasier et s'étendecausant du tort h la régiode Mari! Expédi rapidement ton arm6e lourde309. La distance est longue. Les tablettes de moi se succèdenchez toi visant h l'expéditiode troupes. Il ne faudrait pas que l'armétarde à arriver. Fais en 305. L. 35 : ^i~*-[~~i]-^url*-~A^~*-~*-Fu-r~u-H'-niu. 306. Tr. lat. : . . . fi-rila*-ri]. 307. L. 5 : ]k]i-mii [lu] l,w*l-h[u*-ulrii* lu à ¨ [ h u n - n a k i ]
303. L. 13 : CF-ta-ul-mu etc. ;1. 14 : un-tur-ru-lucf1; c f . les autographies.
308. L. 6 : if-ti lia-a-[O-O].Le N P est donc de 4 signes au maximum
304. L. 23 : u-na u-wu-tim i - q K - W ' - m u ; c f . copie de G . D . !
309. L. 20 : ar-hi-if ki-bi-it-ti s u - b [ i - h l .
LES OPERATIONS
sorte d'expédierapidement la troupe3^. bien la situation de la contrée En outre, vu que NP connaî je te l'ai envoyéExpédiun millier de soldats avec lui. Il ira31 Ic) e t . . au reste de l'armée (Lacune de 1 1. + 3 1. de tranche.) Ã~ a h i i r ^ ^ sama$-tillassu et ~ a t i r - ~ a n t ; f i ; nse~trouvent ) a) Le NP fait au maximum 4 signes. On ne pourrait exclure cependant une lecture zAh-[mes] = halqCtum, à les fugitifs >>. b) Ce texte est important pour montrer que la k i b i t t u m ne pénktrdans la ville qu'une fois celle-ci occupépar des forces d'intervention plus légkresPour k i b i t t u m signifiant à l'armé lourdement équipé avec les bagages>, cf. MARI 5. p. 666 et XXVU,p. 180, n. c). c) Une restauration [ l i - l i ] - k a m . comme le propose G. D., ne convient ni A l'autographie ni A la grammaire! Le texte [ i l - l ] a - k a m suit une idéde N. Z.. *Thèse... d) Incertain ; [ m e - à ¨ s - k ] i - n u - u conviendrait aussi bien, d'aprè 'autographie.
541 [IV 741 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Igme-Dagan, ton frère J'ai pris connaissance de la tablette que tu m'as fait porter. Voici ton message : à Une troupe supplémentaire31du prince d'ESnunna vient d'entrer à Harbû Voilh ton message. Cette affaire est dénuà de fondement. Nulle troupe supplémentair n'est entréh HarbûComme je te l'ai écrinaguèrej'y expé dierai de la troupe et je ferai en sorte de châtieracette ville3^. Ã
GUERRI~RES
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Tu m'as écriaussi au sujet des dons d'habits aux petits et grands. Ici, pour ma part, je viens de faire les présentaux générau chefs de sections315, ainsi qu'h ceux de la catégo rieb) des scheichs et aux membres des sectionsc), ceux du moins qui se sont rencontréavec moi. J'ai donnà h tousd) généra un anneau d'or de 10 sicles, 1 soleil d'or de 5 sicles ; à tous chefs de sections, 1 anneau d'argent de 5 sicles ainsi que des habits316e). Les scheichs et les membres des sections, je les ai vêtus A ceux qui ne se sont pas rencontréavec moi, je n'ai pas fait un tel présent Maintenant, si toi, tu veux êtr considéré^ donne de tels présenth ceux même qui sont h ton service317, mais pourquoi en ferais-tu porter à ceux qui ne le sont pas? (Texte lacunaire').) a) Pour ce sens de i à ¢ l u n iabrégde d i ' a t a m i à ¢ l u mcf. (583) n. hl. b) Le texte emploie la tournure >. c) Pour ces gens, cf. t. 1, (49), n. a). L. Oppenheim, JNES 13, 1954, p. 144a, a déj fait remarquer que u1111nâ ~ à ¢ b i ( m glosait dans la sériERIM-HUSII : 59 ama-erina-na et correspondait aux à rank and file of the army È d) Une forme II de q i ' à ¢ J u n'étaidocumenté que pour l'époqurécenteJe lui ai donnà un sens emphatique. e) Pour de tels cadeaux, cf. (579). f) Le terme emûqun a éttraduit à ressources par G. D., ce qui Ã
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d6ji X V . p. 261
3 10. L. 25-26 : i-lui u-lu-ki-im [fi-lu-pu-ut], Su im ç-nit-ufl
di--1ii-if
sa-hi-im fI?I-ru-di-
31 1 . L. 27-30 : Ã uf-Suni te,-ein ma-u-rini [NP], a-ta-uni-mu-ru &-tu[uno-ra-ku-,Tu],1 1;-im sa-ba-nni it-t\;-,fufil-ru-ud},[il-/\&-kani etc.
3 12, L , 34-35 : i*-~iu~ ~ u - [ l i u - ~ i r dutu-tillat-.sii. (?)]~i Ù ~ u - r ~ ~ r - ~ i u ] - ~ i u - u ~ ~ i wu-us-bu.
3 15. L. 17-20 : 17(1 US-suni qi-Su-ut tug-[hi a-iw gal-meSI, [ Ã ™ tur-me.; taUS-pu-r[u-urn,[un-11;-kli'*-ci-uniu - n u - k [ u - d ,\gal]-mec mar-tu galmeS k [ u 5 ] ,
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316. L. 23-28 : if'*-Ifil-iu-muiii-iuim-ru. [uj-,fa-timu \ t - t [ u - 0 - d i in, [a-nu gal-mes mar-t]u 1' har ku-gi Su 10 su. [ à 1 su-am-.Ta-am ku-g]i [CIu 5 s[u], [a-nu gall-meS b u 5 1 har ku-babar] ia 5 [s]u [à tug-h]i il-rqP-LS.-.si"nu-fi ; c f . Falk., BiOr XIII, p. 29a. 3 17. L. 35-36 : un-iz&-ti~ii u-nu Su nui-di-ri-ka, [•+,a-US-b i-tli-i[n-iiiti] c f . 1. 38!
LES OPERATIONSGUERRIERES
serait une ironie. Prendre emûqu au sens d ' à § a r m Ãdevrait © entraîne au sens de K Si tu veux avoir une vraie arméÈmais cela se dirait sans doute autrement En fait on voit h Mari emûqu permuter avec epûqumà poids (cf. XXVIl3, à Le culte des bktyles È et il est vraisemblable qu'emtîqa raSGrtz signifie K susciter la considkration È Le but de l'opkration est non pas de donner des présentsce qui est inévitabl?i l'époquemais de le faire avec faste. g) Sur la tranche, vraisemblablement, traces de la date.
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère Le prince d7ESnunna s'apprêt h fortifier ~ u l h à ¢ n u m ~ ) Tandis que cet homme fortifie la ville3^, moi, vais-je le regarder faire comme ça'Je vais lui porter un coup équivalen dans son pays324. L'arméde Rê'ûm-idoit se tenir il ta disposition. En outre retiens sur la troupe de Mutu-Bisir l'escorte qui doit aller avec Addu-rabi de Babylone et envoie rapidement chez moi le restant de la troupe de Mutu-Bisir, celle de Tawiyab) ainsi que celle de Zikrî-Addu a) Mulhânu est sans doute l'équivalende Mulhâ ( K Endroitau-sel>>),une ville qui est ?i l'extrkmitk septentrionale du Suhû infkrieur (celui de Yabliya); cf. D. Ch., ~Sapîratum ville du Suhû ÈMARI 8, p. 341-366, en particulier p. 361, n. 58. b) Cf. A. Falkenstein, BiOr 1, p. 115a. d'aprks II 17 : 16-19, qui mentionne comme ici la troupe de Mutu-Bisir, Zikrî-[Adduet Tawiya.
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542 [II 171 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère J'ai pris connaissance de la tablette que tu m'as fait port e r 3 l 8 Tu m'avais écrique tu enverrais de la troupe h yabliya319. Or cette affaire est au point mort. Étandonnà qu'il en étaiainsi, je t'ai (déjhenvoyà une tablette ; en outre je t'ai dépêc~ d d i n - ( ~ a ) g a nton ~ ~ serviteur, ^, aprè lui avoir donnà des instructions. Tu n'as toujours pas envoyà de troupes"^. La situation, telle qu'elle se présentici, est difficile322a)! Envoie-moi la troupe de Mutu-Bisir, de Zikrî-Addet de TawiYab)! Voilh que je viens de t'envoyer 300 hommes de troupe avec Rê'ûm-iafin qu'ils soient à ta disposition. a) La restauration est exempli gratia. Pour un emploi de kabâtum6 êtr dkfavorable, cf. XXVI 469 : 13 ; nakud semble ne se dire que des gens, etc. b) Ce Tawiya est souvent mentionnà comme chef militaire, ?i l'époqukponymale ; cf. texte suivant.
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère Je vais bien. Envoie-moi constamment des nouvelles de ta santéL'arméqui se trouvait avec Isar-Lî à Malgi'um va bien. Elle vient de revenir au paysa). Le prince de Malgi'um a dépensé pour eux 15 talents d'argent. Ces 15 talents, on les a partagéen ces 3 parts : le prince d7Esnunna a reç 5 talents ; en outre, on (en) a donnÃ5 au prince de ~ a b y l o n e ^ , puis l'arméest partie. Par ailleurs moi-mêmeje vais faire un recensement génÃ
3 18. L. 5 : texte comme copi6 : ru-fa-TU-lam pour ru-Sa-hi-lum. 319. L. 6-7 : [uf-ium sa-bi-il~n*u-na iu-nh-li-iuki. [(ù-ra-di-ilmru-a$pu-ru-um ; cf. en partie v. S., Or 22. p. 195. 320. L. 11 : [ù i-din-d
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325. L. 12-18 : ii-5e-ji-Su-nu*-ii-im-n1a, 1151 gu am a-nu 3 qa-tu-tiiit, \.finu]-a-ri i-zu-:.u, [5 glu* lu &s-nun-nak,[im-tu-li]ar, ù 5* [gu a-nu lu k]i*dingir*-ra*ki*, id-di-[nu]-ma.
LES OPERATIONS GUERRIERES
ra1326c). c e d ) recensement est absolument nécessaireLe bétai est tout à fait bien c 0 l l e c t à © 3En ~ ~outre voilà que le Roi va e n v 0 ~ e r ~chez ~ 8 toi des recenseurs. Toi donc, de la mêm façontu recenseras ton pays. Bibliographie : cf. MARI 3, p. 142, n. 88 et 89. Note : pour une datation en Hammu-rabi 10, R. Whiting, Ta11 alHamidiyu 2, p. 210, no 205 ; en Addu-bani ; M. Anbar, MélangeA. F., p. 11. Mon changement des 1. 15-17 tient compte du rapprochement établpar N. Z. avec (317). selon lequel Esnunna étai dans le mêm camp que Samsî-Addcontre Malgûm a) En m. A m. : N Elle est remontéà ; cf. l'expression explicite elle est revenue A la 1. 19. b) En m. à m. : à Il a fait sortir. La à sortie par excellence, soit la ~ à ® t = u i (sumérienzi-ga, est la dépensopérÃpar le palais sur ses stocks. c) ana kalî= N totalement ou prononciation courte pour a n a kali-Sa? d) Le texte dit bien têbibtu fûnon s"\ e) Pour ce terme naid-ma'-w-tum, cf. MARI 3, p. 142. N. Z. traduit : à La population est diminué mais le verbe laqâtu doit A laqtum, la taxe sur le bétail faire référen N
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Esnunna et Mari ne furent pas souvent alliéesous le rkgne de Zimrî-Lî Pour les efforts d'Esnunna d'entraînedans son alliance Zimrî-LÃau débude son rkgne, on se reportera aux documents publiks par D. Ch. (MélangeP. Garelli) et repris t. 1, (281) et (282). Manifestement Zimrî-LÃpréfé l'alliance de la plus lointaine Alep A une inféodatioA une puissance qui avait A plusieurs reprises contrôl Mari elle-même au moins A la périod qui prkckde immédiatemenle rkgne de Yahdun-Lîm Esnunna saisit en ZL 3' l'occasion de l'appel au secours des
326. L. 20-21 : à a-iiu-kit t[e*-hi]-ib*-tam.u-iia ka-11-i?* ii-ub-lm-ab. 327. L. 24 : iwm!-mi!-:a-[tlum*lu-uq-ta-at. 328. L. 27 : i-rÙ-ur-ru-[nlil*
Benjaminites révoltÃpour entrer en guerre. 2 arméedifférente montkrent à l'assaut: l'une contre l'Ida-Maras, l'autre contre Mari elle-même sous le commandement de $allurum. Il étaidifficile de bien distinguer les textes en 2 lots indépendantsOn trouvera plusieurs des documents de cette 6poque rangédans l e dossier à Rébelliodes Benjaminites B. L'expéditio menépar Sallurum est pour l'heure surtout documentépar les lettres d'AsqÛdum édité dans XXVII1. L'histoire de la paix avec Esnunna dans le courant de ZL 4' constitue un dossier important encore inéditen bonne partie constituà par les lettres envoyéedepuis le Sindjar par le ministre Sammêtar On se référe provisoirement aux citations faites par D. Ch. dans les MélangeP. Garelli, p. 162-166. Vers l'annéZL 7'. les rapports se dégradèrede telle faço entre l'elam et ESnunna que l'empereur décidde se débarrasse II. Il appela à la rescousse ses vassaux définitivemend'Ibâ1-pîmésopotamienssurtout Babylone et Mari, mais il est vraisemblable, d'aprè la suite des événement que Larsa ne fut pas absente lors de l'expéditionLa prise puis le pillage d'Esnunna font l'objet de lettres encore largement inéditesLa documentation administrative atteste en abondance la satisfaction mariote à l'annonce de l'événemen cf. < Fragments rejoints pour une histoire 6lamite dans les MélangeStkve, p. 121. ESnunna, régipour le compte des elamites par le prince amorrite Atamrum, participa alors aux aventures lointaines auxquelles son succè devait entraînel'empereur d'Elam et dont la conclusion normale résulten un affrontement direct avec Babylone, assistéde ses frère amorrites. On trouvera les textes afférentà ces événemen ci-dessous dans N L'expéditioA Babylone B. Esnunqa ne disparaî p a s pour cela de la documentation mariote. Evacuépar les Elamites, elle se donna un nouveau roi, sorti du rang de ses soldats, Sillî-Sî Ce fait eut une importance décisivdans la ruine de Mari. Les succks de Babylone, la dérout de l'elam et l'annexion de Larsa avaient étconcomitants pour Mari A des problkmes de plus en plus graves, sur le front du nordouest. L'égoïs inflexible de Babylone qui cherchait A régle d'abord ses problème entraînMari A se trouver une autre le nouveau roi d'ESnunna, malalliance : ce fut celle de Sillî-Sî grà la foi des serments jurésLa fureur de Hammu-rabi fut telle que la ruine qu'il imposa A Mari devait êtr définitivet les ballots des archives mariotes rassembléepar les scribes babyloniens qui les trikrent une fois qu'ils y eurent accks furent scelléau nom d'annéqui consacrait la chute d'ESnunna ; cf. t. 1, (289). È
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545 [A.1025] Dis à mon Seigneur : ainsi parle assi si-~agan]~), ton serviteur. Depuis le jour oà mon Seigneur est retournà aux Bords-del'Euphrate, les rois alliésb et tout le Pays éprouvaiendes sentiments divers à l'encontrec) de mon Seigneur. Or leurs propos deviennent séditieux Assurémentnaguèrevoilà la façodont je me trouvais apostropher ces rois329 : à Oui! Mon Seigneur arrivera rapidement, ayant pris la têt des Bédouinsil ôter de ce pays la d'ESnunna et il sauvera le Pays! à Voilh les propos que je leur tenais et je me trouvais apaiser leurs m u r s . A l'heure actuelle, ces rois ont appris le déparde mon Seigneur pour les Bords-de-l'Euphrate ; ils se sont troubléet leurs propos en ont étchangésdisant : à Mais oà est donc ton Seigneur qui devait venir nous sauver et bouter hors ESnunna? Oui! il est parti pour les Bords-de-l'Euphrate. >> VoilÃce qu'ils pensent désormais En outre, ~ e s s i r e e Sâsiy ) rôd autour de Hadnu-rabi et de son pays pour le détruiret il a entraîn un changement dans le discours envers mon Seigneur. Voici la façodont il s'adresse aux rois : à Oh est donc Zimrî-LÃque vous recherchiez330 pour êtr votre père*et derrièr qui vous marchiez lorsqu'il se faisait véhiculesur la chaise à porteurs? Pourquoi, maintenant. n'est-il pas venu vous sauver? à Voilà les propos de Sâsiyà Bûnû-EstaHadnu-rabi, h u m - k à ® m a - k a l à ® ~ . mi r n r i ~ aet g) (autres) rois. Or, eux, ils ne se rendent pas compte des intentions de cet individu. On dirait qu'il leur parle avec sincéritéh alors que ce ne sont que propos ourdis331i)! Ils se sont mis à calomnier 329. L. 4-5 : ["nu-ci-t]um ku-lii-.k~Fe*-flil* he-li-iu if-ru-US-ka-iiu5 ,ru i-na pu-ni-tinr a-na lugal-me.? .rupu-as-sii-JIU,[if-tu]-ba-al-ka-{XI-[ult* nu-ri.
330. L. 16 : Sa (1-na a-hu-ri-ku-nu te-sev\-a-su-mu etc. 33 1. L. 21 : i[d*-bu-uh-su-ii]u*-.fi-i~n-r~?u i-kti-~~-~ti-or-~i-iiii-ti etc.
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mon Seigneur auprè de Sâsiyasans se rendre compte qu'il leur raconte des bobardd et qu'il a un pacte de non-agression avec le prince d'ESnunna. Il a, lui-mêmecomme grief contre mon Seigneur le fait d'êtr reparti vers les Bords-de-l'Euphrate, se disant : à Zimrî-LÃn'a certes pas manquà de jurerk) avec Qamî-LÃet ESnunna et voilà pourquoi, lui, il n'est pas venu à nous mais est (re)parti vers son pays! à Voilà entre autres les griefs que cet individu éprouvà l'encontre de mon Seigneur. On répan mainte calomnie1) à l'encontre de mon seigneur3^, disant : à Des tablettes de Zimrî-LÃne cessent d'aller chez h l u r u m , disant : "Approche-toi (de moi) avec ton Seigneur ; sinon, je veux bien aller chez mon Seigneur et me rencontrer avec lui! C'est lui mon Seigneur, le Seigneur de leur ~ e i g n e u r ~ ~De ~ ~plus. ) ! "ces tablettes vont sans cesse de chez Sallurum chez ~ i d n a t - s u i n )le, génér babylonien. à D'autre part, on a rapportà que naguèr mon Seigneur avait envoyÃchez Qamî-Là un pâtre0et que sur la tablette dont il étaiporteur étaiécriceci : à Dis à Qarnî-Là ; ainsi parle Zimrî-Là : "A propos du message secret que je t'envoie par le pâtrearrange rapidement cette affaire?)!" à Ils ont appris (l'existence de) cette tablette, et se sont mis à avoir du envers mon Seigneur. On aurait dit que mon Seigneur venait de faire la paix avec ESnunna! Le pays tout entier a désormaipeur. A l'heure actuelle, ces rois sont alléchez Sâsiy et des chefs de sections du Pays tout entier sont venus, un avec chacun d'euxr). Moi-même ~ a ~ h u r - ~ età un ®m chef ~ de section
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332. L. 27 : ... nu-US-ku-unt\u*-lis-.fi he-li-il([-ni\uilt-tu-ii(i-ad-du-6.
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333. L. 29-30 : uni-niu-u-mi if-ri he-Ii-ka si*-ri[i*-iq ii-la-Su-m](i*a-ria jeer he-ll-iu, lu-ul-li-ik-nia if-ti he-li-i[u lu-u]n*-[na^*-mi*-irhe-11'-ma he-el be-ll-Su-nu*.
LES OPERATIONS GUERRIÈRE
avec lui, nous avons fait le voyage^". On arriva chez Sâsiy et ce dernier, nkgligeant les détailst)ne s'en prit qu'h mon Seigneur, disant : à Qu'est-ce donc que Zimrî-LÃa en tête L'an dernier, il est monté^ h l'intérieudu ~ a ~ sLes ~ rois ) . l'ayant prisv) comme Pkre et Guide, il a donnÃde la troupe à Hadnu-rabi. Il s'est empar6 de telles et tellesw) villes à moi ; il a pillà des moutons et il a instaurà des massacres à l'intérieu de mon pays. Par la suite, les Esnunn6ens sont montéet Zimrî-LÃest parti pour son pays, sans assurer votre secours. Maintenant, derechef, il est montà et il n'a certes pas manqu6 de prête serment avec Qamî-Là et Esnunna, puis il est parti pour son pays. >: Voilà ce337 qu'entre autres choses Sâsiya racontà et ils (en) ont eu du ressentiment contre mon Seigneur. Ils lui ont parlà de venir à Karanà mais il a refusédisant : à Il s'est allià avec Hadnu-rabi, l'agresseur typex) ; aussi livrerai-je combat mais je n'irai pas à KaranâIci mêm je ferai procédeà une prise d e présagesSi j'en obtiens de bons, je combattrai Esnunna ; dans le cas contraire, si les présageque j'obtiendrai sont trè mauvais, je ne combattrai pas mais enverrai une lettre h Hammu-rabi. Un renfort de troupes montera de ~ a b ~ l o n e ^ ~ . Alors Zimrî-Là arrivera et nous combattrons. >> Voilà les plans de cet individu mais tous ces propos qu'il tient ne sont que duperies. Il a un pacte de non-agression avec Esnunna. À.l3heur actuelle, les rois et le pays tout entier sont enflarn~né contre s ~ ~ mon ~ ~ Seigneur. Aussi Bhfi-Estar s'estil lev6 pour dire à Sâsiy: à Zimrî-LÃa gard6 ses troupes gal ku5-me: i d mu-tint ka-1I-$c1 It-tI-iu il-11335, L. 41-42 : [il[-1;-ku ku-ma, a-nu-ku ;a-ap-l~u-ur-li-mà 1 gal ku5 it-ti-tu nu-&*-u\d*-d[t]*. 336. L. 47 : IJ-ha-tu iu-ud-da-ag-de-em a-na 11-;[hl-himu-a-tint i-l[e\-i*[ln \a*. 337. L. 56 : r.kl 1.~~3-si-;a etc. 338. L. 63 : ... te-er-di-tuin is*-m lu ki-dingir-raki i-il-le-e-m.
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d'élitet il a expédichez nous des gens mousz). Avec eux, c'est notre mort! à Et il (sur)nomme les Bédouinà gibier à fauves >>340aa) ! C'est sur mon Seigneur que les rois et le pays tout entier ont les yeux fixésSi seulement, avant que mon Seigneur ne se dispose h aller, les Bédouinavaient fait l'objet d'un accord avec mon Seigneur qu'ils dussent venir3'^, depuis longtemps Esnunna aurait décampet ce pays-ci se serait retrouvéabderrièr mon Seigneur seul. à l'heure actuelle, mon Seigneur doit se consulter avec ses serviteurs et selon sa consultation faire prendre les présage afin de venir, en fonction des bons présagequ'il aura obtenus - s'il y a lieu de venir! Dans le cas contraire, mon Seigneur doit écrirchez le mer'ûn pour qu'il prenne la têt de 1000 ou 2000 Bédouinet arrive chez nous car, maintenant que le temps est redevenu beau et que la main se r6chauffeac), il nous faut combattre les Esnunnéens Or, il ne faudrait pas que mon Seigneur dise ceci : Alors que Yassi-Dagan, mon serviteur, se trouve là -bas il ne m'envoie pas chez moi tout ce qu'il peut apprendre. >> Tout ce qu'il y a d'important que je peux apprendre, en urgence, je l'6cris chez mon Seigneur. En l'occurrence, il ne faut pas que mon Seigneur se fasse du souci pour Hadnu-rabi, mais bien plutô pour les Bords-de-l'Euphrate. J'ai écrichez mon Seigneur ce qu'il étaide mon devoir de serviteur (d'écrire)Que mon Seigneur réfléchis et fasse ce qu'il y a à faire en fonction de sa qualitÃde grand roi! Bibliographie : éditpar J.-R. K., MARI 6, p. 337-347 ; collationnà indépendammenpar D. Ch. et N. Z. que je remercie pour leurs informations. a) Le nom de l'expéditeuest assurÃpar les 1. 84-93. Ã
340. L. 70-71 : v-ha-am da-al-la-;* (cf. autographie!)a-IIUje-ri-IIIit-ru&ri-@ ~ ~ ~ ii-ta-na-&si. dar~~-ma it-ti-Su-nu ni-mu-ut, Ã I I U - I I U 341. L. 73 : ... it-ti be-li-iu uk-ti-rinl*-iiia li-il--kani-{KAMI.
LES OPERATIONS GUERRI&RES
b) Il faut comprendre farrân tillâtumà les rois qui sont les alliéde mon Seigneur È formulation par apposition, comme souvent a Mari, et non à les rois, les forces alliéesetc. à (J.-R. K.). c) La collation (que je dois a D. Ch et N. Z.) fait apparaîtrici la mêm expression qu'à la 1. 27 : fakdnum IV + eli et il faut, dks lors. lui donner un sens n6gatif. D. Ch. traduirait à se sont retournes contre È mais l'idiotisme à occidental à eli NP fakânuir= : conspirer contre quelqu'un È enregistr6 par CAD $11, p. 148a pour EA 164, repose en fait sur une correction du texte par Rainey (AOAT 8, p. 80), qui n'a pas kt6 reprise par W. L. Moran, The El Amarna Texts, p. 252. Sakânu eli a le sens courant de à mettre au d6bit de quelqu'un È La construction passive ne peut cependant êtr simplement <êtr au débide È car la 1. 27 fait apparaîtren union à la forme IV un accusatif. Le m. a m. doit donc êtr : à avoir sur soi au débid e > , ce que j'interprkte dans le contexte actuel à éprouve des griefs a l'encontre de>. Il faut, comme toujours dans l'akkadien standard de Mari, donner au à (1. 4) qui introduit une nouvelle phrase, non pas le simple sens de à et à (J.-R. K.), mais celui trks fort d'une opposition ou d'un progrè dans le raisonnement. Le sens est que la situation actuelle est bien plus grave qu'avant et que l'on doit consid6rer qu'au lieu de simples dissentiments (eli NP nafkun), on va vers une rébellio en bonne et due forme ( n a b a l k u t u m ) . Le parfait i t t a f k a n à montre l'opposition à avantimaintenant È d) Cette expression est celle-la mêm qu'utilisa Zimrî-LÃdans sa correspondance avec Hadnu-rabi (OBTR 2) pour parler de sa contre-attaque envers ESnunna. e) Pour l'utilisation de lu devant un NP, souvent (comme ici!) dans un but ironique, cf. NABU 87/12. f) Dans ce texte (1. 15, 48) abbûtu ne peut que signifier : dignite de Pkre È c'est-a-dire à suzerainete È Comprendre teSe"&-Su-ma avec inaccompli de dur6e ; l'expression est neuve mais J.-R. K. signale l'emploi de a n a ahhûtin fe'ûndans S. D. Walters, Water for Larsa, no 64 (= AbB IX 260) : 25-26. L'image irrespectueuse d'un Zimrî-LÃse donnant de grands airs sur sa chaise a porteur n'est pas attest6e que par cette lettre. Un autre rapport, dont M. G. doit donner l'éditionmontre des railleries quasiment identiques dans la bouche d'un Ibâl-Addu au moment de l'invasion élamiteTous ces faits doivent faire allusion a une mise en sckne particulièremen ostentatoire de la part
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du monarque, ce dont certains esprits forts n'avaient pas manquà de se gausser. g) Respectivement: les rois de Kurdâde QattarâRazamà du Sud et Zurrâ h) Je dois les bonnes traductions des constructions en ruSfâ ici et 1. 39, a D. Ch. En m. a m. : à Ces gens ne font pas attention a cet individu : on dirait que c'est avec la totalità de son cÅ“u qu'il leur a parlà alors (qu'en fait) il les (awâti = propos) manigance. D i) kasûrun se dit tout particulikrement d'à agencer des propos mensongers à ; cf. A.449 : 23 : à Or maintenant cet individu nous traque et il manigance des choses indignes contre nous È i-na-an[na], 16 fu-U i-t[a]-te-ni5 i-sa-hu-ur, à la fi--ti e-li-ni-, u-kaas-sa-ar ; cf. n. p). j) Pour ce terme bibiltuin, à prétextmensonger È cf. XXVII1, p. 120, n. 43. k) Pour cette forme verbale emphatique uaakakkir, cf. NABU 88/17. 1) Pour ce terme t u f h , à accusation calomnieuse È employà avec nadûnlcf. A.3947 : 13 : à On l'a pressà de questions au sujet de l'argent et il a fait cette répons: "Je ne l'ai pas. c'est NP qui l'a pris." (Alors) on a rejetà sur moi les accusations calomnieuses portant sur la grande quantità d'argent ([tlu-Uf-fi kù-baba ma-di-im e-li-ia id-du-li). à m) L'expression est trks elliptique mais elle ne peut que concerner les propres vassaux de Zimrî-LÃqui n'ont plus a r6sister aux forces d'ECnunna puisque leur suzerain s'est lui-mêm donnà en vassalità à elle. n) Pour ce génér babylonien, cf. MARI 5, p. 619 sq. L'allusion n'est pas trks claire. Sallurum tient-il le génér babylonien informà parce que ce dernier est alors alliÃd'Esnunna? Le rôl qu'a jouà Babylone en ZL 3'-ZL 4' n'apparaîpas nettement. O) Cette rocambolesque histoire n'a pas l'air d'êtr mise en doute par Yassi-Dagan. Peut-êtr Zimrî-LÃavait-il effectivement profit6 de l'arrivé au Sud-Sindjar des troupeaux transhumants bensim'alites pour faire porter un message confidentiel 3 Qarnî Lî (qui étailui-mêm un Bensim'alite). Ce qui inquikte tellement les rois dans cette mission secrète c'est qu'elle semble prouver la collusion secrèt Andarig-Esnunna-Mari. p) Ka:ârui est le terme technique pour à ourdir (une mission secrkte) à ; cf. A.862 : 2-6 : à Depuis que mon Seigneur, nous ayant longuement donnà des directives, nous a exp6diésNP auprks de
LES OPERATIONS GUERRI~RES
NRoi et moi-mêm auprks de NRoi?, pour ourdir une mission secrkte (a-na te4-mi-imna-as-ri-im ka-sa-ri-im). Cf. n. i). q) Pour ce sens de sullunzum avec double accusatif pour signifier à fâchequelqu'un avec quelqu'un d'autre È cf. A.394 : 4 : a i hm te4-em a-tam-ri-im Sa ka-ar-si-iu i-ku-lu-ma, sukkal elam-fin1 zi-sa-al-Li-mu-Su, ta-ki-it-ti a-wu-ti-Su ga-am-ru-tim, \ha-am-muru-bi i[d-bu]-bu-am,à § Hm'a donnà confirmation complkte de l'histoire à propos d'Atamrum que l'on a calomnià et à qui on a aliénl'empereur d'clam. Construction sans doute différent dans X 156 : 27 u~allinz-Sim: à On m'a fâchavec elle. >> r) La compréhensiodu passage par J.-R. K. (6 60 capitaines de tout le pays sont alléavec lui È doit êtr changéeIl s'agit en fait de l'expression du distributif. 1 dm... itti-iu est cependant elliptique, -Su signifiant ici à roi qui a fait le voyage È s) Yaphur-Lî (à Le-clan-s'est-réunÈ nous a laissà plusieurs lettres publiéepar J.-R. K. dans XXVIII. Il est sans doute le scheich d'Izallû dans l'Ida-Maras, à proximità de Nahur et d'Ailakkà (cf. A.1941, XXVIl3). Ce passage-ci ne le montre pas du côt des à rois ; il doit donc s'agir d'un chef coutumier bensim'alite. t) J.-R. K. a traduit en m. d m. : à Laissant de côt ceux qui sont d sa droite et d sa gauche, c'est contre mon Seigneur seul qu'il s'est concentré J'ai préfé y voir un idiotisme signifiant qu'au lieu de taper à droite ou à gauche, il s'est concentrà sur l'essentiel. u) La lettre date de l'hiver de ZL 3'. Il s'agit donc des évén ments qui se sont passéen ZL 2'. Les monarchies du Sindjar avaient trè tô reconnu la suzerainetà du roi de Mari. v) Dans il-qu-WU-su-ma,le signe WA a une valeur ux, comme le montre 1. 72, la forme i-na-af-[Ù-lu- WAOn a notét. 1, (351). n. a), que U servait de glose de lecture d WA initial (" WA). w) *Telles et telles* rend le pluriel déterminen -&nu. Cela signifie que les faits sont connus de tous, sans qu'on ait besoin de les énumkrer x) De toute évidenc Sâsiy en veut toujours d Zimrî-Là d'avoir aidà Hadnu-rabi d s'assurer plusieurs avantages militaires contre lui. Il luttera bien contre Einunna mais pas pour venir au secours de Karanâmanifestement sous la menace des forces d'Esnunna, voire déjprise par elles. Hadnu-rabi n'avait plus que sa capitale de Qattari. Nenmudum itti NP signifie à former une alliance avec ; ubânumà doigt È entre dans plusieurs expressions figuréepour désigneune alliance. La construction ne m'est cependant compréhensiblque si ubânin nahibtim qualifie Hadnu-rabi. Ã
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Nâhibu n'est pas autrement attestà mais une forme II conjuguéde NHB est bien documenté désormaissurtout par les lettres du prince Sûra-HammÃLes contextes indiquent un sens : à agresser quelqu'un, lui chercher noise >>. - A.1281 : 32 : ma-ma-an sa-bu-a[n~] iu-nu-t[i],la zi-na-ha-ab, N Que personne ne cherche noise d ces gens! - A.1193+' 26-33 : il a-di i-na-an-na sa-bu-am iu-n[u-fi],uSe-ii-ib is-tu ma-ti-ma-a[n],it-ta-al-ku-nim i-qa-ut, nu-hu-bi-im i a 1;-na-ha-bu-iu-nu-t[i],* E n outre jusqu'd présentj'ai fait demeurer ces gens. Depuis longtemps, ils seraient partis, du fait des agressions dont ils sont victimes. >> - Ibid. 50 : [.. . ] ma-as-su zi-na-ha-[ab}. - M. 11074 : 17-21 : pu-na-nu-unz a-la-am, za-ar-ri-$ tad[iv-nam, u Su-ma-am ta-US-ku-n[am],ru1 a-la-am ia-a-tu, r d - n a ha-bu, à Nagukre tu m'as donnà la ville de Z. et tu m'avais procurà un bon rang. Or cette ville, on lui cherche des ennuis. >> - A.3398 : 7' : hm-nia ur-ru-am ie-ru-am, [dulmu si-im-a-alb dumu-mes ia-mi-na u-na-ha-ab. ut-tu-nu mu-uh-ru. à (Je vous protégerai)Si jamais le Bensim'alite [Zimrî-Lî cherche noise aux Benjaminites, venez me trouver! Ces emplois conviennent bien au proverbe ( B W L , p. 216) iêlibun libba-Su nulzhub-nza sullà nêi iba'a, etc., qui doit donc signifier à Renard, l'humeur agressive, marchait sur les traces de Lion, etc. È L'ubânui nâhibtu pourrait donc signifier à doigt agressif >>, celui par qui l'on désignqui l'on accuse. L'expression qualifierait l'humeur teigneuse du roi de Qattari. J.-R. K. a, pour sa part, rapprochà l'expression de nakâpu B (CAD Nll, p. 158b-159a) qui désignune infirmità du doigt. Le sens serait N un tel, au doigt estropià et il faudrait le considéreégalemencomme une injure. On s'attendrait cependant à trouver plutô K comme variante mariote d'un Ij babylonien, que le contraire. y) ahâzu IV n'est documentà que d'un feu qui a pris (cf. IV 88 : 16 ; XXVI 244 : 6) ; cependant, l'adjectif munnahwn se dit de personnes humaines N tout feu, tout flamme È Pour ce sens de 6 passionnÃÈ cf. AfO 19, p. 65 iii 7. z) Le terme dallum étaiattestà par un lexique avec l'équiva lence de à mou (rabbu) et la lettre paléobabyloniennTCL 1 21 : 9 opposait (comme ici!) l'orge damqum d celle qui est dallun~.Il s'agissait sans doute d'une catégorià amollie^, donc humide. Le sens premier de l'animal dalîlou dallalwn (grenouille ou autre animal) pourrait donc avoir étN mou, mollusque È Ã
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LES OP~RATIONSGUERRIÈRE
LES DOCUMENTS EPISTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
gouverneurs du pays afin qu'ils les mettent aux fers dè qu'ils les verront. Bibliographie: republià comme XXVI 41 ; y voir le commentaire historique ; recollationnà en 1995. a) En opposition ii cette traduction, cf. XV, p. 195 et de mêm CAD B, p. 335a ou Nl2, p. 305b: *Depuis Appâ jusqu'au puits qui nous appartient. Il est vraisemblable qu'il s'agit d'un lieudit. Comment en effet expliquer l'antépositio de n i ' d t l m ~ ?On trouve, d'autre part, dans M.10098 : 6'-9', lettre de l'époquépo nymale (la 1. 14' mentionne la Forteresse de Yasmah-Addu), que rien ne permet d'attribuer ii Asqûdu lui-mêmela mêm expression : à J'ai mis ii résidencà Ni'âtum-le-Puit 30 hommes et 2 guides de l'Euphrate du district de Samai-tillassu ; cf. la citation du texte dans XXVIIl, p. 179. Il semble d'autre part que Ni'âtu arrive, seul, comme notation géographiqueC'est ainsi, me semble-t-il, qu'il faut comprendre III 33 : 11-15 : à Ils mettront en culture tout le terroir dont m'a parlà mon Seigneur, à Ni'âtu (i-na ni-i-ia-tim) : cf. ce texte (779) pour un sens de à prairies donnÃà ni'âtuni
La langue de Mari connaît pour désignedes gens menant une vie amollie, le terme narbum ; cf. XXVIJI, p. 14 n. a). aa) J.-R. K. a lu hi-ri-bu sans traduire. Le propos précéde montre le mépridans lequel étaientenues les forces que Zimrî Lîavait laisséecomme garnisons en partant. N HI-ri-BU>>doit donc êtr l'expression dépréciati qui leur convenait. Une lecture farîpu rapproche l'expression de l'hébre türa qui signifie couramment à mettre en pikce une victime en parlant d'un animal sauvage, d'un guerrier, etc. Le terme (erep désignla à proie et frëPü l'animal mis en pièce par une bêt fauve. C'est donc une proie toute désignà pour des à fauves È Le terme qui désignle :guerrier d ' k l i t e ~ii l'kpoque est effectivement asdum, dont le sens propre étaipeut-êtr déjà lion Èsi l'on ne doit pas - au contraire! - considérele nom de l'animal comme une épithè ; cf. J.-M. D., N Les noms en Mut- ÈSEL 8, p. 82, n. 4. Pour Saslîii~ à donner un nom Ècf. X 94 (XXVI 239). ab) En m. ii m. : à serait retourné à ac) Pour *le temps est revenu au beau Ècf. A.4259 : 16. En revanche, l'expression 6 la main se r à © c h a u fest unique, mêm si sa signification est évidente
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546 [II 981 Dis à mon Seigneur : ainsi (parle) Asqûdumton serviteur. Relativement à tout ce que j'ai fait parvenir à bon port, sans qu'il y ait la moindre perte, avant mon dkpxi de Yabliya (...) (Lacune.) . il faut que les.. . se trouvent sur la rive gauche. Ils escorteront ces gens342, les esclaves, les bovins et les ovins. Si jamais ils vont les mains vides, ils doivent (les) mettre aux fers. En outre les patrouilles-sagbum doivent se trouver sur la rive droite, depuis Appânjusqu'à Ni'âtum-le-puitsapour mettre aux fers ceux qui se dispos(erai)ent à passer vers l'inté rieur de la steppe et les rassembler vers Mari à la disposition des scheichs des Bédouins Mon Seigneur ne doit point oublier cela. Il doit écriraux
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... Comme il m'avait envoyé. ., j'ai envoyà à Ibâi-pi-Eun message amical par l'interrnkdiairea) de Nâhimumbet d'KhiAddu. Us se sont approchéde l'ennemi avec les commandos d'intervention. L'ennemi, avec tout son arroi, a massacrà l a petite troupec), (soit) NâhimumIihi-Addu et environ 10 hommes divers qui n'ont pas réussà se sauver*^ et qui étaien alléen éclaireurse) L'expéditioest sauve.. . Bibliographie: fragment publià in extenso dans XXVII1, p. 243. Note : plutô que le courant de ZL 3' (c'est de là qu'il faut dater la grande majorità des attestations d'Einunna sans mention concomitante des filamites, dans les textes de Mari), il vaudrait mieux envisager le moment oà les troupes de Mari entrèrendans la coalition Elam-Babylone contre ESnunna (une variante de l'an ZL 8' de Zimrî-Là dit clairement: à Annéoà Zimrî-Là a fourni les troupes d'alliance à I'Elam È)car il ne semble pas que le roi Ibâl pî-EII ait participà en personne ii l'affrontement armà de ZL 3'. D'autre part, Nâ'imu semble encore vivant au moment du règle ment des affaires benjaminites, en ZL 4'.
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LES OPERATIONS G U E R R ~ ~ R E S
cessus géopolitiqubien analysà par D. Ch. (cf. (442), ses armée débouchkrenen Djézirdu nord-est et on retrouva le type de percéaccomplie auparavant par les rois d'Einunna et Samsî-Add lui-même Quand cela se produisit au débude ZL 9', Zimrî-Là étailoin, à Ugarit, et malgrà la trè vive inquiétudde certains (550), on l'impression qu'à Mari on commenç par accepter l'arrivédes Elamites comme un fait normal. L'occupation de S u b a t - ~ n l i l et l'installation d'un certain Kunnam sur son trône agissant au nom de l'empereur d'elam, paraissent s'êtr accomplies d'elles-mêmes La mainmise de l'elam sur la Mésopotamidu Nord fut systématiqu: Isme-Addu, promu ... MARI 7, p. roi d'Agnakkum (D. Ch., K Un souverain éphémk 165-191), avait reç de son côt mission de mettre au pas tout l'Ida-Maras, c'est-à -dir la régoau nord-ouest de Subat-~nlil. Une des figures les plus importantes du moment fut celle d'Atamrum qui, fut plus qu'un simple pendant au sud des grands serviteurs de l'Elam au nord, Kunnam et Isme-Addu. Il avait reç le gouvernorat - voire la vice-royautà - d'Esnunna et coordonnait toute la régioau sud du Sindjar. (556) montre que Hammu-rabi de Kurdà avait alors dà accepter (ou étaicensà avoir acceptéde devenir le vassal d'Atamrum. ISme-Addu d'ASnakkum se reconnaî lui aussi, d'une faço ou d'une autre, comme soumis h lui (MARU, p. 166-167). L'empereur d'elam avait donc dà penser à regrouper toute sa nouvelle marche occidentale sous le pouvoir unique d'un de ses vassaux. Nous ne savons cependant pas encore quels rapports entretenaient Kunnam de Subat-~nli1et Atamrum d9E:nunna.
a) Pour cette construction de Capûrurncf. MARI 3, p. 280-281. b) Pour ce Nâhimumcf. note à XXVI 39. c) J'ai compris istam comme le féminide îsu(cf. ittum, t. 1, (96), n. b) ; la forme attestéà Mari est surtout i-is-tam. d ) M. à m. K dont le pied étailourd. Cette expression est documentépar CAD K, p. 15b, comme désignanune maladie, ce qui n'est certainement pas le cas ici. Sans doute faut-il comprendre qu'ils n'ont pas eu le pied assez K léger>donc qu'ils n'ont pas réussà courir suffisamment vite devant l'attaque des ennemis. e) M. à m. K pour voir (la route). Cette expression doit faire allusion à la qualification d'ûnliru qui, selon les cas, signifie K éclaireu à guide È etc. Ã
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Avec l'expéditiode renforts à l'elam, Mari entra l'an ZL 8' (cf. le nom de l'annéZL 9' qui est celle du tillfit Elaintim) dans un engrenage qui devait la mener de conflits en conflits et la conduire à sa perte. En aidant l'empereur d'Elam qui se posait en suzerain des royaumes amomtes de la plaine mésopotamiennà venir i bout d'Esnunna qui avait longtemps tenu la place de la premikre puissance militaire du Proche-Orient, concurremment au royaume de Haute-MésopotamieMari et Babylone allaient en réalitmettre fin h l'ordre politique du Proche-Orient et surtout permettre au plateau iranien, dont la puissance militaire étaiinépuisabled'intervenir dans les affaires de la plaine. L'affrontement de l'elam et d9E$nunnan'est connu que par des rapports fragmentaires mais il semble qu'il fallut au moins une anné aux puissantes armée pour en venir à bout, puisque Esnunna tomba au plus tard à la fin de ZL 8' (cf. MélangeStèvep. 122) alors que l'invasion des elamites fut rapportéà Zimrî-Là dans le courant d'un mois (i).
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Egnunna prise, la famille d'Ibâ1-pîfut sans doute massacré lors d'une de ces éliminationsystématiqued'une race royale, pratiquéeplus d'une fois à l'époquamomte. L'Elam avait dè lors toute latitude pour intervenir dans la plaine. Suivant un pro-
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Les bouleversements dans le nord de la DjézirÃsuite à cette irruption élamitefurent considérable: il y eut une redistribution complèt du jeu politique. Nombreux furent les rois qui moururent de mort violente et durent êtr remplacésur leur trôn ; on vit en outre les principaux vassaux de Zimrî-Lî comme Hâya-Sû d'Ilân-sûrvaciller et passer dans le camp du plus fort. La correspondance de Yamsû (cf. XXVIl2, p. 31-49) est un témoignag irremplaçabl pour toute cette période
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Un des moments clefs de cette résistanc à la percé des elamites aidéde leurs séide(Einunnéenenrôlà de force et anciens vassaux d'Esnunna, comme les mercenaires guti) fut le long sikge de RazamâZimrî-LÃfut dks lors obligà d'intervenir au secours de son fidkle vassal, Samaya. Dks la seconde moitià de ZL 9'. aprè un passage à Mari. le roi alla h la rescousse h la têt de ses troupes.
Ce fut cependant avec Babylone, la ville la plus expos6e puisqu'elle avait d6sormais frontièr commune avec 1961am,que les choses se gâtkrenle plus vite. Nous connaissons encore mal le film des kvknernents, mais l'empereur d'&am d6cida trè vite de mettre au pas Hammu-rabi. Il marcha contre les villes septentrionales de la Babylonie. Hammu-rabi en appela d&slors, à la solidarit6 des fr&resamorrites et ce fut l'affrontement avec l'Elam. 548 [XIV lm+] Dis h mon Seigneur : ainsi (parle) ton serviteur YaqqimAddu. Le jour oà je fais porter cette tablette de moi chez mon avaient étemmeSeigneur, 3 habitants de Bâb-nahli nécaptifs à Esnunna depuis la montée3 jadis de DannumtâhÃcontre Mari, se sont enfuis de la troupe au service d'Atamrum et sont arrivéchez moi. Je leur ai demandà des nouvelles et ils m'ont dit ceci : : Quand la troupe est arrivéà Razamâdè l'arrivéeles gens de la ville ont fait une sortie; ils ont tuà 700 soldats élamiteet 600 EsnunnéensAprè une coupure de 10 jours, les Anciens sont sortis vers Atamrum et ils lui ont dit ceci : "Nous sommes pour la paix! Que les soldats déguerpissende leur camp h une distance d'une demi-lieueb) et je te porterai de l'argentc)." Et lui leur a répondceci : "Voici ce que vous ête en train d'imaginer : 'Tenons-lui des propos trompeurs afin qu'il déguerpissde son camp et que nous mettions find) aux épreuvede l'Ida-Maras.' Si vous ête pour la paix, pourquoi donc !hniya n'est-il pas sorti au-devant de moi? Eh bien! battez-vous et mettez votre ville en étade défense!Et les gens de la ville lui ont répondceci : "(Cette) ville appartient à Zimrî-LÃet l'armérégulikrest alléà sa suitee). Ne fais rieno jusqu'h ce que le maîtrde la ville te rejoigne!" : ($arrîya a pris ses dispositions : il a mis sa ville en éta de défense En outre régulikremenil fait des sorties et tue des
soldats d'Esnunna. Or (Atamrum) entasse un remblai en terre qui avance vers la ville. Le front du remblai ayant atteint l'endroit oh le mur extérieurimerge (du glacis)h), les gens de la ville - (l'assaillant) entreprenant de faire une brkchei) dans la ville - avaient renforce)) le mur sur les côtésgauche et droit344, en face du remblai. S'étanintroduits dans la brèche alors qu'il faisait encore nuit, sur le front du remblai, les gens de la ville firent une sortie au petit matin et ont tuà la moitià de ces soldats. Ils (les) ont dépouillide leurs lances de bronze et de leurs boucliers et ont stockÃ(ces derniers) dans la ville1). que de mon Seigneur. Les gens de la ville ne se préoccupentm 6 Atamrum a alors fait la rusen) suivante : il a pourvu des v a g a b o n d s 0 ) de javelinespl de bronze et on a (essayà d')intimider@ la ville en leur disant : "Pourquoi ne cessez-vous de penser h Zimrî-Lî Ne voilh pas à présenses troupes qui vous assiègent?'E les gens de la ville lui ont réponden ces termes : "Ce sont des vagabonds que tu as équipà et que tu as fait s'approcher! Oui, d'ici 5 jours, c'est toi qui vas voir les (vraies) arméequi t'arriveront, accompagnant Zimrî-LÃluimême! 6 La rumeur de l'arrivie de mon Seigneur plane sur l'armée Lors d'une premièr veille, l'armédans le camp montait 2 corvéed'approvisionnementr). (Les assiégeantsse disaient : "Il faut aller à une lieue, à la nuit et à l'aube, pour l'eau h la troupe. Qui, sur une troupe de 2000 h 3000 hommes, ce qui est peut), pourrait attaquer les porteurs d'eau?' Voilà les gens de l'intérieude la ville qui font une sortie et tuent de nombreux soldats. Alors ces soldats c'est dans le camp qu'ils se trouvent faire leurs corvéed'approvisionnement. Ils ont une grande peur de mon Seigneur. Que mon Seigneur fasse en sorte d'arriver et de sauver cette villeu)! >> D'autre part - de la mêm faço que je (l')avais écri nagukre à mon Seigneur au sujet de Subat-~nlil-, la ville de
LES OPERATIONS GUERRIERES
Subat-~nliln'est (toujours) pas prise. (Les habitants) n'ont pas permis 21 la troupe [d'Atamrum/d'ESnunna] d'entrer dans la ville en disant : d a ville est ville de l'empereur. Aucune troupe n'y entrera. à J'ai écrià mon Seigneur le rapport que ces hommes m'ont fait et j'ai envoyà ces hommes ... chez Bahdî-LÃavec des gardes du corps. En outre, la muraille de saggarâtumV s'est effondrésur 30 m. J'ai rassemblà ses habitants et j'ai consolidà le mur3^. Il ne faudrait pas que mon Seigneur entende parler de la chute de ce mur et en soit inquiet. Autre chose : il n'y a nulle négligencdans le transport du grain346 du Palais. Le Palais, ç v a ; le district, ç va. Saggarâtu et la Forteresse de Yahdun-Lîvont bien. Le 27 courant du mois de Lahhum (iii), j'ai fait porter cette tablette à mon Seigneur. Bibliographie : republiéaugmentà de A.472, par D. Ch., MARI 7. p. 199-200. ; cf. la note de W. Heimpel, NABU 961102. a) Le second Sa (1. 5) semble redondant. Le présenpassage avait déjétrapprochà par M. B. d ' M M VI 37. b) Pour a-Sà z u - z a - a m , voir K. R. Veenhof, ~ B a b y l o n i a n Expressions for "overlat a distance of..."^, JEOL 27, 1981182, p. 65-75. c) Le singulier luSSê s'explique ar le fait que les Anciens ne o n t ici que e s porte-parole du roi garr2ya (nommà ici Sarrîya) L'ambassadeur n'a généraleme pas de discours propre et son roi parle par sa bouche. Noter, d'autre pan, que lfi-mes a-lu-+ gouverne tantô le singulier collectif (iprus 1. 14, ;?bat 1. 22, u d a ~ ~ n i n 1 23), tantô le pluriel (îpul1. 20). d) Hulluqu~navec le dens de fi mettre fin à à (et non fi causer la perte de à ou à faire s'enfuir È est un usage mariote typique ; cf. 345. L. 62-65 : [it-ti mu-su-li-miu-II]U se-er bu-uh-di-li-im,[ut-ru-iuld sui p p ] a - a m bhd ~ a - ~ i i - r u - l [ini-mi-ut i&, w a - s i - b i ] - ? ii-ka-a~ii-ivi-is-ina, ~ [bhdkl &-tu iilk-sd-ur etc. 346. L. 67 : [.Fu-ni-tiwi(1-mi s\e-en1 etc.
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l'Inscription d e Yahdun-Lî~ ii 4 : dalâ ... uhalliq, fi Je fis cesser la pratique du puisage È e ) Les pihruni de l'Ida-Maras sont effectivement partis avec Zimrî-LÃjusqu'à Ugarit; cf. A.2966+: 17, P. V., UF 18. p. 441. annexe nOl. tl Pour t a t u b , impératide w a f à » b u n ivoir XXVI 389, n. b). Remarquer la postposition expressive de la subordonnéeComme souvent, waiâbm signifie fi ne pas agir È g) Pânun est iciaccordà au pluriel ; cf. un autre exemple en M.14895 : 17, MARI 7, p. 271-273. L'expression bhd adassim est nouvelle; il s'agit sans doute d'une expression par juxtaposition, dfirum adaEunz. Malgrà la note de W. Heimpel, NABU 961102, on lira avec la tablette dans XXVII 132 : 5 le-Iil a-lim ; il n'est pas sûr d'autre part, que l'étaconstruit d ' a d a f i m , s'il existe, soit a - d a a& sur le modèl de h u k k u m , etc. h) m u n i , fi sortie È désignlà oà le mur émergau-dessus du glacis, d'oà la traduction de fi base B. C'est ce qui correspond au .fiilhGn~de la muraille intérieur; cf. t. 1, p. 300, (165) n. b). Contre l'interprétatiode D. Ch., W. Heimpel a proposà l'existence d'un terme *sîluni réflexdu sumériefi si È attestà dans fi bà d-s à ou * si-bà È fi parapet B. Cette vue est spécieuse Outre qu'un tel terme ne se dirait pas sîtu à Mari, mais qarnwn, il reste à démontrel'existence d'une telle structure dans le systèm des fortifications syriennes. i) Pour A H w . p. 832. il existerait un verbe p a r à ¢ s i i ~ ~faire i un trou à travers à (durchbrechen), et un substantif persum. fi brkche à (Durchbruch) et plusieurs occurrences montrent effectivement une tinale en S de la racine. La graphie du substantif est cependant pé er-si-iin ; or SI n'a pas de valeur /si/. On supposera donc que le réflexde *D sémitiqudans la langue de Mari donnait S dans ce cas précisau contraire du S hébraïqcar il est évidenque le pré sent contexte de poliorcétiquimpose de recourir à ce verbe technique. Cette explication me paraîmeilleure que l'explication trè compliquéde W. Heimpel, /oc. cil., qui propose la construction d'un second mur à l'intérieude la ville pour isoler (PRS) la zone attaquéetout cela alors que l'assaillant dispose d'une tour lui permettant de voir ce qui se passe derrièr les murs; avec quelle eau, en outre, aurait-on fabriquà les briques de ce mur? j) Le verbe epêSu11 ne signifie pas, dans la langue de Mari, fi construire un mur neuf È mais restaurer une ancienne structure. k ) D. Ch. avait proposà de retrouver ici le terme l i ~ l p p u n i ,
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à dépression trou È lequel n'est guèr attest6 en dehors des listes lexicales, mêm si un (h)uppum qui désignle à creux du bras, aisselle È a étmis en évidencpour Tell Rimah par J. E., NABU 91/87 a d OBTR 124. L'usage de Mari me semble cependant êtr de lire le signe toujours KAP, jamais HUB qui appartient à une périodplus tardive. Retrouver ici le terme kappuin qui est un nom de partie du corps permet d'expliquer aisémenque à côt droit à et 6 côt gauche à soient exprimépar des duels. 1) D'une faço peu réalisteW. Heimpel, op. cit., suppose que les citadins, aprè leur avoir fait tomber les armes des mains, ont emmenà leurs prisonniers à l'intérieude la ville. En fait, ce dont on a besoin dans un sièg c'est d'un approvisionnement neuf en armes ; d'autre part, comment envisager avec confiance la perspective de toutes ces bouches nouvelles à nourrir? Dans XXVI 318, ce que W. H. traduit : ~ R e l e a s eto me the troops you brought inside à signifie simplement : à Fais évacuela ville et donne-moi tes troupes comme appoint È C'est une pratique courante dans la guerre de l'époquque d'enrôle sur le champ les vaincus. m) M. à m. à Les désir(simrâtdes gens de la ville ne se soucient que ... à ˆ sirizirtum désign une boursouflure maladive ( à Aufgedunsenheit È AHw, p. 1102b). Il s'agit donc d'un autre mot, nouveau, sur samârun à to strive for (something), to pursue, to plot à (CAD S, p. 92b). Cela n'a rien d'étonnantétandonnà la multiplicità des dérivà sur ce verbe (cf. CAD S. p. 246, discussion h summirütu) ihtanassassà (cf. 1. 39) présentun redoublement de C i ; cf. D. Ch. et J.-M. D., nouveaux exemples de "R" Stem(s) È NABU 88/17 et B. G., ~Reduplicationsof Consonants and "R"-Stems È RA 83, 1989, p. 27-34. n) Le verbe futêp~~fuii a, h Mari, couramment le sens de à faire une ruse à ; cf. l'adjectif iizuftêpiSumà rus6 ÈCAD M/2, p. 288b. O) Le texte recourt au terme sarrâruinlequel désignau propre un Bédouinon inféodà c'est-à -dir qui n'a pas prêt allégeanc au roi et dont les alléeet venues sont toujours suspectéede provoquer des troubles, sinon du pillage. Ils ont bien l'apparence (habillement et armement) des Bédouinmais leur arrivén'a pas la mêm signification que s'il s'agissait de Bensim'alites agissant avec l'aval du roi de Mari. La traduction N vagabond à s'attache h souligner que ces gens n'avaient théoriquemenpas leur place dans le monde réglpar le pouvoir sédentaire p) L'armement des Bédouinspar excellence, étaila javeline-
zamirtum qui permettait de les identifier comme tels; cf. A.4509, n. suivante. q) Cette nouvelle attestation de sahânz~iiII permet d'en confirmer le sens. On retrouve la mêm nuance de à narguer, provoquer à dans l'inédiA.362 : 44 : N Et lorsqu'ils s'approchèren de Dûr-ublamils ont fait approcher les Souhéende la ville pour l'intimider en disant : "Regardez les Bédouin orte-javeline qui a a - à ub-linI?i i!-hu-u, lfi-me; o n avec n o u s ! ( n su-[ha-ye] a-na a-lim^ a-na su-hu-mi-iin zj-[à -ah-hu-~uin-ma-a-ini a-[nu-ulnz-ma ha-nam" na-fi za-am-ru-tinz na-ap-li-sa f a it-tine) ; mêm sens dans A.4509 : 7 : N J'ai envoyà (des gens) pour intimider les commandos d'intervention des ennemis. Comme ils n'ont pas de chef, nul ne réponaux gens que j'ai envoyésA deux reprises, j'ai envoyà des espions, ils n'ont pas pu les infiltrer et me sont revenus à (a-na bu-za-ha-at lfi-kfir-mes a-na s~i-lzu-mi-im. af-pu-ur-ma bu-za-ha-at lfi-kfir-mes, a-11-ik pu-na 1"-ul i-fil-ina, ma-am-ma-an lfi-mes Sa US-pu-ru, li-ul i-ip-pu-al, à 1-su 2-sii lfimes ma-ki-i, af-pu-ur-ina a-na bi-ri-ri-fil-nu, e-re-bu-am 1"-ul i-leu-ma, it-tu-ru-nim). r) La traduction reçu pour s a l à ¢ l ~ ~(i)i nN battre des ailes, voleter Ène convient pas ici. Le verbe hébresülaest connu par deux exemples du livre de Job dans des contextes de si&ge (Dhorme traduit N remblayer un chemin contre È ; les exemples chez Isaï sont compris : à élevela chaussée à Le texte de Mari montre qu'il s'agit d'assurer un transport entre le camp et un point d'approvisionnement. Le verbe salâlu doit donc êtr apparentà à sellum. terme qui désignla N corbeille à et avoir pour sens propre N porter dans une corbeille)) (de la terre pour des travaux, exemples hébreux; au figuréil signifiait à accomplir une corvéD (exemples akkadiens, oh la notion de transport est toujours perceptible). L'expression musallil-funu (Révoltcontre Narâm-Sî republià par D. Ch., dans FM III), comprise comme à leur spoliateur à (CAD S. p. 369a). devrait signifier au propre à celui qui impose une corvéà quelqu'un È Pour le mêm salâlummais avec vocalisa: tion (i), signifiant à accomplir un service Ècf. t. 1, p. 162, (43) n. 4. s) M. h m. : N Depuis une distance d'une lieue, on apporte.. . à La formule indique que Razamà n'étai pas sur un des fleuves principaux de la Haute-Djéziret que l'approvisionnement en bonne eau en étailoin. t) 11 ne peut s'agir ici du nombre des corvéableen eau ; le pas-
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LES OPÉRATIONGUERR&RES
sage donne donc la force de la garnison de RazamÃ: 2000 à 3000 hommes au plus. Ces à 3000, au maximum sont l'indication de la totalità des mobilisables de la contréeIl est dè lors loisible d'appréciela population d'un des principaux royaumes de l'IdaMaras, qui devait avoir un peuplement global de moins de 8000 personnes, compte tenu du corps expéditionnairpour Ugarit; cf. n. e). u) L'anecdote rapportéaux 1. 46-51 montre les assiégeantqui voulaient s'approvisionner en eau, dissuad6s par une contreattaque des citadins dont ils mkprisaient la force. Que serait donc l'effet sur leur moral de la venue des troupes royales qu'a priori ils redoutent? v) On trouve en (165) une autre allusion aux problème du rempart de Saggarâtumqui manifestement menaçairuine. Ã
Dis à mon Seigneur: ainsi parle ~ a m r a s - ~ lton ~ ~servi~ ~ ) , teur. Hâya-SÛ a donnà d e la troupe à ~ t t i ~ eta il~ a) pris Kahat. En suite d e quoi, o n a tuà Kabiya. M o n Seigneur en est maintenant informé Autre chose : il y a pacte de non-agression entre Bédouinet Ida-Maras. Les troupeauxm paissent jusqu'au zarac). Bibliographie : publià par D. Ch., Tell Ha~nIdIyaII, p. 79 ; pour l'attribution à Yumras-El, cf. NABU 93/59. Note: pour la situation historique de ce texte, cf. D. Ch.. ibid., p. 79 sq. Kabiya disparaîtainsi que plusieurs autres rois, de faço violente dans le courant de l'an ZL 9'. Son assassin ne resta pas longtemps en place, car on trouve dè le 5/5/ZL 11' un certain Asdî-LÃsur le trôn de Kahat. a) Yumras-El (ou Yamras-El) est le roi d'Ab?-il?, chef de Qà et d'Isqâ un des plus proches voisins de Kabiya, sur le Djaghdjagh (cf. M. G., FM II, p. 243). Il est donc naturel qu'il se sente concernà au plus haut chef par l'événemen b) Plus couramment appel6 AttâPour cette action d'Ilân-sû contre Kahat, cf. la lettre de YamsûmXXVI 3 17.
c) C'est la partie orientale du Djebel Sindjar, Ã proprement parler le Djebel Ishqaft.
550 [VI 661 Dis ?i mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. Hâya-Sû m'a envoyà la lettre suivante : N L'armééla mite et le prince d'Esnunnaa) sont montéau pays de Zimrî Lîm ?i l'intérieude l'Ida-Maras, en grand arroi. Il n'y a personne pour sauver l e pays d'Ida-Maras. Zimrî-LÃest parti loinls'attarde (?) dans un pays étranger-^ et, toi, s i tu n'&cris pas à Zimrî-LÃet qu'il ne vienne pas ?i notre secours, l'Ida-Mar* sera perdu. Les particuliers.. . (6+3?+6 1. manquent.)
... chez ... et voilh que j'ai fait monter les ... ?i Tâbatu D depuis Ilân-$richez mon Voilà ce que Hâya-SÛ m'a écrit a) Il s'agit d'Atamrum ; cf. D. Ch., MARI 7, p. 167. b) L'expression ?êpa urrukurn, allonger le pas dans le sens de à partir loin ou à s'attarder ne semble pas documentédans les dictionnaires. Il s'agit du grand voyage à Ugarit. Zimrî-LÃétanparti fin ZL 8' et 6tant revenu au mois (iv) de ZL 9', VI 66 doit dater de la fin du mois (i) ou du courant du mois (ii) de ZL 9'. È
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551 [II 1351 Dis à mon Seigneur: ainsi parle 5aknum, ton serviteur. L a ville d'Ilân-sûrle roi Hâya-SÛ et la troupe que mon Seigneur a expédià en garnison, çva. Autre chose : le jour oh j'ai fait porter chez mon Seigneur cette tablette d e moi, le génér ~ a - a w à ® l . ~ ad quittà d u ~ Subat349. L. 9 : *[z]i-iiii-ri-li-iiu. F e - H U I * ri2%-nu1*d u * - t i i i i ] Ci-ni-tiiii, lirrri*l-ik à ui-ta a-nu :[i*-iiii-ri-l]i*-iin,u-ul tci-5-cip-pu-ur-[iiuia-mi ,tu-:ii-hini], li-ul i-il-lu-kam-ma \mi-u-at}, i-du-inti-ru-u[$ili-liti-lu-tiq], l'*iiiii:~-;ii*[ e * - I I U - H I. M ]. .. 350. L. 5'-6' : a m i se-er \be-li-iti].ti-nu ta-bu-tim^ ii-su-t1.F-5-\su-nu-ri\.
LES OP~RATIONSGUERRIÈRE
des nouvelles de Zimrî-Lî de ses arméesde la troupe d'Éla et de celle d'Esnunna qui assikgent Razamâainsi que des nouvelles de la ville de RazamâIl faut que tes inforrnalions me parviennent constamment. Note : à Lettre circulaire à (cf. [553]) de Hammu-rabi de Babylone,
Enlil avec une troupe de 3000 EsnunnéensPeut-êtr est-ce vers Agnakkum, peut-êtr est-ce vers surusumb) qu'il veut aller : qui peut le savoir'? De plus, j'ai entendu la rumeur publique : à On a réglson comptec) à Hâya-Abum>> Bibliographie : republià par D. Ch. comme XXVI 354.
envoyéaux principaux collaborateurs de Zimrî-Lî alors que ce dernier est encore en route depuis Ugarit (D. Ch.) ou déjen HauteDjézir (fin ZL 9') ; transmise secondairement au palais (cf. Mdlanges P. Garelli, p. 28-29) ; d'autres exemplaires existent, publies par J.-R. K., XXVIII. Le présendocument a dà êtr envoye h Sapîratu(D. Ch. ; cf. MARI 8, p. 341 sq.). Graphie et usages 1. 22) typiques de Babylone, non (ki'âr résomptif1. 15 ; erin2-UT?;, de Mari.
a) Le NP signifie : G Oui,-c'est-l'homme-d' Addu È avec 6criture par sandhi. b) La ville de Surusurn est identique à Suruzum (cf. Azamhul/ASamhul, MARI 5, p. 132, et les cas signalépar F. J., XXVI 422, n. a). Suruzum apparaîdans A.49 : 59-62, Habiru, p. 19 : Au sujet des nouvelles concernant (?) Asqur-Addu, les émigrÃqui ont quittà Suruzum se sont mis au service de Hâya-SûmDe nuit, ils ont fait route et ont pris la ville de Yahmum: maintenant la ville à Suruzum etait donc situé est revenue au pouvoir de Hâya-Sûm h la limite de la sphkre d'influence du roi d'llân-sûrXXVl 181, qui mentionne la motte de terre d'Urgis, Aslakkà et Suruzum, indique aussi son horizon géographiqueA.3295 mentionne encore Asqur-Addu en connexion avec la ville de Suruzum. Tous ces événemen concernent l'Ouest et sont antérieurh sa monté sur le trôn de Karani. c) Pour ce sens de iâluincf. XXVI 3 1 1, n. b).
552 [VI 521 Dis à Buqâqu : ainsi parle Hammu-rabi. Au sujet de ta lettre oà tu me disais : à La-awîl.Addest parti pour Esnunna pour (obtenir) un renfort de troupes et avec le message Atamrum (l')a envoyà à l'empereur d'Élama) suivant : "Lorsque Zimrî-Là s'approchera pour porter secours à Razamâce sera à toi de marcher contre son pays." Voici (sic) ce qu' Atamrum a écrià l'empereur d'Éla; il ne faut pas que mon Seigneur négligma lettre à - (en ce qui concerne) l'objet de ta lettre, l'empereur d'Éla n'a pas expédiun renfort de troupes avec La-awîl.Addet ce dernier est revenu bredouille chez Atamrum. En revanche ici mêm la troupe est rassemblé et elle est prête Selon l'objet constant de mes lettres, envoie-moi sans cesse
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a) La suite de la lettre (1. 20-21) montre que le message d'Atamrum à l'empereur d'Elam a 6tÃport6 par La-awîl.AdduAtamrum se trouvait alors assiégeRazamà et l'empereur h Esnuma ; cf. (553).
553 [VI 511
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Dis à Bahdî-Là : ainsi parle Hammu-rabi. Au sujet de ta lettre oh tu me disais : à La-awîl.Addest parti pour Esnunna pour (obtenir) un surplus de troupes et Atamrum (l')a envoyà à l'empereur d'Éla avec le message s'approchera pour porter secours suivant : "Lorsque Zimrî-Là à Razamâce sera à toi de marcher contre son pays." Voici ce qu'Atamrum a écrià l'empereur d'ÉlamIl ne faut pas que mon Seigneur négligma lettre35 à - en réalità l'empereur d'Éla n'a pas expédiun renfort de troupes avec Liiawîl.Addet ce dernier est revenu bredouille chez Atamrum. En revanche, ici mêm la troupea) est rassembléet elle est disponible. Que mon frèr se réjouisse352 35 1. L. 14- 16 : [u-na nu-as-pu-ar]-fini,\s(ia-nu he-If-ia ~~-Sn-bi-liiin\, [heIl u-itli-.fulu i-na-ucl-di]. 352. L. 17-23 : [ i u ru-ai-pu-ru-uin sukkal elam]-riin. [su-ha-ain te-erd\i*-rum* { X I . [il-ri la-&ri-lu-^\Mfi-ul if-ru-ud],] ^ l c ~ - ~ r i - l ra e- -~qIh~s - s i i a ] , [a-na se-ci- ^u-ru-dm-ri-imit-tu-ur\, [à (in-iii-ki-il-aiii ereni pu\-Ilri*-if-ma], [re-iu-um L]-ku*-i{[fl*,[a-lii] 1;-il{-[du\.
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LES OPERATIONS GUERRI~RES
Selon l'objet constant de mes lettres, envoie-moi sans cesse des nouvelles de Zimrî-Lî de ses arméesde la troupe d'Éla et de celle d'Esnunna qui assikgent Razamâainsi que des nouvelles de la ville de RazamâIl faut que tes informations me parviennent constamment. Voilà que d'autre part j'ai fait porter une tablette pour Zimrî-Lî Si tu fais continuer leur route aux Soutéenque je t'ai expédié donne-leur de quoi s'équipeet expédie(-leschez Zimrî-Lî Si tu ne fais pas poursuivre leur route aux Soutéenque je t'ai expédié fais porter toi-mêm cette tablette à Zimrî-Lî a) Une lecture erin; a étadoptépour des raisons de place et du fait du parallélismde la 1. 27.
554 [II 1241 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yamsûmton serviteur. Kunnam ne savait pas qu'Ibni-Addu étaien bons ternies avec mon Seigneur et, sous l'influence de l'alcool, il a ainsi par16 : Ne sais-tu pas que les propos de Zimrî-LÃsont à la disposition de l'empereur? J'ai dit : Comment cela? Il a dit: Un Bédouinqui est au service personnel du roi, les Demplus, ~ ) il y a des gens qui révèchaque fois à ~ s a r - ~ à ® font partie de l'infanterie353b) qui envoient sans cesse des rapports à Isar-Lîm Maintenant, que mon Seigneur fasse une enquêt à leur sujet ses proet qu'il châtiecceux qui passent leur temps à révél pos. Kunnam ne raconte jamais de mensonges : l'individu est la lèvredde son Seigneur. Il ne raconte jamais de mensonges. Il ne faudrait pas qu'Isar-Lî agisse maintenant comme Atamrum ! Maintenant, au sujet d'Ibni-Addu, mon Seigneur m'a écrite Je me suis levà par SÛ-samasde ~ à ¢ d : uà Expédie-le m ~ ~ Ã
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353.L. 16 : a-kt'*-e-inii-ho-u.?-.Fu-iiui. 354. L. 30 : I!-!.Fu!*-d*utu* tu*-'le-em : la col. en 1995 m'a paru sûre
pour aller le trouver355 et lui ai dit : à Lève-to et pars! Il a dit : Depuis que le doigt de Zimrî-LÃs'est posà sur moi, cet homme ne me fait plus de mai^^. N Le 10 du mois d'Abuin (iv) courant. Bibliographie : beaucoup d'améliorationont étapportéeà ce texte trè difficile par K. R. Veenhof. RA 76, 1982, p. 119-124, ainsi que par D. Ch. dans sa rkkdition comme XXVI 3 11 ; recollationnà en 1995. a) Cet Isar-Lî(qui porte un nom bensim'alite) est-il le fidèl serviteur de Samsî-Addet d'ISme-Dagan. passà au service de Babylone? Ses accointances personnelles devaient lui permettre des contacts avec l'entourage direct du roi de Mari. L'homme a poursuivi Mari d'une haine tenace. b) D. Ch. hksitait entre N Soudéen et SoutéenÈ Aucun des deux ne fait vraiment de sens. La réalitmilitaire zukkum est désormaiattesté: (XXVIJ3) A. 1340 : 7- 10 : I : i - i i n - r i - ~ ~ - mqaa Ã
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du-uni zu-ki-tu, a-na ap-pu-an^ &se-ri-ib. AN-[mal a - [ d a ma-rik na-ta-am, li-ti-im-ma h l 6-ta-ut-ti-tu = N J'ai fait entrer avec son détachemen& pied Zimrî-1lum.m& Appâ et j'ai donnà l'ordre de porter le Dieu & Mari mais il ne l'a pas (encore) fait porter à ; mêm terme dans V 17' : 44 : le zukkum est l'endroit oh l'on
prélkvde quoi constituer un corps expéditionnairecf. (490). c) Pour ce sens de tâlumcf. (551) n. c). d) On retrouve la mêm expression dans XXVI 35: 4-15 =
555 [XIV 1241 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. (Lacune.)
LES OP~~RATIONS GUERRI~RES
Voici ce qu'il a dit ?i Meptû : à Installe des.. . mais ne sois pas i n t r a n s i g e a n t a ) ! à Voilà que je viens d'écrirà mon Seigneur les propos de ~ e ~ t à » m ~ ~ ' En outre voici ce que j'ai appris ?i Hanat : a L'arméélarnit s'est diviséen deuxb). La premièr est pour Babylone ; un homme de Larsa la conduit ;la seconde va à ~ k a l l à ¢ t u>: m ~ ~ ~ Jusqu'h prksent, je n'ai pas entendu de confirmation. J'irai ?i Sippar. Si j'obtiens confirmation de cette nouvelle, sans retard j'enverrai tous dktails chez mon seigneur^.
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Note: ce texte semblerait prouver un déplacemenvers le sud de Yaqqim-Addu, encore h Hanat mais comptant pousser jusqu'h Sippar, h moins que la lettre ne se termine, de faço atypique, par un discours rapporté a) Danâiium à êtr fort È est souvent employà au sens moral. b) Et non pas à s'est divisee en 2 corps à (M. B.) ; p a g a r - i u fonctionne ici comme le réflechdirect.
Dis ?i mon Seigneur: ainsi parle Haqba-Ahum, ton serviteur. VoilÃque je fais porter chez mon Seigneur, sur cette tablette de moi, copie d'une tablette de l'empereur des Élamitesqu'il a envoyéà ~arnmu-rabia). Ainsi parle l'empereur, ? Hammu-rabi. i Atamrum, un serviteur à moi, t'a pris en vassalitéb) En réalitkj'entends dire partout que tu as une abondante fi
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357. L. O,-?,': [ . . . ki-ti-am]. a-[ii]u inle-e]p-ri-i-i[m]ig*-[hi-ein um-mam i . . . ] ,fu-ku-un à la tu-du-an-iii-i[n a-nu-um-tiiu w u - u t \ . ^me-ep-tu-umidbu-bu-amo a-nu se-er hc-[li-iu].
358. L. 6'-7' : [mu-ut-tct-f[um*a-iui ki5-dingir-raki lu lu-or-su-utiih, Fi-rei~~~~ cd-di-fi] Ã ¹ illu-Mt-[t\a-tum a-lia 6 - k ~ l - l n - ti-lu-uk. 359. L. 8'-12' : [u-&ni ta-ki-it-twn u]-ul cf-1116' a-llu ~ f - ~ f - i r ^ \ctl-lis-~k ', fum-mu ta-ki-i]t-ti tfs-mi-il71&!-tu,Fe-le-cg-qi u-ul] lu-up-pu-ta-ku. \/e4-mcta111eu-um-r]u*-\a]m*-ma,[tl-na] se-er b[c-li-iu 0-icl-an-nu-ru-urr~1.
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correspondance avec Babylone et Mari. Ne recommence plus! N'aie plus de correspondance avec Babylone et Mari! Si ?i nouveau tu en as une, je soufflerai en tempêtecsur toi. s Tel est le message que l'empereur des Élamitea envoy�i Hamrnu-rabi. J'ai personnellement entendu la tablette. Bibliographie: éditpar J.-M. D., à L'empereur d'Éla et ses vassaux dans MélangeL. d e Meyer, p. 15-22. È
a) Le roi de Kurdâ b) En m. h m. : à pour l'étade fils È inârfitum c) Ce verbe i a ' à ¢ r u est le problkme essentiel du texte : le verbe f a ' à ¢ r u m à vaincre È conviendrait pour le sémantismmais non pour la construction (+ datif), ni la morphologie car il est attestà 21 Mari sous la forme f a H a r u m : - A.304 : 21 : R Ils ont vaincu une force de secours composé du roi N. et de 20 Soutéensavec lui à ( [ I l n a - h i - i n a - a m lugal, u 20 lh-meLisu-ti-i, i t - t i - h i f - 'a4-ru-nim-ina); - A.4339: à § Erelativement au fait que l'homme qui s'étai enfui et les gens de Zalpah ne cessent de remporter des succè sur les gens de Tuttul et que les gens de Tuttul ont versà de l'argent ... à (à a i - f u m lh f a in-na-bi-da-a[m}, u lh-mes z a - a l - p u - h u liki lh-mes t [ u - u t - t ~ i ] - l i - ~ i ^i 1f -, t a - n a -'a4-ru b lh-mes t u - u [ t - t u ] - l i pkl,kh-babar i f - q ~ i - l u.). .. Il existe un substantif f a - i - r u h El Amama dans VAB 2 149 : 82 qui pose problèm et que Moran traduit (LAPO, p. 383; éd anglaise, p. 237) par à traîtrà (avec doute), donc qu'il considkre comme apparentà au i d r u = à ennemi à d'El Amarna. Ce terme se présentà Mari sous une forme contracte (cf. XXV111, p. 429, n. e). Un rapprochement avec l'hébre$'R, à emmener dans une temp à ª t e ~ferait un excellent sens. Cela conviendrait parfaitement pour l'image h l'emploi qui est fait de n a f à ¢ p u m fi battre (le grain) au vent È dans la lettre envoyépar Yafim-Lî h Yasûb-Yaha de Dêrt. 1, p. 394, (251). L'akkadien récenen présenteraila forme f e ' à ª r w que v. S. enregistre, A H w , p. 1208b, comme à peut-êtr "arracher, détruireà (etwa "herausreissen, zerstoren") ; C A D 512, p. 259b traduit à whirl around È avec doute. Ce verbe pourrait êtr le déverbatidu terme désignanà le vent à (akk. f d r u ~ r t ) .
557 [II 751 (Lacune.)
Je suis arrivà à la ville de ~ a h a t u m det j'ai entendu des
nouvelles concernant ~ s et Qa'â ~ en ces à termes ¢ : On ~ leur~ a ditb) de prendre des provisions pour 10 jours. Ils vont aller en renfort de Hammu-rabi. N Voilà ce que j'ai entendu dire. J'ai écrià Yarnrus-El et aux Anciens d ' ~ s et~ deÃQâ ¢ Une ~ ~troupe de 200 hommes, les principaux de Qa'à et d ' ~ s ~seÃsont ¢ ~assemblé ~ ~ comme un seul homme et, au milieu de leur assembléevoici le discours que je leur ai tenu : à Quel est votre projetc)? Que vous prépa rez-vous à faire? LA mêm oà vous êtes vous aviez dit : "Nous sommes les serviteurs de Zimrî-Lî et maintenant, de votre propre c h e t ^ , vous allez en renfort de Hammu-rabi? Nous vous avions écrià propos d'un (éventuelrenfort364 et vous partez? à Eux, m'ont répond: Nous ne changeons pas d'alliance. Nous allons aider notre frèreà Voilà ce qu'ils m'ont dit-^". (Lacune.) Ã
Ã
Voilà ce que je leur ai dit-^. Note : la lettre est acéphale mais la notation de longues indues (cf. 1. 5', 18') est typique de gens du Nord. La géographiet le propos conviendraient fort bien quelqu'un comme Ibâl-El Le ressentiment du Mariote devant le déparde ces gens au secours de Hammu-rabi, alors qu'on les avait convoquéailleurs (1. 22'-23'), fait supposer que le document concerne plutô le roi de Kurdâque l'expéditioà Babylone.
360. L. 1'-2' : a-nu a-lim zu-/ici-t\iinkiuk-.fu-ud-n~uI, te,-em lu-ine? is*qu-u il qu-e-im.
364. La 1. 22' est &rite sur lq6rasurede la 1. 23'. 365. L. 26-27' : [u-ul III]-ih-ha-[lu-ka-ut a\-hu-in, [nu-k-ez-7.e-ehan-nitiini i d - / ~ ] i P - h u * .
a) IsqÃet Qà sont sûremensur le Hirmai (Djaghdjagh).XIV 116 montre des Guti, sortant dlASnakkum, arriver ?i Zahatum. Cela indique une situation de Zahatum sur la rive droite du Djaghdjagh, au nord, peut-êtr sur l'axe du Wadi Khanzir, si elle est sur une route conduisant ?i QÃet Isqâcf. M. G., FM II, p. 243244. b) Pour ragâmum6 donner un ordre à quelqu'un, le convoquer pour une tâchÈ cf. t. 1, p. 630, (433), n. c). c) La phrase pourrait aussi signifier: a Qu'ai-je appris à votre sujet? et ne pas êtr considérà comme une anticipation de la 1. 15' ; cf. cependant le sens de [êmum1. 19'. Ã
558 [II 731 Dis à mon Seigneur : ainsi parle ton serviteur Yarîm-Addu à Babylone, Lorsque les gens d ' ~ b à ¢ l - ~ demeuraient î-~l je renverHammu-rabi leur avait dit ceci : à Aprè votre départ rai les messagers élamiteà leur Seigneur sans escorteur. VoilÃce qu'avait dit Hammu-rabi. Le lendemain du jour oà les gens d'Ibâ1-pîpartirent pour chez mon Seigneur, on a opposÃune fin de non-recevoirb) aux messagers élamite; ils ne peuvent plus s'approcher de la porte du palais. Ils sont aux arrêt dans les demeures qu'on leur avait réquisitionnéesc Des gens du roi les gardent. Je n'ai pas encore eu confirmation de la nouvelle de leur renvoi ou non et je n'ai donc pas écrià mon Seigneur. Lorsqu'on renverra ces hommes, j'aurai confirmation de la nouvelle les concernant et l'écrirachez mon Seigneur. Autre chose. J'ai appris ceci par la rumeur publique : à Du fait que l'empereur d'Éla se trouve à ESnunna et que, jusqu'à présentil n'est pas reparti vers ses terres, la troupe d'Esnunna367.. . (Lacune de 2+3 1.) Bibliographie : republiÃpar D. Ch. comme XXVI 361. a) Il s'agit ici de gens de la suite de l'ambassadeur mariote, plutô que de sujets de l'ancien roi d1E5nunna. Ã
LES OPERATIONS GUERRI~RES
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b) AHw, p. 721 b, comprend nakâfu comme à hinwerfen à ; CAD Nll, p. 180b, traduit à they segregated~.L'idéde D. Ch. dans XXVIl2, p. 162, sur une proposition de moi!, de retrouver ici a k à ¢ f u mà arriver È n'est plustenable car on posskde maintenant une seconde occurrence de NKS pour à refuser de recevoir un messager à : < Autre chose, avant mon arrivéNP a envoyà des messagers à NPi et NP3 et ils ont refusà de les recevoir, disant: "Ne recommence plus A nous en envoyer" à : A. 987 : 40-48, fa-ni-tain, la-ina ka-Sa-di-ia-ma,Ii-si-qa-tar lu fi-ip-ri, a-na SC-ra-ha-amÂà ha-am-mi-iS-ta-inar,iS-pu-ra-am-ma dumu Si-ip-ri-Su, Isi-ra-haam-mu, à ha-am-ini-if-ta-marik-ki-fu, [uni]-ma fu-iiu-ina la ta-taar-ma, a-na sé-ri-nla-a ta-fa-pa-!.[a-am}. Un autre aspect d'agressività dans les relations humaines est illustrà par A. 734: 19-23, N J'ai procédà l'irrigation et personne n'étaivenu me le reprocher. Maintenant, alors que j'ai procédh de nombreux travaux, NP est venu dans le champ.. . à : af-qi-nza ma-am-ma-Laid, u-iil ik-ki-fa-an-[ni],i-na-an-na if-tu ma-na-hatim, ma-da-tim al-li-k[u...}-a-ini, i-na a-sÃil-li-[ik...]. Le sens à mettre en jachèr un champ à (CAD Nll, p. 180) de XII1 38 : 16, peut êtr précisgrâc à A. 1331 : 13-17, qui concerne les à charrues à : gis-apin it-ta-ki-if à a-SA fu-12, zi-iq-du-uin fa hi-lepi-in?, a-di-ma a-na a-SÃma-di-im be-li, ~i-da-ba-bu-L1 gis-apin fa i-na NG, i-ri-fu it-ta-ak-fu-L. Il est donc vraisemblable que nakafun1 n'est en fait qu'un équivalende nadûin au sens large, et qu'en ce qui concerne les rapports humains, il faut le traduire à repousser P. c) Pour les bit naptarim, cf. t. 1, p. 299, (163) n. c).
Lorsque les forces élamite décidèrede marcher contre Hammu-rabi de Babylone, celui-ci appela au secours ses frkres amomtes. Ces derniers, Bensim'alites et Benjaminites, décidère de lui venir en aide et plusieurs montrèren à ce moment-lh une nette réactioantiélamitecf. D. Ch. et J.-M. D. à La suzerainetÃde l'empereur d'Elam sur la Mésopotamiet le "nationalisme" amorite È XXXVIe CRRAI. p. 59-66. Zimrî-LÃchoisit, naturellement, de
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le seconder. On n'avait pas manquà de lui rapporter qu3Atamrum poussait fort l'empereur A porter soudainement la guerre dans son propre royaume (552) et le m6pris dont il usait envers les autres rois amomtes, ceux de Babylone et de Larsa (XXVI 362) ou de Kurdà (556). Ce fut alors la conclusion d'une alliance offensivedéfensiv entre les deux monarchies euphratiques et nous en avons gardà un document préparatoir(cf. t. 1, p. 452 (290). Mari mobilisa son arménationale, troupes bédouinesbenjaminites et bensim'alites, du royaume ou de Haute-Djézirà Les forces mariotes furent rejointes par des arméed'Alep (567), (570), de Qatna (564) et du Zalmaqum (40), (260), (570), XXVII 80, 81. L'alliance n'alla cependant pas d'elle-même Qatna fut en fait soup~onné de jouer le jeu de l'klam : (298) et MARI 6, p. 40; les princes du Zalmaqum, pour leur part, considéraienqu'ils ne devaient pas grand-chose A Babylone ( 2 6 0 ) : < L e s princes du Zalmaqum disent: "Babylone ne m'a nullement obligéje n'ai donnà nulle troupe A Babylone." Il n'y aura pas d'arméqui ira h Babylone! B La guerre semble n'avoir pas étuniquement le fait des princes et il est sûque la résistancfut aussi populaire, mais, comme toujours, la motivation de certains des mobiliséeux-même à aller guerroyer ne fut pas excessive. Nous avons ainsi gardà le souvenir du manque d'enthousiasme des Benjaminites mariotes ainsi que de celui des efforts des gens du Yamhad ou du Zalmaqum pour retourner chez eux avant d'avoir franchi les limites méridionale du royaume de Mari, ce qui les entraînaidésormaibien trop au sud pour revenir facilement chez eux (570). La guerre s'est passésur plusieurs fronts et notre information est inkgale. (350) montre que la majeure partie des troupes d'Alep et celles du Zalmaqum, au nombre de 20000 hommes, marchant vers Kurdà pour lui prête main-forte contre les troupes d'Atamrum. De même vit-on les gens de QÃet Isqà aller en renfort à Kurdà motu proprio, ce qui ne fut guèr du goû des autoritémariotes (557).
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La mobilisation A Mari, tout particulikrement celle des Benjaminites, est bien attestépar plusieurs documents administratifs (cf. XXIII, p. 358-368) ou épistolairecomme (560) et (5631, (564). Elle n'alla pas sans mal : plusieurs lettres furent envoyée par les princes benjarninites eux-même pour expliquer que l'on ne pouvait fournir tous les mobilisables que réclamaile Palais. Ainsi, (562) émande Yasmah-Addu. Ces problkmes de mobilisation des Benjaminites sont illustrépar le dossier réunpar P. M..
LES OPERATIONS GUERRIÈRE
FM [1], à réinterprét d'aprè D. L., MARI 8, p. 437. 11 sembla en aller de mêm pour les Bensim'alites de la régiode Mari : Bahdî Lî conseilla une exécutiosommaire pour faire un exemple et effrayer les récalcitrant(559). La concentration d'une telle masse d'individus A Dêr la place militaire au sud de la capitale, fut une grande affaire qui mobilisa : remise du paquel'attention de tous les fonctionnaires concerné tage, de l'armement (571), (572) et de l'approvisionnement en attendant de prendre la route ou pour l'expéditio elle-mêm (107), (574), sans oublier la nomination des commandants et l'établissemende leur hiérarchi(571), ce qui ne fut pas sans entraînede lourds conflits entre officiers, une fois rendus en Babylonie, comme celui qu'illustrent plusieurs textes de XXV11, ; cf. surtout XXV11 151 ; cf. déj entre Zimrî-Addet lbâl-pî(590) et XXVI 380 et, en généra les commentaires de M. B., XXVII, p. 32). Certains documents permettent de suivre la marche des soldats vers le front. (577) est une lettre assez étonnanteillustrant bien et joyeuse È Elle est due longtemps auparavant la à guerre fraîch au génér bédouiBahdî-Addet constitue un des plus remarquables exemples de dépêcmilitaire de complaisance. M. B. a résumdans XXVII, p. 32-33, l'ensemble des forces envoyéepar Mari en Babylonie. 11 est désormaifacile de les compter en s'appuyant sur XXVII 151 confirmant les hypothkses de F. J., RA 83, 1989, p. 149, sur la base de XXIII 435, XXV 815 et (579). Elles se composaient : - de 600 Souhéens commandépar Sâkiru ; - des forces des Bords-de-l'Euphrate, conduites par lbâl-pîet Zimrî-Add: le pihrwn (cf. p. 362) et les troupes de la porte du palais ; s'y étaienadjoints les à gens du port à (dumu-mes kar-ta), commandépar Sarrum-andullÃ; - de Bédouinbensim'alites de Haute-Mésopotamiecommandépar Bahdî-Addu avec une troupe de renfort conduite par yantin-Grah ; - de Bédouinbenjaminites, donnépar les princes benjaminites du royaume, au nombre de 800.
559 [II 481 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. Cela fait 5 jours par rapport au terme convenu que j'attends les Bédouinet la troupe ne se rassemble (toujours) pas! Des
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Bédouinsont arrivéde la steppe mais c'est à l'intérieudes différentbourgs qu'ils résidentJ'ai donc envoyà des messages à 2 reprises à l'intérieudes différentbourgs pour qu'on opèr leur levée368 et pourtant ils ne se rassemblent pas! Donc, si d'ici 3 jours ils ne se rassemblent (toujours) pas, il faudrait alors, si mon Seigneur y consent, que l'on exécutun coupable dans l ' e r g a ~ t u l e qu'on ~ ~ ~ , lui coupe la têt et qu'on (lui) fasse faire le tour de ville en ville jusqu'à ~ u d n u m et ~) ~ ~ ~ à en sorte ¢ n que, ~ ) les gens prenant peur et se rassemblant vite, je puisse expédierrapidement l'expéditiopour l'affaire pressante à propos de laquelle mon Seigneur m'a donnà des instructions370. a) à Régioen plateau à ; village (bensim'alite) des environs de Mari. La racine du toponyme ('DN) est sans doute apparentéA celle de la ville de Hadnà ('Adnâde (601) et au territoire du Bî Adîn assyrien, celle qui a donnà son nom au jardin d'&en ('eden) lui-mêmePlutôqu'un rattachement à gdn, à êtr luxuriant Ècf. le terme edinu = plaine dans les listes lexicales mésopotamiennes b) à Le Cap à ; ville bensim'alite de la régiode Mari, au nord de la capitale, face A la régiobenjaminite de Miilân c) Cet a[arradu présentun subjonctif dépendantoujours du a h de la 1. 19. Aux 1. 19 (ipallah) et 20 (mais cette fois-ci au ventif), les verbes coordonnéantérieursont normalement, selon l'usage de Mari, A l'indicatif.
560 [XIV 641
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, . Voilà que je fais porter chez mon Seigneur ma tablette nominative représentanle recensement que j'ai accompli. Je n'ai montrà nulle complaisancea) envers les scheichs, les administrateursb) et les Anciens du district et leur ai fait prête un serment solennel afin qu'ils donnent des soldats rempla368. L. 1 1 : d\S\-tu-pu-ar-ma-id-kn-iii-iJ-su-nu-fi. 369. L. 15 : 1 * lu he-cl ur-nim i-lui ne--ri-iin li-du-kii-nui 370. L. 24 : ra*l-[Ù-iir-ru-ùi
LES OP~RATIONSGUERR&RES
çant pour ~ a b y l o n e ~Dans ). le cas oà ils ne le feraient pas ...37 1. (Lacune.) à . .. que l'aurai fait prendre, iront tous en renfort! Je leur ai parlà de faço pressante et ils ont inscrit ces gens. Étandonnà que mon Seigneur avait donnà comme mission à lddiyatumd) de recenser le quartier marchand^^, je n'ai pas procédau recensement de celui de mon district. J'ai écrià 5 reprises à leurs scheichs en vue du recensement des Amnanéende sahrfie), mais ils ne sont pas venus. Note : la mention des à remplaçantpour Babylone n'incite pas à dater ce texte du grand recensement (têbibtumde la fin de ZL 4', mais plutô de l'établissemendes rôle en ZL 9'. Ã
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a) Mot à mot : à J'ai durci mon visage. b) Pour laputttînt cf. t. 1, p. 206. c) Là se trouve peut-êtr une des explications de l'existence de ces grands serments d'hommes attestépour le royaume de Mari, l'an ZL 9' ; cf. MélangeP. Garelli, p. 36-43, et M. B., çLeserments de femmes à Mari È Méditerraïlà 10-1 1, 1997, p. 97- 104. d) II s'agit dlIddin-Numusda, chef des marchands du district de Mari ; cf. D. Ch., NABU 89/59 et, récemment C. M., à Le commerce à Mari È Amurru 1, p. 420-422. e) Sahrà est un bourg benjaminite du district de Saggarâtum cf. (688) n. a). Ã
561 [VI38+ ] Dis à mon Seigneur : ainsi (parle) Bahdî-Lî ton serviteur. Mon Seigneur m'a écriceci : à Interroge les scheichs. S'ils te répondenainsi : "Nous allons donner la totalità des 1000 hommes de troupe", n'expédipas (encore) la troupe ; dans le cas contraire, s'ils (ne) te donnent (que) les 800 hommes de
372. Les 2 premiers signes ainsi que le premier des 1 . 6' et 7' ont aujourd'hui disparu sur la tablette.
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troupe auxquels tu as déjremis leur approvisionnementa), et ne doivent pas fournir la totalità des troupes, expédila troupe! B Voilà ce que mon Seigneur m'avait écritConformémenà sa lettre, j'ai réunles scheichs, leur ai fait la leçonbet leur ai tenu maints discours. Ils n'ont pu me donner satisfaction, disant : à Nous avons donnà 800 hommes, mais il n'y en a pas 1000. Voilà ce qu'ils m'ont dit, ajoutant : à Que notre Seigneur réprimandle coupablec)! Alors j'ai fait noter par écritdleur déficien troupe. J'arnènera chez mon Seigneur la tablette de leur déficiet les scheichs. En revanche, j'expédi les 800 hommes de troupe auxquels j'ai remis leur approvisionnement. Aucune troupe ne sera retenue. La troupe se mettra en route aujourd'hui-même Autre chose : à propos de l'homme qui doit aller avec l'arméen attendant que l'on ... la troupe constituépar l'armée373e) il faut que ce soit Hadnî-1lum.met ~urdili(m)f), les chefs de sections, qui aillent à l'armée. . Je le(s7) ramknerai avec moi. Que mon Seigneur soit satisfait! Bibliographie: republik, joint à M.5003, par J.-M. D., MélangeJ.R. K., p. 154-155. a) Pour la piqittum, cf. t. 1, p. 95 (17) n. a). Paqâdumau propre à fournir l'approvisionnement à (piqittum), note une actività complexe qui comprend aussi bien les fournitures d'armes que, surtout, le fait de dresser la liste des prksents et des absents. b) Pour ce sens de sunnuqunl (ou sanâqum)cf. XXVI 6 n. f. c) C'est une fin de non-recevoir ; à coupable renvoie ici à celui qui parle. Pour ces termes qui permettent de s'autodésigner cf. t. 1, p. 487, (608) n. C) à wardum. d) JatâruÃIII indique l'autorità en présencde qui rédigle scribe ; cf. l'emploi de mu5aftirunz dans les textes de têbibtiiiit e) Ce passage est étroitemenparallde à VI 69 : 13-14, d'oà les nouvelles lectures. f) N Mon-Seigneur-c'est-Dieu à et à Vaillance-de-DieuÈ gu-urdi-i-lt'est une graphie par sandhi de Qurud-Ilim ; cf. qti-ru-ud^maÃ
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373. L. 29 : a-di su*-ha*-uin um-ma-nu-tirn u-Fu-uk-fJ i-la-ku
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LES DOCUMENTS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
LES OP~RATIONSG U E R R ~ R E S
ma (M.5588 iii) ou qh-ru-ud-eh-tdr (XVI). La dissimilation de Q en G dans qurdum est bien attestéà Mari (gu-ur-da-an, XVI et parallèleset gur-da-an A.3956 i).
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562 [II 561 Dis à mon Seigneur : ainsi parle ~ a s m a h - ~ d d uton ~ ) servi, teur. Au sujet des gens, objets d'une lettre de mon Seigneur me disant : à Selon la teneur de la tablette qui concerne l'enrôle mentb) de ta troupe, il ne doit pas manquer 1 jeune homme ; envoie-les-moi tous! È,.. en ce qui concerne les gens qui font l'objet de la lettre de mon Seigneur, mon Seigneur connaî le nombre exactc) des gens qui (se trouvent dans) les 3 villes qu'il m'a octroyées374 Qui aurais-je l'impudence de cacher'1)? Les gens peu ou prou qui se trouvent dans le je n'en laisse(rai) pas de côt 1 seul dans mes villes! a) Ici, évidemment le chef yarihéen b) Pour ce sens de sâba sabâtunzcf. III 19 : 27 : Ceux qui n'ont pas étpris pour l'expéditio (fa ana gerrim, là sabtû) ceux-lÃsont des malades ou des fils de notables ; (563). c) En m. à m.: çMo Seigneur connaîle sâbu peu ou prou, etc. d) On suppose ici le verbe rare ruqqû~ncacher forme emphatique de raqûr (mêm sens). AHw (p. 526b et 958b) comprend i-na la-bu-fi-im et traduit à par camouflage^ (durch Tarnung). L'idé est donc de travestir la véritÈ Il est possible de comprendre plus simplement i-na la bu-fi-im, non pas de bafûnz êtr mais de bâfum avoir honte È Le m. à m. serait : Qui cacherais-je sans éprouvede honte.. . ? >> e) Ceux qui sont là compte non tenu du hibrum de la steppe ou de ceux qui sont en transhumance loin dans l'ouest.
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Mon Seigneur m'avait écride fixer les rôlesadu district en ces termes : à Fixe le rôl de l'arméet fais-moi envoyer la tablette qui la concerne que j'en prenne connaissance! Tel étaile message de mon Seigneur. J'ai donc levà des prud'hommes à ZurubbânHiSamta, Himmarâ et Hannâville par ville. Je leur ai fait prête un serment par Dagan, Itûr-MÃet mon Seigneur et ils ont fait VoilÃque j'ai fait recopier ces tablettes en inscrire l'armée376 distinguant les localitésbet les fais porter à mon Seigneur pour qu'il en prenne connaissance. Les soldats dont les remplaqants sont alléà Babylone, ceux-lÃsont toujours présentet ont étrendus à leurs foyersc). Ceux qui n'ont pas étpris pour l'expéditionce sont les maladesd) ou des fils de notables : ils ont étrenvoyéà leurs foyers. En outre les vieuxe) qui ne pouvaient pas faire l'expédi renvoyéchez eux. tion, ont étégalementQue mon Seigneur prenne connaissance de ces tablettes et qu'il agisse selon sa royauté378 a) Cf. n. a) A (561). b) Le terme ahunî remplace ici le a-li-fa-an1de la 1. 13. c) J.-R. K. a compris: à Les hommes qui les remplacent sont alléà Babylone, mais eux sont resté; c'est par eux-même qu'ils sont commandé sens maintenu par XV, p. 264, v. S., Or 21, p. 84, corrigeant (de faço inutile) en fa-a[[-r]u = Ils sont inscrits È CAD 511, p. 432a traduit : Ils ont étenvoyéà leurs frais (on their own). >> En fait fapârun indique ici la mission qu'ils ont reçu: celle
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374. L. 7 - 1 3 : su ru-[blu-[utsu]-hi*-[klu*,[ 1 l]u*-t[ur* lu i-nui-t\t-tttti. [k]u*-\la'^*-[su-nu.fit-up-r]u*-un-ni,x-fu x [O O ] , [us-Jum* FI*-b[i*-iniSti be-11' is-pu-r]u-um,[ru]-ho-urr~ i-su-um [Ã mu-du\-0111,[su i-n]u* 3 u-lu-ni $0 i]d-di-num.
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375. L. 18 : [SU il-rçul 1 I I I U ~ * - ti-bu-us-Su-t". iin
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377 L 27-29 la [du-ah-tu lit-h su-li-'ui, ( H U ) , l u 4 dumu-mes lu ci-nu ru-tttu-nini-[nilu* ru*-it[pV-ru],Ã [lu]-me<
LES OP~RATIONSGUERRIÈRE
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dklibkration devait êtr la concertation des diffkrents scheichs pour fixer les quotes-parts des mobilisables, ville par ville.
d'aller chez eux. Ana rarnanî-funfuprà signifie donc qu'ils ont étexemptédu service d'host soit parce qu'ils ont fourni un remplaçantsoit parce qu'ils sont des à vieux libérkdu service. Pour a n a ramânim-masignifiant a A part, isolà cf. (497). n. c). d) 11 s'agit d'une catégoriA ne pas mobiliser; il ne faut donc pas retrouver ici le s à ¢ l i h u m arroseur (un jardinier, ou quelqu'un chargÃde l'entretien dans le palais ; cf. XXI 410 iv 4), ce qui aurait peu de sens. Une lecture salî'uniçmalad A partir de s a l à ¢ ' u i n est probable ; cf. XXVI 489 : Pour autant que nous avons pu en juger, NP ne peut se dkplacer ; il est trks malade (SC-ul-lu-' u ) . La diffkrence entre m a r j u m et s a l à ® ' u doit donc êtr celle qu'il y a entre çmalad et à souffreteux, de condition chétivÈ L'épithkt m a r j u m (ou son kquivalent idéogrammatiqutu-ra) est bien documentke dans les rôle de l'armke, comme dans ceux de tous travailleurs. e) Il s'agit ici non pas des à Anciens autoritépolitiques locales, mais des vieux, gens qui ont passk l'âg d'êtr recrutés
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Dis h mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur.
A propos des manques (au sein) des troupes benjarninites
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. Je suis arrivà à Saggarâtu et selon la mission dont m'avait chargà mon Seigneur, j'ai réunscheichs, administrateurs et Anciens du district et les ai entrepris en ces termes : à Les Anciens des différentdistricts se sont réunisOr. je vous avais dit expressémende vous concerter en vue des inscriptions militairesa). A l'heure actuelle, tout le monde au Pays, au Yamhad et à Qatna est allà servir d'allié à ~ a b ~ l o n. . eà ~ ~ ~ . (Revers détruit. . . . le rôl de l'armée.. chez mon Seigneur.. . a) En m. A m. : Je vous avais parlà en face au sujet de faire inscrire les gens au cours d'une délibkratiode vous. Cette
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qui j'ai fourni l'approvisionnementa) à Dêr(c'est-&dire celles) qui ne sont pas passée(pour Babylone), ce qui avait fait l'objet d'une lettre de moi h mon Seigneur, mon Seigneur m'avait écriceci : à Il est vraisemblable qu'ils sont en retard h causeb) des dispositions qu'il leur faut à chacun faire prendre et parce qu'ils collectent ce qu'il leur fautc). Voilh pourquoi ils ne sont toujours pas passésTu fourniras la troupe (des retardataires) une fois à d e ~ t i n a t i o n ~ " ~ Ã) . Voilh ce que mon Seigneur m'avait écrit A l'heure actuelle, j'ai fourni la troupe (des retardataires), h destination. Il y a (toujours) des gens qui manquent: les Benjaminites qui n'étaienpas passéà Dê (lors de ma précéden lettre) sont (toujours) manquants381. Aucun de ceux qui ont fait l'objet de ma lettre à mon Seigneur ne sont arrivésCe sont des déser teurse). J'ai donc comblÃles vides de la troupe avec celle qui étaih ma disposition. Je les ai envoyéde f o r ~ e ~en~ expé ~fl dition. Moi-même c'est la lettre de mon Seigneur que j'attends : dks qu'elle arrivera, je ferai routeg). Autre chose : au sujet de ~ à ¢ s f i - ~ a g sujet a n ~ )de la lettre de mon Seigneur, j'avais réfléc que les sacrifices qu'il lui fallait faire étaienpour la fin du mois, aussi l'avais-je expédien me disant : à Si l'un voit (ce que fait) l'autre, cela va êtr la dé bandade dans l'armée1 et je l'avais expédiavant mêm que n'arrive la lettre de mon Seigneur. Ã
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380. L. 9-11 : Su qu-ti-s\u*-n\u le-qi-em iS-rul11*-rliul*-[ru]*-m[a]*, [USSuni ki-a-am] li-ul i-t[i-qu],[sa-bu-am i-lia rle-ei a-iA pf*-[qi-id}. 379. L. 11-15 : ... a-IIU*\pa\-ni*-ku-nu. [hl-&'*au*-bi-e i-na-an-nu mu1-tum ku-lu-s\a\, [ " i u - u m - l ~ ] ~ ~ -quu&- ~ - ~ ~ u - u n ^\su-hu-s\~*-nu 'l, il-li-kunui\, [ a - I I U til-lu-u\l* k&rdingirl-ra[k i l - l i - ~ I I ] .
381. L. 16 : [lla i-ti-ti\u d i - i m - m a mi-fli-tum u-su\. 382. L. 2 1 : ~i-nui-al-liu - u - m u ,
LES OPERATIONS GUERRIERES
a) Cf. n. a) à (561). b) En m. à m. : uhhurum ana, à êtr en retard afin de (pouvoir faire). . . c) III12 de !êma ~ b à ¢ r u à mprendre des dispositions indique les directives que chacun laisse pour le temps oà il doit êtr absent ; l'expression i a qât leqûmà prendre ce qui est à disposition fait allusion à l'équipemenet surtout aux vivres que l'on devait se procurer personnellement. d) Le r à ª eqlim, à destination È indique ici le point de rendezvous ultime oà attendre les retardataires avant que l'arméne se mette définitivemenen ordre de marche. Il étaimanifestement à l'aval de Dêr premier lieu de rendez-vous (XXIII, p. 358 sq.), sans doute à MulhânA Dê les gens ne faisaient que à passer quoique le texte permette de penser qu'on prenait alors note de leur passage. Convoquer la totalità des bandes arméeétrangèrloin de la souci de prudence. capitale répondaià un élémentai e) Phrase consistant en un seul mot; il s'agit du permansif 3e pers. plur. du participe pagrum. f) J.-R. K. a traduit : à J'ai abondamment renforcà les troupes. D Si tel étaile cas, on dirait plutô *umallî.muppiq. Le -ma relie en fait ~i-BI-IKà ce qui suit et l'expression verbale prédktermindonc uttarad. Le CAD E, p. 184a. construit mieux (1 reinforced(?) the troops and sent them on expedition), tout en gardant l'interprktation d'ci-BI-IK comme une forme II d'epêqum CC êtr massif J'ai prkférune interprktation ubbik, forme II d'abâkiimElle est bien attestéavec le sens de à chasser> et ubbukum-ma !arâdu doit signifier à envoyer de force Oà furent pris ces bouche-trous? Vraisemblablement parmi la troupe qui accompagnait le gouverneur et assurait sa protection. Elle devait comporter normalement des Bédouinbenjaminites oà l'on a pris ce qui manquait. g) Bahdî-LÃattend la permission de revenir à la capitale (cf. XXIIi. p. 366). h) Yâsû-Dagest un inconnu. En ce qui concerne l'anthroponyme, on notera l'écrituri a - a - Z U - d d ~ - ~dans a n M.8805. Comme il est vraisemblable qu'il faut aussi rattacher à la mêm racine verbale l'hypocoristique ia-Zu-6-um, il faut poser une racine 'Z' ou 'ZÜ i) Cette phrase sibylline signifie que, si l'on permet à l'un de s'absenter pour accomplir ses sacrifices (vraisemblablement un rite familial), chacun prétendraifaire de mêm et rentrerait chez lui, trouvant là un bon prétextpour abandonner son poste.
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Le texte de ce passage est cità de faço erroné(ahum ana ahim immar) dans CAD Nll, p. 324b.
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. L a ville383 d e Mari et le district, çva. E n c e qui concerne l'expéditiode la troupe de Lîmî-Ad u m ~d e la lettre de mon Seigneur, il y a et de ~ a k à » n - ~ à ª robjet x hommes qui résidenà Mari et x hommes qui résidenà Terqa : (cela fait) 17 hommes à ~ a k à » n - ~ à ª;r u m ~ il y a 9 hommes qui habitent à Mari et 4 hommes qui habitent à Terqa : (cela fait) 13 hommes à Lîmî-Ad ; au total, j'ai donc expédichez mon Seigneur 30 hommes à Yakûn-Dêr(u et Lîmî-Add - ~ u r r à ¢ n ule~domestique ) de Yakûn-Dêr(uma un empê chement ; - s a d u l l a ( b a ) ~ )étanmalade, c'est le jeune Kungu qui est son échanson385d; - YagÛb-E (et) Sîn-iddinam ces deux individus m'ont entrepris en ces termes : à T u ne dois pas nous expédierdu fait que nous nous trouvons au service de notre Seigneur, à l'inté rieur de cette ville qui est à fortifier. Nos frère vont nous prendre et nous mettre à mort! Ne nous expédipas là -ba avec les serviteurs de notre Seigneur! à J'ai pris mes dispositions : cela fait 4 individus qui ne bougent pas. Je ne les ai pas expédiÃavec Lîmî-Ad ni pour combattre. Us ont étrenvoyéà l'intérieude Mari. Y e n a-t-il 1 à faire entrer à l'ergastule ou bien à déplaced'une faço ou d'une autre'? Il faut que mon Seigneur m'écrivce qu'il doit en être386
Note : lettre écritde faço fort négligà et pratiquant, tout particulièrementl'haplologie (1. 19, 20).
chez moi. Voici ce que j'ai dit aux généra qui commandent sa troupe387 : (( . . . ne doivent point êtr retenus.. . ))
a) Lîmî-Ad (M Mon-clan-c'est-Addu È) roi d'AmaS/z (A.2434). ville de l'Ida-Maras, proche d' Asnakkum et d'A5lakkâ Yakûn-Dêruà Le-campement-a-été-fi; la présencoccasionnelle de la rnimation dans ce NP exclut d'y retrouver la ville de Dêr Il s'agit d'un prince de Haute-Mésopotamie non encore situà de faço précismais plusieurs fois mentionnà dans la correspondance d'Itûr-AsdÃcomme participant aux affaires d'A$lakkà et d'ASnakkum. A.448, une de ses lettres, indique que son royaume (halsum) étaidétenà la fois par Itûr-Asd (Nahur) et par S à » b - ~ Ãqui en occupait 10 bourgs. Il s'agissait donc d'un territoire qui jouxtait celui de SusâOn peut le placer en gros sur la rive droite nord du Djaghdjagh. b) Pour ce NP, cf. l'explicite ku-ur-ru-nu M.5705'^ v. Peut-êtr un sobriquet à rapprocher de kurdrurn, çboutonpustule È c) Correction qui paraîprobable, à ~adullamarsum étanun NP invraisemblable; cf. les doutes de XVI11, p. 189. Sadullaba est, en revanche, une variante désormaitrè bien attestépour Saddûm-labû'en graphies explicites ou défective (cf. Ca-du-ul-la-bi [A.346 ; A.3521 et Sa-du-la-bu [M. 11455 ; M.11555 ; M.151081). Le -11- reflèt la présencd'une nunation au lieu de la mimation; cf. d'ailleurs l'explicite Sa-du-un-la-bu (XVI). d) Là encore, les corrections visent à supprimer l'incroyable kunguCakkurn qui serait un titre de fonction, voire m e classe sociale È terme empruntÃau sumérien d'aprè CAD K, p. 539a. D. Ch. suggérerai Ikûn-pi-samais il faudrait trop corriger.
(Longue lacune.) J'ai dictà des tablettes pour les rois du ~ a u t - ~ a yets les ~ ) ai fait porter chez les rois du Zalmaqum par des coureurs chargé de messagesb). Une réponsau message que j'ai envoyà me sera expédié Elle m'arriverac) avec l'arméultérieurdes rois388. Je t'expédieral'armédu Zalmaqum.. . Copie de.. .389.
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(Lacune.) Note : republiÃpar J.-R. K. comme XXVIII 12 a) Pour cet emploi de M Haut-Pays pour dksigner le Zalmaqum, cf. t. 1, p. 338, (207) n. c). b) La lecture de 16-mes DU.DU est peut-êtr à Mari tnuttallikuttz. c) Pour ce verbe ~êpurou esêpurncf. t. 1, p. 300, (165) n. a). Ã
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568 [XIV 831 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. L'arm6e yamhadéennayant atteint la Forteresse de YahdunLîm je m'apprêtai à aller à sa rencontre mais Sûra-Hammà mont6 sur une barque, est arrivà à Zarri ~ m n à ¢etnje~ me suis dit : à Si je vais (d'abord) à l'armédu Yamhad, Sûra-Hamm va s'en irriterb). v Aussi, m'étanfait précéd par 1 mouton et 1 jarre de vin,
567 [II 681 Dis à Hammu-rabi : ainsi parle Zimrî-LAm ton frère Au sujet des troupes alliéesobjet constant de tes lettres, j'ai envoyÃplusieurs messages à Hammu-rabi, roi d'Alep, pour qu'il envoie de la troupe à lui. Il l'a fait et sa troupe est arriv6e da-ne-ti-mu, [di-hu-iii i l - s u - / > [ c i ] - t u - n ~ - t i - i ~ [~ \OaO] , o O ~ i . ? ] - ~ ~ ~ c i ~ - t u - n " - t i , un-ni-iS it-t]i* ir-mes be-l[i-ne},[II-ul 1 lei-u tu-(lu-ru-dei-iti-ti \te-nii sa-h• à ui-?uin ] ~ ~ sa-ha-\iin li-111 ci](-(u-ur-dam ito 4 l&meS ku-l[ul, [if-ri1l i - ~ i [ i ' - ^ /i-ribi*-bi*, [mn-ri]^* r u - [ d u !Sum-mu Sa U - I I ~ne-p[ci-1.1-i]m I fil-ru-hi-in1 d lu-nia, \Suru-mu Sa} ki-inu na-<sa>-lti-;nia11-1ii-tumlu u l ~ i ] - ~ ~ i -be-li t a m li-i.
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388. L. 1'-5' : [ a - n ] a lugal-mes iu m [ u ] * - [ a l * - t i m *e^-[li-tini], [(upp]a*-[ti1111 US-ru-wi-mudumu-me[5 du]-du* [Sa si-pi-ru]-fini,[a-* je-er lugal-me5 Su z u - f u ~ - m u - ~ i ' - i ~II-Sa-hi-il!, n[^ me-hi-ir !Q-m[i-i]aSa ai-pu-ru i*-ij*-sk-p[a*-umif-tli* [SUI-ablugal-me5 u - i l - t i m . i-ku-ui-l?u-du~n-)nu sla-ub ZU-a\-[ml-qi-m a-!ù-ru-du-[kum]
389. L. 7' : me*-fi*-ir. . . ] x x ; aprè 2 1. de séparationmais on dirait que les 2 1. ont 6tà volontairement éras6es
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LES OPERATIONS G U E R R I ~ R E S
LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE MARI
je suis allà chez lui. Sûra-Harnrnm'a fait la déclaratiosuivante à propos des Benjaminites : à Oà dois-je aller? En avantgarde de ces troupes qui ne s'entendent pas entre elles^^? Pour sûrils ne s'entendent en rien - sinon nous l'aurions su! - si ce n'est à leur Isi-Qatar constitue désormaiun tiers des yarihéensdet les ~ ~ r a ~ Ãsont © divisé e n s en ~ deux. ~ Tous les Benjaminites sont préoccupé Hammî-istamaleur envoie lettre sur lettree) mais personne ne va à lui. Comme j'ai constatà cette situation déplaisantej'ai donnà des ordres en bonne et due forme à Yatarum afin de protégeHammî istamar. à J'ai dit (encore) : à Dâdî-had arrivera-t-il jamais'? à Il a : à Il est en route. )> dit Je partais de chezt> Sûra-Hamm lorsqu'un particulier s'est approchà de moi et m'a dit ceci : à Pour ce qu'on t'a dit, les il a Benjaminites ne viendront nullement. Quant à Dâdî-hadu à faire moissonner son blà à battum mg). >> Tout ce que m'a racontà Sûra-Hamm et ce que j'ai appris par ouï-direh)je viens de l'écrirchez mon Seigneur. Note : cf. P. M., Vie nomade Èdans FM [Il, p. 124. Ã
a) Ce texte montre que la Zarri des Amnanéenest un port sur 'Euphrate. C'est une ville qui appartient de plus à Sûra-Hamm comme le montrent XXIII, p. 360 et XXVI/I, p. 214. Le prince benjaminite est donc de retour chez lui. b) M. B. a compris sera inquiet È Nazâquiisignifie plutô êtr en colèrÈ En fait, il s'agit là de préséan et d'étiquettece ii quoi on attachait ii l'époquune importance considérabl(cf. B. L., MélangeM. B., p. 168) et les problème soulevépar l'arrivé2 Mari du roi de KurdâXII1 29) : le roi benjaminite se formaliserait de passer aprhs les troupes yamhadéennes c) En m. m. : Assurément(ils s'entendent) pour leur perte : dans le cas contraire nous l'aurions su. Ils ne s'entendent pas! d) Cet Isi-Qatar est celui qui est mentionnà dans A.818, une Ã
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if-fa-ka-ra~tl* (sic), etc
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lettre inéditde Haminî-iitama oà ce dernier rapporte ii Zimrî-Là les plaintes de Yasmah-Addu: malgrà les divers dons qu'il a pu faire aux Yarihéen(ia-ri-ih), ces derniers sont alléinstaurer un autre prince royal, Isi-Qatar (1. 48-50 : il-li-ku-nia ma-da-ru-am, sané-e-e i-si-qa-tar is-ta-ak-nu). lu-ul-lu-us est clairement écrisur la tablette, mais je n'en vois pas la dkrivation. Une correction en sullus fait échaux propos de A.818. Je comprends la forme comme un dénominatisur Salium 113 È Un dieu Qatar (XVI, p. 266) ne se trouve que dans ce NP, qui est assez populaire. S'il ne s'agit pas d'une forme sans désinenc fkminine de Qattarà (on lirait Isi-Qattar), on peut le considére comme Qatar, soit la fumé(du sacrifice) divinisée e) Pour ce genre de lettre, voir (38). f) Ina zuinur signifie ici de chez Èavec le ina séparatif Pour une expression parallèl utilisant une autre partie du corps, cf. V 75 : 9' : Maintenant, moi-mêmeje vais êtr chassà de Harrân d'auprhs de Sin-ter" (i-na pu-ni NP.. . ud-da-pu-ar). g) Pour les rapports privilégikentre le rabbken Dâdî-had et Abattum dont il est sûremenle prince, cf. La cité-Gta d91mâr. , )>, MARI 6, p. 45-46. h) Le passage est fondamental pour l'emploi de ina ahîtiÈ souvent rendu par voix publique : cela fait ici allusion à ce que vient lui rapporter le quidam, non nommé il est vrai. Ã
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569 [VI351 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. Le génér yamhadéem'a annoncà : à 4* hommes ont quittà ma troupe. Je vais faire mettre à leur poursuite. Écrià ton Seigneur qu'ils se sont enfuis392 afin que ces hommes ne quittent pas le territoirea)! à Voilà ce que m'a dit le génér yamhadéen Puisqu'en ce moment mon Seigneur se trouve dans le district d'amont, il faut qu'il donne des ordres en bonne et due et aYaqqim-Addu n pour que ces gens ne forme à ~ i b r à ® - ~ a ~
392. L. 8-10 : [a-lia wii-ar-kil-su-nu-iiiti'(DA), [us-luj-(17-bu-ut, [ki-ina] Ih-meS ili-li-qzi.
LES OP~RATIONSGUERRI~RES
quittent pas l e territoire! Dks qu'ils s e trouveront pris, qu'on les ramèn p o u r êtr prisonniers394b) afin que par l a suite o n ait peur! Note : ce texte ne peut dater de ZL 2', car Itûr-Asd est alors gouverneur de Mari. Il faut donc l'attribuer A la fin de ZL 9' ou au débude ZL IO', lorsque les troupes du Yamhad vont à l'aide de Babylone. a) Pour ce sens de wasûmcf. (4%), n. c). b) Le texte porte [edl-lu-tam qui semble êtr ici l'abstrait de edlum, prisonnier È Un sens <
avoir pris l a route d e l a valléet cheminait. A u milieu d e l a nuit, les gens des commandos d'intervention l'ont fait revenir e t m e l'ont conduit chez moi. J'ai fait entrer cet individu dans l'ergastule. Précédemmen m e s commandos d'intervention avaient à © t installédans l a valléedans les champs, s u r l a g o r g e du wadi e t à BîICapânc) Aujourd'hui, selon l a missive d e m o n Seigneur, j'ai installà 1 0 hommes sur l a route par l e Puits d e l a malaria396d). M e s commandos d'intervention sont renforcésIl n'y a pas d e négligence
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570 [XIV 751 Dis à m o n Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. M o n Seigneur a envoyà u n e lettre à propos d e s gens d u Yamhad e t d u Zalmaqum q u i ne cessent d e décamperNaguèr déjà j'avais donnà des ordres e n bonne et due forme a u x gens des commandos d'intervention et, ville par ville, a u x scheichs et a u x administrateursa), leur disant : < < T o u tYamhadéeo u Z d m a q u à © eq u i fera route vers l'amontb), selon l a lettre d e m o n Seigneur, saisissez-vous-en^ et ramenez-le-moi. D Actuellement, sans compter la troupe des 100 hommes q u i s'en sont allés1 Yamhadéenconduisant 1 ânes e trouvait
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a) Pour les laputtûmaides des chefs coutumiers, cf. t. 1, (73,n. b). b) Ceux qui retournent chez eux en suivant le cours de l'Euphrate. c) On a ici manifestement la division géographiqunaturelle pour un contemporain des valléefluviatiles de l'Euphrate et du Habur. - Le hamqum est le fond de la valléedonc la zone tout pr&sdu lit du fleuve, cf. *Irrigation.. . È p. 119-120. - Les qerbêtum prairies È représentenen revanche la terrasse alluviale en surplomb, au moins leurs parties qui ne jouxtent pas directement les canaux d'irrigation oà se trouvent les bourgs, soit la zone A peuplement humain dense et sous le contrôl direct des scheichs et de leurs administrateurs. - Pour le visiteur moderne, cependant, une zone géographiqu vient s'ajouter au fond de la valléet aux campagnes : c'est la régiosteppique qui s'étenà partir du sommet de la falaise, jusqu'aux montagnes : le Bisrîsur la rive gauche, le Djebel 'Abd elAziz, sur la rive droite. La tablette me semble porter assez nettement le terme ba-ta-riini, pour lequel je n'ai pas d'autre explication que de le rapprocher des hürÃbütede Ct 2, 17, dont le sens a étdiversement expliquéDans Pléiad II, p. 1451, n. aux versets 16-17, Dhorme explique montagnes de l ' h o r i z o n ~ .Le terme beter qui signifie division pourrait décrirces coupures nettes que représentl'Apic des falaises. C'est cependant une zone beaucoup trop vaste pour une surÃ
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veillance effective. En revanche, le toponyme B i f r à ´ de 2 S 2 29 est le plus souvent expliquà comme étanune à gorge qui donne accè du Jourdain au plateau et, pratiquement, le lit d'un wadi ; cf. S. R. Driver, Notes on the Hebrew Text and the Topography of the Books of samue12, 1913, p. 245. Le batarum pourrait donc avoir étles ravines par oà on pouvait avoir accks $i la falaise menant au BiSrîun moyen d'évitela surveillance qui s'exerçai sur le lit du fleuve et les prairies cultivéesIl pourrait ainsi s'agir du wadi de rive droite de l'Euphrate qui debouche au Tell Jaffra (cf. no 35 sur la carte de B. Geyer, MARI 5, p. 329). Ces structures géographique trks particulikres ne pouvaient pas ne pas avoir de n o m ; on connaîainsi pour la province d e Qapunâ le terme r a p s u m (à Vaste*) qui désignaile lit largement ouvert d'un wadi qui devait permettre une route directe entre le Habur et le Sindjar (cf. SEL 8, p. 91). - BîKapâ est une ville sur le Habur entre Qaiiunâ et Saggarâtu : cf. (718) ; d'aprks (269), Hammu-rabi devait y prendre un de ses repas, $i son arrivéde KurdâC'étaidonc un lieu d'étapnormal et bien équipà M. B., XXVII, p. 7, en a ainsi fait la limite administrative entre Qaiiunâ et Saggarâtum$i une journéde marche de cette dernière C'étaien effet le poste ultime oà s'arrêtai la surveillance de Yaqqim-Addu. Pour que notre texte ait un sens, il faut d'une part que BîKapâ ait étsur la rive droite du Habur, d'autre part que, d'une faço ou d'une autre, la place ait commandà une route par le Djebel 'Abd el-Aziz vers le Balih et au-delà vers le Yamhad ou le Zalmaqum. On peut donc penser $i un bourg qui serait à l'embouchure du lit d'un wadi venant du Djebel 'Abd el-Aziz et permettant de gagner directement la montagne elle-même Ce serait la route la plus directe par l'est, mais la plus périlleuspour quitter le royaume de Mari. Le bataruin et BîKapâ pouvaient, l'un et l'autre, représente , voie par la l'accks à ce que les autres textes appellent le q a s z h ~la limite du désert d ) Pour un autre toponyme mariote désignpar un puits, cf. N Burtum Ni'atum (546), n. a). Di'um désignà la fois un démo et la maladie qu'il donne. Pour l'identification de cette maladie comme la à malaria È cf. en dernier lieu R. Labat, BiOr XVI, p. 38b. C e lieu-dit devait êtr situà sur une des routes désertiquepar la falaise occidentale de l'Euphrate ou le Djebel 'Abd el-Aziz. Le gouverneur y place des gardes pour le cas oà des fugitifs auraient réuss$i passer quand même Il devait donc s'agir du dernier avantposte avant la steppe.
571 [VI 671 D i s à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. A u sujet d u fait q u e Yantin-Êra aille avec les serviteurs d e mon Seigneur, réflexiofaite, c'est judicieux qu'il aille réside avec l'arméeO r puisque Yantin-Êra doit aller, il faudrait q u e mon Seigneur fasse porter à Yantin-&ah e t 1nna-FIânaq u i marcheront l a têt d e s Bédouins2 manteaux d e 2e qualité En outre si c e l a lui agréeq u e mon Seigneur fasse porter à ~ a n t i n - Ã Š r a1 h sikge397b). J'ai écrià mon Seigneur, en fonction d e mon devoir d e serv i t e u r ; q u e mon S e i g n e u r réflkchissepuis qu'il agisse en fonction d e sa royauté398c) Autre chose : l'armév a bouger. Elle a installé/installerson ~ elle bivouacd) à sihâe)a u droit d e ~ u z u r r à ¢Tnà ~´ l e~ matin, sera mise en route.
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a) Ce NP (qui manque dans Huffrnon, APN} est sans doute celui d'un Bensim'alite et $i analyser inna + hânDans A.271, à in-ni-haan est une variante de *in-na-ha-an à de VI1 215 : 3 (et sans doute le mêm scheich). Innali- est donc identique $i Hinnali- et repré sente une forme de la racine 'NN, N êtr gracieux ; N hâ est le mêm éléme que le second terme de composà de Bina-Hâ et représentvraisemblablement un toponyme comme Hê ou un ethnique comme Hana. b) Pour la mardatum, cf. * M D B P 1 ; ce sont les marques de la dignitk des 2 chefs. Un sièg est ajoutà pour celui qui est le plus gradéconfirmant sans doute son appartenance $i la dignità des wâti kussî; cf. B. L., MélangeM. B., p. 167. c) Pour cette formulation, cf. MélangeP . Garelli, p. 63. d) L'écriturde Mari ne permet pas de distinguer entre i - b i - i t (accompli) et i-bé-e(inaccompli). e ) C e toponyme (comme beaucoup de la régionest construit Ã
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397. L. 15-16 : C fur!!-n~u u-wu-[Iu-ut-fi-III-e-r\u*-ali*.
( T I M ) u-Ili\-ku-u, 1 gig-gu-za (1-11(1
398. L. 18-20 : a-II(!-ku a-nu be-l\{-ni i21ir-du-II-tu}u[s\-pu-rti-tii~~ lie-li l\i-11s-Itlu-luIl.iu u- Si![r*-r\u*-[t\I*-fu !ru*-bu 11-pu-us].
sur un nom de plante avec le H-a géographique>> s à ® h u étan effectivement la dénominatiod'une variétde l'absinthe vulgaire.
572 [VI 691 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. Les jours de l'armése prolongent (trop) : ils résidendepuis 20 jours & ~ à ª r ~ ~ ~ ~ ) (1+3+1 1. manquent.) Aujourd'hui, il faut que l'armése repose et qu'elle prenne son repas^. Demain, à la premièr heure, il faut que l'on apporte402 aux chefs de sections et aux lieutenants tout les bagag e s b ) dont j'ai parlà & mon Seigneur et, en outre aux Bédouinstoutes les javelinesc) qui peuvent exister. L'enthousiasme des Bédouinne s'éteinpasd). Autre chose : si mon Seigneur doit donner un sièg à celui qui marche en têt de l'arméequ'on l'apporte. Il faut que mon Seigneur expédiun de ses serviteurs qui aille avec l'arméeen attendant qu'on.. . i'armée403e) a) La lettre est manifestement du mêm moment que (561) et (571). La troupe n'a donc pas encore quittk son camp de départ L'autographie de J.-R. K. indique [inla?-[r]i'!ki,mais on attend plutô d e - e & et un signe DI m'apparaîclairement sur la tablette. 11 faut admettre ici une forme fléchiDêru au lieu de la forme absolue Dêrusuelle. b) Le riksuin est le à paquetage pour reprendre le terme militaire françaile plus proche construit sur le verbe (em)paqueter ; pour ce sens de bagage, cf. XXI, p. 448, n. 12. c) La zamirtiini est typique des Bédouins cf. (548) n. p). Ã
d) J.-R. K. a laissk à na-ab-la-am (confirmÃpar collation) sans traduction ni commentaire : CAD Nil, p. 26b a enregistrà ce passage sous nablu B à flame >> et traduit : à Les Bédouinne [ . . . ] pas de feu(?) (pour faire des armes) à (the Hanians do not [ .. . ] fire(?) (to make weapons?), ce qui m'est t o t a l e m e n t incompréhensible AHw, p. 698a, enregistre la rkfkrence sous un exemple unique sans donner d'indication de sens. Je préfkrequoique la forme ne soit pas encore documentée supposer ici un infinitif IV de baliini, à s'éteindrÈ avec le sens de à perdre son enthousiasme È Pour cette ardeur des Bédouin lors de l'expéditiode Babylone, voir justement la lettre de Bahdî Addu, (577). e) Le texte est parallkle 2 VI 38 : 11'-12' ; cf. (561). Ã
573 [VI 281 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. Yantin-grah m'est arrivà et m'a dit ceci : à Je vais établi l'approvisionnement de l'arméet m'en retournerai. (Même si les Bédouinsont section par section et clan par clana), cette armée-l(représenteun corps de conscrits. En outre, selon son r6leJje le constate ('?), cette arméne comprend pas de réservis tesb). 2000 hommes (en) 2 bataillons^! Qui donc va l'amener à bon portd)? Alors Yantin-Êra s'en est allé4^ Nos amise), les Babyloniens, nomment un génér pour (seulement) 200 a 300 hommes de troupe, disant (pourtant) : CC Ce sont les grands du pa¥È,s405fA l'heure actuelle, c'est une arméconsidérablqui va se déplaceet son génér n'est pas encore connu! ~ d m e t t o n s g que ) Yantin-Êra amèn à bon port l'arméeet aprèsh)Je veux bien qu'il puisse aller à une armépour l'équipermais il faut que ce soit Zimrî-Addle généra14 et Yantin-Êra son soldati)! Si demain, une raison Ã
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400. L. 5-6 : [ u 4 1 - m w-hi-;ni i-tu-dr-k[~\ rtle^*-rr;l*-r;~nl*~, \istu u4] r2o"l-kam WI-(I.V-I bu]. I ~ ~ I11-i[p*-~\II*], 401. L. 1'-2' : u4-iiiii-iin1@-[l)u-uin I ~ - I I ~ - I I /;II -nig-du 1111.
402. L. 6' : l i * - i b  ¥ f - l ~ ~ Ã* (cf. - ~ 1.~ i8') ~ etc. 403. L. 13'-14' : lâ 1 ir he-li-i[[i]r.f(11*i[t*-ti , s ~ I - / ? ; -i ;-Il ~a I- ~ I Iil-ili ] , (sur hasures!)~ ~ I - I ~ U ~ II ~- -UI I I~~IIilil - I if-.ru-uk-x], IU-~\ be-l[i li-it-rit-dii\ 111.. . 1.
406. L. 24 : lu*-ll* (cf. copie!) gai mar-tu-IIIU i[i-ut-ti-i~~-e-[ru-(ili]
arrive à m o n Seigneur d e d i r d ) : à L'armé doit établiu n camp d'attaque^ È qui d a n s cette éventualité407 amèner l à o à il f a u t cette armke? Est-ce ~ a n t i n - Ã Š r qui a pourrait a m e n e r l Ão à il faut cette a r m à ©e t l a ramener'? Moi, j e viens d'écrirà m o n Seigneur e n fonction d e m e s devoirs d e serviteur. Q u e m o n Seigneur réfléchiss e n fonction d e s a royauté408 Note : cette lettre trè difficile est cependant un document majeur à l'époqu pour comprendre l'idéque l'on se faisait d'un génér amorrite. A côt d'hommes du métierompus A certaines opéra tions techniques comme fournir leur équipemenet leurs rations (paqâdunzaux soldats, voire assurer heureusement leur déplace ment (.fullumum), la grande affaire étaide mener les troupes au combat (sâltunz)Ibâl-pi-Ellui aussi, souligne que c'est la pan ré servédu g6n6ral (cf. p. 407). Les Babyloniens adoptaient comme principe de ne donner qu'une troupe limité(200 A 300 hommes) à un g6n6ral. A Mari on confiait A ce dernier un corps expédition naire bien plus considkrable (2000 hommes). Ce qui compliquait la situation dans le cas présentsemble-t-il, c'est que cette troupe devait êtr constituépar des gens r6unis (pihrum) pour l'occasion, non par des vétéra (16-egir-mes) qui auraient eu une certaine expériencde la chose militaire. Yantin-grah, au jugement du gouverneur de Mari, étaiun bon technicien qui dirigeait d'ailleurs un corps de troupe dans le Sindjar, mais n'avait pas l'envergure d'un Zimrî-AdduSans doute l'expkrience de la gestion d'une province entikre, celle de Qattuniin, pouvait-elle faire espéreque Zimrî-Addserait A mêm de diriger un vaste ensemble humain. a) Ce genre de disposition militaire est bien documentà par certaines tablettes mariotes de recensements militaires; on y voit les gens rangépar sections (pirsum), mais êtr chacun qualifià par son clan (gâ.yuin) b) Ici, comme ailleurs, on a compris pihruin, à gens réunipour une op6ration militaire à ˆ cf. p. 362. Il est plus malais6 de savoir ce qui les oppose aux à egir à (réservistes)Ces derniers servent
bien de remplaçant A la premikre catégoriet ne sont mobilisé qu'en cas de défaillanceindividuelles, mais il faut certainement les considérecomme des gens plus âgÃet avec déj une certaine expériencde la chose militaire. Ils font donc partie, sans jeu de mots, du cadre de la à réservÈ Yantin-grah semble donc considé rer que de tels soldats plus âg6 pouvaient servir dans une arméà encadrer des collkgues plus jeunes et éventuellemenles faire bénéfici de leur expérienceLes textes de recensement les montrent clairement énumér aprè les pihruiiz, mais distincts des sugilgid qui, eux, sont * réformà à ou des su-bar-ra. c) Le texte recourt A l'idéogramm ké qui signifie kisruiiz, à groupe organis6 È à bataillon È 1000 hommes semblent effectivement avoir constituà A Mari une unit6 de levée d) La question de Yantin-grah revient, évidemmentà poser implicitement sa candidature, ce A quoi Bahdî-LÃne s'est pas dépéc d'apporter une réponse e) Le terme tappum fonctionne à Mari avec A peu pr&s le sens du françaià camphre à ; cf. XXVII1, p. 305 n. d). f) Cf. MARI 5, p. 618 ; le signe doit représenteun UN mal tait. g) Toutes les formes optatives du texte ont étcontextuellement traduites par des interrogatives (* optatifs d6lib6ratifs >). h) L'adverbe ullii que l'on a pris l'habitude de traduire à en outre à (XV, p. 190) désignen fait une prospective ( à A partir de maintenant È ou la direction à au-delA à (IV 68 : 27). L'expression u u1li.f. à Or, plus tard? à revient ici à dire : à Que faut-il imaginer comme situation ultérieure>> i) Exactement à son suivant È Le véritabl terme pour à lieutenant à (J.-R. K.) étai warkzîii; cf. XXVU1 156, n. e). R à ª d pourrait garder l'image de à celui qui marche derrikre à ; en tait, le méprioh Bahdî-LÃsemble tenir Yantin-grah incite A interpréter à Il doit êtr simplement un soldat h ses ordres. >> j) Je dois l'interprétatiode ces lignes à D. Ch. k) Une lecture [p}u-uh-r[uin-ma] A laquelle je m'étaiarrêt quelque temps ne me paraîplus possible; une notation sa-el- est possible à Mari pour sa-alx-, d'autant plus que les formes sâltuii et sêltuii sont concurrentes, mais l'expression p~ltaiiiwaiâbuiine m'est pas documentée 1) En m. A m. : à dans le temps qui suivra È
574 [VI721 D i s à m o n Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. J ' a i totalement p o u r v u l e s soldats d e bœufs m o u t o n s e t
LES OP~RATIONS GUERRI~RES
barques et j'ai fait un plan : à Ils iront ensemble. Voilà le plan que j'ai fait. Cette expéditiose mettra en route409, vivra s les moutons. ~antin-Êrah410. . sura) les b ~ u f et (Lacune.) Ã
. à .. je ferai porter ... Que mon Seigneur ... et, moimêm,... afin qu'il ... l'armé... que la moisson ... afin que mon Seigneur.. . Le lendemain du jour oh je fais porter cette tablette de moi à mon Seigneur, j'enverrai cette expédition a) epêfu + nom d'animal (acc.) signifie à abattre u n animal, en faire sa subsistance È Un tel emploi se retrouve dans les textes mkdioassyriens ; cf. 1 udu ana napteni epif, KAJ 207 et analogues, citÃCADE, p. 209.
575 [II 671 Dis à Hammu-rabi : ainsi parle Zimrî-Lî ton frère Pour ce qui est de ce message que tu m'as envoyà : à Afin de me procurer^ le grain de la berge orientaleb),j'ai rassemblà le menu peuple et les petites gensc). Prends tes disposit i o n s ! ~... , 41 1. (Les 314 manquent.)
. .. l'armée.. às a rencontre412. Il lèver 100 ou 200 soldats à nous, ne sera pas négligenet notre arméne perdra pas son allant. Donne des ordres en bonne et due forme pour que l'arméne se mette chaque fois en route qu'en fonction de bons présagequ'elle aura obtenus. Fais en sorte qu'il n'y ait point 409. L. 5-7 : [ s ] ~ i * - l l ~ u ~ * - uUS-ru-uni-li-mu, m \uk-pu}-ud (cf. 1. 7) if-feuni-if i-lu-kii. [un-ni-r\am*ak-pu-ud ge-er-riim fu-12 i-[lu-uk]. [I'I g]u4-h5 ii u d u - h i i-pi-![u*-am\. 410. L. 10 : [I i]u-(III-ri-111-e!*-[r(i-(III].
e-hi-er-ridutu-k-a U-IZO e*-pré*-fi-~III] .s~i-@-~~ise-eh-ru-a[mje-lie-er-rur~id-pa-ah-Ili-ir],wyem-^kal[su-bu-(if...]. 412. L. 1' : su-bu-uniU-II[I p[u]-n[i*-5u! ...1.
de dommage ni parmi l'arméni dans le pays. D'autre part, les Bédouinque je t'ai envoyéont une excellente expériencdes activitéde commandos et de patrouilles. Parmi la troupe des Bédouinque je t'ai envo~és choisis-en 200 ou 300 soldats, qu'ils tiennent et prennent position face à l'ennemi afin que ce dernier ne puisse plus rien faired). Quant à l'ensemble de l'armke que je t'ai expédié dirige-la toi-même Cette armévaut 30000 hommes et pourra mettre fin à nos problkmese). . . mettre fin ou bien.. . Le jour oÃje t'envoie cette tablette,. . . vient de rentrer et.. . (Beaucoup de place sur la tranche, à droite.) Bibliographie : republiÃpar J.-R. K. comme XXVIII 13. Note : le texte est peut-êtr contemporain de l'envoi des troupes d'alliance (tiUatuïnà Babylone. a) A revoir le texte. e-p[i-fi-im... ] me paraîmeilleur q u ' e - ~ [ i di-im...] que l'on attend. Pour u n emploi d'epêtum à se procurer È avec un nom de plante, cf. t. 1. (129). n. e). b) Cette expression (écriten sumérie%tu-è- et rarissime à Mari!). au lieu de aqda1nât1ii11 doit représenteune citation verbatiin de la tablette envoyépar Hammu-rabi. c) Pour saplum et sehnnniï~z/sehertuï cf. XXVI/l, p. 16. n. 42. d) La situation historique n'est pas autrement documentéeIl peut s'agir de rksister à une menace d'Esnunna contre Hî (possession mariote!) pour couper les lignes de communication entre Mari et Babylone. e) Pour cette expression de hippam nasâhumà mettre fin aux problèmeÈ cf. t. 1, p. 438, (281) n. b) : en dernier lieu J. Sasson, MélangeMoran et la note de M. Anbar dans RA 75, 1981, p. 187.
576 [II 711 Dis à mon Seigneur : ainsi (parle) Warad-ili.gu, ton serviteur. A propos de l'armédu Yamhad qui est alléà Babylone, Hammu-rabi s'est beaucoup réjoud'apprendre la nouvelle. Il a dit : à C'est trè bien que mon frèreaait envoyà ma troupe Ã
41 1, L. 4-5 : fe-el11 fu uni
199
413. L. 9' :
... hi-e-er-maMili-ik-lu-u]
LES OP~RATIONSG U E R R I ~ R E S
Babylone et qu'il ait nouà ma frange à (celle du) prince de Babylone. à En outre il a dit : à Je te gardeb) jusqu'au p d d u h d . à 4 jours aprks cette tablette que j'envoie à mon Seigneur, je ferai route hors d'Alep. Bibliographie : republià dans XXVIl3, *La musique à Mari È Le chef de musique Warad-i1i.i~est à ce moment-là en mission au Yamhad auprè du nouveau roi Hammu-rabi du Yamhad pour apporter l'ex-voto de Zimrî-LÃet réglel'achat de la ville d' Alahtum. B a) Comprendre à Zimrî-Lî b) Cette forme verbale ne doit pas êtr interprétà comme comportant une désinenc-âkau lieu de -&a, mais comme kalgkka soit kalêk(u)-kaÃje me trouve te garder ; cf. MARI 5, p. 667. c) Nom d'un rituel d'expiation (?), analogue (?) au pu dû?^^ Ã
577 [II 1181 Dis à mon Seigneur: ainsi parle ~ a h d à ® - ~ dton d u servi~) teur. Les Bédouinqui forment l'arrière-gard sont arrivés Bédouind'avant- et d'arrière-gardeçva! Pas de maladie, ni rien4^, absolument pas la moindre perte! Ceux qui font partie du corps expéditionnaire415b) çva! Que mon Seigneur soit sans inquiétude j'ai coutume de prê Autre chose : lors de chaque expédition ter l'oreille car les doléancescsont (alors) nombreuses. A l'heure actuelle, dans cette expédition j'ai prêt l'oreille : pas de doléanceni rien! Ce n'est que rires et chansons! Leur cÅ“u est content comme s'ils étaienchez eux. L'unique objet de désirc'est livrer combat et battre l'ennemi. C'est le cÅ“u des serviteurs de mon Seigneur qui parle! Que mon Seigneur soit heureux!
414. L. 6 : 1"-111mu-ur-pi-un1 ~i-111mi-iin-mii ; le texte n'est nullement &rasé
20 1
a) Bahdî-Addest le génér qui conduisit à Babylone des troupes bensim'alites de Mari. (* l'administrateur en chef [de temples b) Une lecture fabr121~1 ou de palais] ; CAD 511 p. 11 et p. 13b-14a), est invraisemblable. 11 vaut mieux postuler un terme faprum qui aurait ici le sens courant de * corps expéditionnairÈ * ensemble de la troupe envoyé à Babylone! c) Le terme yagâtu est enregistrk avec le sens de à doléanc (Beschwerden) par AHw, p. 41 la, et CAD 1-J (worries),p. 32la. Ã
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578 [II 201 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Ibâi-pi-Elton serviteur. Le jour oà je fais porter cette tablette de moi chez mon Seigneur, l'arméde Hammu-rabi est sortie de ~ a b ~ l o n e ~ l ~ pour aller en expéditioet il m'a convoquéapour aller avec elle. J'ai dit oui (/je me suis mis en route)^ mais, jusqu'h présentje n'ai toujours pas appris le but de l'expéditioque nous allons faire. Suite h cette tablette, j'écrirachez mon Seigneur le but de notre expédition48.. . Yarnji-El 419.. . (Lacune.) Hammu-rabi. .. Pour cela, je ... h mon Seigneur ce qui ... h propos de.. . La troupe de mon Seigneur va bien. Bibliographie : cf. P. V., à Parade militaire dans les jardins de Babylone È dans FM [Il, p. 137-138 et n. 2. Note: le rapprochement de ce texte et de (579) est suscità par l'exposà identique dans les 2 documents sur l'incertitude initiale du but de l'expédition a) Pour ce sens de ragârnumcf. t. 1, p. 630, (433), n. c). 416. L. 6 : ... sa-ah ha-mu-ru-bi i-[nu kA-dingir-raki]. 417. L. 7-8 : a-ru kaskal-nirn &si à i-iu-t\i a-nu kaskal-rlirn],a-lu-ki-irn ireu-mu-ni-mu [urn-eu-ur-malet-hi-mu1ut-lu-kam-ina]. 418. L. 10-12 : ... wu-or-ki tup-[p(-iu], e-[ern a-Ha-ki-ni (v. S. Or 22, p. 126) a-for ni-l[o-ku]. 419. L. 13 : [ . . .]-si'-AN i*-[.. . ] ; voir P. V., ihid., p. 138, n, 2 pour une autre proposition de lecture, non validke par l'autopsie de la tablette.
202
LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE MARI
579 [A.486 + M.53191
l 1
:
ton serviteur. Dis A mon Seigneur. Ainsi (parle) Ibâl-pî-E Lorsqu'on m'avait convoquà naguèr pour l'expédition j'avais écrichez mon Seigneur en ces termes: à § O m'a réclamdes provisions pour 10 jours mais là ou je dois aller, la direction de mon expédition je ne l'ai pas encore apprise. Une fois que je la saurai, j'enverrai un message chez mon Seigneur. à VoilÃce que j'avais écri chez mon Seigneur. Voici l'expéditio h laquelle on m'avait convoquÃ: Hammu-rabi n'étaipas allà h depuis 10 ans et mêm plus. A présent la troupe de mon Seigneur ainsi que sa garde personnelleb) (y) sont alléeavec lui et il a résid3 jours à KG. Il a offert un sacrifice à ses dieuxc) et. le surlendemain, il est revenu h Babylone. En pleine expkdition, pendant notre trajet, la nouvelle de l'arrivédes Bédouinm'est parvenue et je la (lui) ai annoncke en ces termes : à Les Bédouinsont arrivés Mon Seigneur sortira-t-il à leur rencontre ? à Voilà ce que je lui ai annoncÃet il (m')a dit ceci : à Le 5(6?) (de ce mois), A Babylone, je te ferai part de (ma) décision à Voilh ce qu'il a dit. ~ o u s sommes ~ ) arrivéh Babylone et (nous nous sommes présenté h la porte du palais. Lorsque tout aussitôl'on m'eut fait entrer, Hammu-rabi a dit ceci : à Allons! Que la troupe entre dans la ville, qu'elle prenne ses dans les maisons réquisitionnée et que demain matin elle prenne le repas en ma présenc! à et il sortit. J'ai ainsi parlà à son ministre, Sîn-bêl-aplle ministre : à Toutes les fois qu'ils descendent h Mari, mon Seigneur sort h la rencontre de ses serviteurs et les porte-enseigne devant mon Seigneur. à VoilÃce que j'ai dit et il m'a dit ceci : : Tous les Bédouin prendront demain matin leur repas devant mon Seigneur; que les porte-enseigne fassent leur parade demain ! à Voilà ce qu'il m'a répondu Tâb-eli-mâtet Sîn bêl-apli sont sortis avec moi et nous avons fait entrer la troupe dans la ville.
LES OPERATIONS
GUERRIERES
203
Le lendemain, j'ai réun50 soldats d'élitet (les) ai fait entrer pour faire la parade. Tous les Bédouinont pris leur repas dans le jardin en sa présencet c'est dans le jardinh) que les porte-enseigne ont fait leur parade. Il (Hammu-rabi) étaivraiment content de l'arrivédes Bkdouins! Il a distribuk des présent: anneau-hullum et anneau d'or, habit et chemise multicolore, (voilà le présenfait à Bahdî-Addu La (valeur) nominale du hullunz et de l'anneau ktait de 20 sicles ;la (valeur) réellde 18 sicles d'ori). Bahdî-Addavait affectà 12 hommes comme chefs de sections. Aprks réflexion je (lui) ai dit : à L'effectif de la troupe est de 1000 et pour 1000 hommes, çfait 10 chefs de sections. En réalitktoi, tu as affectà des chefs de sections pour 1200 hommes de troupe et tu as affectÃ24 lieutenants, ce qui f(er)ait 1400l) hommes de troupes. Si l'on fait une enquêteque va-t-il se passer ? à Aprks réflexion je me suis dit : à Si je supprime 2 hommes sur les chefs de sections qui ont regu leur affectation, je vais susciter des murmures contre moik). à Par peur de cela, j'ai placÃSûlu h la têt des BédouinYabasa et Bihirum h la têt des clans aiamgavift et j'ai affectà 10 chefs de sections ; sur les 24 lieutenants que Bahdî-Addavait affectés ce sont 20 lieutenants dont j'ai (confirmé l'affectation. Voici ce que j'ai dit (aux Babyloniens) au sujet de Sûlu et Bihirum : à Bahdî-Add(va) en premier car c'est le généra Mais ces 2 hommes sont des commandants (iûpisûbini)à Étan donnÃque j'avais manigancÃcela, Sûlu et son collègu ont reç anneau d'or et disque solaire d'or. La (valeur) nominale de leur anneau étai de 5 sicles et la (valeur) nominale du disque solaire étai(aussi) de 5 sicles. La (valeur) réellde l'anneau et du disque solaire ktait de 8 sicles. (Ils ont aussi reçu2 habits et 2 chemises multicolores. Les 10 chefs de sections ont reç anneau-hullum et anneau (d'argent), ainsi que 10 chemises multicolores. La (valeur) nominale du hullunz et de l'anneau ktait de 20 sicles ; le poids (réelde chaque ensemble de hullz~r~z et d'anneau étaide 18
LES OPGRATIONS
sicles. (Voilh) le prksent fait aux chefs de sections. Les 20 lieutenants ont reç 1 anneau de 10 sicles d'argent et 1 mkdaille de 1 sicle, ainsi que des habits et des chemises multicolores. La (valeur) nominale de leur anneau étaide 10 sicles et celle de la médaillde 1 sicle. La (valeur) réellde l'anneau étaide 8 sicles ; la (valeur) réellde la médaillede 213 de sicle. > c) C'est-&-direle dieu Zababa et Egtar kigîtum d) Comme souvent dans ces lettres envoyéepar Ibâl-pi-E depuis Babylone, à nous représentle groupe des Mariotes qui l'entourent. e) Dans l'expression n a p i t t a m n a d h z , à poser la vie le terme n a p i t t u m est un des nombreux moyens d'exprimer le réfléc dans l'akkadien de Mari et l'expression doit êtr comprise comme < s'installer È f) Pour le bînap[drim, cf. t. 1, p : 299, (163) n. c). g) Les termes rnubbabilum et b u b b u l u m sont rendus ici par porte-enseigne à et à parader Les dictionnaires traduisaient plutô Ãjongleur et jongler È On verra, dans FM [Il, p. 147-149, l'argumentation de P. V. pour ces nouvelles traductions. Pour les attestations dans le Rituel d J E t t a r , cf. J.-M. D. et M. G., F M III, p. 5 1. h) Pour le à jardin^, lieu festif et cultuel important dans un palais amomte, cf. à *Organisation de l'espace.. . p. 57. i) Pour ces réalité cf. les commentaires de F. J. et P. V., /oc. cit. j) Je suis ici les calculs de P. V. : à On attendrait 1 200, ce qui È
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GUERRI~RES
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correspondrait à 2 lieutenants pour un capitaine. Ibâl-pi-Ea du mal & faire des multiplications. Ayant établqu'il faut 10 capitaines pour 1000 hommes, il en conclut qu'il faut 12 capitaines pour 1 200 hommes. Il lui suffit pour cela de faire correspondre le chiffre des centaines pour le second nombre, au chiffre des unitks (aprks le clou oblique du 10) du premier nombre. En suivant la mêm mkthode, 24 lieutenants correspondent donc & 1 4 0 0 hommes. k) Littéralemen : Ãje retournerai l'opinion contre moi. >> 1) Pour cette grande division des clans bensim'alites, cf. *Nomades... >>. Ã
580 [II 74 +] Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yarîm-Addu ton serviteur. Parmi la troupe babylonienne qui a étfaite prisonnièr (par les Élamitesle mois passé(il y avait) un chef de sectiona) mutiabalkenb) (qui) a dit ceci à l'empereur d'Éla : Le Mutiabal tout entier a attendu cec) jour. envoie-moid) dans mon pays pour que je fasse se révoltele Mutiabal en ta faveur. à Voilh ce que cet homme a racontà à l'empereur d'Éla et celui-ci l'a renvoyà à Babylone. Il est arrivà à Babylone, a eu une entrevue avec le roi mais a cachÃses intentions en sa présencePuis, il est parti et est allà à ~ a z a l l u k ~ ) . Cet individu a exposà le message que l'empereur d'Élaavait envoyéLes gens de Kazalluk y ont prêt attention, ils se sont concertéet ont écrih l'empereur d'filam. Cette affaire a transpirà chez Hammu-rabi. Il a astucieusement pris en main la situationf). Il a envoyk des espions(?) et ils se sont renseignésQuand ils eurent rapportà confirmation complkte du fait, il a entrepris les notables de Kazalluk en ces il faut que toute la populatermes : à ‡ cause de lJÉlamite tion420 rassemble le grain et la paille et que cela entre à l'inté rieur de Babylone, afin que ... et que votre pays ne soient pas Ã
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420. L. 21-23 : ["ci-wu-timki-a-cufi i\s-hii-as-sfi-nu-fi-iin uin-nia-u-ini. [u.f-funilu e-lu]-iiii-ini,[mi-im-ma a-wi-lu-t\uin .fuiii-.T~i.
pillés421. . Rassemblez grain et paille, jeunes garGons et fillettes') dans leur totalità et faites-les entrer à Babylone.. . vos moutons continueront à manger dans votre pays. Et vous, vous pouvez continuer à demeurer dans vos maisons! D Voilà ce que le roi leur a déclaret ils lui ont répondceci : (Puisque notre Seigneur l'a dit, allons! Prenons nos dispositions! à Voilà la réponsqu'ils ont faite au roi et ils sont partis. Aprè leur départ il a expédiune troupe de 6000 hommes avec des bateaux pour embarquer leur grain et déplaceleurs familles. Eux, de trouver des pl-étexteen disant : à Nous n'avons pas encore pris nos dispositions : restons (encore) 3 jours chez nous! à Voilà ce qu'ils ont répondaux gens du roi qui étaienalléchez eux4^. Le troisièm jour, ils entendirent des nouvelles de l'empereur d'ÉlamPar confiance en lui, ils se sont révoltà comme un seul homme contre amm mu-rabi4^ et ont tuà autant de ses serviteurs qu'ils ont pu. Hammu-rabi a appris la nouvelle de leur attaque et il a envoyà une troupe dans ce pays. Toute la troupe du Mutiabal, au grand complet4^, a barrà la route pour combattre, a livrà bataille mais (Hammu-rabi) les a battus.. . a . Ils ont déportla population, hommes4^ ou femmes, tué. garGons et fillettes de ce paysh). .. Bibliographie : republié augment6 de M.9640, comme XXVI 365. a) Pour ce titre de gai gis-gidri, faqon mariote de noter le PA.PA babylonien, cf. D. Ch. , MARI 5, p. 662-663. 421. L. 27 : [nia-ut-ku-nulu-a illi-lia-ab-bu-[teilm. um-nia-u~nil,[u_ 422. L. 39-42 : i t - r u - d [ u - u - 1 4te!-qi'-tiiii^id-du-\~~ii~i f i ] [e4-e~n-ni ~ [ l ni-is-bu-ut[, * [u3-kam i nu-F[i-il?c i ~ ~ - ~ ~ [lu-tur-n1eS1, i-tu~n
b) Ce texte montre clairement que Mutiabal étaile nom du pays dont Kazallu étai la capitale; cf. XXVIl2, p. 151. c) Pour cet emploi d'anncm renvoyant à une réalittacitement connue mais non expriméecf. t. 1, p. 463, (296) n. f). 11 s'agit du jour ob le Mutiabal pourrait rejeter le joug babylonien. d) Pour !arâdunz renvoyer quelqu'un lh d'oà il est venu Ècf. t. 1, p. 523, (335) n. i). e) Kazalluk donne la vraie prononciation de ka-zal-lukiÈ f ) C u t à ª p u signifie agir avec ruse È traiter habilement d'une affaire ; cf. (548) n. k). La ruse de Hammu-rabi consiste à offrir généreuseme de mettre à l'abri h Babylone les réservede grain et de fourrage ainsi que la jeunesse de Kazallu pour, en fait, s'en servir comme otages et empêched'agir les traîtres g) Pour cette expression sehrunz sehertum, cf. XXVI 171, n. d). Il semble qu'il s'agisse ici, au propre, de la jeunesse de Kazallu. h) Rkcit de la déportatiode Kazallu dans XXVI 365-bis. Ã
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581 [II30+] Dis à mon Seigneur : ainsi parle Ibâl-pi-Elton serviteur. L'ennemi (élamiteayant vu que les dispositions étaien prises dans la ville de Hirîtumessaya à 2 reprises de construire une rampea) mais la troupe de mon Seigneur s'opposa à lui et ne le lui permit pas. Comme ils ne pouvaient pas construire la rampe et que leur terre meuble, du fait des conduitesb) que nous-même et les serviteurs de Hammu-rabi nous avions largementc) ouvertes face à la rampe qu'il construisait, leur terre meuble (dis-je), nous avions réussà la transporterd) vers le fleuve, l'ennemi voyant qu'on l'avait empêch de construire une rampe4", . . . (Lacune.) Je fis s'équipeune centaine d'hommes et j'envoyai un
M. [lugal flci il-li-ku-Su-ILU-.?~-[~III 423. L. 43-45 : [i-IKI] Su-al-Si-in1u4-mi-ini te4-em sukkal ela[m-ina-n'ini.Fiiiu-u-ma],a-IZU tu-ku-ul-ti sukkal elum-ma-tiiii iz*-\zi-zu-nia],ki-/lia 1 lu if-ti ' 1. /ici-ci111-mu-ru-hi if-[,YI-bu-d-ki-& 424. L. 49 : ?ci-ah niu-fi-a-bu-cilka-lu-su ~i-U[III'*-tu-li]. 425. L. 53 : a*-w\i*-lu-ruin zi-ku-r\u-am etc.
426. L.6-14 : lu-kur i-mu-ur-mu a-nu e-p£.-ri-in1 -.?II2-,?II,il-tu-uk-mci $ciub lx-l(-iu u-nu pu-ni-Fu, ip-ri-ik-IIIU e-p£.-ru-ci~~ ~i-ulid-cli-i~~-fu, ki-IIIU e-&ru-uni ~i-ulilo-H u e-pi-ri-su,i-nu uni-ri-iiii-ini Fa 11;-niiil ir-me5 lia-mi-inurd-hi, nu-uF-ta-ti-lu-inci a-na pa-un e-&-ri-sii, iii-i[p}-ni4 e-p£.-ri-.Fa-ne1 id .:O-bu-Uin,[ni-ik-Fu-d]u*lu*-kur* i*-/nu*-ur*-maki*-niu* e-p£.-r\u-milluul ni-id-di-in-Su...}.
208
LES DOCUMENTS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
isoléeau-devant d e l'armée4^ J e m'assurai de la régioqui v a d e s a . . . jusqu'à Kakkulâtumlui disant : N II ne faudrait pas qu'il y ait invasion de 10000 hommes ou expédiune troupe d e 10000 hommes et qu'il instaure une rébelliodans le Suhûm S i jamais vous voyez des traces d e écrià Meptû pour qu'il puisse prendre ses dispositions et écris-le moi à moi-mêmequ'ici je puisse prendre les miennes! à Voilà la mission que je donnai4^ à l'isolé D'autre part, je fis s'équipe3 0 Souhéenet (les) expédia avec Yaqqim-Lîmle Souhéenà Kakkulâtumleur disant : N Si l'ennemi passe, venant de Kakkulâtumse dirigeant vers l'amont, marche parallèlemen à luih) et écrià mon Seigneur ainsi q u ' à moi-même à Voilà les indications q u e je lui donnai puis je l'expé diai42g. J e m e suis assurà d e toute la limite steppique afin que mon Seigneur fûà mêm de prendre ses dispositions. Autre chose : les serviteurs d e mon Seigneur, tout autant qu'on en a envoyÃpour faire face au(x tentatives de) construction d'une rampe, sont saufs. Il n'y a pas eu de mort. Bibliographie: republiéaugmentà de son joint M.5282 par D. L.. dans MARI 8, p. 440-,W. Note : l'attaque des Elamites contre Hirîtumarque le moment oà l'empereur d'Elam porta la guerre en Babylonie et essaya de l'envahir. Suite & son échecil entreprit de conquérila vallédu Tigre en amont (cf. les documents publiédans XXVII ; débuZL 10'). a) Dans tout ce passage, j'ai supposà qu'il s'agissait d'un verbe nouveau epêrum *entasser de la terre (eperii) pour faire une plutô que de ebêrum rampe B. à remblayer une muraille à traverser B. Ce verbe epêrtt est encore documentà dans XXVII 145 : 13- 16 qui fait, d'ailleurs, allusion aux même événemen militaires : iÈ
428. L. 9' : [e4-niilu-us-bu-utun-ni-turn l~u-ud-sla-UIII 6-wu-e-er-/II&. 429. L. 16' : (in-ni-foi11u-nu-'1-sd-maup-ru-su etc
na-an-na, 16-khr ka-ak-ku-la-timki-ina, i-te-pi'-ir, ik-ta-mi-ts, a lam ka-ak-ku-la-tim^1it-ta-qa-ar, à A l'heure actuelle, l'ennemi a entrepris de remblayer Kakkulâtumil s'est réunet il détruiK. Dans II 3 0 : 13' comme dans XXVII 145 : 14, epêru est construit avec l'accusatif de la ville attaquée b) A.217 : 10 montre un contexte identique 2 celui de la correspondance d'El Amarna (VAB II 88 : 22). L'anzrummum y est un complexe dépendande la grand-porte (l'abul Farrim) et auquel appartient une réalitdknomméà abrum que l'on peut remplir d'eau : à Le 14, j'ai empli les 2 abrum de la Porte du roi et, le 15, 1 abrum de Yamrum~numde la Porte du roi B. 0 4 14-kam 2 ab-ri, Sa a-bu-ul lugal h-nz[a]-al-li, 0 4 15-kam 1 ab-ra-am, f a am-ru-um-mi[ilm, f a a-bu-ul lu[gal] 1;-Ha-a]l-li. La complexità de la situation est montrépar le fait que à a b - È~ terme K sumérie que l'on estime à l'origine d'abrunz, est connu par les lexiques comme 'équivalenidéogrammatiqud'amrummu~n! Ce dernier est, d'autre part, d'aprks ces même listes, une sorte de conduite forcéqui apporte de l'eau: kS-tum4 = n a ~ ~ a b1 u amrummum. Il faut comprendre ici que les défenseurde la ville de Hirîtuont noyà les abords de la place pour la mettre hors d'atteinte. Il s'agissait donc d'un systkme de canalisations utilisà dans la défensdes villes, pour remplir les fosséqui les entouraient et grâc auxquelles on pouvait éventuellemencréeun courant d'eau suffisant pour entraîne la terre de rampes d'assaut. Si la ville tirait son nom de cette infrastructure (Hirîtu = *Les Fossés>>) on peut concevoir un résea de fossélarges et profonds. c) Ce passage a étfort discuté - Une traduction trks compliquéen est offerte par CAD ,412, p. 78a, au prix de la correction de nu-US-ta-TI-lu-maen nu-US-ta-pClu-ma, ce qui est drastique. CAD est, d'autre part, obligà de supposer l'absence d'un verbe we blocked et pense de toute faço qu'anzrimmunz pourrait êtr un autre terme qu'anzrunz~numdont ils font un à water conduit B. - AHw, p. 767b, y voit une forme St de natdlu~n?N gezeigt bekommen B. - XV, p. 185, propose une forme 5-tt (sic) de elfim. à faire éleveB. Aucune de ces solutions ne donne, en outre, un bon sens. Étan dom6 que le scribe d'lbâl-pl-Econfond régulikremensourdes et sonores, il faut simplement voir ici le parfait de iadâlu II, : élargi à ( x to widen, broaden ÈCAD 511, p. 35a-b ; à erweitem, Ã
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LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE MARI
vergrossem A H w , p. 1122a). Il y a eu, en outre, 1. 9, l'anticipation d'une expression de la 1. 12; aprè avoir commencéle scribe a jug6 bon d'ajouter pourquoi la traverséest impossible pour l'ennemi. d) Le canal Zabalum étaiun hapax, mêm si le nom d'arbre s a p à ¢ l w ns u p à ¢ l u sert à construire des toponymes. Il existe ainsi d'aprks la documentation de Mari une ville de Zabalum qui est à côt d'AiîhumOn notera dans un texte des environs de Sippar ( A b B XI 72 : 10) mention d'un a-$Ãza-bu-lum lu-ta, a champ dans le terroir du Zabalum inférieu D'aprè le contexte, il est vraisemblable cependant qu'il faille y voir plutô le verbe z a b à ¢ l u m Dks lors e - p à © - r i - freprésentdans cette ligne précisle terme pluriel e p e r à = terre meuble, bien documentÃdans les textes de sikge ou de construction ; cf. M A R I 7, p. 196. e) Pour le sens de b a d d u m , à soldat détachpour une mission isoléÈ et non pas un terme occidental pour signifier a devin È cf. NABU 91/53. f) ~'Élamite g) K i b s u m , de k a b à ¢ s u m à fouler au pied>, note l'empreinte laissépar un pas ; pour cette expression, cf. l'explicite kibis fêp leqûrna relever les empreintes de pas ( F M II, p. 69). h) En m. à m. : à Va à ses côtéIl s'agit naturellement, non pas de l'escorter, mais d'effectuer une marche parallkle à la sienne pour le surveiller. È
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582 [II 341 Dis à mon Seigneur : ainsi parle ~ b à ¢ l - < ~ ton b - ~servi~) teur. Mon Seigneur a écrichez Hammu-rabi à propos des 10000 hommes de troupe et des barques à expédieà Hanat dans l'attente de (la montéde) l'ennemi. Avant que n'arrive la tablette de mon Seigneur, j'avais multiplià les demandes pour qu'il envoie une troupe nombreuse et des barques. Maintenant, la tablette de mon Seigneur est arrivéet voici ce que j'ai dit à Hammu-rabi : à Comme ton frèr te l'a mandéenvoie troupe et barques pour qu'il puisse prendre ses dispositions. L'ennemi est proche. à Voilà ce que je lui ai dit et lui m'a fait cette
à Il y a des troupes et des barques baséeau camp43 l ; il y en a aussi à Râpiqu ; il y en a encore à uhûlb)Des troupes et des barques, j'en ai réunic)Mes dispositions à moi sont prises. à Voici dks lors le message que j'ai envoyà à HammurabiÑà : à Ne refuse pas de troupe ni de barques à ton frère Tu dois faire ce qu'il est en ton p o u v o i r de faire. à Voilà ce que je lui ai dit. Hammu-rabi ne m'a pas écouté43 Au sujet de l'arméd1E:nunna, mon Seigneur avait envoyà nagukre chez Harnmu-rabi un message disant : à Si des troupes alliéeformkes de ces gens doivent aller à toi, il ne faut pas qu'elles résidendans la ville de Babylone mais plutô à l'exté rieur. Ma troupe, en revanche, doit habiter la ville de Babylone et le camp^^. n Voilà ce que mon Seigneur avait écrià Hammu-rabi. En
430. L. 3-1 1 : uf-Suin 10 li-mi su-bi-im à gi.S-mi-hi tur a-nu ^li[ti*-naa)t*rkil', ( 4 ) {Ù-ra-di-irà re-eJ 1"-kur ku-ul-li[m)be-11' a-na je-er, ( 5 ) lliuuni-mu-ru-bi if-pu-r[u-u)nilu-ma pp-pi' lwlf-iu, ( 6 )i-ka-tif-iu-duni ii-du-!& h o - i h { M U R A ] p h a - m n nu-du-[u]mà gig-mi-hi tur, ( 7 )&-i{-ru-ud inu-un-nu {up-pi' he-Il-iu ik-Su-dani-ma, ( 8 ) ci*-ii\u* Ii]u*-u17i-mu-ru-hiki-ciam aq-bi um-nia a-nu-ku-ma, ( 9 ) [ki-ma]a-/lu*-\k\a [i\s-pu-ru-knn~ju-1x1am à gis-mi-[hli* [tur],(10) [{Ili*-ru-ud*il* fie-elin*-[Slii li-is-ha-ut lu-kur, ( 1 1 ) qi-ru-uh [tinl-ni*-[tum]u[q*-b]i*-Sum-niaki-u-nm i-pu*-[ul]. 431. L. 12 : uni-mu-u-mi fii-[bu-u]ni à gis-mi-hi tur i-nu ka-r[al*-fi-i~n). III
432. L. 14-16 : Su-ki-in su-bu-um à [gis]-mi-hitur ;-nu n'-[Iiu-iilk],Sa-kià su-bu-uni [ùgis-mi-hi tur i-pu*-[th-11;-ir], v4-11ii ju-hi-it à a-nu-[uni-
ÇI]Ulu-nia* li[u*-un)-mu-ru-hi\. 433. L. 18-21 : g~-hu-unià gi5-mi-hi tur [u-nu u-hi-ka],la ta-kti-al-la.Tu-um-ma fa e-pi-si-ka), te-ep-pi-eS mi-ni-[tuni uq-hi-km], an-ni-tam liauni-mu-ru-[bi i-ul if-ine]. 434. L. 22-28 : aS-Suin JU-ublu 6s-[nun-nakia-nu je-er], lia-uin-inu-ru[Miq-pu-ur uni-nlti u-[nu-ku-nw), fi in^-mlti* [hi i-nti pa-ni-tini ki-u-UIII], [fil-/)ci*-atlu-n~eSfii-lm-ti a-nu [se-ri-ku],i-la-ak sa-bu-un1 Ju-LI 1-lui 11ki-dingir-raki],lu us-sa-uh i-nu ki-di-im-mu li-[Si-ih],à $0-hi a-laniki li-si-ih]. ki-dingir-raki à k[u-rci-Sti-UI~I
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LES OP~RATIONSGUERRIERES
réalità il ne faudrait pas que, si selon la missive de mon Seigneur on la fait résidedans Babylone, chaque fois l'on fera appel^ h elle, quand il y aura un accrochageg) avec l'ennemi, il n'y (en) ait du désagrén~en A l'heure actuelle, les troupes alliéeprocuréepar mon Seigneur résidendans la ville de Babylone. Si cela paraî convenable (à mon Seigneur), c'est plutô h l'extérieuque la troupe de mon Seigneur doit camper afin qu'elle puisse briser435h) l'ennemi là oà il se trouve et que je sois à mêm de nettoyeri) les régionhorticoles)) de (Babylone). Il faut que mon Seigneur réfléchis à cela. Les gens de Babylone en habitant la ville ne peuvent protégel'exté rieur436. La troupe de mon Seigneur va bien^-^.
*Bît-Hul Pour la correction de 6-hu-ul à en u-hu-ul, voir la documentation communiqué& M. B. dans MARI 4, p. 236. Il s'agit d'une ville de Babylonie, prè du canal Imina, et apparemment & un nÅ“u important de communication; cf. XXVI 503 et 504. La ville (bien attestke désormaisporte manifestement un nom de plante ; cf. uhzîlu= salicorne È Uhû pouvait donc se trouver dans une régiode marais salants. c) Cette restitution suppose qu'on interprkte le sâbu de la 1. 15 comme un nominativus pendons. d) Si les 1. 9-16 reprksentent un premier kchange (verbal) entre le génkramariote et le roi de Babylone, l'amvke d'une nouvelle lettre de Zimrî-LÃfait que son serviteur revient h la charge. Cette fois-ci, cependant, il n'a plus accè direct au souverain et doit lui envoyer un message écrit e) = ina mal ; en m. h m. dans toute la mesure oùà f) Cette forme d'infinitif hi-su-si- rappelle le p i - f a - a f des textes de l'huile et sa variante pi-if-fu-uf, postulépar v. S. (AHw, p. 844a) pour AbB 1 49 : 9. Il les interprèt comme des formes Gt. g) Le texte est bien copià et porte effectivement $A BA ZA AT l[u*-klur. 6tant donnà les nombreuses incorrections des lettres d'lbâl-pî-E un emploi de BA pour AB (!) me paraîici plausible. J'ai donc supposà ici un terme *sapsdtum dkrivà de fapdsum et désignanl'affrontement militaire. Pour l'usage de cette racine dans un tel contexte, cf. X 4 : 16. h) Le texte porte clairement li-ha-ap-pi-ip, ce qui explique la transcription en soi étonnantde Ch.-F. J., vis-&-vis de son autographie. Une correction en l\i-h]a-ab-bi-[lu\, AHw p. 302a, n'est donc pas envisageable. Une dkrivation de cette forme & partir de hapapu 1, zerschlagen È forme en revanche un bon sens. i) La forme luSahhiT ne peut êtr dkrivke de $HT A, attaquer È ou B. arracher È pour des raisons de sémantismeUne dérivatio & partir de ~ H B, T effra erÈ n'aboutit pas & un sens meilleur comme le reconnaîCAD 11, p. 88a. En revanche Sahstum A dont le sens est libkrer de ses dettes à (cf. VAT 9293, citk CAD $11, p. 85b oh ufahhas.sz~nualterne avec ubbab-funu) donne un sens excellent. Le sens de nettoyer un terrain à existe encore dans les langues modernes pour indiquer qu'on en chasse un ennemi. j) Pour ce terme, cf. XXVIl1, p. 338, n. 20. Il ne peut s'agir que du salhum de Babylone (-su renvoyant éventuellemen& Hammurabi), non de celui de l'ennemi, ce qui reviendrait & imaginer une contre-offensive fort lointaine. On peut interprétecette forme comme une mégraphide salah-Su (HA pour AH!), mais salahum Ã
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Note : pour la date du texte, on remarquera l'aide escomptke d'Esnunna, dont les troupes viennent renforcer la résistanc de Babylone. Zimrî-LÃdonne cependant des conseils de prudence : les forces einunnkennes doivent rester hors des murailles. Il doit s'agir de forces libres à d'ESnunna, à l'étrangercomposéede rksistants & l'occupation élamitet décidke& reconquérile temtoire national occupk. S'il s'agit d'Atamrum, dkj& l'allik de Babylone et de Mari, il peut avoir kt6 obligk d'kvacuer sa capitale devant le retour des forces klamites de Haute-Djkzirk, lesquelles pillkrent effectivement ESnunna avant de faire retraite. Ã
a) 6tant donnk le dossier auquel appartient ce document, il faut supposer ici que le nom de l'expkditeur est donnà de faço fautive à Ibâl-EÈ avec omission de -pî ! b) La ville d'Uhû se cache dans XVIl1, p. 8, sous la mélectur
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435. L. 31-36 : be-Il-ia i-iiu ki-dingir-tak1 ~i-Se-[ti-bu-su-iw-fi\.h i-iiu ina-al a-nu hi-rsul-s[l*-Su-nu ki-mu]. Su-&l-~-ut l[tI*-k]hr* [i-b\a*-\as\S[iiw lii-riii-tum ib-ba-si}, i-nu-ail-nu d-[ln-at be-li-iu a-luniki ki-dingirria**"* b[S*-bu], Sun1-ma ri-it-tu [su-a]b* be-li*-iu* [il-na* ki*-di*-[im-nia], li-$i-ib-mu [al*-hr* l&k~Irhf-[qa*-bu, l&khr0 [lli-[li]u-&*, Ã sa-lulia-su lu-5u-uh-[lli]-ii. 436. L. 39 : [$a im-su-u]r* ki-di i-ul i-le-h. 437. L. 4 0 : [su-ab be-ll-i]u* Su-lim.
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existe aussi comme variante de salhum : pour une forme analogue. cf. A.3555 : 20 : à Je prendrai cette ville de vive force ou bien je m'emparerai au cours d'un raid de la zone horticole de la ville à (alam Se-tu e-he-ep-pi, L-lu-ma sa-la-ha-am ga a-lim (LAM), i-na saad-di-im e-le-qé)
LES TROUPES MARIOTES EN BABYLONE L'AFFRONTEMENT AVEC LARSA ET ESNUNNA L'empereur élamit ne réussipoint l'opératio éclaiqu'il méditaicontre Babylone en concentrant toutes ses forces contre elle. L'attaque se produisit du côt d'Opis (XXVIl2, p. 150 et n. 68). C'étaiun lieu clef de la frontièr nord de la Babylonie puisque ce fut là aussi que se produisit l'affrontement décisi entre Cyrus et les arméede Nabonide. Au moment oà commence son siège Hammu-rabi décrèla mobilisation généra (XXVI de Larsa. 363) et appelle à l'aide son alliéRîm-Sà La campagne que les Elamites menèren dans la vallédu Tigre est bien documentépar les lettres 136-148 de XXVII ; cf. l'exposà qu'en donne M. B., op. rit., p. 30-32. Les troupes confédérà babylono-mariotes menèren de puissantes opérationen territoire einunnéeet essayèren en mêm temps de faire lever le sièg de Hirîtum une autre place manifestement trè forte au sud de Sippar, sur le canal Irnina (XXVU2, p. 34 et n. 36 ; cf. D. L., à Le sièg de HirîtuÈ MARI 8, p. 431-454). Comme l'a remarquà D. Ch., c'étai aussi un site stratégiqude trè grande importance puisque c'est au mêm endroit que les forces d'Assurbanipal affrontèren celles de Samai-Sûm-ukÃ(TCS 5, p. 132). Suite à leur défaitdevant Hirîtu et à l'éched'une remontévers Kakkulâtu et au-delà Ekallâtum un moment menacéeles Elamites évacuèreleurs conquête et se replièren en filam, pillant Esnunna (XXVI 377). L'évacuatiod'Einunna eut comme conséquencde trè grande importance de permettre qu'un roi s'y réinstallâ Apparemment ce fut un homo novus, Sillî-Sin un petit gradà (XXVI 377). L'affaire a certainement étun échepour Hammu-rabi qui rêv un temps soit d'annexer purement et simplement la seconde partie du çpay
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d'Akkad>, soit d'y installer un prince (madarum) de son choix ; cf. dans (300). le conseil que lui donnait Zimrî-Là : à Si les nobles d'ESnunna t'ont donnà leur accord, exerce toi-mêm la royautà d'Esnnuna et, dans le cas contraire, installe à leur royautà un de la famille royale qui se trouve chez toi à ; cf. t. 1, p. 469. Dans un premier moment, Hammu-rabi semble s'êtr rksigné Les textes XXVII 149-150 montrent que Babylone renoua les contacts diplomatiques avec l'empereur d'filam, qui résidaialors à Diniktum, ville à sa frontièreet le nouveau roi Sillî-Sî M. B. a soulignà avec raison le ton nouveau que prit l'empereur, répon dant de faço plus que conciliante aux reproches de Hammu-rabi et exprimant le déside voir rétablieles bonnes relations d'antan: ce n'étaiplus l'arrogant monarque d'avant l'an ZL 9' ; cf. XXVII, p. 3 1. Les alliétournèren alors leurs forces contre Larsa qui étairestéfidèl à la suzerainetÃélamiteD. Ch. a montrà (XXVIl2. p. 146147) la complexità des rapports entre Babylone et Larsa, faisant en apparence front commun contre l'empereur, Babylone attendant vainement l'arrivédes troupes larséennesous les murs d'Opis (XXVI 363, 364. 365). Larsa feignant de craindre que l'ennemi ne l'attaque (XXVI 368). En fait, lorsqu'elle fut prête Larsa envahit la Babylonie. Ses détachementfirent de multiples incursions en territoire babylonien, pillant et emmenant les habitants comme prisonniers. Cette situation est rappeléen XXVI 385. oà Hammurabi mentionne les pillages incessants effectuédans son pays par ; cf. D. Ch. XXVU2, p. 147. Rîm-Sà La guerre contre Larsa fut une répétiti de ce qui se passa par avec l'approbala suite our Mari : une lutte sainte fut déclaré o n de famas et de Marduk (cf. XXVI 385 : -Maintenant, je me suis plaint à Samai et à Marduk et ils m'ont répond"oui" sur tous les points È) D. Ch. (XXVIl2, p. 147, n. 50) a montrà que cette interrogation atypique revenait à se faire donner l'aval religieux des deux dieux patrons des citéqui allaient entrer en étade belligéranceSelon XXVI 383. une premièr campagne trè rapide amena à la reddition de MaSkan-Sapir oh s'étaienfermà Sinmuballit, le frèr de Rîm-Sin avec 3000 hommes de troupe. On possèd désormaisen complémendes textes de XXVIl2 déjpubliésl'éditiodans XXVII des lettres du Mariote Zimrî Addu racontant la campagne vers le Sud-Iraq, le sièg d'environ 6 mois de Larsa, sa prise et la déportatiodu vieux roi Rîm-Siainsi que de sa famille à Babylone. Or, dè ce moment-là il apparaîque Zimrî-LÃavait le plus
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LES OPERATIONS G U E R R I ~ R E S
grand besoin du retour de ses troupes. Comme on le voit ci-dessous, la situation étaidevenue grave pour lui sur sa frontikre Nord. Les refus répktkde Hammu-rabi d'obtempkrer, malgrk la pression continuelle du génér mariote Ibâl-pi-Els'expliquent par le fait que les relations avec le nouveau roi qu'Einunna s'étai donnéSillî-Sî s'ktaient brutalement dkgradkes et que la guerre avait de nouveau kclatk. XXVI 373 montre Sillî-Sà essayant d'empêche des contacts entre Suse et Babylone, dont il pouvait, A juste titre, craindre de faire les frais. L'histoire des événemen est encore trks embrouillke, passant par des alternances de paix et d'affrontements, jusqu'h la prise et la destruction d'Einunna, l'annéqui prkckda celle de Mari.
583 [II 331 Dis h mon Seigneur : ainsi parle ~ b à ¢ l - ton ~ l ~serviteur. ) J'ai pris connaissance de la tablette que mon Seigneur m'a fait porter, au sujet de Hammu-rabi, roi de Babylone, qui avait écrià mon Seigneur : 6 Je vais me "rencontrer" avec Rîm-Sin roi de Larsa et le prince d'ESnunna va faire sa jonction avec moi. Expédie-moà l'heure actuelle de la troupe pour que je réalisce projetb). Avec ta troupe, je ne manquerai pas d'expé dier (moi aussi, plus tard)^) des forces considérableet tu pourras réalisetes projets. >> Ce message que Hammu-rabi avait envoyà h mon Seigneur, je l'ai exposk, par-devant les scheichs, tes serviteurs, disant : à Rkfléchisse : faut-il dire oui pour les troupes que Hammu.. >> rabi de Babylone ne cesse de nous réclamer438? (La 112 manque.)
.. . de mon Seigneur.. . Une calamitÃa eu lieu.. . Étandonnk que Saddûn-Labm'a écriceci439 : à Comme j'ai coup6 la têt d'ISme-Addu, l'ennemi de mon Seigneur, et l'ai fait porter chez lui, les gens de Hurrà et de Sinah sont
venus ici et ils ont coupÃmes vergers4^ à et qu'il a (ajoutk) : :Viens que je te confie la ville (d'ASnakkum) pour que je puisse partir chez mon Seigneurd) È j'ai kcrit à Ibâl-AdduIl a fait entrer (dans ASnakkum) une cinquantaine d'hommes pour protégela ville. Saddûn-Lab et Ibâl-Add sont arrivéchez moi, h Siharata, avec tout un concours de Bédouinet ( S a d d ~ n - ~ a b Ãm'a ¢ ) ~dit4^ : 6 Il ne faudrait pas, si je m'en vais chez mon Seigneur, qu'aprè mon départdiverses villes qui me sont hostiles n'attaquent^ ASnakkum ou ne lui inspirent des propos séditieuxà A l'heure actuelle, je vais aller avec luig) en compagnie de Bédouinà l'intkrieur du Pays, et je vais m'occuperh) des différentevilles qui lui sont hostiles. D'ici 3 jours, j'enverrai un rapport complet chez mon Seigneur. Les troupeaux transhumants et les Bensim'alites vont bien. Note: la date de ce texte (cf. commentaires des notes) est la fin de ZL IO', lorsque Hammu-rabi de Babylone prkpare une attaque contre Larsa. a) Le nom de l'expéditeun'est pas donnà ici de fagon fautive Ibâl-E avec omission de pîIl s'agit bien d'une lettre du rner'ûr des Bensim'alites que Zimrî-Là a mis au courant des propositions d'alliance de Hammu-rabi de Babylone et qui, dans l'Ida-Maras, rkunit les scheichs bkdouins pour dkbattre d'une réponspositive ou nkgative. b) Ces évknementsont concomitants h l'assassinat du roi d' ASnakkum, ISme-Addu, ennemi haÃde Mari dans l'Ida-Maras. On est donc h la fin de ZL 10' ; cf. D. Ch., MARI7, p. 171. Un problkme est posk par le verbe nanrnururn, à avoir une entrevue qui comme nenmudurn, à faire sa jonction a le plus souvent un sens pacifique. Cependant D. Ch. me fait observer que nanrnururn peut avoir aussi un sens belliqueux. Le à projet de Hammu-rabi visait h monter une opératiocontre un ennemi commun, qui ne pouvait êtr que le roi de Larsa. On est donc au moment du déclenchemende la guerre qui aboutit h la prise de Ã
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440. L. 7' : Ã lu-&
439. L. 14' : [ki-a-am id-pu-ru-am etc
441. L. 13' :
~i-nu-u1^1i-li-ku-nimki-re-ri-iu ik-ki-su.
... -mu-a-mi us-su-ur/-ri.
LES OPERATIONS GUERRIÈRE
Larsa dans le milieu de l'an ZL 1 1 ' (voir à Espionnage et guerre froide : la fm de Mari È dans FM [Il, 1992, p. 39-52). L'Ãhomme d'ESnunna ne doit donc plus êtr comme dans les textes de ZL 9' et du débude ZL 10'. Atamrum. mais déjSillî-Sà dont le choix par les Esnunnéenfut postkrieur à la retraite élamite c) La deuxièm partie du discours de Hammu-rabi doit êtr fi Je te rendrai la pareille. comprise de faço .programmatique: lorsque tu auras une grosse affaire à régler >> d) Il s'agit d'un voyage jusqu'à Mari, comme en faisaient les rois de l'Ida-Maras, à l'occasion des grandes fête d'EStar de Dê ; cf. XXVIl3 (à La fêt d'Esta1 È) e) Tout comme dans certaines lettres envoyéepar deux personnages, il n'y en a qu'un qui parle (et, inversement, on peut ne parler qu'à une seule personne alors que la lettre est adresséà deux personnes!), la formule introductive du discours umiilâ-m est suivie par des verbes à la 1"' pers. du sing. Etant donnà les craintes concernant Asnakkum. le discours doit êtr celui de Saddûn-~abà f) Sailâqu signifie à Mari à s'approcher dans u n but belliqueux d'oh ses sens de à réprimande ou fi attaquer È g) La solution la plus simple (cf. Ch.-F. J . ) fait se terminer le discours de Saddûn-~abà la 1. 16'. sans considéreque le -mi qui conclut la 1. 19' indique une poursuite des propos jusqu'à la t'ormule finale qui clô habituellement les lettres d'Ibâ1-ElSi tel étai le cas. on aurait, 1. 19'. itti-ia non itti-fu. h) D'ordinaire, l'expression di'atam fâlu signifie simplement : à tenir compte de l'avis de quelqu'un (le plus souvent à la forme négative) Ici le contexte de di'atani fâlun est CC régleson compte à quelqu'un c'est-à -dire par euphkmisme, CC détruir Il pourrait s'agir de l'origine de l'emploi de fâ114i pour signifier à mettre 2 i l'épreuv à faire connaîtr une fin funeste È Ã
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584 [II 721 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yarîm-Addu ton serviteur. Tâb-eli-mât(et) Sîn-bêl-apliserviteurs de Harnmu-rabi, qui se trouvaient depuis longtemps à ~ a s k a n - s a ~ i rsont ~), arrivéà Babylone. 4 chevaliersb) larséenformaient leur escorte. J'ai appris les nouvelles qu'ils avaient. Voici le message dont ils étaienporteurs : à J'ai pris connaissance de tes lettres incessantes pour (avoir) des troupes, mais l'ennemi se
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dispose à partir contre un autre pays. De ce fait, je n'ai pas envoyà de troupe à moi. Elle est néanmoinprête Si l'ennemi envisage de marcher contre toi, ma troupe ira à ton secours. Par ailleurs, si l'ennemi envisage de marcher contre moi, que la a écrichez tienne aille au mien. à Voilà ce que Rîm-Sà Hammu-rabi. D'autre part, au sujet des gens du Mutiabal qui ont fui lors du combat et se sont réfugiés au !?amutbal, au sujet de ces (Ce gens, pas de problèmeHarnmu-rabi avait écrià Rîm-Sî dernier) a répondceci : c Ne sais-tu pas que j'aime la vied)? Aprè êtr allÃà l'intérieude mon pays faire une ou deux fois le tour^^ de ces gens, je les rassurerai et les ferai revenir à toi. à Voilà ce qu'il lui a écrit Autre chose : le groupe^ de messagers de l'empereur d'Éla a couru au-devant de ~ i m r a - ~ a m m à mais » g ) peine perdueh)! Le scribe du cabinet secreti), Sîn-iddinam est sorti du palais et c'est dans le magasin de l'empereur qu'on a fait entrer ces messagersl). Le groupe (qui avait droit) à 6 repas n'en a reç que 3. De plus, on l'a consignà dans la maison qu'on a réquisitionnà pour luik) et on a rognà ses rations. En outre, on n'a pas formulà les salutations1) (habituelles) devant ces messagers. Mon Seigneur en est informé Bibliographie: republiÃpar D, Ch. comme XXVI 368. a) Les toponymes analogues devraient êtr lus désormai m a s k a n - , non m a f k a n - et êtr dérivà de sakânnin fi s'installer, vivre non de fakânum fi placer È Ce terme maskailun1 est l'équi valent dans ces formations de âlumfi ville ; cf. XXVIl3. fi Le culte des bétyleÈ b) Pour cette dignité cf. t. 1, p. 443, (282) n. b). c) En m. à m. : fi sont entréau Y. >> d) Cette faço de dire est énigmatiqueD. Ch. me fait observer que le roi de Larsa ne peut pas dire par là qu'il n'aime pas voir des gens risquer de mourir et que telle est la raison pour laquelle il a È
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LES OP~RATIONS GuENU~RES
accueilli les réfugiÃdu Mutiabal, puisque les rendre ?I Hammurabi revient ?I les livrer ?I leur bourreau; il faut donc penser qu'Ãaimer la vie signifie à craindre la mort qu'enverraient les dieux protecteurs des serments au contrevenant. L'extradition des réfugià est effectivement une clause récurrentdes accords internationaux. e) Il y a ici conflation de deux constructions sahâru ana = à se tourner vers (rendue ici par le verbe à aller È et sahâru + acc. = à aller partout ?I la recherche de quelqu'un È f) Ch.-F. J. et XVV1, p. 197, voient dans $imetagub un NP éla mite. On devrait plutô avoir *^¤imetagu u dumu-mes f i p r à irpudfi. Le contexte (1. 29 et 34). donne l'impression qu'il s'agit d'un nom commun, désignanl'ensemble des messagers élamite (= terme élamitpour à ambassade È?) g) Rarement documentéM. B. s'est demandÃs'il s'agissait du roi de Buzullûmmentionnà en XIV 41 : 15 (cf. XVV1, p. 241). Il s'agit plutôtcomme le propose D. Ch., de celui dont le fils part en mission auprks de Rîm-Sà avec Sin-bêl-apli (cf. XXVI 370: 30') ; sans doute un dignitaire babylonien. h) Pour ce fil mimma, à peine perdue È cf. XXVI 289 : 6'. i) Pour le [upfar sakkakkim, cf. D. Ch. XXvV2, p. 140- 141. j) Le parallkle avec XXVI 370 : 12' exclut la lecture proposé par M. Stol ([à ^en]-lfl) ; il s'agit du bit futummim du à sukkal È Ce magasin pourrait donc êtr celui du ministre de Hammu-rabi. Irra-nada: on ne ferait pas entrer les ambassadeurs dans le palais royal mais dans un lieu administratif extérieuoà ils seraient reçu par un officiel de 2e rang, non par un des principaux ministres, Tâb-eli-mâtou Sin-bêl-aplimencore moins par le roi lui-mêmeCependant à sukkal est aussi le titre royal en filam et ce local doit êtr simplement celui que faisait tenir l'empereur Babylone pour ses besoins propres, comme chaque roi avait un lieu ?I lui dans les capitales avec lesquelles il entretenait des rapports diplomatiques. k) Pour le bit naptariin. cf. t. 1, p. 299, (163) n. c). 1) Le passage est précieudans la mesure oh il est seul ?I documenter les politesses (taSIimâtuméchangé mutuellement avant d'aborder les sujets de discussion. Sullumum a ici le sens technique de à prononcer des salutations >>. Ã
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ment équipà s'en étaialléattaquer le corps expéditionnair ennemi, mais lh oh (on voulait) tendre l'embuscade, il n'y avait plus de pont. us sr^ cette troupe est-elle revenue bredouille. Le corps expéditionnairennemi n'en finit point d'arA l'heure actuelle, une river et n'est nullement inquiété444b troupe légèreme équipée doit aller attaquer le corps expédi tionnaire ennemi pour qu'on s'empare d'informateurs! >> Voilh ce que Hammu-rabi m ' a dit. J'ai donc envoyà sâlcimmdavec 300 soldats au guÃde sablee). Or la troupe que j'ai envoyéec'est 150 hommes (pris sur) la mienne445, 50 Souhéenet une centaine (pris sur) l'armédu royaume de Mari lui-mêm ; il y a, d'autre part, 300 soldats de Babylone. Guide l'arméde mon Seigneur 1lu.i~-n&ir,le devin, serviteur de mon Seigneur, et avec l'arméde Babylone marche un devin babylonien. Cette troupe de 600 hommes campera au guà de sable. Les devins formuleront le libellé446fde leurs présageet, selon le caractèr favorable des présagequ'ils auront obtenus, il y aura des patrouilles alternéepar groupe de 150 hommes'). Mon Seigneur en est informé447La troupe de mon Seigneur, çva. a) Le à iS-tu lu par Ch.-F. J. n'est pas suivi par le subjonctif, qui n'est pas, il est vrai, d'usage constant. L'autopsie de la tablette montre à cette ligne un à TU qui serait trks différendes autres, tel celui de la 1. 10. et s'analyse en çiS-Se-ma>Je l'ai considér comme une variante de l'interjection i f f a que l'on trouve dans les textes de Samsî-Add ; cf. ex. gr., 1 108 : 13, 17. Ã
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443. L. 6-12 : um-ma-a-mi i?-[~Ie*-ma* sa-bu-un1 ki-hi-if-tum.a-nu [s]u/lu-[u]!ge-er-ri lc-kcr, i[i-l]i-ik-tizcici-fur Cu-uh-tiin ilci-&-im, fi*-tu*-ru[ultii Lui ih-bu-Ti ù*
444. L. 12 : bu1 lu*-uli-Iiit-utetc
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445. L. 20 : Ã pz-bu-uni Ta ut-ru-du 1 me 50 su*-hi*,
Dis h mon Seigneur : ainsi parle Ibâl-pî-E ton serviteur. Hammu-rabi m ' a dit ceci : << Bon sanga)! L'armélourde-
446. L. 29 : i-ka-ap-pu-&-ma etc. 447. L. 32 : un-iii-kim be-li i-dei* (mêm graphie TE pour [di].1. 8!).
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LES OPÉRATION GUERRIERES
LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE MARI
b) A la 1. 7 il s'agit de fahâ!um à attaquer È mais A la 1. 12 j'ai considércomme AHw, p. 1129b, et CAD Sll, p. 88a, qu'il s'agissait de fahdtum, à avoir peur È à la forme II. c) On voit que kibittum, à troupe avec tout son arroi È s'oppose ici & à troupes légèreme équipé à ; cf. XXVII 102 : 22 ou le fait de à rendre lourde (kubbutum) une troupe en fait une kibittwn (1. 35 ; contexte non militaire!). d) Cet individu est, d'aprè XXVII 151 : 18, chargà de troupes souhéennesIl est mentionnà comme une des autoritémilitaires mariotes auxquelles se compare Zimrî-Add(XXVII 152 : 12). Cette troupe de 600 hommes est sans doute celle qui est mentionnke par la correspondance de Yarîm-Add; cf. XXVIl2, p. 174, n. b). e) ,$a bassim : plusieurs toponymes se composent de fa + substantif ou toponyme. On a considérici qu'il s'agissait du terme 6 a ~ ~ u= m b à ¢ ~ usignifiant le sable. Sa b a u i m devait êtr à l'époquun guk important sur l'Euphrate. f) Pour ce sens technique de kapâdumcf. XXVU1, p. 44. g) En m. A m. : à Un groupe de 150 hommes sortira (du camp) et (au mêm moment le prkcédentgroupe de 150 soldats (sorti avec des prksages favorables) rentrera (au camp). Les patrouilles se composent donc de groupes relativement importants. Comme toujours. la troupe est diviséen deux parties, dont l'une agit pendant que sa relkve se repose. Dans le cas présentles 600 Mariotes et Babyloniens se partagent donc les tournéedans la campagne (1 50x2) et la garde du camp ( 150x2). Ã
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586 [II 24+A.1234] Dis à mon Seigneur : ainsi parle Ibâl-pî-E ton serviteur. Selon le message que mon Seigneur ne cesse de m'envoyer, disant : N Presse de façoamicalea) Hammu-rabi et fais en sorte que l'armésoit libre de ses mouvements avant l'hiver^^ à voilà le message de mon Seigneur -, j'ai à l'heure actuelle entrepris^' Hammu-rabi sur un ton amical, lui disant: à Puisque Dieu a perdu l'ennemi et que les jours de froii
448. L. 4-6 : ki-rn(i iia-(if-pu-ur-tilx-1;-iii fu he-l\i u-iia s e - r i - ~ ( i if-tu-ii(i]. pu-ni uin-ina-n-liii liii-airi-iiiii-[i'ii-hi a-wu-tim] lu-h(~-tiiii-iiiii,du-1117-hi-ih-inci .Fu l a m u ku-us-s\i-im wu-uf-,Tu-u\r*. 449. L. 8 : . . . u-nu lia-uni-[rnu-ru-bi us-bu]-ut*.
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dure450 sont arrivés pourquoi continues-tu à garder les serviteurs de ton frère Donne-moi mes instructions pour partirb) afin que les hommes de troupe puissent, avant le froid, regagner leur chez-eux. à Voilà ce qu'entre autres choses je lui ai dit de faço pressante. Tout comme ce que j'avais écrinaguèr à mon Seigneur, voici la réponsqu'il m'a faite : à Je veux voir quelles sont les intentions d'ESnunna, dans les 5 à 10 jours ; tais-toi! tais-toic)! N Voilà la réponsqu'il m'a faite. Lorsque les ambassadeurs, serviteurs de mon Seigneur, reçurenles propos destinéà mon Seigneur, je me trouvais siége21 cette occasion et je lui fis les remarquesd) suivantes, prenant intentionnellemente) les choses : à Trè bien! Désormaidonc. s'il se trouve de façodétournà que Dieu a instaurà l'amitià entre toi et le prince d'Esnunna, qu'auront donc à faire les serviteurs de ton frèr ici? Car, s'il se trouve que Dieu, aprks avoir instaurà l'amitiépermet une (nouvelle) transgression (du pacte), en ce moment-ci, c'est-à dire en plein hiver, que pourras-tu faire? Iras-tu assiégela ville, ou bien iras-tu razzier le pays (d'ESnunna)? à Voilà ce qu'entre autres choses je lui ai dit de façopressante et essayà de lui faire admettre0 par (mes) paroles. Mais tous propos aimables que je lui tenais avec insistance ou amicales paroles, il a refusà de (les) entendre. Alors que j'étaidans l'attente, ... a u moment de la récep tion des présent(par les) serviteurs de mon Seigneur, il me donna ses directives.. . Toutes les directives qu'il m'avait don. de mon Seigneur.. . Les paroles de mon Seigneur qui nées. étaiensur la tablette q u ' ~ t e l - ~ à ® - S a m a 5apporté g et les directives que Hammu-rabi m'avait donnéesétaienles mêmes à croire queh) mon Seigneur et Hammu-rabi avaient siégensemble et s'étaienparlà l'un à l'autre. A la nuit même on est sorti de Babylone. En amont de
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LES OP~~RATIONS GUERRI~RES
Babylone, à une distance de 2 doubles-lieues, je rencontrai nuitamment ~ t e l - ~ à ® - S aLorsque m a ~ nous nous rencontrâmesla suitei) d'Etel-pî-Samasortit du bateau et j'ai pris connaissance du message de mon Seigneur. Cela fait, eux descendirent le fleuve vers Babylone et nous, nous partîme pour Sippar. Le message de mon Seigneur dont (étaiporteur) Etel-pî-Samaet celui de Hammu-rabi qui étaipour mon Seigneur ne faisaient qu'un. J'ai attendu d'avoir traversà le canal Irnina lui-même pour écrire!h mon Seigneur en me disant : à Si j'envoie une tablette à mon Seigneur de Babylone ou bien de Sippar et qu'ensuite Hammu-rabi change d'idée4 ,... , alors mon
Seigneur me tiendra ce discours : "Pourquoi m'as-tu écri avantk) d'avoir eu confirmation de ton départ?" Voilà préci sémen je n'ai pas écrih mon Seigneur. A l'heure actuelle, dans la nuit oÃje fais porter cette tablette de moi chez mon Seigneur, je viens de franchir l'Irnina. Je suis installà pour la nuit dans la régiodes f l a c h e ~ ~au~ droit ~ ~ )du, guà de sablen). Demain, je passerai la nuit au droit d ' ~ h à › l ~ ) Les serviteurs de mon Seigneur vont bien. Il n'y a ni maladies ni Bibliographie : cf. Espionnage et guerre froide ; la fin de Mari dans FM [Il, p. 45. Le texte du joint est encore inédiet, exceptionnellement, donnà en totalità en note. a) En m. h m. : De propos agréable (et de mêm 1. 8) ; pour la construction de d u b b u b u m avec 2 acc., cf. 1. 13 et 30, h la diffé rente de la 1. 28 oà on trouve la forme 1. b) Pour wu"uru111, <<donnerdes instructions au dépard'un ambassadeur>, cf. t. 1, p. 593. On remarquera qu'ici wu"uruin est coordonnÃh atlukum, partir È c) La répétiti de q à » tient compte de la place constatésur la tablette et de ce qui étaiapparemment un tic de parole de Hammurabi ; cf. qibà qibà dans XXVIl2 384 : 30'. d) En m. h m. : J'attirai l'attention de Hammu-rabi en paroles. >> Hammu-rabi avait dà donner de bonnes nouvelles h Zimrî-Là et l'ambassadeur en avait profité e) Le terme t e r j u i n indique la direction dans laquelle on essaie d'entraînequelqu'un. Ana tersim peut donc êtr souvent rendu par avec une idédemkre la têt ; intentionnellement S u h h u r u i n indique en revanche qu'on fait contourner à quelqu'un l'obstacle qu'il ne veut pas franchir et signifie amener quelque part par un artifice È f) En m. h m. : Ces choses, je les lui ai fait prendre par des paroles. à Awâtiit leqûin admettre des propos È est ici parallkle à unnênat leqûiti accepter une prikre È d'oà awâtiii h l q h , faire admettre h qqu'un È g) On voit qu'ici tel-pî-Saman'est pas un Mariote résidan È
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451. L. 14-52: uf-pu-ru ki-u-am i-pu-la-an-iii uni-nia Su-mu u-d\i u4 5kam] (15) 4 IO-km fe4-em lu 6:-nun-naki lu-mu-ur-nia qu-u[l* qu-ul] ( 1 6 ) an-ni-tam i-pu-lu-un-ni-nia a-wu-tim ki-mu [dumu-me3 Si-ip-ri] (17) ir-mes (18) i-iici he-If-ia u-na be-If-iu i ~ - b u - t h n ui-nu a-wu-~[irn] uf-^ha^-[ku-ma] u-wu-tim lia-am-mu-ru-hi US-qi-il-ma(19) a-iiu { X X X X X)te-er-~~'-iin-nia U-sa-011-hi-ir(20) um-nia a-lia-ku-nm du-mi-iq if-tu i-na-ait-na-mfi(21) Sumnia u-wu-tim dam-qa-tim AN-luni hi-ri-ti-ka (22) à hi-ri-it lu 6s-nun-naki i.?ku-un Ir-mes u-Ili-ku (23) un-HU-nu-ummi-na-uin i-ip-pi-Su à iuiii-iiici ANluni (24) a-wu-tim dam-qu-tim if-ku-un US-bu-al-ki-if-mu(25) ;-na u4-mi-ini (26) mi-nam t e - e p - p i 4 U - I ~ I I ta-la-wi-i I ~ (27) ein-nu*-tim i-nu ku-u~-~i-irn u-lu-ma mu*-O*-tumtu-Sa-a11-/1i-~if1 (28) 'an-ni-tiiii1 1 à ™ mu-da-tirn-mu uclbu-ub-Suni-ma (29) [an-lie'-fini]i-IIUa-wu-tiin u-fe-el-qi-nu (30) [a-wu-cilt ri-fu-fi'-im ma-ul u-du-ab-hi-bu-Su (31) [à u-wu-t]im duni-qu-tim il-ul im[Au-ur](32) [u-ul iS-me\-em-nia i-na ku-ul-li r[e-fi-ia](33) [ O O i-n]a' qi'-.k~tim Ir-mes be-1111-fia](34) [mu-lia-ri-iin uJ-wu-e-ru-un-ni(35) [... nilu-cil 11wu-e-ru-an-ni (36) [...]Sa be-li-ria1 rul-wu-ut (37) be-li-iu Sa* i-nu wp-pi-im u-<w-e>-rufa rel-tel-rpi~l-dutuub-lu (38) M wu-ur-ti sa* IIU-u~ii-mu-ru-hi an-ni (39) if-&-nu-!i<ms(TIM)-ma tu*-**-nw] he-li u ha-am-mu-ru-hi (40) if-&-ni-iS uf-bu-mu u-wu-tim u-liu-um LI-nuu-Ili-im (41) id-bu-UM* i- ici mu-Si-im-ma if-tu ki-dingir-raki li-$i-il (42) e-le-iiu-u~~~ ki-dingir-raki i-ilci 2 be-er a-SA e-tel-pi4-dutu(43) mu-Si-tum um-liu-ur ki-nia ni-irii-1'1-u11-ruif-tu utu wu-u-ur-ti he-1;-ici (45) li-ib-hi (44)gis-mi fu-ut e - t e ~ - ~ i d - ~i*-lu-iiini-mu ef-me ki-mu wu-u-ur-fi he-li-ia eS-~nii-ufu-nu (46) ci-na ki-dingir-raki LKqa-al-pu-u à ni-nu u-na zimbirki (47) ni-if-ta-al-kum wu-ii-ur-ti he-li-iu etel-pi4-dutu(48) à wu-u-'-fi lia-uni-inil-ru-hi ci-IIU he-1;-ici 11-wu-e-er (49) if-te-et-mu a-di iu idir-ni-iw-niu e-hi-ru (50) ci-nci be-1;-iu ii-ul (if-pli-nr uin-nia u-na-ku-mu fu[p*-pu-am\ if-tu ki-dingir-raki (51) ii-lu-mu if-fil
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zimbir*" u-na be-li-ia ci-fu-ub-pu-ur-mu](52) u'u-u~~-kci-~iu-u~~~ t e ~ - e mliauni-mu-ru-hi i-sa-an-~ii-mux [. . . ] . 452. L. 59 : a-ar-ri hi-ta-a*-ku etc. ;c f . v. S., Or 11, p. 196
LES OPERATIONS GUERRI~RES
en Babylonie~(XVII1, p. 91), mais un ambassadeur qui amve de Mari. h) Je dois la restauration de t u f f a . m a dans ce passage crucial oh s'opkre le joint entre les deux fragments & D. Ch. i) Cette expression sû NP, en m. & m. ceux de NP È désign normalement la suite d'un ambassadeur. j) En m. h m. à En attendant que j'eusse, etc., je n'ai pas écrit etc. k) L. 53-54, double expression de la négatio: a d i l a ... 16... 1) L. 55, a n n à ® t a m - mest-il réellemenun équivalende aSSum k i ' a i n , voilh pourquoi È ou faut-il comprendre a n n à ® t a i < ~ a b t a k u > - m a , pensant cela È m) XVIl1, p. 5 maintient un toponyme Am et n'exclut pas une lecture Arribi, proposke par A. F., XV, p. 121, ce qui serait une variante d'Arrabi. Cependant ce dernier toponyme n'existe pas dans V 41 : [ 4 ] , 17 et il faut plutô y voir un nom propre (cf. MARI 5, p. 217-218). Am serait au mieux un hapax. B. G., RGTC III, p. 22, propose toutefois avec beaucoup de justesse qu'il s'agisse d'un terme gkographique ' a r r u . variante du y a r r u qui signifie à pikce d'eau B. Le mot est attestk, dks l'kpoque palkobabylonienne et sans doute apparentÃau y a r h u assyrien, de mêm sens. Peut-êtr faut-il comprendre de la mêm faço l'knigmatique a r - r i - m a de XXVII1, p. 345 h), comme un accusatif adverbial de lieu : a r - r i - m a , e-li-ia i - t i - i q signifierait à Il m'est passk par-dessus (m'a kvitk), en prenant la route des flaches È c'est-&-direen suivant le lit mêm du fleuve alors qu'on l'attendait sur la route, plus haut et au sec. Cela expliquerait aussi trks bien l'exemple de A.4269 : 11 : a 4 individus, ayant chargk de grain des âness'en sont allks ; traversant en coupant au plus court et quittant la route, ils sont partis en se c a c h a n t , par les flaches ( a r - r i ih-mi-ru-ma itÃ
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[ta-al-klu).
n) Cf. ci-dessus, n. e). Cf. (582), n. b). L'endroit exact oh se trouvaient le a camp militaire à et le gros des troupes n'est pas connu. Hammu-rabi jugeait cependant les 3 points fortifiks knumkrks suffisants pour empêche l'ennemi de remonter l'Euphrate et menacer Hanat (HarbÃest moins vraisemblable, si le AT final du toponyme a ét bien lu), la forteresse majeure pour la défensde la frontikre sud de Mari. p) La tablette porte encore une 1. érasà qui commençaipar i * nu*-ma* ; aprks un double trait. O)
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587 [II 251 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Ibâl-pî-E ton serviteur. Mon Seigneur a écrichez Harnmu-rabi d'expédierapidement des Bédouins500 hommes de l'armédes Bords-del'Euphrate, et 10000 Babyloniens. Harnmu-rabi n'a pas donnà la troupe qu'a réclamà mon Seigneur, disant : à Je n'expédie rai pas de troupe tant que je n'aurai pas d'informations concerVoilÃce qu'a dit Hammu-rabi. nant l'ennemi^^. Or, voilà que les Esnunnéense trouvent au guà de Mankisum et voici ce qu'on a d i t : à Ils se dirigent vers Situlluma). Hammu-rabi, l'ayant appris, me dit : à Les ESnunnéenviennent de traverser et se dirigent vers Situllum. Comment pourrais-je faire prendre la route aux troupes des Bédouinet des Bords-de-l'Euphrate, objet du message de ton Seigneur, de concert avec les miennes et (les-)lui expé Ã
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Voilà le discours que m'a tenu Hammu-rabi et voici ma répons: à Toutes les lettres de mon Seigneur sont inspirée par vos traitéd'allianceb). Or, il ne cesse d'êtr informÃd'une .. ~d'une ) arméque tu montéd'ISme-Dagan à ~ k a l l à ¢ t u m expédieras en avant de la mienne455.. . à Kurdâ.. B (Texte fragmentaire, puis lacunaire.) .
à Babylone ... comme la têt de leurs enfants ... j'ai eu
453. L. 4-8 : [d-Sum l t u - ~ ~ u5 ~me-ti[m\ ] ~ ~ * su-ub gu pu-ru-un-fin1 il 10 l i - I I lu I ~kii-dingir-raki. [ar-Ili-i]f*( c f .Falk., BiOr X I , p. 115b) tu-ru-di-il11a nu ~ e - e /1a-a~n-rnu-ru-l1i, r [ ~ - p I u - r u - a n r - ~/lu-u~n-m~-ru-bi na :u-bu-u~n Su be-li i-ri-fu, [ti-ul d-d\i-in um-ma-a-mi a-di [e,-em lu-kur [lla u-mu-ru, [su-ha-am u-ufl u-tu-ru-adun-ni-tum 110-am-mu-ru-hiiq-bi. 454, L.12-15 : [ w r k i l (cf. Falk. ibid.) i-te-hi-ir u u-nu .Fi-ru-ulI ~ [ki-isu-ab] 1 1 u - nil ~gu~pu-ru-un-filn ~ ~ fu be-el-ku i.flirnk ~ U - I U Ifa-ki-in, pu-ru-a~n,[if-ri :]a-hi-iu lu-uf-tu-{rTAl)-us-bi-if- nu a-JIUxe-er be-lika, [lu-ut-ru-udun-ni-fumlia}-um-mu-ru-bietc.
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455. L. 17-18 : i ~ - m e - ^ d au-nu] - ~ é-hl-la-tirnke-le-i~n+te-116&-ilrn* fa tu-tu-ru-& pu-un su-111-iu. me, l,,,
229
LES OP~RATIONSG U E R R I ~ R E S
peur et j'ai retenu les 300 Bédouindont ceux qui devaient les suppléeétaienblessés456d) E n ce qui concerne les Bédouinque j'ai expédié une centaine d'hommes de la garde personnelle a étréunie n bataillon et je leur ai fait prendre la route. J'ai fait prendre la têt de u ~ai~ expé ~f cette troupe il Yantin-&ahe) et ~ a h d à ® - ~ detd les diéchez mon Seigneur. Il ne faudrait pas que mon Seigneur se mette e n colèr contre moi et dise : à Sur la troupe bédouinepourquoi donc Ibâl-pîn'(en) a-t-il pas expédi1000 (faisant partie) de l'armédes Bords-de-l'Euphrate? à J'ai e u des informations sur les Bédouinsserviteurs de mon Seigneur, et j'ai pris peur, m e disant : à Il ne faudrait pas, si je les envoie, qu'ils se rebellente) e t que, du fait de cette éventuellrébellionils ne conviennent pas à l'arméde mon Seigneur, qui (constitue celle qui se trouve) dans le Pays tout entier. E n outre, la force de mon Seigneur qui est e n Babylonie, e n aucune faço (ces à Mon gens-là ne se soucienth) d'aller chez mon Seigneur doit interroger Yantin-Êra à propos de ces Bédouins L'arméde mon Seigneur, çva. Note : ce texte est trè parallèl h M.6157, fragment acéphal
a) Cf. dans M.6157, sans doute antérieude peu : X est arrivà depuis le pays d'Einunna et il a dit ceci : " L ' E s n u ~ k e nse tient au guk de Mankisum, mais jusqu'à résentje(/on7) ne sait rien de l'endroit oh il ira" ,, (i?-tu m a - a - a t k 8-nun- na[^ ik-3u-dam], à kia - a m i q - b i u m - m a - a - m i lU [ès-nun-naki] i-na n à © - b i - im a - a n - k i - s i Ã
in*" i - [ i z - z a - a z ] , Ã a - d i - n i p q - e m ma-la-ki-?u i - u [ l a-niu-ur/i-mu-
ru}). b) ina sdlirndtim. c) Iime-Dagan, rkfugià h Babylone et sous contrôl étroide Harnmu-rabi, aurait pu êtr empêch par ce dernier de regagner sa capitale et d'augmenter la coalition hostile h Zimrî-Lî d) Pour t a h à ¢ n u (lire [ a ' à ¢ n u m blesser par flèch È?) cf. M.6159 oà t u h h u n u m (fu"unum ?) a manifestement le sens de blesser: Ils ont tuà NP et en ont blessà un autre (NP i - d u - k u , à ?a-né-enzi-fa-rhil-nu).Les Bkdouins dont les remplaçant étaien indisponibles n'ktaient donc logiquement pas dkmobilisés e) D'aprè la fin de la tablette, le roi de Mari doit l'interroger sur les troupes restkes h Babylone. f) Pour ce gknéra bkdouin, cf. (577). n. a) et (637). n. b). g) La rkgion de l'Ida-Maras rebellke contre Zimrî-Lî h l'instigation d'Ibâ1-Addu ktait peupléde nombreux Bédouinbensim'alites. Il est possible que plusieurs clans de ces derniers soient alors passks du côt d'ASIakkâLeur parentà avec les soldats mariotes de Babylonie pouvait faire craindre une solidaritk de ces derniers avec leurs frère dissidents. Ils étaiendonc inaptes h constituer l'armke du M à ¢ t u proprement dit et mieux valait les laisser en Babylonie, sur un autre front. h) Apparemment forme II de qâlum prête de l'intérà h inattestke par les dictionnaires. CAD Q, p. 75b, cite ce passage sur un q à ¢ l B de sens inconnu, et identifierait $E-ER du texte avec z à ª r u m ce qui serait vraiment inusitéLes lettres d'IbâI-pi-E prksentent souvent un texte corrompu, avec des omissions de termes. La séquenc aEum ser montre que le scribe a omis des lambeaux de texte. Ã
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457. L. 5'-7' : [ai-Sunt 110-nolml^Sa ut-ru-du 1 me su-ut sag-meX. [ l u 4 i k - k a ] - f a p - r t ~ * - m(ciik k a ~ a m . n ~kaskal' u) u s - t [ a ] - u s - h i - i f - i ~[liu-un-ti-ini. i - ~ ~ ~sa-hi-III! Sa-a-hl. e-r]u*-ah* ù h u * - t ~ l i - d pu-un 458. L. 10'-17' : [i-nu (pas de place pour u i - i u n ~su-ah ) l i u - i ~ ] u nm~'~~ mi-[n\im 1 l[i-i\m f t u b gu pu-ru-un-tint ( 1 1 ' ) [i-bu-al-pi'-AN]fiil-ul ;!-rudam teyen! l ~ u - n Ir-mes u ~ ~ lie-1;-iu ~ (12') [a-mu-ur-mu]a-du-ur-mu uni-ina a-na-ku-ma as-si-ur-re (13') [a-k-up-pu-ur]-su-nu-ti-niai-sa-/lu-!nt!i-nu st-/1i-i111 Su i-su-/tu-11(14') [a-na sa-bil-in! i u be-lt-ici su i-nt! mu-a-tintb ka-liSu (15') [ i - u l i-re-du* ru1 dtin-nu-ut be-1;-iu sa ;-nu ma-a-ut kk-dingir-raki ( 1 6 ' ) [ w - u i - b o l - u ti-r~itillu m [ i * - i ] r ~ ~ * -u~fn- Su u m se-er he-11'-iu 11-qa-al-lu (17') [be-li'US-iuml ~ a ] - nsu-[nul-ti a ~ ~ ~ Iu-ait-fi-ine-ru-01111-is7-tti-[aV.
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Y a s à ® m - S h ton à serviteur. Bahdî-Addm'a envoyà dire par 1 0 Bédouin ~ ~ sur ~ l'ar459. L. 5 : flOl* l ~ u - n u etc. ~ ~ Ni ' i u , ni a-nu, ni US-Sum,ni tecem. pour
LES OP~RATIONS GUERRI~RES
mke dont il dispose : à La troupe a passk la nuit h Dêr Elle s'approchera de Mari, demain matin seulement. Elle a faim. Elle n'a pas reçde provisions de route. P Mon Seigneur doit m'kcrire au sujet des repas, ce qu'il doit en être Note : la situation historique de ce texte est indéciseil ne devrait pas appartenir A la marche sur Babylone, puisque Dê se trouve au sud de Mari, mais plutô A un retour des troupes mariotes depuis Babylone. On l'a donc rapprochÃde (587) qui raconte justement le retour d'une troupe de Bédouinsous la direction de Bahdî-Addu
589 [II 261 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Ibâl-pi-Elton serviteur. L'arméélarnitqui est allke au pays des Guti, a fait retour h Esnuma et j'ai entendu des rumeurs comme quoi des soldats lui avaient barrk la route pour livrer bataille mais qu'elle avait passà avec eux accord de non-belligérance460La moitiéame dit ceci : a La Dame du ~ a w a r ~son ) , génkral'a mise aux fers461 et l'a livrée à Voilh ce que j'ai appris de la rumeur publique. Cependant, jusqu'h présentje n'en ai pas entendu confirmationc) de la bouche de Hammu-rabi. Lorsque c'en sera le cas, j'enverrai un message chez mon Seigneur. Avant que ne me parvienne la tablette de mon Seigneur relative h l'envoi de troupes au pays de Malgi'um, ... une tablette462.. . (5+0"+0 1.) ... sont venus en renfort et.. . Par-devant les 1000 hommes les traces et la place (qui correspond h celle du Ir de la 1 . prkckdente).
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de troupe. .. a dkcrochéUne seconde fois, il a expkdik u n e de x m i l l i e r s d ' h o m m e s ; elle a fermà les eaux du cm&. .. ; elle a frappà le pays de ... et a brûl le grain de la r à © g i o; il a fait mettre à mort la population et lorsque464.. . qu'il avait envoyke au pays d'ESnunna, en rien.. . Actuellement, lorsque.. . me faudrait-il e n parler à droite et h gauche, disant : à Envoie l'armke de mon Seigneur avec ton à armé sinon, je ne ferai que traînailler Que mon Seigneur m'kcrive ce qu'il doit en êtr afin que j'accomplisse les ordres de mon Seigneur. L'arméde mon Seigneur, çva. a) Vraisemblablement la moitià des informateurs, plutô des voyageurs, voire des marchands, que l'Ãentourage à du génér comme le comprend XVU1, p. 158. b) Ce passage a suscità beaucoup de commentaires. Contre la traduction de Ch.-F. J. à une esclave splendide È va la graphie nawu-RI-tam, oh l'on ne peut retrouver le rzawirtam attendu. Le mêm argument va contre XVU1, p. 163, qui l'interprkte comme un NP et voit dans f~awafitumle nom de la reine des Guti ; cf. le NP "na-wuai--tum, M.7155a iii. hant donnÃle grand nombre des NP houmtes en Nawârqu'attestent les documents de Mari (cf. na-wu-ar-a-mume M.12816, fdna-wu-ar-e-li (XII1 1 vi 40* et M.10397), n a - w u ar-ki-<;a-ïj (M.12670+),na-wu-ar-Sur-ri (M.11405), n a - w a - a r lugal (M. 11756), na-wu-ar-zi (XVI et M. 12386+),na-wu-ar-fi-inprendre nawârîtcomme un nizbà signifiant za (XVI), je préfè à Nawaréenn à et considére cette indication comme la preuve que s'appelait la capitale (ou le pays) des Guti A l'époqude Zimrî-Là encore Nawar, la ville (ou le pays) de la rive gauche du Tigre attestéau IIIe millénaire en opposition au nom du pays de Nagar, de l'époquamomte. Ce peuple avait donc une femme A sa têtecomme on le constate On dit munus na-wu-richez les Arabes A l'époqunéoassyrienne tum ce qui est l'exact pendant de lu + NG pour un roi de l'époque troupe
460. L. 8 : a-iu pu-ni-,Fu ip-ri-ik-ma sa-li-i111-Su i[l*-q]é
46 1 . L. 10 : 16-gal-mar-tu-faik-si*-si-maid-di-in-si an-ni-tan1 i-nu ci-11;-riiu es-nie. 462. L. 14-16 : a-nu se-er be-1;-ia a-Su-ap-pa-arla*-mn tup*-pi*, be-1;-iu fa af-fumsu-bi-[ilm a-n[a ma]-a-utonu1*-a\l*'-~i-in^1}, [rd-r(i\-(iiinii-ncl de-ri-ia ik-su-du* pp*-plu*-am. . . ] .
463. L. 3'-4' : ip-f6-urif-ni-m[n*x 11-in1sa-bu-am],if-ru-ud-mume-e A[. . . ] (= i'[d]).
464. L. 6' : US-mi-itu i-du*-mu. . . ] . 465. L. 12' : sa-& be-1;-ia it-ti sa-bi-[kafi-ru-ud\.
LES OPERATIONS G U E R R I ~ R E S
S i n n i i t u m doit donc avoir aussi le sens de à dame^ comme a w à ® l u a kventuellement celui de à Prince È c) Les formes t a - k i - i t - t a ou t a - k i - t a peuvent représentedes
formes de sandhi de l'étaconstruit.
590 [II 231 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Ibâl-pî-E ton serviteur. Lorsque les tablettes de mon Seigneur qu'il avait fait porter pour chez Hammu-rabi me sont arrivéesle à salut envers Hammu-rabi et les instructions orales une fois reçusa)nous sortîme(de chez nous). C'étaile petit matin lorsque nous arrivâmeà la porte du palais. Les plantonsb) faisaient entrer un messager du roi de ~ u r d ÃIl ¢est~ entrà ~ ~ avec nous. J'arrivai h tenir séparle messager du roi de KurdÃde la suite de Lâ'û ~ t e l - ~ à ® - &eti m tous a les (autres) serviteurs de mon Seigneur, eux tous. Moi-mêm et Zimrî-Addu comme, afin de dire quelque chose à Hammu-rabi, nous nous étionrapproché de lui, il se trouva qu'Isar-LîmMutu-Hadqim, Rîm-Addu serviteurs d'Isme-Dagan, qui participent au conseil secret^, se tenaient devant lui^^. Voici comment je l'entrepris : à Au moins h deux reprises, mon Seigneur t'a écrique soient envoyéchez lui 10000 de tes soldats, 1000 Bédouinainsi que des troupes alliées Pourquoi mon seigneur*-^ ne lui envoie-t-il pas cette troupe? Il doit lui envoyer au moins la troupe qui appartient h mon seigneurd). Il faut que mon Seigneur, là -bas puisse aller avec son armérencontrer les rois qui avaient tournà leur attention vers les Élamiteafin de te rendre leur alliancee) et en outre de les amener à faire campagne commune à leur arméavec ton Ã
466. L. 4-8 : i-nu-IIIU tup-pu-at be-II'-iu fa a-iui se-er I i [ t ~ ~ - t i ~ ~ i - m u - r a - l ~ i ] , be-li' u-fa-hi-lu ik-Su-duo-ninia-lia se-[er lia-mu-ru-hi\, .vu-ul-mu-uni à wu-il-
467. L. 11-14 : ... ki-nui uk*-[ki-ma],mi-im-nui a-nu lia-am-niu-ra-hi nid ~ * - b u - h ui i i - i t - l i i - [ h l ,^i-fur-li-immu-tu-lu-ad-qi-ini r i - i n i - ^ Ã ir-m[eS « if~ n e - ^ d u - ~ a ifa i ] .pi'-ri-;,?-tuniku-if-du niu-ali-ri-fu iz-zu-[nz-!.~].
233
arméeoRéfléch h propos de cette arméet envoie ce que tu peux envoyer')! Montre de la complaisance envers ce que mon Seigneur ne cesse de t'écrireLe pays tout entier envoie lettre sur lettre chez mon Seigneur pour avoir du soutien. Mon Seigneur a besoin de beaucoup de troupes alliéesÑ,, Voilh ce que je lui ai dit entre autres choses ... a envoyé. .469. (8+0'-'+81. manquent.)
. . . Il cherche à tout prix à soutirerh) à mon Seigneur une troupe importante.. . Voilh ce qu'a dit Mut-Hadqim puis de est au coumurmurer à l'oreille de son Seigneur : à Ibâl-pîrant et c'est parce que son Seigneur est effrayà que, par révà rencei) envers son Seigneur, il vient se rencontrer avec mon ~eigneur470.,, Voilh ce qu'il lui a murmure à l'oreille, puis il sortit. Lorsqu'il fut sorti, voici ce que je lui ai astucieusement dit^) : ::Toi-même tu as vu d'expériencquel est le fondk) d ' A t m m m et du roi de KurdâDans le passéle ton de ses dires, à Ã
468. L. 15-26 : [a\-wu-tuw ki-a-tim us-ha-si"-uni < u m > - H u * a-/tu-kumu 1 - f u 2 4 u he-li' u f - f u m ]( 1 6 ) r 10*1 LI;]-nii su-bi-ku à 1 1;-/ni sa-uh liaà § m eà s [ ~ * - a b til-lu-tiin] ( 1 7 ) [ti-na ?le-ri-.?IItù-ru-di-i i . : - p u - w - k u m jti-ha-am [su-nu-ti](18) [he-111uni**-/ni-niin u-ul i-ru-ru-ad s[u*-ha-a]m*iti he-[li'-ia-ma](19) [li-if]-ru**-ilcl**-[m]ube-li'ul-lu-nu-uni i-na $0-hi-fu l o i * [nu pu-un] ( 2 0 ) [lugal-mes $01 u-zu-un-fu-iiu a-iui lu-elam tu-ur-r[u* li-il-likani] ( 2 1 ) [a-nu Q-di-lui li-te-er-su-nu-ri il su-1x1-fu-nu*rtil*-iiu ru-uh-si-in11 (22) su-bi-ku 1;-Su-UV-bi-isa-titi su-17i-ini fu-[u-ri](23) [ ~ - t ] t i * - u I - ~itin t ~ fa-hi-itn fù-ru-di-i [ p l - r u - d e - p u - u s ]( 2 4 ) [a?-fu/iifi*he-1; i&-tu-na-up~~~ pu-ru-kum go*-[niu-al-ka (?) ...] (25) [a-iiu k W - f i - r i - i m ~ i i u - u - t u nka-lufa [a-nu se-er he-1;-iu] ( 2 6 ) [iS-ta-na-plu*-arbe-li' til-la-tim nia-du-t\im luifi-ili]. 469. L. 27-28 : [ai-né-e-tià ma-da-tiiii-/nu ad-bu-ub*, [... !'If*-]plil*ru*-&* ...1. 470. L. 1'-5' : [it-ti he-111-itisu-bu-am tria-[du-amlu .vu-t'il, [if-tu]-lia-titl(lu-tid an-ni-tu[m mu-lit-lia-ad-qi-im iq-hi],[à a-na ~i-zu]-unbe-li-fu ul-tuIli*-[;$ um-III~I-ti-mi], [ I i - l x z - ~ ] I - ~ i 'i --~&NJà d - S u m be-el-fuo [pu-01-liu].[il i a plu-lu-uli-ti he-II'-Su it-ti he-K-ia im*-[ta-lia-or].
LES OP~RATIONSGUERRI~RES
lui1), s'est-il jamais enflém)Il ne cesse de t'écrirpour que tu lui envoies des troupes, te soutenant471 : "Je veux aller occuper") le pays de Kurdà avec une annéconstituée0) Une fois que moi-mêm je serai parvenu dans le pays avec une anné constituéetout ce qu'il y a de ne pourra plus se tourner lh oh il ne faut pas." Sans aucun doute, voilà ce qu'a décid mon seigneur@. Envoie donc des troupes à ton frkre473! n Voilà ce que je lui ai dit. Voici ce qu'il m'a répond: < Pourquoi donc as-tu changà par rapport aux propos qui étaientiensr) : "Lorsque j'envoie une troupe de 100 hommes, celui qui l'apprend en parle comme de 1000 hommes ; donc, lorsque j'en enverrai 1000, on en parlera comme de 10000 ; le jour même l'ennemi décrocheret il aura le cœu qui battra forts)." Nous aurons dans 5 jours des informations complktes. Nous réfléchiro alors et agirons en fonction de ce que nous aurons appris4^. Je n'enverrai nulle troupe tant que nous n'aurons pas toutes informations sur la situation. )) Voilà ce qu'il m'a dit. Il n'enverra nulle troupe que mon Seigneur cherche h a v o i F 5 .
La troupe de mon Seigneur, çva. Note : la datation de cette lettre h la fin de l'annéZL 11' suit des indications donnéepar D. Ch. L'hostilità de Zimrî-LÃenvers Kurdà ne date en effet que de ZL 11'-12'. De mêmepour la pré sence d'Isar-LîmMutu-Hadqim et Rîm-Addu h on se référe XXVIl2, p. 156 oh D. Ch. avait datÃcette lettre de ZL 12'. La mention d'Atamrum doit cependant indiquer comme limite temporelle la fin de ZL 11' puisque le roi d'Andarig n'est plus mentionnà ensuite. Je ne sais trop dks lors comment expliquer le fait que Zimrî-Là réclamdes troupes pour aller à persuader à ceux qui s'étaienmis du côt des klamites, puisque cela ne ne peut faire dater la lettre avant sa montéau secours de Razamâjuste aprks son retour d'Ugarit. On doit dks lors supposer que, l'annéqui suivit la retraite des forces de l'empereur élamiteplusieurs princes du Nord étaienencore restédans son alliance ou, au moins, dans un étad'hostilità envers ses adversaires. a) Le terme iulmum (à ç va È forme trks souvent une phrase nominale h lui tout seul, mais s'emploie avec ana seul, non avec ana fer. Il faut donc ~ o m ~ r e n d r e q u ' is'agit l de la salutation Sulmum destinéh Hammu-rabi et qui pouvait constituer la lettre de créancauthentifiant le messager. On voit, d'autre part, que, si le courrier diplomatique étai transmis aux autoritélocales via le représentanet non pas directement par le messager, ce dernier donnait des informations qui étaienpersonnellement destinéeau représentantElles sont expriméepar wzîrtpîml'à instruction de bouche soit les directives confidentielles que les envoyéétaienchargéde délivre oralement et qui n'étaienpas portéesur les tablettes officielles qu'ils convoyaient. J'ai restaurà ahzat, en vertu de l'accord avec le sujet le plus proche. b) Le mukîbâbi (en m h m., à celui qui tient la porte È devait êtr le garde de faction devant l'accks du palais ; cf. déjAHw, p. 670a ; CAD M.12, p. 183b. c) Pour ce piriitum, à conseil secret du roi È cf. XXVI 101, n. b), et XXVI 307, n. a). Il a aussi, h l'époqude Yasmah-Addu, l'appellation de puzrum. d) Dans ce texte comme ailleurs, à b à ª l à signifie pour un à et le roi local ; la resMariote h l'étrangerh la fois à Zimrî-Là È
471. L. 6'-10' : [an-ni]-[am.niu-ru-lia-ad-qi-ini ul-ru-uh-Ili-ii-mti [ L - d , [ki-mu] u*-w.-L ki-u-iim 1iS-te-pi-if um-nia u-nu-ku-ma [ur-ta-mu],[/il-ib-hi a-[am-ri-im à lugal su kur-da^' ru-[mu-ur],[ull-lu-nu-uni mi-im-ma :.i-iq clwu-ri-Su i+re-[e-eli], u- ici sa-hi-im [à -ru-di-i if-ru-nu-pu-ru-kiim[um-mua-mi]. 472. L. 13' : i-ç mu-u-rimk u-ka-us-Su-du lugal mfl-fl/ [i-bu-us-Su-LJ 473. L. 15' : pi-qu-ut un-ni-runi be-li L-si-ini-mu u-nu u*-\Ili-kc~J 474. L. 17'-22' : uni-mu-a-mi ci-nu mi-nini ci-nu u-wu-ri-ka ru-at-ru-k[i*-ir um-mu-mi],i-nu-nia 1 me-et sa-bu-um a-!d-ru-du se-mu-un1 Su i-se*-rn[u*ii], u - I I U1 li-irn i-qu-ab-bi-Su i-nu-mu 1 1;-in1 su-h[u-um u-p3-ru-dii],a-nu 10 li-mi i-qu-ab-bu-u i-[n]uu4-mi-su lu-kur i-\pa-ut-[ù-ur]I I I - ili-ib-bi-in1 s ira-US-si u-di u4 5-kam fe~-inu-urng[u*-um-ru-um\, ni-im-muro à ci-nu 5-ini te4-mi-im Sa ni-inz-ma-ru ni-ifl-[tu-ul-niu\.
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LES OPERATIONS
tauration A la 1. 18 est donc assur6e. e) En m. ?i m. : à qu'il les fasse retourner ?i ton côtà f) Pour cette expression ina rubsini ... rabâsu qui signifie à s'allier militairement avec È cf. XXVI 355, n. a). g) On peut restaurer soit [!i-ru-ud] avec la formule 6tymologique, soit [ e - p u - i d , avec le verbe neutre à faire È h) Cette traduction est contextuelle. CAD $,Il p. 31b ne connaî sûremenune forme 113 de Sadâdu qu'avec le sens de à tirer la langue ; on comparera cependant avec l'emploi de à emmener de force quelqu'un [ibid., p. 26b). i) L'expression ina puluhti bêli-i est trop bien documenté avec le sens de à par respect pour È pour comprendre à ?i cause de la peur qu'6prouve son Seigneur È comme le contexte y inviterait. j) Pour ce sens de S u t à ª p u h cf. t. 1, (85), n. c). k) En m. ?i m. : < T u as vu le cÅ“urfl'intérie... È en prenant à fond au sens de à l'intime d'une personnalit6 È L'6tat construit libbi est en facteur commun pour les deux NP reliépar 2. 1) Zimrî-Lî dont sont soulignés6rieux et modération m) CAD Z, p. 133 restaure es-te-[me]et comprend à J'ai entendu quelque rumeur(?) A son sujet È ce qui n'est d'aucun sens dans le contexte. Ma restauration zîawdti-Su iStê se comprend en m. A m. : à Le souffle de ses paroles s'enfle. à à igtê à peut n'êtr qu'une forme de Si'âhunià devenir grand È mais se dit d'un vent ; cf. Sêhum à souffle (Windhauch), terme utilisà dans la langue d'El Amarna. Zîqu (presque toujours à vent È doit signifier ici le à souffle n6cessaire ?i l'articulation ; cf. le texte médicaAMT 29 5 : 14 ou se trouve attest6e l'expression zi-i-qu Sa z[i-Su] = zîqSa napiStiSu = à le souffle (qui sort) de sa gorge dans un contexte oh il est nettement question d'articulation (hnirna pi-Su ihtanatâSS = à s'il souffre d'un d6faut d'articulation È) Le verbe zâqumd'autre part, est bien document6 pour signifier à respirer È n) à Aller occuper à rend alâku + ina (sans mouvement), à aller qq part pour y rester È O) Le terme kisrum a le sens de à compagnie ou à bataillon : c'est un corps de troupe régulikremenconstituà et armÃ; kasarum indique le fait de constituer de telles unitésSâbur kajrum d6signe donc le contraire d'une troupe de commando permettant un simple coup de main car Zimrî-LÃcherche un affrontement d6finitif. p) Faut-il vraiment restaurer ici le nom de Malgi'um comme l'a propos6 v. S. ( O r 22, p. 196), suivi par XVU1, p. 21 et moi-même Ã
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GUERRI~RES
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FM [ I l , p. 45, en échaux événemen qui ont donnà son nom il à Hammu-rabi 33 È q) Ici, Hammu-rabi. r) Sans doute Hammu-rabi cite-t-il des propos pleins d'assurance tenus dans le temps par les Mariotes. Les 1. 18'-21' ont donc 6t6 comprises comme ironiques et non comme des promesses! s) Cet emploi de nîlibbim est isol6 dans les dictionnaires (cf. AHw, p. 797b). L'expression (surtout documentédans le langage sexuel pour désignel'à 6rection È signifie au sens propre : à lever du cœur> Elle doit d6peindre ici le sentiment violent qui va se saisir de l'ennemi apprenant l'arriv6e de renforts considérables Une traduction par à palpitations cardiaques à plutô que à hautle-cœu à est envisageable.
591 [II 311 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Ibâl-pi-Elton serviteur. Lorsque précédemment47 quelque sujet préoccupaital'esprit de Hammu-rabi, il ne manquait pas de m'envoyer u n message. Oà qu'il fûtj'allais chez lui et il m e parlait du sujet qui préoccupaison esprit. (C'est d e cette façon-l que) j'écrivai chaque fois chez mon Seigneur toutes les affaires précédent dont il parlait. A u moment o à je partais pour aller chez Hammu-rabi, ici, j'installais aprè mon dépar~ à ª f a r - n a ~ ~ a r f et je laissais l'arméeI l allait de-ci de-lh pour assurer la garde des différentevilles. Voilà que Harnmu-rabi m'avait (encore une fois) invità et que, selon son invitation4^, je nz'étairendu chez l u i . . . (4+0"+4 1. manquent.)
. .. J'ai chevauché4 h leur poursuite et j'ai fait revenir la
troupe sans son butinc). Zimrî-Add étaiparfaitement au courant que ces hommes avaient fait plusieurs actes de pillage479 mais il avait trks peur480 de ce que dirait l'arméed)Mon Seigneur sait bien qu'un seul homme peut retourner^81 le discours de la majorité A l'heure actuelle, mon Seigneur doit envoyer un message h Zimrî-Addu Le confirme-t-il dans ses fonctions ou l'en démet il? Moi-mêmedevrai-je laisser s'installer des intrigues palatialese) comme (cela se passe) aujourd'hui? Devrai-je en outre, lorsque je voudrais engager le combat482, justifier ce qui relèv de mon expérienceles plans de combati>? Sinon, cet homme va faire tenir h l'armédes propos séditieuh mon encontre et je n'aurai pas les moyens suffisants pour assurer la sécuritnécessaire Je viens d'écrirà mon Seigneur. Il en est informéCet individu me cause de grands tracas'). Pour autant que j'ai pu le voir, l'arméa déjétamenéh tenir des discours séditieu h mon encontre. L'arméde mon Seigneur, çva. a) En m. h m. : çktai roulk dans l'esprit. à On remarque h quelques lignes de distance (1. 6 et 1. 10) l'écriturpar QA et GA pour l'emphatique. 11 ne faut pas opposer un q a r à ¢ r u h un g a r à ¢ r u ; cela fait partie des inconskquences du scribe d'lbâl-pà El. Le redoublement d e la C3 (iqararrG) est analogue à celui d e atâfu ; cf. NABU 88/17. b) La lecture du NP n'est pas assurke, et sans parallhle, mais je ne peux rien lire d'autre. Ibâl-pîsemble dire que, lors d e ses absences antérieuresun dknommk Mêiar-nassar excellait 2 s'occuper de l'armke et assurait la garde militaire. 11 faut donc supposer que cette fois-lh Zimrî-Adden avait profità pour prendre une
479. L. 3 ' 4 ' : . . . ak-ki-ma
Su-nuo,u-Sa-ah-Ili-t~ietc
480. L. 5' : ne pas corriger (AHw, p. 702b) en if-fa-nu-ad-di-in! u r u-Su-UJ-lia-ur(interversion des 481. L. 7' : i - ~ ~ - a - l i u - pour sifflantes). 482. L. 10' : ... i-nu-ma gis-tukul-mes lu*-uz-zi-iz-m[u]
initiative d e mouvement militaire malheureuse. c) En m. h m. : dans leur nuditéà II faut comprendre qu'lbâl pî-Eavait exigk que les soldats rendent le produit d e leurs rapines avant de revenir au campement. d) 11 semble qu'au cours d'une expéditio militaire les Mariotes aient vécsur le pays, ou saisi des opportunitéd e piller. Zimrî-Addavait prkférfermer les yeux sur ce qui se passait pour ne pas s'exposer h un refus d'obéissance e) Le awat ekallim (la a parole du palais È est un concept trhs nkgatif en Mésopotamiet représenttoutes les intrigues susceptibles d e se passer h la cour royale, luttes d'influence, calomnies, etc. Pour cet emploi de wafdbum 111, on peut proposer le sens d e à laisser exister È f) Le passage offre une sérid'optatifs d'éventualit qui indiquent les diffkrents choix auxquels le gknérase voit peu h peu affronté Pour la forme lu-uz-zi-iz, causatif d ' i z u z z u ~ n ,voir déjles exemples réunidans MARI 3, p. 281-282. Le sens d e kisrâtu est sans doute ici çplan d e combat >>, CC technique militaire È plutô que à régiment È Ibâl-pîenvisage une rkbellion de la troupe qui ira jusqu'h mettre en cause sa faço d e pratiquer l'art militaire. g) Pour ce sens d e p u l l u s u m , a causer des occupations, du souci Èsur un verbe palâsum u êtr occupÃÈ h distinguer soigneusement d e palâsuma voir à (napluszun!), cf. XXVI 36, n. b).
LES CONFLITS DANS LE SINDJAR ET DANS LE NORD On a vu plus haut Zimrî-LÃrkclamer instamment le retour d e ses troupes, ou du moins d'une partie d e celles-ci. D e telles demandes furent présentkeh Hammu-rabi, dhs avant l'attaque finale, sous les murs même d e Larsa. Le déparde tant d e forces vers la Mésopotamicentrale et inférieuravait d à inciter dans le nord de la Haute-Djkzirà des gens audacieux h conquérid e nouveaux territoires aux dkpens de leurs voisins et offrait h des étran gers l'occasion de s'infiltrer dans la riche plaine d e pikmont.
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LES DOCUMENTS EPISTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
E n Z L 10' et I l ' , trois métropoleprincipales se partageaient la régio du Sud-Sindjar : Andarig, Karanà et Kurdâ dont les rois étaienrespectivement Atamrum, Asqur-Addu et Hammu-rabi. Les 2 premiers remplaçaien les rois antérieurQarnî-LÃet Hadnurabi emporté par la tourmente élamiteChaque capitale d e royaume étaidoublépar une seconde ville, souvent sikge d'une ancienne royautéannexépar de récenteconquêtes respectivement: Allahad, Qattari et KasapâLe Sud-Sindjar étaipris entre 2 régiondont l'attraction s'exerçai de façon diverses. De l'autre côt du Sindjar, le pays d'Apû (Tell Leilan) et le piémonnord du Sindjar étaienl'objet de convoitises constantes, chacun des 3 souverains rêvan de les contrôler Débouchaiend'autre pan, au sud et h l'est, 2 routes : l'une qui amenait des rives du Tigre (zone d'EkallâtumIAiGur) l'autre qui reliait à ESnunna, par la Diyala et le Zâ (Za'ibum). Ces 2 routes étaiensuivies périodiquemenpar des arméed'invasion. A ce moment précide son histoire, la régioétaimenacépar les appétitd'ISme-Dagan qui avait récu pérà retour de son exil babylonien, le trôn d'Ekallâtum Petit à petit, on vit apparaîtrde plus en plus sur la scèn les arméede Babylone. La puissance de Mari y étaitrhs présenteDes garnisons occupaient certaines capitales, mais surtout des représentantpermanents de Zimrî-LÃy affirmaient son pouvoir. En ce qui concerne la situation du Sindjar au moment concernà (ZL 1 l'), on se reporde D. tera désormaisdans XXVIl2, aux introductions détaillé Ch., F. J. et B. L. aux lettres émanandu ministre en mission Habdu-malik, ainsi que des généra Yasîm-Eet Iddiyatum. Nous devons h ces 3 personnages des renseignements qui permettent de reconstruire les événemen parfois au fil des jours. Les faits sont cependant suffisamment embrouillépour que tout ne soit plus compréhensiblePour compliquer le tout en effet, les lettres d'IbâI-pî-E alors h la têt des troupes mariotes en Babylonie, donnent l'éch des événemen du Sindjar depuis la cour de Hammu-rabi, oà ils suscitaient souvent une interprétatio diffé rente. Voici grosso modo comment l'on peut restaurer les principaux événement Suite au repli élamiteAtamrum avait perdu sa charge de vice-roi d'ESnunna et on le retrouve établroi d'Allahad. C'est depuis cette ville qu'il s'empara d'Andarig dont le roi Qarnî-Là avait trouvà la mort au cours de ZL 9', lors de la tourmente élamite Atamrum lui-mêm étaifils du Warad-Sîqui avait exercà le pouIl fut donc tenté voir dans la régiosous le règn de ~amsî-Addu
LES OP~RATIONSGUERRIÈRE
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sitô sur le trôn ancestral, de faire alliance avec le fils de Samsî Addu (XXVI 401). D'aprks (592) d'ailleurs, la prise du pouvoir par Atamrum à Andarig avait dà êtr une motivation importante pour Igme-Dagan de retourner chez l u i : eISme-Dagan est arrivà de Babylone à Makilâ qui étaison but et, depuis Makilândes messagers [à lui] ont continuà leur route vers Atamrum, (portant le message suivant) : "Je vais bien ; je suis arrivé.à Ces événemen inquiéthrenfort Hammu-rabi de Kurdà qui songea à une entrevue éclaiavec Zimrî-LÃpour organiser la résistanc(592). La disparition de Hadnu-rabi de Qattari, toujours dans la tourmente de Z L 9', avait fait passer son royaume, avec désormai Karanà pour centre, aux mains d'Asqur-Addu, autre prince local et clairement pro-Mariote, qui avait iliminà par la violence l'ancienne famille royale (XXVI 401). Atarnrum avait cherchà dans un premier temps h composer avec Mari et Babylone: qu'il se range à leurs côtÃcontre les filamites avait étune des conditions de son installation h Allahad (362) ; XXVI 4 0 4 ; (582); (591). Atamrum étaiparti en Babylonie, sans doute pour se faire reconnaîtrpar Hammu-rabi. XXVII 164 et 165 et y recevant un le montrent allant jusqu'à Larsa, alors assiégé accueil peu chaleureux. Une forte armébabylonienne (5 à 8000 hommes) le raccompagna, dont il devait en fait devenir l'otage (XXVI 497 ; 498 ; 500). Des forces mariotes l'accompagnkrent cependant jusqu'h Yabliya (600). Les Babyloniens prirent une place prépondéran h Andarig et Yasîm-Ese vit petit petit évincdu conseil. C'est le moment oh IbâI-pî-commenç à connaîtrle mêm sort en Babylonie auprks de Hammu-rabi. Les deux faits sont trks importants car ils montrent un refroidissement trks net des rapports entre Mari et Babylone. Le roi de Mari étaipourtant allà jusqu'à contracter avec Atamrum une alliance matrimoniale. X 84, 85 et 86 émanenainsi de la princesse mariote Inbatum marié à Atamrum; cf. K. R. Veenhof, RA 76, 12. p. 136-138. Atamrum étaicertainement un homme déjmarià et pourvu de grands enfants mais on ne peut douter que cette femme énergiqun'en devint l'épousde premier rang puisqu'elle exerç la régenc en l'absence d e son royal épouxparédu titre de bêltur (XXVI 433). En contrepartie de l'alliance, Andarig avait dà accueillir une garnison mariote commandépar Yasîm-Ellequel l'avait aidà à reconstituer le royaume de Qamî-LÃ(cf. XXVI 406 ; 409 ; X 84). XXVI 404 montre l'alliance d'Atamrum avec Asqur-Addu de Karanà et son ralliement solennel h Mari, en présenc des envoyéde Babylone et d'Egnunna:
Atamrum, en présencdes Babyloniens, des Esnunnéenet de Turukkéenainsi que des 7 rois qui se tiennent sous ses ordres, a parlà sans ambages en ces termes : "Il n'y a pas d'autre roi que Zimrî-Lî notre père notre frkre aînà celui qui nous ouvre la marche." >> Ces divers arrangements politiques montrent clairement l'hostilità fondamentale entre Andarig et KurdâLes incessantes campagnes d' Atamrum multiplièren en outre les occasions de conflit et le firent débouledans la plaine au nord du Sindjar oh il s'affronta dè lors avec le roi d'Ilân-sûrUn des principaux incidents fut l'affaire de Suhbad qui le fit s'affronter avec Hâya-SÛ qui avait des prétentionconcernant cette ville (307) ; cf. XXVI 405 ; 406; 409). Un tel affrontement suppose qu'Atamrum ait entretemps mis la main sur le royaume d3ApÛ et sa capitale, SubatEnlil. Le soutien apportà par Mari & Atamrum devait, & plus ou moins brèv échéanc entraînele passage de Kurdà & l'alliance avec Ekallâtumce qui étaicertainement fait dè la fin ZL 10' (XXVI 417 ; 5 1l), malgrà les efforts initiaux de Hammu-rabi & ne pas se laisser entraîne(XXVI 405). Un texte fondamental pour la mentalità de l'époquest XXVI 414 qui permet de dater la fameuse a Lettre de l'âpilu de Samas >> (XXVI 194). Dans cette dernière parmi diverses directives religieuses, il est formellement conseillà & Zi--Lî d'assumer la royautà de Kurdâce qui est exprimà sous la forme détournÃd'y fi proclamer un édit-misaruÈc'est&-dire d'agir en souverain qui vient d'êtr introniséIl est difficile de ne pas y voir les efforts du roi d'Andarig (oh le culte de Samai étaiprépondéran pour que le roi de Mari le débarrassde son dangereux voisin. Les grands problème sont dè lors venus de la menace que fit peser Iime-Dagan sur Asqur-Addu de KaranâIl s'étaiinitialement emparà de la Razam! du Sud (XXVI 41 1,415), mettant un terme au De mêm que la frontièr règn et & la vie de Sarrum-kîma-kalî.m de Hadnu-rabi, alors roi de Qaiiarâs'étaitrouvédè lors directement exposé& une attaque (592), il en fut de mêm pour son successeur, le roi de Karanâ(594) montre l'attaque de Karanà par le fils d'ISme-Dagan. Ce faisant, ISme-Dagan prenait à revers ceux qui s'étaienalliécontre Kurdâen attaquant le plus proche et le plus faible. Asqur-Addu tira parti des soucis militaires qu'il pouvait avoir pour ne pas faire le voyage de Mari et accomplir les rites d'allégeancenvers son Seigneur - Yasîm-Edit de lui : a Cet homme craint pour sa vie à (XXVI 412) -, alors qu'Atamrum ac-
complissait le voyage & Mari. La guerre contre ISme-Dagan fit rage en ZL 11' alors que l'essentiel des troupes de Mari se trouvait en Babylonie aider Hammurabi contre Larsa et que la situation se détériora grandement pour les intérêde Zirnrî-LÃdans le nord-ouest de la Haute-Djézirà Habdu-malik (cf. XXVIl2, p. 209 sq.) fut chargà au débude ZL 1 1 ' (mois ii) d'une mission auprè d'Atamrum et de Hammu-rabi de Kurdà pour les réconciliermais le Mariote échoudans ses entreprises. Le débude cette mêm annévit Zimrî-LÃmonter en HauteDjéziret affronter ASlakkà et le pays de HurmiS. Nous ne savons pas trè bien ce qui s'y passait mais manifestement des bouleversements considérables'étaienproduits & ce moment-l& dans la régionLe roi d'filuhhut, Sarrâyagendre de Zimrî-Lî disparut alors de notre documentation et on constate son remplacement par un nouveau roi au nom houmte, Sukru(m)-~eiSub.Les Mariotes victorieux déportèreune vaste population dont une grande partie semble houmtophone. Une autre péripét majeure fut la disparition d'un autre gendre de Zimrî-Lî dans la mêm tourmente, le roi d'ASlakkâ Ibâl-Addu peut-êtr révoltÃLa capture de son harem (cf. P. M., FM II) montre qu'il avait lui-mêm réglleur compte & d'autres princes de la régioncomme Terrum, roi d'UrkiS, ou Ilî-Samà Il est vraisemblable que le dépardes contingents bensim'alites avait attisà les querelles locales de l'Ida-Maras qu'illustrait en détaildepuis la fin de ZL 4', la correspondance d'Itûr-AsdÃchef de la garnison de Nahur. ISme-Dagan, au mêm moment, faisait retraite vers chez lui, sans doute dans la crainte de voir l'armémariote venir l'attaquer. Il ne s'agissait que d'un repli tactique puisque XXVI 420 montre les Ekallâtéeprojeter de venir razzier le Suhûmdonc la province mariote d'aval, profitant du dépardes troupes vers le nord. Il est malheureusement encore trop tô pour bien comprendre le rôl déciside Babylone qui se mit & intervenir localement de faço de plus en plus sensible: au milieu de ZL 11'. le roi de Kurdà est passéen effet, & l'attaque de faço déclarÃet ISmeDagan occupa de nouveau la Razamà du Sud (596). Karanà reçu une garnison mariote et une babylonienne. L'intervention de Babylone fut sans doute la répons& l'intervention d'Esnunna aux côtÃd'I5me-Dagan. Le roi d'Ekallâtu échouen définitivdans ses tentatives parce qu'il fut lâch par son principal alliéoutre qu'il avait de gros problème d'approvisionnement (596), son adversaire Asqur-
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LES DOCUMENTS
6PISTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
Addu ne se laissait pas intimider et ESnunna, vraisemblablement confronté& d'autres problkmes, lui refusa l'aide réclamé C'est le moment que choisit Sâsiyale Turukkéen dont Ekallâtu avait préckdemmenrecherchà l'alliance (602), pour razzier les Bordsdu-Tigre (XXVI 425, 526). Eme-Dagan, épuispar toutes ces tentatives, fut obligÃde se réfugiede nouveau & Babylone. Restait dks lors isolÃle roi de KurdâPour l'affronter, Himdiya, le futur roi d'Andarig, alors simple généra fit une expéditioau Nord-Sindjar vers Subat-~nlilet, trks vite, la ville d'Amaz devint le centre et l'enjeu du conflit. (332) et X 84 montrent la répercus sion de cette intervention jusqu'en Eluhhut. La disparition d' Atamrum est un fait soudain & la fin de ZL 11'. DésormaiBabylone, omniprésentdans la région règl sa succession: Himdiya devint roi d'Andarig (XXVI 440) et Hulâlumfrèr d'Atamrum (cf. A.2603, cità XXVIl2, p. 246), celui d'Allahad, XXVI 440, (299). La situation devint si préoccupantque Meptû mit en étad'alerte toute la régiodu SuhûinF. J. a montrÃqu'au débude ZL 12', donc la dernikre annéd'Esnunna et l'avant-dernikre de Mari, entre 15000 et 28000 soldats babyloniens occupaient le Sud-Sindjar. Dis à mon Seigneur : ainsi parle Haqba-Ahum, ton serviteur. Les Turukkéenétaienvenus au pays de Qattarà au secours de Hadnu-rabi car le pays de QatmÃs'étaimis h réclameavec insistance que Hadnu-rabi fûrestaurà sur son Or le 5e jour, les Turukkéenont quittÃle pays de Qattara car étaien survenues des nouvelles concernant les Guti4g4 et Hammu-rabi (de Kurdâtrks inquieta) m'a communiquÃla nouvelle : à Le temps queb) je me lèv pour me mettre en route, une nouvelle est arrivédepuis la régiod'aval (du Tigre), comme quoi Zazzum, roi du Guti'um, s'approchait avec sa troupe, que des serviteurs d'I5me-Dagan le guidaient, qu'il étaiarrivà au
LES OP6RATIONS GUERRIERES
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pays de QabarÃet occupait la ville485 ;que (d'autre part) I5meDagan étaiarrivà de Babylone h ~ a k i l à ¢ n qui ~ )étaison but, et que depuis Makilândes messagers d'I5me-Dagan avaient continuÃleur route vers chez ~ t a m r u m ~(portant ), le message suivant) : "Je vais bien ; j e suis arrivé. à D'autre part, les Turukkéen m'ont envoyà un message : "Les Guti nous menacente). Oui, nous-mêmes pour sûrnous sommes désormaien position de faiblesse. Or, face aux Guti, allons-nous abandonner nos demeures? En effet, aujourd'hui, les Guti arrivent. Serons-nous chasséde tout ce qu'à l'heure actuelle nous détenons'Gagnerons-nous la montagne'? Nous mettrons-nous h la recherche d'un sol oà v i ~ r e ^ ~ Q ? à "Et, vous-mêmes qu'en est-il? Délaisser(i)ez-vouvos demeures et vos villes et partir(i)ez-vous, devant les ~ u t i ~ ~ ~ ? Faites bien attention à ce qui se passe : joignez vos forces aux nôtre que nous réussissionh bouter hors les ~ u t i ~ ~ ~ . " Voilh ce que les Turukkéenm'ont envoyà comme message. Donc les Turukkéensayant appris la menace de guerre des ~ u t i se~ sont ~ ~levé , et ont quittà Qattarà pour chez eux490. Maintenant je t'écriau sujet d'effectuer un voyage chez
485. L. 11-15 : um-mu-u-mi u-di-mu u-na a-lu-[ki-iu e-te-eb-bu} !tes.-muum if-tu sa-ap-lu-n[u-um im-qu-ut ki-mu\. ^"M-w-umlugal qu-fi-im qu-duu\m su-hi-Su if-hu-m\, nul* ^nui*-hl* [Suni-iu].fa i-nu-ail-na nu-ku-lu nu-ud-du-pu-urkur* [!n'-kas\~*-ad*-n~u*. qci-qu-ar fici-pi-if-fi-nini-Se-ri1*. 487. L. 27-28 : [ult-tu-nu ki-i te-zi-bu-d-\t]li*-ri-ku-nu à u-lu-n\n-kunu, fil *-mi* pu-ni lu-mes qu-ti-i tu-ut-ta-lu-ko. 489. L. 32 : à lu-me5 tu-ru-ku-u tu-kii-um $11lu-me2 qli-fi-i i[?\-me*-ma*, 490. L. 34 : a*-mi* d u ] * - f i - i uif-tu-la*-[uk],
LES oPÉRATIONG U E R R ~ R E S
Zirnrî-LÃet d'avoir une entrevue avec lui. Jadis. Sarrumkîma-kalî.ma occupait des possessions d ' ~ k a 1 l à ¢ t u m et ~ c'ktait lui la fronti2re du Pays. Maintenant, Sarrum-kîma kalî.mest m[ort] et Igme-Dagan occupe le pays de Razamâ Apr2s (la mort de) Sarrum-kîma-kal".ma c'est Hadnu-rabi qui étai devenu la f r 0 n t i 2 r e ~ ~Maintenant, l. (Igme-Dagan) a chassà Hadnu-rabi et le pays de Qa@ra est totalement "déboussoléi Moi-même me voilh devenu la frontière)) Pour l'heure, Zi--Lî rkside h Mari et le temps est trop court pour faire l'aller et le retour de Mari car l'ennemi va envahir le pays. C'est la paniquek)! Envoie un message chez Zimrî-LÃpour qu'il monte1) ? Saggarâtum i Il faut que la nouvelle m'en arrive rapidement492 pour que je me mette en route et aie une entrevue avec lui h Saggarâtumen sorte de pouvoir revenir rapidement et préservela capitalem) du pays. S'il n'en est pas ainsi, que Zimrî-LÃait un empêchementnh et ne (peut) monte(r) h Saggarâtumqu'une réponsme parvienne rapidement afin que je ne bouge pas et préservla capitale du s494. ; Quant h toi, je t'ai compl2tement instruit de l'affaire ;écri chez ton Seigneur pour que me parvienne rapidement une réponseà Voilh ce que m'a dit Hammu-rabi. A l'heure actuelle, mon Seigneur doit rkfléchien fonction de sa grande royautk. S'il
491. L. 36-42 : f"1 it-ti zi-im-ri-lui-im na-[an-mu-ri-im us-M-ru-kumJ, ' 6-gal-ha i-k[u-al],il pu-ut-ti pu-na-nu-um \ag&l-ki-ka-11-im1, na-ab-&-ut . . ma-tim Su-[i-ma].i-na-an-na \a&&[-ki-ka-11-ma. im-[tu-uf\.à iS-me-^da-ga~ mu-a-ut ra-z.a-ma-uh i-[ka-ul],wu-ar-ki •asd-ki-ku-li-iIlla-ud-nu-ru-bi a*-[napu-tim tu-ur].
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doit monter à Saggarâtumqu'il me l'écrivque je serve de guide h Hammu-rabi et parte pour chez mon seigneuf19^. S'il n'en est point ainsi et que mon Seigneur ne doive pas monter h Saggarâtumqu'il me fasse porter réponsà ma lettre, que je reçoiv mes instructions e t n'aille point chez mon seigneur496. Mon Seigneur doit prendre connaissance de ces nouvelles et me faire porter réponsh ma tablette pour que je puisse faire ce qu'il m'kcrira. Bibliographie: transcription de G. D. publiépar D. Ch. et J.-M. D., N Le nom antique de Tell Rimah È RA 81, 1987, p. 132-133. Note : depuis l'kdition de la transcription de G. D., la tablette a ét retrouvéet nettoyéeLa traduction et le commentaire présentÃici sont nouveaux et incombent A moi seul. Si plusieurs corrections de la transcription de G. D. avaient étpossibles a priori, on verra que d'autres étaienmalheureusement insoupçonnables La date du texte doit êtr (contrairement A ce qui a étproposà dans RA 81) ZL 10', vers le milieu de l'anné(cf. XXVIl2, p. 41, n. 89), au moment oà effectivement Hammu-rabi de Kurdà vient voir Zimrî-LÃUusqu'A Mari en fait). Il faut donc en tirer des consé quences trks importantes pour les dates finales de Sarrum-kîma kalî.mde Razamà et de Hadnu-rabi de QattarâLe premier dut disparaîtrdans la tourmente de la fin de ZL 9', au moment de l'invasion des Elamites, et le second dans les troubles qui virent la retraite de ces derniers. a) J'ai interpréte i-si-ir à comme équivalenA e s i r , permansif, avec notation de e- initial par le signe 1, ce qui arrive mêm lorsque e- est un préfixpersonnel. Esêru signifiant à exercer des pressions sur quelqu'un à (CAD E, p. 333b), le permansif a le sens d'e êtr stressÃÈ b) Pour adî-m signifiant à dans le temps oh. .. È cf. 1. 47. c) La ville de Makilâ est autrement inconnue. Peut-êtr s'agitil d'une variante de Magalà que RGTC 3, p. 155, place sur le Tigre entre Samarra' et Bagdad, deux stations avant Sippar. Il s'agit en
492. L. 50: a-na sa-ga-ru-tim li-Sa-qé*-nzuar-hi-if pi-mu-un1 li-sf-puam-ma. 493. L. 53 : Sum-mu la ke-em-ma zi-im-ri-li-in1 i-nu mu-ri^ si-hu*-tunl* iSu-ma. 494. L. 56 : a-na-ku lu ka-le-ku* qa-qa-ad mu-u-tim lu-ki-[il'\.
4%. L, 67 : $vu-i-ur-tilu-ul-qé-ma-na je-er he-li-ira
(il-lu-ukl.
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LES oPI?RATIONS G U E R R ~ R E S
tout cas d'une ville qui est sur la route entre Babylone et Ekallâtu et à un embranchement par oà l'on pouvait obliquer vers le nord-ouest pour rejoindre Atarnrum à Andarig. d) Contrairement h ce qui avait étproposà dans RA 8 1, p. 133, Atamrum est sans doute déjroi d'Andarig. e) En m. à m. : leurs faces sont placéevers nous È expression qui indique à la fois une intention de faire quelque chose et un mouvement en direction de quelqu'un. f) Le texte montre les trois solutions envisagéepar les Turukkéen: a) se battre pour leur patrie (guerre) ; b) se replier dans la montagne, en abandonnant leurs installations de plaine (guérilladepuis une régio inaccessible) ; c) quitter leur pays (exode). Ces 3 solutions ont dà êtr mises en pratique, à tour de rôle à en juger par notre documentation sur ce peuple turbulent. g) L'écritur lugd-ki-ka-li-ma à au lieu de lugal-ki-nza-ka-lima est courante à Mari et doit représentel'emploi dialectal de kà pour kîma h) Contrairement h ce qui a étproposà dans RA 81, p. 144, n. 8 1, je préfèla lecture n a b t d t à n a p t à ¢ (plur. de n a p i t t u m ) . D'aprks le nouveau contexte établpar les collations, ce terme doit signifier possessions territorial es^. Les dictionnaires ne connaissent que nabfi'um (Ãein Depositum È uniquement attestà en paléoassyriend'aprks AHw, p. 699a). Nabfâtu peut en êtr le pluriel, mais rien n'empêch de supposer un terme *nabs"turn, ce qui permettrait de le séparedu terme paléoassyrie qui a une signification tout autre. i) En m. li m. : son esprit est parti. >> j) On voit l'extrêm intérÃde ce texte qui donne l'ordre des étattampons entre le royaume d'Ekallâtu et KurdâEn revanche. Andarig est directement accessible depuis Ekallâtumce que nous savions par le remarquable (442). Andarig doit donc êtr le pendant à l'ouest du royaume de la Razamà du Sud, à l'est. k) La collation confirme à pu-ha-tunz >>. Cette expression représentune phrase nominale. Pahattum est le mêm substantif que dans (504), ob il signifie (en mêm contexte) terreur È panique (devant l'invasion ennemie). 1) Cet usage absolu de hqqfirn pour signifier remonter un fleuve est typique de Mari et de Tell Rimah. m) Pour qaqqadzim signifiant capitale È cf. t. 1, p. 546, (350) n. r). n) Sibfitum signifie souvent à Mari déside terminer quelque chose>, en opposition à hitihtum, déside quelque chose qui
manque B. Il désigndonc la tâch inachevéqui empêch d'en commencer une autre ; cf. 1 24+ : 18, oà sibfitum représentla conquêt inachevéde Qabrâqui empêch Samsî-Addd'engager l'expéditio de QatnâSiblîta raflîrrevient donc souvent h dire avoir un empêchemenÈ Ã
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. d e mon service, sont épuisé Dans ... ils prendront ... C e s hommes recevront une mission au sujet d e l a tour et d u bélierIl m e faut prendre garde ?i dire devant eux : à Hadnurabi, le prince d e Qattarâ,.. >> Bibliographie : fragment publià par D. Ch. et J.-M. D., Le nom antique de Tell Rimah È RA&\, 1987, p. 134. Note: ce petit fragment, non situable tant qu'un joint n'aura pas étfait, a le grand intérÃde montrer les liens privilégiÃde Hadnu-rabi avec Qattarà dont il est originaire, non avec Karanà qu'il a conquise. Ã
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yasîm-El ton serviteur. L e jour ou je suis entrà dans KaranâHaqba-Hammà n'étai pas là Il étaien train d'assiégela ville d e . . .urranâa)L e lendemain, selon la mission dont mon Seigneur m'avait chargé je suis arrivà chez Asqur-Adcl11 et, au sujet d e son voyage, je lui ai dit ceci : à S i tu as l'intention d'aller chez mon Seigneur, alors je vais donner des instructions, en m e montrant trè explicite, à 300 soldats d e la garnison et ?i leur chef, (tous gens) éprouvà que mon Seigneur a affectéici pour la garde d e l a ville, du palais et d e la grand-porte. Quant à moi, avec l e reste d e m a troupe, je te servirai d e guide et t'escorterai chez ton Père VoilÃle discours qu'entre autres choses j'ai dit et développà Alors, il m ' a répond: ((11 faut q u e H a q b a - H a m m à revienne, que nous nous concertions, lui et moi, pour que nous puissions te répondrà propos du voyage. 3 jours aprè mon entré(au palais), Haqba-Hammà a interrompub) (son entre-
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LES OPI~ATIONS G U E ~ R E S
; Puisque ton voyage chez ton Pèr est retardé je veux bien te laisser l'arméqui a étassignéh ta protectionm) sur l'ordre de ton Pèr ; mais moi. il me faut m'en aller chez mon Seigneur! à Voilh ce que je lui ai dit et il m'a répondainsi : à Voilh que mon Pèr t'a envoyà ici mêm pour affermir les assises de mon trôn et tranquilliser mon pays, mais que toi, maintenant, tu m'abandonnes et t'en vas! Tant que je n'aurai pas réalismon projet au moyen de l'arméde mon Pèr et que je n'aurai pas fait entreprendre toutes mes dispositions, tu n'es pas libre de tes mouvements! C'est ensemble que nous partirons! à Et du fait que mon Seigneur m'a écriceci : à Tu feras ce qu'il te dira È voilh pourquoi je me range h son avisn). Maintenant, le lendemain du jour oà je fais porter cette tablette vers mon Seigneur, on doit envoyer en mission0) Menîruet Yatar-Salim, frère?de Haqba-Hamrnûet ils partiront pour chez mon Seigneur. Menîruapportera chez mon Seigneur tous détailsconcernant l'annonce de son@ voyage ou de son non-voyage. Autre chose : parmi les 300 soldats de garnison que mon Seigneur a affectéh garnison h l'intérieude Karanâon^ avait fait des consultations oraculaires concernant le sort de Qattarâ Les présagese trouvaient êtr trè mauvais. 11s^ m'avaient adressà la parole en ces termes : << Il ne faudrait pas que l'on s'empare de cette ville alors que vous ête là et qu'il se produise une catastrophe! Envoyez 100 hommes de troupe pour qu'ils gardent cette ville! D Menîruet moi-mêmenous avons délibé ensemble et les 100 soldats souhéenavec Yaqqim-L"m h leur tête ayant fait des consultations oraculaires pour le sort de cette troupe et au vu des présagefavorables, je les ai envoyésEn attendant (d'avoir à s'occuper) des vaches, la troupe gardera avec Iddiyatum la grand-porte de ~ a r a n à ¢Il~ n'y ~ * aura pas de
prise) et je suis revenu par devant tous deux sur le sujet de la mission (que) mon Seigneur (m'avait confiée;je lui ai parlà de son voyage chez mon Seigneur et il m'a réponden ces termes : à Nous allons faire le voyage, Haqba-Hammà et moi. Mais est-il décenque j'aille chez mon pèr les mains vides? Il y a une ville qui me cause du soucic). Puisque l'arméde mon pèr est là je veux y entrer de vive forced)! Je dois faire entreprendre toutes mes dispositions pour tranquilliser mon pays et faire les consultations oraculaires concernant le sort de mon payse). Alors Haqba-Hammà et moi-même nous irons chez mon pèreà Dans leur propos, je n'entends parler que de leur voyage, mais leur décisiovéritablefl je ne la connais pas encore. Avant que l'arméde mon Seigneur n'arrive à Karanâson pays étai et lui-mêm étaiinquieth). Depuis le jour oà je suis arrivà chez lui, son pays a retrouvà le calme et luimêm a raffermi ses assises. Car 2 jours avant que je n'approchei) avec ma troupe^^ de KaranâMut-Asqur, le fils d71SmeDagan, ayant pris la têt des 2000 soldats de Babylone et des 2000 d'Ekallâtu et d'Assur, s'étaiinstallà h l'intérieude RazamâIl se donnait Karanà comme objectif. L'apprenant, je m'étaihâtde venir avec mon arméh l'aide de Karanà MutAsqur, informk, avait retenu les 4000 hommes de troupe mobiliséet il (ne fit que) s'emparer du grain pour (l'emporter à Ekallâtu depuis Razamâ Étandonnà que cette armén'avait rien pu faire, AsqurAddu a proclamà haut et fort)) : <est mon Pèr qui m'a rendu la vie. à Si l'arméde mon Seigneur avait tardékd'un seul jour, depuis longtemps la ville de Karanà aurait étprise. Maintenant, depuis le jour oà l'arméde mon Seigneur est arrivéà Karanâson pays a retrouvà le calme et pourtant luimêm tarde à se mettre en route! Voyant bien que l'affaire de son voyage étai bancale1),je lui ai ainsi parlÃ: 497. L. 31 : ... a-na ka-ru-[nu]-uki*-DE*-eh-lui-ti.
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498. L. 70 : [al*-[ai*la*-a*-tim $a-bu-umif-fiid-di-ia-fima-bu-ul ka-rur~a^i,
f) gamrum (m. à m. : à complet È inclut ici l'aboutissement final des atermoiements. g) Le verbe salâlun~dormir È est couramment employk dans la langue de Mari en rkfkrence à une ville vaincue, aprks sa dkfaite ; cf. XXVII 161 : 8 (Larsa) et A.3073 (XXVV3) (Einunna). h) La forme h à ¢ est considérÃici comme le permansif de È malhâium se faire du souci È et non de haiâium se réjoui gr6 AHw, p. 333b. i) La forme II [uhhfim signifie à Mari faire approcher à ; il faut supplker ici un sdbam sous-entendu. Pour l'emploi absolu d'un verbe de mouvement à la forme II, cf. (592), n. l), à propos de iuqqûm remonter un fleuve en bateau È j) Le substantif tukkum qui désigngénéraleme la rumeur à (souvent alarmante) a ici le sens de parole proclaméhaut et fort È k) Pour un emploi similaire de muqqum, cf. XXVI 416 : 7. 1) La mêm expression se retrouve dans XXVI 413 : 5. Le verbe pussulum fait habituellement réfkrencà un dkfaut physique (cf. AHw, p. 882b, estropier>); cf. l'emploi de la forme 112, dans 1 1 17 : 12 : à Les prksages ont mal tournk (ip-ta-as-la).D m) En m. à m. : Je veux te laisser la troupe de sauvegarde (sabunt ndsirum) qui a kt6 affectke selon l'ordre verbal de ton Pkre. à n) Pour qaqqadam ana NP kulluni, se ranger à l'avis de È cf. XXVI 41 3 : 46-48. O) La forme ~~ta-a-ru-nim ne doit pas venir de târu (F. J. on devait me renvoyer È mais de wu"ilrum. p) Il s'agit bien du à frkre È non du bras à comme le propose St. Dalley, OBTR, p. 9, n. 66. Ce lien de parent6 entre Yatar-Salim et Haqba-Hammii est confirmà par Iddiyatum, XXVI 51 1 ; cf. déj XVI11, p. 235. q) à savoir d'Asqur-Addu. r) On à et Ils à représentici les devins È s) La collation (1995) a permis de retrouver ici Kawalhûni forme de Kalhii à l'kpoque amomte. Le toponyme est bien attestk dans les dossiers de Yasîm-E et d'Iddiyatum. t) Peut-êtr rencontre-t-on un kcho de cette affaire dans XXVI 413 : 49-55.
négligencconcernant la garde de la grand-porte. En outre au sujet de la ville de ~ a w a l h u m qu'Erne-Dagan ~) retenait, je l'ai fait revenir4^ 21 Asqur-Addu. Lorsque les Anciens de la ville sont venus, Asqur-Addu leur a donnà des présent; ils sont retournévers leur ville. Il a pris possession de cette ville, mais les gens ont étlaissélibres. AsqurAddu.. . Au sujet du prince de ~ a z a m Ãqui ¢ ~ a.. . de devant.. . il a écri2I cause de lui.. . Il a écri 2I Asqur-Addu en vue de se faire livrer l'individu500. Apprenant cela, j'ai apostrophà HaqbaHamm0 en ces termes : <
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Bibliographie : republiÃpar F. J. comme XXVI 41 1 ; recollationné a) Il est certain qu'il ne s'agit pas ici de Karanâassikgke par Haqba-Hammii,contra OBTR, p. 10. b) Pour l'emploi à Mari du verbe kaiâ!zim avec le sens d'Ãinterrompre È cf. 1 66 : 7 : N'interromps pas cette caravane! à c) Cet emploi métaphoriqude iaqâlu se retrouve dans l'inédiA.3460: 13 : Je suis dans la gên à (i-na @si'-ka-tim ia-aqla-ku) : cf. XXVI 320, n. b). Sans doute s'agit-il de la ville dont Haqba-Hammà a interrompu le sikge (cf. 1. 16). d) Le verbe hepûm briser>, se dit couramment à Mari pour prendre une ville d'assaut È e) Les même prktextes, avouécomme tels, se retrouvent dans la lettre inéditM.5555 : Et, moi, voici le prktexte (te-qi-tan?)que j'ai mis en avant : "Il faut que je prenne mes dispositions, puis que je sacrifie à mes dieux, alors je prendrai la têt de mes troupes et je rejoindrai l'empereur." Ã
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i 500. L. 78 : [ O O O ] if-pu-ru-am \as?Suni}lu Se-tu Li-iiii-ail-di-nu-Sud
501. L. 83 : [u-nu nu-du-ni-Su]pa-lui-am etc
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yasîm-El ton serviteur. Yaqqim-Lîm le serviteur de mon Seigneur, qui est en gar-
LES OPERATIONS GUERRI~RES
b) Pour la prise de Nusar, cf. XXVI 5 14 et 5 15. c) Pour gab'um signifiant à crêt à falaise È cf. NABU 89/55. d) Ce terme n a s r u m a éttraduit par D. Ch., Bulletin d e la Sociét canadienne des étudemésopotamiennes23, 1992, p. 3 1, n. 18 à discret È Cette traduction, en soi possible, ne convient pas ici car le message de Samas devait recevoir une publicità maximale. Le rôl des témoinen revanche, d'aprè des textes parallkles (cf. XXVU3, à L'affaire d'Alahtum È) devait consister à s'assurer que la tablette serait bien transmise à son royal destinataire ; c'est l'équivalende nos à lettres recommandée È e ) Construction de Sapâru avec double accusatif; cf. t. 1, p. 635, (438) n. g). f) Ce scribe (bien attesté portait un nom sum6rien prémonitoir puisqu'il signifie à Il-appartient-&Samai (Utu-ak-am). g) il s'agit de XXVI 194, lettre dite à de l'âpilu de ¤amaÈ
nison à Qatmg, m'a envoyÃle message suivant : à Des messagers d'Ekallâtu se trouvent depuis 10 jours à l'intérieude Qattari et on les a cachéà mon Seigneur. Jusqu'à ce que ...
O ab du-malik502. . .
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Voilà ce qu'il m'a kcrit503. 2 jours aprè son message, un homme de.. . atuma), m'est arrivé Il apportait chez moi ce message-ci504 : à Une troupe d7Ekallâtu a agressà la ville de NUS& et a emportà bovins et ovins. à J'envoie à mon Seigneur la nouvelle que l'on m'a annoncée Par ailleurs voilà qu'on va amener d'Andarig à Mari 30 esclaves adultes mâleet 30 esclaves enfants mâlesJe ne sais pas si on doit amener ces esclaves au palais ou si je dois les amener pour les confier aux chefs de service. Au sujet de la stèl à extraire des crêtesc)objet de la lettre de mon Seigneur, voici que je l'ai extraite et l'ai fait porter chez mon Seigneur. est venu me Autre chose : Atamrum, le répondande dire ceci : à Envoie-moi un scribe trè soigneuxd) que je lui fasse mettre par écrile message que $amas a envoyÃpar mon intermédiaireepour le roi. VoilÃce qu'il m'a dit. J'ai envoyà ~ t u k a m fet ) il a kcrit cette tablette'). En outre cet individu m'a suscitk des témoinet m'a dit ceci : à Fais porter cette tablette rapidement et que (Zimrî-Lî agisse, selon ce qui y est dit. à Voilà ce qu'il a dit. Maintenant, je fais porter chez mon Seigneur cette tablette. Bibliographie: republiéaugment6 de son joint A.431, par F. J., comme XXVI 414. a) La restauration par F. J. d'Ekallatéen'est pas du tout sûr: il avertirait contre les agissements de ses concitoyens!
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502. L. 8 : a-\dli Sa [...lia-O*-rdul*-[rl~]u*-hk. 503. L. 10 : un-ni-rum [;a-y;-im-li-imiS-pu-ru-~JII]. 504. L. 12-13 :
... i[k*-5u-du-u~1-ni-m~], a-JIO se-ri-i\a nd-pu-ar-t(l~n1.
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle ton serviteur Iddiyatum. Igme-Dagan est entrà à Razamà avec les ESnunnéenet la rumeur publique m'apprend qu'ils s'apprêten à aller piller ~asârum~) D'autre part, Yatar-Salim m'a déclarceci : à Un messager d'ISme-Dagan est venu dire à Asqur-Addu : "Fais sortir la troupe505b) du Mariote ; nous n'avons qu'un ennemi : c'est Andarig. Oui, il est le seul puisque Hammu-rabi vient de se retirer du pays oà il étaiallk." )> Au moins par deux fois, j'ai écrià mon Seigneur en ces termes : N ISme-Dagan cherche alliancec). Pour l'heure, cet homme a dévor(son) grain506. C'est la seule raison pour laquelle il cherche alliance ; il ne démobilispas. Autre chose : yansibumd), en compagnie de Yasîm-E et de Bêl-Sunu est allà à Andarig pour prendre la têt de l'arméee babylonienne. Bibliographie : republiÃpar B. L. comme XXVI 5 13. Ã
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LES OPÉRATION GUERR&RES
a) L'absence de *" aprè h a ~ à ¢ r upourrait garder pour ce terme la traduction courante de à parc a bétail; cf. cependant 1. 15, Andarig sans fi. Il existe une località nomméHasârumk(XXVI 427). qui, sous la forme Hisârumf(A.1180), se trouve situéA proximità de Qattarà et de Nusar, ce qui convient trks bien au présencontexte. b) XVU1, p. 55, a vu ici le NP Ah-râmsans parallkle. Puhrum (B. L.) est possible mais inédipour signifier à garnison à ; on peut garder l'idé en supposant une mégraphi < p i > - i h - r a - a m , ::troupes rkgulikres È Les propos d'Erne-Dagan montrent que la raison d'êtr de la garnison mariote de Karanà étaide s'opposer à Ekallâtu ; son déparpermettrait une alliance Karanâ-Ekallât contre Andarig. c) A H w , p. 1309, comprend le verbe comme une forme II de talâlumCe dernier est maintenant bien attestà A Mari avec le sens d'a êtr alliÃà ; cf. MARI 8, p. 365. La traduction de tulluluï par à rechercher une alliance à est contextuelle. d) XXVI 427 montre que l'individu, mentionnà par les lettres de MenîrumYasîm-Eet Munawwirum, est le ministre d'AsqurAddu. e) Cf. XXVI 423 ; pour sâbi A la 1. 27, cf. XXVI 424 10.
597 [VI 291 Dis A mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. Nagukre, ~ a t t i n - Ã Š r est a revenu avec l'arméqui étaien garnison507 à KaranâA l'heure actuelle, Yasîm-Em'est arrivéIl est revenu avec un serviteur d'Iddiyatum. C'est Iddiyatum qui résidavec l'armé(ainsi que) ~ à » m à » - Ã Š r a h ~ Il faut que mon Seigneur expédiquelqu'un qui résiderparmi eux ainsi que les directives dont il le chargera. Je me suis renseignà sur l'étade la ville: le mur est entourÃpar un glacisa) et le palais est encerclébpar un glacis et un fosséso9Maintenant, l'arméqui forme la garnison s'occupe de garder le mur et la porte. Résideront-ila u
palais5 1°Mon Seigneur doit m'écrirce qu'il doit en êtr de son lieu de résidence L7armé est arrivéd'une traite51 aujourd'hui au soir^. a) Pour le iulhGm, à renforcement glacis Ècf. t. 1, p. 300301, (165) n. b). È
b) sahâru + acc. signifie faire un cercle comportant.. . >>. c) J.-R. K. a traduit: à Aujourd'hui, au soir, les hommes se mettront en route*, mais outre qu'on ne connaî pas - sauf exception (XXVIl2 317) - de marche de nuit È la troupe vient d'arriver. La phrase doit donc êtr comprise comme une de ces précisiontemporelles ajoutéein extremis A une lettre.
598 [II 411 Dis A mon Seigneur : ainsi parle ton serviteur Habdu-malik. Lorsque je suis parti de chez lui, mon Seigneur m'a envoyà en mission chez Atamrum A Subat-Enlil et chez Hammu-rabi A KasapâJe suis arrivÃA QatmnânOn m'a dit ceci : à Atamrum vient d'entrer A Andarig. à Mais il y en a qui me disaient : à C'est A Subat-Enlil qu'il se trouve. à Du moment que les avis étaiendivergents5 12, aprks réflexionje suis parti pour sapurratâa)en me disant : à S'il résidà Subat-Enlil, il faut que je passe par la pisteb) et s'il résidA Andarig, j e dois d e toute facon p a s s e r par 1~513.A mon arrivéA Sapurratâon m'a dit ceci : à Atamrum est parti de Subat-Enlil, (il est encore) à l'intérieudu en route vers ~ n d a r i g ~ l ' . (1 12 manque.) De plus Atammm a écriceci au prince de KaranÃ
510. L. 19-22: i-na-an-nu su-bu-\um su i g - S u - [ b u ] , du-ru-utn i-nu-\ii$fa-Iur*, u-bu-ul-lu-cim [i-ria-af-sa-alr* (PRQ n'est pas possible), é-kdl-lu-un [US-Sa-b]u*-fil*. 5 11. L. 27 : il-5[e-Si]-ir. 5 12. L. 10 : .. . k i - r n [KJ-mu-umi . F - w , 5 13. L. 13 : ... un-ria-n[u-u]m-ma[lu-te-eq].
509. L. 18 : M he-ri-tum i-su-[di-!du*-ur*.
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514. L. 16 : u-na [ u n ] - a u - r l i - i p [pu-nu-Su Sa-uk-nu]
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LES DOCUMENTS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
à Pourquoi tes messagers ne cessent-ils de faire route avec les messagers d'Erne-Dagan et lui livres-tu du grain h satié téd)à Lui a répondceci : à Jusqu'à ce que mon Pèr Zimrî Lîme l'écriveje ne changerai pas d'attitudee). à Voilà ce qu'il lui a répondu Présentement que mon Seigneur m'écrivce qu'il convient de faire.
Bibliographie : republiÃpar D. Ch. comme XXVI 387. a) A en croire l'inédiM.13053 (sa-pu-ur-ra-ta-a^), on a ici une graphie d6fective de SapurratâCette ville, encore peu attestée est manifestement situéau nord-est de Qattunânsur la route d' Andarig. D'aprè son nom (à Enclos È) il devait s'agir d'un lieudit oh se réunissaienles troupeaux; cf. n. suivante. Si depuis Sapurratâon pouvait encore rejoindre Subat-~nlil,elle ne pouvait êtr cependant trop h l'est; au mieux pouvait-on gagner la passe de KasapÃh partir de cette bourgade. Ce devait donc êtr un lieu de carrefour naturel. b) L'hapax hadgan1mali1 de XV, p. 203, niexiste pas et il faut retrouver ici le terme haDqum qui est document6 par OBTR 1 : 28, pour désigneun endroit oà l'on risque de manquer d'eau : à Tu : "Rencontrons-nous dans le haDqum." Bon! nous nous m'as écri rencontrerons dans le ha Dqum, mais une troupe considérabloà boira-t-elle? La troupe ne sera-t-elle pas mécontenteà En échang Zimrî-Là propose qu'on se retrouve à Qatmnânsur le Habur, oh il n'y aurait pas de problèmed'eau. J. Sasson, JAOS 100, 1980, p. 454, proposait d'y voir un toponyme. Ce n'est sans doute pas le cas, mais il faut garder de sa remarque que, dans OBTR comme dans ce texte, le haDqum désign une seule et mêm r6gion de Syrie. A l'époquamorrite les termes de géographidescriptive ne sont jamais que des toponymes parque l'exemple d'OBTR) ticuliers. A H w , p. 1558a (qui ne connaî propose un rapprochement avec l'hébre k d e q qui désigneà deux reprises dans la Bible, une plante épineuseCe serait une faço de désignela à steppe des épineuÈ C'est possible, mais il faut garder h l'esprit la possibilità qu'il s'agisse d'un substantif sur un verbe 'atâqu = akkadien etêqu : l'endroit oà l'on poursuit sa route. Il pourrait équivaloih n~êtequ qui désignla voie de parcours que suit un troupeau ou une arméeLexicalement, rnêtequ glose le sumériehar.ra.an. On souligne, h l'occasion. qu'il n'y a pas de ~nêtequ dans une montagne escarpée
Ce 'atqum pourrait donc correspondre au mot vieux françai trac à et désignela piste qui coupe h travers la steppe, sans suivre le cours de la vall6e ( " a n ~ q u ~ l'à n , endroit en creux >>, construit sur 'MQ, à êtr profond È) kventuellement (comme c'&ait aussi l'usage pour à trac È la piste tracépar les animaux sauvages. Le 'atqum peut donc avoir 6tÃle parcours des troupeaux qui allaient chercher le sel au Sud-Sindjar. c) Il n'est pas encore passà par KasapÃet se trouve toujours au nord du Sindjar. d) Sib'wn, à satiétà ; terme attestk uniquement ici. e) (D. Ch. ) ; ou encore : Ãje ne lui montrerai pas d'hostilitÃÈ Ã
599 [II 421 Dis h mon Seigneur : ainsi parle ton serviteur Iddiyatum. La troupe et la ville de Karanâçva. Le 25 du mois d'Abum (iv), le Turukkéea franchi le Tigrk et il est al16 au pays de.. . Puis il a assiégla ville d 3 ~ s n à ¢ a ) alors que la ville d'AsnÃest à une distance d'environ 2 doubles lieues et 112~)de Ninêt Ayant mis le sikge devant cette ville, il lui a proposà un pacte de non-agression, avec installation de garnison et demande de son roic) (en otage). Bien qu'on ne lui ait pas donnÃce qu'il demandait5^, il a proposà h nouveau un pacte de non-agression. Ayant appris cette nouvelle, je l'avais envoyéchez mon Seigneur, mais les serviteurs que j'avais envoy6s chez mon Seigneur sont revenus chez moi. Alors qu'ils étaienpartis pour Mari, ... s'est opposà à leur marche vers Mari, disant : *N'allez pas! A l'heure actuelle, l'ennemi pille tout v o y geur. à Or, la troupe qui étaih ma disposition étai peu nombreuse. J e ne suis pas entrÃdans...516. (2+5 1. manquent.)
515. L. 1 0 : [ki-mu Sa i-r]i*-.fulu id-di-nu-.fun1etc. 5 16. L. 15-20 : [i-iiu-mu a-n\a* ma-ri^ if-t[ci*-cil-ku-iiiin],[... u-n\a* inciri^ ci-na pu*-ni*-[fu-nu ip-ri-ik], [uii1-iiia-~-mi] la fa-al-l[u-kni - i ~ u - a i ~ - i ~ a ] , u - l i k kaskal-a] lG-kGr if-ni-na-di-lii-[il\,\su-bu-uni su} i-nu (ici-fi-icii-ha-us¥su [ i - i d , [...\a*-ma lZ-ul e*-ru*-[ub...\.
A propos de ... il a déclarcceci : Il y a 3 jours517, ils se Ã
sont emparéde x hommes, 5 femmes et 6 enfants dans leurs villages, puis ils les ont tuésAprè enquêt sur eux, on a pris ce qui constituait leur part. à Alors Asqur-Addu est allà avec son arméh... pour la prendre de force. Les ennemis ayant alors appris cela518 sont partis. Asqur-Addu et ses troupes vont bien. Autre chose : Isme-Dagan et l9E3nunnéeétaienà sur^. Assur s'apprêtai h une expédition h k r a p h a 5 19. On a révé l'affaire h Isme-Dagan; il a fait arrête les 6 escorteursf) d'Assur avec leur chef Assur-nâsir L'ESnunnéenune fois revenu h ~ k a l l à ¢ t u amdéclar ~ ~ ~ à Igme-Dagan : à On aurait dite) que que tu avais peur521. à Ce à quoi Isme-Dagan a rc5pondu : à Si tu t'en vas, on pillera mon pays et je serai obligà de le quitter522. à ~ t a l l i a~ donnà ) cette information h.. ., messager d9Asqur~ddu'). Bibliographie: republiÃpar B. L. comme XXVI 518. a) La lecture du toponyme n'est pas assuréeAZ ou UK sont indiscernables dans la graphie de Mari. S'il y a encore un signe devant AZKJK il ne peut qu'êtr trè petit. Cette ville pourrait êtr 2 mettre en rapport avec celle que l'on trouve dans la lettre de Yasîm-El XXV1415 : 7. b) Pour bêra u ziizam, cf. (548) n. b). c) Les verbes sont de conatu puisque cela ne s'est pas réalisÃ
5 17. L. 2' : [u4 r]i*-bu-am-maetc. 518. L. 7' : fi-nu li£.-p[i-Si]l-fi-ik-mtilu ria-uk*-r[u*-ujm* rifl*-mu-mu. 519. L. 10' : [i-na us-Su-u&] wu-as-bu aS-Su-ur^1,a-na [mu-tu-/il-ku-tim a-ria or-ru-up-lii-imk. 520. L. 15'-16' : ... ci-li-ik pu-ni-Su-[iiu ik-si-Su-ru-ri],lu &s-nun-nak1i-nu i-kdl-lfa-timbw-ur-ma].
d) A la 1. 16', la place ne permet pas d'y retrouver le nom de la ville d'Ekallâtu (B. L.). e) J'ai conjecturéd'aprè les traces, un *~nuttallikfitumqui serait un synonyme de muttalliktwn, à commerce B. f) muttarrtim serait un à cheflguide de caravane (AHw, p. 689, n A D Ml2, p. 310b) ; le à ein Karawanenfuhrer~; de w à ¢ r u ~C contexte invite ti donner ici ti ce mot le sens d'Ãescorteur comme l'étymologiy autorise. g) L'emploi de l'irréeest certainement ici une marque de politesse! h) Il faut sans doute considérequ'Atalli est une forme à du Nord à pour Etelli. i) Sans doute, fin du texte et rien sur la partie droite du côtà Ã
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600 [II 1201 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Buqâqumton serviteur. Le district, çva. Je suis allà h Yabliya, au-devant d'Atamrum. J'ai rencontrà Zimrî-AdduMenîru et Kibsî-AdduIls m'ont donnà des nouvelles. M'étanapproché j'ai demandÃà Atamrum : à Dis-moi par où52 tu veux passer, que je puisse envoyer une information sûrh mon Seigneur! :: Atamrum m'a répond ceci: nous irons jusqu'h ~a~îratA um ~ ~ ~ ~ )nous réfléchiro Sapîratum pour savoir si je vais à Mari ou si je dois couperb) par la steppe. Nous enverrons (alors) une information sûre:: Il va longer le fleuve, mais en passant par la limite (de la zone steppique). Une fois h Sapîratumj'écrira h mon Seigneur ce qu'il doit en êtr de son déplacement Autre chose : j'ai estimécla troupe qui va avec lui : elle est d'environ 6000^. Bibliographie : republiÃpar S. L., comme XXVI 500. a) Ce toponyme, lu par l'éditeuSaggarâtu (du Habur).
52 1 . L. 18' : um-mu-mi tu-Ku-mu pu-al-lia-tu]. 522. L. 20'-22' : tu-ut-ta-al-[la-uk-maina-ri], i-mu-US-sa-'Lu*Ã a-nuku], i - w mu-t[i*-iud-Se-su-ni-in-ni].
523. L. 10 : [g-e]m* a-la-ki-ka. 524. L. 16 : a-di s ~ - ~ ; * - r a - t ini-la-uk-mu rn~ ;de même1. 17 et 24
262
LES DOCUMENTS
désigncependant clairement une ville en aval de Mari, d'oà une route directe menait au Sud-Sindjar. F M [Il, p. 51, n. 64, y voyait donc une seconde Saggarâtumsi&gedu scheich Hâlû-rab En fait (D. Ch., MARI 8, p. 341-366), il s'agit de Sapîratum ?à identifier avec l'îldu Suhû que mentionnent Teglat-Phalasar 1 et TukultiNinurta II. b) B a z a r u m est ici une variante pour p a z à ¢ r u m à passer sans se faire voir È bien attestk ?à Mari. c) Il s'agit ici de m a i à ¢ h u m à mesurer non de m a i à ¢ ' u m à piller comme l'a cru C A D Mil, p. 361a. d) Dans XXVI 498, le chiffre annoncÃétai de 8000. È
È
601 [II 501 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Haqba-Harnmûton serviteur. ~ défection passant dans le camp de Le pays de ~ a d n Ãa ¢fait Hammu-rabi, roi de KurdâJe suis parti en renfort avec 2000 hommes. ISme-Dagan a entendu parler de moi comme quoi j'étaiparti avec 2000 hommes et dans le (/au) pays.. . 525. (Lacune considérable.
263
LES OP~RATIONSGUERRI~RES
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
Les divinitéprotectrices530 de mon seigneurd) marchent aux côtà de son arméeIl n'y a pas d'obstacle. Que mon Seigneur se réjouisse Maintenant, mêm si cet individu est entrà à Razamâton * fils s'inforfilse) avec sa troupe l'a repoussà à ~ a k n à ¢ ^Ton mera de.. . et à . . Aprè cette tablette de moi, toute information ultérieurque j'aurai, j'en transmettrai tous détailchez mon Seigneur, soit moi-mêm soit par un serviteur à moiS3l. (2 registres perdus.) a) Ce toponyme Hadnà ('Adnâest certainement une formation fémininsur la mêm racine que celle du bourg de Hudnum (= 'Udnum) des environs de Mari, à Le Plateau ou à Le Plat-Pays ; cf. (559) n. a). b) Pour l'emploi de QA dans q d - q a - a s - s z i , cf. 1. 8' le probable Ã
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qk-[ri-4-nu!
c) Il n'est pas sûqu'il s'a isse ici d'un toponyme (dkpourvu d'ailleurs du postdéterrninati CC Sarat ¥ n'étanpas documentke. Je prkf&rey voir un emploi idiomatique de i a r a t , fi cheveu analogue ?à celui établpar C. Wilcke pour u p e t dans fi A riding Tooth ... F i g u r a t i v e L a q u a g e i n the A n c i e n t N e a r E a s t , Londres, 1987, p. 89. d) Pour ce passage, cf. N A B U 91/34. La divinità '^~amrnarepré sente une figure religieuse tr&simportante, le fi Bon géni du roi, garant de la chance et de la rkussite de ses serviteurs ; cf. XXVIl3. Il est exclu de lire comme l'avait fait Ch.-F. J. à dingir kim-ti be-1;i a = à Le dieu de la famille de mon Seigneur ainsi que fi dingir it!-ti be-K-ia (à Dieu marche avec mon Seigneur au côt de l'arméÈ de v. S.. Ici, le à LAMMA couramment attestk pour dési gner cette divinità particuli&rese présentexactement comme un à LAMMAxBE ce qui est la graphie mêm de '^alad3= iêdun ce qui explique pourquoi le signe a étpris pour GIM! Cette figure de à Géniprotecteur ne m'est pas documentke ailleurs h Mari.
il),
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. et jusqu'à Upzlha.. .526. Comme à 2 reJ'ai recruté. prises.. . et, la nuit mêmeil... moi-même s a tête527b). . et je l'ai fait s'équipepour une expéditioil RazamâCette troupe s'est levépuis, une fois qu'elle eut bousculà l'arméd'IfmeDagan et lui eut fait abandonner tout l'équipemenà sa disposition et ses boucliers528, Isme-Dagan s'en est sorti d'un cheveu529c). Je ne lui ai pas permis de faire entrer un seul pain à Razamâ
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525. L. 8 - 1 0 : ^s-me-^Ju-gmi it-me-en*-ii[iki-mu], ut*-tu-01-ku qa-duum 2 [li-im sa-hi-im],x-[nlu* ma*-a*-tim* [ . . .1. 526. L. 2' : à u-di up-du'/h[u!-.. . ] . 527. L. 5' : a-nu-ku (id^-qu-us-s~x-[. . . ] . 528. L. 7'-9' : fa-bu-um tu-6 it-bé-e-m[sa-& ii-me-dcla-gaii],is-sù-ki ip e*-nu-6s-si Su @*-[ti]ni!*,à glsi-in-na-us-si ut-ta-ad-di etc. 529. L. 10' : i'-iia Sa^-ra-at 11-si...
530. L. 12' : dalad3*-me~*he-K-iu etc. 531. L. 15'-16' : ... dumu-ku qu-du-um, [sa-hi-Su a-n]u ra-ak-!ici-& utI ~ . . . ] , \...] wa-ur-ki [iip-ptta-ak-[ki-ip-.Fu],[O O O ] x dumu-ku i - k - d l - I I a-[iui \a-iiu sei[u un-~ii-i- in^], [ki-niu W , - I I I U - U I ~wu]-iir-ke-e-einu-ilni-[II~U-ru\. I~ 11er he-/[-id 6 - l ] u-nu-ku ~ &lu-ma 1wa*-\ur-di\, [ [ e y i n a - U I,yu-u\in-ru-un! wu-u-ra-&-tu [+ 2 registres encore!].
On remarquera tout particulihrement l'utilisation du pluriel dalad3-me5ÈCependant le verbe est au singulier comme c'en est l'usage il Mari pour le collectif. e) Il s'agit vraisemblablement de la RazamÃdu Sud ; à ton fils dksigne Asqur-Addu. f) Toponyme de sens incertain. Un terme rdkinum est connu pour désigneune certaine sorte de mktier agricole. L'idkogramme sumériequ'il glose est cependant de sens incertain : lfi-KAK.$Uak. Le verbe rakdnum dont il dkrive n'est lui aussi attestà que lexicalement et signifie à battre (= ddkum) ou à dkchirer (= zfitar). Dans les listes lexicales, il préchdle rdpiqum, autre sorte de travailleur de la terre, sans doute à celui qui travaille il la houe (giS.al-ak); or ce dernier terme ne peut qu'kvoquer le toponyme bien connu de Rdpiqum. Raknà se retrouve dans A. 1925 (XXXVIII 171) : 9, lettre de Himdiya, toujours il propos du sikge de Razamà comme le lieu oà l'armke babylonienne, celles de Mari et d'Asqur-Addu font front contre l'ennemi. L'expkditeur dit : à Nous nous trouvons face il l'ennemi, il R. et sur la frontikre d'Asqur-Addu (i-na pa-an lfi-kfir Ã
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i-na ra-ak-na-aki, fiil [i-na] pa-fi-im sa às - q ~ wra - a~s - b~a - n u ) . M.5581 i (tablette de nasîhu + NVille) la mentionne encore.
602 [II 401 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Yasîm-El ton serviteur. Voici ce que j'ai appris de la rumeur publique : IZme-Dagan a fait un pacte de non-agression532 avec les Turukkkens. Il va prendre la fille de Sâsiypour son fils ~ u t - ~ s ~ uIZmer~). Dagan a fait porter à Sâsiyor et argent en c o n t r e - d ~ n ~ ~ ~ ~ ) . D'autre part, il vient d'y avoir une arméegnunnéennsupplémentaire~ pour Kme-Dagan. Il est vraisemblable que mon Seigneur est dkjh au courant de cette nouvelle. J'ai écrichez mon Seigneur ce que j'ai appris de la rumeur publique. Bibliographie : cf. XXVV2, p. 3 13-314. a) Homme-du-Zagros ; pour ce NP, cf. SEL 8, p. 88. b) Terhatum. Ã
c) Sdbum terdîtum
603 [A.3757] (...)
Hammu-rabi de Kurdà a envoyà ce message-ci h son pays (le Numlzâ : à Rassemblez-vous à Kasapà pour que nous prenions une décisioconcernant les hostilitéà ; et, r a p i d e ~ p n t , il a envovà chez NP, serviteur de mon Seigneur, les 5 gens de sud2 pour qu'ils enquêten (à son propos) à ce sujet534. Tout le Nurnhà se réunia KasapâHammu-rabi se dressa au : sein de l'assemblédu NumhÃet parla ainsi h son : Que pensez-vous de cette affaireb)? Des gens de sud2 ont ktà envoyéavec le message suivantc) : "Venez avec moi! Faites la paix entre vous et ... ; en 1 ou 10 jours, levez votre armke avec la mienne et venez me rejoindre pour (sauver) vos frèresNous n'avons pas d'autre ennemi que Mari." à Autre chose : le roi de Babylone m'a envoyà sa troupe. Or, jamais, au grand jamais, depuis toujours, Zimrî-LÃn'est venu au secours du NumhâA l'époqude Qarnî-Lî il est montÃau secours de la rébellio; à l'époqud'Atarnrum, derechef, il est revenu; aujourd'hui, c'est bien au secours de Himdiya qu'il s'apprêt h venir*1). Maintenant, une fois que les Babyloniens auront uni leurs forces aux miennes, je vais décla rer la guerre au ~ensirn'alite~). >) Le peuple du Numhà lui a rkpondu ceci : à Je suis en bons termes avec Babylone, nonobstant mon frèr bensim'alite. Mais avec le Bensim'alite, je partage et partagerai (toujours) ma vieo. à Son pays lui a fait cette réponset il lui a dit ceci : à Si vous n'ête pas d'accord avec moi, faudra-t-il que j'attende.. . :) Le peuple du NumhÃlui a répondceci : à Zimrî-Lîm .à (...)
(Hammu-rabi de Kurdâ a pillà le ~ a m u t b a l g et ) il a em-
532. L. 6 : ... 2s-lim (LAM). 533. L. 9 : kù-baba kh-gi apposition?
teg-er-110-tim, (TAM),
ou construction par
portà au Numhà 2000 moutons et 40 personnes. Bibliographie : publiÃpar J.-M. D. dans à La fin de Mari ÈFM [1], p. 45. a) Le roi de KurdÃest obligÃde prendre l'avis de son peuple, ou au moins de l'assemblédes Anciens, avant de décideentre guerre et paix : cf. XXVI 391 et 393. Mêm situation sous un roi de Kurdà ant6rinur, Simah-ilânà il qui ses Anciens font remontrance du style de ses rapports avec Zimrî-Là ; cf. B. L., FM II, p. 209-220. b) En m. il m. : à Qu'en est-il? Assur6ment cette affaire est arrivé il vous? à c) h p i r se dit couramment pour à êtr porteur d'un message à avec énoncde celui-ci. d) Il s'agit des 3 rois successifs d'Andarig, ville voisine et rivale de Kurdâ e) Le clan de Zimrî-Lî lui-même f) Pour cette expression, D. Ch. me renvoie il XXVI 385 : 7' : qui a fait avec moi "vie et vie" ÈSa bu-la-!am à ba-la-mm-ma itti-ia i-pu-Su. g) Régiod'Andarig.
Dans cette section ont 6tà regroupéquelques documents qui montrent l'agitation qui régnautour de Talhayûmun site important de la Haute-Djézirdu nord-ouest: attaques surprises, assassinats de rois, vains envois de renforts de la part du suzerain. On trouvera dans mon article c Les Anciens de Talhayûm~ RA 82, 1988, p. 97-1 13, un aperç de l'histoire troubl6e du lieu.
604 [A.1610 + A.3670
+ M.93991
Dis à mon Seigneur : ainsi parle Ibâl-pî-E ton serviteur. Les rois de l'Ida-Maras, Hâya-SûmSammêtar S à » b - ~ à ¢ Ibâl-AdduTamarzi, Hammî-kûn Yamût-Lî Lîmî-Ad et ~akura-~bum sont ~ ) réunisavec leurs troupes et celles du pays d'Apûm Ils se sont coaliséavec Qarnî-LÃet les BédouinsLe jour oh j'envoie cette tablette de moi chez mon
Seigneur, les armkes se sont dirigéevers la ~ a r b Ãdu »~ Yamutbal. Qarnî-LÃet les rois de tout le pays n'ont d'yeux que pour la montéde mon Seigneur. Les ~ e n s i m ' a l i t e s ~et) les arméevont bien. Autre chose : depuis l'an dernier, mon Seigneur m'avait, à 2 le ou 3 reprises, kcrit d'envoyer de la troupe à Hammî-êpu roi de ~ a l h a ~ à »Aprhs m ~ ) consultation des scheichs, serviteurs de mon Seigneur, au sujet de l'envoi de troupes, je ne l'ai pas fait. Par la suite, mon Seigneur m'a envoyà une tablette pressante, m'&rivant d'envoyer une trentaine d'hommes. L a ~) tablette de mon Seigneur m'a rejoint à ~ a m a d à ¢ n u mComme je campais face à l'ennemi, j'ai formà un détachementd'une vingtaine d'hommes (seulement) et je l'ai envoyà à Talhayûm Le Zalmaqum a appris l'entréde la troupe, s'est rassemblà et s'est tenu à la porte de TalhayûmUne rébellios'est produite à l'intkrieur de la ville et ils ont tuà leur roi - Nuhmu.na~ d d u g du ) clan d91bâlahu (en a étà le témoioculaire et Hâlî-hadu est son propre (à Nuhmu.na-Addu) témoinhainsi que 30 BédouinsIls ont coupà la têt à leur roi ainsi qu'à eux et (les) ont fait porter à Subat-Samas. En outre les 20 Bkdouins que j'avais envoyés ils les ont tués Mon Seigneur est informÃde tout cela! Bibliographie : publi6 par J.-M. D., à Les Anciens de Talhayû È RA 82, 1988, p. 108-110. Note : quasi-duplicat de (605), adressÃau ministre Sarnmêtar a) La mention du roi d'Ab"-ilÃ(QÃet Isqâmanque dans la lettre au roi. Les autres sont, respectivement, rois d'Ilân-surid'ASnakkum, de Su%, d'ASlakkâde Tannanni, de Suduhum, de.. ., de.. ., et de Zalluhân b) Il existe plusieurs HarbÃ; le toponyme signifie à Ruines à ; noter que la précisioà du Yamutbal à ne figure pas en (605) et cf. pour le commentaire la communication de D. Ch. il la RA1 de Venise, juil. 1997. c) On voit qu'ici à Bédouin à est repris par à Bensim'alites È d) Pour les dates de Hammî-êpu cf. RA 82, p. 111 : ce roi dut mourir vers ZL 4'. e) Pour la localisation de cette ville, cf. XXVI 419 : 6 oà il est
268
LES DOCUMENTS J?.PISTOLAIRESDU PALAIS DE MARI
expressémendit qu'elle fait partie du Numhâ f) Le verbe parâsu a ici, manifestement, le sens de à former un pirsum È Le françaià détache pour parâsu et à dktachement >> pour pirsum correspond exactement aux termes akkadiens. g) Les NP en -u.na+ND sont parall6les h ceux en -î+N; cf. t. 1, p. 397, (252). NuCmu.na-Addusignifie à Addu-est-(celui-qui-fait)notre-prospérit>>. h) Cette traduction vise h répondraux difficultks auxquelles j'ktais confrontk dans RA 82, h partir du moment oh je traduisais ârniru par à guide È L'âmirumà inspecteur de AHw, p. 1543a, n'existe pas h Mari. En fait si âmirumà guide rend compte de la majeure partie des exemples, le cas prksent doit en êtr dissociécomme le montre la formule ârnirur sa... immaru, parall6le aux autres tournures bien connues têrnà ta ... isemmûetc. C'est h cet emploi que font allusion des gloses sumériennecomme igi ou bar pour âmiru (cf. CAD Ml2, p. 65a; AHw, p. 43a S. v. amerum, à Sehender È) Il s'agit donc d'âmiru pris au sens de à témoioculaire È Cela permet d'autre part d'expliquer le rôl grammatical des 2 NP des 1. 41 et 42 ; a-mi-ru-um (1. 41) se prksente comme un nominatif mais ne peut êtr le sujet d'ikkisà (1. 45) car que faire de li lu ha-ni-i (1. 43) qui se prksente nettement comme un accusatif? D'autre part un fragment ackphale (A.1188 : 2'-6') parle clairement du massacre des 30 Bédouin: à Précédemmen il s'est emparÃde Talhayû et a fait tuer Hammî-êpu30 serviteurs de mon Seigneur ont kt6 tués On suppose donc que les 1. 41 et 42 sont en incise. Ã
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ton fils. Dis h Sammêtarmon Pkre : ainsi parle Ibâl-pî-E Les rois de l'Ida-Maras, Hâya-SûmSammêtar Sûb-râ Ibâl-AdduTamarzi, Hammî-kûn Yamût-LîLîmî-Add yumras-~la)et Zakura-Abum sont réunisavec leurs troupes et celles du pays d'ApÛm Ils se sont coaliséavec Qarnî-Là et les BédouinsLe jour oh j'envoie cette tablette de moi chez toi, les arméese sont dirigéevers HarbûQarnî-Là et les rois de tout le pays n'ont d'yeux que pour la montéde mon Seigneur. Les Bensim'alites et les arméevont bien. Autre chose: depuis l'an dernier, le roi m'avait h 2 ou 3 reprises écrid'envoyer de la troupe h Hammî-êpu le roi de
TalhayûmAprks consultation des scheichs au sujet de l'envoi de troupes, je ne l'ai pas fait. Par la suite, mon Seigneur m'a envoyà une tablette pressante, m'écrivand'envoyer une trentaine d'hommes. La tablette de mon Seigneur m'a rejoint h Hamadihum. Comme je campais face h l'ennemi, j'ai formÃun détachemend'une vingtaine d'hommes (seulement) et l'ai envoyà à TalhayûmLe Zalmaqum a appris l'entréde la troupe, s'est rassemblÃet s'est tenu h la porte de TalhayûmUne rébel lion s'est produite h l'intérieude la ville et ils ont tuà leur roi - Nuhmu.na-Addu du clan d'ibâlahu (en a étà le témoi oculaire et Hâlî-hadu son propre témoinb)Ils ont coupà la têt à leur roi ainsi qu'à eux (!) et (les) ont fait porter à Subatsa ma^. Les 20 Bédouinque j'avais expédié ils les ont tués Bibliographie : publik par J.-M. D., à Les Anciens de Talhayiî>>, RA82, 1988, p. 109-110. Note : quasi-duplicat du texte envoyk au roi par Ibâl-pi-E (A.1610+). Ce genre de duplicat rappelle ceux envoyks h SÛ-nuhra Hâlià Sammêta se trouve effectivement avoir kt6 ministre avant ce dernier. Les notes ne portent que sur les divergences. Pour le commentaire, cf. (604). a) Yumrav-El, roi de Qà et Isqâmanquait h la liste de (605). b) Manquent les 30 Bédouinmassacrks, selon A.1610+ et A.1188, mais il faut les supplker h cause de la tï de la 1. 41'. Dis h mon Seigneur : ainsi parle Yâwi-Ilaton serviteur. J'ai déjoules plans535 de Bûnû.ma-Ad qui visaient h troubler le pays de mon Seigneur : ma main s'est emparéde la ville d ' ~ l à ¢ ~ Que u m mon ~ ~ Seigneur ~ s'en réjouisseSon arméqui s'étaiapprochéde la ville, je suis allÃet lui ai ôtà affaméetoute libertà d e mouvements. Les citoyens d e Talhayûmtes serviteurs, sont montéh la tour de sikge. Le
536. L. 7 : a-lam i-la-a-ia-am*^
qa-ti.
LES OPGRATIONS
~ à » m Ãappartient » m ~ ~aux~ citoyens de Talhayûmla tour de sikgeb) et le bklier étanceux de ta ville, TalhayûmQue mon Seigneur conçoivde la joie538c) pour ce que j'ai fait. Autre chose : il faut que mon Seigneur, prenant connaissance de cette lettre de moi, m'expédie53 rapidement Sûb R h . Puisque le pays du Zalmaqum est (déjà troublé je veux le troubler (encore plus) et l'annexer^ pour mon Seigneur. Il m'arrive rapidement^^. Postérieuremenil faut que S à » b - ~ à cette lettre, je franchirai541e) le fleuve en direction du Zalmaqum. Mon Seigneur en entendra parler! a) La collation montre donc que le pays de Sûmà (ou SÛm avait comme capitale Ulâyu ; ce dernier étaimitoyen de la régiod'Urki5. Le présentexte le montre Etat limitrophe entre le Zalmaqum de Bûnkma-Add (Harrânet le Yapturum. La documentation de Mari peut indiquer, comme l'avait supposà A. F., Syria 41, 1964, p. 138, qu'Ulâyet Luhâyn'étaienqu'une seule et mêm réalità b) Ce texte qui vient de la périphér de la Mésopotamieutilise, ce que ne fait pas Mari, les idéogrammegis-an-zA-gar pour à tour d'assaut et gu4-si-dili (N N bÅ“uf-A-une-corn È pour CC bélie de siègD. c) L'expression hadâ epêfwn N concevoir de la joie ne paraî pas documentéailleurs. d) Pour cette expression N faire revenir A sa main ( = pouvoir) à pour à annexer un territoire cf. t. 1, p. 439, (281) n. d). e) L'existence d'une voie d'eau limitrophe du Yappx-um étai déj bien connue. Il faut inféredu présenexemple qu'un autre Ã
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537. L. 9-13 : su-bu-Su Sa u-nu a-lim^ q[é]'!*-e[r'*-\>lu!*[ull-1 likl*-mu* bu*-re-em u[k]-rlfll*, [dumu-mes t]u-al-ha-yi-i[nl*], [\[c!*-[d\u!*-1 ka['* a ira gi$-an*-za*-gir*, i*-h*-t't sr2*-ni~-uni*~i*. 538. L. 17 : a-nu &-:ni-irn Sa e-pu-Su he-Il lui*-du*-(l\r:~]*. 539. L. 20 : ur-Ili-if li-if-ru-&* (TA) : cf. 1. 4.
GUERRI~RES
27 1
cours d'eau (sans doute la branche orientale du Balih) séparai égalemen le Yapturum du Zalmaqum.
607 [A.2417]
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Dis il notre Seigneur: ainsi parlent les Anciens de Talhay Ûm Ta ville Talhayûm Ils ont fait une brèch dans la ville et, de nuit, la ville, alors qu'il y avait pacte de non-agression, une ville tienne, on s'est révoltcontre eiie^2a), on (!) l'a prise et on a tuÃnotre seigneurb)! Maintenant, il ne faut pas que notre Seigneur se taisec)! Il doit faire entrer il l'intérieude Talhayû 100 hommes d'élite afin que la ville ne soit pas prise de peur et que, jusqu'à ce que notre seigneur") vienne dans le Haut-Pays, ils gardent la ville. La ville de Mari (!) est tienne ; cette ville-ci est ville tienne! De mêm que tu as fait entrer une troupe à Nahur, maintenant, fais(-en) rentrer (une) à l'intérieude ~ a l h a ~ à » m ~ ) 1 Autre chose : ~ s d à ® - n à ª hserviteur im de confiance de notre Seigneur, nous l'avons (aujourd'hui) fait monter chez notre Seigneur. Maintenant, notre Seigneur doit envoyer une lettre pour qu'(Asdî-nêhir(puisse) prélevede la terre et la remettre il sa main (à ~ i m r à ® - ~ à ® m ) ' Autre chose : ils sont entrépar le moyen d'une brèch et ils se sont emparks du palais. Afin de leur faire évacuele palais, au lever du soleil, les hommes des collinesh) se sont levéet nous avons fait chevaucheri) notre Seigneur sur une troupe de 500 hommes. Maintenant, notre Seigneur est certainement content! Autre chose : lors du serment par le dieu du pays, (celui du) Zalmaqum et (celui de) l'Ida-Mar@, notre Seigneur a tenu ces propos : à C'est ma ville^! La ville qui entreprendra des hostilité(à son encontre), (sera) mon ennemie! Maintenant, notre Seigneur doit envoyer le message suivant aux gens de ~ u h à ¢: Ã:~ Vous a ~ saviez bien que Talhayû est m a ville! Ã
542. L. 10 : i-bu*-ru is-bu-at ; cf. photo dans RA 82.
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LES OP~RATIONS GUE&RES
Pourquoi donc alors qu'il y avait pacte de non-agression, vous êtes-vourévolté à Notre Seigneur ne doit pas se taire concernant cette affaire! Bibliographie : publià par J.-M. D., à Les Anciens de Taihayû >>, RA 82, 1988, p. 98-101. Note: on notera le style elliptique et l'aspect déviande cette lettre. a) Les trois premiers signes posent un problkme. Dans *Les inscriptions de SfirÃ... copublià avec A. Lemaire, 1984, j'avais cità ce texte et lu à i-ma-ru pensant & un à Imâriot ce qui ne correspondait plus du tout avec ce que l'on pouvait savoir dè 1988 de la géographide ces régionde Syrie. Dans RA 82, il avait donc étproposà (p. 112) d'y voir un NP, analogue au babylonien Immêru ou & Himmar-AN attestà par M.7428 iii. Il pouvait s'agir du chef de Luhâyqui avait attaquÃTaihayûm A mieux considérele cunéiformeje préfkrlire aujourd'hui ibu-ru et y voir une forme de bârurn à se révoltecontre qq'un >>, verbe qui est, en paléobabylonienconstruit avec l'accusatif. Ce verbe conviendrait bien ici puisque Luhây qui a toute chance d'êtr l'agresseur (cf. 1. 43) avait précédemme étconquise par le roi de Talhayfim ; cf. (606). b) Bêlum désignande faço indifférenciÃtout supérieur signifie à Zimrî-Là dans toute la lettre, sauf ici oà il faut comprendre à Yâwi-Il et peut-êtr 1. 16, oh il s'agirait d'Asdî-nêhi c) Pour le verbe tapûr (U2) signifiant à se taire È à ne pas prot e s t e r ~ , surtout attestà dans le dialecte cappadocien, et ses occurrences & Mari, cf. RA 82, p. 107. d) Cf. n. b ) ; ce genre d'expression est extrêmemen courant pour désignel'arrivédu roi de Mari, mais il pourrait s'agir aussi du retour d'Asdî-nêh depuis Mari, investi de ses nouvelles fonctions. ~ kma-ri'ki ~ paraîévident: cette e) La correction de r n a - ~ en formulation oà l'on dit que désormaila ville vassale est autant la ville du suzerain que l'est sa capitale ou telle autre de ses villes majeures proches (ici Nahur), est un lieu commun de l'époque Zimrî-LÃn'avait donc pas dà accédeaux demandes répétà de Yâwi-Il de lui envoyer un haj~ânuret une garnison. La mauvaise expériencde Hammî-êpavait dà l'échaudercf. (604) // (605). f) Roi de Talhayûmsuccesseur de Yâwi-IlaattestÃjusqu'en ZL 12' ; cf. RA 82, p. 107-108. Le NP signifie : à Mon-Guerrier-estÈ
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prospère g) Passage discutéCAD 512, p. 194a, le cite sans traduction. J'avais proposà (RA 82, p. 107) : à remettre le pays & sa main en supposant un verbe Satdqurn nouveau. Ce passage a fait l'objet d'un excellent commentaire de v. S., NABU 89/76, oh il l'a considércomme un acte symbolique. D'aprè lui, le roi de Mari devait presser la terre dans sa main, ce qui signifiait qu'il prenait en considératiola demande des Anciens. L'idéa pour elle le fait qu'eperum au singulier signifie à terre meuble non territoire, qui est exprimà par le pluriel (epêrûElle a contre elle cependant que ce geste symbolique serait totalement isoléEn gardant l'idéd'un acte symbolique et son sens . vrovre . de à découpe & Satâqurnje proposerais de voir les choses un peu autrement: la cérémon aurait consistà & ce aue le vassal orelèv un échantillode la terre et la remette symboliquement & s o n suzerain. Un tel acte expliquerait dks lors pourquoi on envoyait au suzerain d'une ville un kirbânurn c'est-&-dire un peu de son argile, en signe d'allégeancecette à motte de terre symbolisant le lieu dont elle est originaire et permettant ainsi de l'élircomme support d'interrogations oraculaires (cf. XXVI p. 42 sq.). On peut garder & iapâru (1. 27) son sens d'*envoyer un message : cela revenait & demander au roi une lettre patente de reconnaissance, analogue & ce que ses voisins réclamkren& Saddûm labû' lorsqu'il prétenditretour de Mari, avoir étreconnu roi d'ASnakkum par Zimrî-LÃ(texte inédid'Itûr-Asdûplutô que comprendre ce iapârur comme à renvoyer de Mari à Talhayû Asdî-ne'imen lui donnant le sens de (arâdur (RA 82). h) Pour mûlfimà régiodes collines(?) ou à citadelle(?) cf. l'exposà de RA 82, p. 106. i) Le sens de à faire triompher pour iurkuburn, proposà sans parailkle dans RA 82, p. 107, est désormaiétaypar XII1 143 n. a) ; cf. la note de NABU 9311 13. j) Plutô qu'une explication de a l Ãpar à certes (RA 82), une compréhensioâlcomme phrase nominale à C'est ma ville me paraîplus simple. k) Pour une identification de Luhâyet d'Ulâyacf. (606) n. a). Ã
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LES OPERATIONS GUERRI~RES
LA FIN DE MARI La fin de Mari ne sera vkritablement connue que lorsque nous disposerons, bien sûrd'une documentation extkrieure. Celle-ci peut surtout venir de deux endroits : soit de la Babylonie du Nord, soit dksormais de Tell Leilan. En attendant la trouvaille d'un tel rkcit, nous ne pouvons, h partir de ce que nous lisons dans les textes de Mari, que deviner en gros ce qui s'est passéOn trouvera un point sur la question dans à Espionnage et guerre froide.. . È dans FM [Il, p. 39-52, dont plusieurs documents sont désormaih dater diffkremment, maintenant que nous savons grâc a D. Ch. que, dans la majorità de ces textes, à homme d'Egnunna à doit se comprendre comme Atamrum, avant qu'il ne devînroi d'Andarig, et non Sillî-Sin Les kvknements sont extrêmemen complexes et plusieurs phases seront un jour a distinguer. Il est sûen tout cas que la ruine de Mari est une affaire de passions et de haines, non un fait rationnellement mûret l'exkcution d'une pensépolitique complexe, prksidant par exemple h l'analyse des routes de commerce et au dksir de contrôle celle de l'Euphrate (laquelle n'existe d'ailleurs pas encore h l'époque) Deux choses apparaissent sûre: - il y a eu d'abord une concentration militaire trè importante, au fur et h mesure que sesont mobiliséeles troupes pour les diffkrentes guerres, contre I'Elam ou Larsa, ou h cause des affaires du Sindjar et de la rkapparition d'ESnunna. Babylone semble ainsi la têt d'armkes considkrables continuellement sur le pied de guerre. C'est sans doute le corps expkditionnaire du Sindjar qui a dûh marche forcke, gagner Mari et s'en emparer, aidà par d'autres troupes venues de Babylone et conduites par les ennemis juréde Mari, tout particulikrement Mutu-Hadqim et Rîm-Add(608) ; - Mari aux abois dans le nord-ouest, incapable de venir h bout du roi de Kurdà et de soutenir contre lui ses alliésavait étobligke, comme on l'a vu ci-dessus, de laisser Babylone la remplacer au Sud-Sindjar h Andarig et h Karang. Elle est surtout alléde plus chercher du secours auprhs d'ESnunna quand elle s'est rendu compte qu'elle s'ktait fait totalement kvincer. Cet appel h l'ennemi odieux contre lequel de forts serments avaient ét passés
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Nous avons encore le Babylone ne l'a pas pardonnk a Zimrî-Lî texte spectaculaire relatant les imprécationde Hammu-rabi. clamant vengeance, (289) : a Lorsque Hammu-rabi ouvrit son conseil, (...) il atteste h plusieurs reprises le Dieu h l'encontre de mon Seigneur et voici ses paroles : "Ç fera loin si dans 2 mois je ne lui rends la monnaie de sa pihce et ne le fais se prosterner dans la poussihre!"~ On a dkjh vu le châtimen du parjure cautionner l'expéditiomilitaire contre Larsa. On a donc soulignk le vaste kcho que trouve cet affrontement ultime entre Mari et Babylone dans la vie religieuse des Bords-del'Euphrate, oh l'entihre caution des dieux est assurke au roi de Mari : à Ici, comme en ce qui concerne l'Elam, la multiplication des prophétiede dkvouement et d'aide totale de la part des dieux du royaume peuvent cacher l'embarras r6el qui fut celui des contemporains quand ils virent leur roi infidhle aux serments d'alliance juréavec celui qui avait kt6 jusqu'ici, avec Alep, le plus constant des alliks. On sait d'autre part que Mari tomba relativement facilement et Hammu-rabi prétendiensuite qu'on l'accueillit amicalement dans le royaume des Bords-de-l'Euphrate. Certains sujets de Mari ont pu préfér trahir un roi parjure qu'êtr ses complices dans la faute à ; cf. les considérationde M. G . , à Violation du ser10-1 1 , p. 82-83. ment et casuistique h Mari È Méditerrané La destruction d'abord d'ESnunna, puis de Mari, alors que Larsa ktait tombke peu avant et que la puissance d'Ekallâtu n'étai plus qu'un souvenir, mettait fin h l'kquilibre des puissances amorrites entre elles. Ces victoires qui crkhrent le premier empire babylonien étaienen mêm temps la cause de la destruction des centres régionauqui étaiengarants de l'existence mêm de la civilisation amomte au Proche-Orient.
608 [A.19] Dis il Meptû : ainsi parle Hâlû-rab ton fils. L e district, çva. Un homme d e Yabliya (et) un serviteur d e ~ûmat-firaha se sont enfuis d e Babylone. Je leur ai demandà des nouvelles et voici c e qu'ils m'ont dit : à 20000 hommes de troupe, Nabûm-malikMutu-Hadqim et Rîm-[Addu]il leur tête ont étexpédià pour occuper l'embouchure du fleuveb). Ils ont conduit cette armépar Am(m)u de l a imite^). Alors, nous, nous sommes partis du sein d e
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LES DOCUMENTS 6PISTOLAIRESDU PALAIS DE MARI
cette armée à Voila que je viens d'envoyer un de ces hommes chez mon PèreDemande-lui tous détailsEn revanche, le serviteur de ~ûmat-grah je l'ai gardÃpar-devers moi. Bibliographie : éditpar J.-M. D., FM [II, p. 51, n. 63 ; cf. D. Ch.. MARI 8, p. 359. a) A.2874 documente d'un tel nom le vizir (sukkal) du roi benjaminite Dâdî-hadu b) Peut-êtr s'agit-il d'un des confluents du Tharthar avec l'Euphrate. Pour cette régionle Pf nârâti désignanle Umm Rahal, cf. F. J., NABU 93/28, ((La dénominatioantique de la dépressio d'Umm Rahal È c) Le K à ¢ (ou ~ QâsÃest une régiode cette partie de l'Euphrate qui permet de couper court A la partie en méandrede la valléet de gagner plus rapidement son but en passant par la limite du déser(qâjum)
LES DOCUMENTS NON PLAÇABLE 609 [IV 431 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère Le jour ou j'ai multiplià les lettres à Kar..., j'ai pris en moi-mêm une décisionme disant: à Je vais envoyer des Bédouinet de la troupe en expéditiona d'ennemis. Dhs qu'ils se seront infiltrésb)tout ce dont ils s'empareront, ils me l'amhneront chez moi5'-. (2 1. sur la tranche + 1 1. en haut du rev.)
... afin qu'ils le fassent prisonnier. 543.L. 5-12: [u4]-uma-na ka-\a]r7*-[.. . I L [df-f]a-na-ap-pu-r[u i - y li-ihhi-iu], a-wa-tan ki-a-uni [as-bu-ut], [ulm-mu a-lia-kii-ma /i[u-names à suha-am], ki-mu ses-er-ri-im [su na-uk-ri-im], [lu-u][*-ru-ml-nuikl ki-[nui inna-pu-pu], [mu-lu ils-bu-tu-nim-II* . . . ] , [a-nu] se-ri-i[u i-re-du-mm].
Vu que j'ai expédides Bkdouins et des soldats en expkdition d'ennemis, ils vont se renseigner sur le pays : est-il ou non rassembléTout ce que, s'étaninfiltrésils pourront (ap)prendre, ils me l'apporteront. Il ne faudrait pas que, l'ayant appris, ton cœu ne s'inquihte.. D a) N. Z., *Thèsepense A une ruse consistant A déguisele commando en corps ennemi : il ne faudrait pas que Yasmah-Addu s'y laisse prendre lui-mêm et pense A une attaque ennemie, lorsque le commando reviendra. b) Pour ce sens de napâpumcf. NABU 88/25.
.^^.
610 [IV 301 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère Je me suis emparÃde ~ u z u l l u m ;~réjouis-toi ) Tu as fait porter545 une tablette chez le Roi à propos de ta venue. Tu te mettras en route, quand la tablette du Roi et une tablette de moi seront arrivées postérieuremenà celle-ci. a) Cette ville n'est connue que par cette occurrence et la mention par Yaqqim-Addu (210) de l'amvéde son prince, ZimraHammûA SaggarâtumIl rentre ainsi dans la sérides rois du Nord en p5lerinage A Terqa ou en visite A Zimrî-Lî Il est possible qu'il s'agisse d'une principautÃmontagnarde puisqu'elle n'est pas plus mentionnéparmi les lieux-dits de la plaine.
611 [IV 341 Dis 2i Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère Je vais bien ; l'arméqui accompagne tous mes dkplacements, ç va. Ne te fais aucun souci en ce qui concerne les gens qui vont et viennent avec moi. En revanche, je m'en fais en ce qui concerne ceux qui vont et viennent avec toi. (Bien
544.L. l'-IV : [li-i]k-m[i-flu*uf*-iunl* [liu-na"1^], [fi]sa-bu-am kimu e s * - e r - r [ ; * - i m ] ,[su] na-uk-ri-im a!-ru-[du], [wu-ulr-ka-ut ma-a-tiln. [lu-u] kam*-^$al-ut à lu kum*-^su*^-a[t*], \i-plu-ru-su-mm, [ à ™ III&-lu 111nu-pu-pu i-sa-[hla-t[u-ma], [n-iw de-ri-ia i-re-dii-nm], \as-si•\-ur-te-seem-me-m[u],[li-ib]-ha-ka,[la i-glu-al-lu-ut*-[ma!]. 545.L. 1 1 : m - s u - h i - i l .
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LES OP~?RATIONSGUERRIERES
sûrles gens qui accompagnent tous tes déplacementsont tout à fait excellents, mais que dire? Ne t'assombris pas en pensant 2 ceux qui m'accompagnent dans mes déplacementsFais en sorte de te protégetoi-même
612 [IV 361 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Igme-Dagan, ton frère Je vais bien. Je suis parti pour le pays de ~ u m h à ¢Dans ~ ) le pays de Numhâje ferai des briques pour fortifier les forteresses du pays546. (Lacune.)
A l'heure actuelle, il faut qu'on lui donne son argentb), qu'il prenne ce qui lui fait besoin, qu'il l'emporte 2 Kurdâle confie à 547,., et ... a) Restauration N. Z., *Thèseen accord avec la 1. 5'. b) Texte ambigu. On pourrait comprendre [di-in-Su\, li-di-nu[ ..], à Qu'on lui rende son jugement, etc. >).
613 [IV 391 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Igme-Dagan, ton frkre : Puisque tu m'écri(que) le roi t'a fixé54la troupe qui doit aller chez toi et (même qu'il te l'a envoyéedu fait de ton message, je ne t'ai pas envoyé54la troupe (qui dépendde Yadîdu et de Mutu-Addu. Maintenant que la troupe de Habdu-. .. t'a étattribuée550. . (Tranches et revers dktruits.)
546. L. 7 : sig4 (XV, p. 215 ; incontrôlable e-pi-& hi-ru-fin1 Sa m\a-tim], lu! (incontrôlable)-du-un-ni-in-m[u. .].
Note : texte indisponible ; propositions de lecture d'aprè l'autographie.
614 [IV 411 Dis 2 Yasmah-Addu : ainsi parle Igme-Dagan, ton frère Je t'ai fait porter une tablette, au moment de la victoire.. . (Lacune.) Fais en sorte de.. . ; ne te fais pas de soucis pour celass1 et garde-toi!
615 [IV 451 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Igme-Dagan, ton frkre.
A propos de la venue de l'arméeobjet de ton incessante inquiétude552a) ce qui a fait l'objet d'un message de toi, le Roi l'a expédiÃaprks lui avoir donnà ces instructions: à Avant moi.. .^^. à (Lacune.) Là -ba qu'y a-t-il en fait de.. . et de réflexionJusqu'à ce que ce projet soit exécutà aie pleine confianceb) en lui. Je t'ai fait porter cette tablette de moi, le ler courant de Kinûnu (ii*), au coucher du soleil. a) Pour libbum + $PL, cf. CAD $11, p. 426b, N déprimer; cf. Sapiltum, N dépressiomorale t. 1, p. 480, (304) n. c). m. i : N Que tu sois dot6 d'un b) Libbam rapfam . ~ W - I V: en m. ? cÅ“u vaste! È
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616 [IV 551 Dis 2 Yasmah-Addu : ainsi parle Bme-Dagan, ton frère (Lacune.) 551. L. 3' : a-lui un-ni-tim lu ta-[nu-'i-id].
548. L. 7 : lugal d - s i - b - m u if-th-a\r-da-kulm.
552. L. 5-6 : as-Sum sa-hi-im Sa i-na a-/[a*-ki-Su], li-ib-bu-[k]u US-tu-rnua*-pu-lu]. 553. L. 9 : um-n11aj-[nili* a * - d a * plu*-ni*-ia A[N* U[II-tu-qi'-im]?).
1 (ou pu-ni iu-
LES O P ~ ~ T I O N GU SERR~RES
Selon les présageque tu auras obtenus, fais faire une attaque contre la force principale de l'ennemiss4. Écris-mo un rapport sur ces présages Dis h mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Dagan et Yakrub-El vont bien ; la ville de Terqa et le district, çva. (Lacune.) CC ... la population s'épouvanterasssà Voilà ce que mon Seigneur m'a écrit (Texte trop lacuneux pour êtr traduit.)
618 [VI501 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. Il ne faudrait pas - ce qu'à Dieu ne plaise - que l'armé ennemiess6 ne marche vers moi et que ... (2+27 1.) L'enverrai-je ou non? Il faut que mon Seigneur m'écrivce qu'il doit en être Le 22 courant du mois d e Hubur (vi), je fais porter cette tablette chez mon Seigneur. Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Au terme que je t'ai fixé Lâ'à et ~ a m à ¢ d - a h u doim~~~~ vent prendre la têt de la troupe et partir pour Subat-~nlil.
554. L. 2'-4' : [u-nu] zi-im [te-re-ri-ku],[u-na qa\-(ia-ud nu-(ik-r[i-;ln], [tel-ha-am Su-pi-if-ma. 555, L. 1'-2' : [ tun11.
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N p - p i l u mu-[u,f-ke-nuni\,[i!]-pa'-or-ru-iidu[n-ni-
556. L. 6 : rs~l-rbul-rumlda*-akl-rum* U - I M[sel-ri-lu.
a) Pour cette forme du NP Samîd-ahum cf. (457) n. a).
620 [VI64+] Dis à mon Seigneur : ainsi (parle) Bahdî-LAm ton serviteur. Mon Seigneur ne doit pas êtr découragé du fait que l'ennemi vient de refouler les commandos d'intervention et en outre du fait qu'il a levà autant de troupes qu'il étaipossibleb), comme il me l'écritOn lèver des commandos d'intervention sur l'armélourde et on lkvera (encore) de la troupec). Pour cela, mon Seigneur doit s'enquérides désirsd de Dagan, de sa ma^ et d'Addu. En attendant que mon Seigneur ait pu s'enquérides désirde Dagan, de Samas et d'Addu, il ne faut pas que mon Seigneur se hât de combattre ni que mon Seigneur affronte cet ennemi, afin de pouvoir en faire ce qu'il veut. Lorsque Dagan, Samas et Addu, ces dieux-là t'auronte) répondoui et que tes présageseront sains, c'est alors qu'il faudra que mon Seigneur livre combat. Puisque dans mon district aussi ç va bien, mon Seigneur ne doit plus s'inquiéter Mon Seigneur peut partir. Je suis à la disposition^* de mon Seigneur. Je me comporterai en fonction des présageque tu obtiendrasss8g). Cependant, comment se fait-il que mon Seigneur se déplac avec des troupes légèret de simples commandos d'intervention? Puisque je me suis inquiétà en rien je n'ai négligla protection matériellePourquoi mon Seigneur se déplace-t-i avec des troupes légèrd'interventionss9? Il faut que mon Seigneur aille avec l'armélourdement équipé Autre chose : il y a eu des soldats qui ont quittà leur poste. On m'en a parlà dans les villes. Les soldats dè qu'on (en) voyait, je leur ai fait peur560 et les ai expédiÃ(là oà ils devaient être) Maintenant, mon Seigneur doit envoyer des 558. L. 21 : ... a-tu-[mi-al-la-uk]. 559. L. 25 : a[d-di u-n}a* mi-nim be-li r i * - I U *bu-TU-lia-tim ~ 1 [qu-l\u-tim. 560. L. 30 : u-Sa-011-lii-itetc.
ordres stricts aux généra et chefs d e section et attirer leur attentionS6l sur le fait qu'ils ne doivent pas laisser échappel a troupe d e leurs mains. Bibliographie: republià avec son joint, A.2547, comme XXVI 176. Note: la situation est peut-êtr le moment de l'attaque d'Esnunna cf. X 54, etc.), (pour des craintes analogues de la part d' Addu-dûrà mais pourrait êtr celui de l'affrontement avec les Babyloniens (cf. la sérides dieux de X 4 et l'atmosphèr de découragemendevant les succè de l'ennemi). a) Pour le sens de hadûruin à êtr décourag>>, différende à avoir peur È cf. t. 1, p. 346, (214) n. d). adârui?~ b) A prendre le texte simplement, c'est l'ennemi qui sur place enrôl dans ses troupes la population, laquelle ne doit donc pas lui êtr particulièremen hostile. c) Les bazahatum (la N gendarmerio) étaiendonc prélevÃsur 'armérégulikret ne devaient pas se caractérisepar une spécifi cità technique, comme le maniement d'un armement particulier. Il est vraisemblable, cependant, qu'il faille déduirde ce texte qu'ils représentaienune troupe d'élit: le choix des bazahatum accompli, les rangs sont reconstituépar une levéordinaire. d) Pour p à ¢ n ND ittaplusum, à s'enquéri des volonté cf. divines È tout particulièremen à pratiquer l'extispicine commentaire de XXVI 176, n. c). e) Cette alternance de 2e et 3e pers. du sing. pour s'adresser au roi (cf. MARI 3, p. 177) étonnchez quelqu'un comme Bahdî-Là qui recourait aux services des scribes de l'administration. f) Langage administratif; en m. à m. : à Je suis dans la main de mon Seigneur. >> g) Comprendre : à Je ne prendrai pas d'initiatives personnelles mais me conformerai aux présageque les dieux t'enverront. >> È
561. L. 31-32 : Ã gal ku5-mes li-du-UII-iii-iii-nia 1 li~-'i-id*-n~a.
CHAPITRE VU
LA CONDUITE DE LA GUERRE
On ne connaîpas trè bien la faço qu'avaient les gens de l'époquamorrite de conduire une erre mais il est vraisemblable qu'il y avait un indéniabl>. Quelqu'un comme Yamsû dit par exemple qu'il a toujours étsoldat et qu'il ne sait pratiquement que se battre: N Depuis ma prime enfance, je n'ai cessà de pratiquer l'art militaire {rêdfita ittallukum) et je n'ai jamais rien entendu h l'agriculture à (XXVI commandant du corps expéditionnairh 333 : 10-1 1). Ibâl-pî-E Babylone, parle de la technique militaire qui est sienne et qui donne leur spécificith ses directives (591) : à Devrai-je en outre, lorsque je voudrais engager le combat, justifier ce qui relèv de mon expérienceles plans de combat? Sinon, cet homme va faire tenir h l'armédes propos séditieuà mon encontre et je n'aurai pas les moyens suffisants pour assurer la sécuritnécessaire>> Samsî-Addu de son côtÃrappelle h son fils plein d'ardeur, que la conduite d'une arméest une affaire d'expérienc: à Tu m'as écri que tu partirais avec l'armke. Mais aller avec une arméen'est-ce pas une chose difficile? En effet, tu es un novice. Jusqu'à présent tu n'as pas une grande expériencde ces routes à (449). Toutes indications qui prouvent que, quelque prisà que fû l'enthousiasme guerrier, indice d'une bonne race (38), l'expériencavait son mot (décisifh dire et des gens comme Mut-Bisir ou Samîd-ahu étaientaux côtÃdu jeune prince, des techniciens écouté
LA CONDUITE DE LA GIJERRE
Cet étad'esprit de a soldat combattant à s'oppose de faço aiguà aux à manigances politicardes È La lettre (591), citéci-dessus, révkll'existence inévitablde conflits d'autorità entre ces différenteattitudes d'esprit : à A l'heure actuelle, mon Seigneur doit envoyer un message A Zimrî-AdduLe confirme-t-il dans ses fonctions ou l'en démet-ilMoi-même devrai-je laisser s'installer des intrigues paiatiaies comme (cela se passe) aujourd'hui? à On connaî par XXVIl2, p. 46-49, les problkmes qu'eut Yamsû avec son collkgue Ustasni-El et surtout avec le roi Hâya-SÛm Il semble de mêm que, A un moment de l'expéditioà Qatna, le retour de Samîd-Ahu se soit posà de faço relativement aiguë sur demande du roi IShî-Addu lui-même embarrassant considéra est une blement Yasmah-Addu (458) : a Déplaceun génér grande affaire. >> Un deuxikme trait essentiel de la conduite de la guerre, A l'époquec'est l'importance primordiale qu'a alors la divination, la consultation de la volontà divine en génér étansentie comme un préalablnécessairà toute action humaine. Zimrî-LÃdit luimêm qu'il court partout 2 la recherche de présagequi lui soient favorables (cf. MARI 3, p. 158) ; Addu d'Alep lui rappelle qu'il ne faut pas qu'il parte en guerre sans qu'il lui ait donnà son aval: ::Lorsque tu partiras en campagne, ne sors point sans avoir pris d'oracle. Lorsque moi, dans un oracle de moi, j'aurai étfavorable, tu sortiras en campagne. S'il n'en est pas ainsi, ne franchis pas la port- (XXVIl3, A.1918). La prise de présagepréliminairau déparen campagne étaidonc absolument nécessairau mêm titre que la convocation de l'arméel'acquisition du ravitaillement et la fabrication de l'armement. Les exemples en sont fort entre autres, 2 (519) : a Tes présage nombreux ; on se référer doivent se trouver faits. Il faut que toutes tes dispositions soient prises afin que par la suite, une fois que tu te seras mis en route,.. . à Autre exemple, (621) : a En attendant que mon Seigneur ait pu s'enquérides désirde Dagan, de samas et d'Addu. il ne faut pas que mon Seigneur se hât de combattre ni que mon Seigneur affronte cet ennemi, afin de pouvoir en faire ce qu'il veut. Lorsque Dagan, SamaS et Addu, ces dieux-IA, t'auront répondoui et que tes présageseront sains, c'est alors qu'il faudra que mon Seigneur livre combat. à L'importance de la consultation des présageétaitelle qu'elle pouvait influer mêm sur le calcul des effectifs employépour certaines opérationscomme on le voit par (583) : a Les devins formuleront le libellà de leurs présage et, selon le caractkre
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favorable des présage qu'ils auront obtenus, il y aura des patrouilles alternéepar groupe de 150 hommes. >> La guerre d'autre part étaitcomme le plus souvent dans ces sociétà A trks forte composante de paysans et d'éleveursune occupation saisonnikre qui devait tenir compte des obligations entraî néepar les travaux aux champs. En outre les impératifclimatiques jouaient un rôl trks important. (586) montre les moments oà la guerre étaiimpossible. Il s'agissait avant tout de la mauvaise saison : S'il se trouve que Dieu, aprks avoir instaurà l'amitiépermet une (nouvelle) transgression (du pacte), en ce moment-ci, c'est-A-dire en plein hiver, que pourras-tu faire? Iras-tu assiégela ville, ou bien iras-tu razzier le pays (d'ESnunna)? à Il ne faut cependant pas oublier qu'au mêm moment Zimrî-Là avait un trks pressant besoin du retour de sa troupe parce que luimêm étaiengagà dans des opérationmilitaires. Plusieurs attestations restent d'actions en hiver, tout particulikrement l'attaque d'Esnunna en ZL 3' (cf. XXVI11, p. 144 et n. 36). Sans doute Ibâl-pî-II avait-il sous-estimà l'adversaire et croyait-il pouvoir avant l'hiver occuper suffisamment de territoires pour déstabilisela puissance de Mari en Haute-Djézirà A moins qu'un hiver rigoureux n'ait étÃcette annélà particulikrement précoce On a encore le témoignagexplicite d'AsqÛdu dans XXVI 28, et surtout 29, sur la difficultà des opération: a Mon Seigneur sait que, sans huile, l'annéne peut livrer de combat, par temps froid. >> (586) montre a contrario qu'il étaicourant de démobilise l'arméau moment de l'hiver: a Donne-moi mes instructions pour partir afin que les hommes de troupe puissent, avant le froid, gagner leur chez-eux. >> Le grand moment pour faire la guerre restait bien sûcelui de la moisson: c'étail'époquoà il y avait le plus 2 piller et oà les gens étaienle plus occupésC'étaidonc par excellence celui oà il fallait montrer la plus grande vigilance ; cf. l'inédiA.41 O+ : a II faut qu'il amkne une arméde 1000 ou 2000 Bédouinet tout ce que mon Seigneur voudra et qu'il les installe sur la frontikre jusqu'A ce que soit faite la récoltdu fleuve ([1] li-im 2 li-im ha-names à ma-al be-li, fil-qa-ab-bu-ti sa-bu-am li-it-ru-ma, i-na pu-fi-inz adi e-bu-ur na-ri-im, in?-né-ep-pi-sli-Je-si-im-<ma>)B. De la mêm façonlorsque Samsî-Addenvisage une attaque généra contre les troupeaux d'Esnunna, il espkre qu'une fois qu'il en aura montrà la faiblesse militaire, tous ses autres voisins l'agresseront au moment de la moisson (255) : a Alors, au moment de la moisson, plus tard, ceux qui sont (pour l'heure) en paix avec eux, ce
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sera pour ainsi dire une main qui s'abattra sur eux. M D'aprè ce mêm texte, oh Samsî-Addenvisage l'attaque h un moment précide l'élèdes moutons (à Ils vont descendre aux bords de l'Euphrate et, au moment oh ils feront boire leurs moutons dans les enclos réservé le jour même ils subiront une razzia en règl È) la tactique la plus utiliséétaibien sûde profiter du moment ou l'ensemble du peuple étaioccupà h une tâch généra qui le détournaides occupations militaires stricto sensu. Autre exemple dans XXVI 475 : 11 ou l'on craint une attaque au moment de la plus grande fêt du pays, celle de Dêrît qui, coïncidan avec les rites solennels pour les ancêtres devait préoccupetout le monde : à Il est h craindre que, lorsque je serai occupà par les sacrifices h Dêrîtul'annéd'ESniinna ne m'attaque quelque pari et ne ne sont posme cause beaucoup de soucis. De telles péripéti sibles que dans un monde de soldats-paysans ou n'existe pas d'arméde métietoujours sur le qui-vive et dont la tâch exclusive soit la garde du pays. Ã
vue de ceux qui vont h leur tête Cela semble bien indiquer qu'il n'y avait pas d'avant-garde, mis à part sans doute d'inévitable éclaireur; mais on ne sait pas s'il y avait une arrière-garde La troupe lourdement anné(sâbu kibittum, cf. (540) n. b), est toujours présentÃcomme un tout. Celui qui marche en têt est en principe un (ou plusieurs) gai mar-tu (râ Amurrim), assisté(spar n d'un à ¢ ~ n i r u- terme que l'on un devin b d r à » ~ éventuellemen traduit par à § g u i dà mais qui pourrait désigne(plus difficilement) un < voyant s , technicien d e la divination - ainsi que des enseignes religieuses, représentandes à EStar non autrement spécifié (à J'ai ensuite envoyà (la statue d')E$tar prendre la têt de l'armé (507). (478) (à Cette arméainsi que l'autre sont a m véeavec les EStars È assure que le phénomèn'étaipas propre au royaume de Haute-Mésopotamimais aussi à celui d'ESnunna; parfois, on ne mentionne qu'un devin h la têt des troupes. Les affrontements militaires sont rarement décritet l'on ne connaîque peu de batailles en rase campagne. Aussi faut-il considérecomme une chance unique le joint h IV 85+, ici (621), publià par N. Z., à L'anné: quel monstre! dans FM III p. 145152, ou la description d'un affrontement militaire en règl nous livre par la mêm occasion la description de la composition d'une annéen étade combat. De faço remarquable on observe que, si le vocabulaire est à peu de chose prè celui que l'on attend (à ailes à front B...), il ne désigncertainement pas les même réalitÃque les termes analogues grecs ou latins ; cf. (621). Tout particulièremen on remarque que la place du roi étaidans l'à ombilic È l'abunnatwn, comme si sa place étaih l'endroit le plus protégde la troupe. On songe alors à la représentatio d'un Darius à Issos dans son combat contre Alexandre. Cependant des textes comme ~ ' k p o p à d©e Zimrî-LÃsont là pour nous montrer qu'il y avait aussi, dè l'époquamomte, des rois combattants en premièr ligne, et plus d'une lettre inquièt des femmes du harem, à propos de Yasmah-Addu ou Zimrî-Lî est lh pour prouver que ce n'étaipas une exception. Plusieurs exemples sont explicites comme (452): à Ils prirent position contre ISme-Dagan, dans la ville d'Ikkallum du pays d'Ahazum. Lui, se dirigea contre cette ville. A moins de 300 coudéesla troupe de tout ce pays et les Turukkéenqui s'étaienrassembléavec eux. pour livrer combat, levèren les armes face à Isme-Dagan. C'est la technique de la à sortie militaire (tfi~îtum qui est ainsi documentéet qui peut êtr trè meurtrièr comme le montre (548) : à Les gens de la ville ont fait une sortie ; ils ont tuà È
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L'exceptionnel (449) montre les précautionprises avant le d6pa1-Ãde l'annépour se renseigner sur les ressources en eau de la route h suivre. Il est vrai qu'il s'agissait alors de franchir le déser entre l'Euphrate et Palmyre. Ce mêm texte (à Mutu-Bisir a une bonne expériencde ces routes ; à il y a des Uprapéenqui ont une bonne expériencde ces routes È) ainsi que d'autres (par ex. (1004) à Il y a des routes depuis Mari vers Yahbila. Lâ'à les connaîtQu'il prenne tes affaires pour aller à Yahbila È) illustrent le recours nécessairh la consultation de gens à au courant dè que l'on s'écartaides grands itinérairebalisésCela révèdans les régiondésertiquedu Proche-Orient une circulation bien plus intense qu'on ne le soupçonneraia priori. Ã
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Les arméeen marche et en ordre de combat. L'ordre de marche des arméeest toujours décridu point de
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700 soldats élamiteet 600 Esnunnéensà (456) illustre bien lui aussi cette çguerr de positions à : à Nous demeurons face à Râhisumdans la ville de D u b b à ¢opposà à cette notation plus bas : K Des gitans (habbâtumet des gens du pays de Cana'an se sont installédans Râhisu même Eux et nous, nous nous observons mutuellement. à (491). aprè avoir racontà comment Zallul vient d'êtr transforméen camp retranchà par l'ennemi, montre les contre-mesures : K J'ai fortifiÃla ville de Himus, qui est en vue de la ville de Zallul. Entre les deux villes, il y a une distance de 30 lieues. à Lorsqu'il y a affrontement direct, c'est au cours d'un raid contre des troupeaux (497) (çPa la suite, alors qu'on ramenait le troupeau, on a tuà 50 ennemis È ou lorsque l'armérégulièva à la poursuite d'une bande arméqui a envahi pour faire du pillage, comme le montre (505) propos des TurukkéensK Une expédi tion les a poursuivis. J'ai tuà beaucoup de gens. >> On pratiquait aussi assez souvent des embuscades. Le terme qui désignces dernière est subtum ; dans ce terme, la qualità sonore du B est prouvépar le pluriel qu'atteste l'inédiA.47 : 7 K Les troupes de garnison qui étaienlà ont quittà (la citadelle) et ont tendu des embuscades dans la régioqui dépende Hâya-SÛ (sa-bu-un? bi-ir-tum ..., sa as-ru-nu-um wu-as-bu h-s~i-nim-ma,suà Le terme est surtout atbu-a-tim i-na ha-la-as I ~ r o i [ild-du-k). , testà dans l'expression subtam nadiim et reprksente une pratique trè courante. On a donc l'impression d'activitéguerrière qui consistent surtout à défendrdes villes ou à en prendre. On le voit bien par les conseils qui sont donnéà Yasmah-Addu ( 5 3 2 ) : Mon Seigneur voit bien à quel point notre position est forte (et cependant) mon Seigneur les redoute? [Les ennemis] ont multiplià les pillages dans les campagnes (mais) ils ne peuvent assiégede ville! Il faut que mon Seigneur contrôl ses forteresses et qu'il en garde la porte en évitande faire sortir une troupe pour (engager) le combat. En attendant que Yatir-Nannû arrive chez mon Seigneur, que mon Seigneur garde sauves les places fortes; une fois que Yatir-Nannû arrivera chez lui, que mon Seigneur constate la force de l'arméet qu'il agisse à son choix. à (492) illustre clairement ce refus d'un affrontement direct avec des troupes importantes. Un stratagèm est utilisà : on va faire croire à l'ennemi en se mettant en branle en grand arroi qu'il va y avoir affrontement direct: on pense qu'une telle perspective sera suffisante pour l'intimider et lui faire abandonner ses acquisitions: Ã
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K Sùmû-ê entendra les rumeurs concernant ton déplacemenet il évacuerses conquête : la Forteresse d'Addu, ma Forteresse et les diverses villes que l'ennemi a prises d'assaut. Alors, ce pays-là retrouvera le calme. >> Le verbe utilisà dans de telles circonstances est p a ~ à ¢ r u qui t signifie K rompre les rangs, décrocherfaire retraite È Il montre trè souvent que la mesure d'intimidation a réuss; cf. (507) (ainsi que beaucoup d'exemples) : K Celui qui, auparavant, avait entrepris de foncer têt baissévers l'intérieudu pays, s'est mis à décroche totalement avant mon arrivéà et de mêm (517) : K L'ennemi qui campait aux côtà de Lidây face à ICme-Dagan a entendu les rumeurs concernant les arméequi s'étaienrassembléepour aller à Isme-Dagan. Il a évacusa ville, s'est levà et est parti. IsmeDagan a, dè lors, pris sa ville, Burullum. à (477) montre d'ailleurs le phénomèinverse: un mouvement de repli sur une position sans doute stratégiquemenmieux défendablpeut êtr interprét comme une retraite, donc enhardir l'ennemi et affoler le pays : K Ç ne me plaîplus que vous fassiez mouvement vers sudâLorsque vous le fer(i)ez, l'ennemi l'apprenant fera(it) la supposition suivante : "Ils se dirigent vers l'intérieudu Yapturum." Voilà ce qu'il se dira(it). Il s'enhardira(it) et lorsqu'il nous poursuivra(it), notre Pays sera(it) troublépensant: "Ils ont eu peur, aussi font-ils retraite." >> (497) montre la technique consistant à transformer le camp militaire (karâtum lui-mêmee lieu fortifià oà l'on attend en sûret l'attaque de l'ennemi : K A Amursakkum, là oà s'étaieninstalléles TurukkéensDaddânumavec 2000 Nurruguéenss'étai installà à l'écarsur un côtÃdans un retranchement fortifié(...). Les arméefortifient le retranchement et creusent un fossÃ: ils entourent ville (et) camp. >>
On comprend donc que la poliorcétiqu soit le domaine le mieux documentà de l'art militaire. On se reportera de faço génà rale aux textes regroupépar D. Ch. donnéenouvelles sur la poliorcétiqu>> dans MARI 7, p. 193-203, et A la synthès qu'il y a publiée(1029) montre que plus d'une ville étaifacile à prendre : K Les 3 villes dont je t'ai parlà ne sont pas fortes : nous les prendrons en un seul jour (chacune) à ; de mêm (526) : K Je me suis approchà de Hadka. En l'espace d'un seul jour, j'ai subjuguà cette ville et l'ai prise. à (549) à propos de Kahat ou (607) à propos de
LA CONDUITE DE LA GUERRE
Talhâyu ( à Ta ville Talhayûm Ils ont fait une brèch dans la ville et, de nuit, la ville, alors qu'il y avait pacte de non-agression, une ville tienne, on s'est révoltcontre elle, on (!) l'a prise et on a tuà notre Seigneur>) montrent que deux villes majeures de la Haute-Djézirne sont pas h l'abri d'un coup de main, malgrà leurs fortifications : une brèch (pilfum) peut y êtr pratiqué et les assaillants avoir libre accè au palais royal pour s'y livrer à un lourd massacre (607). Fortifier une ville se disait à âla epêsu È en m. à m. à faire (qu'un lieu soit) une ville È comme si ses murailles consacraient un lieu en citéUne telle entreprise commençaidè que l'on craignait des hostilitéou un coup d e main de l'ennemi. Comme il s'agit plus d'une fois de villes importantes - c'est le cas notamment pour les principauté benjaminites comme Samânu ou Mislâ - il faut en déduir qu'il s'agissait normalement de bourgs ouverts et non défendupar des murailles. Il est difficile d'imaginer qu'on ait eu le temps de construire de vraies murailles, mêm en piséO n peut bien sû imaginer que des murs plus ou moins bien entretenus aient étremis en étaen cas de danger. D'aprè certains rapports. on pouvait se contenter de bloquer les accè de la ville tandis que les bâtisse extérieuresemplies ou non de terre, offraient à l'assaillant des murs aveugles. ( 4 9 1 ) montre une troupe s'installant dans un lieu et y pratiquant de tels travaux pour la transformer en camp retranchà : à Sur cette rive, Yâpah-Add a fortifià la ville de Zallul (qui se trouve) sur l'Euphrate mêm et campe h l'intérieude cette ville avec une troupe de 2000 émigrà du Pays. à XXVI 156 montre de mêm l'occupation d'un point trè fort sur le cours inférieudu moyen Euphrate : à Zâ'iku de Yabliya s'est enfui avec ses gens à Harbû Il est en train de fortifier (ippif) un village entre Harbà et Ayabû Or, ce village est (une position) trè fort(e). J'ai parlà aux gens de Yabliya d'installer des patrouilleurs dans ce village, en disant: "Il est à craindre que les Esnunnéensune fois entréau village, ne retournent plus h la frontière 50 patrouilleurs doivent occuper ce village et y tenir garnison. Vos patrouilleurs doivent êtr continuellement présentà cet endroit jusqu'à ce que mes patrouilleurs s'y soient glissés.D Plus d'une cità cependant possédaide véritable murailles (dûruin)(818) montre que leur construction étaiaffaire de spé cialistes : à Aujourd'hui, il n'y a plus de maître-maçpour de la Forteresse de Yahdun-LîmSaggarâtu ainsi que les deux palais. à Un texte (167) emploie pour celui qui est chargÃ
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de faire une muraille non pas le terme itinnutn ou banûtn mais celui d'eppêfum S'il a, comme c'est vraisemblable, un rapport avec l'emploi d'epêfu qui signifie à fortifier>, il devait s'agiu d'un technicien en fortifications. Il n'est pas indifférensans doute que ce nom de métiesoit attestà pour une régiocomme Nahur qui devait, vu s a position géographiqueêtr assez bien pourvue en pierres. Ces villes étaiend'autre part entouréede fosséscf. (498) : L e s Turukkéenont passà les fosséd'Amursakkum. à La ville de Hirêtum qui semble avoir étune place trè forte, s'appelait Les-Fosséà (cf. ci-dessous, une interprétatio de son systèm trè complexe de défense; la ville de Kahat elle-mêm en possé dait d'assez importants (hirêtum pour qu'une faune aquatique s'y développà (211). Un autre terme important pour mieux apprécieles défenhe d'une ville amomte est celui de ful'ûi (fulhûii~) pour lequel on se reportera, t. 1, p. 300-301, au commentaire de (165) n. b) oà il est proposà que plutô qu'un à mur extérieur>le terme désignai un glacis ou un mur de soutènement Les remparts. La terminologie de l'époqu distingue dans plus d'une ville son adaffuiiz et son kirhum. Depuis l'étudpionnièr de G. D., RA 66, p. 11 1 sq., on traduit le premier par à ville basse à et le second par à acropole È Il semble que l'on n'ait pas l'un sans l'autre. Saggarâtu a ainsi un kirhum (327). qui tient d'ailleurs de faço étonnantla place du r ~ à ª p à ¢ r Ãdes ¢ autres textes, mais aussi un a d a f i u m (attestà par de nombreux textes, en cours de publication par M. Bo., comme le lieu oà les femmes du district viennent prê ter serment à Zimrî-LÃen Z L 9' ; cf. son article dans Méditerrané 1011 1, 1997, p. 101). A ma connaissance, ce couple n'est documentà ni pour Mari, ni pour Suprum, Terqa, Tuttul ou Imâr toutes villes majeures du moyen Euphrate. E n ce qui concerne la capitale ou d'autres villes, une termino10~' oie concurrente oppose pi'âtu elîtu ( à la régio haute È et p i 'âtui faplîtu(*la régiobasse È : cf. V 2 : 14' et VI 43 : 13, pour Mari, et XXVII 141 (cf. n. a), pour Qattunân(607) pourrait employer le terme i n à » l à pour à acropole^, ce qui est aussi documentà pour » Suse, h la mêm époquemais l'exemple est susceptible d'autres interprétation( à régiodes collines à ?). O n pourrait supposer une double conception du systèm de
LA CONDUITE DE LA GUERRE
défensde la ville, utilisédans la régiode l'Euphrate ou dans la Haute-DjézirÃSaggarâtu serait, d&s lors, une ville neuve construite selon des conceptions nouvelles (cf. le plan d'un tel systkme publià par D. Ch. dans MARI 7, p. 194-195). Il faudrait pour cela savoir ce qu'il en est de la K Forteresse de Yahdun-Lîà qui est de faço sûr une fondation nouvelle ou, au moins, dont la structure a étrepenséde faço neuve. Le kirhum est l'endroit fort de l'agglomérationc'est de fait le lieu oà l'on se réfugiaien cas d'attaque majeure, celui oà l'on faisait éventuellemenpénétr la garnison qui devait contrôle la ville tandis que l'adaiium étaicelui oà l'on parquait les habitants. Si le kirhum est manifestement la partie la plus forte, entouré de murailles (les listes lexicales l'équivalen d'ailleurs & dûrumN muraille à ou K forteresse È) cela ne veut pas dire que I'adaiiuin en ait toujours étdépourvuVoici comment (597) parle des défensede Karanà : K Je me suis renseignà sur l'étade la ville : le mur (du-ru-uin est entourà par un glacis (su-ul-he-em) et le palais est encerclé par un glacis et un fossà (hi-ri-tain). Maintenant, l'arméqui forme la garnison s'occupe de garder le mur et la porte. Résideront-ilau palais? Mon Seigneur doit m'écrirce qu'il doit en êtr de son lieu de résidenceà Pour en revenir à Mari, peu a étretrouvà de ses anciennes murailles que Hammu-rabi de Babylone dit effectivement avoir raséesLes seuls textes babyloniens (inscription, nom d'année qui parlent de cette destruction sont toutefois écriten sumérien dans lequel le mêm terme à bhd à désignà la fois la à muraille à et la K citadelle È Ne serait-ce pas plutô cette seconde réalitque Hammu-rabi envisageait et, par là même ne désignait-ipas le palais royal de Mari, une bâtiss extrêmemen forte, dont les murailles n'avaient pas besoin d'autre protection? La description de celui de Karanâcitéci-dessus, est celle d'ailleurs d'un palaiscitadelle qui tient la place d'un kirhum, & côt de la ville. Cela expliquerait en outre pourquoi les i~êpârâ de Saggarâtu sont remplacépar le terme kirhum (327): si ce dernier est, lh aussi, l'équivalend'ekallum, les ergastules en étaiennaturellement partie intégranteDans le plan de ville forte publià par D. Ch. dans MARI 7, c'est un rectangle clairement délimitsur une partie de la muraille qui est appelà kirhum : il pourrait indiquer en fait l'emplacement du palais. On obtiendrait, d&slors, un plan de cità fortiLa petite levéde terre fiéanalogue & celui de Dû Sarru-kîn retrouvéau sud du Tell Hariri et qui forme encore aujourd'hui un arc de cercle clairement repérabldans la campagne, réalisatio
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dans laquelle il n'est pas possible de retrouver les importantes murailles d'une grande capitale, ne serait donc que les vestiges de c'est-&-dire de la zone basse, peutl'enceinte du pi'âtui iaplîtum êtr plutô un syst&me de digue que de vraies murailles. (1039) montre, de toute façonque ce que l'on appelait K muraille à à l'époqude Zimrî-Lî étaidans un fort mauvais étaet représen tait, sans doute, des vestiges d'ouvrages effectuéau IIIe millé naire. J'ai parfois traduit dans cet ouvrage, (266) et (267), kirhuin ÈS. e. N au roi etlou à l'administration È par K zone réservà Ces deux termes n'ont toujours pas reç d'étymologiet ne sont pas explicables de fait par des formations nominales de l'akkadien standard. On pourrait retrouver dans K k/qir\um à l'avatar d'un mot nordique signifiant à ville È lequel serait peut-êtr à l'origine du q à ®ouest-sémitiqu et signifierait au propre K muraille È On le retrouverait dans des toponymes comme QirdahatIQardahat ... En revanche adaiSuin, lequel est expliquà dans les listes récentepar âlumK ville È pourrait contenir un terme *adam- analogue à l'expression sumériennfi-dam, interpré tétraditionnellement (cf. A. Falkenstein, SGL 1, p. 40-42) comme K habitations des alentours d'une grande ville È K faubourg È s'opposant & la fois & uru, K ville È et à mai-gin; ce dernier est vraisemblablement le terme ouest-sémitiqu r i ~ a s k a n u m , K habitation Èdocumentà désormaipar Mari. Le terme &dam n'a pas d'étymologi proprement sumériennemalgrà une notation motivante par i ( K côt È) et pourrait êtr empruntéil représente rait le sémitiqu'adain, encore attestà par certains toponymes et qui devait désigneprimitivement la terre exploité& côt du lieu d'habitation. Or lorsque Mari fut détruiteHammu-rabi spécifi bien que cette destruction s'appliqua au b&d et & son &dam (cf. E. Sollberger et Ch. Walker, N Hammu-rapi à Mari et & Sippar È Miscellanea Babylonica. p. 258: 27-29). De mêm le rituel du kispum précisqu'il est accompli dans la ville et dans 1'5-dam (i 2-3) ( K ki-is-pu-um i-na li-ib-bi, uru fi-damki È et poursuit par la description des rites au sein du palais. Tout cela oppose le groupe uru+i-dam au palais. Une fois la muraille réalisé tout dépendaide l'entretien qui en étaifait, témoice qu'on racontait de la ville d'Alatrà (471) : à Alatrà est un endroit fortifià ( k u ~ u r )(mais) , sa muraille (b&d) est ancienne et ils n'en ont pas du tout fait une autre. Je connais tr&s bien cette ville. J'y suis passà devant au moins & 3 reprises. En ce qui concerne son tell, il ne faudrait pas croire qu'il est 6levésa muraille est de taille moyenne. Cette ville ne tiendra
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pas. à On tenait donc compte h la fois de la hauteur du tell et de celle de la muraille. A l'époquamorrite, en effet, ne serait-ce que l'occupation du IIIe millknaire se trouvait avoir déjformà en Haute-Djézirdes tells importants. Nagar (Tell Brak) devait avoir dkjh bien plus de 30 mktres de hauteur et une ville moins considé rable comme Azarnhul (Tell Mohammed Diyab) faisait certainement au moins une douzaine de mktres, h sa butte principale. Alatrûavec son tell élevà ne reprksentait donc certainement pas une exception. (483) montre, de plus, le triste étadans lequel se trouvaient les principales forteresses du pays de Kahat, une province clef pour la défensdu Haut-Djaghdjagh : à Les villes du pays de Kahat, celles qui sont h cet endroit-là sont-elles fortes? Nilibiinnu, Kallahubra et Kabittu, celles qui sont h cet endroit-lh, sont-elles fortes? En outre, toutes les citésont en mauvaise condition. à Il semble en avoir étde mêm pour les villes les plus importantes du royaume de Mari. A deux reprises au moins, (165) et (548), on parle de 'ktat de délabremendes murailles de SaggarâtumA l'époqu éponymaleil fallut refaire la muraille de Terqa et, cela, aprè destruction et dkblaiement de l'ancienne ; cf. A.3940 : à J'ai pris connaissance de la tablette que tu m'as fait porter, comme quoi tu as fait prendre les présageen deux "donnes" pour (savoir si l'on pouvait) détruirla muraille de Terqa à (texte cità XXVI11, p. 5354 et éditdans XXVIl3). Sous Zimrî-Lî on apprend au détou d'un incident de la vie du palais qu'il existait une brkche (takkapum) dans la muraille de la capitale elle-mêm (1039). Les blocus et les sièges Toutes les villes n'étaienheureusement pas dans la mêm situation et leurs murailles représentaienune structure capable d'une longue résistanceOn connaîainsi des exemples de villes assiégé pendant longtemps jusqu'h ce que les habitants soient réduitpar la famine. (515) le montre à propos de Ninêt connue plus tard comme Ninive et déjune ville majeure: il s'agissait alors de venir h bout de la zone-kirhum dans laquelle les habitants s'étaienretranchks : x Quelqu'un d'arrivk de l'intérieude la ville m'a dit ceci : "Les habitants de la ville sont désormaiaffamés.à Isme-Dagan la bloquait et étairksolu h ne pas bouger tant que la place ne se serait pas rendue. Cependant il existait d'autres moyens qu'un simple blocus pour en terminer plus vite. La technique la plus courante Ã
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'kpoque pour venir à bout d'une citk semble avoir étde former par entassement de terre une rampe qui donnâaccks au sommet des murs : (480) : x Il n'a pu s'emparer de la ville tant que la terre meuble n'eut point atteint la hauteur du sommet de la ville. Une fois que cela fut fait, il s'est tout de suite emparà de cette ville. XXVII 145 montre cette technique connue aussi des Elamites qui y recoururent dans leur campagne sur le Tigre. Le verbe utilisà pour désignecette opkration est epêrum dénominatinon encore reconnu, construit sur eperum, à terre meuble à ; cf. ibid. 1. 14 : x L'ennemi i-te-pi-ir la ville de Kakkulâtu à oà epêru a le mêm sens de x remblayer à ; on a un usage analogue dans (589). La ville dont il est question dans (480), Nilimmar, ktait une ville moyenne. Dans (548), on a le rkcit du sikge d'une ville bien plus importante, Razamà (du Yussân)Dans ce cas, il fallait recourir h des techniques beaucoup plus sophistiquéescomme une tour d'assaut (dimtum) h laquelle étaifixÃun bklier (>v%ibum), sorte de grosse poutre oà étaifichke une pointe de métapour desceller (naqârumles pierres du mur. On posskde encore la description d'un tel engin dans XXI 261 : 4' : x Une langue de bélierpesant 23 mines [environ 12 kilos], y compris ses 2 chevilles. à Ces structures ktaient relativement klaborkes et n'étaienpas confectionnkes sur place, h la faço de ce qui pouvait êtr pratiquà par les Romains. On les voit souvent êtr expédié de fort loin jusqu'au lieu des combats. Témoi(465) : x Lorsqu'ils auront amenà en amont à Mari les tours et le bklier, que l'on équipdes chariots de leurs roues, qu'on (y) charge les tours et le bélieet qu'on (les) fasse porter h Makitânumà Makitânu se trouve dans l'ouest de la Haute-MésopotamieIl faut donc comprendre que tout cet équi pement militaire revient de la province du Sud et va vers la frontikre du Nord-Ouest. Les traductions de G. D. de la campagne contre Qabrà ont pu faire croire que des villes qui ne semblent pourtant pas trè importantes, comme Huhâr ou Kerhum, vu qu'elles sont assez mal attestkes, avaient demandà un long temps avant d'êtr prises. En fait les traductions doivent êtr corrigéesLes chiffres n'indiquent pas le nombre de jours nécessaireh la capitulation, mais le moment de la campagne militaire oà chaque ville se rendit successivement : (528) : x J'ai assikgà cette ville, j'ai fait dresser contre elle tour de sikge et bélierLe septikme jour (de ma campagne), je l'ai prise. à Mêm son de cloche pour Kerhum (le toponyme signifie x Citadelle È) d'aprks (529) : x Lorsque je suis allà attaquer la ville de Kerhum, j'ai fait se dresser la tour de sikge et j'ai fait ))
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s'écroulesa muraille au moyen d'une brkche. Le huitikme jour (de ma campagne), j'ai pris la ville de Kerhum. à En revanche D. Ch. a pu calculer qu'une mktropole comme Larsa avait pu résisteenviron six mois: Dans XXVI 383, Yasîm-Hammparle de terre, de tours et de béliersDans XXVI 378, Sarrum-andullÃmentionne les travaux d e terrassement (rampes) auxquels Hammu-rabi fait procéderLes indices que le sièg s'est prolongà au-delà d e c e qu'avait prévHammu-rabi sont multiples à (XXVIl2, p. 148). Cette technique est connue d e faço général par tout le Proche-Orient d e l'époquet on voit y recourir mêm des puissances moyennes comme Eluhhut (435) ou Talhâyu (606), ce qui montre que la technique étailargement accessible. Le cas de (533) est plus délicah apprkcier. Le parallélismévidenavec (532) montre que des gens que l'on croyait capables uniquement de razzias en rase campagne, ont fini par se trouver une tour de sièg et un bélieÈ Ils ont mêm pu prendre Suprum, la forteresse majeure de la régionet faire craindre le pire pour Mari. D'aprè la reconstruction historique d e N. Z., il semblerait qu'il s'agîdes prodromes du retour d e Zimrî-LÃcontre Yasmah-Addu (cf. p. 126). On voit les attaquants raptant aux alentours de Terqa un technicien du bois et c'est cet homme qui avait dà leur construire la structure de sikge. (388) montre, selon une bonne idéd e J. Sasson, la dévotio d'un de ces béliersA la suite d'une victoire - mêm si le texte ne le dit pas explicitement: En ce qui concerne le béliede siège Haradânobjet d e ta lettre. disant: "Je l'ai déposau sanctuaire de mon pkre ..." à Haradânnom construit sur un des mots désignan l'âneserait le nom propre de l'objet. On a pensà un temps que les structures construites directement sur place portaient l'appellation d e là haini11at1nun1. Selon l'idé d e M. B. (XXVII. p. 239). il se serait agi du terme dksignant le à taureau à (112) uni à celui de hammannum apparentà au haminâ ouest-sémitiquoà l'on voit généraleme la dénominatiod'une colonne (sacrée)Le lzà hammannum aurait donc étun gros tronc d'arbre h la têt grossièremen taillke en forme de taureau. En fait la reprise du dossier (cf. D. Lacambre, MARI 8. p. 450-451) montre que cette expression là hammannum n'existe qu'en un seul passage et doit êtr comprise autrement. La rampe construite par les assaillants permettait au bélied e franchir leglacis et d'attaquer la muraille elle-même La technique d e contre-attaque consistait pour les assiégÃh s'emparer d e la brèche comme le montre l'exemple de Razainà (548), pour aller Ã
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attaquer ceux qui la pratiquaient: O r (Atamrum) entasse un remblai en terre qui avance vers la ville. Le front du remblai ayant atteint l'endroit oà le mur extérieukmerge (du glacis), les gens d e la ville - (l'assaillant) entreprenant de faire une brkche dans la ville - avaient renforcà le mur sur les côtà gauche et droit, en face du remblai. S'étanintroduits, alors qu'il faisait encore nuit, dans la brkche, sur le front du remblai, les gens de la ville firent une sortie, au petit matin, et ont tuà la moitià de ces soldats. à Un autre moment du sikge est illustrà par XXVI 3 1 8 : 8-14. Il s'agit d'attaquer la tour d'assaut elle-mêm et d e la détruirece qui indique clairement qu'il s'agissait d'une structure éminemmen inflammable. On peut supposer que ceux qui la mettaient en branle étaienprotégÃpar diverses protections en roseau: Sanîy a mis de la poix sur le devant de la tour de sièg ; il a mis le feu au bitume et la tour s'est écroulé En outre le feu a dévor les passerelles et la muraille qui est A l'intkrieur d e la ville [a ét dégagée à Il s'agit d'une phase ultérieurelorsque l'attaque portait contre le kirhum. Razamà finit, de toute façonpar êtr prise. De mêm (581) montre-t-il les contre-mesures prises par les : L'ennemi (élamiteayant vu que habitants de Hirîtu assiégà les dispositions étaienprises dans la ville de Hirîtumessaya A 2 reprises de construire une rampe mais la troupe de mon Seigneur s'opposa A lui et ne le lui permit pas. Comme ils ne pouvaient pas construire la rampe et que leur terre meuble, du fait des conduites que nous-même et les serviteurs de Hammu-rabi nous avions larg e m e n t ouvertes face à la rampe qu'il construisait. leur terre meuble (dis-je), nous avions réussà la transporter vers le fleuve, l'ennemi voyant qu'on l'avait empêch d e construire une rampe,. .. à La dkfense de Hirîtufut donc trks complexe : il y eut d'abord les contre-attaques de l'armé alliébabylono-mariote venant au secours des assikgésensuite une inondation systéma tique du terrain qui fit que la rampe étaisans cesse détruitet sa terre emportépar le courant d e l'eau. Il est évidenque cela n'étaipossible qu'A partir du moment oh ces prétendu fosséà étaienen fait en communication avec le courant du fleuve. Il est donc trks vraisemblable que Hirîtu étaienceinte plutô par des digues fortifiéeque par des murailles conventionnelles. C'est d'ailleurs le dispositif que la mission belge d e Tell ed-Der pense avoir trouvà autour de Sippar-Amnânum qui n'est pas bien loin de Hirîtum Outre les machines pour kbranler les murailles, on utilisait des passerelles en bois (huinrnudây ; cf. XXVI 71-bis, n. d) sans doute Ã
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pour pouvoir accédedepuis les tours au sommet de la muraille. Le mot serait un dériv(amorrite) sur la racine de 'MD, a jouxter, s'appuyer sur. à D'autres termes sont encore attest6s comme l'échelle-sin~miltur et la kalbânatumLes deux sont documentéscôt 2i côte par A.3935 : 27 (cf. (83), t. 1, p. 212) : a Mu-bal.saga est allà au grenier avec ses serviteurs et ses gens ; ayant pris échell(sin~rnilturn)et grappin kalbûnaturnil a assiégle grenier. à Le premier terme est clair et facile à comprendre : il s'agit d'une échelld'attaque. Son usage est bien attest6 comme le montre, entre autres, XXVI 503 : 27 a Nous manquons d'échelle (kun4-tu-ni ) ; s'il plaîà notre Seigneur, il ne faut pas que nous en manquions. à Le second est plus malaisà à comprendre hors contexte préci; il semble une formation en -utun] sur un diminutif en -211 de kalbum, a chien È On peut imaginer que l'on appelait a petite chienne à quelque chose qui mordait ou agrippait. Une traduction par à grappin> peut êtr envisagke, surtout que l'échelle-sirnrniltur est souvent mentionnéà côt de cordes (cf. M.6863 : 19 = M 20 chevilles ... ; 13 cordes ... ; 1 échelle[20 '^si-ik-ka-tum 2 16, 13 eb-lu-ii 2 lu, [ l ? @SI[-im-mi-il-tun~1 lu]). Vu le contexte de (189), les kamrnurn sont certainement, eux aussi, un objet permettant d'assaillir une ville. Il ne faut sans doute pas rapprocher ce terme de kammu C M (a metal rivet or dowel), (a tool) à de CAD K, p. 126a, dont le pluriel semble régu Il n'est, en revanche, pas impossible lièremen fémini: karnn~âte que le mêm terme se retrouve dans le dialecte paléo-akkadie: Carr"-Zn in kà -méufdrih = a Il ramena leurs rois dans des kamn~urnà (enregistr6, CAD K, p. 128a, S. v. kamû)si la longue finale n'est pas, comme l'a interpr6t6 CAD, le reflet d'une 3e radicale faible. On connaîles représentationpaléo-akkadiennedes captifs dont les bras sont attach6s 2i des sortes d'échellesLe karnmun~serait une variante moins haute que la sirr~miltum. XXVII 141 montre d'autres avatars lors du sièg de Hirîtu: : J'ai déjécri2i mon Seigneur que [les habitants] avaient mis le feu 2i la tour (qui attaquait du côt6 de la ville basse (cf. 5 4 8 ) ; à présent[l'ennemi] a entrepris une (autre) tour, celle-là de taille moyenne. Elle a 6tà dressémais des travaux ont kt6 faits à l'inté rieur de la ville,face aux tours de l'ennemi et de son remblaiement, au devant1 des hammannum que [l'ennemi] avait faits de
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front. L'épaisseudu remblaiement est de 17corde tandis que [la largeur] du remblai fait 2 cordes et plus-. Les serviteurs de Hammu-rabi m'ont dit : "Nous élèveroce remblaiement face aux han~rr~annum de front et nous engagerons le combat dessus. L'ennemi n'y pourra rien". >>
La défensdes frontières La défensdes frontière recevait une importance toute particulière La a marche à avait la dknomination sp6ciale de pâtur ou pattum (forme féminiske)Souvent les gens font remarquer au roi de Mari que la régioqu'ils administrent en est une. C'est le cas d'ItÛr-Asdà lorsqu'il commandait à Nahur, de Yâwi-Ila à Talhayû (294), etc. (592), lettre citant les propos de Hammu-rabi de Kurda, montre les dangers d'une telle situation: a Jadis, sarrum-kîma-kalî. occupait des possessions d3Ekallâtu et c'étailui la frontièr du pays. Maintenant, sarrum-kîma-kalî. est m[ort] et ISme-Dagan occupe le pays de RazamâAprè (la mort c'étaiHadnu-rabi qui étaidevenu la de) sarrum-kîma-kalî.m frontièreMaintenant, (ISme-Dagan) a chass6 Hadnu-rabi et le pays de Qattara est totalement "d6boussol6". Moi-même me voilà devenu la frontière>> Les gens, en pareil cas, demandaient des forces particulière en permanence, voire un médeci et un spécialist en d6fenses urbaines ; cf. (167). Un cas de ce genre est illustrà par (61) qui montre le devin Narâm-SÃdont on s'&ait empar6 aprè la prise de Râpiqumêtr mut6 2i situllum, à une frontièr trè sensible. Le devin &ait essentiel dans le dispositif de d6fense pour pouvoir pr6voir les attaques et conseiller les bonnes contre-mesures. Un cas unique est montrà par l'expkdition que d6crit (534) : a [Le roi d'ESnunna] est al16 à Maskulliya et a entrepris d'y creuser un canal. à Il s'agit manifestement d'une périodde grande tension militaire et Dâdu.gale roi d'Einunna, entreprend d'entraîne avec lui les rois de Babylone et de Malgi'um qui étaientrè réluc tants. On imagine mal, dè lors, que ce canal dont on montre le creusement dû servir 2i des fins d'irrigation. Pourrait-il s'agir. dans la ligné des travaux des rois de la IIIe dynastie d'Ur construisant le mur Murîq-Tidni ou la a muraille du roi >> d'6poque bien postérieurede la réalisatiode canaux pour inter-
2. L. 11 : . . . 2*-na of-la-u à e-[li sag], e-pi-ri etc
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dire certaines routes et protégeainsi des zones de territoire oh s'aventuraient les moutons d'ESnunna? La question reste posé mais la réponsencore indécise C'est dans les régionde frontières d'autre part, que l'on trouve le plus souvent les fondations de villes trks fortes dont les noms se composent sur le patron à Forteresse de NP-roi È du moins chaque fois que l'on peut le vérifierOn connaîainsi pour Mari la à Forteresse de Yahdun-LîÈ lue jusqu'ici DÛr-Yahdun Lîm Cependant, du fait que le postdéterminatigéographiquki se trouve la plupart du temps aprks bAd (badk Yahdun-Lîmet que, lorsque ce toponyme fut rebaptisà bAdki Yasmah-Addu a l'époqu éponymaleil étai susceptible d'êtr appelà bAdki b à ª l i - y (K Forteresse de mon Seigneur È) il est trks vraisemblable que son véritablnom étaisimplement Dûrumà Forteresse È De la mêm faço bà dk Samsî-Addest appelà par Samsî-Addulorsqu'il en parle, à ma Forteresse à ; cf. (492) n. e). La K Forteresse de Yahdun-Lîà défendail'amont de Terqa ; la K Forteresse d e S a m s à ® - A d détai u une position clef contre le royaume du Yamhad (cf. MARI 6, p. 272). On connaîde mêm sur la frontikre occidentale du royaume d'E3nunna la forteresse d ' I p i q - A d d u ~ . Il est possible que ce fû elle qu'on rebaptisa K Forteresse de Dâdu-SÈ Beaucoup d'autres exemples existent A l'époqudans d'autres régiondu Proche-Orient. Certaines semblent avoir reç le simple nom de à Place militaire È C'est ainsi qu'il faut comprendre les deux K Dû s à ¢ b i mqui sont attesté: l'une dans la régiode Dê (cf. XXVI 146 et 247), l'autre dans la régiode QattunânDans XXVII1, j'avais interprétle toponyme comme K Forteresse de Zabi'um È mais il est sans doute plus sage, au vu du doublet de Qatmnând'adopter l'interprétatiode M. B. (cf. XXVII 84, n. i). Sur d'autres frontikres des forteresses, ou du moins des villes de garnison puissamment fortifiéessemblent avoir existéOn connaîainsi l'importance d'une ville comme Yabliya sur l'aval d e Mari, ou d e HalabîtA l'amont de la Forteresse de Yahdun-Lîm Il ne faudrait cependant pas s'imaginer le royaume comme une régiode villes ouvertes protégé par de puissantes forteresses frontalikres. Certains faits pourraient y inciter, comme lorsque l'on prédila conquêt inéluctablde toute la Haute-Djézirdè la chute de Razamà (XXVII 132 : 8-12 : K Si la ville de Razamà n'arrê tait pas (Atamrum), d'aprè tout ce que me rapporte la rumeur publique, c'est tout l'Ida-Maras qui se révolteraipour passer de son côtÃà L'affirmation se comprend d'elle-même dè que l'on a
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vu le couloir plat et sans accident qui séparle Tigre du Balih : le verrou de Razamà ôtÃplus une seule ville n'est A l'abri d'une attaque. Dans l'alvéolmêm de Mari, deux citadelles majeures semblent avoir existél'une A Suprum (Tell Abu Hassan) sur la rive gauche ; l'autre A Dêr A l'aval de Mari, sans tenir compte de Dûru Labîru fort-vieux>), entre le Habour et Tell Abu Hassan, sans doute.
L'évacuatiodes campagnes. Lorsque s'avançaien les arméeennemies, elles risquaient le plus souvent de trouver un territoire vide. (522) montre que de vastes territoires pouvaient êtr ainsi vidéde leurs habitants: K A l'heure actuelle, on a fait entrer (les gens de) la zone de Sasarânu A Apqum ainsi qu'à Sânip mêm et (ceux de) la zone de Yanûh Samar, A Sanduwâtumà De mêm dans (531) voit-on un cas particulier de déplacemende population, sans doute celui d e colons lors de l'évacuatio d'un territoire par des forces armée: K fitant donnà qu'il n'est plus possible d'administrer ce pays, l'en ai déplacles habitants et les ai installésserviteurs et servantes y compris, dans le pays d'Arrapha et dans le pays de Qabrâ La troupe fera retraite vers l'intérieudu pays. D Dans (700), l'éventualité'd'tel repli est clairement exposé aux Benjaminites qui méditaienun raid contre la capitale : à Un homme se leva dans leur assembléequi leur dit : "Toute la population ainsi que le grain des villages des Bensim'alites ont ét rassemblédans les places fortes ; si vous faites une razzia, que prendrez-vous? Si vous faites une razzia, vous (ne) prendrez (que) des moutons et des bÅ“ufs En revanche le roi Zimrî-LÃviendra et ses soldats...". à La technique de défenscouramment utiliséau moment oà l'on apprend les rumeurs (tukkum) de l'attaque ennemie étaieffectivement le repliement (kanzâsumdes individus dans les places fortes (dannâtunz oh le grain avait déj ét engrangÃ: (495) et de nombreux exemples. La nécessitde ne rien laisser A l'ennemi pour s'approvisionner est bien montrke par (839) oh la réquisitio de l'arméest demandépour transporter d'importantes réservede grain d'un village sans défensh Kahat. (525) montre de mêm le repli des gens du royaume de Qabrà dans la capitale, devant l'avance victorieuse de Samsî-Add: d a ville de Sarri a étévacuÃdevant le roi et (ses habitants) viennent d'entrer A Qabrâà Aussi peut-on penser que les 40000 hommes qui défendaienLarsa contre Hammu-rabi et ses divers allié
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du royaume de Haute-Mésopotami mais elle est, semble-t-il, occupee au mêm moment par les Turukkéenqui s'y sont retranches. A cette pratique recoururent en des temps différentYahdunLî qui brûl les moissons du pays de Samsî-Adduselon les termes même d'un de ses noms d'annéeou Samson qui lâch dans les champs des Philistins des renards à la queue desquels il avait mis le feu (Jg 15, 4-5). Cependant la dernikre notation de ( 4 9 5 ) ( à Les champs sont en flammes È est ambiguà dans la mesure oà l'on ne sait pas si cette conskquence de l'invasion est voulue ou subie. Elle pourrait êtr un vrai exemple de pratique de la à terre brûlÃÈau sens propre de l'expression français: à tout détruirchez soi pour affamer l'envahisseur. ))
représentaienla totalità des hommes mobilisables du royaume (cf. XXVI 379 : 31). Cette attitude de repli sur une position forte est toujours pratiquépour commencer, en attendant d'organiser la résistanc et qu'arrivent des forces de secours. Un exemple particulikrement net est ce que conseille Samsî-Addà lshî-Addde Qatna, en attendant qu'il puisse le secourir en grand arroi (330) : à Un mois, deux mois, jusqu'A ce que soit atteint le but que tu sais, qu'il [SÛmà êpuh razzie tout son saoul! Cela ne prêt pas A conséquenceCeux de tes sujets qui se trouvent A sa frontièr n'ont qu'à se rassembler dans des forteresses. )) Les troupeaux, en revanche, sont envoyéloin dans le nawû (à BÅ“uf et chkvres doivent partir pour la steppe Èd'aprè (495) et de nombreux exemples) ou dans le qa:û?~ (à Il n'y a plus de bÅ“uf ou de moutons A l'intérieudu pays. Ils ont étévacuÃet se trouvent A la limite de la steppe Èd'aprè (510) et de nombreux exemples). Ce sont ces derniers contre lesquels les seuls pillages sont possibles. Encore faut-il leur courir aprks et se disperser, ce qui affaiblit l'attaque. Tandis que les campagnes étaiendésertée les forces mobiles, elles (sagbum, bawhâtum)battaient la campagne. Beaucoup d'attestations subsistent du fait que l'on interdisait dksormais aux gens de circuler: à J'ai envoyk un message chez Puziya au sujet des voyageurs (âli harrâninz) mais il ne répon pas. Mon Seigneur doit lui écrire11 faut que mon Seigneur, lA oà il est, instaure des patrouilles de campagne (sagbum) et qu'il ne permette pas de voyager à : (495) et de nombreux exemples. Une exception est constituépar les marchands ou les nomadisants qui, soit grâc à des sauf-conduits, soit par la connaissance de routes particulikres, pouvaient maintenir une certaine libertà de mouvements, comme le dit le mer'û Ibâl-pî-(333) : à Mon Seigneur sait que. .., tout comme un marchand va au travers de la guerre et de la paix, les Bkdouins vont A pied au travers de la guerre et de la paix, apprenant au cours de leurs dkplacements ce dont parle le Pays. ))
Le renseignement : les signaux lumineux. Lors de la conduite de la guerre, le renseignement est quelque chose d'une importance majeure. Une technique particulièr A l'époqu est desormais bien connue: c'est celle des signaux de feu pour transmettre trè vite A longue distance des renseignements sur des déplacementéventuelde troupes ennemies. On trouvera réunieci-dessous quelques-unes des attestations, les autres étanrangéedans leurs dossiers historiques. 11 semble qu'il y ait eu comme convention de lever un double signal en cas de danger, ainsi que le montre (502) : à Il ne faudrait pas que le Pays vienne tout entier au secours parce que tu as levà dans la nuit un double feu. à En fait le à double feu à n'aurait pas dà êtr utilise A l'encontre de l'ennemi puisque ce dernier faisait un raid d'approvisionnement qui l'entraînaivers l'extérieur11 faut donc rattraper cette maladresse par un courrier qui explique ce qui se passe en réalità avait l'avantage Cette pratique analogue A celle du télégrap de la rapidità dans la transmission de l'information. Le à codage >) en étaicependant fruste comme vient de le montrer l'épisodpré citk. D'autre part on pouvait craindre qu'on n'abuse du procédet que certains responsables ne s'affolent trop vite, entraînanune levéen masse indue, danger que souligne bien (502) : à En réa litélorsqu'une ville est seule A lever un double feu, n'en lkve pas. Cette ville est prise de panique : (l'ennemi) est en train de faire un coup de main et, ayant pris peur, elle lèv un double feu. Lorsque des villes seront nombreuses A lever un double feu et que tu les verras tous, c'est ce jour-là que tu lkveras un double feu. à 11 est significatif que les textes mariotes utilisent pour désignela peur
L a politique d e la terre brûlé Une technique complémentairde guerre est celle de la destruction systématiqudes ressources, plutô chez l'ennemi que chez soi, d'ailleurs (499) : à Je viens de mettre le feu sur une distance d'une demi-lieue aux environs d'Amursakkum. J'ai ainsi ankanti le ravitaillement de l'ennemi. à Amursakkum est bien possession Ã
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indue qui peut s'emparer des gens le terme occidental pahattwn, analogue h à panique È Cela étaijugà d'ailleurs infamant, selon (504) : à Dans le Haut-Pays, on ne montre pas d'empressement pour la torche et on n'en a pas levéQue mon Seigneur prévienn bien en ce qui concerne (l'usage) de la torche : si jamais il se produit quelque chose d'inquiétantce n'est pas sur nous que s'abattra la panique. à Mêm contexte dans (592). n. k). Un simple mouvement de l'ennemi devrait donc entraîneun signal simple et le repli dans une position forte.
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Les informateurs e t les espions. Un gros dossier pourrait êtr constituà h partir de tous les efforts faits de pan et d'autre pour se renseigner sur l'ennemi, ses mouvements et ses ressources. Ne sont donnéeici que quelques indications général car le fait est si systématiquque tous les dossiers militaires le documentent. 11 y a d'abord les renseignements normalement reçusmontréa contrario par (512): pouv vais-je envoyer un tel message? 11 n'y avait pas un fugitif que sa fuite m'amèn ni un quelconque réci qui m'amve. Voilh pourquoi je n'ai pas envoyà de message à mon Seigneur. à Ceux qui fuient les lieux du drame sont effectivement les première sources de renseignement, comme le montre entre de nombreux autres exemples (515) : à Quelqu'un d'arrivà de l'inté rieur de la ville m'a dit ceci: "Les habitants d e la ville sont désormaiaffamés.H Un aspect particulier est la capture de gens au courant que l'on amkne h l'autoritt? pour qu'elle les interroge h son grt?. Le procéd est bien dkcrit par (474) : *Tous citoyens du Zalmaqum que l'on capture pour en tirer des informations (ana IitZnirn), tu ne dois plus les prendre en servitude. à Ces prisonniers d'un type particulier reçoiven souvent l'appellation de s a li5âinmN (homme) de langue È ce qui est traduit par N informateur(s) È On trouve ainsi : à Et voilà que j'ai envoyà chez mon Seigneur l'informateur (lu s a li5ânim qu'on est allà prendre à S i t u l l u m ~(XXVI 35) ; à Nous avons expéditune troupe; ils nous ont pris un informateur^ ( s a litâniin(XXVI 476). On notera tout particulikrement le trks révà lateur: à Qu'ils prennent un informateur pour que mon Seigneur puisse interroger une bouche qui parle à (A.4509 : 1 lu s a li-saniin li-il-qu-nim-ma, pi-e-em da-bi-bu-am, be-li' li-iS-ta-a-al). Se pose dè lors la question des âhizunlM. B. a proposà dans XXVII, p. 63-64, d'y voir des sortes d'à informateurs~,non des
à colporteurs à comme je l'avais traduit dans XXVII1, p. 203 sq. On trouvera dans le chapitre * L e commerce; marchands et carav a n e s ~un point nouveau sur la question. Le recours à des à espions à est assez bien attestt?. Trois termes sont utilisépour noter cette réalit: mâkzîn najrum ou hâlilu~n MâkGr étaiun hapax dans XIV 8 4 : 3', 6', 10' oà M. B. traduisait à mendiant È dérivan le terme de makzînl à manquer È Cette faço de faire doit êtr abandonnéeCAD M l l , p. 140b envisageait déj l'existence d'un terme signifiant à espionner à (cf. Fils d e S i m ' a l ~ ,RA 80, 1986, p. 179, n. 168). On trouve désormaidans XXVI 420 : 10-1 1 une formule étymologiqueindiquant que le terme n'est qu'un participe substantivà sur un verbe signifiant à espionner à : à Il vient d'expédie des lu-mes ma-ki-i pour espionner la steppe du Suhû (ana makîm) à Cette traduction de mâkG est cependant parfois trop violente et un simple sens d'éclaireurscomme celui qui a t?tÃadoptà dans XXVI 30 : 12, peut suffire : à Vous prendrez lh-bas la têt de cette arméeAjoutez-leur des éclaireur(lti-mes ma-ki-i) ... à Le terme est dksormais bien documentémontrant que la pratique étaicourante. L'inkdit A.3555: 12 indique clairement qu'il s'agit d'une mission de reconnaissance chez l'ennemi : à J'ai envoyt? des espions ; ils se sont rendu compte de ce qu'étaile terroir irriguà de cette ville (lti-mes ma-ki-i, [a][-ru-ud-ma wu-ar-k-ut, sa-la-hi-im s a a Ibn(LAM) se-tu, ip-ru-su-nim). à L'intérÃde A.4509 : * A deux reprises j'ai envoyà des m . ( \ - s u 2-su 16-me5 ma-ki-i as-pu-urma) È est que. dans ce dernier texte, le signe MA y est trks net, et qu'il n'y a nulle possibilità de lire ZU ou SU. Le najrum ne représentpas une réalitttotalement identique ; cf. XXVII1, p. 392, n. 81. Au propre le terme indique à quelqu'un qui échappaux regards È Dans XXVI 357 : 7 ou XXVI 358 : 8 le lu najrum est un messager qui s'en va secrktement prkvenir quelqu'un ; cf. XXVI 217 : 36. Le terme hûlilu a ététudidans XXVI/l, p. 342, n. d). Le mot est construit sur un verbe halâlu connu par plusieurs emplois, surtout littéraireen Babylonie, pour signifier à se déplacesans attirer l'attention È On assiste de mêm à plusieurs tentatives d'infiltration de l'adversaire. A . 4 5 0 9 utilise simplement le verbe e r à ª b u (à entrer È : à A deux reprises, l'ai envoyt? des espions (lu-mes maki-i), ils n'ont pas pu les infiltrer (e-re-bu-am) et me sont revenus. à Il semble exister aussi un verbe technique, n a p à ¢ p u ~étudi n dans NABU 88/25, dont la forme radicale n'est cependant pas tota-
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L A CONDUITE DE L A GUERRE
lement assuré(un apdpum h la forme IV pourrait êtr envisagé; cf. (609): % V u que j'ai expédides Bédouinet des soldats en expéditiod'ennemis, ils vont se renseigner sur le pays : est-il ou non rassemblé Tout ce que, s'étan infiltrésils pourront (ap)prendre, ils me l'apporteront. à D'autres exemples se trouvent dans XXVI 372: 31 et 373 : 16. Cette infiltration vise cependant, de faço évidenteautant h des coups de main qu'h du gain en renseignements. D'autres sortes de missions individuelles sont mentionnées comme dans (589) qui documente l'envoi d'un à § i s o l à (baddum) ; cf. NABU 91/53. Une proposition un peu trop hâtiv avait voulu y voir une sorte de à prophkte È Ce terme n'est plus aujourd'hui un hapax grâc à M.6851 (XXVIl3, % L a musique ?I Mari È) Il s'agit en fait d'un éclaireuisolà que l'on envoie en reconnaissance. Voici en effet la mission qui lui étaiconfiée à "Il ne faudrait pas qu'il y ait invasion par 10000 hommes ou qu'il expédiune troupe de 10000 hommes et qu'il instaure une rébelliodans le SuhûmSi jamais tu (!) voies des traces de pas, écrih Meptû pour qu'il puisse prendre ses dispositions et écris-le-moh moi-même qu'ici je puisse prendre les miennes!" Voilh la mission que je donnai h l'isoléà De la mêm faço dans le mêm texte, il est fait mention d'un peloton d'hommes armé dont le rôl étaimanifestement de servir d'éclaireurs Il est évidenqu'h côt de ces à reconnaissances à de temps de guerre, il existait une entreprise systématiqupour obtenir des renseignements sur ce qui se disait ou se préparaidans les cours étrangkresamies ou ennemies, mais cela est abordà dans l'étud du monde plus feutrà de la vie diplomatique ; cf. (368) n. f) et t. 1, p. 593.
L'époquconnaissait parfaitement des notions annexes de l'art de l'espionnage, comme l'intoxication de l'ennemi et sa désin formation, témoice que propose (539) : à Or, il n'y a pas de bateaux & Yabliya pour la traverséde l'arméeDè que tu auras pris connaissance de cette tablette de moi, expédi20 bateaux d'une capacità de 100 (soldats'?) chacun h Yabliya. Si tu envoies ces bateaux vides, l'affaire ne passera pas inaperçu et un espion (nafrum) ira trouver l'ennemi. Fais embarquer 1000 homêr de grain, - 100 de farine, 10 de bikre mélangÃ- h raison de 50 homêr par navire et qu'on amkne (les bateaux) en aval! Au sujet
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de ces bateaux, en donnant tes directives, ne mentionne pas le nombre des soldats. Lorsque tu donneras tes directives, donne celles-ci : "On envoie par ce convoi ce grain pour les rations de la citadelle de Yabliya, farine et bikre mélangÃpour les repas de la citadelle de Yabliya" ... à Un ennemi infiltrà ne manquerait pas d'informer l'ennemi qu'une flotte arrive h vide pour permettre la traversédu fleuve. Il permettrait donc de deviner la suite des opé rations et de contrecarrer le plan de campagne. Il faut donc dégui ser le convoi en banale flottille de ravitaillement. Les ennemis croiront que la flotte est simplement destinéh transporter du grain et ne pourront deviner que l'armé va traverser et entreprendre des opérationoffensives sur l'autre rive. Cela donne la clef d'un curieux texte de XXVII 80, oh je propose de comprendre ainsi les 1. 17-32 : à Relativement & la troupe qui est passépar ici nagukre, mon Seigneur m'a envoyà le message suivant: "Tu ne t'es pas fait montrer la troupe, ni ne t'es renseignà dessus pour m'avoir dit dans ta lettre un effectif aussi exagéré Tel étaile message de mon Seigneur. (En fait), c'est le messager de mon Seigneur qui en avait pris la têt qui m'avait indiquà le nombre des soldats et c'est selon ses dires que j'ai écrih mon Seigneur. Qu'est-ce que cela peut bien faire que ç'ai ét1000 ou 2000 repas? (L'important) c'est ce qui en a transpiréJe m'étai bien renseignà sur cette troupe mais c'est h cause de l'ennemi maudit que j'ai dictà un chiffre de 2000. me disant: "Mon Seigneur mknera bien son enquête! à Le gouverneur avait donc transmis sciemment par lettre au roi de Mari un chiffre erronà de 2000 soldats concernant les effectifs du Zalmaqum parce qu'il savait qu'il tomberait dans des oreilles indiscrète qui se dépà cheraient de le faire savoir à l'ennemi ; il serait, en revanche, toude se renseigner, h l'arrivédes troupes, jours loisible à Zimrî-Là sur leur effectif réelce qui ne manqua pas d'arriver. Bel exemple de désinformatio(cf. p. OO)! On remarque au passage l'expression Cû@m à faire sortir>, pour indiquer la trahison d'un secret. L'expression awat ekallim Jûsûnà divulguer une affaire du Palais È note effectivement un manquement majeur h la fidélit envers son suzerain dans les listes stéréotypà de fautes ; cf. pour l'époqupaléobabyloniennechap. XV, ce qui est reprochà à la reine du Zalmaqum et h KirûEn revanche on voit le roi multiplier les instructions de tenir secret ce qui se décidaidans le conseil royal (cf. t. 1, p. 178 (55). A voir tout ce que ses serviteurs étaien capables de glaner par eux-même comme renseignements lh oà ils se trouvaient, on peut penser que les émissaireétrangerdevaient
LA CONDUITE DE LA GUERRE
en transmettre autant à ceux qui les avaient mandatéA Mari. (590) est désormaiA interpr6ter de la mêm faço: à Lorsque j'envoie une troupe de 100 hommes, celui qui l'apprend, en parle comme de 1000 hommes ; donc lorsque l'en enverrai 1000, on en parlera comme de 10000 ; le jour mêmel'ennemi d6crochera et il aura le cÅ“u qui battra fort. 11 s'agit là de la transmission par des intermédiairede renseignements indûmengrossis. Ã
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b) Le texte emploie abunnatum. en m. A m. à nombril^. Il ne faut cependant pas retrouver lA l'usage moderne du à centre È par rapport aux K ailes à d'une armégrecque. L'exemple de A.1975 montre qu'il s'agit de la place la plus prot6géK au centre de la troupe : à Il ne faut pas que mon Seigneur se tienne sur le front (piîtum des troupes : il doit se tenir au centre des troupes : ce sont aux soldats de frapper et A mon Seigneur de regarder: qu'il récom pense qui se sera distinguà et qu'il se protkge! : ina pû sâbi bêlÃlà izzaz ina abunnat sâbi-C bêl lizziz, lfi-aga-~b-mes Ã
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621 [IV 85'1 Dis A Isme-Dagan : ainsi parle Yasmah-Addu, ton frère Lorsque tu as écriau sujet de la victoire d'E3nunna, vous n'avez pas dit clairement sia) des nobles, hommes de renom, ont éttuésBeaucoup de soldats n'ont-ils pas éttuéavec eux? Maintenant fais-moi décrirdans une lettre les péripéti de cette victoire et fais-la-moi porter : au moment de la victoire sur les Lullûa-t-on enfoncÃle centreb) de l'armé(ou) sont-ce les 2 ailesc) qui, à droite et à gauche, ont remportà la victoire? Envoie-moi un rapport détaillsur ce qu'il en a étà Lorsque tu me feras porter cette tablette, donne des ordres en bonne et due forme pour qu'on la protèg au cours du transport : fais prendre les présagepour le salut des porteurs de cette tablette ou bien que 30 de tes serviteurs les escortent jusqu'aux berges du fleuve et te reviennent. Il ne faudrait pas que les porteurs de la tablette qui m'est destinéla voient. Cela n'est pas convenable. Mêm si l'on n'a jamais indiquà une tablette que tu m'as envoyécomme çconfidentiell sur l'enveloppe, sur ce message-ci, il y a K secret È Aujourd'hui (ce qui sera) la réponsà cette tablette de moi doit êtr identifiÃà confidentiel È Aujourd'hui, je te fais porter une tablette qui a étrédigà pour Warad-Sîn Il faut que des coursiers la prennent et l'apQu'ils obtiennent une réponsA cette portent A Warad-Sîn tablette et fais-la-moi porter. Bibliographie : republiéaugment6 de A.3090, avec commentaire, par N. Z., FM III, p. 145-152 ; cf. corn. A (729). a) Afar vaut ici une interrogation indirecte, cf. (433) n. b). Ã
limtahas à bêl lippalis-ma, ana mudammiqim qiftam liddin, à bêl pagar-Su lîssur
c) De la mêm façonles 2 K ailes à doivent désigneles forces adventices, aussi nomm6es tillâtumK forces d'alliance È Pour un autre emploi militaire de ce terme kappum, cf. (548), n. k). Dis A mon Seigneur ; ainsi parle sitriyaa), ton serviteur. Mon Seigneur m'a écriau sujet des signaux de feu, disant : K Pourquoi as-tu levà un signal de feu? N'est-ce point depuis HA- NAM^) ou d'ici qu'il est dit de lever le feu? >> VoilA ce que mon Seigneur m'a écritPrécédemmen lorsque je voyais un feu, c'étaiune indication d'(en) lever. Maintenant, depuis la lettre de mon Seigneur, lorsque je verrai un (seul) signal de feu, je n'en lèvera plus. Ce n'est que lorsque je verrai deux feux que je rassemblerai le pays et ferai des signaux de feuc). Bibliographie : éditpar G. D. dans K Signaux lumineux È RA 35, 1938, p. 183. Note : la date du texte est certainement d'époquéponymaleCe Sitriya est sans doute le mêm que celui qui est documentà par XXIII 594, comme un commandant de troupes qui op6rait dans la Syrie du Nord. Sitriya a laissà un petit dossier, dont trois documents sont encore à publier. A.752, adresséà A mon Seigneur >> mentionne explicitement ISar-Lî et K ton frère Iime-Dagan È Sitriya y est collègu de Lu-Ninsianna. a) Le NP Sitriya (G. D., K Zidriya È est désormaicompris comme construit sur STR et signifiant à protection ; cf. APN, p. 253. b) Il ne peut s'agir ici des K Hankens È comme l'ont enregistrà Ã
LA CONDUITE DE LA GUERRE
RGTC 3, p. 89 ou XVII1, p. 14 (avec doute, il est vrai). Une premièr remarque est que le -ma-a ne fait pas partie du à toponyme à mais représentla particule interrogative. 11 doit donc êtr posà comme ha-NAM. Mari connaî pour le signe NAM les valeurs, nam, lamx et bir5. On attendrait assez volontiers iStu âli ulii anni3 pour indiquer les deux lieux susceptibles de donner la directive de lever les ou au torches et d'indiquer par l& mêm la mobilisation général à l'éta d'extrêm urgence È Alum représenteraiEkallâtu moins ..... et anniS. Mari. J'hésitcependant sans plus ample informà & proposer que HA-LAMx soit & lire 'a4-linlx. Des lectures ha-birdpirs sur ebêru ou hapârumetc. permettent, elles aussi, des interpré tations par noms de lieu de la séquencHA-NAM mais ne me paraissent pas bonnes pour le sens. Le dossier de Sitriya mentionne la ville de Hurâsu (A.752) avec laquelle il avait un rapport direct et Luhaya dont il récep tionna des messagers (M.6494). Hurâsu est peut-êtr identique & Hurâsâ(n capitale d'Awikir3. c) Il y a ici réformde la procédurdes signaux lumineux: il faut attendre qu'il y en ait deux pour pouvoir rassembler les gens.
LE DROIT DE LA GUERRE PERSONNES DEPLACEES ET BUTINS
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Dis à Habdû.ma-Daga : ainsi parle ASmad. J'arriverai h Saggarâtu trois jours aprèsa celui o à je t'ai fait porter cette tablette de moi. L a veille de mon arrivée3lèv un feu dans Saggarâtu pour que le roi ne manque pas de faire mouvementb). Voilh que Je lèveraun feu pour toi le xe jour4. - je - t'ai écrit Bibliographie : publià par G. D. dans
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Signaux de feu
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p. 185.
a) En mot & mot : à le quatrièm jour aprè que.. . >> b) li-se-ru-ru-am a étcorrigà par G. D. en Ii-3e-se!-ra-am ; li-se(RA)-ru-am est aussi possible, comme un redoublement de la C3.
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On trouvera, chap. VIII, la pratique institutionnalisé du pillage, tout particulikrement & des fins de rétributiode la troupe. Il est certain que plus d'une ville a dà égalemenverser & ses assié geants de lourdes contributions de guerre, comme le montre Qarnî M.5009, cità dans le commentaire de (50) : à Précédemmen Lîse tenant & la porte de la ville, on fit sortir pour lui de subatEnlil, argent, or et objets de valeur. Simah-ilân arrivant, on fit sortir pour lui un présend'accueil. Maintenant donc, sarriya et saggar-abÃétanarrivé& la ville, on a fait sortir pour eux un pré sent d'accueil. à On a d'autre part la preuve que certaines villes ont fait l'objet d'un pillage en rkgle. On connaissait pour Mari elle-mêm l'inventaire des trésorde Yahdun-Lî établlors de l'éponymade Hâya-mali (cf. D. Ch., MARI 2, p. 211-214). L'inventaire des restes archéologiquelaissédans le bâtimen royal, aprè son incendie sur l'ordre de Hammu-rabi, montre qu'il avait étpréalablemensoigneusement vidéXXVI 377 renseigne d'autre part sur le sac d'Einunna par les elamites. (469) présenta contrario la faço radicale que l'on pouvait avoir de piller un pays : Zigildânu m'a envoyà le message suivant à propos de la ville de Samûm "Elle a un pacte de non-agression avec moi." Voilà ce qu'il m'a écritNe vous approchez donc pas des gens de SamûmMettez & mal les diverses bourgades ; mettez son pays en coupe réglà ; ne laissez pas un grain de leur blÃ; détruisejusqu'il l'herbe et tout en sorte que cela redevienne un pays qui lui est soumis mais ne vous approchez pas de Samûm Cette rage de prendre jusqu'au dernier brin d'herbe ou dernier -grain de blà fait cependant partie de la rhétoriqude l'époqueOn se rapportera ainsi & XXVI 404 : 42 sq. : à Ce champ! Je me trouve l'avoir semÃ: je veux (en) moissonner le grain ; je veux (en) emporter la paille qui est mienne! Un curieux texte, (632), réponsde Zimrî-LÃ& Kabiya de Kahat, montre bien ce qu'il en étaiton ne pouvait empêche le pillage. Dans la mesure oà cependant le dommage étailimitéil Ã
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3. L. 7 : UA 1-kam l a - < ~ ku-fu-d[i-iul > 4. L. 12 : [u4 ^]-hm** i-fa-tom etc.
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LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE MARI
fallait s'en tenir pour content et ne pas réclamer Pourtant certains textes prouvent qu'il pouvait êtr de bonne politique de faire grâc à une ville conquise, pour s'assurer sa reconnaissance et la faire passer dans son camp : (500) : à Depuis que j'ai remportÃla victoire, j'ai rassurà le pays et le voilà calmé D (474) indique que les gens capturécomme sources d'information doivent êtr relâchÃaprè un bon traitement, pour que l'histoire s'en répandet inspire de bons sentiments à ceux à qui ils la raconteraient. C'est tout particulièremen avec le Zalmaqum que le procéda étemployà à époquéponymalet on pratiqua une politique systématiqu de séductio pour réduir les antagonismes. Ainsi (475) précise-t-il
LA CONDUITE DE LA GUERRE
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préfigurcelle qui prévaudrlors de l'instauration de l'ordre politique assyrien? Une des raisons est sans doute que la politique systématiqud'annexion des territoires conquis, que Samsî-Add ne laissait pas ?i des rois vaincus réduiten vassalitéavait dà entraînerpar contrecoup, des fuites importantes de population suivant leurs chefs par solidarità tribale. On voit ainsi (491) s'installer à Zallul. une ville de l'Euphrate, un groupe de 2000
(627) montre l'importance du butin en personnes dè l'époqu éponymal: encore les 1030 personnes ne visent-elles que les besoins propres du palais, sans que l'on connaisse la totalità de la population déplacé Une partie de ces gens, sans doute originaires de Râpiqumavait étinstalléà Kahat, d'oà on la redistribua. Le mêm texte montre des gens de Sinamum, qui avaient ét envoyéà Mari, en repartir pour aller servir ?i Kurdâla masse étan repliéà Tahnum et Tarîm-HanatD'aprè (628). les déplacÃde Râpiqu quittèren Tuttul. (492) mentionne des chiffres importants : à Tu as envoyà avec lui 30 hommes pour escorter le butin. A quoi arrivera un groupe de 30 hommes pour escorter un butin de 1000 (prisonniers)? Il faut que prenne des provisions pour 15 jours un groupe d'une centaine d'hommes, citoyens du pays. D A l'époqude Zimrî-Lî il y a eu trois occasions de butins considérableen personnes : la première tout au débudu règn lorsque, la chute du royaume de Haute-Mésopotamiconsommée les diverses dynasties locales furent restauréeet que de profonds bouleversements furent opérÃdans le statu quo de la HauteDjézirÃla deuxième lors de la réductio de la révolt des Benjaminites; la troisième lors de la prise du Hurmis et du
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Peu de renseignements sont restéen ce qui concerne les pourparlers au cours des combats. (548) montre qu'ils étaienpossibles puisqu'une délégati d'Anciens a pu sortir de RazamÃ
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assiégÃ(6 les Anciens sont sortis au-devant d3Atamrum et ils lui ont dit :... È pour venir parlementer. Cependant, on opposera h cette histoire l'anecdote de (547) selon laquelle un groupe envoyà pour des pourparlers se fait massacrer par les Esnunnéenqui ont par ailleurs une réputatio de cruautà trè bien établiecf. A.3766+ (XXVIl3, à La musique h Mari È) oà il est dit : 6 ESnunna anéantises ennemis comme les pays qui lui appartiennent. à La mêm chose est dite d'ailleurs de l'Elam. XXVI 306 : 36-38.
royaume d'ASlakkâh la fin du rhgne. Les textes concernant la deuxièm se trouvent dans XXIII; le troisihme dossier donnera lieu h une étudcirconstanciéelors de la publication prochaine des listes de butin. La premihre est certainement un phénomhn trhs important mais pour l'heure encore mal cemable dans le dé tail. (457), étudiplus haut, montre la pratique de la distribution du butin en hommes aux soldats, h l'époquéponymaleXXVI 408 décril'attribution de prisonniers aux combattants de base (lfi-aga-fis = rêdûmDevant le petit nombre des gens alors distribuépar rapport aux effectifs, F. J. a émil'hypothhse que la CC propriét à d'un prisonnier pouvait êtr répartientre plusieurs soldats, h charge pour eux de se partager le prix de sa vente comme esclave ou de sa ranço (XXVIl2, p. 268). La guerre était-ellen génér meurtrière Il semble qu'en plusieurs occurrences ç'ai étle cas. Ainsi (533) parle d'une sortie victorieuse des Mariotes: çTou les scheichs ont éttuéet les chefs qui avaient troublà ce pays, ta divinità les a remis totalement h ton pouvoir à (suivent les noms des victimes). De mêm (548) : à Les gens de [Razamâont fait une sortie; ils ont tuà 700 soldats élamiteet 600 Esnunnéens à (527) précise A propos de la lutte contre les Ya'ilânu qui semble avoir kt6 inexpiable: 6 Mâr Addu et les fils du Ya'ilânu ont tous éttuésTous ses serviteurs et ses soldats sont tuésIl n'y a pas d'ennemi qui s'en soit sorti. à Un texte illustrerait, lors de la campagne au secours de Qatna, le sac d'une ville entraînanl'extermination de toute la population, et serait comparable au herem hébreucf. M. G., 6 Les aspects religieux de la guerre h Mari È dans Mari et la Bible, B. L. 6d. Mais le texte est mal conservé (531) montre inversement les massacres perpétrÃpar l'ennemi : à Lidaya le Turukkéeet les Turukkéenqui sont avec lui, eux qui se sont installédans ce pays, ont engagà les hostilitéet ont anéantdeux villes. >> (456) illustre le droit que l'on pouvait reconnaîtraux proches de récupér le cadavre de quelqu'un mort h la guerre, apparemment pour que les derniers honneurs lui soient rendus: à Ce sont des fugitifs qui nous ont appris cette nouvelle et sa mort a ét confirméeJe l'ai fait savoir h la maison de Yatâr-HammÃIls ont proposà ses ovins en échangde lui. Ã
CONDUITE DE LA GUERRE
Samsî Addu.
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Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Voici c e que tu m'as écri: M o n Seigneur doit m'envoyer la raflea) op6réà Hiwilat, dont il m ' a par16 afin qu'ils résiden à NilibSinnum avec la rafle opérÃà ~ k a l l à ¢ t uÃmVoilà ~ ce que tu m'as 6crit. Il ne convient pas que ces gens soient à Nilibsinnum. Il ne faudrait pas qu'ils fassent leur gibierb) d e cette ville alors que le grain qui s ' y trouve est abondant6! C'est dans le camp luimêm qu'ils doivent résiderEnvoie vers eux une troupe d'une centaine d ' h o m m e s pris sur celle qui est sous tes ordres. Aujourd'hui même 300 hommes doivent camper face à eux. Cache le grain d e la ville7! a) Les copies de ce passage dues h G. D., D. Ch. ou moi-mêm indiquent clairement un substantif hu-ta-ap qui doit désigneune population déporté en accord avec le sens du hatâ hébreu CC s'emparer d'une personne par force à ; cf. hatâpum AHw, p. 336b. CC wegnehmen È L'expression se trouve dans un présaghistorique 5.L. 6 - 1 0 : [/lu-!?II-op* 16 1 1 ; - w i - l a - &[fu} , he^-li* iq-bu-111 ~ - l11-;!-rui dum-m(~,[;-na II~-/;}-;/~-S~-~II-II~III^, \ir-r\i* liu-t?~-upi-kctl-lu-tim^, Ili-if-hlii. È
6 . L. 11-16 : [16-nie5] su-nu, [a-na ni-l\i*-ih-,fi-ir~-~~iit~~i. [~i-ul]i-rv-cd-du[us-s6-u}r-rcci-lum fa-a-fi, \i-b}u*-or-ru à Se-uni. [;-II1c1 li-ih-hi-iu nia-(id.
LA CONDUITE DE LA GUERRE
(cf. i b i d . ) : nakrum sâdidî-u muhatfipî-k[ . . . ] , *L'ennemi enverra des gens pour te razzier et prendre tes gens >>. b) Plutô que de b à ¢ r u m à se révoltecontre lequel se È
construit aussi avec un accusatif direct, je préfkrfaire dérivela forme de bârumà capturer ?i la chasse È Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Il ne convient pas d'installer de la domesticità dans la ville d'Abattum et les gens d'Ahâzu dans la villega). Il est à craindre que.. . 29 jours.. . (Lacune.) On amèner à Abattum mêm les gens d'Ahâzu pour les rempiacer9. Note : ce texte fait partie du mêm dossier que A.1084, lettre de Yarîm-Addu qui indique que les gens d'Ahâzu viennent de passer du côt de Samsî-Add(1. 12-14: à ma-at a-ha-ii-[im],ka-luSa a-na lugal, i-[tla-ba-al-ka-at,be-li li-ih-du). La population n'avait cependant pas étlaisske sur place, selon une politique gknéralde repeuplement du royaume. a) Ici, la à ville pourrait êtr Mari. Le sens de ce petit billet mutilà est qu'il faut installer les domestiques dans la capitale elle-mêm et les étranger dans une ville plus lointaine. à Amattum (lecture de G. D.) est une bourgade du district de Saggarâtummais la tablette semble présenteun BA plutô qu'un MA. Samsî-Adda pu essayer de (re)coloniser l'importante ville d'Abattum sur l'Euphrate, en amont de Tuttul, sans doute fort déchu?i l'époqueIl faut faire l'échangdes populations. Ã
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626 [II 91 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Voilh que je viens de te faire porter une tablette de moi par
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un kizûmloa)concernant les gens inemployésoriginaires de Sinânuml , (attribuésà Isme-Dagan. Selon les termes de cette tablette, qu'on laisse aller leurs familles1^. a) Pour l'emploi d'un kizû dans la transmission des messages, cf. à Précurseursyriens. .. È dans Marchands, diplomates et empereurs, Mklanges en l'honneur de P. Garelli, p. 59, n. b). Dis à mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Tarîm Sakirn, ton serviteur. Les 1030 personnes de butin que le Roi a donnéepour compenser les manques (en personnel) des différentpalais des Bords-de-l'Euphrate, viventa) i l'heure actuelle à ~ a h a t l ~ . J'irai en personne au-devant du butin, à SaggarâtumJe l'y réceptionneraipuis l'attribuerai^ aux diffkrents palais. Autre chose : ilb) a déplacde Mari les gens de S e n h u m ^ ~ , qui (y restaient) postérieuremenau dépardu ~ o i l en qui se troudisant : à Expédih Kurdâsur les gens déplacà vent h Mari, de quoi remplacer le personnel'?16; eux-mêmesje les ai rkunis h Tahnum et h ~ a r à ® m - ~ a n >>a t l ~ ~ ) Mon Seigneur en est informé Autre chose : en ce qui concerne les Benjaminites qui vou-
10. L. 5 : [u-nu]-um-tnu [up-pilu [k]i*-:[a*-[inr]. 1 1 . L. 6-7 : [flu 11;-sire-qé-[mm* [lu-me51 . f e 2 , ~ - ~ ~ u - t ~ ~ u - v i ~ , 12. L. 10-1 1 : .&I p[i]*-ril* [plp-pi-in1 su-a-fi, I I ~ - . ~ ~ I ] * - ~ ~ I - I I L ~ . i-IIUkdiu-ut^' 13. L. 7-8 : Sa u-uli pu-ru-fin1 lugal i~tl}*-d[i]^-[~~u~-i~~~i*. i-ii[u*-un-II](I*1 1 i - e k . 14. L. 13 : (i-IIUi-kul-lu-11;e-si-ik*-Si.
8. L. 5-8 : luki-IIU-tuin ~ - I I ( I a-linlh (I-IWI*-[Ç'~II~] à lu u-hu-zu-~^;-nu a/i~n[h],[i-u]l .ki Su-Su-hi-m-[sli-ur-re],l . . . ud] 30 la l-[km].
9. L. 1'-4' : [a-na i~-ha-tilm*~-[ma], l[u ~ I - I I ~ ~ I * - Z Upu-lu-fi-s\n-~~*[~]. nu], i-ru-a[d-du-u].
15. L. 15-17 : [s\e*-na-mu-;*. Su ;-nu wa*-ur*-ki lugal [;,?-tu\ mu-ri^, [i\s*-su *-lui*-Su-nu-fi.
LA CONDUITE DE LA GUERRE
laient traverser vers le monte) Bisri le Roi m'avait envoye le message suivant : à Envoie des messagers pressants^ chez ton Seigneur Yasmah-Addu et chez Sîn-têr afin qu'ils discutent ensemble. E n effet, isolément ils subiraient un dornmagel8g). à Depuis l'amont jusqu'a l'aval, j'ai (pour ma part) donnÃdes ordres exprè et voici ce que l'on m'a dit : a Ils s'en sont retournésh) à J'étai (donc) trop tard et les Benjarninites avaient (déjhfait leur traversée^ Que mon Seigneur m'écrivce qu'il doit en être a) Nê : l'emploi du singulier est courant, dans la langue de Mari, pour renvoyer h un groupe considércomme un collectif non dissociable. Nêium en strict babylonien, signifie cependant plutô N (sur)vivre c échappeà la mort (par maladie) qu'Ãêtr h rksidence B. b) Vraisemblablement ~Iime-Dagan plutô que c le Roi B. lequel est explicitement désignplus bas. c) En mot h mot : N On a déplacles déplacà (nasîhi~~n) N d) XVIII attribue (p. 15) les deux villes de Hihnum et de Taris h la rkgion de Mari. Une ville de à Hihnumn est cependant trks faiblement attestée ce qui n'indique pas une localitk de l'alvéol: outre ce texte, je ne la connais qu'en A.2906, lettre d'Ikiudappa.Su, oà il s'agit d'un lieu oà YaSiîb-E devait se rendre. D'un autre côt A.2738, une lettre h trks grosse écriturecertainement d'époqukponymale v u la mention qui y est faite du rôl de MâSiy dans l'attribution des rations et du fait que le mêm expkditeur écrivailleurs à h son Seigneur Yasmah-Addu éman d'un certain Yarîi-Asara(WA-ri-ii-a-sa-ru-am; II ia-ri-ii-a-saru-[am]), qui se dit résidedans une ville frontikre (a-al pu-!i-iin) et parle des rations de la garnison qui habite h à t a - r i - i m - h ~ - ~ ~ a - a t i-na et h TA-ah-ni& (1. 10'- 14' : à se-ba sa-bi-im. bi-ir-tim ta-ri-im-ha-na-ut. k TA-ah-ni~nb.wu-ai-bu...). Dans A.3302, lettre d'un Buniî-ESta h Yfasmah-Addu],on parle égalemen des troupes de Tarim-Hanat (nulle part un ki n'est attestÃdu fait des cassures. mais un NP est peu probable) et de la ville de TA-ah-ni-i~n~l. Il est Ã
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19. L. 33-36 : ii-tu [e-li-iiu-di] sa*-rupl-Ili*-i,f*(le# $1 est la fin d'un signe du revers), du-un-nu-[timaS-ku-un]-mu*,Ã ki-u-c~[ni iq-bu-nini U~III*Ã
!nu*-nl[i]*,wu-u11-ru-ku[Ã
" iu-~iii-~l~], . . i-bi-ru...
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h la fin du texte expressémen question de bateaux et de Harbiî
Il est donc tentant de rapprocher les kcritures ~ ~ - i h - n i m et ^TA-~ ah-nimki par le moyen d'une transcription !à -ah-ni et de postuler l'existence d'une ville de Tahnum (Tahum ?). Elle se trouverait dks lors h la frontikre sud du Suhiîm e) L'idkogramme KUR sert toujours, h ma connaissance, dans les textes de Mari comme indicateur d'oronyme, jamais de nom de pays comme à kpoque plus rkcente. f) N Pressant à rend compte de la forme 113. g) Pour SadûdumN subir un dommage Ècf. CAD 511, p. 25a. h) Si Su-bu n'est pas une faute pour Su--bu, la lectio d i ' cilior, Sûb doit s'interprkter comme une forme occidentale déri véde ~ à › NBrevenir È Dis h mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Tarîm Sakim, ton serviteur. Naguhre le Roi m'a fait porter une tablette, disant : a Il faut déplacer2tous les habitants de Râpiqu (qui se trouvent) a Tuttul È Voilh le message du Roi. Aujourd'hui, le Roi m'a fait porter une tablette, disant: çInspect les déportÃde Râpiqumtous ceux que l'on t'amènera en fonction des tablettes de sûmiyaa)Ne laisse pas un seul homme dans les Bords-de-l'Euphrate ou dans ton district. Tous doivent venir chez moi^. :, Maintenant, selon les termes de l'ordre exprè du ~ o i " , je vais envoyer chez lui les gens de RâpiqumEn outre, Sûmiy ) r..., m'a envoye une tablette^, disant : a [NP], S à › ~ à › - ( à Šle Sama$-Wra-..., le ..., ~ a m ~ - 5 u. .,- le.. . ., A.. . (Lacune.) 20. L. 9 : li-si?*-li[u]* ; cf. 1. 12. 21. L. 13-18: mu-10 i-E-du-ni-i-[kumj,w pi'-i [up-p[a-u]tsu-[lui-ilisini-id, 1 lu i-nu a-ah [id-buranun-na],à liu-ci!-s\{-kulu-u te-ez-?i-ih\,a-nu se-di*-iu-!nu ku-lu-iu-nul, [l~i-/i-\ku-~~i~n-~~~u]. 22. L. 19-20: i-~~ci-tiii*-\nu u-na pi'-il, \a* dcm*-n\u*-iimAi lugal]. 23. L. 23 : H ,mp-pu-cimsu*-[mi-iaii-pu-iir].
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LA CONDUITE DE LA GUERRE
a) Il doit s'agir des tablettes de recensement de déporté éta blies par Sûmiy qui a étun moment en poste à Râpiqu ; cf. les inéditA.2862 et A.3984, A publier par D. Ch. dans son étudsur le Suhû A l'époquéponymaleet surtout A.361 l+, inclu par N. Z. dans sa *Thèse.. On a gardà des tablettes de cette sorte surtout pour la fin du règn de Zimri-Lîm Dis à mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Hâsidânu ton serviteur. M o n Seigneur m ' a écriau sujet du recensement des dépor tésJ e les ai recenséet voilà que je fais porter chez m o n Seigneur la tablette des morts et des gens en fuite, comportant la séquencdes noms propresa). 1 d a - s h b ) n'a pas manquà d e m e faire porter^ la tablette des gens de serviced). L a totalità des fugitifs se trouve préciséme dans la zone d e ~ à ® n - t à ª r à ® Mon Seigneur doit écrirchez le Roi pour que l'on arrêt ces gens. Au grand jamais, il n'y a un seul homme qui serve sous moio, à l'intérieudu Pays que, moi, je garde! Autre chose : S à » m à » - H a m d e ~ u h a t u m g ) ,a tuà son frkre24. Celui-là le Roi l'a libérÃL e Roi a libér(aussi) Yantin-El, fils de T à ® ~ - u l m dee Rabbatum. ~ ~ a b u k ^ ~d)e Si'âtumZakà d e Subâturnleurs père et frkres sont morts (ou) en fuite. Ils n'ont pas d'héritage26~) Afin que leurs familles27 ne soient point ruinées je les ai gardé(auprè d e moi). Ils sont dans l a gên : il n'y a rien chez eux28. a) Pour l'expression, s a lu à h m - i u , cf. XIV, p. 230. Ce genre de tablette est bien documentà A Mari, énuméra les NP et l'origine
de gens qualifiéde ba-gir/girll(HA) ou ba-fis. b) Ce NP doit s'analyser comme comprenant le nom de la ville de Hit (Ida) en premier terme et la forme courte -sû de siîmum à race trouvécouramment en dernier terme de composà (Ilî sûmHâya-sûetc.), en alternance avec -sûmà c) La forme verbale uftabilalam peut s'interprétesoit comme une forme expressive (cf. NABU 88/17), soit comme une graphie u~-ta-bi-'~iatri avec LA glosant le signe lourd LAM. d) Ce terme âliku (a allant È est celui que l'on rencontre avec une spécificatio au génitipour dire dans quel service étai exercà le service d'ilkum. Le plus souvent Mari documente les âli eqliin, soit ceux qui étaienréquisitionnÃdans les différent services du palais pour aller accomplir les corvéeagricoles. Le singulier est employà ici comme génériq au lieu d'âlikûtm e) C'est-à -dir A Subat-samas, donc tout prè de la frontièr avec le Zalmaqum. Cette notation est importante car elle révè que, A l'époqude la lettre, Subat-Samas dépendaitoujours de l'autorità centrale et n'avait pas encore étrattachéA la zone de Mari proprement dite. Si Hâsidân étaidéjen poste à Karanâ la zone de Mari s'étaidonc assez vite constituédes régioncentrales relevant du royaume de Haute-Mésopotamiele grand Roi se réservanpour lui-mêm les régionfrontière A lourd commandement militaire, selon une dichotomie qui n'est pas sans rappeler la division de l'Empire romain en provinces sénatorialeet impé riales. f) En mot à mot à qui habite chez moi È Cette notation révè donc que à ba-girl 1 signifie en fait à celui qui ne se présentpas A la convocation et que plusieurs pouvaient n'êtr que ceux dont le gouverneur ne voulait pas se séparer g) Sans doute faute pour Muhatum, ville A l'aval de Mari? h) Si Yantin-El est de claire formation sémitiqu ( à El a donné>) on voit que son pèr porte, en revanche, une onomastique d'origine hourrite. Pour un tel mélang dans certaines familles, cf. l'éditio prochaine des à Déportationde Syrie du Nord par J.-M. D. et B. Li. i) Sapuk est la forme fi occidentale de fi Sabikum transcrire donc Sapîku(malgrà t. 1, p. 312!) On en rapprocherales NP en Yaspuk- (cf. H. B. Huffmon, APN. p. 252), tous sur *SPK, çêt abondant È j) Corriger en ce sens la traduction à remplaçan proposé dans MARI 5, p. 19 1. Pour cette expression warkatam i f à » m cf. ici comme (6). A.55 : 33-34, réédi È
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24. L. 26: i-du-KU est sans doute une faute pour i-du-uk. un subjonctil d'insistance ne se comprenant pas ici.
25. L. 30 : [su-hi-uk* lu etc. 26. L. 33 : i-m\ii\*-lu-niu w r - k u - t i m * .
27. L. 34 : ... us-fum hi*-lu-tu-su-nu. 2 8 . L. 37 : . . . i-nu 6-.Fu-.
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630 [I 791 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Tu m'as écriau sujet des libérableparmi les gens dépla césme disant: à Il faut vérifie(leur statut). à Comment pourra-t-on le faire cette année29 (Lacune.) Nous vérifieron(leur statut) ".
..
631 [V 781 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Lâ'ûton serviteur. Voilà que j'ai mis sous scelléla tablette de YaZÛb-E qu'il a fait porter chez moi relativement aux habitantsa) et que je la fais porter chez mon Seigneur. Que mon Seigneur en prenne connaissance. a) Pour ces maskani, cf. MARI 5, p. 227. Zimrî-Lî
632 [II 601 Dis h Kabiya : ainsi parle Zirnrî-Lî ton père ' J'ai pris connaissance de la tablette que tu m'as fait porter (!). Tu m'as envoyà le message suivant : à Il ne faut pas que ! à Ces gens n'ont nulsoient dépouillÃceux qui l'ont été Lorsque j'ai pris Kahat, qu'ai-je lement (!) étdépouillé confisquà en guise de butin? Assurémentl'ai fait du butin à mon passage, sur un ou des villages^. Voilh la faço dont
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j'ai dépouillces gensa)! Qu'est-ce que c'est que ce message que tu m'as fait porter et que tu m'as écrit^ a) Zimrî-Là doit distinguer de fason nette le butin fait sur les particuliers (un ou deux villages ou une ou deux grosses villas, ont étpillésdes biens du roi rebelle. On sait, en effet, qu'une partie du harem de Kahat s'est retrouvéavec statut de prisonnikres de guerre dans celui de Zimrî-Lî comme l'indiquent TEM4 ii et textes parallèlesVoir désonnail'étudde N. Z., Le Harem de Zimrî-Lîi FM IV.
633 [II 1001 Dis h notre Seigneur: ainsi parlent Asqûdu et Yasîm Dagan, tes serviteurs. Assurémentlors de l'expéditiocontre AZnakkum, le pays Puis, lors de l'expé a étmécontenà cause des démobilisé dition contre Kahat ... et lors de ... 34a). (2+4+2 1.) . . Il ne faudrait pas qu'ils l'apprennent. Ils diraient des insolences^ envers mon Seigneur, refuseraient de passer en revue les troupes et ne les enverraient pas en expédition Lorsque notre Seigneur se trouvait dans mon pays, ce qui s'est produit.. .^. C'est pour cela que mon pays précédemme s'étaimontrà hostile et avait coupà les oliviers37b). Le lenq i - [ d , i f - t e - e n [fi]-lu-ma 2 k [ a p * - r d - t i m ] ,uin-Su-ii.5-ina. On ne peut attribuer l'initiale d'un 31 au signe cassÃet restaurer 1. 15 [fi]-lu-mafli-ini\. 33. L. 19-20 : ini-iiu-uin Sti-pu-rii-um su t[u*-,fa-b\i*--am*,ana seri+ ui-(1s-p[~-r(i-aliii. Une restauration (i[t-ta](A. Falk.), n'est pas possible. fi
34. L. 7-9 : [i-n]u* qa*-at* [l]~-me5pu-cei-ri li-ib-171,[imi-a-rini ini-rti]-as i-iiu kaskal ka-lia-utki.[ O O O O] x f i i-na [te4\-eiii*.
35. L. 0'-1' : [us-SI;-ur-re ceciiui-ani 51-ci-fi], la* fil*-f/el*-[(/~i-~i\n \l\n* fi-na-fi. 3 1. L. 8 : l[~]-mesSa lia-ab-lu la 111-[ha-ab-ha-ln] : cf. A. Falk., BiOr XI. p. 116a.
32. L. 12-16 : i-na Sa-al-la-titn [mi-i~iiiii], i"-[Se]-sg-emil lu-LI;],i - i i c i e-te-
36. L. 5'-6' : he-el-ne nia-a-fi*wa-US-hi,.Yu* [pa-ii\a*-nu*-nui*ib-\hti\Su-II. 37. L. 8' : [ma-ri ik-ki\-ir*-nia si-ir-di*
LA CONDUITE DE LA GUERRE
demain du jour oà ils partiront en expkdition, nul ne se souciera plus de personne38c). B Que mon Seigneur prenne connaissance de cette tablette de nous^. .. Bibliographie : non rékditdans XXVI11 avec la correspondance d'AsqÛdu car le texte n'avait pu êtr collationnk. a) Le texte est ambigu. On pourrait comprendre i-na-[an-na] \fe:^\-ern= à Aujourd'hui, la nouvelle de.. . >>. b) Cette indication conviendrait-elle A la régiodu Balih (cf. le toponyme de Serdâ) La culture de l'olivier n'est cependant attesla régio téA l'kpoque que pour le Yamhad, et plus préciséme de l'Oronte, Tunip et Alahtum. c) Ce discours est manifestement celui d'un vassal de Zimrî Lîrapportà par les deux expkditeurs de la lettre.
garant de cet homme. B Autre chose : Meptû m'a entrepris en ces termes à propos des bateaux qui sont venus ?I ~ a n a t ^ avec moi : K J e vais réunitaces barques et des pêcheurs 1 par barque, afin qu'ils tiennent le port de yabliya^. >> (Lacune.)
. chez moi ... de mon Seigneur ... est arrivéMaintenant si44.. . Ã
a) Malgrk la vocalisation, faut-il dérivela forme de ?i&ii~urtl. affecter È Les emplois de ce verbe paraissent tous littkraires.
634 [VI711 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. Je suis arrivà a Hanat et j'ai dit devant Meptû la nouvelle relative au déplacemendes villes qui sont en aval de Mulhân Kibsî-Adda réfléc et il a dit : K . . . sera honteux.. .^. à (Lacune de la moitik.)
Mon Seigneur a dit : K A Hanat, ~ h à ® - f ine b adoit en aucun cas prendre connaissance d'une tablette de moi^. à Mon Seigneur m'ayant donnà comme instructions, relativement à Ahî-Ebal ne pas lui en faire prendre connaissance, moi-même je faisais en sorte que cet homme ne soit pas informà mais Meptû a tenu bon en disant : K Moi, je me porte totalement
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LES TRANSFUGES ET LES PERSONNES ACCUEILLIES Plusieurs anecdotes illustrent des villes, voire des pays, passant d'un camp A l'autre. Le verbe utilisà est identique à celui qui indique la rébellionsoit n a b a i k u t u m . 11 se trouve simplement au ventif suivi d'un datif pour indiquer le changement qui s'est produit. Pour s'en tenir aux cas particuliers, si l'on excepte les histoires d'individus fugitifs ou réfugié l'histoire la plus spectaculaire de transfuges est celle qui est illustréà la fois par (548) et (635) : à Trois habitants de Bâb-nahli qui avaient ét emmenéà Esnunna depuis la montéjadis de Dannum-tâhÃcontre Mari, se sont enfuis de l'arméau service d'Atamrum. Cela reprksente un laps de temps assez considérablede l'ordre de 16 an5 ; cf. D. Ch.. MARI 7, p. 202. Ã
38. L. 10'-11' : [ui-mi-im] Su kaskal u s - J I I - I [mu]-um-mu-UII ~, du*-'(14-ut ma-am-mu-an. 39. L. 13'-14' : [tulp-pu-ne un-né-en[l-i\e*-[e]i*-ne*.li-i.?-nie*-[iiiIt~*x x.
42. L. 9' : [il-/il-ku nie-ep-tu4 etc.
40. L. 7-9 : [aq-bé-el-enIki-ib-si-dIM, [if-tu-u]l-m[uum-mu-mi]. [. . . ] i-
43. L. 12' : ~ u * - I ~ ~ ~ * - t ~ ~ ~ -kit-ru-{KI]*-am, urn-rnu \su\ i(l-ab-li-i(lk li-ki-
bu*-US*. 41. L. 1'-2' : ruml*-rwll!* [be-If-tn~l] [al*-
/Il. 44. L. 17' : [ikl-r,?u\*-u(l i - I ~ I - ~ I.fuIin-wu I - I ~ I etc.
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LA CONDUITE DE LA GUERRE
635 [VI 371 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. La ville de Mari, le palais et le district, çva. On ne chôm pas h engranger le grain représentanle vannagea) (des aires). Autre chose : Habdu-EStar, Masi-Estar et Yanm-Addu, trois hommes de Bâb-nahli que, à l'époqude Dannumtâhâzb on avait emmenéà Esnunna, s'étanenfuis de chez Atamrum me sont arrivésnus. Je leur ai donnà h chacun de quoi se couvrirc) et les ai expédiÃchez mon Seigneur. ... les.. . (7+4"+7 1.) J'ai donnà des ordres en bonne et due forme à YaqqimAddu et à Zirnrî-Addde faire le tour des villages45. Ils l'ont fait mais n'ont pas trouvÃson cadavre et j'ai entendu dire ceci : a On a enveloppéd son cadavre (!) dans des linges^ et on l'a laissÃaller au Habur. à En réalitje n'ai pas trouvà son cadavre et sa têt se trouve h Qattunân Doit-on enterrer sa tête et dans quelle ville doit-on l'enterrer? L'endroit de l'inhumation sera-t-il à l'extérieuou intra nzuros? Lorsque nous l'enterrerons, l'enterrerons-nous de faço dktournéeTous sont h l'afffit de ce que je vais fairee). Que mon Seigneur m'écrivce qu'il doit en être D'autre part, j'ai fait entrer^ au palaisf) de Terqa ses affaires elles-même qui se trouvaient h ~ a t t u n à et ¢ nà ~ Saggarâtum et qui ont fait l'objet d e la lettre de mon Seigneur. Note : pour le récide la mutilation du cadavre de Qarnî-Lî objet
de la seconde partie de la lettre, cf. la note de D. Ch., NABU 94159. a) AHw, p. 1505b interprèt zakûtii comme un pluriel de l'adjectif zakûin écoss (enthuist), et corrige en s e - e !z a - ~ I I - t i m . Cette interprétation'est pas bonne comme le montre la reprise de l'expression en VI 65 : 4, ainsi surtout que dans Ana itti-su VI iv 38 (MSL 1, p. 88) oà Se-nir-ra est traduit par se-iin za-ku-ti. Il s'agit donc du substantif zakûtunl a produit du vannage È La construction est du genre de sâbu birtum. La proposition de CAD Z, p. 32b, par ailleurs, de traduire éventuellemenpar barley cleared for transport n'est pas possible pour les textes de Mari oà l'on parle de biens royaux. b) Il s'agit ici du génér eSnunnéen certainement pas du roi du mêm nom pour des questions évidentede chronologie. Il pourrait toutefois s'agir ici du nom qu'Ibâ1-pîII portait comme prince héritier c) Pour ce nahramum traduit par J.-R. K. a pagne È cf. *MDBP 1, S . v. Il s'agit en fait d'un terme construit sur harâinuin a couvrir È mettre sous enveloppe)) et qui, plutô qu'une sorte d'habit particulier, devait désignen'importe quoi qui pouvait servir à couvrir leur nudité d) On ne peut attribuer au verbe qubburiinz ici le simple sens d'a enterrer È mettre dans une tombe È mais uniquement celui d'a envelopper È ce qui peut représentele sens fondamental de la racine. Ce sens est encore attestÃau Ier millénairpar les Rituels accadiens 14 ii 19 et, il la forme II, par SBH n04 : 24. e) Pour ce verbe sahânium cf. D. Ch., acompte rendu du volume S du CAD È AfO 40141, 1993194, p. 1-23. f) Pour cet emploi technique de firubuni, indiquant que le Palais s'approprie une personne ou une chose, cf. XXVI, p. 86 n. t). ))
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636 [XIV 1051 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. Une tablette de mon Seigneur m'est arrivée disant : Voici que Zâkira-Hamm va te faire amener des gens de Razamâ Avant mêm l'arrivéde ses gens, j'avais expédides bœuf 5 QattunânUne fois que je l'eus fait, Zâkira-Hamm m'a fait amener 27 individus de RazamâJe leur ai fourni 20 escorteurs et les ai fait mener chez Kibrî-Daganen lui disant : Fais amener ces gens chez mon Seigneur, rapidement. ))
45. L. 1' : [ku-op-ru-filin*su-liu-ri-fin11.
46. L. 5' : uni-niu-u-in;su-tuo-tini-PI-su i-iiti tfig-hit fi-qa-uh--~II-iiiti.
47. L. 12' : U*-Je-ri-il?. 48. L. 15' : Ã e-uu-us.r*(lZ)-s~l k~i-IIIIu t i - t ~ f - f i - n t ~ - t ~ O k i .
)>
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LES DOCUMENTS EPISTOLATRESDU PALAIS DE MARI
LA CONDUITE DE LA GUERRE
637 [XIV 1161 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. 30 a un'^) ont quittà la troupe qui constitue la garnison d'Ainakkum et sont arrivéà Sahatum, chez ~ a h d à ® - ~ d d u ~ ) disant : à Nous voulons aller vers chez notre Seigneur. II rue les a fait Yanûh-LÃà leur têteil les a fait mener chez mon seigneur50. Le jour oà je fais porter cette tablette chez mon Seigneur, ces hommes me sont arrivé à Saggarâtum Suite à cette tablette de moi, je les ai expédià chez mon seigneur51. Ã
a) La tablette porte exactement N B A - t u 4 È La correction
(versio facilior!) q d ' - t u 4 proposépar M. B. est vraisemblable, mêm si le terme pourrait désigneune réalitindigèn nouvelle! b) Il s'agit du chef bensim'alite du clan des Yabasa que l'on retrouve à la têt d'un corps de troupe, lors de l'envoi de l'arméà Babylone en ZL 10. Dans M.5437, il est nommà scheich d'Isqà et de QâCela donne une indication sur la localisation approximative de Sahatum; cf. d'ailleurs (557). La qualità sourde de la dentale finale est prouvépar le gentilice sa-ha-ta-a-@] de A. 36 : 5. Sahatum est le nom d'un arbre qui a pu donner son nom à la localité Le terme est attestà plusieurs fois dans le culte oà il désign peut-êtr un poteau sacréà moins qu'on ne veuille y voir la mention de l'arme-zahâ[u (de za-ha-da)?: M.13222: 3 N 4 pots sa 2 @sa-ha-tim pour le temple de Bêle bîrà ; M.13163 : 2 : à huile pour 6 sa-ha-tim de(s) temple(s) de Bêle bîr"liShara et Hanat n... Pour ces textes, cf. FM III, n032 et 113.
49. L. 11-13 : u-nu p - e r h[$-11'-iii], eS-Su-fui-fi], ex. gr.
}i ni-il-li-ik ~ ~ c i - u l i - c l i -ri-Su-re~~~].
50. L. 14-15 : [liuJ-nu-uh-li-i~upu-fi-51-nusu-hi-i'\;*-111u*, [ci-n]n se-er he-1;-i-[a((*-ri*-[Su-nu-fi\. 51. L. 18-19 : ik-.Fu-du-nfUm[>t,u-cir-ki[up-pi-Hu,11-1111 se-e\rbe-li-iu ~ i .Fu-us-ha-us-sd-nu-fi], ex. gr. La çl22
indiquant la fin du texte.
Ã
est en fait un trait de siparation
Dis à Mukanniium : ainsi parle ~ a ~ r a k u m ~ ) . Tu m'as envoyà le message suivant par un serviteur: à Voici qu'on va t'amener des gens : accueille-les et.. . ces gens avec ceux de.. . Ils n'habiteront pas chez Mâium Fais-moi porter rapidement une tablette en réponsà ma tablette avec la troupe.. . . .. habiteront-ils.. .? Écris-mo ce qu'il doit en être Autre chose : vous ne cessez de m'écrirpour avoir de l'huile5^. VoilÃque je t'ai fait porter (au moins) la production d'un fabricant d'huileb). Moi, je ne cesse de donner aux gens l'huile qu'ils réclament a) Pour ce Maprakum, cf. XXVI/l, p. 89 n. c. Il est intéressande Ã
voir qu'intendant de Suprum, c'est lui qui gèr les grandes plantations de sésame b) Le texte est évidemmenironique. Maprakum veut faire comprendre à Mukannisum que ses demandes sont exagérée
CHAPITRE VI11
LES ARMEES ET LES MILITAIRES
Un roi de l'époquamorrite devait surtout affronter des problème militaires, voire conduire des arméeset l'idéabédoui qui influençai si fort toute la périodétaikvidemment celui du sport, de l'action violente et du combat. Les textes de Mari montrent clairement qu'en ce domaine au moins idéologiet réalit s'interpknktraient trè profondémentCet idkal guerrier étai inkvitablement gknkrateur d'incessants conflits dont pâtissai tout un chacun. Tout habitant du royaume ktait tournà vers les choses de la terre pour assurer son existence (labourage, semailles, entretien, moissons et irrigation) mais parmi les flkaux qui menaçaienle fruit de son labeur, outre les oiseaux, bête des champs, sécheressou inondation, une place essentielle étaitenue par le pillard susceptible de venir soudain mettre fm à l'effort de génkra tions de travailleurs. Aussi voyons-nous, dè lors - quoique ce soit souvent avec peu d'enthousiasme -, le paysan obligà de prendre les armes soit pour suivre son roi dans ses randonnées soit pour défendrson bien. La documentation de Mari concernant l'armé est de faço naturelle trks riche. Il faut attendre l'époqunéo-assyriennpour en trouver une autre qui lui soit comparable. Cependant, une fois les richesses inventorikes et skrikes, il est trks difficile d'avoir un tableau complet de la rkalitéC'est d'une anecdote ou d'un rensei-
gnement occasionnel que nous devons le plus souvent inférece qui pouvait se passer! Voici quelques-unes de ces questions essentielles sans répons h l'heure actuelle : - A propos de l'âg de la conscription : quand partait le jeune homme? quand devenait-on ce a vieillard à à qui l'on ne demandait plus rien? - Ces a arméeÈ ainsi appeléeparce que sous les ordres d'un généra que l'on voit selon nos textes constituée de 300 hommes A 30 ou 40000, que représentaient-ellepar rapport à la population? Quels effectifs maximaux pouvait enrôle un géan comme l'Elam qui contrôlai le plateau iranien? - Quel étail'armement normal ou optimal? L'arme unique que l'on voit le plus souvent êtr distribuéeétait-ellsusceptible de s'en voir adjoindre d'autres, en complémentQuelles étaien surtout les spécificitÃrégionales On trouvera donc dans ce chapitre ce que l'on peut réuni comme renseignements concernant l'organisation de l'armée
LES RECENSEMENTS Un des plus importants dossiers qui concerne la chose militaire est évidemmencelui du recensement, dit de la têbibtum Plusieurs explications ont étdonnéeh cette actività qui a trè vite retenu l'attention des divers éditeurdes textes de Mari, A commencer par J.-R. K. (Studio Mariana, p. 99-110). Le verbe ebêbu a le sens génér d'Ãêtr pur à et la forme II dérivÃubbubum (dont dkpend le sémantismd'une formation nominale ta-PRIS-t) celui de a purifier>. La tentation étaidonc de lustration de l'arméeC'étai grande de penser A une cérémon d'autre part quelque chose d'attendu dans une civilisation oà toute action avait un retentissement obligà dans le domaine du sacréJ.-R. K. proposait donc: çQuanau passage du sens de 'purifier" à celui de "recenser", il doit trouver son origine dans les cérémoni cultuelles qui ne pouvaient manquer d'accompagner les opérationdu recensement, dans un pays aussi religieux que l'étaila Babylonie. >> Maintenant que la documentation est beaucoup plus abondante, nous n'avons cependant toujours pas de traces de ces
cérémoni de lustration. En revanche, nous savons désormaique plusieurs formes dérivé du verbe ebêbu ne se ramènen pas simplement h la notion de a puretÃà : - c'est le cas par exemple pour le terme têbibtu lui-même lorsqu'il se rapporte h un moment du mois ; il ne s'agit pas d'une a purification à mais du moment précioà l'on comptait les jours pour savoir quand devait apparaîtrla nouvelle lune (XXVIII, p. 36) ; - c'est celui plus particulièremen des e b b u m , les prud'hommes È Le rôl de ces ebbum est fondamental dans la têbibtum Dans (563), il est expressémenfait mention de serments qu'on leur fait prête avant qu'ils n'entrent en fonction : a J'ai donc levà des prud'hommes h Zurubbân Hisamta, Himmarâ et Hannâville par ville. Je leur ai fait prête un serment par Dagan, Itiir-Mê et mon Seigneur et ils ont fait inscrire (fufiurum) l'arméeJe viens de faire recopier (futturum) ces tablettes en distinguant les localitéet les ai fait porter A mon Seigneur pour que mon Seigneur en prenne connaissance. à Leur intervention dans la confection des tablettes de recensement est encore montrépar (643) ou (650) et analogues. Dans ce dernier document, les ebbum sont installédans les différentevilles et ce sont eux qui font inscrire ( w u r u m ) les noms, alors que le gouverneur les relèv (fa!ârum) La nuance que convoie cette opposition entre système I/II et III n'est pas facile h comprendre : peut-êtr fait-on lh la diffé rence entre la rédactiode l'acte original ([uppi ummatim) et celle des différentecopies qui en sont faites. Ces gens ne sont pas présentA certains actes administratifs parce qu'ils sont çpurà mais parce qu'ils calculent une perte ou un rendement, de faço rétrospectivou prospective (cf. p. 526). La traduction, couramment adoptédans cet ouvrage et ailleurs, par a prud'homme à recourt en fait h un jeu de mots qui utilise un terme employà dans la vie juridique, donnant l'impression de contenir une notion morale; sa justification par une dérivatio sémantiqu d'ubbubum, a apurer les comptes È est en fait spé cieuse car elle ne rend pas compte du schémnominal du terme qui est, en termes d'akkadien, une forme PARS et signifierait donc, au mieux, apuré>Il n'est pas exclu que ce terme ebbum représent une réalit morphologique non akkadienne et qu'il faille lui donner le sens de à personne qui compte È à estimateur È analogue au terme ~nubbibumakkadien. Le terme mubbibum est d'ailleurs expressémennotà dans 1 87 : 17 et ailleurs, au cours de l'opératiode la têbibtu ; (644).
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LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIRED U PALAIS D E MARI
LES ARMÉE ET LES MILITAIRES
Je serais donc pour ma part assez enclin à identifier les deux termes ebbum et mubbibum et à les faire entrer dans une opposition dialectale, non lexicale. On peut ainsi envisager l'existence d'un verbe ubbubum signifiant réellemen<
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rement d'autres engagements. Il n'en reste pas moins, cependant, que tant qu'ils étaienlà le roi de Mari comptait sur eux (mêm si c'est de faço non officielle) pour ses effectifs. (650), de l'kpoque de Zimrî-Lî est tout aussi clair: on reproche au gouverneur de Terqa de ne pas avoir une troupe suffisante du fait qu'il n'a pas ét assez rigoureux lors de la têbibtu et qu'il a, par là même laissà trop d'individus échappeau recensement ; voir en opposition, , l'attitude du gouverneur de Saggarâtum(647), (648), (649). Ceux des Bédouinqui, volontairement, n'entraient pas dans le systèm de la têbibtu ktaient désignkpar le terme technique de sarrârumCet emploi de sarâru pour indiquer le refus d'allé geance est particulièremen patent dans (84). Il a kt6 étudidans du Précurseursyriens... È p. 64. Le terme est trè révélate vocabulaire politique de l'époquelourdement psychologiséAu propre surâru signifie à mentir à et sarrârum N menteur par nature È Il s'oppose donc à kdnum qui signifie au sens premier N êtr stable, vrai È donc qui kquivaut à N êtr loyal f i ; le bon serviteur est dit sa kittim ou sa kînâti c'est-à -dir N de stabilitéde vkritÃÈ donc N loyal È
t
Une autre conséquencdu recensement étaila redistribution de toute une séride ressources humaines. Dans (645), Samsî Addu profitait du recensement pour se constituer une troupe de 400 hommes qui devaient constituer sa garde personnelle (celle dite de la à porte du palais È) (84) montre que des gens devaient subséquemmenêtr envoyédu Yamutbal à Mari. Ces mesures entraînaienà des phknomène de fuite ou à des refus d'obéis sance qui pouvaient êtr éventuellemensanctionnépar des exé cutions. Des problème identiques se sont poséà l'époqude Zimrî-Lî le gouverneur de Saggarâtu fut obligà de recourir il une trè forte intimidation pour éviteque les gens ne cachent des parents à eux, fils ou frère édictanque, dans le cas oh un individu serait parti se cacher ailleurs pour évitela têbibtu et réap paraîtraiun à deux ans après il serait automatiquement mis à mort (647). La menace semble avoir portk puisque dans la seconde partie de sa lettre Yaqqim-Addu peut transmettre une liste de huit hommes à ajouter aux rôle dkjà établis(648) est un document analogue concernant des gens du bourg de Barhâ qui avaient essayk d'échappeau recensement. Ils avaient éttrahis par un notable du lieu, qui avait dà craindre qu'on ne lui fit porter la responsabilità des désertions (641) montre qu'il y avait en outre comme conskquence logique du recensement une redistribution des terres et un
ginal, par exemple le premier acte de propriétd'une terre que le vendeur ckde en mêm temps que le bien-fonds à son acheteur; cf. D. Ch., dans K.R. Veenhof, éd.Cuneifomi Archives and Libraries, Leyde, 1986, p. 121-140. D'aprks (652). ces tablettes étaienensuite gardéedans des coffres scelléparticuliers, ce qui en montre l'extrêm valeur. Elles étaienassez nombreuses pour qu'il en ait fallu deux. Les noms y étaienmanifestement rangépar lieux et catégoriesCela correspond en gros h ce que nous avons conservà au sein des tablettes retrouvéepar les fouilles, mêm s'il n'est pas toujours évidend'identifier de faço préciscelles dont parle (652).
nouveau partage d'icelles. Les Bédouinde la steppe, donc des nomades sans terre, devraient effectivement, suite h leur enregistrement sur les rôle et du fait qu'on comptait désormaisur leur enrôlement recevoir des terres dans le royaume de Mari. Il est intéressande constater que ces terres ne devaient pas êtr prises n'importe oh mais sur la quotità disponible pour les militaires (à les champs des Bords-de-l'Euphrate à réparti et à prendre sur la superficie [réservkeaux militaires È) On connaî par la documentation de Larsa (lettres de Samaf-hâsircette division d'un terroir municipal en quotitédéfiniepar des noms de métiersIl s'agit donc d'un phénomègénéra A l'occasion de cette distribution. Samsî-Addconseilla h son fils de ne pas remettre en question les dévolutionde terres qui se trouvaient y avoir étopéré anté rieurement pour éviteque ne se déclenchun inévitablprocessus de réclamationet de doléancesCela suppose donc bien que l'idéaaurait étun réaménageme génér du cadastre, auquel on ne procédpas par réalismeOn peut en déduirque l'on n'avait pas h vie la jouissance de sa terre de fonction mais que cette dernièr étaisusceptible de varier en fonction du service assumé (on en a un exemple avec les retranchements opérÃà rencontre des enfants de Yan-Takim ; cf. (761). En revanche, il fallait réattri buer celles qui avaient étdévolueh des gens, désormaimorts ou fugitifs, donc celles qui se trouvaient pour l'heure incontestablement abandonnéesOn remarque que Samsî-Addconseilla de procédeh l'opératio trè vite, manifestement pour mettre les gens devant le fait accompli. (448) montre de la mêm faço le recensement êtr opérpour savoir qui étairéellemenen mesure de toujours accomplir le service: à II n'y a plus de temps pour le recensement! Etant donnà que tu n'as pas pu maintenant recenser la troupe, c'est h ton retour que tu le feras! En attendant, remplace fugitif et mort. Il faut que toute la troupe qui ira avec toi soit nominalement inscrite sur une tablette. Il faut que les conditions de son affectation soient nettes. >> On ne s'ktonnera donc pas que (643) montre toute l'opératio régipar des prud'hommes. Les comptes ne devaient pas êtr simples surtout s'il fallait opéredes redistributions de champs et autres réajustementsOn remarquera de plus le souci de Samsî Addu (640) de pouvoir consulter par lui-mêm les tablettes de rôle (643). (646) montre la constitution de ces tablettes sous Zimrî-Lî Ce qui a étrédigporte le nom technique de [uppi untmatim f a napharâsâbimPar fuppi ummatim (ou son pluriel, en cas de besoin, fuppâummatim), on désignun document ori-
Le recensement d'époquéponymale
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La têbibtu d'époquéponymals'est déroulÃpartout à la fois dans le royaume de Haute-Mésopotamiesous la supervision d'Iime-Dagan h l'Est et celle de Yasmah-Addu h l'Ouest, Samsî Addu y prenant par ailleurs sa part. (639) indique que les opéra tions commencèren chez ISme-Dagan et que le roi de Mari dépà cha chez son frkre le scribe administratif Mâiu pour que ce dernier puisse voir comment se passaient les choses et appliquer un processus identique aux Bords-de-l'Euphrate. Samsî-Addse chargea du pays d'Andarig (1) et vraisemblablement du pays d'ApÛ (Subat-~nlil).Cette zone étaidonc composéde la partie moyenne de la Haute-Djézirà avec nord et sud du djebel Sindjar. Iime-Dagan recensa le pays de Razamà du Yamutbal, puis ceux d'EkalIâtu et de Yahrura (84). (642) résumde faço large l'opé ration une fois accomplie en à Bédouinà et à Pays È Un passage de (448) indique les diverses à zones de recrutement à du royaume de Mari, h l'époqude Yasmah-Addu et décri par lh mêm la zone géographiququi lui a étimpartie : - les à deux S u h à » mdésignenles Suhû supérieuet infé rieur: ils constituent la province du Sud, face au pays d'Akkad (Babylone et Einunna) ; cette régiofournit 1000 hommes ; - les Bédouinbensim'alites formaient le deuxièm corps de recrutement ; ils contribuaient, eux aussi, pour 1000 hommes ; ils pouvaient représenteune population du cÅ“u du royaume luimêm ; - les Bédouinbenjaminites (énumér selon leur quatre grandes tribus) ne représentaienten revanche, que 500 hommes,
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LES ARMEES ET LES MILITAIRES
LES DOCUMENTS ~ P ~ S T O L A I R EDU S PALAIS DE MARI
Bensim'alites.
avec des levéede-ci de-là de 200 ou 300; ils étaiencomplétk par du personnel dépendandu Palais : les gerseqqum. On a l'impression que les Benjaminites représentaienun groupe humain bien moins important à l'époqu du royaume de HauteMésopotamique sous le règn de Zimrî-Lî On arrive ainsi h 3000 hommes qui, s'ajoutant aux 2000 Bédouinrecrutks par Yarîm-Adddans la Haute-Djéziroccidentale, lesquels étaientrè vraisemblablement des Bensim'alites, faisaient une armke totale de 5000 hommes. C'est la premikre estimation chiffréque l'on possèd des forces que pouvait aligner Mari; cela ne donne pas l'impression d'un royaume populeux pouvant mobiliser de grandes arméeh partir de réservoir d'hommes, comme c'étaile cas pour Babylone, ou surtout Einunna. Les informations disponibles sur l'armémariote donnent sensiblement la mêm impression pour l'kpoque de Zimrî Lîet il faut se faire l'idke en ce qui concerne Mari d'un royaume relativement vaste mais tenu par un assez petit nombre d'hommes. La valeur des forces mariotes a certainement tenu h autre chose qu'h leur importance numériquet l'on peut se demander dans quelle mesure ce n'est pas l'excellence de ses générau Yasîm-El Yassi-Dagan ou Ibâl-pî-E ainsi que l'idéaguerrier bédouiqui ont fait sa force. Un problèm s'est posk h Yasmah-Addu : accomplir le recensement des gens non fixéà résidencet à qui leur mode de vie imposait de parcourir la steppe herbeuse ( n a w h ) avec leurs troupeaux (le hibrum, cf. << *Nomades... È) (643) prouve que le recensement a étsystématiquemenréalisÃle fait d'aller jusqu'au qasûrnla alimite de la zone fréquenté en deç de quoi il n'y avait plus que le désertest la preuve que l'on n'avait pas reculà devant les difficultks. Cette enquêt jusqu'aux limites de l'activite humaine avait certainement dà viser les Benjaminites, voire peut-êtr des Soutkens. Elle est l'indice que le royaume de HauteMésopotamiktait alors dans une situation particulikrement forte. Le mêm texte semble montrer que Qattunâ n'étaicependant pas partie intégrantdu rnâMari. Il faudrait en conclure qu'au moment de la têbibtum le Habur h l'amont de Saggarâtu étai encore à terre d'Empire>, non rattachéau royaume euphratique. Nous en avons d'ailleurs d'autres indices; cf. t. 1. p. 121. Son recensement incomba cependant h l'autoritk mariote sans doute parce qu'elle en étaila plus voisine. Qui étaiences Bédouinde Qatwnâ h recenser? A moins de supposer de trè grands changeils appartenaient h la tribu des ments à l'kpoque de Zimrî-Lî
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Samsî-Addeut lui-mêm beaucoup de difficultépour recenser ses propres Bkdouins; ces derniers devaient égalemenreprksenter les transhumants bensim'alites qui passaient depuis le Zalmaqum jusqu'au Sud-Sindjar et peut-êtr au-delh. C'est h un de leurs clans qu'appartenait d'ailleurs la famille royale de Mari que Samsî-Addavait détrônÃIl n'est pas impossible que la demande h Yasmah-Addu d'aller recenser les Bédouin de Qattunâ soit directement relike aux problème qu'eut h affronter le grand Roi dans sa zone propre. D'aprks (6451, Yasmah-Addu a dà finir d'ailleurs par êtr chargk du recensement des gens de l'Ida-Maras. Dans cette zone de dry-farming aux spécificitÃdiffkrentes de la rkgion de Mari, il n'y avait pas de qajûm Les gens furent donc convoquéen un lieu prkcis aux fins de recensement. Cette technique fut celle adoptéen ZL 9' lorsque l'on fit prête de grands serments à la population: on la convia dans la rkgion de Mari à Gûru-Add et Gûru-Il?dans celle de Saggarâtu h l ' a d a i h n du chef-lieu, etc. Le Yarîm-Addmentionnà alors fut effectivement, h en juger par la correspondance inéditqui reste de lui, la personnalità clef de ce recensement.
ton père Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu J'ai pris connaissance des tablettes que tu m'as fait porter. Voici c e que tu m'as écritau sujet d e l'instauration du recensement dans ta zone d'administration : à M à ¢ i u se trouve chez mon Seigneur. Puisqu'il en est ainsi, que mon Seigneur l'expédichez I h e - D a g a n afin qu'il assiste au recensement, en présencd'ISme-Dagan, puis qu'il (re)vienne chez moi et qu'il soit procédd e la sortea) au recensement chez toi. >> Voilh c e que tu m'as écritSelon c e que tu m ' a s écrit MâSu verra ici la faço (dont on recense) puis je l'expédiera chez toi et il fera procéderd e la sorte chez toi au recensement. En c e qui concerne l'armédes Bords-de-l'Euphrate qui s'est
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1. L. 16 : ~2-s[a*-uf-kii-u11]. Cf. v . S., Or 21, p. 80.
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LES A R M ~ ~ EET S LES MILITAIRES
cuivre pour faire des javelines-zamrâtunzobjet d'une lettre de toi, je viens de t'en faire porter. Fais faire des javelineszamrâtumQu'on entasse.. .
débandà dans ma direction2, à Qattunânce que tu as écrit. . Qagunân.. ne défipas3.. . (Lacune.)
.
Bibliographie : cf. XXVIl2, p. 17.
x grain, argent du dieu ... En fonction de ce que ...
a) Q à ¢ t a est malaisà à expliquer. Lectio facilior chez v. S., O r
MâSumil ne faut pas que manque un sicle d'argent du ~ i e u ^ . Autre chose : tu m'as écrià propos de la nomination de Habdû.ma-Daganfils d'Aya-12-SûmÃà l'office de mer'ûin Comme tu me l'as écritil convient tout à fait à êtr nommà à ce poste. Qu'est-ce qu'un simple poste de gouverneur pour lui? On croirait qu'il commande à une vaste régionIl faut qu'il ait le commandement de Tuttul et exerce aussi la charge de mer'ûm De la mêm façoque ses collègue ont de vastes territoires à commander, qu'il exerce le commandement à Tuttul! celab) fera l'équivalendes territoires que ses collègue ont à commander5. Et, rapport à ce que tu m'as écritnomme pâtr SâmÛ-il Qu'il accomplisse la fonction de paste&. En ce qui concerne les boucliers que je t'ai réclamé tu m'as écriceci : à Il n'y a personne pour en faire. à On fera entreprendre 300 boucliers7 par les.. .CI et les métallurgistes donne des ordres stricts8 afin qu'ils fassent des boucliers. En ce qui concerne le fait que l'on ne t'a pas apportéde
21, p. 80 : q a - t a m li-Sa!-US-ki-in. S'agit-il d'une forme analogue à q à ¢ t a m - m = à ainsi ou fautil lire qa-tuinx, avec l'expression bien connue q à ¢ t a Sakânum < se mettre à È La seconde interprktation expliquerait l'emploi de q a tan1 % la 1. 16 ; la premikre, meilleure pour le sens, ne permettrait pas de retrouver l'expression qâtan Sakânum A la 1. 14. q a - t a m n'est réductiblà aucune de ces deux interprktations et semble avoir le sens de < faço à méthod comme le pro osait déj% d'ailleurs, G. D. dans sa traduction. b) "ià dksigne ici l'office de gouverneur de Tuttul auquel s'adjoindrait celui de m e r c h m . Cette réuniodes deux fonctions donnerait l'équivalendes grands gouvernements militaires contemporains du Sindjar ou du Nord-Ouest. En effet serait ainsi ajouté au terroir de Tuttul, qui n'&tait pas trks vaste, toute la rkgion de la steppe par oà allaient les nomadisants soumis au mer'tîm c) URUDU.NAGAR = tibira est le q u r q l i r u m , c'est-%-dire le métallurgisteLe terme fait couple ici avec tibira-DUB qui n'est pas autrement connu. Voir L. Oppenheim, JNES XI, 1952, p. 134 qui propose d'y retrouver l'kquivalent de q u r q u r URUDU, M métallurgistspécialisdans le cuivre È È
È
È
640 [IV 831 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle IZme-Dagan, ton frère Tu m'as écriau sujet du recensement de ton district. Le Roi a donnéldes ordres stricts concernant le recensement. Le Roi est trks concerné l. Quant à c e q u t u a s dit: à ... 12::. (Lacune : 2 1. de la tranche + 10 1. de revers.)
2. L. 17 : [d-iulni su-ab u-uli id-KIB.NUN-na iu u-[nuse-ri-ru]
3. L. 20 : [ . . . ] lu* fil*-fia*^-nu-a[n*. .. ] . 4 . L. 4' : 1 Se kù-baba dingir-lin1 la i-\ina-at-@\
6. L. 15'-18' : Ã [ai-iuni Sa] ta-ai-pu-ru-un1 su-uiu-u-i-lu u0 na-gad i u tu-ui-puku-un, [rc-d-tu-tum]li-il-1;-ik ai-% ~ l s i ' - i n - ~ ~ u - [l i um e-ri-i\u* , m m um-mu ut-ta-n~u,[Oe-pi'-i]ig1?i-in-na-ti~n u-ul i-bu-di-5. 7. L. 19' : 3* [me ~ l s ~ - i ] n - ~ l u etc -tim
11. L. 9 : mu-di-ii si*-[um-mu-ur]
8. L. 20' : [dui'i-i~u-ti]~ri* Su-ku-un etc Ã
12. L. 10 : [sa tJii*-iiq-ta*-[buum-mn-mi]
343
LES A R M ~ E SET LES MILITAIRES
Entreprends de faire le recensement. Recense! Note : tablette sans joint ; elle tombe en morceaux.
641 [I6] Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père J'ai pris connaissance des tablettes de toi que tu m'as fait porter. Tu m'écrivaien vue de faire recenser les Benjaminites. Il ne convient pas que les Benjaminites soient recensésSi tu le fais, leurs frèresles Rabbéenqui habitent sur la rive opposéedans le Yamhad, l'apprenant, seront en colèr contre e u x ^ et ils ne pourront plus retourner chez eux. Il ne faut donc absolument pas que tu les recenses. Il faut simplement que tu prennes un éditaexprès Délivre-leuton édien ces termes-ci : à Le roi va partir en campagne. Il faut la totalità au complet^, jusqu'au plus petit! Le scheich dont la troupe ne sera pas complète1 et qui laissera de côt quiconque, (je rappelle qu')il a "mangéle sermentc) par le roi. Voici (sic) l'édique tu dois leur délivrersans faire aucunement leur recensement. Autre chose : en ce qui concerne les champs des Bords-del'Euphrate à partager et à prendre sur la superficie (réservé tu m'as aux militaires, objet d'une lettre de moi à toi adressée écriceci : à Les Bédouinde la steppe prendront-ils ou non des champs dans les Bords-de-l'Euphrate? Voilà ce que tu m'as écritJ'ai interrogÃici IEar-Lîet les gens au courant. Il ne convient pas de partager ni d'examiner l'occupation des champs des Bords-de-l'Euphrate. Si tu partages ces champs et en examine l'occupation, il y aura de multiples^ sujets de Ã
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14. L. 18 : sii-gu-gu-um Su su-bu-.Yu lu +-mu-ru-mu. 76. 15. L. 34 : tu-z.i-im-tutn i - & d d (imîud etc.
Cf. v. S . , O r 21, p.
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13. L. 1 1 : wu-US-bii i-Se-em-mu-u-ma i-nia-ru-sii-<Su>-iiu-Si-in!-mu. Cf. A . Falk., BiOr 1, p. 113.
plaintes. Ne partage donc absolument pas les champs des Bords-de-l'Euphrate. Les gens doivent garder leur tenure anté rieure de la mêm façoqu'actuellement. Les champs ne doivent êtr en aucun cas un sujet de trouble. N'examine l'occupation que du champ du mort et du fugitif. Donne-(les) à qui n'a pas de champ. Mais au cours du recensement, regarde attentivement1^ : ce sera lÃton examen de l'occupation. Fais monter la troupe, que ton recensement soit fait avec beaucoup de soind). Les Bédouinde la steppe qui se trouvent actuellement détenides champs aux Bords-del'Euphrate doivent les garder de la mêm faço qu('i1s le faisaient) précédemment1 En outre, tu m'as écriau sujet de la confection de beaucoup de grandes nefs en mêm temps que des petites. Il n'est pas besoin de beaucoup de grandes nefs. Que l'on en fasse 10, 20 ou bien 3018. D'autre part oà iront ces bateaux? Il te suffira d'en avoir à ta disposition, quand il le faudrae), pour transporter ton grain. a) Pour ce terme Siptum, voir D. Ch., Les mots du pouvoir >>, dans Cahiers du Centre Glotz, 2, 1991, p. 3-17. F. Th.-D. traduisait le terme par rkprimande et v. S., O r 21, p. 77, se rallie A cette interprétation Le terme est en fait fort difficile A rendre en françai: Sapâ~u(u) signifie menacer È Sipgm est l'Ãordre menaçanÈcelui qui émande l'autoritk centrale, Sapâtu (i) consiste A le faire exkcuter ; cf. (681) n. a). b) On vise donc au rassemblement total, la gamirtum. c) Pour cet idiotisme, cf. (458) n. h). d) G. D. avait compris hu-ti-it, divise>>; ce verbe HTT est dksormais enregistrk par AHw comme hatâmm creuser È Le passage actuel n'y est pas cité CAD S, p. 142b, traduit : Make a careful(?) survey È ce qui est A contresens complet avec les recommandations du Roi. En fait ce dernier, tout en demandant de ne pas Ã
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16. L. 40 : hu-fi-it sii-111-iq-nuietc. 17. L. 43 : [qa}-tuin* pu-ni-tum-tnu etc 18. L. 46-47: [gi5-m]6 gal /Lu*\ i[m*\-mu-ud-duo 10 20*, lu*l-/u*-~nu30 gis-ma-hA* gai li-pu-Su.
344
LES DOCUMFNTS RPISTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
se lancer dans un examen en rkgle de l'occupation des terres, ce qui entraînerai immanquablement des confiscations et des recriminations, signale qu'il n'est pas interdit de prendre bonne note de l'étaréedes choses au cours du recensement. J'interprèt donc la forme comme hutit, impératiIV3 de hi'âtwnIl faut comprendre huti! sunniq conune une unité Fais un examen par coup d'Å“i B. e) ka t t d m - m a forme positive de a ( - ) l à kattâm-ma L'interprétatiode v. S., O r 21, p. 77, reprise dans les dictionnaires, selon laquelle il s'agirait d'une forme courte de kawattamma, standig È est h abandonner. Ã
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ci, viens me voir^.
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2I Subat-Enlil. Il faut que tes pru-
d'hommes soient porteurs21 des tablettes de l'arméque tu auras recensée afin que j'en prenne connaissance 2I Subat-Enlil mêmec) a) Comprendre qasêm-m comme un accusatif de lieu. b) Tout le monde a dà se soumettre et se faire recenser. C'est lh le sens de tu n'as pas fait de concession È c) Le texte de la lettre est complet, à moins que tout au bas ne se fûtrouvémention de la date, comme cela arrive dans les missives d'époquéponymale Ã
642 [IV 571 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère Au sujet d'Eteyaa), sujet de ta lettre, selon ta lettre, je l'ai retenu. Moi-même j'ai recensà le Pays: Bédouinet Pays sont recensésLe Pays est calme. Sache-le! Bibliographie: ce texte est réédi dans XXVIl3, La musique à Mari È a) Eteya est un nom propre trks bien documentà par les textes de Nuzi (cf. NPN, p. 49) et peut-êtr d'origine hourrite. On reparle de ce personnage dans A.2882, éditdans La musique h Mari È XXVV3, oh il est explicitement qualifiÃde musicien (nar). Ã
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parie Samsî-Addu ton pkre. Tu m'as écrique, lors du recensement, on est allà mêm par la limitea) (de la steppe) et que tu n'avais pas fait de concession19b). J'en suis fort content. Une fois que tu auras menà 2I bonne fin le recensement du Pays de Mari, comme je te l'ai écritva 2I Qattunâ et recenses-en le district ainsi que les Bédouinde là -basNe leur fais pas de concession. Une fois que tu auras menà cela 2I bien, 2I la fin de ce mois-
Dis 2I Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton pkre. En ce qui concerne le recensement des Bédouinsil a pré sentà des difficultécar ils ont montrà de la répugnanc21 se laisser recenser et je n'ai pu le faire. Les familles autant qu'il y en a22.. . en une seule fois.. . Je ne les ai pas recensés23 Ne te hât pas (toi-même de les recenser24. Pour l'instant même ne quitte pas ~ a r i ^ Je ~ .dois aller prochainement à Subat-Enlil. Ce mois va vers sa fin, au moment oh je t'envoie cette tablette de moi. Quand il sera à son terme, tu sortiras de Mari et les recenseurs qui sont avec toi se mettront en mouvement26.. .
20,L, 21 : [ ( I - ~ - I Iil!-ti-iu UI na-[uln-me-[elr. 21.L. 23 : { ^ e h - b ~ - k ~l i - i nu-Su-i-mu. 22,L, 5-6: lpu-ri-ik-tuml i*-iu u-11111117-bu-hli-i}11~ n~ar-1s i ] . [u-ul A I - b i ib à [ n i } a ! - / [1 aI I U ! - J U ? - I ~ ! . 23. L.9 : [ ~ i - uub-bi-il/>*-su-nu-t[i}. l 24.L. 10 : \ub-bu-uh\-5u-11ula ta-hu-a~~~-mu-tu-[um}. Cf.A. Falk..BiOr 1. p. ll5a. if-tn mu-riki. 25. L. 1 1 : \i-nu-~~ii-nu\-mii
19.L. 5-6 : ki-mu i-1111~te-hi-ih-tim q a - ~ e * - + * - m u } , il-li-ku pa-ni lu tu-ub-luo.
26.L. 13-19: qi-rn-ub iti UII-nu-i-um.[ i g - ~ ; u - u I I I - I ~ ] ~ * - ~ 'tup-pi ~ * - I I Iunu n i - e - e ~ n .[ui-tii-hi-l]u*-kum* i-nu r e - e i iti un-ni-im. [ii-tu tu-us~i- en^]. [lu-meSI mu-uh-hi-bu S[a it-ti-ka} [it-tii-a\/-/[LI-ku-iii~n}.
(Lacune.)
Primitivement, je t'avais tenu ces propos : à Gagne EkallâtumC'est moi qui irai te rejoindre. Là oà tu es, tu as du travail. Yarîm-Addlui-mêm est prè de toi27. Ne va pas à EkallâtumViens plutô à Subat-~nlil,à ma rencontre. Ã
645 [II 11 Dis Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Je t'ai donnà du cuivre pour faire des pointes de lances. ~ ~cette tablette de moi, Aujourd'hui, dè c o n n a i s s a n ~ ede envoie un message à Mari pour que l'on porte rapidement chez moi celles qui ont étfaites avec le cuivre que je t'ai donné Autre chose : prends parmi les Bédouinque tu vas recenser une troupe de qualità de 400 individus pour se tenir à la porte de mon palaisa). Au sein de cette troupe, 200 hommes, (soit) une section, doivent^ consister en fils de bonne famille3"") et 200 personnes, (soit) une section, doivent consister en jeunes gens pauvresc). Sont-ils dans le besoin31? (C)es jeunes gens pauvres, moi-mêmeje les pourvoirai abondamment sur le palais alors que les fils de bonne famille se procureront tout sur le patrimoine paternel lui-même Recense vite les Bédouin: délibèavec Yarîm-Addet qu'il y ait rassemblement là oh il y aura de l'eau, soit à GaEum soit à S ~ r ' u r n La ~ ~troupe . des ~ o r d s - d e - l ' ~ u ~ h r a t e ^ 27, L. 1'-5' : [su-ur-ru-urn ke-ein u.J-pu\-1rnl-[k1urn, lu-IKI 6-kal-laz]irn*ki [k]u-u5-dan1-intr,[ti-nt; se-ri-k]u-ti-ma al-lu-uk, 1ti1i-11i-ki-(i]-uiii-uia 3-ip-ru-am f i - [ c d , [ ' l ' t i - r ] l ' - i r n - d ~ ~ - ~qi-er-bu-tik-ku. ~iu* 28. L. 6 : i-nu Je-me-e-. 29. L. 15 : lu*-ti dumume5 lu-mes dum-q[P-riIrri*. Correction fi-lu en luII. dt5jÃvue par v. S., O r 22, 1953, p. 195, mais il ne s'agissait pas d u n e faute du scribe antique! 30. L. 15 : ii-lu dumu-meS lu-mes dani-[q~-fi~rri*. 3 1. L. 18 : nu*-uq-du-d lu-mes et-U¡-nin
32. L. 27 : d-lu-mu i-lui su*-dr*-iniki ti-sur inu-u.
doit se réunià SaggarâtumL'expéditioest pour la fin du mois et, comme je te l'ai écrittu viendras toi-mêm avec moi. Sois porteur de ce qu'il te faut et que tes dispositions soient prises. a) Pour la troupe de la N porte du palais È qui a un rôl de garde royale È cf. N L'organisation de l'espace. .. p. 42-47. b) Pour les n ~ à ¢ r d a m q à » t i n ou, comme ici, m à ¢ r awîl d a m q z à ® t i mà gens aisks à ou N bourgeois dans son sens écono mique, cf. (534) n. a). c) La traduction adoptke ici, aprè collations, est due il M. Gh. Elle suppose que les deux sections respecteront la différenc sociale entre les soldats: une section sera faite d e gens de bonne famille, une autre de pauvres. La seconde sera il la charge de l'Etat. d) Il s'agit de l'armélevésur la population du royaume de Mari. N
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Les recensements de Zimrî-Lm Le recensement instaurà par Zimrî-LÃa donnà son nom il l'an ZL 4'. D'aprè la date des listes d'anthroponymes rangépar lieux-dits qui furent alors rédigé (extrêm fin de ZL 4'), l'évà nement est immédiatemenconsécutiil la fin de la guerre avec ESnunna (mi-ZL 4'), laquelle ktait elle-mêm la conclusion des grands problhmes survenus entre Zimrî-LÃet les chefs benjaminites de l'intérieudu royaume; ces derniers d'ailleurs disparaissent alors tous et sont ren~placé par de nouvelles personnalités Nous possédon encore des lettres des gouverneurs d e ou plutô de cerSaggarâtu et de Terqa parlant de l'événemen tains de ses il-côtéCe n'est pas un gros dossier, ce qui n'est pas étonnandans la mesure oà nous savons que ce recensement a ét fait N en présencdu roi (nomenclature des textes administratifs). Ce dernier étaiau courant par lui-mêm sans qu'on ait eu il lui en kcrire les détailsEn revanche les documents administratifs qui restent d e cette t à ª b i b t u représentenune masse non négli geable. On en trouvera le catalogue dans l'article de J. Sasson, MARI 4, p. 443-444. ( 5 6 0 ) montre trè clairement que plusieurs documents d e recensement ne doivent pas êtr attribuéà la fin de ZL 4' mais il la fin de ZL 9', lors de la préparatiode l'expkdition de Babylone. A ce moment aussi, on remit il jour les rôle de l'arméet il y eut Ã
doit se réunià SaggarâtumL'expéditioest pour la fin du mois et, comme je te l'ai écrittu viendras toi-mêm avec moi. Sois porteur de ce qu'il te faut et que tes dispositions soient prises. a) Pour la troupe de la fi porte du palais qui a un rôl de fi garde royale cf. à L'organisation de l'espace.. . p. 42-47. b) Pour les n l à ¢ r d a m q à » t i n ou, comme ici, m à ¢ r a w à ® l dans son sens écono d a m q à » t i m fi gens aisks ou à bourgeois mique, cf. (534) n. a). c) La traduction adoptke ici, aprè collations, est due à M. Gh. Elle suppose que les deux sections respecteront la diffkrence sociale entre les soldats: une section sera faite de gens de bonne famille, une autre de pauvres. La seconde sera A la charge de l'Etat. d) Il s'agit de l'armélevésur la population du royaume de Mari.
(Lacune.) Gagne Primitivement, je t'avais tenu ces propos: EkailâtumC'est moi qui irai te rejoindre. à LÃoà tu es. tu as du travail. Yarîm-Addlui-mêm est prè de toi^. Ne va pas à EkailâtumViens plutô à Subat-~nlil,à ma rencontre.
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645 [II 11 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Je t'ai donnà du cuivre pour faire des pointes de lances. Aujourd'hui, dks connaissance2* de cette tablette de moi, envoie un message à Mari pour que l'on porte rapidement chez moi celles qui ont étfaites avec le cuivre que je t'ai donné Autre chose : prends parmi les Bédouinque tu vas recenser une troupe de qualit6 de 400 individus pour se tenir à la porte de mon palaisa). Au sein de cette troupe, 200 hommes, (soit) une section, doivent^ consister en fils de bonne fami1le3Ob) et 200 personnes, (soit) une section, doivent consister en jeunes gens pauvresc). Sont-ils dans le besoin31? (C)es jeunes gens pauvres, moi-mêmeje les pourvoirai abondamment sur le palais alors que les fils de bonne famille se procureront tout sur le patrimoine paternel lui-même Recense vite les Bédouin: délibèavec Yarîm-Addet qu'il y ait rassemblement là oà il y aura d e l'eau, soit à GaEum soit à ~ u r ' u m La ~ ~troupe . des ~ o r d s - d e - l t ~ u p h r a t e d )
Les recensements de Zimrî-Lam Le recensement instaurÃpar Zimrî-Là a donnÃson nom A l'an ZL 4'. D'aprè la date des listes d'anthroponymes rangépar lieux-dits qui furent alors rédigé (extrêm fin de ZL 4'). l'évà nement est immkdiatement consécutià la fin de la guerre avec Einunna (mi-ZL 4'). laquelle étaielle-mêm la conclusion des grands problème survenus entre Zimrî-Lî et les chefs benjaminites de l'intérieudu royaume; ces derniers d'ailleurs disparaissent alors tous et sont remplacépar de nouvelles personnalités Nous possédon encore des lettres des gouverneurs de Saggarâtu et de Terqa parlant de l'événemen ou plutô de certains de ses &-côtksCe n'est pas un gros dossier, ce qui n'est pas étonnandans la mesure oà nous savons que ce recensement a ét fait fi en présencdu roi (nomenclature des textes administratifs). Ce dernier étaiau courant par lui-mêm sans qu'on ait eu à lui en kcrire les dktails. En revanche les documents administratifs qui restent de cette t à ª b i b t u représentenune masse non négli geable. On en trouvera le catalogue dans l'article de J . Sasson, MARI 4, p. 443-444. (560) montre trè clairement que plusieurs documents de recensement ne doivent pas êtr attribuéA la fin de ZL 4' mais à la fin de ZL 9', lors de la préparatiode l'expéditiode Babylone. A ce moment aussi, on remit à jour les rôle de l'arméet il y eut Ã
28. L. 6 : i-nu Fe-me-e-. 29. L. 15 : lu*-iÃdumu-me$ lu-mes duin-a\[;*-film*.Correction ii-lit en luri, d6jà vue par v. S., Or 22, 1953, p. 195, mais il ne s'agissait pas d'une faute
du scribe antique! 30. L. 15 : [;-ludumu-mes lfi-mes dum-\qi?-fi\in*.
32. L. 27 : i-lu-mu i-nu su*-ir*-im^ a-& niu-i.
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27. L. 1'-5' : [Fu-ur-ru-um ke-em u.f-pu}-1rd-[k]um.lu-na i-kLl-lurlini**" [klu-us-tlum-inci. [a-na se-ri-k\a-u-ma ul-hi-uk, \ci;;-11i-ki-a\-uin-inu .Yi-ip-ru-um fi-[.Tu],[oici-r]i-im-*l~-mu* qk-er-ha-ak-kif.
3 1. L. 18 : na*-uq-(lu-iilu-mes et-li0-fiin.
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LES A R M ~ E SET LES MILITAIRES
établissemende nouveaux documents nominaux ; cf. quelques spécimende ces listes de militaires, regroupépar D. Soubeyran, dans XXIII 428-430. Les différentproblkmes que rencontrkrent alors les administrateurs de Zimrî-Là avec les Benjaminites ont ététudià par le mêm auteur dans XXIII, p. 358-368. (561) montre assez bien, en cette occurrence, les divergences qui se produisirent entre les chiffres ronds ( K 1000%)des mobilisables, selon les exigences du Palais, et les effectifs qui furent mobiliséen définitive(562) adjure ainsi le roi de tenir compte des réalité Il y avait peut-êtr mauvaise volontà de la part des Benjaminites, mais non volontà délibérd'insoumission. L'administration royale, d'ailleurs, constata le fait ( K J'ai fait noter par écrileur déficien troupe È mais semble s'y êtr rési gnée
646 [VI 771
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. En ce qui concerne la troupe des travailleurs qui est à la disposition des chefs de service, objet de la lettre de mon Seigneur, vu que mon déplacemenest proche, je me suis dit : : Si je fais porter le grain nécessairh l'entretien des gens, qui l'expédiervers l'aval33? C'est lorsque je me déplaceramoimêmeque je m'en chargerai personnellement. (Lacune.)
. . j'ai fait porter. A l'heure actuelle, voilà que j'ai fait recopier le rôl de l'arméen ma possession, point par point, comportant le recensement nominal et (mention de) la maison3431 et l'ai envoyéePar ailleurs, la tablette mèreb des totaux de la troupe des travailleurs, je vais la faire recopier. Mon Seigneur doit me dire si je dois excuserc) ou non, et ¶ui3 ; x jours aprè ce message de moi.. . [Se a-nu] si*-lh* su-hi-im fi-fa-ah-bu-[ul-m(i\.[ie-dm* maan-nu-un1 f i $ - q a - u [ l a ](en indentk).
(Lacune de 2 1.) Note : tablette tombéen morceaux. a) Le texte a l'air assez net. A vrai dire. les textes mentionnant une séride NP suivis par la mention K maison de.. . (à NP) ne me sont connus à Mari que comme des recensements de déportà (textes de ZL 11'-12'). Cependant il existe des listes oà les soldats, chacun avec son statut (pihrum, warkatum, wedêniîietc.), sont souvent regroupépar unitécertainement familiales et, a l'occasion, identifiépar la mention K fils de NP (dumu-mes NP). b) Les tablettes urnnuîtursont bien connues du droit paléoba bylonien oh elles désignenl'acte le plus ancien dans une séride textes relatifs 21 une mêm terre, voire ce qui peut servir de titre original de propriétà Il peut ici s'agir du recensement antérieu auquel confronter la nouvelle liste, ou, comme me le suggkre D. Ch., la tablette établipar le scribe au moment du recensement et que l'on recopie à au propre pour le roi ; cf. ci-dessus. c) Le texte semble porter l'expression pânarl w a b à ¢ l ~ ~ 1 à excuser È La traduction de J.-R. K. est peu vraisemblable car un gouverneur ne porte jamais personnellement un document, mais à le fait porter È Il doit s'agir de ceux que l'établissemendes rôle militaires aura montrà défaillants Ã
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647 [XIV 611 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. Lorsque mon Seigneur faisait route de Zibnâtu 21 Terqa, j'arrivai à Saggarâtu et j'en admonestai les habitants en ces termes : Il faut que celui qui a cachéason frèr ou son fils avant le recensement le fasse inscrire ; sinon, si l'on découvr cet homme dans un ou deux ans, il mourra sans possibilità de recours! Voilà ce que je leur ai (3+2'!+3 1.) Ã
J1(en) ai fait porter la liste chez mon Seigneur
33. L. 8-9:
34. L. 15-17 : i-[nu-iiii]-itua-nu-um-nia tup-pi' rfi11* Mil-b[i]-irtl.i-di-
[*-am
fa 16 à Cum-Cu [ù6*-tum, fi-f[a-u\s*-[te4-r\u-ui~~-n~l~ ii-[~-lii-/uni.
35. L. 20-22 : [fum-m]upu-un n1u'-un-nin~uh-ha-a\/-m\a. [hi ti-uh\-ha-
111'-amilil-itl-em, [he-11' li-iql-hi; ce passage, d'aprks autographie de 1.-R. K. ; non vkrifiable.
LES ARMEES ET LES MILITAIRES
- .. . ,jardinier, - Ilî-Annu jardinier, -~ a r a d -  ¤ a mmarchand, a~ Warad-Kubi, marchand. - Qi3ti-Mamma, isolé - Yahiya, fabricant d'arcsb), - Nusabu, mobilisable, - Rîm-Egtarsupplétif total : 8 hommes, ajoutc). Il faut que mon Seigneur les ajoute aux rôles a) Le verbe summuSum, à cacher est désormaitrks bien attestà A Mari ; cf. D. Ch., AfO 40141. 1993194, p. 10. f ~en fait grab) Pour ce nom de métie(en apparence à l I l - ~ È phie pour lIl-zadim), cf. XXIII, p. 71. c) Ce substantif, terdîtum qui est le terme technique par lequel on note dans les textes administratifs qu'une marchandise livré au palais est destinéà accroîtrle stock déjexistant, donne la clef du texte: suite à la proclamation du gouverneur, huit personnes qui avaient échappau recensement, se sont signalkes et leurs noms sont transmis A l'autorità centrale pour êtr ajouté aux listes officielles ; cf. l'emploi de ruddfitn, à la 1. 10'. È
- Bêlânubourgeois38e), - ~ à ¢ d à ¢ nisolé um~ - Qisti-Il?, - Kibir-Ea, isolé - Yazrah-El, marchand, - Ga'asum, isolé - Yarih-Abum, isolÃ; total : 8 hommes de Barhânajout. En présencde ~ a ' l à ® - i l u m .et m de a ~ l'administrateur, je les ai admonestéet j'ai fait inscrire ces gens pour que mon Seigneur les ajoute aux rôles a) Il s'agit d'un bourg (nombreuses attestations, pour la plupart inéditesdu district de Saggarâtu comme le montrent les textes de recensement M.5633 et M.7450 xii. Ka'lî-ilum-m ( à C'est-Dieu-qui-est-mon.. . doit êtr le scheich-sugâgul~ de l'endroit (cf. XVIl1). Le terme ka'liim qui n'est pas encore clairement expliquépeut êtr apparentà au titre kfi'iluii~(cf. MARI 3, p. 140). b) Sans doute l'aide du scheich de Barhân c) En m. à m. : Fais kcrire l'individu en fonction de lui-mêm a n a ^"mi-iu). Cette expression donne la clef du çl G suin-hi courant; cf. (629) n. c). d) D'aprè la disposition des signes sur la tablette, il est trè peu vraisemblable qu'il faille restaurer tup-pu-ka h la fin de la ligne dans la cassure! e) Une transcription BE-la-n6m (M. B. et XVI11 Belalum È a étadoptée quoique NUM soit trè rare, pour ramener le NP aux courants BE-la-nu-um ou BE-la-num ; pour le sens de ce terme damqum, cf. (534) n. a). f) Le sens de samîhiim paysan g l e b ~adscriptus È non pas mélangeude vin (A. F., ou CAD), est net d'aprks le dossier de XXVIl3, à L'affaire d'Alahtum Ã
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648 [XIV 621 Dis à mon Seigneur: ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. Nagukre, Ka'lî-ilum.mde ~ a r h à ¢ nétai ~ ) venu me dire : II y a à Barhâ des gens qui n'ont point étinscrits e t qui avaient étcachéavant le recensement. Voilà ce que <m'avait dit> Ka'lî-ilum-maJ'avais donc expédicet homme ainsi que Iddin-Ishara, l'administrateurb), chez mon Seigneur et, aprè leur avoir fait des reproches, mon Seigneur m'avait envoyà ce message-ci : Fais inscrire individu et qualificationc) et fais-m'en prompt envoid). >> Voilh ce que mon Seigneur m'avait envoyà comme message. - Rip'i-Dagan, isolé37 Ã
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37. L. 19 : [lu-didli], d'aprks la place.
40. L. 28 : [de-er-(li-/zi?nnui-lui-or ( X X ) ko-a-1;-i-lii-irici.Les 2 signes &as& étaienl'anticipation de la 1. 29.
LES A R M ~ E S ET LES MILITAIRES
649 [XIV 631
Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. Hayyatânappartenant aux commandos d'intervention, homme de Kirêtum41a)&ait parti à Qatlunâ avant le recensement. Aujourd'hui, cet individu vient de revenir. Il faut qu'on le rajoute aux rôle des commandos d'intervention. a) Le toponyme Kirêtum littéralemenà Vergers à est trks bien attestéIl est possible, vu le skmantisme du toponyme, qu'il y en ait eu plusieurs homonymes. M.12010 en atteste effectivement un dans le district de SaggarâtumM.12032' en montre un autre, du côt de Terqa. Des vergers existaient en face de Mari.
Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibn-Dagan, ton serviteur. Mon Seigneur m'a envoyÃle message suivant, h propos des gens dont j'ai relevà le nom dans les différentevilles : à Tu t'es montrà négligenet (maintenant) tu ne disposes pas d'une troupe nombreuse^. à Je n'ai en rien montrà de négligence Lorsque j'ai relevà les noms de ces gens, j'ai installà chaque fois trois prud'hommes dans les villes et j'ai donnà des ordres en bonne et due forme. Je suis alléet, d'une ville et de sa (part de) valléeils m'ont fait inscrire les hommes avec leurs ~~, et HannÃ... ils fils43. A Zurubbân~ i s a m t a Himmarâ ont.. . ces gens. (Texte lacunaire de 6 1.)
42. L. 8-9 : à ;ti-bu-un~nltl*-rduii^!* i*-/lu* q[i~!*-t\i*'-kti*.ti-111tu-$n*bii-nt. 43. L. 14-16 : al-di>-kam \su a-lin1 à 11lusf-am-qP-(X )-su%16*-[rne".}y du-uni [¡duIrnu-me[$-iu-nu] i-[S\u-u$-[q-ru-III-!'II-[iii-)na\.
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(En revanche) ils ne sont pas alléÃ..., Amiyân ... ^ , Dumtâet DâmiqÃet n'en ont pas inscrit les gens.
LA LEVEE MILITAIRE ET LA CONSTITUTION DE L'ARMEE La levémilitaire s'appelait la tebîtumC'est un substantif construit sur tebûmà se lever È verbe qui indique que l'on se met en route. Le roi y procèd avant de partir en expéditionLe terme babylonien pour à convoquer à les gens est SasCrn, au propre à crier i l l'adresse de quelqu'un à ; il s'agit d'une convocation par hérautOn trouve cependant le plus souvent dans les textes de Mari ragâmuince qui est un occidentalisme car, en dialecte akkadien, ce verbe a plutô le sens de pousser des cris pour exprimer une plainte B. Ce mêm ragâmu est utilisà pour demander & un génkraalliéprésendans le camp, de se mettre en route avec ses effectifs (578). L'intérà de (651) est de montrer que les choses ne se faisaient pas toutes seules et qu'il fallait quelquefois y mettre le prix (pour la mention des inévitableretards dans la mobilisation, cf. (565) ou le dossier du rihsum dans XXVIII, p. 185-186): il y est spéci fiéd'une pan, qu'il s'agit d'une simple opératioponctuelle de dix jours, vraisemblablement, quoique le moment historique n'en soit pas clair, pour renforcer l'effort des troupes régulière et que d'autre part pendant tout le temps de leur absence, ceux qui auront étenrôlà auraient une rémissioconcernant toutes les consé quences qui pourraient s'attacher à un retard de paiement et nulle convocation il la corvéroyale. (563) montre d'autre pan qu'on ne prenait pas n'importe qui pour constituer l'arméeà Ceux qui n'ont pas étpris pour l'expéditionce sont des malades (salî'um ou des fils de notables : ils ont étrenvoyéil leurs foyers. En outre, les vieux qui ne pouvaient pas faire l'expkdition ont étkgalement renvoyéchez eux. à Que les souffreteux ou les vieillards fissent de mauvais
soldats tombe sous le sens ; l'exemption des à fils de notables à doit en revanche s'expliquer par une sorte de rachat de la conscription : ils avaient dà fournir un à remplaçanÈ Beaucoup de textes attestent effectivement cette pratique de fournir à homme pour homme à en cas d'impossibilità ou de refus de la conscription. Dans ce cas, les textes de recensements incluent dans leurs énumératio la nomenclature puhat NP. Il est vraisemblable, toujours d'aprè (563), que vieux et chétif n'étaienpas considérÃcomme exemptésdans la mesure oà ils bénéficiaie toujours de leur terre : à Les soldats dont les remplaçant sont alléà Babylone, ceux-là sont toujours présentet ont étrendus à leurs foyers. >> On voit donc que, dans ce systèm de conscription qui n'étai ni généra ni individuelle mais au contraire personnelle et obligatoire, de la mêm faço que l'on pouvait se libérepar un enrôlemen de substitution, une incapacità n'étaipas libératoiret astreignait toujours à procurer un remplaçant (566) montre qu'en cas d'empêchemen temporaire (maladie) on fournissait un suppléantà $adulla(ba) étanmalade, à Dans (560), Yaqqimc'est le jeune Kungu qui est son échanson Addu dit expressémenen parlant des chefs benjaminites : à Je leur ai fait prête un serment solennel afin qu'ils donnent des remplaçant(pour ceux qui manqueraient) pour Babylone. >> Qui étaimobilisable? Semble-t-il les sujets (muikênum)c'està -dir les gens libres du royaume, ou ceux qui avaient reç une allocation de champs de la part du palais (Bédouinbenjaminites ou bensim'alites ; divers personnels du palais, employédans ses bâtiment eux-même [kinattûg e r s e q q u m ] , ou aux champs [pâtresbergers]). Plus d'une sorte de mercenaires devait se cacher parmi les allocataires. Une catégoriparticulièremen aiséde la sociététaireprésentÃpar les mâr dumqÃou bêl dumqî ce qui est ici traduit, faute d'un bon équivalentpar à bourgeois à (dans son sens de *personne aiséÈ non obligatoirement d'à habitant des villes à car plus d'un devait êtr surtout propriétairfoncier et une sorte de hobereau, mêm s'il est possible que certains fussent des maîtres-artisanindépendantdu palais). Ils pouvaient aussi êtr désignÃsous le terme génériq de à fils d'homme (libre) È mû awîlimMobilisésces gens avaient accè direct à la table du roi, ce qui montre leur place dans la sociétà ils se payaient en outre leur propre équipementIls étaiensusceptibles de se libére du service en fournissant un à remplaçanà ; cf. (534) : en cas de levéen masse, ils sont cependant convoqués Existait-il une mobilisation des étrangersXXVI 363, pour
Babylone, ou (5341, pour Einunna, montrent la mobilisation des à marchands à en cas de levé en masse, par grand périlDe la caté gorie des marchands à font partie les à kar-ta Èsoit les étranger domicilié(cf. t. 1, p. 222 et (1063), qui font partie d'un recensement particulier, mêm si (648) et (649) montrent que les marchands en retard pour se faire recenser le sont pêle-mê avec les autres catégoriesMais il n'est pas sû que tous les marchands aient étstricto sensu des étranger; leur place à part vient aussi de ce qu'ils semblent avoir joui dans la sociétde l'époqud'un droit spécialleur conférantout particulièremen une immunità qui aurait dà en échangentraîneleur neutralità en cas de conflit (cf. t. 1, p. 616). XXVI 363 donne, en outre, un renseignement d'une importance extrêm en révéla qu'en cas de mobilisation d'un esclave, ce dernier se voyait préalablemenaffranchir. C'est une saisissante rencontre avec la pratique grecque qui voulait que l'esclave à qui l'on faisait prendre les armes dûrecevoir auparavant la qualità de citoyen. En revanche le recours par le roi à sa propre domesticité celle qui travaillait dans ses palais ou ses champs, semble avoir étrelativement fréquentemêm s'il reste encore à savoir si la mesure étaid'usage normal ou une preuve des difficultéoà l'on se trouvait momentanémentIl semble, à plusieurs indices (X 60), que la seconde explication soit la bonne. Ã
La tebîtu conduisait à la constitution des différenteformations militaires. Les forces arméeelles-même sont désigné par le terme u1111nânâtu1 qui s'oppose à p?bum comme le françai à armé à à à troupe È Il s'agit toujours de forces considérable (on précis éventuellemenummânât rapfâtionà de vastes arméeÈ et, semble-t-il, toujours militaires. En revanche sâbu peut désigneun rassemblement humain nombreux ou limité Surtout, il désignau propre aussi bien des gens chargéde faire des travaux civils que des tâcheguerrikres. Le sâbu êpiitu représentpar exemple une force humaine constituédans le but d'un travail quelconque (irrigation, corvée aux champs ou constructions) et assez souvent la bonne traduction de sâbu n'est pas autre chose que à les gens ÈEn revanche, c'est sur ~ à ¢ b u qu'a étformà le dénominatisabâ'umà combattre È souvent mé connu et interprétcomme une forme *sâbà variante du courant sâbunl L'armémariote est désignÃau propre par l'expression sdb â Purattim ou sâbu Sa Purattim, à l'armé des Bords-de-l'Eu-
LES A R M ~ ~ EET S LES MILITAIRES
phrate à ou a l'arméde l'Euphrate È Elle pouvait en fonction de son apparence recevoir plusieurs qualificatifs. Le çgro des troupes È l'a armédans son entiè retÃÈ est exprimà par sâbu gamirtum ou garnirti sâbimUn exemple net se trouve dans XXVI 363 : a Il vient de décrktela levégénéra (gamartam) dans son pays : il a réclamla troupe des marchands (et) tous les mâlesallant jusqu'à libéreles esclaves. >> De mêm connaissons-nous pour ESnunna (534): à § L prince d'ESnunna avait mobilisà la totalitk de ses troupes, y compris domestiques et bourgeois. à Au sein de ces forces, le corps principal étaiconstituà par le sâbu kibittum qui représentainon pas a le gros des troupes à comme cela a étsouvent compris mais a le corps lourdement chargk à que ce soit des bagages ou de l'armement lourd (cf. MARI 5, p. 666). Un des exemples les plus nets se trouve dans XXVII 102 oà l'expression des 1. 21-22 çQu l'on charge de leur équi pement des gens (sa-bu-am li-ka-bi-du-nim-ma) pour êtr en mesure de moissonner 500 arpents à est reprise 1. 35 par q u e l'on envoie la troupe avec son équipemen(sa-bu-am ki-bi-tam) :>. (621) montre que la place du roi est au sein de cette armélourde, non dans les forces lkgère d'intervention, pour d'évidenteraisons de sécurit: a Pourquoi mon Seigneur se déplace-t-iavec des troupes légèrd'intervention? Il faut que mon Seigneur aille avec l'armélourdement équipé à Il faut en distinguer soigneusement une expression particulikre formépar le sâbu gipêtui que j'ai rendue dans XXVII1 par la a troupe des conscrits È L'expression sa-bu-su gi-pk-e-tum (XXVI 370) désignandes gens chargks de rassembler la paille pourrait paraître au point de vue du contexte, une simple variante phoné tique du sâbun kibittum de XXVII 102 mais la graphie constante gi-BI-e-turn renvoie plutô à un verbe gepû (XXVII1, p. 160), a lever des troupes à qu'à kabâtuma êtr lourd È Un texte comme XXVI 366 oppose d'ailleurs gi-pé-e-tu et ki-bi-it-ti à quelques lignes d'intervalle. A ces gens venaient s'ajouter les alliésLe plus souvent ils sont désignÃpar l'expression sâbu tillatum. On doit à K.R. Veenhof, RA 76, 1982, p. 119-140, une bonne étudqui peut constituer une premièr approche de l'expression. Elle signifie exactement : l'armé(composédes) forces accrochée(à l'armé principale). à Le verbe talâlu est désormaibien attestà à Mari pour désigneà suspendre à dans le langage de la joaillerie et XXVI 468 : 7 documente ce sens particulier de à s'allier A D :
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a Depuis que moi-même Zimrî-Là et Yarîm-Lî nous avons kt6 alliks (ta-a[l-l]a-nu-ma) et avons joint nos mains, le mkchant ennemi n'a rien pu faire à et de mêm dans A.4515 : a NP, NP2 et NP3, (rois) qui nagukre ont servi d'auxiliaires armks à l'filamite à (Sa pa-na-nim it-Ti lti-elam ta-al-lu) ; pour talâlurrzcf. D. Ch., MARI 8. D. 365. La force d'appoint fournie à une troupe dkjà constituése dit normalement à Mari terdîtum Il est donc possible que, plutô que des a corps adventices È les tillâtu aient dksignà les forces supplémentairequi formaient les a ailes de l'arméÈ et le peu qui est su de l'ordre de bataille d'une arméamorrite ne dit pas qui composait les a ailes à (kappârz; cf. (621) n. c). C'est en tout cas en rkférencà cette tillatum qu'il faut comprendre désormail'expression tillûta alâku rendue jusqu'ici par l'expression contextuellement juste de venir au secours à mais insuffisante : au propre, elle doit êtr expliquépar a venir former la tillatum à d'un alliéElle indique donc qu'on envoyait le corps expkditionnaire prévpar une convention d'alliance. Le jâbu tillatum n'est sans doute qu'en apparence supplkà par jâbu ne'rdrunz ou jâburr ne'rarânuma armke de secours È Dans l'exemple le plus net (XXVI 3661, on trouve aussi le j à ¢ kîdimà la troupe du dehors È sans que l'on puisse dkcider sûre ment si cette dernikre expression dksigne les étrangerou les soldats qui viennent des campagnes et non des villes, lesquels seraient exprimépar le ~ à ¢ b ugipêtum r Je penserais volontiers que dans XXVI 366 ~ à ¢ b ugipêtur désigna l'arménationale È le sâ kîdia les alliks venus des royaumes étrangerà et le sâbu ne'rdrânu les troupes fournies par les vassaux È mais cette proposition relkve plutô du sentiment et il faudrait d'autres contextes explicites pour en avoir la preuve.
651 [XIV 481 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. Lorsque mon Seigneur s'est mis e n route, voici l'kdit qu'il délivraux particuliers : L'expéditioque je dois faire ne va pas durer longtemps. Celle que vous ferez sera une opératio de renfort, représentandix jours dans le mois. Jusqu'à votre retour, ni administrateura) ni huissierb) ne pratiquerront
d'assignations46~)h l'encontre de vos maisonnées à Voilh l'édique mon Seigneur avait rendu. Au mêm moment, Y a s à ® m - S havait dit h mon Seigneur : à Est-ce seulement h des femmes47d) de battre le grain du palais? Il faudrait que mon Seigneur affecte h la corvée48e des bÅ“uf des particuliers et qu'ils battent le grain du palais! H Alors mon Seigneur lui a répond: à Ont-elles étplus malhabiles^ qu'artisans, forgerons, tapissiers et tisserands, qui ont reçcomme corvéd'engranger mon graino? Elles battront le grain du palais. à Voilh l'édiqu'a rendu mon Seigneur. de mon Chaque fois que j'ai entendu les propres Seigneur, j'en observe la lettre50. (Or) à l'heure actuelle, Yasîm-Sûm'a envoyÃla lettre suivante : a Affecte à la corvéles bÅ“uf des particuliers.. . qu'ils battent le grain du pales partilais.. . tous5 l les particuliers doivent.. . à culiers avaient entendu les paroles même de mon Seigneur relativement aux contraintesh) h l'encontre de leurs maisonnées je n'ai pas osÃréquisitionneleurs bÅ“ufs (En revanche) les 20 bÅ“uf des Anciens qui étaien pour le servicei) de Saggarâtum n'ont pas étrendus : je les ai affectéh la corvéet ils ont effectuÃle battage et l'engrangement d'une aire du palais ; ils ont commencà h effectuer le battage d'une seconde aire. De la mêm façondans la Forteresse de Yahdun-Lîm les 30 bÅ“uf appartenant aux Anciens qui étaienpour le service de la ~ o r t e r e s s dn'ont pas étrendus : je les ai affectéh la corvé 46. L. 9 : . .. u-ul i-su'-us-sP. 47. L. 12 : um-mu-u-mi munus*-hi=n~u-u Se f [ u e'l-rku/l-/[imi-di-ii-l.?u]. 48. L. 13 : gm-hi f a lumu-ui-ke-ninl he-li li-[si-&-nlu etc. 49. L. 17 : [d-rie*-eg-rumunus*-hi-nia [Se0]é-kul-lii-di-if-Sa. 50. L. 19-20 : [ki-n~u.Tu fa-a]p-ii he-lt-ia efi5-te-e[m]-mu-u, [CL-WU-Ch I ~4 li-ia u-nu-sa-ar etc. 51. L. 25 : [. . . l'm]u-uf-ke-~iuk a - l [ ~ - f u ] ~ . 52. L. 27 : [uf-Sum( c f .1. 47) 'qmu-uf-ke-MU etc.
et ils ont effectuà le battage et l'engrangement d'une aire du palais. Aujourd'hui, Yasîm-Sûm'a envoyà la lettre suivante : a Voilh que je fais porter chez le roi une tablette de moi relative h l'affectation des bÅ“uf des particuliers à la corvédu battage des aires du palais. Si tu acceptes de livrer les bÅ“uf des particuliers et qu'ils doivent battre le grain du palais, renvoie-moi ma tablette que je fais porter chez le roik). Sinon, dans le cas oà tu ne l'accepterais pas53, que ma tablette continue son chemin pour chez le roi. >: Voilh les termes de la lettre de Yasîm-Sûet, moi, je lui ai fait cette lettre-ci : a Pour quelle raison arrêterais-j une tablette de toi en cours de transport pour chez le roi? Les bÅ“uf des particuliers ont-ils étcorvéÃpour battre le grain du palais? Est-ce de moi-mêm que je les ai refusésC'est parce que les particuliers ont entendu les propres propos de mon Seigneur que je n'ai pas osà réquisitionneun seul de leurs bÅ“ufs à En fait1), dois-je affecter h la corvéles bÅ“uf des particuliers pour effectuer le battage des aires du palais? Que mon Seigneur m'écrivce qu'il doit en êtr pour que je puisse accomplir tout ce que mon Seigneur m'écrira a) Pour le nu-bandai (akk. l a u u t t ~ à ® mtitre ) du urernier subordonnà au scheich-sug&u, celui qui à lyirganisation du travail humain dans un canton. cf. t. 1, p. 202, (75) n. b). b) Le terme nagirum est la plupart du temps traduit par hérau B. Cela convient pour les proclamations solennelles qu'il peut avoir A faire (quoique la traduction par çcrieupublic fû non pour la signification sans doute plus conforme A la réalité des actes de procéduret la mise en exécutiodes décisionde justice qui sont plus courantes. La traduction par fi huissier> a donc étadoptépour ce passage; cf. L. Sassmannhausen, :Funktion und Stellung der Herolde (NigirINâgiruim alten Orient B a M 26, 1995, p. 85-194. Ã
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LES DOCUMENTS
LES ARMÉEET LES MILITAIRES
PI STOL AIRES D U PALAIS D E MARI
c) Le verbe fasinz, à crier È est le terme technique pour indiquer en babylonien la convocation à un travail de corvéeune assignation judiciaire ou toute autre contrainte. Dans la langue propre de Mari, il peut êtr remplacà par le verbe ragân~um ce qui est un dialectalisme. Le roi de Mari propose un çétde grâce tout le temps oh ses sujets subiront un effort militaire supplémentaire d) La mobilisation de la main-d'Å“uvr humaine peut êtr plus ou moins totale, en fonction des besoins du palais. Pour les travaux agricoles ou en cas d'inondation, on recourt à la population totale, ce qui se dit à petites gens (ou enfants?) de sexe mâl ou femelle à (sehruin sehertum). Tous les hommes semblent partis ainsi sans doute que les moyens de transport du palais, lesquels consistent surtout en bÅ“ufs Le palais n'avait donc plus à sa disposition que les tisseuses et le personnel féminien généra e) Esêkw signifie à assigner une quote-part d'une corvéÈ f) M. B. a certainement raison d'y voir une réponsironique du roi (cf. XIV, p. 227). Pour ce genre de malice royale à l'encontre de ses hauts fonctionnaires, cf. les propos tenus à Bannum. d'aprè XXVI 6 : 13-26. On doit déduirde cette plaisanterie que les à techniciens une fois sortis de leurs spécialisationet embauchépour les travaux des champs, lorsqu'il est nécessairde faire de piktres appel à la totalità de la main-d'Å“uvr devaient se révél ouvriers, certainement d'un rendement trks aléatoire Le verbe est vraisemblablement egêru plutô que g e r i m pour les raisons invoquéepar M. B., mais la tonne à it-te-ne-eg-ra~ proposéserait un barbarisme! Egêrum à la forme IV, correspond idiomatiquement au françaià s'emmêle à : il indique la démarch hésitantde quelqu'un qui rate son but, le discours embarrassà plein de lapsus. Ici, il s'agit de désigneun travail inefficace. L'emploi du passà exprime qu'il s'agit d'un fait d'expérience g) En m. à m. à la lkvre È La parole royale que l'on a personnellement entendue est encore plus contraignante que l'ordre écrit flagornerie courante à l'époqueUn plénipotentiair se voit d e mêm qualifià de à lèvr à de son Seigneur pour mieux souligner l'adéquatioentre son dire et la volontà de son maîtrecf. XXVI 35 : 14-15 et 31 1 : 24 ainsi que commentaire, XXVIl2 p. 68 c). Y at-il jeu de mots entre sapturn, à lèvr È et s i p w , à édiÈ h) On attendrait, 1. 27 : a-na é-hh-su-n su-ta-si-iml i) Le terme 1nassartuln peut désignesoit à § l e gardes È soit le à service à royal qui incombe à tel ou tel. Quoi qu'il en soit. les Anciens avaient dà fournir des animaux comme force temporaire de travail : au lieu de les rendre tout de suite, le gouverneur les a
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gardé(kali) et leur a fait faire un travail supplémentaireCe sont de taxe. les nlu?kênu étan les riches qui ont à subir le surcroî épargnÃpour respecter la promesse royale. Par définitio les notables locaux n'avaient pas à redouter les huissiers, mais devaient néanmoincollaborer aux travaux collectifs. j) Il ne s'agit pas ici de la à muraille È comme le traduit M. B., mais du nom mêm de la ville, à Dûru à signifiant, à l'occasion, la mêm chose que à DûYahdun-Lîà ; cf. d'ailleurs le parallèl avec Saggarâtum1. 30. k) Cela ne se comprend que si le roi se trouve dans la HauteDjéziravec les troupes de renfort. Devant le refus d'obtempére du gouverneur, le Sandabakkum, ministre des finances, lui fait un chantage : une lettre de plainte auprè du roi contre lui transite par Saggarâtu ; il ne tient qu'à lui d'arrête l'histoire en obtempéran aux directives de l'administration centrale. Sans se laisser impressionner, Yaqqim-Addu prend les devants pour raconter sa propre version des faits. en se retranchant derrikre l'obéissanc aux propres propos (le taptum) du roi. 1) La demande in extremis du gouverneur montre bien qu'il y avait un réeproblkme et que Yasîm-Sûn'intervenait pas uniquement pour montrer son autoritéLe fonctionnaire local savait cependant l'impopularità qui résulteraide la mesure, à laquelle devait naturellement êtr moins sensible le ministre retranchà dans le palais de la capitale. Il &tait donc absolument besoin d'un ordre écridu roi, susceptible d'êtr montré
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LES TYPES DE SOLDATS i
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On possèd à Mari un vocabulaire relativement riche pour désigneles diverses sortes de soldats et la situation est en gros claire, mêm si des points de détairestent à élucider Ils sont d'abord répartipar lieux d'affectation. Il s'agit ainsi des troupes urbaines, souvent appelée s à ¢ b u birtum, à garnison È Un corps d'élit semble constituà par le s à ¢ bâ ekallim, N la troupe de la porte du palais à (cf. D. Soubeyran, XXIII, r roi de Mari È Mise. Bab., p. 163, p. 378-379 ; B. L., à Le ~ à ¢ b udu et à L'organisation de l'espace ..., p. 43), qui devait fonctionner comme une sorte de garde prétorienn avec certains privilkges
(327). En tout cas, un texte comme A.486 (lettre d'Ibâ1-pî-E distingue nettement la à troupe du roi à (sâ bêli-ia et la a troupe de la porte de son palais à (sâ bâ ekalli-Cu). L'intérÃde XXVI 362 est de distinguer au sein des forces arméele sdbum pihrum, le sâ tupCikkârzi et les a serviteurs à (irdimes-ka).Le sQbum pihrum n'a pas encore étreconnu comme tel. On a lu depuis le débudu déchiffremensâbur behrum et traduit par a troupes d'élitÈ Cela ne me paraîpas au-dessus de toutes critiques car le verbe a choisir à se dit bêru à Mari, non *be'êrw et, dans les contextes clairs et nets du vocabulaire des étoffes l'épithktà de choix à se dit bêrum comme attendu, jamais *bé-è rum. Je pense donc que BI-lH-ru-um est à rattacher à la racine de pahâruma se rassembler È et que le ~ à ¢ b upihrum représentle résultadu rassemblement des gens aprè convocation par le roi ou ses mandants. Le pzdzrum est à en distinguer soigneusement : il s'agit une réunioponctuelle à motivation préciset sans autre duréque celle d'une décisioà prendre ou d'un édia écouter Les deux termes s'opposent comme le françai à rassemblement à et a assembléÈ (573) précisla situation de ce pihrum : à (Même si les Bédouinsont section par section et clan par clan. cette armée-l(représenteun corps de conscrits (pihrum). n Il est difficile de situer par rapport à ce sâbur pihrurn le terme sumérieaga-iis qui équivauà rêdûret apparaî de temps à autre dans les textes. Le sumérogrammsignifie normalement qui vient à la suite à (= a.ga-iis) et est donc rendu exactement par le terme akkadien rêdGn qui signifie suivant È Le mot signifie en réalitplutô à seconde classe à qu'a escorteur È Le terme normalement employà à Mari pour à escorteur à est d'ailleurs âli idim (ou n d a l l i m u m , si l'accent est mis sur la protection); c'est un génériq surtout usità pour les gens qui accompagnent des ambassadeurs mais qui ne représentpas un terme technique. Que le rêdzîfû le soldat à normal à est montrà par le fait qu'on le voit recevoir des missions d'approvisionnement comme dans (129) oh a 17 U m e 5 aga& à sont de corvéde champs (âli eqlim) pour arracher du sumac. Lorsqu'on le trouve adjoint de l'épithktsi-si4 (iCarurn), régulieÈ il me paraîdouteux, dans les deux contextes oh il se produit - (457). (579) - que lii-agaiis si-si4 signifie à premièr classe à ou à soldat d'élitÈ L'idéogrammsi-si4 a en effet le sens. à Mari, de a normal, régu l i e r ~ou de à simple, sans ornement >> (étoffe)Il s'agit de désigne par là ceux qui faisaient partie de la conscription normale et, partant, avaient normalement droit au butin. en opposition à ceux qui
venaient grossir les rangs de la troupe. La traduction troupes du génià représentun assez bon équivalende sdb tupfikkdrzim. Toute arméa besoin, outre les combattants, de gens chargéde travaux divers. Cela explique pourquoi dans les livraisons faites aux soldats on trouve coudes ustensiles ramment. à côt d'armes de combat caractérisée qui sont clairement des outils et qu'il faut en distinguer (cf. XXII 231, republià dans MARI 5, p. 185-187). Les a serviteurs à représentenune troisikme catégoride combattants: ceux qui ont étréunide bric et de broc pour servir d'appoint. On pouvait recourir ainsi à des mobilisations exceptionnelles : celle des serviteurs du palais - les gerseqqum, (652) - ou, surtout, des pâtreet bergers (X 60). On trouve dans XXVI 363, cità ci-dessus, mention que Hammu-rabi de Babylone a mobilisà mêm à la troupe des marchands (et) tous les mâlesallant jusqu'à libéreles esclaves >>. Ceux que l'on appelle bâ'iru posent un problkme d'interpré tation. Il s'agit certainement d'un corps de métiemobilisà de faço spécifiqueAu propre, le terme signifie a pêcheu à ou a chasseur È Un exemple comme XXVI 58 : 5-14 ferait préfér une traduction par pêcheu à : Mon Seigneur doit donner des instructions à Yantin-Addu, le surveillant des "pêcheurs" pour qu'il prenne, à partir de Dêr dix barques sur la rive orientale et dix barques sur la rive occidentale. Jusqu'à MiSlântous les bateaux qui existent, appartenant soit au palais soit à des particuliers, il doit les rassembler (et les envoyer) chez moi. à Le mot est évi demment utilisà ici au propre, non pour désigneune sorte de soldat. C'est donc le a chef des pêcheur à (wakil bâ'irÃqui doit rkquisitionner les barques. D'aprks le contexte, il ne doit pas s'agir d'un administrateur royal, mais du chef d'une guilde indé pendante puisque Asqûdu n'a apparemment aucun pouvoir sur lui et qu'il lui faut s'adresser au roi pour que ce dernier donne un ordre à un de ses sujets. Dans (656). les bâ'iru font l'objet de mesures militaires spécifiquesOn parle de ceux de Mari, de Tuttul et de subat-~nlil.La mention de pêcheur en rapport avec cette dernikre ville n'est pas surprenante en elle-même Les oueds de la Haute-Djézirsont encore aujourd'hui relativement poissonneux et plusieurs textes confirment la consommation de poissons dans la régionLes fosséde Kahat étaienainsi remplis de girîtunz des sortes d'anguilles (211). XXVII 51 documente pour la mêm raison des kawarhu. M. B. a proposà qu'il s'agîaussi de poissons ;
qualità de la terre qui leur avait étfournie. Ils furent envoyéh Mari avec un régimde faveur: ils devaient faire partie de la garnison, mais on ne devait pas leur demander de participer aux gros travaux qu'exigeait le palais et pour lesquels on utilisait une force de travail indifférenciÃ(kinattfi) qui ne réclamaiaucune spécialisation(494) montre de la mêm faço des hommes participer h un travail aux champs et êtr disponibles pour les besoins militaires : Yatir-Nanum.. . résidà Izhizzum et il contient l'ennemi, tout en dirigeant les bergers. à De mêm (509) : Il en a placà 500 pour la garde de la ville et 500 pour la garde des vaches, h Mara'atâÃ
cependant il y a de bonnes chances que le terme désigndu gibier È La mention de peau à et de hantant les fossés-kawâru D'autres contextes poils à ferait plutô penser h une telle réalità incitent plutô h une traduction par chasseurs à pour bâ'irun comme (210) et analogues, oh il s'agit de chasse h la palombe. Une telle ambivalence n'est pas trè ktonnante car la plupart des animaux sauvages devaient fréquenteles bords de l'Euphrate et autres cours d'eau pérennesCeux qui pratiquaient la pêch devaient certainement, h l'occasion, se comporter en chasseurs. On doit considkrer ces pêcheurs/chasseur à comme formant une population particulikre qui, dans le Sud-Iraq, devait constituer les g e n s des marais È Il est possible que, sur le cours du MoyenEuphrate et en Haute-Djézirà il en ait étde mêm et qu'il faille tenir compte d'une population spécifiqudes bords du fleuve remplis d'ajoncs. Ã
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Certaines personnes ne sont normalement pas mobilisables comme les ouvriers spécialisÃ(~nârummênÃqu'il serait dangereux d'exposer au danger et dont l'absence interromprait dans le palais tous les travaux en cours (653). Ils ne sont de mêm que rarement envoyéaux corvéedes champs, mêm si un texte comme M.6375 donne une liste de corroyeurs (askappum) qualifiéd'âli eqlim, corvéableaux champs È (653) montre des gens pourvus d'un métiepréciscomme celui de charpentier, recevoir une affectation militaire et entrer dans le systèm de soldats régulierà et supplétifÈ Le mêm texte prouve que chacun des gens susceptibles d'êtr mobilisédevait en tout cas fournir un garant (nipûtum)lequel se voyait convoquà en cas de défaillancdu mobilisable. Ce qui complique les choses, pour distinguer entre ouvrier mobilisable et mobilisà corvéablec'est que l'on devait, outre le service militaire, la corvéroyale. Il est trks important de constater que les textes de Mari utilisent déjpour désignecette réalitce qui sera le vocabulaire standard de l'époqu assyrienne, soit le terme magartum. On ne doit effectivement pas avoir l'idéque le soldat qui a requ un champ alimentaire contre l'éventualitde son enrôlemen demeurait dans l'oisivetà ou vaquait h ses propres occupations, dans le cas d'une périodde paix. On en a une preuve a contrario dans l'intéressandocument (489) : à Qu'ils fassent partie de la garnison. accomplissant la garde de la ville et cultivant des champs h eux, sans avoir à assumer le service des travailleurs non spécialisÃ(kinattû)à Il y avait manifestement, d'aprks ce document, des problkmes avec des enrôlétrks mécontentde la
Ces soldats étaienrépartien corps de troupes appeléiîtum Le terme, au propre w la force (militaire) Èa étidentifiÃà Mari par F. J. (NABU 87/67). Il représentaitau moins dans les arméede Babylonie, une moyenne de 300 hommes sous, la conduite d'un ga1 mar-tu (en m. h m. fi chef d'Amorrites È) A Mari, il pouvait cependant s'occuper d'un corps d'armébeaucoup plus considé rable. Il étaiassistà d'un Jupsar amurrinz. Ce titre signifiait litté ralement scribe a m o m t e ~; c'étaiun scribe au service du gai mar-tu, certainement pas un interprète cf. (457). n. i). Ga1 mar-tu. lui-même est un titre d'expression sumériennh lire en akkadien râ a~nurrim; on le rend communémenpar à génér Èmais une traduction par colonel à ou capitaine>>,selon leur réalitsous l'Ancien Régimeserait cependant beaucoup plus logique puisqu'ils semblent la plupart du temps n'avoir eu la charge que d'un seul régimentou d'un seul bataillon, qu'ils avaient parfois constituà eux-même avec ceux qui étaienleurs cotribules. Cependant un parmi eux pouvait, tout en ayant le mêm titre, coordonner l'ensemble des forces arméeet assumer le rôl d'un généralissim Il s'agissait alors d'un individu de trè haute naissance. Les troupes qui amvkrent du Zalmaqum h la fin de ZL 9' étaienainsi chaque fois dirigéepar un frkre du roi : cf. XXVII 80 oh Hibrum-Malik, frkre de Sibkuna-Addu. et Mutî-Addufrèr d'Asdî-Taqimportent le titre de gai mar-tu, parallklement au texte publià par G. D., Spibolce P. Koschaker, p. 117 oh il s'agit cette fois du frkre de BÛnÛ.ma-Add Pour le royaume de Larsa, Sîn muballi[, frèr de Rîm-Sî enfermà h ~ a s k a n - S a p i ravec 3000 hommes, fait figure de commandant en chef du front Nord (XXVI 362; 385). En ce qui concerne le Yamhad, on constate l'importance extrêm dans la vie militaire et l'organisation de l'armée d'un certain Samsî-Yadd(cf. XXVIl3,
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LES ARMGES ET LES MILITAIRES
dans (591). il propos de son subordonnà indocile: à A l'heure actuelle, mon Seigneur doit envoyer un message il Zimrî-Addu Le confirme-t-il dans ses fonctions ou l'en démet-ilMoi-même devrai-je laisser s'installer des intrigues palatiales comme (cela se passe) aujourd'hui? Devrai-je en outre, lorsque je voudrais engager le combat, justifier ce qui relkve de mon expérienceles plans de combat? Sinon, cet homme va faire tenir il l'armédes propos séditieuil mon encontre et je n'aurai pas les moyens suffisants pour assurer la sécuritnécessaire à Il faut supposer d'autre part qu'en campagne ces gens avaient un train de vie soutenu (leurs rations sont de loin les plus importantes) et en tout cas une certaine domesticitéil en croire (566) selon lequel le gradà Yakûn-DCpossédaiau moins un domestique ainsi qu'un échanso(fi Sadulla(ba) étanmalade, c'est le jeune Kungu qui est son échansonn)(572) décriles honneurs : à Si mon Seigneur doit donner un sièg qui leur étaienconférà il celui qui marche en têt de l'arméequ'on l'apporte. à Le texte est explicità par (571) : fi Or puisque ~antin-grahdoit aller, il faudrait que mon Seigneur fasse porter à ~antin-grahet Inna-Hâ qui marcheront il la têt des Bédouins2 manteaux de 2e qualitéEn outre, si cela lui agréeque mon Seigneur fasse porter il Yantingrah, un siège>>
Sin, A.2787 : 2') et les Mariotes le rencontraient dans le palais royal d'Alep. Il devait, lui aussi, tenir de trks prè il la personne royale. Nous connaissons enfin si souvent le nom de gai mar-tu de divers royaumes de Haute-Mésopotamielesquels pouvaient mêm il l'occasion représenteleurs maîtresque nous nous doutons qu'il s'agissait lil de gens trks haut placéscertainement plus que des chefs de corps. Nous ne savons pas qui à Mari jouait ce rôle un Yasîm-El sous Zimrî-Lî ou un Samîd-Ahumsous Yasmah-Addu, sur l'origine sociale desquels nous ne savons rien, si ce n'est que le - qui premier étaiun militaire de carrikre, voire mêm Ibâl-pîétaitrks vraisemblablement le mêm que le grand mer'û bensim'alite - ne firent que diriger des corps expéditionnairedans le Sindjar, il Qatna ou il Babylone. Des gens de naissance bensim'alite trks noble comme Hâlî-had ou Kalâlu n'étaienque les commandants de la garde bédouinde la capitale (cf. XXVI 105-106). Il est possible que l'on ait voulu évitede concentrer trop de puissance entre les mains d'un seul homme en créanune telle fonction et qu'on se soit contentécomme certains indices y inclinent, de créedes zones militaires avec pluralità de chefs, quitte ?icréedes commandements exceptionnels en cas de besoin ; cf. (573). il propos de la nomination d'un ~antin-grah.Le roi de Mari aurait dks lors étce chef unique de l'arméeDe fait, nous voyons assez souvent Zimrî-LÃà la têt de ses troupes pour qu'il n'ait point eu besoin d'un généralissim Il devait d'ailleurs y avoir de la défiancenvers ces gai mar-tu qui pouvaient devenir vite de trop hauts personnages. (573) est à cet égartout il fait explicite : à Nos amis, les Babyloniens, nomment un chef de troupes pour 200 il 300 hommes de troupe (seulement), disant: "Ce sont les grands du pays!"> Nous ne connaissons pas plus le nom d'un généralissibabylonien, Hammu-rabi semblant s'êtr acquis les services des excellents techniciens militaires du royaume d'Ekallâtumhéritierde ceux qui assurkrent la gloire du royaume de Haute-Mésopotamiemais désormaidépourvud'arméedignes d'eux. C'est le trio de génà Mut-Hadqim et Rîm-Addqui ont d'ailleurs dà asraux Isar-Lîm surer l'échemilitaire définitide Mari. Il existait certainement une caste militaire, ou au moins l'orgueil qui va il cette dernikre. On le voit bien il la morgue d'un Ibâl pi-El, rapportéavec rage et prolixità par Zimrî-Adddans XXVII 151 (fi Mais toi, qui t'a élevau-dessus du rang d'un chef de section, pour que tu tiennes de tels propos? È) Mêm son de cloche
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Sous les ordres du gai mar-tu se trouvaient les chefs de section (gai ku5 = râ persim). Ils représentaiencertainement l'encadrement technique de base, permanent. Trks souvent les soldats sont nomméen fonction de leur section, lesquelles sont appeléedu nom du responsable; cf. (655). Il faut donc supposer que la section (persum) devait représenteleur affectation proprement dite. Les petits gradésont représentÃpar les nu-banda3 = laputtûm souvent traduits par fi lieutenants È Ces derniers étaienaussi ceux qui, aux côtÃdu scheich-sugdgum, coordonnaient les forces de travail du canton ; cf. t. 1, p. 202, (75) n. b). D'autres textes parlent des guzalà qui semblent n'avoir commandà qu'il une dizaine d'individus environ (à Pillage du HurmiS È dossier inédit) (579) donne des renseignements précieusur ce que l'on pourrait considérecomme l'encadrement optimal : à L'effectif de la troupe est de 1000 et, pour 1000 hommes, ç fait 10 chefs de section (râpirsim). En réalità toi, tu as affectà des chefs de section (laputtûnzpour 1200 hommes de troupe et tu as affectà 24 lieutenants, ce qui f(er)ait 1400.1 hommes de troupe. Si l'on fait une enquête que va-t-il se passer? à On voit donc qu'en l'occurrence il y avait surencadrement. Sans doute cette multiplication des
b) Pour cette restauration, cf. X 82 : 11 oh il est parlà du coffre (gi-pisan) de l'individu; pour la traduction de gi-pisan par : coffre non 6 panier cf. D. Ch., RA 89, 1995, p. 29-40. c) Ce sens de ù 6 avec se trouve surtout en paléobabylonie dans l'expression anâk à kâti6 moi et toi È
honneurs tenait-elle compte des susceptibilitédes divers chefs bédouinqui, ayant amen6 leurs troupes, étaienplusieurs 2 réclameun commandement dont ils se sentaient dignes, mais cela entraînai de graves probli?mes lors de la remise des présentaux différentgradéet jamais Hammu-rabi de Babylone n'aurait acceptà les dépenseen conséquence Divers textes en énuméra les rations versée2 ces gens (cf. XXII 270, réédi dans MARI 5, p. 618) renseignent de faço pré cise sur leur rang et leur hiérarchie Dis à mon Seigneur : ainsi parle MukanniSum, ton serviteur. Mon Seigneur m'a écriau sujet des rôle de l'armérégu lière composéde personnes isoléesaet de domestiquesgerseqqum (originaires) du district, qui sont scelléau sceau de Samrnêtar Suivant la lettre de mon Seigneur, dame Inib-Sunu a ouvert la pièc scellé et les tablettes qui s'y trouvaient, ... ~ ~ m i l u m. .~Il) nous . indiqua les deux54 coffres contenant les tablettes du district55 qui étaienscellées5au sceau de Sammêtar Moi-mêm avecc) Tâbat-Sarrûssje les ai sorties, de nos (sic) propres mains. Selon ce que mon Seigneur m'avait écrit je n'ai ouverts7 nul coffre. Ayant sorti les deux coffres, je les ai envoyéchez mon Seigneur. Voilà que je fais porter chez mon Seigneur 1 tapis de lre qualité1 paire de souliers, 1 cruchon d'huile au cyprès1 cruchon d'huile à marmites, 1 cruchon d'huile de Mari. Note : la mention de Sammêta qui appose son sceau indique que ce texte date au plus tard de la fin ZL 5'. a) Pour ce sens de wêdên cf. MARI 2, p. 143, n. 14.
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653 [VI 551 Dis A 5û-nuhra-~â : ainsi parle Bahdî-Lî ~ a n a t à ¢a nréunib ~ et m'a envoyà des ouvriers spécialisà et d('autr)es gens qui ne peuvent pas partir en expédition5; en revanche, il ne m'a pas expédide gens qui soient aptes
P*. A l'heure actuelle, voila que j'ai fait porter chez le roi une tablette. Attire son attention sur le sujet. (Manatândoit inscrire tous les gens que le roi avait fméet m'expédiedes gens aptes à partir. Qu'ils prennent leurs provisions. a) Pour Manatânvoir l'éditiode sa correspondance par G. O., dans FM III, n0139-164. b) Pour ce verbe h a f d h , cf. III 24: 20-21 ; A. Falkenstein, BiOr XIII, p. 321a-b, traduit : à Er hat mir zusammengestellt. ))
654 [XIV 471
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Dis mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. Prkcédemmentil y a eu une lettre de mon Seigneur, à propos de charpentiers. Selon la missive de mon Seigneur, aussitô : - Ibâl-Adduun mobilisablea), - Habdu-EStar, un rkserviste, 2 individus du groupe d'allocatairesb) de Bit Zarhâ; - ~ a s l a m - E ~ cun ) , de la garde personnelle, - BÛnÛ.ma-Add supplétif 2 du groupe d'allocataires de Yâ-I;
54. L. 15 : [2 g]i-pisan-ha etc. Il faut ainsi complkter d'aprbs la 1. 23 55. Les 1. 15-16 sont, ?i l'heure actuelle, disparues.
56. L. 17 : on lit ?i la fin de la 1. ka-un-klu*. 57. Lire normalement ep*-ti!
58. L. 5 : Ã su-ha-am S[a] ~kaskal'~-~a~'-'-ai~z. Cette lecture est proposke parce que ge-er-ra est vraiment impossible ?i lire sur la tablette, quoique par ailleurs ce soit le sens qu'on attend. Ã
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- Ahum, un de la garde personnelle, - ~imrî-Êra un mobilisable, - Ilak-nâdun mobilisable, - ~ ~ a - t i l l à ¢ un t f l n) l a r c h a ~ d ~ ~ , - Yar'ip-El, un esclave du palais60, - ~ u m à ¢ t Ãun ¢ nesclave ~ du palais, - Qaqqadânun esclave du palais,
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7 du groupe d'allocataires de la Forteresse de Yahdun-Lî; - Husânu et un homme qui l'escorte, du groupe d'alloca-
taires de Saggarâtu ; total : 13 charpentiers appartenant au district : je les ai ras) les ai fait se mettre en route. semblés confiéà y a r t i p - ~ l fet (Or) aujourd'hui une tablette de mon Seigneur m'est arrivee, disant : à Je t'ai envoyà une lettre, à propos de charpentiers, mais tu ne m'en as pas envoyé Moi! Montrer de la négli gence envers une missive de mon Seigneur? Voilà que j'ai confià au forgeron') Mut-Hana les garantsh) des charpentiers que j'ai fait (tantôt aller à Mari, et je les ai fait se mettre en route pour chez mon Seigneur. Que mon Seigneur fasse une enquêt et qu'il voie qui est présen: (de) quiconque )'ai expé dià et qui a décampé qu'il prenne son garant pour le Palais pour que dans le futur on dispose de ce précéden Sinon, lorsque mon Seigneur m'enverra un message pour une affaire du Palais, que )'expédiera(du personnel) et que ces gens décamperont c'est contre moi que mon Seigneur se fâchera a) Pour ce titre de pihruin (alias behruin), cf. p. 362. On remarque dans ce document que ces çcharpentier gens que nous dkfinirions donc comme des à travailleurs civils ont en rkalitk aussi un statut militaire qui doit indiquer les modalitéde leur rkquisition par l'ÉtatCeux qui n'en ont pas sont soit les à marchands È-tamkdrui qui relkvent effectivement d'un systèm de recensement et (peut-êtrede conscription particulier, ainsi que des à esclaves du Palais qui sont énumkrà en dernier et sont Ã
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tous localisks dans un des deux chefs-lieux du district. On devrait donc considkrer que tous les autres sont des mufkênu libres et qui sont mobilisépour la corvke due au Palais de Mari. Chacun, cependant, mêm les esclaves doit fournir un gagenipûtu ; cf. ci-dessous h). b) L'expression si-la qui signifie piqittum, l'à allocation donnéaux gens qui travaillent pour le Palais, est susceptible de désigneaussi un groupement d'individus qui en bénkficienet sont domiciliédans un des bourgs du centre (Mari-TerqaSaggarâtumsurtout) du royaume. La traduction reçu depuis VI1 et IX est à colonie terme qui me paraî trop marquk de spkcificitéktrangkres A l'kpoque. c) L'onomastique de Mari connaî majoritairement des NP en Yaslam- (cf. de plus thématisk ia-[dis-l[a]-mu-um (A.2644 iii), de DaSrân)sauf pour Yaslim-Yandu, messager de Qatna (XVI), lequel apparaîcependant aussi sous la forme ia-6s-la-am-a-an-du, M. 13397). d) Pour la prononciation Aya du dieu à Ea cf. le point qui a kt6 fait dans *La Religion en Syrie.. ., p. 189. e) Un individu de ce nom. vivant A la Forteresse de YahdunLîm est mentionnk dans le texte de serments M.5513+ v ainsi que dans M.7007+, tableau de personnel, oà il s'agit sans doute aussi d'un à esclave du Palais D. Cet anthroponyme signifie sans doute à L'homme-de-larégion-des-ferme sur le mêm terme durndtum, que celui qui est attestÃdans le à mâdumâti È Pour dumtum variante de dinttum, cf. à Irrigation.. . p. 118-119, n. 67. f) Le nom est banal : il n'est donc pas sûqu'ARMT XVI/1, p. 228 - quoique souvent dans les recensements le wakium soit, à la fois, knuméravec les travailleurs et repris isolkment -, ait eu raison d'identifier les deux individus homonymes des 1. 18 et 24, surtout maintenant que la collation montre qu'à la 1, 18, il s'agit d'un à esclave du Palais ; cf. 1. 31 : il n'est mêm pas sûque sa fonction soit A lui aussi d'êtr un charpentier. g) Pour la lecture simug de ce qui ktait analysÃmkcaniquement à DE-A A Mari (ou non lu A Chagar-Bazar, AOAT 1, p. 202), cf. la note de D. Hawkins, dans OBTR, p. 43. Il est intéressan de voir les signes de Mari engager là aussi une évolutioqui se poursuit à HattuSa, dans l'kcriture hittite. Mut-Hana (e L'homme-du-pays-bédouiÈ se retrouve dans le district de Saggarâtu au moins d'aprè le texte de serment M.6202 ii. È
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Mais, toi, pourquoi ne t'es-tu pas dit ceci : K Une expédi tion va êtr faite. Les "pêcheurs qui sont sous mes ordres, pourquoi reste(raie)nt-ils chez eux inoccupésIl me faut les expédierà Pourquoi n'as-tu pas eu cette idée'Pourquoi n'astu pas expédiles K pêcheur à qui étaiensous tes ordres? Du fait toi-mêm et les gens qui dépendende toie) vous ête inoccupésdu coup les çpêcheuà qui sont sous tes l'audition i de cette tablette, ordres le sont assurémenaussi ; ? il faut que les K pêcheur à qui sont sous tes ordres, autant qu'il y en a, amvent et qu'ils soient porteurs de leurs haches qui forment leur équipement^ Le 3"- de Maqrânu (vii*), je t'ai fait porter cette tablette de moi. a) Le terme pêcheur* est écridans ce texte au moyen de SupeSii (Su-HA), sauf 1. 26 oà il est note par Su-pes. b) Cette traduction est necessaire pour ne pas attribuer à IsmeDagan une juridiction sur Aubat-~nlilet (surtout) Tuttul qu'il n'a jamais eue. Cf. d'ailleurs, 1. 17, oà c'est le grand Roi lui-même non Ihe-Dagan, qui prockde ii la vérification c) Sanâqu signifie ici : verifier, d'aprks les rôle de recensement B. les presents et les absents et le lieu de résidencd'un corps civil ou militaire ; cf. son emploi lors du recensement, (491) n. 1). d) La proposition de v. S., Or 21, p. 79, qu'itti soit ici une conjonction est désormaiprouvépar XXVI 386 : 3' et XXVII 65 : 25 ; elle est reprise par M, 1. 31. e) Les Sot rêf designent ici la garde personnelle, l'arméqui a la charge de défendrle palais lui-même plutô que les grands serviteurs (wêdûtum
h) Le nipûtu (plur. nipâtumest une personne qui est garante qu'un service sera accompli et qui est prêt ii l'assumer en cas de défaillance i) Le sens de pafâru est ici trks nettement se dérobeà un travail exigÃÈ Ã
655 [I 1111 Dis A Addà : ainsi parle Yasmah-Addu, ton fils. Deux hommes de la section de ~ a h S u m ^ s'en sont sortisa) pour venir me trouver. Je les ai interrogésVoici que je viens de les envoyer chez AddâQu'Addà obtienne par ses questions tous détails a) Si le verbe wasfîavait ici le sens de à quitter son poste les deux individus auraient manifestement étmis en prison. On considerera donc qu'il a ici celui, bien atteste &gaiement. d'Ãéchappeà la mort, à une situation difficile È Les deux soldats sont envoyes au Roi manifestement pour l'informer de ce qui s'est réellemenpassé È
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656 [I31] Dis a Yasmah-Addu : ainsi parie Samsî-Addu ton père Au sujet des K pêcheursa È je t'avais donnà les directives suivantes par l'intermédiairebde ton frèr ISme-Dagan : à Toi, la oà tu es, examine le statut des "pêcheurs et écriA Mari afin que l'on examine pour toi le statut des "pêcheurs de Mari. Pour ma part, je ferai de même62cpour les "pêcheurs de Subat-Enlil et ceux de Tuttul. à Voila les directives que je t'avais données Pour ma part, j'ai examinÃceux de Subat-Enlil et de Tuttul. Quant A ISme-Dagan, il a oubliéIl ne t'a pas écride véri fier les K pêcheur à qui sont sous tes ordres? OK! Ton frkre a oubliéIl ne t'a pas écria propos des à pêcheur à qui sont sous tes ordres!
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Dis A mon Seigneur ~ a s m a h - ~ d d u:^ainsi parle Ydûb-El
63. L. 36 : li*-lik-[-1w1.pu-57-ti-.Fu-nu e-nu-[us-sli-nu\. Pour la 1 . 37, cf. v. S., Or 21, p. 79. 61. L. 5 : 2 lu-me5 kus ga-ali*-si*-im
64 L 39
62. L. 13 : lu-us, (AB)-iii-qa-MI.
65 L 1 u-nu i a - a f i - r n - u ~ l -be-lt-ia\ ~l~
111 ma-uq-ru-mm LU3*-[kam]
ton serviteur. Nous sommes alléà Kilizum. Nous leura) avons parlà avec vigueur. Les N pêcheur à viendront avec moi66. C o m m e tub) le demandes, mon Seigneur a annulàs a promesse67c)! Cela v a bien pour l'armée
immigrk N selon les cas. Ce n'est pas une déterminatioen soi mais une qualification qui s'ajoute a un nizbà pour indiquer que l'homme est un dkracinà (cf. XXII OO+). Ces hâhiru se composaient naturellement de gens d'origine fort diverse et ne présen taient aucune unit6. Il en est autrement de qualificatifs ethniques comme Nuzites Lullà ou Guti B. Nous posskdons sur les premiers deux documents essentiels, (678) et (490). Dans le second, de faço étonnanteils sont mentionnédans le royaume d'Alep. D'apr&s les plaintes du roi de Qatna: Sûmû-êne cesse d'envoyer a l'ensemble du pays des nus/zûnet des messagers de triomphe. Dans (678), il s'agit clairement d'un groupe d'individus qui constituaient une section au service du royaume de HauteMksopotamie. Ce terme nus/w a toujours kt6 compris comme désignandes Nuzites gens de la ville de Nuzi. Dè MARI 3, p. 146, n. 104, j'avais émides doutes concernant une telle identification et j'avais kt6 suivi dans ce sens par J. E. dans son compte rendu de Mari 3, Syria LXIV, 1987, p. 349. A. F. dans Nuzites "fantômes a Mari *, Akkadica 57, 1988, p. 1-7, a repris de faço systématiqule problèm et est allà jusqu'a proposer qu'il s'agisse non point d'être vivants mais de statues. Dans (678), la mention d'Arrapha conjointe a celle des nu@ pouvait inciter a voir chez ces derniers des habitants de Nuzi, quoique Gazur semble êtr toujours l'appellation de la ville a l'kpoque (cf. Chronique éponynal B 13 et ma rékdition; cependant, il faut avouer qu'a Alep ces Nuzites seraient bien loin de chez eux. 11 ne me paraî cependant pas possible de faire de ces nu& à des objets. L'argument selon lequel on emploie à leur propos wabâlumnon taradum. n'en est pas un, l'akkadien ayant couramment neutralisà (comme en françai parlk actuel) l'opposition entre amener à et apporter È d&s l'kpoque amorrite. Il va sans dire que la proposition de A. F. d'isoler dans nuze/sp,-e s, le signe NU - lequel peut effectivement servir A.. I ' n- r-r-a-sion (mais a une époqubien postérieur a Mari) d'expression idkographique a salmum, statue - est assez douteuse (que fait-il de zê?) La solution la plus simple me paraîêtr de voir chez ces n u j / z à des individus de la sorte des Lullà dont le ministre Sammêta dknonce le péch (cf. MARI4, p. 297, n. 22). Puisqu'il dit qu'ils se sont déjrévolt6par trois fois, non qu'ils ont envahi le royaume, il doit s'agir de groupes déjdomiciliédans È
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Note : faute de contexte, l'inteqrktation de ce petit billet n'est pas totalement sûreYaSûb-E(il n'y a pas de place pour l'idkogramme d'un nom divin plus prkcis) n'est pas, comme le montre l'incipit de sa lettre, au service direct de Yasmah-Addu. Le be-ll de la 1. 12 peut donc renvoyer a ISme-Dagan (Samsî-Addserait désignpar Sarrum). Les habitants de Kilizum avaient dà recevoir une promesse d'exemption de conscription qu'ISme-Dagan annula sur intervention explicite de Yasmah-Addu. a) Les habitants de la ville? b) Pour ces 2e et 3e personnes, cf. (621) n. e), (669), n. a). c) L'expression pâ nasahum semble un hapax, enregistrà par C A D Nl2, p. 12a avec le sens de to reject a r e q u e s t ~ . L'autographie de G. D. montre bien, elle-même qu'il n'y a pas la séquencpi-su-nu mais pi-su BE-. P à ¢ n nasâhu doit êtr le contraire de pâ nadânu qui signifie couramment à faire une promesse B. Ã
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LES CORPS AUXILIAIRRS
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Comme on peut s'y attendre, les armkes proche-orientales comprenaient (kventuellement) des corps auxiliaires d'origine étran g&re.Ces mercenaires devaient apporter avec eux une certaine spé cificitk militaire, celle de leur patrie d'origine mais nous sommes loin d'en savoir beaucoup sur leur compte. Ils sont en tout cas assez facilement repérablecar ils sont souvent dknommépar des ethniques. Une premi&re catkgorie est formke par les fameux hâbirumCe terme est désormai de sens sûr il signifie émigr ou Ã
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LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE MARI
le royaume et avec qui on a eu des ennuis, non d'envahisseurs étrangersLe mieux est donc de se les representer comme des gens qui louent leurs services de par le Proche-Orient un peu partout, arrivant avec femmes et enfants. Peut-êtr avaient-ils dejh une certaine spécificitguerrikre ou artisanale. C'est eux que, plus tard, on retrouverait installéh Gazur et c'est d'aprks leur ethnie que l'endroit aurait reç son nouveau nom. Ce sont de tels groupes sociaux qui peuvent avoir reç la dénominatio de habbâtu h l'époqupostérieurh Mari. dans les archives de Tell Leilan, contemporaines du rkgne de Samsu-ilûna (659) parle des Guti. Cette ethnie peu civilisee, surtout celkbre par les coups portes h la dynastie d'Agad6, selon la littératur sumériennefait partie de cette nebuleuse de peuples du Zagros sur lesquels nous n'avons toujours qu'un savoir imprécis L'éphémk roi d1A:nakkum, ISme-Addu, avait dà recruter un de leurs groupes comme mercenaires pour mieux installer localement sa position, face h l'hostilite des autres princes de l'Ida-Maras. Peut-êtr &aient-ils descendus dans la plaine, entraînÃpar le grand mouvement Est-Ouest des troupes elamites, aprks la chute dlESnunna. Manifestement, Zimrî-Lî constatant la presence de ces mercenaires guti, souhaitait s'en assurer les services. Les 30 Guti envoyépar l'expéditeude cette lettre (dont le nom est malheureusement inconnu) sont sans doute les même que ceux mentionnépar Yamsû en XXVI 330, dans un passage lui aussi trks endommagéCe sont en tout cas sûremen les même que ceux dont Yaqqim-Addu fait mention en (637) (lettre qui se trouve par lh mêm datee de ZL 9') : Parmi les soldats de la garnison qui demeure h AXnakkum, 30 Guti sont partis et sont arrivéchez Bahdî-Adden disant: ..." Notre document devrait êtr une lettre de Yaqqim-Addu ou de Bahdî-Addu mais la recherche d'un joint est restee pour l'instant infructueuse. D'autres mercenaires guti sont mentionnésh l'occasion, parmi les troupes mariotes. Ã
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LES ARMÉEET LES MILITAIRES
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O r dans une tablette précéden que j'avais fait porter chez toi, je te donnais le message suivant : à S i ces Nuslzà forment un groupea) et qu'il est loisible d e s'en rendre compte, aprè avoir fait le compte d e l'argent, d e l'or et du bronze, établun protocoleb) et les avoir regroupésfais-les transporter e n Ekallâtu en sorte qu'ils soient affectéau (service du) temple d 1 ~ d d u Cd l) A r r a p h a . Q u ' i l s brûlen casaques e t ceint u r e ~ ~à ~Voilà ~ ) . le message que je t'envoyais. Aujourd'hui, aprè réflexionle transport d e ces Nuslzà 2 Ekallâtu n'est pas convénientSi ces Nus/zà sont (encore) 2 ton service70e), fais-les porter chez moi à Subat-Enlil et d e telle sorte que le pays ni les citoyens d 1 ~ k a l l d t l l m n'aient ^ de souci7I! (D'un côtÃil n e faudrait pas que tu omettes d e faire partir ces Nuslzû(Mais par ailleurs) les gens sont épuisà : e n v o i e - l e prendre ~ ~ ~ du repos chez eux et que l'on place (donc) ces Nuslzà sur des chariots pour qu'on les apporte chez moi à Subat-Enlil. A Subat-Enlil, aprè examen, je leur fixerai or, argent e t bronze. Q u ' i l s n e brûlen pas ceintures n i casaques73h). Bibliographie : cf. MARI 3, p. 145-146 (1. 5-38) ; XXV111, p. 547, n. 31. A. F., Akkadica 57, 1988. pour une compréhensiotrks diffé rente du document, h laquelle je ne me rallie pas. Note: l'affaire doit êtr postérieurh l'expéditiocontre Qabrâ Un groupe de Nuzites qui taisait partie des forces supplétive? du royaume de Haute-Mésopotamiétaidisponible, sans doute repliee avec les forces du royaume de Haute-Mésopotamielorsqu'il fallut évacueles positions vers le Zagros et l'on chercha comment s'assurer ses services. Les deux solutions envisagée Ã
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lecture identique, 1. 5.
Dis 2 Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père A u sujet d e s Nus/zG, Sîn-bêl-i m ' a écripour m e dire : à Ces Nuslzûoà seront-ils installés Il faut que mon Seigneur réflkchiss2 leur propos! à ~ à ® n - b ~ l -mi l' a" 6écricela.
69. L. 18-19 : 1;-se-ri-bu g64-a kuP-hh, K kusllli-su-iir-re 1;-A-lu-d. 70. L. 24 : fum-ma nu-zu-dsu-nu ma-a[11*-ri-ka]. m[u*-ilurn* ù durnu-rnes [d-kdl-lu-rimh],[la 7 1 . L.26 : [fu-bi-l](~~n*-ma i-lui-us-su cils-sd-ur-r\el,
furent soit de les affecter au service d'un temple d'Ekallâtumsans doute comme paysans sur les terres sacréessoit de les enrôle au service militaire. C'est cette dernikre solution qui fut apparemment choisie. La compréhensio proposé ici de ce difficile document tient compte du fait qu'il n'est effectivement pas sû que les Nuzites soient malades et j'ai réinterpré différemmenle document. a) G i p h (cf. d'ailleurs l'autographie de G. D.) est couramment utilisk pour désigneune masse humaine, d'oh la traduction groupe conséquentnombreux È Le Roi veut sans doute dire : s ' i l s ont une certaine cohésiode groupe et ne représentenpas un agrégad'individus sans liens, on peut les enrôle à notre service. à b) L'isiktum des Nus/zà dont Samsî-Addenvisage l'établis sement par Yasmah-Addu, à propos d'or, d'argent et de bronze, doit avoir affaire à une histoire de rétributionComme il n'est pas courant de rktribuer des soldats de la sorte (ce salaire s'appelle qirSum), le plus simple est peut-êtr d'imaginer qu'il s'agit de leur quote-part (zittum) sur un butin. La K fatigue de l'arméà à laquelle fait allusion la 1. 29, s'explique bien si le moment est celui de la fin d'une campagne militaire, et envoyer les soldats se refaire chez eux est effectivement une pratique courante. c) L'expression K faire entrer dans un lieu à est courante pour indiquer oh sont affectéune personne ou un groupe. (202) montre la vknératio d'I3me-Dagan d'Ekallâtu envers Addu d'Arrapha, son jardin faisant de sa part l'objet d'une attention particulikre. L'installation de la divinità dans la capitale politique, qu'indique le présendocument faisait sans doute partie d'un plan pour s'assurer la fidélitpolitique de la contréqui venait d'êtr soumise. Le texte montre, enfin, que des liens existaient déjentre les Nuslzà et la régiod'Arrapha, mêm si la ville de Nuzi étaiencore appeléGazur, comme il appert de la Chronique éponymalde Mari ; cf. p. 375. Cependant, rien ne prouve sûremenque le nom du dieu doive se lire Teiiub dans notre texte. Si te1 étaile cas, l'écriturdevrait recourir à l'usage d'une graphie phonétiquenon d'un idéo gramme. Les princes sémitedu royaume de Haute-Mésopotami devaient vénér naturellement le dieu de l'orage hourrite sous son appellation de à Addu È d) Pour cette K casaque en cuir qui servait de cuirasse, cf. cidessous dans K L'armement >>, p. 391. L'expression signifie : ::Qu'ils renoncent A leurs occupations guemkres. à Cf. la solution Ã
opposéeà la fin de la lettre. e) Je dois cette bonne idéde lecture à P. V. f) Aprks dumu-mes on attend un terme désignanune réalit géographiqueUne restauration dumu-mes [ma-a-tim] ne serait cependant pas trks heureuse puisque le K Pays (mâtumest déj mentionnà devant à à dumu-mes È Le mieux est donc de supposer ici le nom de la capitale dont les habitants peuvent effectivement ne pas êtr trks satisfaits de voir amver chez eux ces allogknes. g) La restauration u'-[ul tu-Se-z]e-b[a-am] proposédans MARI 3, p. 145 ne me paraîplus heureuse; l'usage de a E u r r Ã... 121 ... indique la crainte que quelque chose ne se produise pas. h) Cf. n. d) : Samsî-Addenvisage de les affecter à la défensde subat-~nlil. Ã
(La premikre moitià de la lettre manque.)
.. . il a plu : que mon Seigneur se réjouisse Autre c h o s e : voilà que j'envoie 30 Guti d'Erne-Addu d'ASnakkum. On les a débauchés et je viens d e les expédieh mon Seigneur. Q u e mon Seigneur les traite c o m m e il convient, afin que leurs frhres qui sont h ASnakkum au service d'Erne-Addu, l'apprenant, aillent chez mon Seigneur. Bibliographie : ce texte a étéditpar D. Ch, dans MARI 7, p. 189. a) Nouvel emploi de suppûinà ajouter aux référenc réunie dans MélangeP. Garelli, p. 20, n. 17 (la réfà XXVIl2 est n0453). D'aprè le contexte, ces soldats n'ont pas étemmenéde force, mais en usant de persuasion : la traduction par << débauche en parlant de troupes, a l'avantage de garder l'image. È
LES GARNISONS DE PROVINCE Les gouverneurs des grandes villes de province avaient A leur disposition directe des forces arméeet en usaient à leur guise. Elles étaiensurtout composéede sagbum et de bazahâtui?~ Abondamment mentionnésces deux corps semblent avoir formà l'essentiel des forces permanentes, indépendammendu pihruin.
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L'ktymologie de sagbum n'est pas connue, quoique la prononciation sonore des 2e et 3e consonnes radicales puisse êtr tenue pour assuréeUn rattachement au verbe sakâpumauquel on aurait tout de suite pensén'est donc pas envisageable. L'étymologidu terme par le sumériesag-bu (cf. CAD S, p. 23a, avec doute) est kvidemment dknuéde tout fondement. L'inte~rétatio de G. D. qui consistait à rapprocher le terme de l'hkbreu ~ G B <êtr , en haut È pour expliquer qu'on désignaices soldats en fonction des lieux oà on pouvait les envoyer patrouiller, est certainement à revoir. En revanche le verbe lui-mêm dont il dérivest désormai identifià par son emploi dans M.5423 : 27' (cf. à L'expéditio à Qatna È à paraître) dans un contexte militaire qui recourt malheureusement à un vocabulaire technique nouveau et trks difficile à interpréterfaute de parallkles : à Ils ont emportà de vive force la ville de Sibat. A l'intkrieur de cette ville, il y a une centaine de soldats régulierqui désormaila contrôlent abandonnépar ses habitants (waqadum) È a-lam si-bu-ut^ is-ta- '•-ii-na li-bi a-lim Sa-tu 1 me lu pi-hi-ir, [sa}wu-qa-dam is-sa-ag-bu-nim. Un tel emploi comme troupe urbaine a un parallkle immédia dans XXVI 449 : 63 : à Qu'il en soit comme par le passélorsque Samsî-Addeut pris Râpiqu au roi d'Esnunna et qu'il me (l')eut donnÃ: depuis lors, mes gardes y résiden(sa-ag-bu-ia S - b u ) ; il faut qu'aujourd'hui ils y résiden(li-i5-bu). >> Plus nombreux cependant sont les exemples qui montrent les sagbum fonctionner comme des patrouilles extérieureà la ville, comme l'inédiA.304 : 32 : à Les sagbull~de mon Seigneur, tant de la limite de la steppe que des oueds (fa ka-sa-i-im, I? na-ha-li), sont forts à et de mêm (495) : à Il faut que le pays se rassemble. J'ai envoyà un message chez Puziya au sujet des voyageurs, mais il ne réponpas. Mon Seigneur doit lui écrireIl faut que mon Seigneur, là oà il est, instaure des sagbum et qu'il ne permette pas de se déplacer>> En fait cette dualità d'emploi s'explique si l'on songe que la technique militaire de l'époqu divise tout corps militaire en deux parties dont la premièr sert de relèv (tênîtuà la seconde ; cf. (455):
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Bédouinet 300 conscrits des Bords-de-l'Euphrate, (soit) un millier d'hommes: il a fait s'équipecette troupe. Il en a placà 500 pour la garde de la ville et 500 pour la garde des vaches, à Mara'atâ Puis, ayant rassurà grâc à ses patrouilles de surveillance il est parti. à L'exemple de XXVI 449 devrait donc sans doute se traduire exactement non pas à y sont en garnison à mais : y sont baséB. Le sagbum représentaidonc la partie mobile de la garnison, celle qui étaienvoyébattre la campagne. Le sens propre devait êtr * troupe de contrôl B. Il est est facile de distinguer la spécificitde ces sagbuii~par rapport au terme que l'on pose bazahdtull~,et qui devrait plutô êtr interprétcomme bas(f)a'âtu ; cf. plus bas. A.3560 l'oppose au terme * garde à (ma-a~a-a[r]-tumà bu-za-hâ-tum)D'aprè III 30: 18, ces bazahâtu étaienforméede troupes d'élit(sâba dainqam), recrutéeparmi les citoyens du royaume (mâr Terqa) : *En outre, j'ai choisi une troupe d'éliteforméd'habitants de Terqa puis les ai installécomme b. (ina bazahâti uStêSib) XXVI 491 : 5 montre que ce sont des troupes qui, elles aussi, ont pour mission de patrouiller : à Je suis installà avec mes soldans le pays (bazahatuia dats à Parparà et mes b. ont étlâché waffurâ)à L'étymologidu terme paraîrelativement claire. Il existe un verbe bussu'um qui dénotun acte agressif fait contre quelqu'un : cela va de la simple raillerie à la spoliation brutale; le verbe mariote pourrait êtr rapprochà de l'hébreBS', à trancher È qui indiquerait dks lors une prononciation S de la sifflante. Un des meilleurs exemples est (248) : &et individu, on s'en est emparà à Imâet on l'a maltraità (C-bu-sf-'us-Su). On lui a pris tout ce dont il étaiporteur. à Les x b a s a ' à ¢ t u m(peut-êtr malgrà le manque de graphies explicites, à poser bassa'âtum représentaien donc des commandos, non pas de surveillance, mais de contreattaque. Au propre, le terme pourrait êtr rendu par * sections d'assaut È Comme dans la capitale, ce sont les Bkdouins qui fournissent le plus souvent le gros des effectifs pour constituer la garnison des villes à défendreLes gouverneurs, ou autres responsables, demandent qu'on leur fournisse des Bédouinpour pouvoir assurer l'ordre de leur district. Deux exemples sont particulikrement nets : (752) en ce qui concerne Saggarâtu et XXVI 140 ou (754) pour Qattunân Le plus souvent les troupes habitent dans la ville mêm qu'elles ont mission de protégerElles se trouvent dè lors dans la
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citadelle (dfirum) ou dans le kirhuiï~ voire le palais royal, lorsque ce dernier est fortifiÃet en tient lieu, comme ce fut envisagà pour KaranâCertaines troupes pouvaient cependant avoir la tentation de se servir sur les richesses locales. Il fallait, dè lors, de faço paradoxale, protégeleurs habitants de ceux qui devraient êtr leurs gardiens. C'est la situation de (624) : à Il ne faudrait pas qu'ils fassent leur gibier (barum) de cette ville alors que le grain qui s'y trouve est abondant! C'est dans le camp lui-mêm qu'ils doivent résider Ils habitaient dks lors. il l'extérieurdans un camp sans doute fortifié Dans (624). est utilisà le terme karâ5um Dans d'autres, on trouve celui de guppurum ou gupparurn. Pour l'étudde ce mot, cf. les textes citépar XXVI 257 n. a), tout particulikrement A.2821 : 8 sq., avec un passage étroitemenparallkle, dà au mêm expéditeuet parlant des même événement dans ~ . 3 8 5 7 + : 8, qui permet de restaurer le texte : G Va! Ravage par le feu les alentours de Kurdà et si la ville de Kurdà n'est pas fortifié ar un p p e n a a V U >> a aa r d & i-Cata-tim nu-up-pi-ih, à Sum-ma a-lurnX(LAM) kur-da^ gu-pa-ra-am zi-ul le-\yi 1, a-na li-ib-bi a-l'imki [e-ru-u]b-ma,etc.). Le terme est manifestement une variante du gu-pa-ri-im attestÃpar X 29 : 5 qui dénotune sorte de G lieu militaire à caserne ou à endroit fortifiÃÈ C'est un génér (gal mar-tu) qui y fait entrer dame Bêltum selon ce texte. La forme du mot avec géminÃmédianest donné par XXVI 27 qui parle de mêm de G l'affaire du rassemblement des Bédouindans le campement fortifià (i-na gu-ub-bu-ri-md)È Il n'y a, de toute façonaucune raison d'y voir une variante de giparum, à cloîtr Ècomme cela a ét proposégénéralemen jusnii'h- auiourd'hui. . var . les divers commentateurs de X 29, il moins -~ que ce dernier mot ne signifie au propre à lieu fort È (579) est le seul qui mentionne la résidencde soldats dans des bit nap~arim,c'est-à -dir non pas des auberges, mais des maisons : à Allons, que la troupe entre dans la privée réquisitionné ville, qu'elle prenne ses quartiers dans les maisons de réquisi tion. 11 s'agissait de savoir oà résideraienles troupes mariotes : dans Babylone elle-mêm ou dans le camp extérieurLa premièr solution avait semble-t-il d'abord étchoisie, sans doute pour renforcer le potentiel militaire de la défensurbaine, mais Ibâl-pà El, le génér mariote, avait préfé une résidencextérieurpour pouvoir êtr mieux il mêm de mener une guerre offensive et courir à la poursuite des ennemis qui étaienalors en mesure de faire des coups de main contre les faubourgs de Babylone; cf. (591). Ã
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660 [XIV 1 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. Naguèrealors que mon Seigneur allait à ugarif^, j'avais exposà en s a présencque je n'avais plus de troupes et, mon Seigneur m'ayant rendu une centaine de Bédouinsj'avais pu conserver en bon étale districtb). A présentsans parler d'affaires de banditismec), s'il y avait des esclaves du Palais en fuite75, ce qu'h Dieu ne plaise!, il n'y a plus d e troupes aguerriesd) que je puisse envoyer en renfort à leur poursuite. E n outre, hier, Hâya-Sû qui jusqu'h présenn'avait demandà mêm pas u n atomee) de troupes a envoyà un message chez moi, disant : < E n attendant qu'arrivent des troupes de chez mon Seigneur, je ne saurais bouger^". >> E n fait, j'ai déjenvoyà un message chez mon Seigneur relativement h l'envoi d e troupes et au r e n f ~ r c e m e n des t ~ ~patrouilles. Il faut que mon Seigneur m'envoie une centaine d'hommes qui conserveront e n bon étale district. Que mon Seigneur ne regarde^ pas h 100 hommes! E n outre, une lettre de Bahdî-Là est arrivéchez moi pour me dire : CC Une troupe de 7000 ennemis a quittà le camp. Depuis cinq jours, (c'est) "Tenez-vous au point d'eau, le feu arrivee)!" Rassemble ton district dans les places fortes! J'ai donc levà deux feux et multiplià des messages aux Anciens des villes et aux scheichs des villages^. Jusqu'à pré Ã
74. L. 5 : i-çpa-iii-tim i-iin-nia he-li'u-nu ~"'f-gu-r[i*-i~\ts}.
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6-kul-lirn mu-un-[nu-&-a. 75. L. 9 : e-zi-ih-ma ir-me8 (= w r d i à ® 76. L. 14-17 : Ai* [u-di-iii] W * fu*l-[rjq*-er US-Sun1s~i-hi-im,Dili-Si-liu <1-11~ se-ri-i]u iS-pu-rci-ciin, [uin-mti-ini u-di su-uh ble-ll-iu ik-Su-duo, [il-u[l al-lu]-kum* i-nu-uii-]illu etc. 77. L. 19 : [dii-i~u-iiin~l a-i~[use-er] be-[l]i'-[ilu ai-PLU-ru-uin]. 78. L. 29 : f"1* su*-\su-gi y u * kup-ru-tint etc.
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b) La situation militaire est identique, au débudu rkgne, en ce qui concerne Qatwnân dans XXVI 140 oà le devin Nûr-Add explique que sans le contingent bédoui le district ne pourrait êtr tenu. c) M. B. (XIV, p. 241) pense h restaurer ici pu-%-ri = ;déserteurÈ ce qui serait trks vraisemblable mais d'autres propositions sont possibles: brigands de grand chemin, attaques ennemies, etc. La construction de cette phrase complexe n'a pas étvue par M. B. Cf., en revanche, M. Stol, BiOr XXXV, 1987, p. 221a. d) Par sâbu kasrum il faut simplement comprendre des à troupes capables de composer un k i m (régiment à et non de simples bandes mal organisées e) Cette expression utfet, < u n grain^, h l'étaabsolu, pour signifier à si peu que ce soit à est maintenant bien documentéà Mari ; cf. 1 103: 18'. f) L'expression îna nafû a ici le sens de à refuser^ (analogue au françaicolloquial à y regarder h deux fois È) g) M. B. a compris : Depuis cinq jours, le feu se propage dans le puits h l'intérieur(?È interprétancela comme l'incendie d'un puits de naphte ou de bitume (XIV, p. 241). dà h l'action des ennemis (ibid., p. 17). CAO Q, p. 210b a laissà à ina burtim à sans traduction. En fait. plus que d'une description, il s'agit d'une faço de dire imagéeL'hapax qerbà a éttraduit jusqu'ici comme s'il signifiait à ina libbim à (; h l'intérieu*, à inside È) Pour l'interprétatiodu passage comme la citation d'un proverbe, signifiant en gros à Mettez-vous h l'abri È cf. D. Ch., à Compte rendu du CAD Q D, AfO XXXVI/XXXVII, 198911990, p. 103a.
sent, ils n e sont pas entréà ~ a g ~ à ¢ t . .u. d'expédition. m ~ ~ . ~aggarâtum . mon ~ ~ . Seigneur dans.. . (3 1. perdues.)
.. . je suis parti81.. . Les particuliers ne s e préoccupenplus que de(s troupeaux qui sont dans) l a steppe. S'étanréunisils ont d i t : < N o u s n'entrerons pas (dans ~ a g g a r à ¢ t u mL)a~ ~ limite d u déserest pleine d e troupeaux et, nous, tu voudrais nous faire entrer à la forteresseg3? à Voilà c e que les particuliers m'ont répondug4Maintenant, s'il plaî à mon s e i g n e u r , qu'il envoie des instructions au mer'iî pour qu'ils fassent s e rassembler les troupeaux qui s e trouvent e n limite d e steppe, dans mon districtg6. Note : l'allusion au déparde Zimrî-LÃvers Ugarit et le fait que le royaume soit sans troupes pose la fin de ZL 8' comme terminus a quo. Les filamites ont déjfait leur percéen Haute-Djéziret Hâya-Sû commence h s'inquiéterOn doit donc êtr au débude ZL 9' avant le retour de Zimrî-LÃde son péripl(au mois iv).
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a) Pour ce voyage, cf. P. V . , à Un roi de Mari h Ugarit È UF 18, 1986, p. 387-412. A considérecette faço de s'exprimer, Ugarit aurait formà d'emblke le but mêm du voyage en Occident ce qui n'est sans doute pas vrai, vu les enjeux militaires de la montéde Zimrî-LÃau Yamhad (expéditiocontre Azarâcf. t. 1. p. 568. (371) n. b). Aprks coup cependant, l'arrivédu roi de Mari au bord de la mer a dà êtr sentie comme l'acmà de son déplacement
661 [XIV681 7 9 . L, 30 : [& 80. L. 31 : [
u-II~ s iI~ - ~ ] a - r a - t bu1 i ~ ~ ti-r[l~*-bu-~li]m*. b
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sa-#- ru-ti~n~i!.Fu-[ ...\.
81. L. 37 : [... a}l*-tu*-u[l*-kilin...1. 82. L. 40 : [i]p*-/tu*-[ur-!nu u\m-mu su-mi-mu ul nu-u[r*-ru-ub]. 83, L. 41-42 : [n]u-wu-i~-u[m] ku*-pi-u~n! n a 4 C n&-t[i-kuu],u-nu dunnu-tim t u - S e - ~ - b u - u n - ~ ~ k - [ t ] i . 84. L. 43 : un*-ni*-[taml u m u - u \ s - k e - ~ ~ ~ ~ -i[il*-bu-bii-~IIII]. u\n~] 85. L. 44 : [i-nu-an-na Sum]-ma* [li-ih-hi be-li-iu]. 86. L. 47 : [ u - f Q - i a li-ik-mi-[du.
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. Parmi l a troupe des ... , qui a fait l'objet d'une lettre d e mon seigneurg7.. . (Lacune de 1+1 1.) J e les ai expkdiks et o n les a ramené21 l'ergastule d e
87. L. 5-6 : i-nu sa-hi-im lu-me5 [ O O O-rne]S*.[.CI be-li if-pu-rd-inn*
LES ARMl?,ES ET LES MILITAIRES
~ a t t u n à ¢Ilnn'y ~ ~a pas un homme qui ait fait des problème : ils ont étremis à leur chef de section.
L'ARMEMENT
662 [XIV 501 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. Un individu du nom d'Âmi-ibà de ~ a ~ e rétan ~ ) ,arrivà d'Il&-s&â quelqu'un de la citadelle qui avait éten garnison Ilân-sûet étaivenu ici pour accompagner des déserteurs l'a pris à partie, disant : à C'est un déserteurà et Âmi-ibÃlui a répondceci : à J'avais émigré depuis quatre ans au pays de subartu. Lorsque Atamrum est montà depuis Esnunna, par peur de la guerre je m'étairéfugià 1lân-?ûrà oÃj'ai logà chez mes frèresJe n'ai absolument en rien étversé^^ à la troupe réguliè et, précédemmen jamais je n'ai étun fugitif. A présenle hibas de mon Seigneur oà j'ai habité ... vers chez.. . Voici ce qu'a dit Warad-Sî: ". . ,"90. à Note : ce texte est postérieuà ZL 9'. a) Nager est un centre important au sud de l'alvéolde Mari. C'est de lh qu'étaiparti un contingent pour constituer la garnison d'llân-sûrvoir pour la situation historique, XXV112, p. 49. n. 134. Le nom de l'individu signifie: à Âmi-est-puissan à : Âm ou Âmà est le nom du Nergal (dieu infernal) dans la régio des Bords de l'Euphrate. b) Habâru est le verbe technique pour signifier à quitter sa patrie È c) En m. h m. : à Je suis entrÃà l'intérieude 1. n. d) Mullulâk est vraisemblablement un R-Stemm. Cf. N A B U 88/17.
88. L. 3' ; [d-iiu ne-pti-rli-iiii Sti
qu-\a~-l\i"-iiti-[aiiki].
89, L, 19 : i-ul 0-iw a - r i - i l r i itiu-ul-b-lu-ti-kii. 90. L. 2 1 : [i-iuil-un-na ti-lia Hl-bu-ti.~be-1;-iu fia* wu-ds-b]u\ [ O O O O ] a-na se-[er...]. [ O O O O O O O O O ] x uni*-nui* Fr*-'^su3en*1, [ . . . ] AB[oo].
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Connaîtrl'armement d'une troupe est un préalablessentiel pour juger de ses capacitéà participer au combat. 11 y a peu de restes archéologiquepermettant, non seulement de tester les performances techniques, mais mêm de se rendre compte de ce qui existait à l'époqueBeaucoup de noms d'armes en outre sont propres à Mari et l'approche philologique est souvent commandé par l'interprétatio étymologiquece qui est toujours hasardeux.
(572) indique le nom du à paquetage à du militaire : il s'agit du riksum, terme construit sur le verbe à (em)paqueter È Au moins était-idonnà aux gradé( à Demain, à la premikre heure, il faut que l'on apporte aux chefs de section et aux lieutenants tout le paquetage dont j'ai parlà à mon Seigneur et. aux Bédouinstoutes les javelines qui peuvent exister È) 11 est significatif - mêm si par ailleurs nous voyons des habits êtr donnéaux militaires du rang - que le soldat bédouide base ait pour tout riksum une arme. Le mêm texte conclut, d'une faço qui serait toujours actuelle: à L'enthousiasme des Bédouinne s'éteinpas. ))
L'armement par excellence semble constituà par le iukurrwn, son matériaétanle bronze. Cette arme n'a souvent pas étreconnue parce que son écriturest d'habitude idéogrammatiqu (gis-lGl.KAK = gis-Sukur) avec l'éventualitde particularismes de notation mariotes (gis-lGl.lR, si-ir È) Dans le premier cas, elle étailue à rivet à (J. B.) ou à plaque rivetéà ( 0 . R.). dans le second, le à ( S ^ ) ~ i - iÃr restait énigmatiqueXXVI 483 : 25 indique qu'il s'agissait de l'arme en soi : à Unissons-nous pour rendre nos forces (iukur, ($1.1~)-ni5)plus solides. à On trouve de mêm (XXVI 303 : 31) : à Ne sais-tu point que le Sukurrum (Su-gur-ra) de Zimrî-LÃet des Bédouinest plus fort que tout le Pays? à ou (A.648: 5') : à Alors que j'avais pris NG et que j'y avais plantà mon Sukurrwn, des soldats à vous sont venus, en ont déportdes serviteurs qui étaien(désormaismiens, détruides villes qui étaien(désormaismiennes et se sont emparéd'une marche (désormaismienne à (if-tu NG, as-bu-tu-ma gis-hkur i-na li-ibbi a-limh Sa-a-tu az-qi-pu, sa-bu-ku-nu il-li-kam-ma Ir-mes-ia issi-uh a-la-ni-ia iq-qi-ur, 2 pu-ti-ia is-ba-ut).
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Si le à fukurrum de bronze étaila faço mêm de d6signer le <service militaire> au royaume du Yamhad, h en juger par à L'affaire d' Alahtum (cf. XXVIl3), inversement, à lever le fukurrum de bronze (gi5-Sukur zabar naSûm contre quelqu'un &ait le symbole mêm de la rkbellion, qu'elle fûmilitaire (XXVI 37 : 7 ; plusieurs exemples, jusqu'h l'6poque d'Imârou non (dans XXVII 57 : 31 l'expression gis-Sukur zabar ittanaffi signifie seulement à II ne me dit que des insolences impardonnables È) Dè lors &kurrunt peut signifier simplement à forces arméeÈ comme dans A.2814 : 23-25 : à Du fait qu'ils habitent chez eux et qu'ils ne font pas le service (m. h m. : "ils ne voient pas la forteresse") de mon Seigneur, alors les forces arm6es (m. à m. : "le fukurrum de bronze") sont amoindries (if-tu i-na bi-ta-ti-funu wa-US-bu, à dan-na-ut be-lf-ia /[a-a] im-ma-ru, à gis-Sukur zabar be-li-ia lu-u ma-pi-u). On comprend donc l'usage fr6quent de jâbu fukurrum (construction par apposition) pour d6signer l'arm6e d'dite, donc la mieux 6quip6e (XXVI 35) : à Cela fait de nombreux jours que j'ai mis h r6sidence pour mon Seigneur une forte troupe de 2000 fukurrum (2 li-im sa-bu-am fu-ku-ur-ru-am dan-na-[alin), ainsi que des gens du Pays, jusqu'h NG. Cette arme constitue de faço normale l'armement de la garde personnelle du roi (A.825 : lu fûrêfi f a gis-Sukur zabar). Ce n'est pas le lieu de recenser ici toutes les nombreuses occurrences de ce terme dans les textes administratifs qui en d6crivent la fabrication ; je citerai simplement h titre d'exemple XXII 203+ i 36-37 : * 2 talents 6 mines 213 de bronze, poids de 190 fukurrunt de 213 de mine (= 340 gr.) chaque (et) de 20 fukurrum de 113 de mine (= 170 gr.) chaque. Voir la r6éditiode tous ces textes dans l'article de D. L., à La gestion du bronze dans le palais de Mari.. . >>, FM III, p. 91-123.
Le terme est clairement un occidentalisme puisqu'on ne le trouve jusqu'ici qu'h Mari, Emâm6dio-babylonienne et comme akkadogramme dans les textes hittites. Le fait que la mêfittun ait constitu6 l'armement de la garde prktorienne hittite, de mêm que les poids indiqu6s par la documentation de Mari, incite h y voir aussi une lance lourde. Cette arme n'étaipourtant pas d'usage courant dans l'armement ; il devait s'agir d'une arme d'apparat.
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Il s'agit donc d'un objet lourd mais bien moins que l'imittum, lui aussi sûremendu genre de la lance : XXI 276, 277 ; XXII 203+ vi attestent tous un poids de 2 mines de bronze (1 kg 20) ; XXI 27 : 1 mine 112 (765 gr.). On voit qu'il y a donc de bonnes chances que la traduction technique de çlance doive êtr réservÃh l'intittum tandis qu'il faudrait considérele fukurrum plutô comme un javelot. Ce devait êtr l'arme de jet par excellence. En revanche l'imittum, terme construit sur le nom du bras droit (imnum), comme le montre d6sormais de faço claire son pluriel imrtâtu (cf. XXI, p. 342) a certainement un correspondant occidental dans le terme ntêfittw (XXI, p. 366). Lh encore, la compré hension étailoin d'êtr acquise puisqu'on en faisait un à timon È
Le Sukurrum fait, d'autre part, tr&s souvent couple avec les zamrâtu comme le montre XXI 258 : 2 : à 3 talents et 48 mines [env. 1940 kg] pour des lances en bronze et des zamrâtuin Ce dernier terme, non plus, n'avait pas étreconnu comme une arme mais lu samrâtu et compris comme un à clou h cause de la comparaison avec l'h6breu ntismer; cf. encore CAD S, p. 120b, h samrutu, à a rivet or nail B. Cependant, dans un pr6curseur h Hh (cf. MSL 6, p. 152: 124). on trouve le P'-za-am-rulri-tum entre le gissukur et le g i s - S ~ . bien ~ ~ connus ~ , pour êtr des sortes de javelot. On trouve ces armes associéeau katappum dans le temple d'Assur, pal6oassyrien, d'apr&s Bab. 6, p. 191, no 7 : 12 et h l'arme sâhirtumd'apr&sRA 59, p. 40 (MAH.16158 : 9), comprise par CAD S, p. 120b comme le sahirtum paléoassyrie signifiant à small wares È Ces armes sont d'un poids moindre que le fukurrum, 6tant de 6 sicles (50 gr.) ; XXII 203 montre qu'elles peuvent êtr aussi de 12 (102 gr.) ou de 5 sicles (42 gr.). Dans A.362 on trouve cette intéressantnotation : à Et lorsqu'ils s'approch&rent de Fort Ublam, ils ont amenà des Suh6ens h la ville pour l'effrayer [D. Ch., AfO 40141, p. 3, traduit à narguer, provoquer È en disant : "Regardez les B6douins porte-zamrâtuir qui sont avec nous!">> (à i-nu-ma a-na bhd ub-lamk i!-hu-zi, lumes su-[ha-yi] a-na a-linth a-na su-hu-mi-im i-{à -ah-hu-zi umma-a-nti a-[nu-ulnt-ma ha-namesna-fi za-am-ru-tim na-ap-li-sa f a it-ti-ne). Dans A.375 : 18 on trouve cette difficile notation isoléà la fin de la lettre qui raconte les serments de vassalità des rois de 'Ida-Maras : fa-ni-tant &a-am-ru-ti[m] zabar, ha-namesil-ul &a-am-ru-tim zabar, be-li li-fa-al-l[i]-im. Cela devrait signifier : à Les Bédouinn' pas (Cl ) de zamrâtum Que mon Seigneur en assure l'envoi. De tels exemples incitent h penser que les zamrâtu représentaienla javeline l6gèr des Bkdouins, principalement en bois avec une têt en m6tal. On notera d'ailleurs dans XXVII 161 : 38 la mention de à 100 hommes dotéde @'-zaam-ru-tint n, montrant qu'il s'agit bien d'une arme suffisante h équipeun soldat. On se souviendra, d&s lors, que parmi des occupations humaines se servant de filets, on trouve, h 6poque paléo
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babylonienne, le à lfi-aza-am-ru-um M S L 12, p. 199. Le terme est presque toujours au pluriel, à part un exemple paléoassyrie(RA 59, cità ci-dessus) ; il n'est pas sûqu'il faille le poser *zamirtu~n: l e terme doit avoir un rapport avec le nom d'arme sumkrien Fza-mi-ri-tum, lequel postule une forme sémi tique de base *zamirû ; d'autre part il est encore malaisà de savoir pourquoi les dzamrâtu alternent dans notre documentation avec les PzamrûtumOn remarquera que la forme palkoassyrienne semble se comporter comme un nizbà (zamru'âtum)Il n'est pas plausible de penser qu'il s'agit de deux formes dialectales diffkrentes ou de deux réalitkdistinctes. Si les exemples de Mari &aient considkrks seuls, sans réfkrencaux formes palkoassyriennes, on penserait plutô A deux pluriels adjectivaux diffkrents sur ^".an~rum,sans qu'il soit possible de dire quels substantifs sont sous-entendus (p. e. kakkà wmrûtum?) È
Certainement analogue étaile dnâzinumXXI 296 l'énumkr entre le Sukkurum et les zamrâtu ; il y fait 10 sicles (85 gr.). Les deux armes doivent se distinguer pour des raisons d'origine ou de fabrication plutô que par leur motivation. Le nâzinu comprend de faço caractkristique un pâdûc'est-A-dire la cheville permettant de fixer solidement la à douille au manche en bois. Ã
: il pkse 1 mine 112 (XXI 275 : Le namsarum représentl'épà 4), 1 mine 113 (XXI 272 : 2 ; XXII 203 : 2), 113 de mine (XXI 276 : 4), ce qui donne une fourchette de 765 gr. A 170 gr., mais la moyenne est de 680 gr. Il se distingue du à patrum lequel est le coutelas ou le simple couteau, d'oh son emploi privilégiA table ou comme arme de parure personnelle. È
L'armement connaîdeux sortes d'arcs : l'arc composite (gisilluru = tilpânum et l'arc simple (qâStum)L'arc composite est susceptible A Mari d'êtr qualifià de sâhirtumà qui revient en a r r i k r e ~; c'est-&-dire qu'une fois débandla faço dont il a ét construit lui fait prendre une position inverse & celle qu'il a lorsque la corde est tendue entre ses deux extrêmitéCette technique de fabrication rend beaucoup plus performante la capacità d'un arc A frapper loin et fort (cf. XXI, p. 336-340). Cette compré hension du tilpânu~est encore trks discuté; plusieurs maintiennent encore, surtout pour des raisons de traductions de textes littkraires sumkriens, qu'il s'agirait d'un à boomerang È voire d'une épkeCe conservatisme de vieilles propositions, mélangean genres textuels et époquesmontre bien l'imprécisio de la recherche lexicale dans les domaines de la culture matérielledue Ã
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la fidélit& des bibliographies obsolktes, et méritpeu d'attention. LA encore, l'armement bédouiest spécifiqupuisque est mentionnà par les textes l'atûm lequel est réservA des prksents honorifiques ou A des objets A forte courbure en arc (cf. l'analyse des parties du râkibum(804) n. w). Il est possible que cette arme prestigieuse dont les listes lexicales récenteont gardà le souvenir soit ce qui désignaile véritablà arc composite È Les flkches sont les Siltahum dont le poids étaide 2 sicles (17 gr.), d'aprks XXI 296 et analogues, voire mêm de 2 gr. d'aprks XVIII 10 (mais cf. les poids indiquéci-dessous par XVIII 5). D'aprè XXI 281, arc et flkches ktaient rangédans un archais en cuir, le ^ispatum. Occasionnellement est mentionnà le waspwn, ou à fronde Èce qui devait êtr l'arme par excellence des bergers ou des Bédouin pasteurs. Les protections étaiende deux sortes : le qurpîsu pour la têt et le sinnatum pour le corps. Le premier est donc le casque, le second le bouclier. Le gurpîsu a étidentifik, grâc aux indications de poids fournies par les documents de Nuzi comme un casque, non plus comme un haubert, protection de poitrine, ainsi que cela avait généraleme étadmis. Il est vraisemblable que la protection de la poitrine étaiobtenue au moyen de ces casaques de cuir (gfi-&-a kuS = nahlapti maSkim) souvent mentionnkes A Mari en fin d'inventaires d'habits ; elles pouvaient comprendre des parties en méta(cf. * M D B P 1). Cependant il ne semble pas y avoir existk l'équivalende la cuirasse proprement dite, le Siri'am des textes nuziotes, peut-êtr une technique de protection corporelle mise au point à kpoque mitanienne. Le sinnatum, lu régulièremeà tort sinnatum ou zinnatum, a mis lui aussi longtemps avant d'êtr identifik: il s'agit en fait de faço sûred'aprks l'indication de sa matikre et surtout de ses dimensions (cf. les considérationde N. Z. dans XXIX) de l'équi On ne doit donc plus le considére valent de l'hébre &ah. comme une à trompette ainsi que le croyait L. Oppenheim, JNES 13, 1954, p. 144 (terme enregistrk par A H w , p. 1103b) ni comme une à lance comme le maintient encore CAD S, p. 285b. Une lecture de l'initiale en SI- sur la foi d'une confidence faite par G. D. à propos d'un inkdit du Louvre (XIII, p. 165 sq.) doit définitive Ã
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ment êtr abandonnée Le katappum avait étenregistrà par les dictionnaires comme un nom de vase. Son identification désormaicomme une arme est donc déjen soi un progrks. Mais sa nature propre est encore obscure. Dans XXI, p. 342 sq., il a étproposà que ce fûune arme de jet, dont le nom avait étconstruit ii partir de celui d'une partie du corps, *ktp, l'épaulÈ comme la lance imittum l'avait étsur (ahum) imnum, (bras) droit È Les spécialisted'Ugarit l'ont comparà plutô ii l'arabe küti qui signifie le à cimeterre È donc une sorte d'épÃii la lame large et recourbé(MARI 7, p. 68). XXI 231 montre qu'il est tr&s complexe et on ne peut pas expliquer sa description par celle d'une harpà : il a une l&vre, un front, une base et des yeux. Tout cela indiquant une assimilation ii une têt humaine pourrait faire penser plutô ii une masse d'arme ou ii un objet contondant. A l'époqu d'Emâ médiobabylonienne le katappum étaiexplicitement l'armement des pêcheur (cf. RA 83, 1989, p. 184, a d n044) ; on songe dks lors que des haches-pâftu représentaienégalemenl'kquipement des bâ'iru mariotes. Il se pourrait ainsi que telle étaisa nature et qu'il faille, en fonction de ses yeux È y reconnaîtrla hache anséÈ L'usage de la hache dans l'armement proprement dit reste problématiqueIl n'est pas sû que le riche vocabulaire qui s'y rapporte ne soit pas ii considérecomme désignanplutô des outils. Les textes de Mari connaissent bien l'agasi/alikkum hache double È mentionnécependant parmi des outils, et les p à ¢ f u dont les deux sortes sont le p à ¢ nîtim hache de frappe È et le p a f qadfimim, herminette à ; cf. MARI 3, p. 279 : A propos du nom de la hache ii Mari. à Mais, là encore, il s'agit d'outils. Peutêtr seul le pâftunétait-isurtout utilisà comme arme. Ã
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Quelques armes de prestige sont mentionnée par nos documents. Il n'est pas le lieu d'en reprendre ici l'étudeOn remarquera avec intérà que les tablettes de Mari semblent (comme ii l'époqu sumériennarchaïque! distinguer deux armes courbes (cf. XXI 223 : 11-12) : le zubi et le gamlutn. C e dernier étail'arme par excellence du dieu Amun-um (cf. MARI 5, p. 58 et G. Colbow , Eine Abbildung des Gottes Amurru.. . È dans F M III, p. 86-87). Beaucoup de textes traitent de la fabrication de ces armes. On en trouvera plusieurs regroupéci-dessous ; d'autres comme (639) , (645), etc., ont étrangédans d'autres dossiers. Comme toujours en Mésopotamieon voit dans les textes de Mari l'arme ainsi Ã
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que l'outil êtr fabriquéjuste avant usage. Cela indique leur peu de résistancet l'usure rapide qui en étaicauséeIl ne semble pas ainsi y avoir de stocks d'armes toutes prête dans un arsenal et à disposition. De plus, les réserveen bronze étaientrè limitées c e qui est normal dans une régio oh l'approvisionnement en étaiétaitoujours précaireOn peut donc penser que dans une telle périodde paucitévoire de franche pénuriede métalle bronze des armes avait ét reconverti pour d'autres usages. Plusieurs textes administratifs documentent le fait. C e qui est plus incompréhensibl c'est que mêm les boucliers, faits de roseaux et de bois, devaient êtr fabriquéau moment de la conscription (664). Il est vrai que (639) documente des boucliers renforcéen métal On voit ainsi au moment de l'expéditiode Qatna êtr prépar l'armement de 10000 soldats (663). On envisagea pour cela d'ouvrir le tombeau de Yahdun-Lî pour y récupér les offrandes votives. Ses anciens administrateurs interrogérépondirenqu'on serait loin du compte (cf. D. Ch. et J.-M. D., NABU 89/27). (663) montre donc, ii cette occasion, que le palais de Mari n'avait pas en réserv250 kilos de bronze et qu'il fallut les acheter. Cela étaicertainement possible puisque les rapports avec Egnunna venaient de reprendre. On voit, ii l'occasion (304), le roi de Talhâyu réclamede l'étai pour se fabriquer des armes: D'autre part, je dois faire faire du matérie(de combat). Mon Seigneur doit me pourvoir en étai autant que faire se peut. N L'étai a de mêm représentun cadeau prestigieux dont la munificence de Zimrî-LÃa uséde faço semble-t-il fort apprécié envers les cours occidentales. On peut donc se demander, vu les incessantes guerres de l'époqueoh les princes se procuraient ce qu'exigeait leur belliqueuse politique et pourquoi Esnunna n'exerçai pas de blocus de ce minerai stratégiqupour réduirii sa merci les puissances agricoles de la plaine. Aussi la raison de la coalition des princes amorrites de la plaine aux côtÃde l'clam contre ESnunna et leur docilità d'apparence ii reconnaîtrla suzerainetà de l'empereur venaient sans doute de l'acceptation réalistdu fait que celui qui dominait le plateau iranien exerçai un contrôl immédiasur ce qui étaiii l'époqule nerf de la guerre. L'importance et le rôl politique et militaire d'Einunna venaient certainement de ce qu'elle constituait un verrou sur la route de distribution de l'étai vers tout "occident de l'clam et on a senti ii un moment donnà la nécessit -le le faire sauter.
LES ARMEES ET LES MILITAIRES
Plusieurs indices existent d'autre part que si le palais fournit l'équipemen de combat au soldat mobilisà ou au Bédoui engagéon attend des gens qui en ont les moyens qu'ils l'apportent avec eux. C'est sans doute ce qu'il faut dkduire de (645) : (C)es jeunes gens pauvres, moi-même je les pourvoirai abondamment sur le palais alors que des fils de bonne famille se procureront tout sur le patrimoine paternel lui-même>> DP fait, certains inventaires de biens de particuliers montrent la présencparmi l'attirail (enGtum) domestique, de diverses armes. Toutes n'ont pas toujours une motivation particulikre d'exister, mais en constater parmi des biens de marchands (926) peut s'expliquer par les besoins de dkfense de la caravane, non parce qu'il y avait commerce d'armes.
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Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père J'ai écrih Lâ'à et Mâsiyh propos de 10000 javelines de 6 sicles chacune, à faire. Voici le message qu'ils m'ont envoyÃ: à Il n'y a pas le bronze disponible. Nous n'arriverons pas h faire 10000 javelines. à Qu'ils n'en fassent donc que 5 0 0 0 ~ ~Pour ~ ) . 5000 javelines, qu'on achkte 8 talents 20 mines de bronzeg2. Au taux de 2 mines de bronze pour 1 sicle d'argent, cela fera 4 mines 10 sicles d'argent. Donne cet argent, qu'on achèt le bronzeg3. a) Il faut comprendre:
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tions au moment de la conscription de l'arméaux gouverrieurs pour qu'ils disent de faire de bons boucliersg4. Je te transmets la directive sur l'ordre du ~ o i ^ ~ .
665 [XII1 561 Dis h Mukannisum : ainsi parle Yasîm-Sûm Il faut que me parviennent rapidement ... 10 boucliers, 10 haches (?)/arcs (?) pris(es) sur le(s réservedu) palais, avec Sillî.., (ainsi que) 1 mine de tendons, 10 javelines-nâzinu~~ 1 casque, x couffes de flèches40 javelines-zaniriîtum200 frondes (pris) soit sur (les biens) du palais, soit sur (ceux) du temple d' Addu. Bibliographie : réédi dans MARI 5, p. 186.
666 [XVIII 51 Dis h Mukannisum : ainsi parle ton Seigneur.
A l'audition de cette tablette de moi, fais faire 50 flkchesa) de bronze de 5 sicles chaque, 50 de 3 sicles chaque, 100 de 2 sicles chaque et 200 de 1 sicle chaque. Donne des ordres stricts pour qu'elles soient vite terminées Elles devront attendre une missive de moi ultérieureIl est possible que le sièg d'Andarig se prolonge. Je t'enverrai alors un message h propos de ces flkches. Lorsque je le ferai, envoieles-moi vite. Note : pour le à sikge d'Andarig cf. MARI 5, p. 617. È
a) Comprendre à pointe de flkche È Les poids reprksentent 40 gr., 24 gr., 16 gr. et 8 gr. respectivement.
667 [XVIII 91 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère Il n'y a pas de boucliers pour l'arméeDonne des instruc91, L, 10 : ~ - I I U - ~ I I5I li-mi-n~u -II~ Z U - U I I I - ~ I Icf.- [1.~ 17!1. ; 92. L. 12 : 8 gfi 2 0 ma-na zabar [li-Su-n~u]. à 5 [li-~III ? U - U I I I - ~li-l>11-i111, U-~ 93. L. 16 : zab[ar li-ic~-n~u-n~fil.
Dis à Mukannisum : ainsi parle ton Seigneur. 94. L. 7-10 : ['-no ln\-pu-ut su-bi-im, [u-nu 1"Sci-pf-ri"-ri}!!! wu-[elr-nui. [giJi-in-nu-rim dlci~n-[qlci-tim.[Sa su-pu-Si-in11 l[i-iq]-bu-i~irn-~r~u. 95. L. 11-12 : [a-wa-tum un-ni]-tum, [i-nu yu-hi-e : cf. Falk., BiOr XIII, p. 28bI lugal.
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LES DOCUMENTS
P PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
LES &ES
668 [XVID 101 Dis à Mukannigum : ainsi parle ton Seigneur. A l'audition d e cette tablette d e moi, fais faire 1000 flèche d e bronze d e 114 d e sicle chaquea), à partir du bronze versÃpar les gens qui ont eu leur champ inondkb), qui est à ta disposition et fais-le-moi vite porter. a) à peu prè 2 grammes. b) Une dkrivation A partir de makrûm à rouge à ( 0 . R. : à le bronze rouge>), serait ici peu claire et sans parallèle Le verbe makamm signifiant à inonder un champ È ce bronze reprksenterait les droits acquittks par les paysans qui ont demandk A ce que leur champ fûinondk.
LE RAVITAILLEMENT
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1 96. L 8 : Ã Sem-h-tum a-nu 1;-ib-bi-im
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point la u catkgorie de tête mais celle qui est rkservke à A la personne royale È prksentant le mêm emploi que dans les Sû rêSim La catkgorie fis serait celle des autres que le roi.
Il faut que l'on emballea) tous les arcs neufs qui s e trouvent e n ta possession dans du cuir rougeb) et que l'on retourne dedans l a harpe96c). Ces arcs iront en expéditioavec moi. Il faut (de plus) que soient constamment à m a disposition 5 couffes d e flkchesd) d e l a qualit6 que j'utilisee) et 10 couffes d e flkches d e 2e catégorie a) Je ne connais A Mari huppû qu'avec le sens d'a emballer à ; cf. d'ailleurs la liste des emballages nahbdtuin de XXIII 103. Le sens de à gainer à ( 0 . R.), qui est possible, est encore A montrer par un exemple plus net que celui-ci. b) L'usage de à cuir rouge à pour emballer des biens qui doivent être non stockks, mais envoyks, trouve un parallèl dans les textes hittites : cf. A. Goetze, JCS 10, 1956, p. 32. c) Le passage est trks discutk. L. 8, la lecture gknkralement admise jusqu'ici a kt6 sem-pl-tam avec un sens de à bord (de la couture du gainage) à pour l'kditeur du texte (XVIII, p. 142', n. 145) et à bout (de l'arc) à (XXI, p. 340, n. 19 et C A D Q, p. 148a ; ibid. 512, p. 293b, sans traduction, mais apparemment sans changement). C A D Q comprend à turn the end toward the center, i. e., bend the bows È mais est-il raisonnable de faire envoyer les arcs bandks? La proposition de 0. R. de à retourner la couture en dedans à pose des problème techniques (cf. XXI, cit.) Il est gênan que g à ª p à ® t usimle terme renvoie vraiment A à arcs à ne soit pas qualifik par un pronom suffixe -?ina. D'autre part, ?êpît n'est, A ma connaissance, attestà A Mari que dans un cas rarissime pour dksigner à les pieds à d'individus. Le texte est dksormais publik par D. Duponchel, FM III 22 : 4. Ce sens de à partie basse à est, d'ailleurs, le seul attestà par les exemples de CAD, non celui de à bord È En revanche, Mari documente en abondance dksormais le terme ?ebîtu comme un instrument de musique. Le terme a kt6 enregistrà à tort par C A D S, p. 4a S. v. sabït ; AHw distingue, lui, deux termes (p. 999b et p. 1207a). XXI 298 : 15 montre Sebîtukcrit sans le prkdkterminatif @^. d) En m. A m., à roseaux È Il s'agit donc du corps lui-mêm de la flkche, les tête en bronze faisant l'objet de livraisons particulikres et ktant apparemment rkcupérkes e) Il est manifeste qu'ici cette expression permute avec la ; qualitk SAG È SAG pourrait désignedè lors, au propre, non
ET LES MILITAIRES
Les provisions de route sont exprimkes par le terme sidîtum lequel est trks souvent qualifik par un nombre de jours, ce qui exprime la longueur de la route A parcourir. L'expression Sutajbutum qui est gknkralement traduite par à faire prendre son kquipementlravitaillement à (A quelqu'un) est amphibologique car, dans beaucoup de contextes, elle revient simplement A signifier à faire se mettre en route È (445) montre que l'arméne reçoi ses provisions que lorsqu'elle se met en route. Tant que l'expkdition n'est pas commencke, les soldats doivent vivre sur leurs revenus propres. (444), toutefois, indiquerait que les soldats doivent se prendre en charge eux-même (a L'armke qui ktait aux ordres dlISme-Dagan a fait retraite. Elle a reç permission d'aller chez elle pour assurer son ravitaillement È et (669) confirme que les particuliers doivent veiller A leur propre subsistance, car, dit le texte, s'il n'y a pas de grain disponible, ils doivent aller s'en procurer dans les villages. Il se peut donc que, certaines fois, les mobilisks aient eu A en assumer les frais. En d'autres occurrences, c'ktait naturellement le
LES ARMEES ET LES MILITAIRES
Palais qui étaipourvoyeur. (448). par exemple, dit: à J'ai donnà leur approvisionnement à des Bédouinde la steppe. J'ai constituà une troupe de 2000 soldats qui iront en expéditio avec Yasmah-Addu. à On utilise ici paqûdumC'est le verbe technique qui indique que l'on donne rétributiosous forme de rations alimentaires ou autres, la piqittum, A la personne dont le Palais s'est attachà les services. Que les Bédouinl'aient reque indique, par là même qu'ils ont étofficiellement enrôléIls n'ont donc pas A exiger de salaire-qerkm (cf. ci-dessous.) Il est difficile de génér liser à partir de tous ces exemples dont la situation historique précisn'est pas toujours évidentePeut-êtr distinguait-on entre troupes nationales et troupes bédouine enrôléet tenait-on compte en outre des fortunes personnelles. En cas d'arrivéde troupes alliéeselles étaiennormalement prises en charge. Pour les troupes du Zalmaqum de passage par Qattunâ (XXVII 80). comme elles ne venaient pas A proprement parler au secours de Mari, le gouverneur ne traita que les gradés généra (gai mar-tu), chefs de section et chefs de 50 hommes, lesquels il est vrai devaient êtr des chefs coutumiers de plus ou moins haute naissance et furent traitécomme tels. Zakira-Hammu offrit donc un mouton, le pain, la bikre et l'orge, cette dernièr ayant dà êtr servie comme plat d'accompagnement de la viande, analogue au riz ou au boulghour dont on use de nos jours. En revanche les troupes elles-même vécurensur leurs provisions, ce qui explique le détachemendu gouverneur par rapport au nombre des repas qu'il leur a fallu : à Qu'est-ce que cela peut-faire qu'il y pit eu 1000 ou 2000 repas? à (cf. XXVII 80, citép. 307). De même pour les troupes bédouinede Mari qui arrivkrent en renfort A Babylone: elles furent priéeA un grand festin offert par Hammurabi dans les jardins de Babylone (579). Cela s'étaipassà de la mêm faqon pour les troupes babyloniennes venues en renfort au moment du soulkvement benjaminite. Zimrî-LÃn'avait d'ailleurs pas étheureux des retards dans leur approvisionnement en farine et en huile (692) et il avait fallu veiller A ce qu'elles n'allassent point se pourvoir elles-même dans les champs qui leur étaien voisins (694). A l'époqude Zimrî-Lî une question se repose sans cesse: les soldats recevront-ils leur approvisionnement sous forme de grain ou de farine? C'étaiune question vitale pour la garnison mariote d'Ilân-sû(cf. XXVIl2, p. 48 et no 314). On sait que le grain, s'il vient A êtr moulu, représentbien moins en poids, une fois ôtÃimpuretédu sac (paille, terre et cailloux) ainsi que son
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de mouture (cf. MARI 2, p. 126, n. 12). Fournir de la farine revient donc à considérablemenaugmenter les rations. La question est posépar (670) oà tout semble livrà en farine. (512) montre de la farine êtr livré l'époquéponymaleIl s'agit alors du dabin (z~D-SE), tappinnum, ce qui est une sorte assez grossièresouvent attestépar grosses quantitésbase de l'alimentation des soldats. Il est possible que ce passage donne la clef des autres oà n'est employà que l'idéogrammstandard ZID, à farine È Par ailleurs, (672). toujours d'époquéponymalemontre la livraison êtr faite en deux parts (à moitià farine et moitià pain È mensuellement. Ce pain s'appelait du à pain aigre à (akalum einsum). Cette sorte devait êtr l'équivalendu à biscuit de ration à qui permettait au soldat de garder son pain longtemps sans qu'il pourrisse. Outre le grain, les soldats recevaient de la bièr (674). Le vin étairéservaux banquets de fêt et restait exceptionnel. Il semble qu'en campagne on leur ait fourni un produit appelà isimmanwn à partir de quoi ils étaienA mêm de se fabriquer une boisson fermentéqui leur servait d'ersatz de bièr ; (512) : fi Rapport au ravitaillement des soldats dont mon Seigneur m'a parlécela fait longtemps que les patrouilles de campagne ne sont plus pourvues de MARI 3, p. quoi se faire leur bikre à ; cf. (671) et, de faqon général 142, à Provisions de route È Depuis la capitale oh se trouvaient les réserveles plus importantes étaienpériodiquemenexpédiÃdes complémentde ravitaillement. (670) montre un convoi de farine êtr expédivers l'aval. Un texte particulièremen net est représentpar (539) qui décril'expéditio de ce que l'on tenait pour le ravitaillement normal de la garnison de Yabliya : à Fais embarquer 1000 homêr de grain [5 ugûrumsoit 600 hectolitres], - 100 de farine, 10 de bikre mélangà - A raison de 50 homêr par navire et qu'ils descendent le fleuve! (. ..) Lorsque tu les enverras, envoie-les avec ces directives : "J'envoie ce grain pour les rations de la citadelle de Yabliya, farine et bikre mélangÃpour les repas de la citadelle de Yabliya." N Ã
Dis à mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Isar-Lîm ton serviteur. L'armé est rassembléet c'est vers toia) que le Roi va venir. Il ne faudrait pas que mon Seigneur dise : à C'est ailleurs que vont les préoccupationd e l'arméeà C'est bien vers
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LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE MARI
ou 3 bateaux, selon le nombre disponible. Maintenant, ces bateaux, d&sleur arrivéelosje les remplirai de farine et je les expédiera rapidement. a) Ce passage montre l'échelonnemen des previsions de l'usage des stocks disponibles! b) Ce passage, lu à [lu]-qi-in-ni-si-na-ti par son editeur, a reç plusieurs corrections : [ils-ki-pu-ni-fi-na-fi,v. S., Or 21, p. 84, à on les a fait aller vers l'aval ou, J.-R. K. se corrigeant lui-mêm (XV, p. 246) : US-qi--pu-ni-si-na-fi (idem). En fait il s'agit ici du verbe qi'dpum & la forme II. Cette dernikre n'est enregistree par CAD Q,p. 93 qu'avec le sens de à garantir È Le sens contextuel de notre passage semble êtr plutô de à prête ou a faire prête Le gouverneur demande donc au roi de faire mettre & sa disposition des bateaux apparemment privésen à prê gracieux (qîptum) c'est-&-diresans frais.
toi qu'elle se dirige. Il faut que mon Seigneur fasse un appelb) à l'arméafin qu'elle préparson approvisionnement et lui fasse escorte h la rencontre du ~ o i ^ ^ S'il . n'y a pas de grain disponible*^, il faut que l'armésorte (de la capitale) pour se rendre dans les villages et qu'elle prenne autant de grain qu'il y en a afin de prépareson approvisionnement99. Postdrieurement à cette tablette de moi, j'indiquerai par lettre à mon Seigneur (le moment de) la monté des troupes1O0. Voilh que mon Seigneur est informélO1 a) Pour ces 2e et 3e pers. , cf. (621) n. e) et (657) n. b). b) Pour ce sens de ragâ~nurll cf. t. 1, p. 630, (433) n. c).
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Dis h mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Mon Seigneur m'avait parlà par lettre d'expédiela farine par bateau pour le ravitaillement de l'arméeCette farine est prêt depuis quelque temps: déjnaguère lorsque mon Seigneur est arrivà h Terqa, c'est sur cette farine qu'on a mangéavant que ce ffit le temps de le faire102a). A l'heure actuelle, j'ai menà mon enquêtelo : il n' y a pas de bateau h m a disposition. Il faut que l'on me fasse prê ter104b) avec l'aveu de mon Seigneur à destination de Mari 2
Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère En ce qui concerne les Bddouins, objet de ta lettre, je les ai expédià chez toi. d&sconnaissance de l'affairea). Maintenant que cette troupe s'est trouvéh ta disposition, réexpédie-la-m et qu'elle reçoivde quoi faire sa bièreb)selon les rations des ~ d d o u i n s06. l Bibliographie : cf. MARI 3, p. 142, n. 87. a) G. D. comprenait : en connaissance de cause ; je dois la bonne traduction & la *Th2se de N. Z. b) II est vraisemblable que cette livraison de bi5re sert de salaire en échangdu coup de main rendu. Ã
97. L. 15-16 : [si-di-is-su] li-if7-fe-er-s[i-mu]( c f . 1 . 2 2 ! ) , [ c i - I I U pa-ci11 lugal /il-ir-di. 98, L, 17- 18 : [fuln-mu]fe-um i-nu qu-filn. [ k a il-bu-ai-fi etc. 99. L. 20-22 : [ f u ki\-ma fe-ut11 i-bu-of-Su-u, [mu-Ici] 11-il-qi-LI*-etn-mu, [s(-di-is-s]uli-;+te-er-si. 100. L. 24 : [e-le]-e'$u-bi-i~n. 101. L. 26 : [un-iu-fumbe-Ili* lu-il i-de. 102. L. 10-1 1 : [il*-[naIli*-ib-bi zi-da 5u-il*-tu, la*-mu Su 11-ka-lim. 103. L. 14 : up*-ru-us.,(lS)-ma* etc. 104. L. 19 : rlil *-qf-pu*-ui-fi-na-fi.
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton p&re. Pars ? Subat-Samas i faire prendre connaissance de cette tablette de moi h Sin-têrÃMut-Bisir ainsi qu'h Mâsumle 105. L. 20-2 1 : [i-n]u-un-nagis-m[a-hl5 5i-na¡ [ k d - t w ka-fa-di * - f i l *lia* 106. L 15 : zi-munu3* qu-tu*-a[fl]u-meS ha-ni-;.
Autre chose : fais faire des examens oraculaires pour l'armé; écris-m'ele résultateet sois heureux! Le 8 courant du mois d'Ayyarum (xii*), je t'ai fait porter cette tablette de moi depuis Ninive. a) Pour cette distinction entre livraisons de pain et de farine, cf.
scribe amomte È Voilh que je t'envoie l'armé de Yarîm-Add avec QarrâdumEnvoie un message aux Bensim'alites et aux Benjaminites pour qu'ils te viennent en aide. En ce qui concerne leur ravitaillement et celui de l'arméqui est sous tes ordres, tant en farine qu'en pain aigre107 que le pays aura pré par6 pour ma venue, il faudra chaque fois donner mensuellement h l'armémoiti6 farine et moitià paina). Fais entrer dans les citadelles de la troupe dot6e d'un armement l6ger. Lorsque tu l'auras fait108, fais-toi un bataillon pris sur le pays b6douin. Il faut que cette troupe ait tout son saoul de viande et de vin. Qu'ils n'aient pas de motifs de mécontente ment concernant viande et vin^. Mais si la troupe se montre trop encline h discutailler1 lob), n'entre pas dans son jeuc). Les examens oraculaires que j'ai fait faire ici1 ont éttrè sains. Ils comportaient1 12d) un présagde gloire. Voici ce qu'il en este) de cet ennemi : à Tu ne subiras pas de pr6judiceo. à Le présagcomportait ton signeg). Tu les vaincras et remporteras le triomphe sur eux1 13. Constitue ta troupe : tu ne risques pas de tomber dans une embuscade1 14.
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107. L. 12 : 5 i-nu mu-u11-ri-kawu-LIS-bui-nu zid* Falk., BiOr 1, p. 1 14b.
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ninda oit-si. c f .
108. L. 17 : S u - r i 4 if-tu su*-b[u*-ama-nu hl;-ru-tim. 109. L. 19-21 : [su-ha-am i-na ma-a-ut li\a-nu^1k u - s h r , [su-bu-un1 Su-i" i-;LIUuzu* C gestin* lu*-ii 5e-hio,[Ã ai-5um uzlu* Ã gestin* pu-nu-fu lu i-saal-1;-mu-mu. 110. L. 22 : sa-b[u-u]mSu-u du-bu*-bu*-am 11-Ill-Se-4,su-ha-am fu-u-ti /lu-ui-ir. 11 1 . L. 24 : te-re-tum* .1(1an-ni-ke-e-em u-Se-p[i-SU].V . S . , Or 21, p. 80.
Introduction.
b) L'hapax da-ku-i-am oh G. D . voulait retrouver une forme de du'ûkumà tuer, vaincre Èet v. S. un mot étranger comme CAD D, p. 35b, n'existe pas. Le texte porte exactement da-bu-PA-am, ce qui ne peut êtr qu'une graphie de d a b à » b u m çdiscussion
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plainte È c) AHw, p. 321b, comprend à umzingeln à ; XV, p. 202, pose un habûrum çrassembler~ Il s'agit vraisemblablement ici d'un nouveau verbe. huppurum, à faire honte È à décevoidans son attente ÈapparentÃh l'hébree p à « rà êtr honteux, déà È L'idéest qu'il faut bien traiter ces Bédouinet leur accorder éventuellemenun traitement de luxe, mais pas passer par toutes leurs conditions. d) Nadiirn est du langage technique de l'extispicine et indique la présencsur la surface du foie de signes omineux ; cf. CAD Nil, p. 89b : à to produce a feature or formation on the exta È On en a la forme permansive 113 h la 1. 26 (corriger la mégraphide l'édi tion!). Il est intéressande constater que itaddà est une forme CC babylonienne Èet non du dialecte qu'utilisent entre eux Samsî Addu et ses fils (cf. 1. 24 oh la contraction de -ia- se fait comme ailleurs en ê) Peut-êtr y a-t-il lh la citation verbatirn du verdict portà par un de ces scribes ramenélors des campagnes dans la régiod'Akkad (au moment de l'affaire de Râpiqum)Pour des citations à techniques dans la littératuroraculaire de l'époque cf. XXVUl, p. 53-54. e) Le terme fêmur désignici le message fourni par le foie oraculaire. On retrouve le terme avec le mêm sens, l. 36. Corriger C A D H, p. 156b, qui lisait [da-a}k. La 1. 27 consititue le sujet d'une proposition nominale dont le prédicaest le verdict ominal à ûtaha[$ >>. f) çii taha//i est l'équivalendu plus courant :
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112. L. 26 : lire : io-tu-ad-da-a,comme la copie! 113. L. 27-31 : [{el4*-e*-em*na-uk-ri-im fa-a-ti, 'ii*l-i4/* fia*-/ILI*-(if-fi, [C te-re-tulm * i-id-de-ka-mu, [da-amTda]-su*-nu* ta-da-ak. C * [li-it-ka t ~ i -
su-u\k-ka-an.
m i m hifîtuiî ibaffi >>.
g) Cela veut dire que le foie a indiquà clairement que le sujet concernÃpar ces bons présageétaiYasmah-Addu lui-mêmePour un tel souci de définile sujet oraculaire, cf. XXVUI, p. 38-43. La forme i-id-di-ka,1. 29, est analogue à d'autres comme id-di-
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LES ARM~ES ET LES MILITAIRES
représentdonc le campement qu'il leur faut quitter! d) Les mu?êsià ne sont pas des a officiais à (CAD Ml2, p. 268b) mais des gens qui reçoivenla mission ponctuelle de veiller à ce que certains individus rejoignent leur affectation ; cf. XIV 8 0 : 10.
a-am (CT 3 3 : 34 ou YBT X 58 rev. 7 sq.). Ces formes actives sont égalemenrattachéepar CAD A ND' ; cf. les exemples regroupé dans CA£Nll, p. 90a.
673 [XIV 671
674 [VI 361
Dis h mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. E n c e qui concerne l'armke d e métieà ramener h Mari e t à pourvoir, c e q u i avait fait l'objet d'une lettre d e m o n s e i g n e u r 1 5a), j'ai convoquk bar-bas, Ilum-i.. . e t Abbatânle(s) chef(s) d e sections* 16b), e t leur ai donnà des ordres e n bonne e t d u e f o r m e : &menez l'armé d e s conscrits ; partez h Mari. S i elle passe la nuit lh oh elle s e trouve actuellement117c), (je rappelle qu')ils ont "mangé le serment d e mon Seigneur! à L'armke des conscrits arrivera h Mari aprks cette lettre. E n outre, j'ai installk, ville par ville, des hommes qui la fassent sortir1 18d). Bibliographie : cf. XXVV3, à La religion à (introduction). a) Pour cette restauration, cf. à 1. 5' È La 1. a bar-Samas à suit immédiatemen[Sa be-U i3-pu-ru-am] et la tablette peut donc êtr considérÃcomme ayant contenu 22 1. b) Un chef de section Abbatâ est mentionnà dans XXIII 43211433 iii et 596 ii (mention explicite de Saggarâtum) Les autres me sont inconnus mais ils devraient êtr au moins de rang équivalent c) II ne faut pas comprendre comme M. B. a Si, en quelque lieu qu'ils se trouvent, etc. È L'ordre du gouverneur est qu'ils doivent partir séanctenante sans attendre le lendemain. Le qaqqarum
Dis h mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. Hier j'ai fait la répartitiod e bièr par section. Aujourd'hui, depuis l'aube, je m e trouve h $uprum : aujourd'hui la troupe doit se rassembler.. . (Lacune de 3 1.)
. . . je dois expédier.. à ~ a r a n Ã19. ¢ L e messager, homme d e Karanâqui doit prendre la têt d e la troupe n'est pas encore arrivk. Il doit arriver vite120.
LES PRÉSENTAUX MILITAIRES LE PARTAGE DU BUTIN ET LA QUESTION DU SALAIRE DE LA TROUPE
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115. L. 6-8 : [a-au ma-ri^i tu-ri]-im, [Ã pti-qa]-di-im, [su be-li i w - r 0 am]. 116. L. 9-1 1 : [Il u*-bar*-[dutu], [Il AN-i[ ...1, Ã ab-[bal-ta-\an] lu*-gal*ku5. 117. L.7' : iz-zu-uz-zu i-& 118. L. ku-un].
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12'-13'
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(= ihîut)-m
= 21-22 : Ã u-1;-[su-am-ma]. 16-[m]eS mu*-se*-[si US-
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Les militaires recevaient des présenten fonction de leur hié rarchie. L'exemple le plus net a étpublià par P. V. dans a Parade militaire dans les jardins de Babylone à ; cf. (579). Hammu-rabi de Babylone y fait distribuer aux soldats des disques solaires qui représentendes médaillon(cf. MARI 6, p. 159-160) ainsi que des kâniktumsoit de petites plaquettes de métaprécieu sur lesquelles étaiindiquà un poids et dont le principe a ététudipar F. J. dans NABU 891108. Les quantitéde métauprécieuvarient en fonction des grades. D'autres livraisons sont faites sous forme d'étoffesIl est possible que ce soient des cadeaux de bienvenue (a Il [Hammu-rabi] étai vraiment content de l'arrivé des 119. L. 12 : [u-na ka-ru-nu-ci^} a-[lu-u]r-ru-& , pal-un rluls[u*-bi-i]m i-sa-bu-tu, 120. L. 14-17 : [lu k ] u - r c i - ~ - [ u ] ~[Sa a-[&-ni LI-u[l i]k-su-[aum. [ur-hi-is\ li-ik-Su-dum.
Bkdouins! Il a distribuk des présentÈ mais le soin avec lequel les autoritks mariotes ont contrôl les poids annoncépar les kâniktu avec leur valeur rkelle à leurs yeux (ÃLa [valeur] nominale de leur anneau étaide 5 sicles et la [valeur] nominale du disque solaire étai[aussi] de 5 sicles ; la [valeur] rkelle de l'anneau et du disque solaire étai(en fait) de 8 sicles È montre qu'il s'agissait là manifestement d'un acompte de salaire versà par les Babyloniens en échangde l'aide militaire qui leur étaiapportée Les deux gknéraureçurenainsi 10 sicles d'or, estiméen fait 8 sicles (32 sicles d'argent, d'aprks le rapport standard des 2 mktaux) ; les gradéont pour leur part: 20 sicles d'argent estimé 18 sicles (râ persim) ; 11 sicles d'argent estimks 8 sicles 213 (laputtfim) ; 6 sicles d'argent estimé4 sicles 213 (porte-enseigneinubabbilum). (541), à l'époqukponymale, montre le recours normal à cette pratique: Ici, pour ma part, je viens de faire les présentaux gknkraux, chefs de sections, ainsi qu'à ceux de la catégorides scheichs et aux membres des sections, ceux du moins qui se sont rencontréavec moi. J'ai donnà à tous gknérau 1 anneau d'or de 10 sicles, 1 soleil d'or de 5 sicles; à tous chefs de sections. 1 anneau d'argent de 5 sicles ainsi que des habits. Les scheichs et les membres des sections, je les ai vêtus A ceux qui ne se sont pas rencontrks avec moi, je n'ai pas fait un tel présent à Iime-Dagan invite son frkre Yasmah-Addu à faire de même
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(675), qui date de l'kpoque kponymale, traite des même sujets (à A l'heure actuelle, l'octroi des présentaux chefs de sections et lieutenants des troupes régulikrede la porte du palais qui sont en garnison à Tuttul et Yabliya, doit êtr effectuÃÈ et peut appartenir au mêm dossier. Il n'est pas impossible que ce soit en fait un problkme de partage du butin. (443) (ÃFais faire du butin par ton armke et qu'ils te bknissent! È montre bien qu'une des motivations du combat pour l'armke royale est le pillage de l'ennemi. Cette pratique est exposéde faço relativement aiguà par (457). Cette lettre a reç une attention considérablcar on a cru à tort y trouver la premikre attestation de la conskcration exclusive d'un butin militaire à une divinitk et non aux soldats, illustrke à l'occasion par la Bible (ÃBan È) Le fait est bien documentà à Mari, mais plutô par (462) qui raconte les ennuis encourus par un certain Yâwi-Adduau moment de la victoire sur Larîm-Numa'apeutêtr aprks le sac de sa capitale Aparhâvu le genre domestique des biens dkrobé: (On avait rappelà au') avait mangéle serment par Addu et Samsî-Addu celui qui s'approprierait du butin. Or lui, Ã
il s'est approprià sur le butin 2 marmites [en cuivre], de l'or, de l'argent, ..., du lin, de l'alun noir (?). à II faut cependant remarquer que le contrevenant ne risquait qu'une amende relativement bénignpar rapport au larcin et que l'on est trè loin des peines trks sévkrepar le récidesquelles se termine le récibiblique de la faute d'Akâ ; cf. Jos 7. (457) est nkanmoins un document d'une importance majeure en ce qu'il montre que. lors de la division du butin (en l'occurrence des hommes), une part rkservke (iittum) étaiconstituépour le roi, mêm s'il n'avait pas pris part au combat. Les gradétiraient au sort ensuite des lots qu'ils avaient constituks. Chaque soldat recevait enfin sa part. Cette dernikre étaisentie comme inaliknable. C'est ce dernier aspect que soulignent les déclaration solennelles du généra frustrà dans ses propres espkrances et surtout les instructions qu'amena une lettre royale: (Je rappelle qu')il a "mangéle serment d'obkissance à mon égarcelui qui, parmi mes serviteurs, aura pris le butin du soldat. à La part proposéà Samîd-ahuétaide l'ordre de 6 esclaves. Certaines lettres montrent que le butin en hommes pouvait êtr bien plus important. XXVI 36 : 21-24 souligne bien la terreur des gens qui voient arriver chez eux des troupes bkdouines : Cet homme ... avait excitk tout le pays (?) en disant: "Les Bkdouins sont venus pour vous dkvorer." È terreur d'ailleurs tout à fait fondke à en croire ce que raconte AsqûdumXXVI 37 : 12'-20' : D'autre pan, j'entends beaucoup de propos séditieude la bouche des Bkdouins qui sont amvks avec ASmad. Ils disent : "Les citoyens de Râpiqu qui restent dans les villes que nous avons dkportéeschoisis-les et donne-les-nous en butin." J'ai dit: "Ces gens-là on les mèner sous escorte dans une forteresse (?), à l'intérieudu royaume." Ils ont dit : "(Le pays) prendra peur." Pour l'heure, depuis lors, je suis amvà à mes fins mais les Bkdouins ne sont pas des gens comme il faut. J'ai peur qu'ils ne fassent main basse et ne pillent la population. à Le butin est naturellement assez bien documentà par une séri de documents administratifs qui montrent surtout les gens dépor tépour les besoins du palais: outre ce qui concerne les affaires benjaminites et qui est bien connu par l'ktude de P. V. dans XXIII, un dossier considkrable documente les pillages du Hurmii ou d'AsIakkà dans les annéeZL 11' et 12' (éditioà venir de J.-M. D et B. Li.). Plusieurs documents administratifs montrent cependant que les particuliers ont eu accè au partage de ce butin. Ã
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Le problèm du salaire militaire est posà par la question du
LES ARM~ES ET LES MILITAIRES
qerfum. Le terme étaiattestà ?i l'époqu amorrite jusqu'ici uniquement ?i Suse ; il l'est désormai?i la fois ?i Mari et ?i Uruk. On trouvera les exemples de Mari réunidans D. Ch et J.-M. D., N o t e s de lecture ?i Sanati-Muller. "Texte aus dem Sîn-kâg Palast" MARI 7, p. 367-375, commentaire au n0132, ce à quoi on ajoutera D. Ch., à Compte rendu de CAD Q, AfO XXXVI/XXXVII, 198911990. p. 105a. Il semble qu'une telle demande de la part des soldats, lorsqu'elle se produisait, ait parue incongrue. Le q e r k m ne faisait apparemment pas partie des traditions de Mari, au Uruk, i et les autoritésoulignent contraire de ce qui se passait ? que les livraisons alimentaires en sont exclusives. Il est difficile de comprendre, faute d'une documentation plus approfondie, le pourquoi d'un tel refus en soi. La pratique du qeriuin dans les textes privé(Suse) demande d'ailleurs ?i êtr approfondie.
LES PROBLÈME DE RÉBELLIO
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Dis h ISme-Dagan : ainsi parle Yasmah-Addu, ton frkre. Lorsque jhabitais chez toi, j'ai e u un problèm concernant les cadeaux aux chefs d e sections e t aux lieutenants, sans pouvoir e n discuter avec toi^. Ils s'observent, l'un l'autre. A l'heure actuelle, l'octroi des présentaux chefs d e sections e t lieutenants des troupes régulièrd e la porte du palais qui sont e n garnison h Tuttul e t Yabliya, doit êtr effectué122C'est e n fonction d'un protocole que tu auras fixà que tu leur feras leurs présente t leur feras porter leurs cadeaux12^. (Lacune.) Note : Les dons faits aux Bédouinpar Hammu-rabi montrent, que de telles largesses respectaient scrupuleusement la hiérarchi (579). Il est vraisemblable qu'ISme-Dagan n'avait pas pris le temps de fixer par un protocole (isiktuin) qui aurait quoi et de rendre l'information publique. Il avertit son fr8re de prendre cette précautioélémentai pour évitetoute discussion ultérieure 121. Les 1. 9- 10 sont kraskes et il ne faut pas en tenir compte 122. L. 13 sq. : [ni-di]-ir-ri41-fa-ut, [l6-me:] gai ku5-meÂnu-banda3-mes su p'-ih-ri-im, [fak]d &-kdl-lini,[Sv i-nu] tu-ut-tu-ulk, [h iu-a]h*-li*-i~*~* wu-uf-bu in-nu-ad-di-in. 123. L. 21 : [a-nu se-ri-&-nu tu-du-ab-bu-al,
Il ne semble pas y avoir eu beaucoup de probl8mes de rébellio militaire ?i l'époqueles révolteétanplutô le fait de vassaux ou de cité?i l'encontre d'un suzerain. Nos textes ne mentionnent ainsi jamais qu'un roi important (de Babylone, du Yamhad, de Mari. etc.) ait étdétrôpar une révoltmilitaire ou civile. Les cas de Yahdun-Lîtuà par son fils SÛmÛ-Yam et de ce dernier par ses serviteurs (931). restent relativement isolédans les récit de l'époqueLa seule preuve que nous aurions de la véracitde ces dires concernant SÛmÛ-Yam serait cette volontà de silence que nous constatons ?i son encontre, comme si son nom étaidevenu tabou. Ainsi Zimrî-LÃénuméra les rois de Mari qui l'ont pré cédn'omet point Yasmah-Addu alors qu'il évitde mentionner son oncle (136). On ne peut tenir compte cependant d'un désigénér de tabouer le nom d'un coupable pour expliquer ce peu de mentions de révoltecar le plus clair de notre documentation est écriau jour le jour dans des lettres qui convoient les informations à transmettre au roi. Ce genre de documentation doit bien se résoudr?i à appeler un chat un chat B. On se souviendra cependant ?i entrer dans les détailconcernant de la réluctancd'un Ibâl-pîle crime de l8se-majestà commis par celui qui se prétendaineveu de Zimrî-LÃ(cf. XXVIJ3, le regroupement du dossier dans à Les affaires judiciaires 4 et sans Zimrî-Addumanifestement moins effarouchable, l'affaire aurait pu êtr totalement ignoréeIl est possible que les serments de fidélitque se faisaient prête les rois en accédanau trôn aient étdes garanties suffisantes. Un cas particulier est donc posà par Quqqudânu (e Kukkutâ num È) généralissid'Asqur-Addu, qui, ayant étchassà par son maîtrea essayà de soulever l'armé numhéennrassemblé ?i Qattarà (XXVI 412). On remarquera cependant que c'est contre Haqba-Hammu, non contre le roi lui-mêm (malgrà les réserve expresses du génér devant la politique sanglante du roi, XXVI 401). que furent tenus les propos séditieuet que Quqqudânu se posait en protecteur de l'intégritdu royaume. D'apr8s XXVI 413. c'est d'ailleurs Haqba-Hammu qui se vengea en le faisant d'abord
LES A R M ~ ~ EET S LES MILITAIRES
extrader, puis exécuteet enfin exposer devant la populace. En revanche, (589) (cf. XXVI 470: 2') documente clairement la qui livra sa rébelliocontre la à Dame du Nawar de son génér souveraine aux ennemis ({{Son génér l'a mise aux fers et l'a livréÈ) aprks accord avec l'ennemi (*Des soldats lui [l'armé élamiteavaient barrà la route pour livrer bataille mais elle avait passà avec eux un accord de non-belligérancn). Ce n'est pas qu'il n'y ait à l'occasion dcs mouvements d'humeur dans l'arméeIls sont régulièremeattribuéà un esprit pervers qui est dit à faire basculer la bouche à (pâ subalkutum) de l'arméeLe coupable risque la peine de mort. Des documents comme (676) ou (577) montrent que les doléanceéventuelledes soldats sont un sujet auquel les chefs doivent toujours prête attention de peur qu'un mauvais esprit ne les orchestre et ne cré une situation insurrectionnelle. Ce dernier texte souligne d'ailleurs l'aspect exceptionnel de la bonne humeur de la troupe: à Lors de chaque expédition j'ai coutume de prête l'oreille car les doléancesont (alors) nombreuses. A l'heure actuelle, dans cette expéditionj'ai prêt l'oreille: pas de doléanceni rien. Ce ne sont que rires et chansons. Leur cÅ“u est content comme s'ils étaienchez eux. L'unique objet de désirc'est livrer combat et battre l'ennemi. La notation *leur cÅ“u est content comme s'ils étaienchez eux doit bien montrer le peu d'enthousiasme d'habitude de ces soldats-paysans à quitter leurs campagnes pour s'en aller guerroyer au loin. Ã
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Un seul texte illustre une émeutsanglante urbaine: (1061) raconte une histoire qu'il est difficile de bien situer mais qui peut faire allusion à des problkmes créÃpar des agitateurs souhéens L'affaire fut suffisamment chaude pour que l'on demandâau roi de ne pas quitter son palais de quelques jours. Faut-il croire que l'affaire avait pris des proportions telles qu'elle s'étaiétendude Terqa à Mari? Sans qu'il s'agisse cependant à proprement parler de rébellion plusieurs textes documentent le manque complet d'enthousiasme, voire simplement les retards, des mobilisables à se rendre à la convocation militaire qui leur étaifaite. L'exemple le plus flagrant fut celui qui donna lieu au dossier du rihwm étudidans XXVII1, à propos d'Asqûdum Lors de la rkbellion benjaminite, plusieurs clans bensim'alites attendirent manifestement la victoire pour voler à son secours. Cela semble patent puisqu'au moment de la grande réconciliationc'est la figure d'Ibâ1-pi-Elle
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mer'ûm qui apparaîau premier plan : c'est lui qui conduisit la purification et risqua de se faire prendre à partie comme responsable de ce qui s'étaipasséEn l'occurrence, désireude ne pas aggraver les choses, le roi de Mari et ses grands conseillers cherchkrent un compromis. On se contenta de remontrances solennelles, du genre de celles de Rip'i-Lî rappelant aux Bédouin que Zimrî-LÃne devait qu'à la faveur de ses dieux et à son propre talent d'avoir triomph6 de l'adversitécf. le texte cità par G . D., MélangeDussuud, p. 981, n. 1 et par MARI4, p. 323, n. 131. A d'autres occasions, il devenait nécessairde faire un exemple sévkrpour insuffler au cÅ“u des retardataires l'enthousiasme défaillantC'est ce que montre (559) oà les Bédouinrevenus de la steppe prennent chez eux un bon temps un peu trop long pour les urgences du moment. Le gouverneur de Mari conseille : à Donc, si d'ici 3 jours ils ne se rassemblent (toujours) pas, il faudrait alors, si mon Seigneur y consent, que l'on exécutun coupable dans l'ergastule, qu'on lui coupe la têt et qu'on (lui) fasse faire le tour de ville en ville jusqu'à Hudnum et Appânen sorte que, les gens prenant peur et se rassemblant vite, je puisse expédierapidement l'expédition On remarquera cependant qu'on devait se servir en l'occurrence d'un condamnà à mort déjemprisonnénon d'un des Bédouinréluctants Le phénomknétaigrave en soi. Selon les théoriede l'époqu un soldat qui n'étaipas volontaire pour le combat oh il s'engageait étaiun mauvais soldat, non fiable. La preuve la plus remarquable à ce propos est le jugement portà sur les troupes d'IimeDagan par les prophktes de Mari (X 4) : à Les alliéd'Igme-Dagan (sont composésde prisonniers. De rébellionen fourberies, ils ne sont point sûr pour lui. Ils ne lui obéironpas. (Voilà pourquoi) son armése débanderdevant mon Seigneur. Aussi les prophé ties multiplient-elles les assurances de l'enthousiasme des soldats, péansacclamations. Certains textes, au moment de l'invasion des Elamites montrent de faço spectaculaire ce qu'on a appelÃle à nationalisme amorrite (cf. XXXVIe RAI, p. 65). Ã
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Cela pose donc le problkme des pâfirumterme jusqu'ici propre à Mari et pour lequel il y a toujours de grosses difficultéde traduction. V. S. proposait de comprendre à § d à © s e r t edè u r son compte rendu de O r 21, p. 76. Cette faço de voir s'impose indubitablement dans certains contextes, comme ( 5 6 5 ) : * Il y a (toujours) des gens qui manquent. Les Benjaminites qui n'étaien pas passéà Dê (lors de ma précéden lettre) sont (toujours) manquants. Aucun de ceux qui ont fait l'objet de ma lettre à mon
Seigneur ne sont arrivés Ce sont des déserteurs à Dans (621), la situation est bien plus délicat?i apprécier car si Bahdî-Là morigèn les pâfiru qu'il rencontre, il invite le roi ?i demander aux chefs de ne pas se laisser produire une telle situation, donc semble considére que ce sont ces derniers qui, en laissant aller leurs soldats (fa-bu-am i-na qa-ti-&-nu la k-wu-ta-runim), créenles pdJirum. Une situation inverse est documenté lors de l'expéditiode Qatna, (454) : K Dans l'arméqui est sous les ordres de Samîd-ahuet qui doit quitter Qatni, sur mission donnépar Samîd-ahuaux scheichs des Bédouinsles scheichs mettent aux fers ceux qui partent (d'eux-mêmeset les renvoient ?i Samîd-ahum (Les soldats) ont vu comment on les met aux fers et ?i Samîd-ahum (Certes) ils ne reviencomment on les réexpéd nent plus au Pays (d'eux-mêmes mais ils se sont (dè lors) mis ?i entrer en masse dans le territoire ennemi. Message a étenvoyÃde libérela troupe (a-na sa-bi-im pu-furi-im). La troupe tout entièr le sera, etc. D On voit donc, surtout d'aprè ce dernier document, l'amphibologie de pafârumsusceptible dans le mêm document de deux acceptions contraires, positive et négativeOn avait déciden haut lieu le retour des soldats; ce qui est ici contestable, c'est qu'ils en décidend'eux-mêmessans le faire de façoofficielle et sans attendre les mesures prises par le généra La preuve défini tive ambivalence fondamentale est d'ailleurs apportépar -- - rie -. cette . XXVI 405 et 408 qui, au sein des effectifs mariotes, distinguent K les effectifs réellemendisponibles à (batîtum) les gens K absents à (pâfirum) les K fuyards à (ba-zAh, halqum) et les morts (ba-ug7= mîtum) Dans le langage de la joaillerie, on trouve de mêm un emploi ?i la partie du bijou qui s'est défait de pafâru en référen d'elle-mêm ou a étdefaite volontairement. Dans le langage militaire, le mêm verbe désignune retraite volontaire ou non (décrochage) Le soldat pâtiru ( K qui se separe È doit donc êtr celui qui ne fait plus partie du kijrum (le à § n ~Èu l'Ãagréga È) terme par lequel on désignle bataillon organisÃpour le combat. Dans certains contextes, le pâfiru peut donc êtr aussi bien le à permissionnaire È XXVIl2, p. 77, n. i), que le K libérabl È XXVIII, p. 292, n. e) ou le K réluctan È Lorsqu'il s'agit de désertiogénéralisà comme c'en est sûre ment le cas pour (569). les verbes utilisésont sans ambiguït atallukum, à partir à ou halâqumK s'enfuir È Or (570) utilise pour les même soldats (le document parle d'ailleurs explicitement
d'un mouvement vers l'amont, donc d'un retour chez eux) le terme È pafârumtraduit ici par K décampe
Dans une lettre précédent mon Seigneur m'a écrien ces termes-ci : à Pourquoi ne m'as-tu pas écrileurs plaintes? Maintenant, va au milieu de l'armke et kcris-moi les doléance de l'arméeque tu entendras. à Voilh ce que mon Seigneur m'avait écritA présentlorsqu'ils sont rassemblés ils n'ont pas parlél'un avec l'autre, de leur libérationJamais, lors du rassemblement, ils ne se plaignent ii moi, ni ne transgressent leurs sermentsa) et je n'ai entendu nulle plainte de leur part. L'un avec l'autre, lorsqu'ils sont rassembléson ne les entend pas, etc. Bibliographie: éditpar J.-M. D. dans les MélangeP. Garelli, p. 64 sq. a) Pour ce verbe tepïîéquivalen?i Mari d'etêqum transgresser È cf. MélangeP. Garelli, p. 53.
677 [I 1141 Dis h Addà : ainsi parle Yasmah-Addu, ton fils. Voici que, selon le message d'Addâj'ai fait prendre la route1^ h 40 à chasseurs à (bâ'irumet viens de les expédie chez Addâ
Dis à AddÃ: ainsi parle Yasmah-Addu, ton fils. (...)
Il m'avait demandÃceci^ : à Qui est-ce qui a fait tenir des propos séditieuh la troupe? Ce sont deux hommes'? à (Oui, c'est bien) ces deux individus en suscitant la peur! Ceux qui ont fait tenir des propos séditieux Lâ'à les a aus124. L. 7 : LUI-fa*-[a]"-bi-[tlu*-[alni*-mu. Les 1. ~ 8 - 9 nde G. D. n'existent pas! 125. L. 1' : ki-a-am [if-tu-lu-an-nium-mu-mi].
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LES ARMEES ET LES MILITAIRES
sitô mis aux fers et les a amenésOn a mis aux fers ces gens et on les a amenéh Mari. J'ai informà Addà par lettre rapport au fait qu'ils ont fait tenir h la majorità des propos séditieuxL'affaire est maintenant dans ses mains126.
679 [I 81 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Au sujet des MâYa'ilâni qui sont chez toi, je t'avais dit de les garder sous la main dans l'éventualitimprobablea) qu'advienne plus tard la paix. En réalitéb il n'y aura nulle paix avec le Ya'ilânumJe demande expressémenqu'on s'en saisisse. Envoie des instructions pour que les MâYa'ilânim tous ceux qui sont chez toi, h divers titres, meurent dans la nuit même Qu'il n'y ait plus de garde sans relâch ni de dépensde nourriturec)! Qu'on leur fasse des tombes. Qu'ils meurent et qu'ils soient enterrédans les tombes^! On tuera Sammêtarqui fait partie de leur famille d'allianced). Ne garde128 pas ses épouses Deux ânede bâet un serviteur seront mis h leur disposition et fais-les-moi conduireÑ En possession des épousede Sammêtase trouvent130 une mine d'or et deux mines d'argent. Mananna, le serviteur, ne doit pas te tenir des propos inconvenants! Ne lui prêt pas foi^. Le serviteur Mananna ne doit pas s'approcher 126. L. 10'-13' : à US-ium ma-[du-ri~n], pi-em dS-ta-[ho-ul-ki-tua-nu uad-da-u],ui-pu-ru-am [i-na-un-nuu-wu-tum, i-nu qu-\ri a-ad-du-a .Tu-uk-naut]. 127. L. 17 : li*-mu*-tu à i-nu qtl-bu-ri li*-iq*-lqé-eb-ru] 128. L. 19 : gemea-mes-iu [ / ] ata-k[u*-lu].
de ses épouses132 Il faut leur ôtere à elles seules133 leur voile de femmes mariéeset leurs habits. Prends leur argent et leur (!) or et fais conduire ces^^ femmes chez moi. Il y a deux musiciennes, Namra-Zarur, et leur&) femmes à chacun. Celles-là (en revanche) garde-les par-devers toi. Mais les épousede Sammêtarfais-les conduire chez moih). Je t'envoie cette tablette de moi, le 15 de Tîrun(v*) courant. a) C'est la particule tu336 qui convoie la notion d'irréedans l'akkadien de Mari. En génér cependant, elle porte sur le passÃet se traduit le plus souvent par On aurait dit que È Ici, de f a ~ o n nette, c'est un irréedu futur. La phrase est certainement une proposition en incise et t u f f Ã...m a forme ici un ensemble, analogue A tu3fâ.nza1 73 : 19 montre le mêm emploi de tus36 irréel dans le présent cette fois-ci. b) L'adverbe i n a n n a indique couramment A Mari le retour de l'irrée A la réalità c) Ce passage a éttrè diversement compris ; v. S., O r 21, p. 77, pense que l'exécutiodes otages doit se faire secrktement : Qu'il n'y ait pas de surveillant. L'existence d'un terme ukulliî (<de ugula), maintenu dans AHw, p. 1406, paraî peu vraisemblable. D'autre part, comment traduire dè lors d'un seul coup la 1. 14 avec le prohibitif, alors qu'il est évidenqu'on ne peut sépare grammaticalement tnagartunz na'âdu de ukulliîn~ Pour L. Oppenheim, JNES XI, p. 131a, il s'agirait d'un rituel funérairoccidental. Il donnait A m a c a r t u m le sens de wake È A n a h à ¢ d u celui de keen et A ukullû celui de funeral repast È On sait maintenant (XXVIl3) que le repas funérairse dit simplement naptanum. En fait, tous les termes qu'utilise ce document doivent garder leur sens courant. Garder en vie les rebelles MâYa'ilâni revient cher en gardes à entretenir. D'autre pan, on entretient des gens A qui on ne peut plus demander d'assurer leur service. U k u l l ~ à ®ai donc ici le sens de nourriture donnéA un travailleur È ci) En m. à m. son sang È Ce Sammêtan'est pas connu par ailÃ
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129. L. 20-21 : 2 anSe gh à 1 tur [ , . . ] ,iz-zu-az-[zu-5;-nu-fi-ma\, a-nu seri-i[u Su-re-Si-na-fi]. 130. L. 25 : i-bci-us-[SI. 131. L. 26-28 : 16-tur ma-nu-an-na l[u* dum-qu-tim}, la { x x x ) i*-qa-ab[bi-kum-ma],à { x x x ) [ d u t\u*-tu-ku-al-5um\.
132. L. 29 : lu-tur mu-nu-un-nu u-n[u geme2-me$-.fu].
leurs et n'est certainement pas le fils de Lâ'à qui devint par la suite le ministre de Zimrî-Lî Ce devait êtr quelqu'un de la régiode Mari qui avait eu l'infortune de contracter une alliance tribale avec les Mir Ya'ilânim ce qui l'amenait h partager leur sort. e) Pour cette conjugaison expressive avec redoublement de C3, cf. NABU 88/17 et B. G..RA 83. 1989. p. 27-34. f) En m. h m. : Ce qui est de leurs têtesà Cela indique qu'elles sont devenues des alnzattu~n. g) Aux MâYa'ilâni ; ahunà renvoie aux différentmembres de la tribu h exécuter h) L'une de ces deux femmes pourrait êtr la à fille de Mâr Addu, le Ya'ilânu à que l'on retrouve au débudu rkgne de Zimrî-LÃdans le harem d'Adal-senni de Burundi. aux côtà d'une fille d'Isme-Dagan, aprks l'écroulemendu royaume de Haute-Mésopotami; cf. P. M., Liqtum, reine de Burundum È MARi 8, p. 455-459. Ã
CHAPITRE EX
LES BEDOUINS
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Ceux que l'on appelle ((Bédouin à sont désignà dans les textes akkadiens de Mari par le terme haniîmdont le françai Hanéeà n'est qu'un décalqueLe problkme vient de ce qu'au débude la recherche hanû ou HA-NA, son autre expression graphique, ont étpris pour un ethnique et cataloguéde la mêm faço que Benjaminites à ou à Bensim'alites à ou SoutéenÈ Cela a donnà une vision extrêmemen floue des choses comme on peut le voir h la lecture de l'ouvrage de M. Anbar, Les Tribus anzurrites de Mari, O B 0 108, 1991, qui a systématiquemenpartagà les sources entre les trois tribus principales, Hanéens Benjarninites et Bensim'alites È En fait, hanû signifie qui vit sous la tente à et dérivd'une racine apparentéh l'hébreHN', de sens analogue. HA-NA à qui a étpris pour un idéogrammsumérien'est que la suffixation en -a (la formation amorrite du fdminin, analogue au -at.unz de l'akkadien) du terme haniî et désignsoit la collectivitésoit le pays bédouinCela est évidenpar le fait que certains de ces pseudo-Hanéensont susceptibles d'êtr dits Benjaminites à ou Bensim'alites È voire les Turukkéen(Chroniques éponymales) et cette possibilitémontrclairement que haniî est un génériqu non un ethnique. A cette racine HN' se rattachent plusieurs termes fort importants de la sociétde Mari comme la prétenduville de Mahanum, qui désign en fait le campement à nomade Ã
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LES DOCUMENTS C PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
(bensim'alite). La grande division bédouinqu'illustrent les textes de Mari est donc avant tout celle des à fils de la gauche à (les Nordistes), ou Bensim'alites, et des u fils de la droite à (les Sudistes), OU Benjaminites. Nous ne savons trop A quoi fait allusion cette dknomination. J'ai, pour ma part, avanck l'hypothkse qu'A un moment donnk, les bandes occidentales qui se répandaienau Proche-Orient se le sont partagk selon une grande division théo rique en fonction de laquelle se répartirenles différentetribus amomtes. Lorsque l'on cartographie les tribus amomtes d'aprks la documentation mariote, il n'est plus possible de les distinguer selon une répartitionordlsud. Cela est normal car on les prend A un moment tardif de leur histoire. Foncikrement, malgrk toutes leurs querelles, à Nordistes à et à Sudistes à avaient le sentiment de leur profonde unit6 (733). Il est vraisemblable que dans la langue kcrite de Mari, qui est de l'akkadien standard, les dknominations ktaient *mar-inmà (kvoluant en n~arrnû et %ar-sim'alà (?) ; les formations attendues en dialecte occidental, bin-iamîn(a ou bin-sim'al n'ktant attestkes que par des noms propres, comme le bi-ni-ia-mi-na de XXII 328 iii 16, oh l'kcriture par NI doit reprksenter un sandhi. Il se trouve que hanûn a surtout fonctionnk comme le fait en françai le terme à § a m k r i c a i nqui a une signification large (N personne des deux Amkriques È ou restreinte (N personne des est USA È) Si, dans certains cas, il est facile de montrer que hanûi~ A comprendre comme à Benjaminite È dans la trks grande majorità des cas, surtout dans l'ample correspondance qui vient de la Haute-Djkzirk, hantirn vaut 6 Bensim'alite È Or, il se trouve que l'ethnie Alaquelle appartenait Zimrî-LÃlui-mêm étaibensim'alite. A la suite de ses ancêtres Yaggid-Lîet Yahdun-Lîm bien d'autres Bensim'alites ktaient venus s'installer aux Bordsde-l'Euphrate, depuis apparemment les sources du Balih. On doit donc distinguer deux sortes de Bensim'alites, ceux qui vivent autour du roi dans le cÅ“u du royaume et sont ses cotribules sur l'appui desquels il peut compter sans réserveet les Bensim'alites du nord-ouest de la Haute-Djkzirà qui suivent leur merLtÂ?nçche des pâtureÈ et avec lesquels les rapports sont passks par des hauts et des bas. Les Benjaminites sont installks côt A côt avec les Bensim'alites dans le cÅ“u mêm du royaume. Les rapports ont ét trks houleux certaines fois. Un premier affrontement majeur se produisit A l'kpoque de Yahdun-Lî qui attaqua leurs villes
LES B ~ O U I N S
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fortes, surtout Samânu au nord de Terqa et Tuttul au confluent du Balih et de l'Euphrate. Le fait qu'un frkre de Yahdun-Lî kpousa la sÅ“u du roi benjaminite dlAbattum, Addu-dûrÃlaquelle fut la propre mkre du roi bensim'alite de Mari, Zimrî-Lî montre la complexitk des rapports intertribaux ; cf. MARI 6, p. 48, n. 48. Il est vraisemblable que lorsque Mari tomba et que Samsî-Add crka un hiatus dans la prksence sur le trôn euphratique de la dynastie bensim'alite, les princes benjaminites furent eux aussi chasséde leurs possessions. En tout cas, nulle mention n'est plus faite d'eux sous le rkgne de Yasmah-Addu. Nous avons de bonnes raisons de penser que l'attaque contre le royaume de Haute-Mésopotamifut menke par l'ouest par une coalition bensim'alite et benjaminite qui commenç par reprendre Tuttul avant de foncer sur Mari. Dks lors les deux ethnies se repartagkrent les Bords-de-l'Euphrate, mais l'entente fut de courte durke. Le point sur la documentation concernant les nomades a kt6 fait dans à Nomades.. . È Arnurru 2. On trouvera ci-dessous des textes regroupks selon quelques thkmes majeurs, comme la rkvolte des Benjaminites et leur rkconciliation avec le roi de Mari ; les mouvements des Benjaminites entre leurs rksidences mariotes et d'autres points d'attache oh les mknent leurs transhumances ; les problkmes affkrents aux mobilisations des Bensim'alites et aux parcours de leurs troupeaux. Sont abordkes ensuite d'autres questions plus restreintes. Ce regroupement de textes est kvidemment loin d16puiser la documentation relative aux nomades, omnipré sents dans certains dossiers. Un groupe final de textes rassemble les informations que l'on peut glaner sur les structures du pouvoir chez les nomades. On trouvera en outre les textes concernant les Soutkens. Il s'agit dans la rkalitk d'un vaste dossier dont beaucoup de pikces sont encore inkdites. En revanche, il ne faut pas s'attendre A trouver dans ce chapitre de longs dkveloppements concernant les à Habiru È Cette catkgorie de la population proche-orientale a reç une attention dkmesuréde la part des chercheurs surtout A cause d'kventuels rappro-' chements entre à Habiru à et à Hkbreux ÈCependant, en aucun cas A Mari, les habiru ne représentenun phknomkne analogue A celui des époqueultkrieures, ni mêm ne sont comparables aux habbdtu, à travailleurs en dkplacement à (ÃGitans È cf. (456) n. i) de l'kpoque qui suivit la destruction de Mari et ils ne font l'objet que d'allusions, collectkes pour la plupart par J. B., Le Problkme des Habi ru... È 1954. Cette qualification qui n'a de portke que
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politique est ktudike ailleurs dans cet ouvrage: (53) n. a) ; (456) n. i) et p. 374, ou dans à Nomades ... n.
LA RÉvoLT DES BENJAMINITES Il s'agit de l'kvknement majeur des débutdu rkgne de Zimrî Lîmune fois rkglks les problème de la succession de Samsî Addu et le partage des dkpouilles de son empire, ce qui prit A Zimrî-LÃla plus grande part de ses deux premikres annéesLes documents sont trks nombreux et le dossier dans son entier concerne en fait les six premikres annéedu rkgne (ZL 1-2, ZL 1'4'). Un premier point a étfait dans XXVIII, p. 139-149. Pour des raisons kvknementielles encore obscures, les rapports excellents au dkbut entre Zimrî-LÃet les Benjaminites se sont dégradé sans doute faut-il tenir compte de la volontk perverse de certains, comme le ministre BannGm, A en juger par ses lettres XXVI 5 et 6. de garder le pouvoir uniquement aux mains des Bensim'alites, les Benjaminites ktant soupçonnÃde collusion avec Iime-Dagan. Cependant au moment de la rkbellion des Benjaminites, le royaume de Haute-Mksopotamie semble n'êtr plus qu'un souvenir et tous les royaumes asservis du nord avaient repris leur autonomie. On voit d'autre part quelqu'un comme Asqûdum un ancien serviteur de Yasmah-Addu, prendre part au partage des dkpouilles des Benjaminites, aprks leur soumission (XXVI 74). Il est vraisemblable qu'en fait Zimrî-LÃn'a pas jugk sain d'avoir tout prks des métropolemariotes des villes fortifikes avec des pouvoirs locaux trop forts. Tout particulikrement, le roi n'a pas dà supporter qu'outre les Benjaminites domiciliks chez lui et qui, semble-t-il, s'accommodaient assez bien de son pouvoir, il y en eû d'autres, les sarrârunzceux qui ne lui avaient point jurk obkissance et qui considkraient cependant comme leur droit d'avoir des possessions dans son royaume. Il faut y voir lA ceux qui pratiquaient la grande transhumance et qui, passant d'un 6tat A un autre, selon le cours de leurs errances, devaient juger qu'à avoir trop de maîtreils n'en avaient pas. Ces sarrarum ktaient alors tout particulikrement établià § e amont à (elênuin) c'est-&-
dire au-del& de la zone proprement dite de l'autoritk de Mari. Cet amont semble avoir souvent coïncid avec la régiode Halabî (la Halkbiyà moderne), régioboiséet plus fertile alors que de nos jours, mais surtout débouch sur la valléde l'Euphrate A l'endroit du confluent avec le Balih, lA oà se trouvait l'importante ville de Tuttul, certainement autonome et, peut-êtr même sièg d'une royautk, quoiqu'elle fû surveilléde prks par Mari qui y ) lieu du avait installk un chef de district ( h a s ~ à ¢ n u n ztenant rksident gknkral à des protectorats françaide l'kpoque coloniale (cf. t. 1, p. 471). LA s'arrêt la comparaison car le fonctionnaire qui représentaila métropoln'avait pas qu'un rôl de représentatio et de contrôle mais en fait un pouvoir des plus ktendus. Des documents indiquent en effet que l'affrontement n'a pas kt6 recherchk par les Benjarninites. Le dossier constituà par les lettres XXVI 168-172, interceptéeaux portes de Mi3lâ par les troupes royales, montre en outre A quel point les Benjaminites étaienplutô inquiets et sur la défensive Dans sa lutte Zimrî-LÃreçul'aide de Qatna et de Babylone, mais aussi certainement du Yamhad et de Kurdà dont le roi Simahilân lui avait donnk depuis longtem s son plein soutien, ainsi que d'autres princes du nord-est, dont arraya de Razamà (cf. XXI 407). Les troupes allikes durent l'aider pour les combats dkcisifs qui amenèren le démantklemendes villes fortes. Cet épisod constitue ce que j'appelle à le premier soulkvement È L'appellation commémorativque Zimrî-LÃdonna A cette anné est significative: à Annéoh Zimrî-LÃremit en ordre le royaume de Mari. à La répressio fut rude: les terres benjaminites furent confisquéesIl y eut surtout déportatiosur une grande échellde la population, tout particulikrement féminin: des Benjaminites semblent avoir étexpkdiéeaux principaux coalisks mais surtout entrèren dans la domesticità des palais du royaume et les grands dignitaires n'hésitèrepoint A se payer en abondance sur les terres et les personnes des Benjarninites. Le conflit ne pouvait manquer de se généralise Les Benjaminites avaient de puissantes alliances tribales. Zimrî-LÃeut donc la tâch supplkmentaire en ZL 2' de réduirl'opposition arméde plusieurs grandes villes de l'Ida-Maras, A l'ouest de la Haute-Djkzirk, qui avaient entrepris avec le Zalmaqum de soutenir les Benjaminites. Il s'empara ainsi d'ASIakkà qui avait dà prendre la têt du conflit, mais aussi des principales autres villes de la ré gion comme Qirdahat ou Ainakkum. Ailakkà étaialors au pouvoir d'un roi portant un nom hourrite, Sadum-adal. Il fut remplacÃ
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par un certain IbâI-Addudevenu gendre (au plus tô en ZL 3') de Zimrî-LîCe changement d'onomastique, un K hourrite à remplacà par un porteur de nom sémitiqueest intéressancar il s'accorde avec ce que dit le roi de TalhayûmYâwi-Ilade l'éta blissement h ce moment-lh du pouvoir bensim'alite sur la régio du nord-ouest (303). C'étaien fait la restauration du pouvoir de Yahdun-Lîdans la région Une fois réduiteet démantelé les places benjaminites (ZL 2'). leurs chefs s'enfuirent, remontant le cours de l'Euphrate, sans doute d'abord vers Abattum. la ville des Rabbéensune de leurs métropolesLeur désidevait êtr de se joindre h leurs alliédu nord, dans la régiode Harrâ et de Nihriya, deux des principales capitales du Zalmaqum. Le fait que les forces mariotes occupaient Tuttul les empêchkren de remonter le Balih, tout comme l'obé dience d'Imâenvers Alep, alliéde Mari, rendait aléatoirle passage par l'Euphrate. Nous avons encore le souvenir de la mission diplomatique de DâriS-lîb h Alep pour exiger que les rebelles fussent expulsédes zones dépendand'Alep, Qatna et Carkémis (cf. XXVIl3). Les Benjaminites envoykrent dks lors une ambassade auprks du roi d'ESnunna (cf. F. J., XXXVIIIeRAI de Paris, p. 185193) pour solliciter son aide. ESnunna étaitaprks la chute du royaume de Haute-Mésopotamiela principale puissance h l'est du Proche-Orient, contrebalançan Alep h l'occident et occultant mêm l'filam. ESnunna qui avait désirattirer le nouveau roi de Mari dans son camp (D. Ch., Mblanges P. Garelli, p. 139-166) et s'étaivu préfér l'alliance avec Alep, saisit l'occasion de recommencer son vieux rêv de domination sur la Mésopotami du Nord. Elle envoya une annésous la conduite de Yaggih-Addu, un des princes benjaminites révoltÃqui s'étairéfugichez elle, contre la Haute-DjézirÃpour occuper les principaux alliéde Zimrî-Lî tandis que sous les ordres d'un trks haut dignitaire esnunnéen~allurum,une puissante arméremontait le cours de l'Euphrate, menaçan la capitale elle-mêm et s'emparant des places fortes les unes aprks les autres (ZL 3'). Ce fut de faço concomitante h cette percéeSnunnéennque se produisit ce que j'appelle la seconde rébelliobenjaminite, suffisamment forte pour que les Bédouinaient envisagà de marcher contre la régiode la capitale et de la mettre au pillage (700).
680 [II 1021 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. E n c e qui concerne les Benjaminites, objet d e m a lettre à mon Seigneur, j'ai envoyà quelqu'un h leurs différentbourgs pour faire une enquête D'aprè ses résultatstous les gens qui habitent dans les villagesla), c'est vers l'amont que sont leurs regards et c'est aussi vers l'amont qu'ils dirigent leurs moutons qui paissent à Lasqum. Chaque fois qu'on leur demande pourquoi, ils disent : K Il n'y a plus d e pâtur; aussi nous dirigeons-nous vers l'amont. à Voilh c e qu'il m'a dit. M e s commandos d'interventionb) s e trouvent renforcésLorsqu'un Benjarninite arrivera ici d e l'aval s e dirigeant vers l'amont2, on s e saisira d e lui. Mais, faut-il qu'une fois saisi, j e le fasse entrer h l'ergastule? Il m e faudrait (pour cela) un ordre écrid e mon seigneur^. Ou bien, faut-il qu'une fois pris, je l'envoie chez mon Seigneur? C e qu'il doit en êtreque mon Seigneur m e l'écrive Tous les gens qui habitent ici sont au courant d e cet éta d'hostilità et ils s e réunissenpour combattre3d). Il faut que mon Seigneur m'envoie décisioécritles concernant! Note : cette lettre, ainsi que plusieurs autres de Yaqqim-Addu, vu son contexte politique, devrait êtr antérieurh la nomination du fonctionnaire comme gouverneur h Saggarâtum laquelle n'eut lieu qu'aprks les troubles. On sait par XXVI 6 : 51 qu'au tout débudu rkgne il n'étaiqu'intendant de Hisamta, ville dépendan de Terqa. Il est vraisemblable cependant qu'il a étnommà h Saggarâtu sous les troubles benjaminites, sans doute h un poste de second du gouverneur, peut-êtr pour aider Sumhu-rabi vieux 1 . L. 9 : 16-me$su ki-nia i-na ~ u ~ , - r u - t i m ^ Pour . cette lecture, cf. M. B et les Il de XIV 8 : 17 et 121 ; 27. 2 . L. 19-20: [i-nu-m]u* 1 16 i-na dumu-me3 ia-mi-nu, [an-ni-ils* iS-tu -up-la-nu-um.
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LES BEDOUINS
et déjmalade (cf. sa mort soudaine dans XXVI 275). La nécessit de trouver un remplaçan h Itûr-Asd qui ne fit h Saggarâtu qu'un passage éclaidut êtr l'occasion de sa promotion. a) Pour ces kaprum, cf. p. 519. GUR, note ici KAB. b) Pour les bazahâtumcf. (621), n. c). c) En m. h m. : Que mon Seigneur me l'écrive d) Ch.-F. J. avait compris ils se rassembleront È interprétatio avalisépar XV, p. 201. L'expression verbale doit bien plutô indiquer les rassemblements qui ont déjlieu et oà les gens discutent entre eux de l'6tat de fait cr6é Ã
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a) Cf. (641) n. a) h propos de Zippun. En ce qui concerne le verbe Zapâfumil en existe deux. Le premier (verbe en i) signifie rendre un éditun jugement à ˆ c'est celui dont est dérivle nom du gouverneur È Sapi-, apparentà au Sofef (ÃJuge È de la Bible, ou au Suffkte carthaginois. Le second (verbe en a l u ) signifie menacer È Le terme Siptum h Mari est dans toutes ses occurrences dérivdu premier, non du second comme cela a souvent étrépé depuis la proposition de F. Th.-D. (cf. A H w , p. 1247b Siptum II = D r o h u n g ~ ) et n'a que le sens d ' à ordonnance> ou commandement È Il n'en reste pas moins que les deux verbes Zapâ!u sont apparentéet illustrent une opposition de conjugaison analogue à celle des verbes kasdpum (i), accomplir le rite du kispurn È et h s à ¢ p u (du), rompre (le pain) È Dans cette séri - qui n'est pas limitéà ces deux verbes dans la langue de Mari (cf. hamasum (du), commettre un acte violent È et hamâsu (i), faire le monument qui en perpétule souvenir È - la conjugaison en (i) est celle du verbe qui représentla conduite sociale découlande l'acte concret exprimà par celle en ( a h ) . b) Les expressions verbales des 1. 17 et 18 (tajabbatâ-$11 tereddê-Su ont étcomprises comme des pluriels, non des ventifs singuliers. Le ventif est rare devant un suffixe accusatif. L'idéest que le chef (Ãtoi È de la communautà (à vous È paiera pour une faute de cette dernière c) \pi}-qa-at est exclu par les traces. Marzal avait déjproposà dans Cath. Biblical Quarterly. 33, p. 338, n. 15 de lire [tam]a-ut. L'autopsie de la tablette a étfaite indépendammende sa proposition. d) En m. h m. : Tu ne vivras pas È L'expression est h comprendre - comme souvent en akkadien - de faço paratactique : :Tu n'échapperapas h une condamnation h mort. e) Ce toponyme est construit sur un nom d'ancêtre lequel est certainement un commémoratifYabtahar-na ne peut que signifier à II nous a choisis pour lui car une dérivatioh partir de la racine B'R et non PUR est indiquépar le NP de formation parallkle Batahrum È Il faut corriger en ce sens la lecture de XVI11, p. 8. Pour de tels noms commémoratifscf. ceux des ancêtre des rois de Babylone, tels qu'ils sont révél par la liste du rituel-kispum (cf. "Fils de Sim'al",.. È p. 160-161). Ã
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. M o n Seigneur m ' a écride rassembler les gens des divers bourgs benjaminites et d e promulguer un édi(dans c e sens). C'est une mesure encore plus excellente que ne le dit le message d e mon Seigneur et, avant mêm que la tablette d e mon Seigneur ne m'arrive, alors que je m e trouvais h Mari pardevant mon Seigneur, j'en avais entendu parler autour de moi. J'ai donc réunles scheichs des différentbourgs benjaminites et voici c e que je leur ai dit, d'un ton menaGanta) : Qui que tu sois, toi d e la ville d e qui un homme partira vers l'amont sans que vousb) ne vous en saisissiez et ne m e le conduisiez, tu mourras4~); tu ne te sauverasd) pas ! :: Voilh c e dont je les ai m e n a c h et j'ai égalemendonnÃdes ordres e n bonne et due forme aux hommes qui font partie d e m e s commandos d'intervention. Aujourd'hui selon le message que mon Seigneur m ' a envoyé j'ai menacà ces gens et donn6 d e s ordres e n bonne et d u e forme. J e m e saisirai d e tout homme qui se dirigerait vers l'amont et je le ferai entrer à l'ergastule. Que mon Seigneur n'ait nulle inquiétude Autre chose : le jour o à j'ai envoyà cette tablette d e moi chez mon Seigneur, je m e trouve à Bîyabtaharnae), à pied d' Å“uvre Ã
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682 [III 161 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. C'est en grand nombre qu'il y a dans mon district dans les
qu'il s'agisse d'un lit (cf. hebreu m i i k e b a " ) , on doit considerer que le terme designe l'abri qu'ils s'&aient prepare pour la nuit dans le champ. e) Je prkfèr traduire ainsi que recourir A wastîmà se sauver à s'en sortir (cf. (248) n. c) et (655) n. a) puisque le texte commence par dire qu'ils ont et6 faits tous trois prisonniers. Pour cet z pour à sortir de la vie à mourir : emploi de w a ~ à » neuphemisme cf. (50) n. m), (51) n. h) et (533) n. f).
différentebourgades des Benjaminites jouxtant Terqa, des femmes, époused'ennemis, (c'est-à -dire toutes celles dont les épousont en amont5 avec l'ennemi. Voilà pourquoi, nuit et petit matin, l'ennemi (peut) intriguer! contre moi : en effet, ils ne manquent pasa) de se réunipar groupes6 de 5 ou 6 et, nuitamment, ont libre accèsbà ces bourgades pour aller chez leurs femmes. Ayant recueilli tous détailnous concernant, ils en informent leurs compkres. Voilà pourquoi l'ennemi est omniprésentc)De plus, à Samânumsur trois hommes qui gardaient un champ, ceux des ennemis qui avaient l'intention de pénétre de nuit, à l'intérieude la ville, s'étanemparés d'eux là oh ils s'étaienétendusd)en ont capturé deux vivants et un (le troisikme) a périe) Maintenant, que doit-il en être Mon Seigneur doit réfléch à propos de ces femmes afin que je puisse conformer mon action au résultade sa réflexioqu'il m'écrira a) Pour cette formation verbale, cf. NABU 88/17. b) En m. A m. : à Ils entrent et sortent. L'expression est connue A Mari. c) En m. A m. : à le pied de l'ennemi est constant. L'expression est imagee: elle signifie au propre que l'on constate au matin les traces de pas de ceux qui sont venus. C'est par des emplois de ce genre que l'on comprend le mieux l'emploi qui est fait du terme iêpurn à pied pour signifier à presence sur la surface d'un foie hepatoscopique. On notera tout particulikrement dans le corpus divinatoire les expressions i à ª nakrim et G p bartim à pied de l'ennemi et à pied de la rébellio (cf. AHw, p. 1215a). d) MaSkabdtum est nettement mar u6 comme un mot ouestsemitique par l'usage, outre la racine K B inusitédans les dialectes orientaux, du préfixm a - non dissimile en na- alors que la racine comprend une labiale. Plutô que de considerer, cependant,
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bannum, ton serviteur. Je suis sorti hier de Mari et ma halte m ' a portà à zumbbâna)Tous les Benjaminites ont levà la torche : depuis Samânu jusqu'à Ilum-muluk, d'Ilum-muluk jusqu'à ~ i 3 l à ¢ nTous ~ ) les bourgs des Benjaminites du district de Terqa ont levà la torche en réponseJusqu'à présentcependant, je ne me suis pas (encore) renseignà sur (ces) torches. Aujourd'hui, je vais le faire et j'écriraà mon Seigneur ce qu'il en est. Les gardes de la ville de Mari sont assurémen renforcéeet mon Seigneur ne doit pas (en) franchir la porte. Bibliographie : éditpar G. D. dans à Signaux lumineux. .. R A 35, 1938, p. 178. Note : Bannum est des tous debuts du rkgne et 1'6venement dont il est question ne peut appartenir qu'A la premikre annee de Zimrî Lîou au debut de la suivante. Ce texte ne doit donc pas representer les prodromes de la rebellion et peut êtr separe des autres documents analogues. Bannum n'ayant pas l'air d'êtr particuliè rement inquiet de ce lever general de torches, il devait envisager la simple transmission d'une nouvelle concernant l'extérieudu royaume, comme l'arrivee d'une personnalit6 benjaminite. Le conseil donnà au roi vise sans doute A parer A toute eventualite. a) Sur la rive gauche de l'Euphrate, A la limite des districts de Terqa et de Mari. b) Pour l'interpretation géographiqude ce texte, cf. p. 517.
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5. L. 7 : Sa ki-ma lu-me3 mu-tu-Si-na [el-le*-num. 6. L. 12 : ... uk-tu-sa-sa-ru-mu.
684 [A.?]
7. L. 25 : [ik-su\-ud-maetc. 8 . L. 25-26 : i[s*-b]a*-tarn-mu2 lu ba-[all-pi-si"-nu.ti-bu*-ir-ru il 1 lu si-ern.
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle.. ., ton serviteur.
LES B~DoUINS
(Lacune de 2 ou 3 1.)
. . et les Benjaminites sont en pleine rébellionJe me suis empressÃde lever des feux pourg avoir des troupes de secours. Il ne faudrait pas que le cÅ“u de mon Seigneur s'effraie h cause de ces feux. Que le cÅ“u de mon Seigneur ne s'en soucie pas. Mon Seigneur est maintenant au courant. Bibliographie: 6dità sans r6f6rence d'inventaire par G. D. dans à Signaux lumineux ... R A 35, 1938, p. 181. Le texte n'a pu encore êtr retrouvÃparmi les in6dits. È
Tous les Benjaminites sont sortis de leurs villes et de leurs pays et ils sont en déplacementPour l'heure, voici ce qu'ils méditenen eux-même : à Prenons Tuttul comme forteresse ou bien.. . et agressons Imâr Voilh ce que méditenles Benjaminites. En fait, il ne faudrait pas que, suite h une négligenceils ne prennent Tuttul et que, par aprks, la situation d'Imâne tourne h la catastrophe. Maintenant que je vous l'ai dit, soyez fermes concernant votre ville ; rassemblez-vous vite et cette troupe qui est à votre disposition.. . Bibliographie : éditpar J.-M. D., dans MARI 6, p. 50-51, et n. 54. Ã
686 [III 381 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Mon Seigneur m'a envoyk une lettre au sujet du rassemblement dans les villes fortes de la population des campagnes^ de mon district, hommes et femmes. J'ai envoyà des habitants de Terqa: ils ont rassemblà la population des campagnes de Zurubbânde HiSamta, de Himmarâ et de Hannâ J'ai envoyk un message aux bourgs des Benjaminites. Le
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scheich de ~ u m t à ¢ nm'a fait la réponssuivante1 l : à Que vienne l'ennemi et que mêm il nous emmkne d e nos bourgs! à Voilh la réponsqu'il m'a faite. De la mêm façonau moment de la moisson, nul parmi les bourgs des Benjaminites ne m'a aidé a) Saplum, à gens des campagnes ; cf. XXVV1, p. 15, n. 42. Ã
687 [II 271 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Ibâl-pî-E ton serviteur. Depuis que mon Seigneur a continuÃsa route, j'ai fait sortir de la garnison une troupe d'un millier d'hommes pour servir de patrouilles face h la steppe et ces Bkdouins sont à silhânah la disposition de mon Seigneur. D'autre part, au sujet des m o u t o n s - à ¢ l u dce pourquoi mon Seigneur m'a donnÃses instructions, il y a bien des moutons-âlu à ma disposition mais on va offrir le sacrifice d'EStar. Or il ne faudrait pas que mon Seigneur dise, à propos du sacrifice,. .. (Lacune.)
. . . Il a abandonnk.. . et Kibsum.. . s'est enfui. à Voilh ce que j'ai appris de la rumeur publique. Une fois que j'aurais confirmation de la chose, j'enverrai un message chez mon Seigneur. Bibliographie : republiÃdans XXVV3 (à Le culte d'EStar È) Note : ce texte date du moment oh le mer'Gm prend des précaution militaires contre une éventuellattaque des Bensim'alites par les bandes benjaminites et leurs alli6s dans l'Ida-Maras comme ASlakkâQirdahat, etc. a) Ville au nord de Qattunânsans doute la limite de son district, généraleme lue ZilhânLe toponyme peut êtr un dériven
11. L. 18 : ki-e*-um i-pu-lu-an-ni.
i-an(um) sur un terme identique h l'hkbreu sela ', u rocher È Silhâ serait donc le K lieu pierreux ; cf. K Pktra È Autre interprktation, due h M. Bo., N A B U 94/96 selon qui le toponyme serait au contraire construit sur salahum, K pratiquer l'arrosage b) Pour les moutons-alu~n,une sorte estimke d'ovins, C A D Ail, p. 375a propose d'y voir le à mouton h crinihre à (inaned sheep) avec ses cornes caractéristiques En fait h Mari l'alum reprksentait un mâl reproducteur et des variantes montrent qu'il correspond h hkbreu 'ail ; cf. XXVI/3, à Le culte des Bktyles È Ã
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Dis h mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. Des Amnanéenqui se trouvent à sahrûasont venus à moi et m'ont dit ceci : à Vu que nos frkres, ceux qui se trouvent en amont, sont devenus hostiles, nous éprouvontrè grand peurb) pour notre vie. Prononce un serment pour nous, que notre cÅ“u s'apaiseI2. à Voilh ce qu'ils m'ont dit. Moi, de mon côtÃje leur ai fait cette rkponse-ci: à Je vais envoyer un message chez mon seigneur". . . (Lacune de 5 1.)
... ont tué.. ; ils ont tuà les gens d 7 ~ k a l l à ¢ t u mqui c rési daient ici mais les hommes qui effectuent le service de mon seigneur14, nul ne les effleurerait du doigt! à Voilh la réponsque je n'ai pas manquà de leur faired). De plus pour rkgler dkfinitivement l'affaire15e), voici ce que je leur ai dit : : Si je dois vous prête serment par le dieu, rassemblez dans 12. L. 10 : [li-i]b*-bu*-Iiii^ li-nu-uh. 13. L. 1 1-13 : [un-ni-rim iq-bu-nim] r à ¹ l a-na-rkul*, [a-pu-ul-Su-nu-ri (cf. 1. 6') um-ma a]-n~l-ku-ma, [a-na se-er be-li-iu a]-.Fa-up-pu-ar-ma. 14. L. 4'-5' : [I~Lmesil-kdl-lu-ta-i^[S]u >un>*-n[u*-nu-um fi*-bu i-duku, [a lh-meSI Sa* wu-or-kietc. 15. L. 8' : [à US]-$un11u-wu-tim na-sa-kj-im ki-u-u~naq-bi¡-Su-nu-fiÂ
la Forteresse de Yahdun-Lîla population homme et femme^ de vos bourgs afin que je vous prononce le serment par le dieu. à Voilà que j'ai écrichez mon Seigneur tout ce qu'ils m'ont dit. Que mon Seigneur m'écrivce qu'il doit en êtrepour que j'accomplisse les ordres de mon Seigneur. Le district va bien. a) La ville de Sahrà &ait dkjh bien attestke. Son attribution au district de Saggarâtu dkpendait jusqu'à présendu fait qu'elle est mentionnédans XIV 64: 11' ; 89 : 4 ; 90: 12. Dans (1069), le gouverneur de Terqa qui a affaire avec le scheich de cette bourgade passe par Yaqqim-Addu, gouverneur de Qatwnânet c'est ce dernier qui intervient localement, ce qui montre que la ville dkpendait de son district propre. Il est vraisemblable qu'elle se trouvait dans la zone limite entre la Forteresse de Yahdun-Lîet Terqa (d'oh les problhmes avec l'autorità de Terqa) et qu'elle faisait partie de ces bourgades qui ont kt6 attribukes au gouvernorat de Saggarâtu quand la rkgion de la Forteresse de Yahdun-Lîlui a kt6 rattachke. Un texte de recensement attribue de faço prkcise Sahrà au district de SaggarâtumIl est donc tout h fait significatif que la collation de (707) la dise appartenant au district de Saggarâtumalors que le document kmane du gouverneur de Terqa. On remarquera, de plus, sa proximità avec la Forteresse de Yahdun-Lî: outre (688) (mais avec une grande lacune entre les deux toponymes), on connaî M.10715 ou K Des gens appartenant aux commandos d'intervention ont ramenk Annu-iimhîfille d'EStar-asiya, la Mariote, et Yasqit-El, serviteur d'AsqÛdu qui se trouvait avec elle, h SahrÃÈLe texte prkcise qu'ils ont étconfiks h Azinum h la Forteresse de Yahdun-Lî(Ifan-nu-si-im-hi,dumumunus eh-tdr-a-si-ia munus ma-riki, Iia-as-qi-if-AN lfi-tur as-qidi-im, Sa if-fi-sa, i-na sa-ah-ri-iki, Sa bu-za-&-tim, li-te-ru-ninlki, si-16 a-zi-nim, i-na bhd ia-ah-du-li-in1[7/9/ZL 5'1.) En ZL 5', Sahrà ktait donc nettement une bourgade dont le chef-lieu étaila Forteresse de Yahdun-Lîm b) La forme verbale pahalhanu doit reprksenter une forme expressive, analogue au atalpal-SunGti de la 1. 7'. Elle se caractkrise par la vocalisation C,aC3aC2aC3avec chutes diverses de voyelles en fonction des prkfixations ou suffixations adoptkes ; cf. NABU 88/17. c) Cette ville d'Ekallâtu a peu de chance d'êtr la ville
(Lacune de 1 +3 1. ; côt non inscrit.)
d'I5me-Dagan, sur les bords du Tigre, mais plutô Yakaltum entre Imâet Abattum. Cf. D. Ch., NABU93132. d) Cf. n. b). e) II ne s'agit pas ici, comme le propose M. B., XIV, p. 237, de à choisir ses paroles È et qui l'expression awatam nasâqun~ aurait peu de sens ici, mais awatam nasdkun~,oh nasâku est une by-fom de nasâhum f) Non pas à les garçonet les filles (M. B.), mais a les petites gens des deux sexes Ècf. XXVI/l, p. 174 n. b).
Note: ce texte appartient au rkgne de Zimrî-Lî non à celui de Yasmah-Addu, comme l'avait cru l'éditeurIl date du moment oà la premièr rébelliobenjaminite a étvaincue: une partie de la population a étréduitau travail forcà et quasiment à l'esclavage; deux des chefs sont arrivks à Imârsans doute se repliant vers le nord. D'autres lettres de Mari font allusion à cet asile momentank qu'ils reçurenà Imâ(XXVU3). a) En m. à m. : à II m'a dit un rapport complet. ,, b) Pour cette amvke des chefs benjaminites rebelles à Imârcf. XXVI/3 (A.3347). Il se peut cependant que la lettre parle des dé buts de la révoltedonc du moment oà Imâest fortement sollicitke et oh les chefs descendent vers le royaume de Mari. Cf. MARI 6, p. 64. c) Le Bkdouin. d) Le verbe de la 1. 20 a étcompris comme le permansif de waSarum 1112. Il est vraisemblable qu'en échangde ses renseignements le Bkdouin aimerait faire libéredes personnes de sa famille. Pour ne pas présentela chose trop directement au roi. une tournure par simple allusion (sinnifâtunmamman) est employée Le ton interrogatif est marquk par la notation de la longue 1. 21. Pour ces libkrations de femmes benjaminites attribuéeà diffkrents services du palais, cf. l'expsk de P. V., XXIII, p. 476-503 et MARI5, p. 631 sq.
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689 [II 141 Dis a mon Seigneur : ainsi parle.. ., ton serviteur. Un homme du pays bédoui m'est arrivà de nuit d e l a régiod'amont et m ' a donnà tous détails16a)sans pouvoir m e donner confirmation (néanmoinsd e l'arrivéd e Samsî A d d u e t d e Yaggih-Addu h ~ m à ¢ r lIls ~ ~ont ) écria u x BédouinsIls veulent les réunimais (ces derniers) n e sont pas (encore) arrivési8C'est h.. . qu'ils s e trouvent. Voilà ce que ce Bédouim'a racoizté Voilh qu'a présenje viens d e l'expédiepour que mon Seigneur lui demande tous détailet qu'ilc) puisse lui répondre19 Autre chose : y a-t-il deux femmes quelconques qui s e trouveront êtr libéréesd Voilh d e quoi il s'inquiète Or, i l n e faudrait pas que mon Seigneur diseZ0 :...
ton serviteur. Dis h mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan Les Uprapéensles ~ a r i h à © e n et s a les Yahuréensainsi que ~ e n h à » mle.. ~ ).21, s e sont réuniavec les Benjaminites. A u moment oh j e fais porter cette tablette^ h mon Seigneur, h Saggarâtum..
16. L. 2'-4' : [ l lu ha-na] if-tu e - l [ e - n u - U I I[mu-.fi]-tan[* ~], ik-fu-dam-tiw, [le4*-m]u*-dm*glu*-am*-ru-am id-bu-bu-am.
17. L. 5 - 6 : s\u k]u*-fSu*l-adsu-am-si-*M, [ù i d * - [ , g ] i * - i l ! - d ul ~- d u ] i*-imul*-[ujr*ki, ftul*-rkil*-fta1*-un1 11-ul id-di-+*-dm*. 18. L. 9-11 : [a-n\u se-er ^ ~ u [ - n u ~ [ii-pu-ru]. ~^' "lu-nu u-ka-[atti-mu... wa-a5-bu]. s i ] , h-ul ik-Su-du*-[nim],'il*-[nla* a[r!-/tn[i!19. L. 14-17 : [an-ni-tutn lq-hi-em],[il-nu-[un-nu],u-nu-um-IIIU ur-lu-ord[u-US-Cu],[le^-ma-um ga-am-ru-[am],[ble-Ii li-if-tu-al-iu d [i-Su-ri-is], [bel-lfli-it-tu-up-la-d*-[fu]. 20. L. 18-20 : [Su-n]i*-tum*2 munus* fu wu-tu-Su-r[u*],[nw-u]n~*-tt~uun i-bu-af-fe-e,[US-iutn]ki-u-um li-bu-fu pu-ri-id, [as-su-u]r*-re be-If i-quh[i*-e]nt*.
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(Lacune.) a) Les e krihéen (J.-R. K.) n'existent pas (cf. d'ailleurs la correction dans XVI11, p. 11) ; il s'agit du traitement Ya- -> E, Ã
435
LES B ~ ~ D O U I N S
propre au dialecte qu'kcrit Mari. b) Ce NP est un hapax; il n'est en aucun cas A rapprocher de Menîhum Celui-qui-apaiseÈ Il devrait plutô êtr considkrà comme un participe hiphil sur la racine NH', qui, A cette forme verbale, signifie justement guider, venir au secours de >>. L'kpithkte qui le suit devrait êtr un nizbk. Ã
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Dis 21 mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Dagan et Ikrub-El vont bien ; la ville de Terqa et le district, çva. Autre chose : Sarnmêta envoie message sur message h l'armédu Yamhad pour qu'elle vienne h lui, mais ils ne sont pas d'accord. Cette armécampe dans les alentours23a) de la ville. (Texte trks fragmentaire de 6 1.) Qu'il(s) aille(nt) chez Samrnêta et qu'il(s) franchisse(nt) le fleuve pour obtenir (leurs) rations alimentaires^. Relativement h (leur) logement, ce qui a fait l'objet d'une lettre de mon Seigneur, ils n'ont acceptt? de loger ni h Mulhà ni chez ~ a ~ ~ i m - ~ d ~ ~ ~ ) . Note : la mention de Sammêtadate la lettre au plus tard de fin ZL 5'. C'est la raison pour laquelle ces troupes yamhadkennes dans la rkgion de Mari ne peuvent êtr considkrkes comme celles qui allkrent A l'alliance de Babylone contre 1'6lam et doivent reprksenter les secours contre les Benjaminites.
troupes yamhadkennes logent aux abords de la ville et il n'est pas question de les y faire entrer. na-aB-na-at devrait donc être d'une faço ou d'line autre, l'kquivalent de i-ta-ut. La lecture adoptke suppose un substantif napndtum, parties de devant È à abords È b) S'agit-il d'un lieu-dit, dknommk A partir d'un NP (<>)? Ã
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Dis h Mukannigum : ainsi parle Yasîm-SOmà Le roi a éttfort mkcontent à propos de l'approvisionnement des Babyloniens et de (leur) ration d'huile, disant : Pourquoi ne leur a-t-on rien donné26 Voilh que maintenant je t'envoie la troupe pour recevoir farine et rations d'huilea). Donne la ration d'huile mensuelle en fonction de la tablette d'approvisionnementb) : - chaque fois que27 6'^ hommes perçoiven(21 eux tous) une ration d'huile de 1 litre, ne montre pas de nkgligence à la leur faire recevoir ; - chaque foisd) que le scribe indique une ration de 1 litre et plus28 Ètu ne manqueras pas de fournir une ration supt?rieure h la mesure occidentale^). Note : ce texte doit dater de ZL 2', vu la mention des troupes babyloniennes. Ces dernikres sont attestkes A ce moment-lA dans la r6gion de Mari comme aides contre les Benjaminites rebelles. a) L. 11 : a-na zi-da à i-ba. Dans ce texte sidîtum approvisionnement È comprend de la farine È C'&ait une mesure de faveur, les soldats percevant ordinairement leur ration alimentaire sous forme de grain, ce qui est beaucoup moins avantageux que le mêm poids moulu, son et paille 6 t h . Pour ces problkmes, voir Ã
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a) La collation (le texte est tr2s clairement kcrit!) confirme l'idéde restauration de XV, p. 227, mais le pluriel de nabnîtum auquel ils l'identifient, devrait être A Mari, A l'ktat construit: *nabnêtNi le AHw ni le CAO n'enregistrent d'ailleurs une telle proposition A nabnîtu(m)D'aprks un document parallkle. les 23. L. 12 : à i-nu iw-up-na*-at a-lim. 24. L. 22 : [fd-da u-n]a se-ba-iu 1;-b[i*-ir]. 25. L. 23-26: [su wu-5a-bi-s\u sa be-li [i]S-pu-[rlu-UIII,[II-lu-mu il-nu mu-ul-/le-&. [jt-lu-ma ;]-na ia-aq*-qf*-^}!*-f~~i, [WU-Sa-bu-u\mII-ul imsu-ru.
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26. L. 7-9 : u-iia mi-nim. [u-na III-ki-dinar-raki], [mi-im-ma la-u nu-diin] (ou équivalent) 27. L 15 : i-di-in i-nu-ma 1 qa i-gis-ma*. 28. L 20 : rùl wu-ut-ru-am. 29. L. 19-23 : i*-nu*-mu* 1 Iqa Am ]-gis, wu-ut-ru-am, tup-Sar-r[um* ip]a*-q[i*-du], rugul* [bal*-r[i*-g]a* [m]ar*-tu, ta-pa-qi-d,~,
LES BÉDOUIN
XXVI 313-314 et, généralemen p. 397. b) Ce genre de tablette est illustrà par un texte comme XXII 270, repris dans MARI 5, p. 618. c) M. B. propose avec hésitatioà 7 j'ai cru lire un moment Ã9 mais dans les deux cas la division ne serait pas juste. à 6 est proposà pour que chaque soldat puisse recevoir 10 sicles. D'aprhs XXII 270 précité la ration devrait êtr cependant de 15 sicles d'huile par personne. d) L'éditio de XII1 m'est incompréhensiblcar le texte est clair sur la tablette et l'autogaphie inéditde M. B. porte exactement à i-nu-ma B. e) Le sens du texte est délicaA précisesuite au mauvais étade cependant assez net sur ma la tablette. à ba-ri-ga mar-tu me paraî copie, comme sur celle de M. B. ; au débude la 1. 22, rUGU1 est préférab à un ru1qui ne ferait pas de sens. Le texte semble indiquer que, lorsque le scribe qui a rédigle protocole (isiktum) de distribution indique une quantità nette, il faut la donner telle quelle. On constate alors que la quantità est donnépar groupe d'hommes qui devaient ensuite se la partager. Le Palais ne s'occupe pas des quantitéinférieureA 1 q a , sans doute pour des raisons de rapidità dans la livraison des rations. En revanche, lorsque le scribe a indiquà une livraison majoréeil faut recourir A plus que la à mesure occidentale B. Cette dernihre devait êtr la mesure mariote et pouvait êtr tenue par les Babyloniens comme d'un standard inférieuà la leur, auquel cas le scribe (babylonien?) avait spécifiqu'il fallait un à qa majorÃm. Peut-êtr était-clA ce qui avait entraînle retard de livraison. Certains arrivaient avec des ordres de perception oh il n'étaimarquÃque à 1 qa d'autres avec N 1 qa et de quoi compenser ce qui manque à la mesure mariote B. Le substantif watrwn, qui indique l'exchs, n'avait pas étjusqu'ici reconnu à Mari. Mukannisum n'avait dhs lors pas su quoi faire, sans doute dans la crainte des récriminationde ceux qui n'aurait pas de à plus B. La consigne de Yasîm-Sûfut d'effectuer la livraison à la lettre, en fonction des libelléprécis On ne peut concevoir que Mukannisum opkrait ses livraisons avec une à grande tablette de distribution* comme celles que nous avons encore gardéeet qui, d'ailleurs, ne sont pas programmatiques mais récapitulativesrédigé une fois la livraison opéré Sans doute avait-il A faire A ce que nous appelons aujourd'hui des à billets A ordre*, tablettes qui ont la particularità de se présentecomme des textes administratifs adresséimpersonnelÈ
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lement (* Donne A X et Y.. ., tel et tel produit.. .) et scellédu sceau du donneur d'ordre. Pour des exemples de ces documents A Mari, cf. FM 111 n029 et n0121. La forme verbale ta-pu-qf-du, 1. 23, est clairement écrit: il ne faut pas comger la finale en id! ; il s'agit d'une forme d'insistance.
693 [m 721 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Rapport à la troupe babylonienne qui a fait l'objet d'une à .. lettre de mon Seigneur, à deux reprises dé (Lacune de plus de 112 du document.) ,.. de la rive gauche mêmeles ont conduits à Apil-kînu Autre chose : le surlendemain du jour ob j'ai fait porter chez mon Seigneur cette tablette de moi, c'est le à four de ~ a ~ aÈnMon ~ ) Seigneur doit me mander ce qu'il doit en êtr relativement à ce four.
a) Pour la cérémon du four (kinzînuin) cf. XXVIl3, à Le culte B.
694 [XIV 691 Dis à mon Seigneur : ainsi (parle) ~umhu-rabi30a). Les troupes alli6es qui se trouvent dans le district de Saggarâtu font l'objet de plaintesb). La troupe de Mâr ~ ~ t a est r ^domiciliéà la Forteresse de Yahdun-Lîm celle de Nidnat-Sîà Biddah et celle de QaIna à SaggarâtumOr le grain 6tant mûrtous le pillent31 à l'envi. Je fais tous reproches possibles, prends toutes mesures en bonne et due forme qu'il faut, mais je n'arrive à rien! A l'heure actuelle, si mon Seigneur n'y prend garde et si cette troupe32, aprè interrogation oraculaire, on ne la met pas à r k ~ i d e n c e ~soit ~~à ),
31. L. 15 : seuls sont aujourd'hui conservts le premier et le dernier signes de cette 1. 33. L. 25 : Ã la L-<se>-fi-ihetc.
LES B ~ O U I N S
Yalihum, soit h ~ a - ~ s t a r ^ce, district connaîtrune situation pire que celle de l'an dernier. Autre chose : le grain est assurémenabondant dans le nord du district : or, ce grain est mûet le fleuve a sa cruef). Il faut que mon Seigneur réflkchissh ce grain. (Lacune de 4 1.) Dois-je donner du p a i n ^ et doivent-ils en recevoir? M o n Seigneur doit m'écrirce qu'il doit en être Note: le document administratif XXIV 170+258 indique clairement que le moment oh Babyloniens et Qatnkens se trouvent dans le district de Saggarâtu est l'an ZL 2', ce qui donne un précieu point de repèr pour le gouvernorat de Surnhu-rabi, Yaqqim-Addu n'étanpas encore gouverneur de Saggarâtum a) L'incipit a kt6 restaurk de faço erronke par M. B. La lettre appartient bien A la correspondance des gouverneurs de Saggarâtum mais il s'agit de Sumhu-rabi, prkdkcesseur de Yaqqim-Addu. Un texte avec une information tr$s parall$le doit d'ailleurs êtr éditpar J. E. et est clairement envoyk par Sumhurabi. b) La construction de dubbubum, M se plaindre È est normalement l'accusatif pour indiquer celui aupr$s de qui l'on se plaint et a E u m ou a n a pour introduire le motif de la plainte. Dans l'exemple prksent, ce dont on se plaint se trouve êtr le sujet d'une expression passive (Dlt) et dutabbubum signifie çfair l'objet d'une plainte È Il faut en effet inverser totalement la traduction de M. B. Ce dont on se plaint ici, c'est du fait que les troupes allikes, babyloniennes et qatnkennes, aillent se servir en grain dans les champs oh la récoltest mûreIl faut donc prendre des mesures pour installer ces gens indklicats dans des rkgions qui soient loin des champs mis en culture. Cela explique pourquoi Yalihum et Hûl EStar sont des toponymes si faiblement attestks. 11 doit s'agir de terroirs loin de la vallke imguke. Yalihum devait êtr sur les premiers contreforts du BiSrÃ(garnisons de Biddah et de la Forteresse de Yahdun-Lîm et Hûl-EStase trouver, au contraire, du côt du Habur (garnison de Saggarâtum) 34. L. 0'- 1' : [. .. Sum-mil te-am], [fil-nu-ad-di-in-ma.
439
Yalihum devait êtr cependant un endroit suffisamment important pour entrer dans la formation de N P ; cf. SEL 8, p. 94 qui documente le nom mu-ut-ia-li-ih. c) Le Mâr-ESta mentionnk aux côtÃdu gknkral babylonien Nidnat-Sîn est lui-mêm un militaire (cf. MARI 5, p. 620). d) M. B. a traduit : à si ... (mes) attributions ne sont pas ktendues. à Il est cependant nkcessaire, avant tout dkplacement de troupes (et toute initiative, en gknéral)de prockder A une interrogation oraculaire (têrtwn ; cf. XXVIII, p. 28-29. L'accusatif de la 1. 21 incite A la lkg$re correction de M 6-fi-ib à en 6--Si-ib. L. 24, plutô qu'un emploi IV de napâfumin-napi'-iS doit êtr une forme sans apophonie d'epêfum e) Ce toponyme (qui doit signifier M Chemin d'EStar È mêm si le terme hûlu n'est pas encore document6 avant l'époqu moyenne) ne semble attestÃqu'ici. f) Aux explications de M. B., XIV, p. 231 ou de M. Stol, BiOr XXXV, p. 220a, on prkfkrera simplement voir dans nâru mîlu une phrase nominale.
695 [VI341 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. Meptû m ' a annoncà par lettre la venue de la troupe de Babylone, disant : à Une troupe de x milliers de Babyloniens e ~ se ~ dirige . vers notre Seigneur s'est réunie.. à ~ a b ~ l o nElle et ~ b à ® m e keni m a pris ~ la têteà Voilh c e que Mepttlm m ' a kcrit. Que mon Seigneur m'kcrive des instructions relativement h cette troupe. Je fais porter chez mon Seigneur cette tablette de moi, le 8 de Hibirtum (v). Note : cette lettre a étattribuke par S. L. A ZL 9' (cf. XXVIl2, p. 375) et rapprochke de VI 18, mais il est douteux que Babylone ait envoyà des renforts A Mari dans le courant de ZL 9', lorsque les menaces klamites pesaient sur elle. 35.L. 9 : [i-lui kh-dingir-r]a*ki. 36. L. 1 1 - 12 : [a-na] be--n[i plu-nu-Su, [lu]-[b]i*-me-[k]i-im.
a) Pour le lieu-dit à Qasâkas voir en dernier lieu, MARI 8, p. 360. È
Dis à mon Seigneur: ainsi parle Yasîm-SÛmton serviteur. Il m'est arrivà de Babylone une annoncea) de la part d'Ab?mekim : à La troupe de l'homme de Babylone est montée ; ; Le repas de cette troupe et les provisions de route sont disponibles. Je suis prêt Le palais et les ateliers vont bien. a) La fabrîtulest l'annonce (burrûmfaite par quelqu'un de la venue d'un tiers, contrairement h la traduction adoptke par J.-R. K. ; cf. F. J., XXVU2, p. 320. n. c).
698 [XIV 701 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. Mon Seigneur m'a envoyà le message suivant : à La troupe babylonienne qui reside à Saggarâtu doit y recevoir des provisions et celle qui se trouve à la Forteresse de Yahdun-Lîm c'est là mêm que tu dois lui faire recevoir les siennes. Expédie-mocette troupe et celle dont tu as relevÃles noms. ;; La tablette de mon Seigneur m'est parvenue il y a quatre jours, à la nuit tombante. Avant qu'elle ne me parvienne.. . de ~ i d n a t - s i n a ).. troupe babylonienne.. . tablette de mon Seigneur.. . (Lacune de 4+2 1.)
697 [VI 681 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. Buqâqu m'a envoyà le message suivant : à 3000 (6000 ?]) soldats et 200 barques de.. . , les.. . ont.. . à ~ ~ à ¢ ~ (Lacune de 3+1 1.) Buqâqu m'a écri: ÃExpédi150 hommes de troupe, installe quelqu'un 2i leur têt et expédie-les-moi à Voilà ce qu'il m'a écrit Parmi les Bédouin du service d e ..., parmi les Bensim'alites, et parmi les habitants de Terqa, j'ai équipune troupe de 150 hommes^ ; j'ai placà pour marcher à leur têt Yasarum le Bédouiet les ai expediésMoi-mêm j'ai écrià Buqâqumà Yabliya, et lui ai envoyÃun rapport detaillé Autre chose : j'ai fait porter à Hammu-rabi, roi de Babylone, les tablettes de mon Seigneur. Les réponsequ'il y a pour chez mon Seigneur, sont au nombre de deux^. 37. L. 1'-9' : lbu-q[a-qulri if-pu-ra-um], \uJiri-iiiu-a-ni[i 1 me 50 sa-haum\, fi-ur-mm-mu a-li-ik pu-ni-Su-nu\, [qu-u[k]-lia-[um-mu Su-tu-us-hiif], ail-~i-tambu-qa-a\um if-pu-ru-uni], i-na lia-ni-i d-r5ul [NP]. i-iia dumume5 ,y[i'*-im-a-a[\, à ;-//a dumu-me5 t[er-qu^1], 1 me 50 sa-ha-uni ^iil*-\flIUT-hi-it]. 38. L. 14'-19' : [a-na se-er\ lm-qa-qi-im, [ai-tii-iilr* te^-ma-am go-uin-
)
+ a
... qui existent39, respectant (les ordres de) mon Seigneur, j'ai fait recopier leurs noms. Sur la tablette de recensement (!) du district que je fais porter chez mon Seigneur, il n'y a d'enregistre qu'un compte en grosb). Maintenant, s'il plaî à mon Seigneur, qu'il réfléchis si je dois distinguer40 les vieux et les enfants qui ne peuvent pas partir en campagne afin qu'on leur assigne la garde de la ~ ~ l c r c s sou e ~de) ce mon Seigneur décideret si je dois distinguer ceux qui formeront le corps mêm de l'arméee)afin de les envoyer, selon la missive de mon Seigneur. Mon Seigneur doit m'écrirce qu'il doit en être D'autre part, il ne faudrait pas que mon Seigneur dise : <
leurs compagnons d e faire la moisson. à Cette troupe n'a eu e n rien h faire la moisson. L e lendemain du jour oh ils sont arrivéh Saggarâtumil m'est arriv-5 une tablette d e Nidnat-Sîe t ils sont partis.. . (Lacune d'un registre de 3 1. sur le côté Note : la prksence des troupes babyloniennes fait attribuer ce texte aussi à l'annke ZL 2'. Pour la situation de Yaqqim-Addu, à cette kpoque, cf. note & (680). a) Génkrababylonien. b) hiinmum ne peut êtr qu'une forme PIRS de h a m à ¢ ~ n u m à rassembler È et doit signifier N regroupement È d'ou la traduction de çcompt en gros È c'est-A-dire sans les distinctions ultkrieures proposkes, avec les qualifications de su-gi (vieux) ou de tur (jeune) attestkes effectivement sur certains rôlesM. Stol, BiOr XXXV, 1987, p. 220, le rapprocherait du (h)ammu, N peuple È du Code de Hammurabi, mais sans donner une traduction du passage. c ) Ici, comme à d'autres endroits des lettres de Saggarâtum bà d* (dGrum) n'est qu'une faço courte d'écrirN dÛrk YahdunLîÈ d) On remarquera ici comme ailleurs l'emploi d'afar : le terme renvoie assurkment à un lieu mais n'en fonctionne pas moins comme un relatif. e) On voit qu'ici le sâbu pihrum ne représent pas les à troupes d'klite È par rapport à des troupes auxiliaires ou moins performantes, mais la totalitk de ce qui a kt6 rkuni pour l'expédi tion, distinguà des à vieux à (rkserve) et des Ãjeunes à (supplktifs?) à qui on confie un service local de garnison; cf. p. 362. f) M. B. a compris nuhhum comme signifiant N exempter de È Ce sens a kt6 repris par CAD Nll, p. 150a et considkrà par ses édi teurs comme un particularisme mariote. Mais ici le problkme est plutô d'empêche les Babyloniens d'aller se servir dans les champs. En aucun cas, on ne peut imaginer d'ailleurs que l'on demande une telle corvke à des soldats ktrangers. Il vaut mieux considkrer que Yaqqim-Addu assure le roi qu'il n'a pas permis à un corps babylonien ce qu'il refuse à un autre; cependant aux 1. 1'-3' de XIV 71, on permet aux paysans de faire leur propre rkcolte avant de partir en guerre. L'expression ina ebGrim nuhhum doit donc signifier en m. à m. à apaiser les esprits concernant la moisson È
La lettre d'Ilum-matar, A.353 : 8-17, de QaKunâ et sans doute du mêm moment, permet de prkciser cet emploi : ge-er-ru-t[u sa] be-li-ia, ma-da e-bu-ru-am, sa qa-[zi-na-anki, lu-ni-ih-?na, la-ma ge-er-ru-am, mu-zif-ke-nu-um, zi-ski, ze-er 6-ti-[fu i-na], e-bu-ri[im], li-mu-ur, N L'expkdition que doit faire mon Seigneur est importante. Il me faut donner des apaisements concernant la moisson de Qaitunâ afin qu'avant de partir en expéditionles particuliers voient (= sachent à quoi s'en tenir sur) le grain de leur maison, au moment de la moisson È Il ne saurait ici êtr question de traduire l'expression ebûra nuhhum par autre chose que à permettre la moisson È
699 [XIV 741 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. L a farine que nagu2re l'avais fait moudre à l'intention des troupes alliéesvient d e s e charançonne? et une grande quantità e n est gâté Aujourd'hui, en échangd e leur farine a étgâtÃdans l e grenier, il faudrait que mon Seigneur donne comme directive h Yasîm-Sûm que la farine dont il dispose soit mesuréaux intendants afin que la domesticitébdu palais s'en nourrisse et que la farine nouvelle41 q u e l'on devait moudre pour les rations alimentaires d e l a domesticitéon l'engrange dans les greniers afin qu'elle soit h la disposition des troupes alliéesc) Note: ce texte aussi doit dater de ZL 2', si par faut entendre à Babyloniens et Qatnkens È
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troupes alliéeÈ il
a) En m. à m. : N La kalmatum vient de l'affecter. à Kalmatum est traduit de faço généra par AHw, comme N Ungeziefer à (vermine). Le terme à charançon désignen françaisde faço gknéralede nombreux insectes coléoptkrequi forment une seule famille et ont en commun de s'attaquer aux plantes et aux graines. b) Pour le terme 16-16 (cf. XIV, p. 232, les diverses rkflexions de M. B.), voir désormaisM. Stol, BiOr XXXV, 1978, p. 218a-b. c) Les gens du palais doivent consommer la farine charançon népour qu'une nouvelle mouture soit mise à la disposition des 41. L. 17 : [lli-ku-ul-Suà zl-da
m.
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LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE MARI
alliés le mécontentemen de ces derniers étanplus
redouter.
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700 [XIV 84+1 Dis à mon Seigneur: ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. J'avais envoyà deux hommes de ~ i S u l Ã~l'assemblé ) des Benjarninites afin de recueillir des informations à leur propos. C'étaiavant le moment que mon Seigneur remporte la victoire sur les troupes d'ESnunna; l'un des deux hommes que j'avais envoyks ktait revenu me dire ceci : à Ils se prkparent à aller aux Bords-de-l'Euphrate pour razzier, se disant : "Tandis que le roi est dans son camp, allons razzier les Bords-de-l'Euphrate et domons-lui du tracas!" Voilà ce que les Benjaminites avaient décid; aprè l'annonce que mon Seigneur avait remportà la victoire sur le prince d'Einuma, ils se dirent : "Maintenant que le roi a remportà la victoire sur le prince d'EEnunna, et qu'ils se relâchentallons razzier et rendons service au prince d'EEnunna!" Ils se prépa raient à agir de la sorte, lorsqu'un homme se leva dans leur assembléequi leur dit : 'Toute la populationb) ainsi que le grain des villages des ~ e n s i r n ' a l i t e s ~ç ) a étrassemblà dans les places fortes ; si vous faites une razzia, que prendrez-vous? Si vous faites une razzia, vous (ne) prendrez (que) des moutons et des bÅ“uf ; par contre, le roi Zimrî-LÃviendra et ses soldats.. ." VoilÃce qu'il leur a dit. Eux qui se préparaienà faire un raid se sont arrêtÃet afin de s'informer sur le fond d e l'affaire, ils ont envoyà des espionsd) en disant : "Pas questione)! allez donc voir (d'abord) si toute la population, ainsi que le grain des villages, est (rkellement) rassemblke dans les places fortes." >> Le bruit m'étanparvenu qu'ils avaient envoyÃdes espions à eux, je fis aussitôdes signaux de feu et j'écrivià Sammêta à Mari, afin que le pays soit mis en étad'alerte. Les espions, l'ayant vu, repartirent et leur firent le rapport suivant : à Les Bords-de-l'Euphrate sont en étad'alerte : toute la population,
ainsi que le grain, ç se trouve rassemblé Comme ils leur avaient fait ce rapport, (les Benjaminites) ont entrepris de fortifier la ville d ' ~ b a t t u m f ) . Aussi, afin de pouvoir prendre une décisioen ce qui les concerne, j'ai envoyà deux voyageursg) ; je les ai envoyé apr&sles avoir fait embarquer. Dè que ces hommes me rejoindront, j'kcrirai à mon Seigneur les nouvelles qu'ils me rapporteront. Bibliographie: cf. rééditi du texte avec son joint M.5343 dans RA 80, 1986, K "Fils de Sim'al" È p. 176-179. Le texte est important parce qu'il montre les Benjaminites prêt à reprendre la guerre alors qu'ESnunna subit des revers militaires, donc à la fin de ZL 3' ou au débude ZL 4', moment de la contre-attaque des troupes mariotes. Note : pour la date de la lettre, voir la problématiquexposécidessous, (737) n. c). a) Le terme avait étlu par M. B. K mi-Su-la-tam È ce dont il ne faisait rien (cf. XIV, p. 235 oh plusieurs étymologieouest-sémi tiques sont envisagéesans succ6s). Il semble plus simple d'y reconnaîtrun ethnique, le dernier signe copià par M. B. ressemblant plus à un WA qu'à un TAM. La possibilità reste ouverte que nous ayons dans Mi5ulây un nisbà construit sur une forme secondaire de MusilânMusulânune ville mentionnépar XXVII 64: 8 dans la régiode Talhayû ; cf. D. Ch., FM III, p. 180. Cette ville peut êtr retrouvédans la K mu-ui-li-an cappadocienne (cf. RGTC 4, p. 85) laquelle ne doit cependant pas êtr raprochéde MiSlâ (ibid.). b) Pour cette expression (lit. les garçon et les filles È) cf. XXVVl, p. 174 n. b). c) Ce passage est un des plus nets pour montrer que la rébellio des Benjaminites a revêt une opposition tribale aux Bensim'alites, tribu et partisans du roi de Mari. d) Pour ce terme nwkûcf. XXVV1, p. 163 n. b). e) Pour ce nouveau sens proposÃde ulla, cf. (737) n. c). f) Pour la situation d'Abattum sur un guà de rive droite de l'Euphrate, en amont de Tuttul, gardant une des routes du déser vers Qatna et Palmyre, cf. MARI 5, p. 159-167 et, de faço plus gé MARI 6, p. 45 et D. Ch., NABU 93/32. nérale g) Le texte porte 1Gkaskal. )?O(
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LES B ~ U I N S
Les pourparlers pour la reprise des rapports normaux entre le roi et les principaux chefs benjaminites semblent s'êtr passé dans la lre partie de ZL 4'. Ils ont étconcomitants de la constatation par ESnunna qu'elle n'obtiendrait pas les résultatescomptésDhs la mi-ZL 4', la paix étaiassuréeLa grande réconciliatio avec les chefs benjaminites est évidemmenpassépar la libéra tion, moyennant une ranço standard, de la population captive, ce qui s'accomplit entre les mois v et ix. On trouvera le point sur les dossiers par P. V. dans XXIII, . 476-505, à Les libérationde personnel de l'annédu trôn de amaS È & complétepar MARI 5, p. 631-634. Ce qu'ont subi les Benjaminites est dénommsaddum, razzia à : ils ont donc étsoumis au droit de la guerre. Les localitérazziéeappartiennent aux environs de Mari (Sa-issurâti et MiSlânmais surtout & ceux de Terqa (7 & 9 bourgs), une (Dabis) il la régiode SaggarâtumLa moitià cependant des gens libérà (peu des textes nous sont en fait parvenus!) appartient & MiSlâ ou & la tribu des Raquéens
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Le grand intérà de la correspondance publiéci-dessous est de montrer les difficultédes princes & récupér leurs biens accaparépar les administrateurs du palais. On en trouvera un autre exemple, spectaculaire, dans XXVI 74, lettre d1AsqÛdu & YassiDagan, qui prouve que le ministre s'étaiemparà des terres & MiSlâ et & Zarri, ville de Sûra-HammÃCe dernier se plaint aussi d'aprhs une autre lettre (704) d'avoir étspolià par le gouverneur de Terqa, Kibrî-Dagan qui avait fait main basse sur des gens & lui, outre son patrimoine (nihlatum). L'altercation fut publique et les deux hommes en vinrent presque aux mains & la grand-porte de la ville. On peut déduirde l'aventure que nous ne connaissons en fait les libérationde personnel benjaminite que par les actes concernant le personnel pris pour le Palais de Mari. L'essentiel des gens réduiten esclavage l'avait surtout étdans le district de Terqa oh se trouvaient effectivement les plus importants établis sements benjaminites. Bien d'autres faits ont dà se passer: on lit ainsi dans XXVI 232 (= X 100) l'aventure de la servante de dame
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Zunana qui se retrouva, aprhs les troubles, enferméparmi la domesticità de Sammêtar Plusieurs terres n'ont pas dà êtr rendues. On constate ainsi que Yasîm-SÛ détenait& sa mort vers la miZL l l', d'importantes terres dans la régio de MiSlâ: A.450, XXVI/3 : 23-24 : à Aujourd'hui, 80 arpents (représententle champ de Yasîm-Sû& MiSlânD Dâdî-had(703) et Yasmah-Addu (705) commencent tous deux par reconnaîtrque leurs terres sont propriétà éminentedu roi, ce qui est plus que Sûra-Hamm qui, lui, parlait de son & des biens qui aphéritagà (nihiatum), terme qui fait référen partiennent en propre & quelqu'un. Cela est intéressanpour Dâdà hadun dont le domaine propre devait se trouver & Abattum (MARI 6, p. 46-48) ; le prince rabbées'étaidonc fait donner des terres dans le royaume des Bords-de-l'Euphrate. Il faut supposer qu'il avait obtenu mêm résultaau Yamhad puisque le dossier de l'affaire dlAlahtum (XXVIl3) le montre sur place conseillant les serviteurs de Zimrî-LÃsur des villes & acheter dans la valléde ll'Amuq. Tout comme ce qui s'est passà pour Alahtum, les terres achetéeétaienmises en culture. Les Yarihéen(705) s'étaien fait donner des à villes à sur le canal de Zurmahhum, dans la ré gion d1Ara'îtum On remarquera qu'il s'agissait de ruines. L&encore, le parallélismavec le dossier dlAlahtum est saisissant. Ce ne sont pas des établissementde plein rapport que conchde chaque fois l'autorità mais des terrains abandonnéavec charge de les remettre en valeur. La procédurdans le royaume de Mari est identique & celle qui fut suivie & Alahtum: un représentandu princebenjarninite Yasmah-Addu prend solennelliment possession des champs et à déboutà les équipeagricoles dont devraient dépendrles domaines en question. Dhs lors la terre est à libérà à (wuEurat). Il semble cependant que, chaque fois, le scénarise soit renouvelétant au Yamhad qu'aux Bords-de-l'Euphrate : au moment du plein rapport, le Palais se met & convoiter la terre et soit augmente le loyer, soit prochde purement et simplement & une confiscation.
701 [III 501 Dis i?i m o n Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Dagan et h b - E l vont bien ; l a ville d e Terqa et le district, çva. Autre chose : le jour oà je fais porter chez m o n Seigneur
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bourgs. Si LahOn-Dagan ne vient pas, ou bien nous le tuerons ou bien nous le chasserons de son trône46à Voilh le langage qu'ont tenu les scheichs des Benjaminites. Voici que maintenant Yarîm-Lî Sûra-Hammfet les scheichs vont venir chez mon Seigneur. Que mon Seigneur ne leur refuse rien de ce qu'ils vont demander. Moi-mêmej'arriverai aprks eux. a) Le chef benjaminite yarihéen b) Ce Lahûn-Dagaqui paraî êtr un des derniers obstacles 2 la restauration de la paix devait êtr une personnalità trè marquante. XVI11, p. 142 montre son appartenance au clan des Uprapéens XXVI/3 (A.2078"'")semble indiquer qu'il est le fils, ou un plus jeune frèrede Nâhimumun des chefs bédouinles plus importants du dkbut du règn ; cf. XXVV1, p. 175. c) Pour ce texte, d'une importance considkrable en ce qui concerne les nomades, cf. J.-R. K., Les Nomades en Mésopotami au temps des rois de Mari, p. 72. L'interprétatiodonnépar cet auteur - La confusion est vraiment constante [entre "Benjaminites" et "kJankens"]. Elle peut s'expliquer en partie. kJan6ens et Benjaminites ont une origine commune et mènen un genre de vie fort semblable, etc. à - est ?I revoir. En fait, le texte ne fait pas permuter scheichs des Hankens à et scheichs des Benjaminites È mais considèr les premiers comme une partie des seconds. Cela indique un sens large de hanken >> pour lequel une traduction par Bkdouin à et non par un ethnique semble néces saire. Bkdouin à fonctionne ici comme Benjaminite privà de ses villes ÈLe Hanken>>,conformkment ?I son étymologiqui l'apparente ?I l'hkbreu &!hW, installer une tente È est donc véritable ment le nomade à ; cf. ci-dessus, introduction.
cette tablette d e moi42, un Uprapken, un Yahurréeet (un) Amnanken, ces trois gens faisant partie des Benjaminites, me sont arrivédepuis l'amont avec ~ a s à ® m - ~ apour h a r faire ~ la paix. Ils voulaient avoir une entrevue avec moi43. L e jour oà l'envoie cette tablette de moi chez mon Seigneur, ils sont partis pour chez luiu. a) Yasîm-Mahaest un NP dksormais trè bien documentà à Mari, mêm si le nom divin Mahar est toujours un hapax. rkservà 21 cet anthroponyme. Le mêm individu est mentionnk par M.8504, dans un contexte mutiléen mêm temps que des messagers dont un Amnanken. Il n'est pas sûqu'il s'agisse d'un chargÃde mission auprè des Benjaminites à (XVI, p. 230) mais plutô d'un Ã
hassânum
702 [II531 ~ ) servi, Dis mon Seigneur : ainsi parle ~ a s m a h - ~ d d uton teur. Déjpréckdemmentj'ai kcrit à mon Seigneur pour avoir des gens et mon Seigneur m'avait envoyà le message suivant : à Pour ton dkplacement, (tu n'as qu'à embarquer sur les navires de ~ a h à » n - ~ a ~à Voilà a n ~ )ce que mon Seigneur m'avait écritAujourd'hui je me disposais à partir mais des Yarihéens scheichs des ~ à © d o u i nsont s ~ )venus m'en empêcher Autre sujet : les scheichs des Benjaminites se sont réunià Zalpah et sont alléà AhunâSka-Hammà et Yarîm-LÃont siéget ont parlà d'aller chez mon Seigneur. Les scheichs des Bkdouins se sont dressks et ont dit ceci h Yarîm-LÃet Sûra b am mû^ : à Allez chez Zimrî-LÃet réclamenos divers
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Dis h Zimrî-Lî mon pkre : ainsi parle Dâdî-hadu ton fils. Toutes les diffkrentes villes appartiennent à mon pkre et, nous-mêmes sommes tes fils. Cependant, tu sais toi-mêm que dans ce Pays, alors que
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LES B~DOUINS
mes frères se trouvent avoir requ en tenure de nombreux vil: deux de mes villages ont lages, je suis, pour ma part, lésé ét(re)pris. Or, sur leur territoire, on avait pratiquà beaucoup de cultures48. Des plaintes (venant) de mes deux villages sont arrivéejusqu'à moi, disant : à L'an dernier, on nous avait fait un bailb) : pour un arpent de champ, on devait nous f a i r e paver 10 q à ´ de grain. A présenton nous a fait payer 20 q à ´ par arpent. Voilà qui est du joli49c). J'ai fait une enquêt les concernant : ces gens sont trè pauvresd). Autre chose : mêm si c'est un champ de particuliers, on avait fait un bail à champ du palais ; pourquoi faire un bai150? Si je pars pour chez toi, la troupe qui viendra avec moi, que mangera-t-elle? Vois et fais ce que tu crois devoir faire^! a) Pour cette expression abi'âiuîk cf. X 37 : 23 ; 44: 10 et notes affkrentes. L'expression serait construite sur l'adjectif ouest-skmitique (6 Kannanaismus È abiânuind'aprks v. S . , M I 0 XV, 1969, p. 322-326 ; cf. hkbreu : 'ebyô ( ~ e s e n i u s lp. ~ ,4a : 6 Unglucklich È ; cf. AHw, p. 1541. Le terme ne semble cependant pas enregistrk dans CAD. b) Le verbe (suivant une lecture de v. S., O r 22, 198) serait giâru D, 6 réclame Le contexte est cependant celui d'un accord concernant l'occupation du sol. Il est donc vraisemblablement apparentÃà l'hébreGÛR 6 séjourne È comme ktranger ou immiÃ
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47. L. 8 : lu*-me$ a h * - W - i u ka-op-ra-tim. 48. L. 10 : [a-h]i*-a-JIU-kn 2 ka-[alp-ru-ia,[ek-ffiti-f1iu]i-na li-ib-hi-[tu-
n u ] , [i-t]e-er-re-su-[dl.
49. L. 17-21 : 1"-g[i-ru-fiil-fe}-ri-mu, 1 iku a-$à 1 a-gà Se 11-[sa-di-nuné-e-ricf. 1. 201, i-ria-un-ria 1 gin a-Sà 2 a-gà Se, f i ^ - f J a ] - f J i l * - [ ~ u ] - ~ k e - f i ,ail-ni-t[utn]rdui111*-qa-m. 50. L. 24 : ... iu-iii-t\ani¡\Sum-ma a-$Ãmu-us-ke-iii[ui\. a-$2 i-kdl-lim ii-[g]i*-r[u]*.a-nu mi-nim [fil*-gi-ru. 51. L. 31-32: mi-nu-uni i-ku-al* ka e-[plu*-u[s\*.
~ ~ ~ * - ~ L I - L I ~ - / [ L I * - L ~ ] . s * - Ã ˆ Ã ˆ f] LaI *e - b l i - t i -
gréCette racine est attestke dans les lieux-dit5 Giîru-Addet Giîru-Ilim proches de Mari. Le verbe gurrurn signifierait donc plutô à concédeun droit d'habitation transitoire ce que j'ai rendu par à faire un bail È c) Le passage a suscità plusieurs lectures. Un substantif maqtum, 6 chose lourde posk par XV, p. 222, n'existe sans doute pas: dans II 87 : 30, oh il serait à nouveau attesté il faut. en effet, lire si*-bu *-ta-am. L'interprktation maqqat due à v. S. a étenregistrédans AHw, p. 605b, S. v. maqâqu ; ce verbe est d'existence douteuse ; C A D M/l, p. 240 l'a d'ailleurs rejetk, en proposant une lecture [dalmqa-at. La proposition du C A D - qui donne un sens ironique - est celle qui convient le mieux et correspond assez bien à la tablette. La formule est connue dans les lettres de rkcrimination. d) Raqâqu signifie au sens propre 6 êtr mince, étroiÈ L'expression français: N Ce sont de minces personnages D convient parfaitement. Le raqqum est donc l'inverse du kabtum. È
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704 [HI 361 Dis A mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Sûra-Hamm m'a apostrophÃdevant la grand-porte et il m'a tenu ce discours : à Tout comme jusqu'à présentu te trouves avoir pris possession dans ma ville de tout biena), tu t'es emparà de mon serviteurb). Or, comme aujourd'hui mon Seigneur a pris mon parti en ce qui concernait la restitution de mon serviteur, donnec)-moi mon serviteur que je puisse en disposer52d). n Voilà les réclamationque m'a faites l'individu. J'étaiprê A ne faire de lui qu'une bouchée53eet A le pousser au fosséf mais ma révéren envers mon Seigneur a étcause que je ne 52. L. 8-16 : um-ma-a-mi ki-mu a - [ d i * - < n i > ni*-di*-lii-tam. i-JIUil-li-iii ~çi*-i[ni*-nila* su-ah-ta-\Ki\, ?r-di t[u]*-a\s*-ha-ut], il k[i]-m\a i-nu-ail-11~11, tu-ur-ri- in^], he-lf ku-[qu-di fi-ki-il], il ~ ~ - i u - f i -[ ki ~c ~~ii- ~ i r u-nu wu-u[r-&& d i ] , [id-fia-alin-nui/[te-ra-a\iii-nia i-na [ r l e - [ d i - i ul[i-;]i-i;. 53. L. 18 : a-na-ku LI-nalu*-us-'us-utlu se-[tlu.
LES B ~ ~ ~ u I N s
l'ai pas touchà N ne lui ai mêm dit en face une parole rude54. (Il n'en reste pas moins que) cet h o m e m'a fait des réclama tions et il m'a dit en face des sottisesg)! Voilh que je l'ai écrià mon Seigneur. Que mon Seigneur fasse ce qui lui paraîtrbon. a) Le terme n i h l a t u m , utilisà ici, est beaucoup plus fort que bafîtum Il désignen effet dans la langue de Mari le bien que l'on a par héritagenon par acquisition. b) Pour ces litiges, typiques du moment oà les princes benjaminites se réinstallentcf. XXVUI, p. 472, com. à n0232. Il est possible que warduni soit ici employÃcomme un collectif. c) Ou cc rends-moi >>, selon le verbe que l'on restitue. d) En m. ?i m. : cc afin qu9i1(s)se tienne(nt) à mon semice. >> e) J.-R. K. lisait f u - u h - h u a [ , cc dépouille >> ; X V , p. 259 dérivai la forme de fahâtur II, cc intimider P. Ces deux explications sont h abandonner aprè collation du passage. Pour l'interprétatio du verbe, cf. BWL, p. 200 iv 6, dans un texte oh une personne en agresse une autre, l'expression : lu-ul-'-ut-ka-rna (ce que l'éditeu W.G. Lambert dérivavec raison de L'T, mais AHw et CAD de L'T) ul tap-pu-rik, cc Je vais ne faire qu'une bouchéde toi, sans que tu résiste>> (le verbe est parallèl ?i lu-kul-ka, cc je vais te dévoreP). La langue de Mari semble connaîtrconcurremment le verbe lâfurncc garder le contrôl de >>, d'aprèMARI 5, p. 215-216. f] Est-ce vraiment une expression proverbiale (J.-R. K., cc mener au fossÃ>> ; XV, p. 205, glose : cc pour mettre h mort? pour une ordalie? >>) ou s'agit-il plutô du fossÃde Terqa oh le gouverneur s'apprêtai ?i bousculer son agresseur? La deuxièm interprétatio (plus plausible) renseignerait de plus sur les défensede Terqa; cf. (161) n. a). g) L'expression awatat?i Id fdti est rare pour awâtit 16 tindti. C A D 313, p. 155a a considérla premièr comme appartenant ?i tzî cc sien >> et C A D 313, p. Na-b, la seconde comme le pron. pers. plur. Les deux expressions ne doivent cependant pas êtr séparé et la seconde doit êtr considérà comme le pluriel de la premièreLe singulier donne, dè lors, le sens propre de l'expression : elle signifie cc une parole qui n'est pas elle >>, cc une parole qui ne devrait pas en êtr une >>.L'expression adverbiale paléobabylonienna n a 16 h à ® t cci ?i contretemps >>, doit elle aussi contenir le pronom per-
sonnel, non l'adjectif.
705 [II 551 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Yasmah-Addu, ton serviteur. Mon Seigneur m'a envoyà le message suivants5 à propos du canal d'irrigation de zurmahhuma) : c< Tu m'as cherchÃquerelleb) pour des bourgades sur le canal de Zurmahhum. C'est moi le propriétaire56c)D Voilh le message que mon Seigneur m'a envoyéOK, les bourgades, terre et ciel, appartiennent à mon Seigneur seuld)! Lorsque mon Seigneur avait libéré ces bourgades pour moi, mes calomniateurs ont étlégioet ils m'ont fait sortir du cÅ“u de mon seigneurs7. Les ... d'humains conviennent i ~ . . . ~ ~Ilf ne l . faut pas que mon Seigneur remette en questiong) ce (qu'il a décidh propos) de mes bourgades5g! Jusqu'h présentj'ai étdisponible en tout point pour mon seigneur60. Or, je n'ai pas étrestaurà (dans mes droits) ni non plus mes bourgades libérée comme messieursh) m e s frkres qui ont reçpleine satisfaction et dont les bourgades ont ét1ibérées6 Ce sont des c a l o m ~ e qui s ont causà ma perte devant mon seigneuri)! C'étaienquatre r u i n e d que mon Seigneur m'avait abandonnéeet l'on m'a déboutdes quatre 55. L. 6 : Loble-lf[ki-u-un11ii-pu-ru-um.
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57, L, 11-13 : kf-mu u-l]u*-ni an-nu-ut-rini be-li' ~-+vu-ui-Je-ru-um, [uki-il ku-u]r*-$i~'-lu ( s f c ! im-ri-du-mu, ) [ii-tu SA lx-1;-i]u* i - k - p i - n [ i ] - i [ n ] ni. 58. L. 15 : [ . . . ] dumu* u-+t3i-/Lu]*-ti[nf]*, [...-ulni*i-re-du.
60. L. 18-19 : [a-di i-110-utl-nu]a-nu-ku a-na be-1;-in, [re-.fi]fi-ki-il, 61. L. 20-23 : [kj-mu l]ti ulf-hi-iameSJu i-Ja-ri4 ub-llii, [Ã u-l]u*-[nu]rJul*-[nu +VU U J fu ru, [u-nu-ku]h ~ i [lu ] * - i [ u ] * - r ] a ] * - [ klu'*-[l]u*u] [ ~ i l ~ * - i u, [h~ -- u -] /w*-u - U J - ~ U i-nu - ~ Up- u~ t ku-ur-sf.
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LES B ~ D O U I N S
bourgades qui se trouvaient 21 Ara'îtumk) Dè lors, je ne peux donner satisfaction aux particuliers1) qui me disent : << Les bourgades de messieurs tes frkres et leurs champs sont libé r Ãet, toi, © tu~as (aban)donnk ~ nos champs au palais! >> M e trouvant avoir entendu d e ses propres lèvre mon Seigneur libkrer pour moi ces quatre bourgades, j'avais envoyà un serviteur 21 moi : il avait d à © b ~ u les t k équipe ~ ~ ~ agricoles du palais et64 il avait imposk aux responsables le serment sacro-saint du roi. Fuis, &in qu'ils ne contestent pas le serment par le roi, il avait.. . leurlsa tête65A l'heure actuelle,. .. Je veux venir devant mon Seigneur et assurer ma sauvegarde66. Note: ce document qui émandu chef benjaminite yarihéedoit êtr attribut? au moment où la paix revenue, les terres furent réat tribukes à leurs anciens propri6taires. L'intérÃdu texte est grand parce qu'il prkcise la situation des Yarihkens dans la rkgion d'Ara'îtumlaquelle semble, d'autre part, situésur le canal de il s'agit de terriZurmahhum. h i s q u e ce dernier est un râkibu~n toire dans la zone des hautes terres, non de terroirs jouxtant l'Euphrate. a) Pour le rdkibum, << canal d'imgation par gravitÃ>>, cf. p. 580 Zurmahhum est sans doute dknomméd'aprks une espkce végà tale, comme le montre l'emploi de !&umahhu~n dans VI1 254: 2 et 3'. b) La forme verbale est dt?rivt?ede baqârum<>, tout particulikrement un bien. Le roi feint de croire que son vassal réclampleine proprit?tt? sur ses terres et y conteste les droits royaux. c) En m. à m. : << J'en suis le Seigneur. >> Le texte est malheureusement cassà pour ce passage crucial mais bêlu~qui est le titre 62. L, 31 : a-lu-nu [da* 1[6]* u l ~ * - l ~ i - k ui n ~ a-ià ~ ' -fu-n wu-'15-fu-ur
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donnà couramment au roi est aussi celui qui signifie << propri6taire >>.Il ne semble pas y avoir de place pour [be-el-Cunu] sur la tablette: par ailleurs bêlê aurait dà signifier <>.La nuance <> est autre. d) Cette formulation s'apparente de trks prè à ce que l'on trouve dans un texte d'Alalah, cf. A.T. n055. Cf. pour ce passage, J.M. D. << *Nomades... >> ; cela devait êtr une expression propre à l'ouest. e) Pour cet emploi de waC5uru1n, cf. chap. <>, p. 5 18. f) Sans doute y avait-il là une expression proverbiale qui commentait la malice humaine qu'il y a à toujours vouloir fâcheles gens entre eux. g) En m. à m. : <> h) L'expression se retrouve plus bas; pour cet emploi d'an,%~n, ironique ou non, cf. J.-M. D., NABU 87112, 87152, i) En m. à m. : <> j) Pour la mêm situation à Alahtum, cf. XXVU3, <>. k) Ara'îtu se trouvait donc êtr l'enclave benjaminite sur le canal-rdkibum de Zurmahhum. Pour sa situation sur la rive gauche de l'Euphrate, cf. << *Imgation. .. >>, p. 117 et M. G., <>. 1) Cet exemple montre clairement le terme n1u5kênun employà pour dksigner des sujets d'un prince benjaminite, donc de la mêm ethnie qu'eux-mêmes m) Mêm emploi à propos d'Alahtum (XXVIl3). Qâta11 napâsu~se dit de <>,ici une terre. Suite à la rébellio des Benjaminites, leurs terres avaient étconfisquéeet mises en culture par des 6quipes de travailleurs agricoles dkpendant du palais (les epinnâtu ; cf. chap. <>).Le serment par l'asakkum du roi revient il faire s'engager quelqu'un au moyen d'une formule impr6catoire engageant l'intervention contraignante du roi ; cf. la contribution de D. Ch., << "Manger un ser10-11, 1997, p. 85-96. ment" >>, Méditerrané
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E SDûCUME
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
la traverséeeet qu'ils ne soient pas empêchés70f
LES DI?PLACEMJZNTS DES BENJAMINITES Ont étregroupéici quelques textes qui documentent les mouvements des Benjaminites, 2 des occasions diverses. L'intérÃde (706) est de révél les problkmes que posait 2 certaines tribus le fait d'êtr diviséeentre deux pays souverains quand ces derniers entraient en conflit. Les Bédouintranshumants partageaient ce désagréme avec certaines grandes villes marchandes comme Imâ; cf. MARI 6, p. 58-61. En l'occurrence, les autoritélocales n'ont montrà aucun empressement 21 leur permettre de passer le fleuve. Dans ce document (706) Samsî-Add voulait évite2 des Rabbéend'êtr recensédans le royaume de Haute-Mésopotami pour qu'ils ne soient pas officiellement comptabiliséparmi les ennemis du Yamhad et se voient désor mais barrer le chemin du retour sur l'autre rive.
7û [IV61 ton père Dis Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu D e s ~ a b b à © e nqui s ~ habitent au Yamhad m'ont écripour m e dire : <> Voilà leur message. C e s gens à leur sortie (du Yamhad), avaient l'intention d e traverser pour v e ~ de r notre côté; malgrà deux d e n ~ a n des68b), il n'y a pas e u de bateaux qui les fassent traverser. Écridonc à Yaiûb-E pour qu'il tienne disponiblesc) des barques à yaka1tumd) o u n'importe oà ailleurs69 des bords de l'Euphrate, afin que, sitôque des gens arriveront, elles fassent 67. L. 13-14 : &me3 i - j i - i - [ ~ nplu~- n i - 5 - n u ] , an-ni-ii u-nu rel-[hé-ri iu-nu]. 68. L. 16 : 1-hm 2-hm i s - r ~ - r a l l - r l u ~ ~ ' . 69. L. 21-22 : gis-mi-hi [i-nu] iu-k[a*-u]l*-ri~nk, ù-[luu * ! - [ k r - i u - n i ] .
a) Les Bédouinrabbéensont des Benjaminites que leurs transhumances emmknent du royaume de Mari jusqu'aux bords de la MéditerranÃyamhadéenneIls reconnaissent donc comme suzerains 2 la fois les rois de Mari et d'Alep. Leur ville propre se trouvait 2 Abattum. b) La lecture proposésuppose ici l'emploi du verbe s u l l G n ~ . c) L. Oppenheim, JNES 13, 1954, p. 142a interprèt la t'orme verbale ii-KU-!na comme le verbe faqû avec le sens de << voyager vers l'amont >> ; cf. AHw, p. 1180b 9). Cependant l'emploi avec le substantif eleppum au pluriel devrait entraîneune forme féminin isqâJe préfèdonc y voir un iikumma <- iskun-?na avec l'assimilation bien connue du groupe consonantique -nm- ; cf. v. S.. O r 22, p. 203. d) Si cette lecture est juste, Yakaltum est la forme d'époqu amorrite pour lYEkaltede l'époqu d3Emârsoit Tell Munbaqa. Cette supposition a déjétfaite par Wu Yuhong dans N A B U 9Y51 ; cf. les considérationsupplémentairede D. Ch., NABU 93/32 : Yakaltum serait la forme occidentale du toponyme EkallâtumCe texte montre que c'étaiun lieu de guéLe toponyme <> est certainement apparentà au nom des Yakallitéenstribu bensim'alite. Il a dà exister plusieurs occurrences de ce toponyme, selon le principe d'ailleurs de la <>. C'est ainsi qu'il faut en distinguer la Yakaltum qui se trouve mentionnédans l'itinérairde Zimrî-Là en route vers Ugarit. Cependant, qu'une graphie puisse êtr employépour une autre amèn 2 douter que la grande Ekailâtu du Tigre ait réellemen signifià <> et ne soit pas plutô 2 interprétecomme une graphie savante pour << Yakaltum >>. e) Cette forme << i-ib-ba-ra-m[a] >> ne peut, dans un tel contexte, que dérived'un verbe ebêru ; mais pourquoi l'inaccompli se présente-t-isans apophonie, attestant de plus une conjugaison en (a) et non pas en (i)? f) En comprenant là ikkallûforme IV ; mais une restauration là ikallâ-funût<<sansqu'il (YaSûb-Elles refuse>>est aussi possible. 70. L. 25-28 : ki-inu ma-ah-ru-un?-nu,i u i-il-lu-[ku-ni~n]. i-ib-ba-ru~ n [ u * ]la, i-ku-[al-lu].
707 [III 821 Dis à Sammêta : ainsi parle Kibrî-Dagan ton filsa). Le jour oÃj'envoie cette tablette de moi chez mon pèreles gens (?) s e sont installé à s a h r i i b ) , district d e saggarâtum71..
LES MOUVEMENTS DES PRINCES BENJAMINITES
(Texte fragmentaire, puis brisé. a) Nous ne posskdons pas encore le sceau de Kibrî-Daga puisque ses lettres ont toutes perdu leur enveloppe et que ses documents administratifs ne pourront êtr retrouvks qu'& Terqa. Il est vraisemblable cependant que la mention qui est faite ici de Sammêta comme de son cc pèr >> doive êtr prise au pied de la lettre. Le gouverneur d'un centre majeur du royaume écrid'habitude & un des deux principaux ministres sur un ton d'kgalità (il le nomme râ'im-k = cc ton ami >>).D'un autre côtk nous savons que Sammêtar Terquée lui aussi, ktait lui-mêm fils de Lâ'û ministre sous Yasmah-Addu et de souche égaiementerquéenneIl est donc possible que le gouvernorat de la seconde ville du royaume ait kt6 traditionnellement dévol& une de ses principales familles. Ce serait une des première dynasties de fonctionnaires de l'histoire mksopotamienne. b) Pour la locaiisation de cette bourgade, cf. com. & (6881, n. a).
Les mouvements illustrks ci-dessous sont postkrieurs A la rkbellion et ne font qu'illustrer l'annonce (tebrîtumpar les gouverneurs de l'arrivé des principaux princes benjaminites. Plusieurs de ces déplacementdevaient avoir des motifs religieux et ne pas reprksenter uniquement le retour d'une transhumance ou le désid'aller présenteses hommages au roi de Mari : les Benjaminites semblent en effet avoir eu une trè grande dévotio pour le dieu Dagan. L'ensemble des donnkes a kt6 réundans XXVU3 & propos des cultes de Dagan de Terqa et de Tuttul. On y voit mêm le prince Yaggih-Addu de MiSlâ essayant d'offrir des sacrifices & la divinitk alors que la ville est tenue par les troupes royales. Il fut obligk de le faire depuis la rive opposke. Il est vraisemblable que la possibilitk de recommencer & offrir les sacrifices à Dagan a reprksentk pour plus d'un prince benjaminite une motivation puissante de faire la paix avec le roi de Mari.
708 [III 511 ton serviteur. Dis mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan Mon Seigneur m'avait kcnt au sujet de mon voyage.. . (Lacune de 3 1.)
. .. les ... Benjaminites.. . me sont arrivés7et, au matin, j'ai expédices gens à Mari chez mon (Lacune de 6 1.)
i s
Ces pèlerinage d'étranger dans les deux grandes villes saintes du moyen Euphrate devaient êtr certainement une grande source de profit, mais aussi d'inquiktudes lorsque l'on voyait amver un prince étrangeavec une troupe trop nombreuse. Plus d'une fois, l'autorità a dà craindre que, sous couvert d'accomplir les rites, l'escorte puissamment armédu visiteur n'entreprenne de s'emparer de la ville. Plusieurs documents attestent des efforts des autoritépour s'informer sur les rkelles intentions de ces dangereux dkvots. La plupart des textes sont cependant difficiles & dater. Certains illustrent manifestement des pk"odes oà les rapports entre roi et nomades ktaient difficiles. Ceux qui mentionnent l'arrivke des princes du Zalmaqum ne sont pas d'une datation simple. Dans certains cas, les amvkes peuvent n'êtr que le signe du retour des princes nomades aprè une transhumance saisonnière Un texte de Dâdî-had (A.9 : 6-10, dans XXVIl3, cc Le culte des Bktyles >>)dit explicitement : cc Pendant 5 ans, jusqu9& aujourd'hui, que ce
monument-hamûsunse trouve avoir étfait, 10 fois, vers l'amont ou vers l'aval, je suis passà par lh. >> On apprend ainsi que le prince passait 2 fois par an en moyenne par Hdabîtce qui correspond tout h fait 2 un mouvement saisonnier. La plupan du temps, il est malheureusement impossible de savoir d'oh arrivent les nomades : simplement-de régiond'cc amont >> ou de beaucoup plus loin, de la régiode Qatna ou de la valléde ll'Amuq, oà on les voit documentéh l'occasion? Il est difficile de décider d'autre part, si la mention rép6t6de l7amv6e h Sahrà de SÛra Hammà indique que cette ville étaile centre normal des Yanhéensous le rhgne de Zimrî-LÃou si c'est par lh que le prince atteignait régulihremenle royaume. De tels mouvements représentenen tout cas des informations majeures pour I'autont6 et sont sous constante $urveillance. Les gouvemeu~sse transmettent les informations entre eux et tiennent au courant la capitale ; cf. (709).
709 [JI931 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Dagan et Ikrub-El vont bien. L a ville de Terqa et le district, çva74a). L e jour oh j'ai fait porter cette tablette de moi à mon Seigneur, Yaqqim-Addu m'a envoy6 un message disant: << ~ a ~ à ® m de - ~Yahrur à ® arrivera m ~ ~ chez toi pour l'6tapec). >> a) Il n'y a sans doute pas de lacune sur la tablette. b) Yarîm-Lî chef des Benjaminites Yahruru, est bien connu et la restauration évidente Cf. d'ailleurs XVVl, p. 227. c) Ce qui revient h dire au soir D. Dis ?I mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. L e jour oh je fais porter cette tablette de moi chez mon Seigneur, Hammî-istamades Uprapéenm'est arriv6 Ã
~ i l l a z i b i m ~Voilà ). que j'en envoie la nouvelle chez mon Seigneur. a) Pour Tillazibim. cf. commentaire h (192).
711 W I 1321 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Dagan et I h b - E l vont bien ; la ville de Terqa et le district, çva. Autre chose : à propos de Sûra-HammÃsujet de la lettre de mon Seigneur, cet homme n'est pas encore arrivà à Terqa. Mon Seigneur doit.. . une borne troupe, autant qu'il y en a à Terqa et lorsqu 'il arrivera.. . qu'il envoie.. . (Lacune.) Ils ont dit : << .. . cet homme amvera.. . ne sera-ce pas comme ce qu'entendra mon . et mon Seigneur s'irritera.. . s (Texte lacunaire.)
712 [VI731 Dis à mon Seigneur : ainsi (parle) Bahdî-Lî ton serviteur. S E - H a m m à a appris que Dagan étaientrÃà Tuttul et il est all6 à YarAm-LAm,disant : << Dagan est entr6 à Tuttul.. . (Lacune de 4 1.) .. . pour que je prie et offre un sacrifice pour notre Seigneur et qu'il me protkge. >> Yarîm-LÃ(?) le lui a promis et Sûrî-Ham(?) est entrà à Tuttul, devant Dagan. SÛmfi-Lab et Dâdî-had avaient fait le déplacemenavec Dagan. Dagan est entr6 depuis le 16 à Tuttul et j'ai envoyà cette tablette chez mon Seigneur. Bibliographie : réédi dans XXVIl3 (CLes déplacementdes dieux D).
713 [II 1051 Dis A mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. Le jour oh j'ai fait porter cette tablette de moi chez mon Seigneur, des hommes qui font partie des commandos d'intervention m'ont prévende l'arrivéde Shra-HammûSûra ~) et Yamsi-El, Hammà venait d'arriver à ~ a h r à » ^ Bêl-Zun (gens) de mon Seigneur, ses escorteurs, font route avec luimêm ainsi qu'une centaine d'hommes. On m'a prévende son arrivéet, tout aussitôtj'ai écri chez mon Seigneur. Note : ce texte doit êtr assez proche chronologiquement de (568) oà Yaqqim-Addu reqoit Sûra-Hammh la Forteresse de YahdunLîm d'oà son attribution h la fin de ZL 9'. (568) semble assez bien datk par la mention des troupes yamhadkennes et celle des autres contingents bkdouins benjaminites. a) La ville de Huhrà de l'kdition de Ch.-F. J. n'existe pas ; cf. MARI 5, p. 223. Pour Sahrûcf. commentaire h (688) n. a).
714 [XIV 931 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. Naguère ~ à ¢ ~ à ¢ . mm'avait a - ~ l aprévenu7de l'arrivéde Yasmah-Addu et de ~ a r à ® m - et ~à j'avais ® m écrichez mon Seigneur. Yarîm-LÃétaiparvenu à ...nân alors que ~ a s m a h - ~ d davait u ~ poursuivi ~ sa route vers chez mon Seigneur. A présentle jour oh je fais porter cette tablette chez mon Dè son arriSeigneur, Yarîm-Là est arrivà à saggarâtumgO 77. L. 10 : a-na su*-ah-ri-iki
vie, j'ai kcrit chez mon Seigneur. a) Sans doute le mêm que le pkre de Yâwi-Addumessager au service de Mari, mentionnÃpar (431). b) Princes benjaminites, vassaux de Zimrî-Lî
715 [III 581 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur: Tous les gens des bourgades benjaminites de mon district sont arrivéchez eux, venant d'amont. Autre chose : Sûra-Hamm est arrivà d'amont. Lorsque cet homme arrivera à Terqa, dois-je lui donner ou non accè à la ville? Que mon Seigneur m'écrivce qu'il doit en être Bibliographie: réédi dans XXVIl3 (<
S'il fortifie.. . cela nous sera dommageable. Autre chose : Lanasû m'a envoyà le message suivant : << Naguèrex centaines de Rabbéenet 200 Uprapéens'étaien réunipour combattre Ursum et ils firent un butin d'une centaine d'ânéde farine. Les gens de Carkémisinformés
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LES DOCUMENTS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
n'avaient pas bougéOr le troupeau et 500 gens de Carkkmish avec lui étanalléjusqu'au lit du fleuve, l'armédu pays d'Ursum lui est tombédessus. Elle a pillà 7000 ovins et tuà 300 gens de carkémishb) >> VoilÃla nouvelle que Lanasû m'a envoyéet moi de l'envoyer à mon Seigneur. Le mois de ..., le ..., j'ai envoyà cette tablette à mon seigneurgl. Bibliographie : face édità par J.-M. D., MARI 6, p. 46. a) Comprendre : [étaiendispersks]? b) Cette vengeance des gens d'Ursum contre leurs voisins de Carkémiscoupables de n'êtr pas venus A leur aide lors d'un rezzou de deux tribus benjaminites ne m'est pas documentépar ailleurs et les restitutions du texte tr&s mutilà sont naturellement donnéesous réserve
LA MOBILISATION DES BENSIM'ALITES Les Bensim'alites représentaienles aides naturels des rois de Mari, depuis Yahdun-Lîm On les trouvait surtout dans la HauteDjéziroccidentale, avec un terrain de parcours qui allait depuis le Yapturum autour de Talhayûmet la ville de Dê sur le Balih, jusqu'au Sindjar méridionalvoire mêm jusqu'au Suhû inférieur Leur mobisous la conduite de leurs mer'um, Ibâi-Eet Ibâl-pî-E lisation, par temps de crise, étairequise comme celle des [ O O ] r d ! - p i - e f ,[... il-mur!-ru-su-UIZ-né 81. L. 1'-16' : [ . . . ] x x ki Su Ji-[im],[fi-ni-tam la-na-s]u-fi-umki-a-um if-pu-ru-am uni-nia-nii,i-nu 'pu)'ni)-tim [x m ] e lu ra-ub-bu-fi-[ulm,à 2 me:' 115 up-[ra-pu[-fi-ruml? u-nu f a ^bu^-i-im,a'-na?x x [ O O O ] x r i p l - [ I i ~ ] - r ~ r l - r m rqél-mu-un al!, 1 me an[Se]:' III'?-x-x[O O O O O ] iJ-mu-fil-ma,it-ta-ak-lu4 à ha-[ul-lu-tum ( ? ) ] ,ru1 5 me su-bu-um ka-ar-[ka-mi-su-yu-um],it-ti-Su a-di lia-am-q[i-im il-li-ik],su-buum fa ma-a-at ur-si-[imki],ini-qd-us-si-[ulni-ma7 l\i-im udu-h6 i b - b u - ~ ]Ã, 3 me ka-ur-k[a-mi-sa-yi i-du-ku],[{ed-ma-um un-né-e-e la-na-sfi-fi-um, if-pu-ra-am a-na se-er be-lf-ia,uS-tap-ru-am,it[i . . . ] , fup-p[u-urn . . . ] .
LES BEDOUINS
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Benjaminites ou de ceux de leurs congkn&res installédans le centre du royaume proprement dit. C'est chez les Bensim'alites, d'autre part, que se recrutait la garde bédouin(la prétendugarde c hanéennÈ) que l'on voit êtr dirigépar des Bensim'alites aussi éminentque Hâlî-hadou Kalâ'lâlu en ZL 5 ' , par exemple (XXVUI, p. 238). En deux occurrences majeures, Zimrî-LÃrecourut A eux: la premi&re au moment des grands combats du dkbut du r&gne. Il ne semble pas cependant qu'ils aient alors répond avec beaucoup d'enthousiasme aux injonctions du roi de Mari. On trouvera dans la correspondance quelques textes afférentà ces événemen d'Asqûdu (XXVIII) A propos du à palabre des HanéenÈ Par c palabre à (rih-m), il semble que l'on ait en l'occurrence désign une rencontre généra des Bensim'alites, sans doute dans un sanctuaire confédkralpour une occasion religieuse particuli&rement solennelle. L'événeme auquel Asqûdu fait allusion a dà marquer le ralliement A Zimrî-LÃde tous les clans, marquant la fin d'une périodd'attentisme, lors de l'affrontement avec les Benjaminites. C'est au mêm propos que fait allusion A.489, lettre de Rip'i-Lî dont G. D. cita en son temps un passage (Mélange Dussaud, p. 981, n. 1) et oil il est expressémendit: c Lorsque mon Seigneur a triomphà d'rime-Dagan et a expulsà YasmahAddu de Mari, puis, lorsque les Benjaminites ont éthostiles A mon Seigneur, mon Seigneur vous a écripour que vous lui donniez des troupes. Or vous ne lui avez rien donnéC'est grâc A la parole de Dagan et d'Itûr-MÃ... que mon Seigneur a vaincu ses ennemis, a réduileurs villes en tells et en ruines et a accompli leur annihilation, etc. à C'est peut-êtr pour obtenir ce ralliement que Zimrî-LÃabandonna sa filiation véritabl envers Hadnî Addu pour se proclamer fils de Yahdun-Lî (cf. MARI 4, p. 336338). La seconde péripét fut la mobilisation des gens de l'Ouest pour prête main forte A Babylone contre l'filam, puis contre Larsa. Ces textes ont étregroupks dans le chapitre qui traite des guerres (cf. c Expéditio A Babylone È) Les Bensim'alites, malgrà quelques réticencesproduisirent l'effort de guerre demandé Les trois textes qui suivent, dus A Kibrî-Dagansont mal datables, mais devraient êtr attribuéA ZL 9'. Il est manifeste que les troupes descendaient du nord puisque c'est par Qattunâ qu'elles pénétr&re dans le royaume. La lettre de Yaqqim-Addu, (7201, qui cite un message du dernier gouverneur de Qatjunânne peut que faire allusion aux même événement Ce document qui
LES BEDOUINS
parle de contingents de princes soubar6ens permet par ricochet de dater (721). lettre de Kibrî-Dagan
717 [III141 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Le jour oà je fais porter cette tablette de moi chez mon Seigneur, j'ai pris la têt d'un millier d'hommes, représentan un corps@ des Bédouinset je suis arrivà 2 QattunânTout le reste de la troupe arrivera petit à petit, à ma suite, à Qattunân Les 3000 hommes, soit toute la mission que mon Seigneur m'a donnéesont en train de se rassembler. Personne ne fait de difficultésb) Que mon Seigneur se réjouisse82 a) Le terme râsu a 6t6 diversement compris. Le sens de à d&but à premikre vague d'arrivants a étd'abord proposà par v. S., Or 21, p. 84, pour finalement retenir dans AHw, p. 959a, celui de à dbtachement (Abteilung). C'est cette deuxihme proposition qui doit êtr la bonne. Si le terme r d s u m s'oppose bien ici 2 Sapiltum, à reste il n'en reste pas moins qu'il s'agit 12 du terme amorrite 6quivalant 2 l'akkadien rêCum On doit avoir ici une r6alit6 analogue 2 ce que documente Jg 7, 16: w a v y a i t a ~ 'et $103 më'Ãh à œ 9 Ã3loSa1' ra'fim, *Et il répartiles 300 hommes en 3 corps È Un sens N le gros l'essentiel de l'arm6e (cf. l'emploi de rê3u dans rê gerrim, XXVUI, p. 128 a), 6tant donnà que le rdsuin ne représentdans un exemple que le tiers et dans un autre la moiti6 du total, me paraî moins vraisemblable. L'unit6 de base de l'armé&tantde 1000 hommes, le sens de râsu est peut-êtr ici technique et peut représenteune unità de mobilisation. b) En m. 2 m. : à Nulle chose de travers n'existe. È
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718 [XIII1021 Dis 2 mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Le jour oh je fais porter cette tablette de moi chez mon Seigneur, étansorti de Qagunânj'ai fait étapà Bî ~ a ~ à ¢ n ~ ) Je dois arriver le lendemain 2 SaggarâtumC'est avant d'arri-
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ver à Bît-Kapà que m'a rejoint la tablette de mon Seigneur, à l'endroit (oà se trouvait) le corps d'arméeà l'aval de QattunânEn effet, avant mêm que la tablette de mon Seigneur ne me rejoigne, depuis trois jours une troupe de 1.500 hommes, représentanun corps d'arméde Bédouins est descendue au fleuve et le reste arrive petit à petit à sa suite. a) Ce texte indique que Bît-KapÃest l'6tape intermbdiaire entre Qawnâet Saggarâtu ; cf. t. 1, p. 421, (269) n. b). Dis à mon Seigneur : ainsi (parle) Kibrî-Dagan ton serviteur. Avant mêm que la tablette de mon Seigneur ne m'atteigne à Qattunânà l'endroit oh se trouvait le corps d'arméeen aval83, une troupe de 2000 personnes, constituant un corps d'armédes Bédouinsest descendue au fleuve. Selon ce que mon Seigneur m'avait écrit j'ai pris un édipour le rassemblement de la troupe. Lorsque seront accomplis les sacrifices pour Dagan, j'ai fixÃle x (du mois) comme terme pour le rassemblement de l'arméà ~ e r ~ a ~ ~ . Autre chose : le jour oh j'ai fait porter cette tablette de moi chez mon Seigneur, )'ai atteint au soir Terqa. Je garderai les premikres troupes, au fur et 2 mesure de leur arrivéeLe restant de la troupe, au fur et à mesure qu'elle se sera réunie...ibâl.. (Lacune de 2 1.)
. .. arriveront. Les 3000 hommes de troupe, tout ce à propos de quoi mon Seigneur m'a écritse rassembleront en totalité 83. L 5-6 : la-inu pp-pi he-li-ia-ma a*-[na qu-af-,pi-nu-ui~k~], a-na ru-diin1 !}a [qa-ap-la-n[u-un?] (place!).
84. L. 11-15 : [a-tui pa-lia-ar sa-hi-im as-pi-if], [~]iskur~-re-hi S\ci ^dagan], [ug-d]a-am-[mi-ru-ma], [a-na] pu-lia-ar sa-b\i-im ,.I A'-kam], [i-na t]er-q~^lia-da*-n[um* ai-ku-un].
720 [XIV 1121 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. yataruma), gouverneur de Qatpnânm'a envoyd le message avec ses suivant: M e sont arrivds h QattunânIbâl-pîscheichsg5 et un millier de Bkdouins ('ainsi qu')~mfid-pî-~18 de Suduhhumb), avec 50 de ses gens. Dans deux jours, ils atteindront Saggarâtum>> Voilh le message de Yatarum. J'envoie donc chez mon Seigneur annoncec) (de leur arrivde). Mon Seigneur doit m'kcrire ce qu'il en est concernant la troupe qui va arriver, relativement h son passage ou non, vers Mari. En outre, il y a l'affaire des rations des chefs de troupes des rois soubaréenqui doivent prendre la têt des soldats ; peutêtr mêm se trouvera-t-il un roi du Subartu pour prendre la têt de ses troupes. Mon Seigneur doit m'kcrire ce qu'il décid h propos des rations pour les rois ou les chefs de troupes du subartud). Note: le texte est dat6 par la mention de Yatarum, gouverneur de Qaflunâ(cf. a). a) Pour Yatarum, cf. M. B., XXVII, p. 29-30. C'est le dernier des gouverneurs de Qattuniin pour le rhgne de Zimrî-Lî aprhs ZL 9'. b) Pour une attestation tardive de ce prince, cf. MARI 5, p. 607. c) Pour la tebrîtuni cf. t. 1, (393), n. b). d) Pour ce problhme des rations, cf. (270) et (271). Dis h mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Dagan et Ikrub-El vont bien ; la ville de Terqa et le district çva. Autre chose : au sujet des gens des rois soubardens, de par85.L. 8 : .. . qa-du ^su*-rgu1
*-a-&J
86. L. 1 0 : il n'y a pas à au dkbut de la 1 . ; peut-êtr uniquement l'indicateur des NP.
devant mon Seigneur m'est arrivéavant-hier31 une tablette de recensement nominativeb) et j'ai procddd h leur appel en les faisant dkfiler devant moi, en fonction de ce qu'il y avait sur cette tablettec). En outre, mon Seigneur m'avait dcrit ceci : a Ne laisse pas libre de ses mouvements un seul homme qui ne soit pas sur la tablette de recensementd). à Aujourd'hui, au moment oh j'envoie cette tablette de moi chez mon Seigneur, sont arrivks h Terqa 10 SoubaréensJe les ai interrogéet ils m'ont répond ceci : à Nous sommes (de l'escorte) de ~ à ® m à ® -Ã~Voilà d d u la ~ rkponse qu'ils m'ont faite. Je les ai consignks et Habdu-Malik, le ministre87^, m'a dit ceci : Envoie une lettre au roi que l'on obtienne une ddcision concernant ces hommes. à Voilh donc que maintenant j'envoie un message h mon Seigneur concernant ces gens afin de faire tout ce que mon Seigneur me dira dans son message. a) Le sens d'ullimettam (sic, AHw ; lire plutô ullîrnît sur *ulli-fimû = appartenant & ce jour-l&È doit êtr plus précique celui de en son temps à (Seinerzeit) proposà par v. S., AHw, p. 1409b. Il doit représentel'équivalendans le passà d'ullîtidans le futur; or ce dernier signifie le surlendemain Èd'oà la traduction Ãl'avant-veille, avant-hier à proposéici. b) Pour ce genre de document, cf. (629), n. a). c) En m. & m. : J'ai fait passer homme et son nom en fonction de cette tablette. à d) En m. & m. supplémentairÈ c'est-&-dire dont la présenc ne soit pas légitimà par le document de recensement officiel. Des gens extérieurpeuvent essayer de se faire passer pour membres des escortes étranghreet en acquériainsi les privilhges, surtout d'entretien. Les lignes qui suivent illustrent le fait. à Ne pas laisser aller à (waSSururr1) doit naturellement se comprendre comme u mettre aux arrêtÈ e) Lîmî-Ad est connu comme un roi de l'Ida-Maras (et non du Subartu comme le dit XVI/l, p. 146). Il est ainsi bien documentà par la correspondance d'Itûr-Asd depuis Nahur : dans A.641, on a l'énumérati[i-ba-a11-~1M,Iia-ku-un-di-ir I l i - m i ^ â € ¢[l&meS 87. L. 24 : à lm-nh-du-mu-li-ik lu-sukkal*
LES B~DOUINS
~ r ] - ~ i - s a - y u ^lfi-mes Si-na-ha-yu ; les duplicats (604) Il (605) le comptent dans la liste des rois de l'Ida-Maras (cf. RA 82, 1988, p. 109). Une lettre acéphaleA.2434, le caractkrise explicitement comme l'homme d'Anamai à (lfi a-fnal-n~a-a$~).Cette ville est faiblement attesté mais on en parle dans la correspondance d'Itiîr-Asdià comme d'un sièg de royautk oh il est question d'installer à le fils de Zakura-Abum à (1. 13 : a-na a-na-ma-as-Siimki). Les troupes de Lîmî-Ad sont signalée& Mari par IX 298. Ce document sans date n'est cependant pas postkrieur & ZL 8', ktant donnk la mention qui y est faite du roi de Kahat, Kabiya. Lîmî-Add lui-même pouvait êtr prksent chez son suzerain, d'aprè IX 199, texte de mêm date. Comme (604) et II (605) le documentent conjointement & Hamm"-êpuh roi de Talhayûm attestk entre ZL l ' - a 3' (cf. RA 82, 1988, p. 108-1 IO), la fourchette chronologique de Lîmî-Ad est donc pour l'heure comprise entre ZL 1' et ZL 8'. Il est vraisemblable que la lettre (721) date de ZL 7'-ZL 8' et se trouve contemporaine des documents administratifs de VI1 et de IX. Une telle concentration de rois de l'Ida-Maras & Mari ne peut se comprendre que si l'on se trouve & la fin de l'annke, au moment de la cklkbration des grandes fête d'Estar. L'kpisode que relate Kibrî-Dagaest donc tout & fait significatif: des Soubaréenont essayà de se faire passer pour des gens qui appartiennent & la suite d'un prince de l'Ida-Maras et se sont par l& mêm dknoncécomme des imposteurs. 0 Pour ce tr&shaut personnage, cf. D. Ch., XXVV2, p. 207.
Les Bkdouins se caractkrisent avant tout par leurs troupeaux moutonniers et les dkplacements qu'il leur faut opére& la recherche sans cesse de pâture ( d à ® hou rîturnet d'eau. Ils ne sont pas les seuls d'ailleurs : les troupeaux du palais doivent eux l'époqu i du aussi bouger. Les textes ne sont pas trè abondants ? royaume de Haute-MésopotamieCela tient & ce que la périodqui en est le mieux documentke est marquke par l'insécurit: la rupture des rapports avec le Yamhad transforma l'Euphrate en barri&re. La Haute-Djkziréde même fut plusieurs fois troublépar
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des gens venus du Zalmaqum (nord-ouest) ou les Turukkkens (nord-est). Les mauvais rapports avec Egnunna enfin durent gêne le parcours normal des troupeaux dans la régiodu Tharthar et l'Euphrate moyen infkrieur. La correspondance encore inkdite de Yarîm-Add(époquépo nymale; transcriptions de D. Ch.) montre d'autre part qu'il y eut une périodde grande sécheressqui correspondit & une grande peste, laquelle dut prendre autant les aspects d'une kpizootie, et que se multiplièren alors les victimes humaines et animales (cf. XXVI 259-2651, On sait par (722) que les troupeaux du palais et ceux des Bkdouins durent s'en aller jusqu'en direction de Qatna. Il est possible que (723) appartienne au mêm dossier et montre les troupeaux en route vers l'ouest. Sous Zimrî-Lî les mouvements des troupeaux benjaminites furent suivis de pr&s par l'autoritk car, sous prktexte de recherche de pâtureles Benjaminites en profitaient pour aller oh bon leur semblait et prépared'kventuels mauvais coups ; cf. (724). (727) est un des nombreux documents qui montrent la coexistence souvent difficile entre les troupeaux bensim'alites et les diffkrents centres politiques dont ils devaient franchir les territoires. La lettre kmane de l'autorità sédentaireen l'occurrence Kabiya, roi de Kahat, ce qui date assez préciséme la tablette. Les tractations se produisaient surtout avec le iner'ûinIbâl-Ea ainsi laissk plusieurs documents qui montrent le point de vue des nomades. Le mer'ûi reprksente une des figures politiques essentielles du Proche-Orient amorrite. L'exposk de ses activitks a souvent ét rendu confus par la méconnaissancdu nom propre Mênihum confondu avec le titre par mklecture de NI en IR. Le titre lui-mêm doit reprksenter une formation nominale sé mitique non akkadienne, sans doute amorrite, sur la racine de re'ùm à paîtrà ; vraisemblablement un participe causatif (cf. APN, p. 149). De fait le mer'ûr s'oppose aux scheichs des skdentaires, comme le montre tr&s nettement (433), apr&s collation. Il est inté ressant de voir que ce document parle prkcisémende deux nzer'û benjaminites, de la mêm faço que nous en connaissons deux pour les Bensim'alites, Ibâl-Eet Ibâi-pi-Elaux noms et activitks si proches qu'on a pu êtr tentk de les identifier (XVI11 S. n.). Cependant, il n'est pas encore possible de savoir si Meptiîm mer'i"rn dans la rkgion du Suhiîm avait & ses côtÃun colkgue de mêm rang que lui. C'est le mer'û qui prenait la têt du nawû (les troupeaux de
la tribu qui transhumaient) et en guidait les mouvements, traitant avec les autorites locales. Un des textes essentiels pour mieux apprecier le rôl de ce personnage est desormais XXVI 180, oh l'on voit Ibâl-pi-Eprendre les presages concernant la pâtur des animaux dans la steppe, tout autour du djebel Sindjar.
des muSkênu sédentarises On voit qu'ici les scheichs sont des gens qui s'occupent aussi bien des troupeaux du palais que de ceux des Bedouins. Le titre designe donc autant des fonctionnaires royaux que des chefs coutumiers.
~ ) parle Ishî-Addu ton frkre. Dis à ~ s m a - ~ d d :uainsi Dè queb) tu m'as kcrit, j'ai prêt attention à tes propos : tes moutons et (ceux) des ~ à © d o u i n'ont n s ~ qu'à passer le fleuve (pour venir) ici88 afin qu'on fasse paîtrmes moutons avec les tiensg9. La pâtur est abondamment abondante. Expkdie-moi tes scheichs pour qu'aprè leur avoir donnà mes instructions9W, je leur remette tes moutons. Il faut qu'on fasse paîtrmes moutons ensemble avec les tiens. Bibliographie : MARI 5, p. 189. Pour un rapprochement avec des documents identiques, mais en direction de la Haute-Djézirà cf. D. Ch., Ta11 al-Harni&a 2, p. 14, particuli2rement les n. 14 et 15. a) Variante dialectale pour Yasmah-Addu, comme Ismeh-Addu. b) L'usage de Qama s'écartici de celui de Mari. Avec Sapdrum, ou un verbum dicendi, kîmsert de conjonction et signifie a que B. Ici l'emploi du parfait dans la principale entraînle sens de d2s que pour k à ® m qui garde son sens plein de à lorsque à comme B. c) Mari documente assez bien des étatconstruits dont dépen dent deux complémentrelies par u. d) Scilicet : à lorsque le moment de la pâtursera fini et que les moutons devront revenir chez toi. Les à instructions qui seront donnees sont les directives que reçoicelui qui part de l'autorità qui le laisse retourner chez lui ; cf. t. 1, p. 593. Ici, il doit s'agir de l'indication des routes h suivre et des precautions d'usage. Cela concorde avec le fait qu'il y a deux sortes de scheichs, ceux qui commandent h des nomades et ceux qui sont chefs des villages
Dis à mon Seigneur : ainsi parle Lâ'ûton serviteur. Les moutons des Bédouinet des particuliers du royaume de ~ a r i viennent ~ ) de passer le fleuve pour aller vers les ouedsb). 11 pâtre du service d e &unas-rnusallim et les Bkdouins ~ûm.ma-hammuc) dans leur totalitéont fait la traverske. Ils paissent (dans la rkgion de) la Forteresse de Yasmah-Addu et en aval. Il ne faudrait pas que des Benjarninites non i n f à © o d ks'en ~ ~prennent ~~ à eux et leur fassent du tort92. Mon Seigneur est tout pr&s, IA oà il est; il faut qu'il prenne concernant le bétaila dkcision h laquelle aboutira sa réflexionpour savoir s'il faut le faire entrer dans la zone limite de la steppe. Ce qu'il doit en êtreque mon Seigneur me l'kcrive. Mari va bien ; le pays va bien. Note : le texte est d'epoque eponymale comme le montre l'appellation a Forteresse de Yasmah-Addu donnee h la Forteresse de Yahdun-LîB.
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a) En m. h m. : a Bords-de-l'Euphrate È b) Ces oueds sont manifestement de la rive droite. En les remontant les troupeaux s'enfoncent en direction du desert qui séparles royaumes de Mari et de Qatna. C'est donc dans la region du qajfim qu'ils ne devraient pas depasser que se trouve la régio limite (le pdfum) avec Qatna ; cf. (422). c) Pour cette pratique de faire paîtrensemble troupeaux du palais et bête des Bedouins, cf. l'explicite (722) qui montre mêm les troupeaux mariotes allant jusqu'h la zone qatnéenne Cet passage est un nouvel exemple net de ce que à Hanû Ã
89.1,. 9 : udu-hi-iu* it-ri udu-hi-ka ; cf. 1. 18-19.
91. Les 1. 14-17 de G. D. n'existent pas sur la tablette!
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LES BI?DOUINS
LES DOCUMENTS I?PIsTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
désignen fait le à Bédouià et ne doit pas êtr opposà A Benjaminite n. d) Pour le terme sarrârumcf. ci-dessus, introduction du chap. VIII, p. 335. On sait par (449) (cf. MARI 5, p. 159 sq.), que les routes de pénà tration du déserentre Palmyre et les bords de l'Euphrate non seulement existaient A l'époque mais étaienaux mains des Benjaminites uprapéensC'est en suivant ces pistes que le roi Yahdun-Lîdébouchd'ailleurs dans la Beqa'a et lutta contre les Benjaminites qu'il venait de vaincre sur les berges de l'Euphrate. Comme toujours, ces Bédouinqui connaissaient de longues transhumances et passaient par le territoire de plusieurs royaumes ou 6tats constituéavaient de multiples allégeancequi pouvaient, selon les moments historiques, êtr contradictoires.
724 [XIV 851 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. Voici ce que j'ai appris par la rumeur publique : à Il y a des moutons qui paissent la steppe des Benjaminites, à LasqûmD C'est un Uprapden qui est venu h moi me dire : çyI a des moutons qui paissent cette steppe. Voici ce qu'on dit : "Ces.. . sont en train de se réunir. Pour l'heure, j'ai envoyd faire enquêt sur cette affaire93. On va la faire et )'enverrai chez mon Seigneur tous détails Ã
Dis h mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Le jour oh j'ai fait porter cette tablette de moi chez mon Seigneur, des commandos d'intervention h moi ont appris la pdnétratiode troupeaux de Benjaminites en un lieu éloignde la rive droiteg4. x milliers et une centaine.. . (Lacune.) 93. L. 15 : [a\-wu*-^tinil * Su-a-tu pu-ru-si-im.
94. L. 7-9 : [a-fur]ru-i-aifu a-ha-ru-l\im], [el-re-eb bu-li-[im ¥Sdurnume%iu-mi-ml, [il-nilu*-du-ni[rn].
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,. . en aval.. . est arrivé Aujourd'hui, il ne faudrait pas que cet ennemi parte pour l'aval, Mon Seigneur doit donner des ordres en bonne et due forme.. . (Lacune de 9 1.)
726 [III 151 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Au sujet des rumeurs concernant l'ennemi que nous entendons partout - Dieu brise les armes*^ de cet ennemia)! -, il est h craindre que, lorsque les troupeaux transhumantsb) des Bddouins trouveront leur pâtur sur la rive gauche du fleuve, l'ennemi ne survienne et qu'il n'y ait des pertes. Sinon, si ces troupeaux transhumants traversent de la rive gauche h la rive droitec), l'ennemi du pays ne pourra rien faire du toutd) et nous-même nous n'aurons nul tracas. Maintenant, il faut que mon Seigneur rdfléchisset qu'il donne des instructions en bonne et due forme aux Bédouin pour que les troupeaux transhumants se rassemblent d'un seul côtà Note: la date du document est incertaine. Cet ennemi pourrait êtr Benjaminite. Les troupeaux bédouinseraient dks lors ceux des Bensim'alites. Il me paraîmoins vraisemblable que l'on pense à l'attaque dlESnunna, en ZL 3'-4', ou A celle de Babylone, tout A la fin du rkgne, car ce n'est pas Kibrî-Dagaqui pourrait renseigner sur des mouvements si au sud de sa juridiction. a) Voir la mêm expression dans XXVII1, p. 335, n. 5, à propos de Zimrî-LÃlui-même b) Nawû ; au propre les troupeaux et la smala qui les accompagne. c) C'est-A-dire que les troupeaux passeront dans la zone trks protégÃdu Fort de Yahdun-LîA Terqa. d) à L'ennemi de tout le pays à serait ka-li-Sa ; à l'ennemi tout entier à serait ka-lu-Cu. Si à ka-li-su à n'est pas une faute, il doit d'une faço ou d'une autre complétemirnma. 95. L. 7 : AN-lun~ku-ukflK)-ki etc.
Dis h mon p5re Zimrî-LÃ: ainsi parle Kabiya, ton fils. L e s troupeaux transhumants des Bédouinq u i sont dans m o n district ont d e quoi manger. Tout s e passe bien. Ils ont d e l'eau dans l a pâture t ont reç leur droit au cours d u jugementa). T o u t s e passe bien pour les troupeaux transhumants d e s Bkdouins e t pour l a ville d e Kahat. Que mon p5re m'envoie d e ses nouvelles. Note : ce texte est écridans une grosse kcriture peu soignke. a) Les 1. 7-10 forment une unitk, assez maladroitement exprimke par aplà recevant dans la mêm phrase deux constructions diftkrentes (mi? aplû à ils sont satisfaits en eau È et iSariS aplû à ils ont reç une réponsqui convient È : les Bkdouins ont obtenu un arrê qui les satisfait, relativement h l'accks aux sources d'approvisionnement en eau.
728 [A.2094] Dis h Ibâl-E: ainsi parle Hd-istamar. J'ai pris connaissance d e l a tablette que tu m'as fait porter. A quoi rime ce message insistant que tu m'envoies sans cesse : { L e s Uprapéenne cessent de voler les Bensim'alites È Que je sois maudit sia) j'ai oublià le pacte d'Ugarit qu'en présenc d9Addu d'Alep nous avons conclu96b). .. (...)
... e t à propos des.. ., objet d e ta lettre, ils s e trouvent au milieu d e l a steppe. Ils ne risquent pas d'êtr perdus : je les ai fait monter. Cette nouvelle n e s e sait p a s encore chez les Uprapéens Bibliographie : publik par P. V., Ugarit Forschung 18, p. 41 1412 ; cf. note de correction de l'auteur dans NABU 90132. a) Ma traduction suppose qu'ici commence la rkponse d'Ibâl El. Ibâl-Eest un rner'û des Bensim'alites et Hammî-istamaun 96. L. 10.1 1 : [i-II]U igi* ~ I M [s\ti ha-lu-ah, [ni-iq-th-lu d i - i l
chef uprapken. b) En m. h m. : ... si [l'ai oublik] notre âno d'Ugarit qu'en prksence d'Addu d'Alep [nous avons tuk]. Ã
LES BENSIM'ALITES SOUS SAMSI-ADDU La documentation concernant les Bensim'alites h l'kpoque kponymale est relativement rare. Les rkfkrences ont kt6 regroupkes par J.-R. K. dans Nomades, p. 54, n. 3. Lors de la rédactiode son ouvrage, les textes concernant le nord ktant pour la plupart antkrieurs h Zimrî-Lî ils lui ont donnk l'impression que les Bensim'alites reprksentaient un groupe trks rkduit, quasiment inexistant. En fait ils constituent sous Zimrî-LÃ- pour le rkgne de qui nous avons (entre autres) les lettres d'Itûr-AsdÃchef de la garnison de Nahur, celles des mer'iim, ainsi que de toutes sortes de princes - une rkalitk massive et dominante pour toute la Djkzirk du nord-ouest, allant du Zalmaqum benjaminite au Subartu; c'ktaient eux les nomades qui traversaient le territoire des grands centres urbains de l'Ida-Maras. Leur absence des textes d'époqu kponymale pose donc un vkritable problkme car beaucoup de textes ont kt6 kcrits depuis Subat-Sama?,. La faço de voir les choses change cependant lorsqu'on accepte de considkrer comme Bensim'alites tous les prétendu Hankens de ces rkgions. (730), un document qui date du recensement d'kpoque kponymale, a le grand intkrê de montrer que les Bensim'alites sont toujours prksents dans le Haut Ida-Maras, aprks l'kcroulement du royaume de Yahdun-Lîmils n'ont donc pas kt6 chasséni submergks par d'autres ethnies descendues des montagnes. Il est vraisemblable cependant qu'ils ont dà reprksenter une rkalitk plus congrue que sous Yahdun-LîmPeut-êtr avaient-ils en partie kmigrk vers l'Anatolie de l'Est ou dans la rkgion de Carkkmish. (729) est plus difficile h apprécierIl doit s'agir lh d'un incident lors d'une transhumance. Or il concerne la rkgion de SubatEnlil, qui n'est pas une zone traditionnellement bensim'alite ni même semble-t-il, sur leur parcours normal, leurs routes paraissant aller plus vers le sud, directement sur le Sindjar. Ã
LES B ~ U I N S
729 [IV 801 Dis Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère Dans ma tablette précédent je t'avais écrique la veille de mon arrivé Subat-~nlilles Bédouinétaiendevenus hostilesa) et qu'ils avaient pillà ce qu'ils pouvaient des bÅ“uf et des moutons du Palais et des notables. Le jour de mon entré Subat-~nlil,les Bédouinqui étaienentré l'intérieudu pays97.. . (Lacune.) CC ... En outreb), d a n s . . . Fais-moi porter tes tablettes de faço cacherc) tes informations. Moi, je ferai porter (les miennes) chez toi de la mêm faço;mes messagers ne raconteront pas les nouvelles de ce pays-ci ce pays-là 98 B D'une part, ceux qui sont chargéde mes tablettes ne raconteront absolument pas les nouvelles de ce pays-ci à ce pays-la ; d'autre part, je t'ai fait porter une petite tablette pour (complémend')informationd) de cette tablette-ci. Prends-en connaissance et que les serviteurs qui sont là oh tu es, ~ u t u - ~ " . ~ Ãet ¢Mutur i ~ ~ ~ Etellum, Asirum, Sûm.su-lîtà Hadqim en prennent connaissance. Il faut (aussi) qu'Isar-Lî et Appân-ili en prennent connaissance. Au mois d'Addarum (viii*), le 12 courant, je t'ai fait porter cette tablette.
a) En m. à m., u Leur esprit (!ê~num a changk P. L'image vaut à la fois pour la folie et la rébellion b) On doit se trouver dans une citation d'une lettre antérieur de Yasmah-Addu. L'indice en est la répktitio quasi parfaite de 97. L. 7-8 : ... e-ru-bu l'li[u*-çanlels*GI u-nu li-ih-b[i] m[u*-u-tim i-teru-bu]. 98. L. 2'-5' : u-nu-uin-nw a-nu su-[UIII-mu-ui { e ~ i - k u \ {up-pu-ti-ku . unu se-ri-[i]u [tu-hi-luin qa-tum-nui}, u-nu se-ri-ku u-Su-tih-ba-lu-kum k[iin\u [.,.1, /e.+-emma-u-tint un-ni-tim a-nu mu-u-~iniul-li-tim* l[u*\ i*-\du-bubu : cf. 1 . 7'1.
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l'expression, indiquant qu'ISme-Dagan donne assurance qu'il en sera fait comme son frkre le veut. c) Pour l'idée on comparera avec les exigences d e secret d'ISme-Dagan dans (617) en ce qui concerne la transmission de l'information militaire. Le verbe s u m m u ~ mdksormais connu à Mari par beaucoup d'exemples s'emploie non seulement pour des personnes mais aussi pour des sujets d'information (cf. XXVI 281 : 10) ; on peut y ajouter A.2810 : 22-26 : assurrà inanna, awdtim tu-sa-am-ma-Saarnam têt immidfima. urram fêra 1 g i n a-."&Si-im-fi.NP îiiêl kunzîtià Il est à craindre que, si aujourd'hui vous cachez quelque chose et que tô ou tard ne soit dkcouvert un arpent, héritagde NP, on ne porte accusation contre vous à ainsi que M.7595 : 3-6: awâbêl irkusu, G i-sa-am-mi-ifi,^ ~ a b d u - r n a - ^ ~ a ~ ussappihan, Sinâti %L'affaire qu'avait agencke mon Seigneur, alors que je l'avais tue, N P vient de lui donner une tr&s grande publicitk à ; cf. MélangeP. Garelli, p. 65 sq. d) G. D. a traduit ana idi par à § côt de ... à ; en fait plusieurs des exemples parallkles, repris par CAD 1, p. 14a, sont susceptibles d'une interprétatio tout autre. Dans ces expressions, i-di n'est pas le substantif idum, à § c à ô ; il est dkrivà du verbe idfint, à savoir à ; cf. dkjà t. 1, p. 184, (59) n. c). Une à petite tablette à est souvent un document tr&s important, comme celui qui convoie le texte d'un accord diplomatique. Ici, il est kvident qu'il s'agit d'un texte secret. Sans doute cette petite taille lui permettait-elle d'êtr dissimuléen cas d'arrê des ambassadeurs et de fouille de leurs bagages à la recherche de leur courrier, fait plusieurs fois mentionnk. e ) Pour ce NP, cf. SEL 8, p. 90; pour la régioFî-Nâricf. dksormais, F. J., * L a dénominatio antique d e la dépressio d'Umm Rahal È NABU 93/28.
Dis il mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Isar-Lîm ton serviteur. Rapport aux ~ à © d o u i qui n s ~se trouvent dans la régiodu Haut Ida-Maras, tu as envoyÃun message au Roi. Maintenant voila que j'ai fait rédigeun inventaire nominal de la population bédouinqui se trouve dans les régionde Nahur, TalhayûmQirdahat et Asnakkum, faisant (donc) partie de la
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rkgion que je recenselmb), et je l'ai porter chez mon Seigneur. a) Ces Bkdouins sont trks vraisemblablement des Bensim'alites, ktant donnk leur habitat. b) Ce texte est important pour la gkographie historique, dans la mesure oh il indique que ces 4 villes constituent sinon la totalitk, au moins la majorite des sites de l'Ida-Maras supkrieur. Nous savons cependant par les sources datant du rkgne de Zimrî-LÃque Talhayû est la capitale d'un pays appel6 le Yapprum. 11 faut donc en dkduire que à Haut Ida-Maras à est certainement une circonscription propre à un moment de l'histoire de la Djkzirk et a pu en reprksenter une division momentanéeUn indice en est sa dési gnation par le terme h a k u m , utilise à l'kpoque du royaume de Haute-Mksopotamie pour dksigner une zone de commandement.
LE PEUPLEMENT BEDOUINS ET AKKADIENS Le texte (732) est un document fondamental pour comprendre le peuplement du Proche-Orient à l'époquamomte. occ ci dentaux à et orientaux à y sont nettement distinguésAu sens propre, Akkad dksigne à l'époqu(cf. en dernier lieu le trks net XXVII 135) à la fois la rkgion de Babylone et celle d'E3nunna. Agadk, que les textes de Mari montrent toujours habitke, paraî avoir alors kt6 une ville autonome vis-à -vi de ces deux royaumes (XXVIl3). On entend donc par Akkadiens essentiellement les gens de la rkgion centrale entre Tigre et Euphrate. Ce qui est fondamental dans la faço de vivre des Amomtes, aussi bien Benjaminites que Bensim'alites, c'est qu'ils appartiennent A une tribu. La famille royale de Mari a ainsi tout à fait conscience de son appartenance tribale aux Bensim'alites, tout comme un Hammu-rabi de Babylone lorsqu'il parle de Zimrî-Là le designe comme un Bensim'alite. Il en est de mêm pour Qamî Lîmroi d'Andarig, qualifik lui aussi de Bensim'alite. Cette
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confraternità explique le soutien que Zimrî-LÃapporta de faço constante à quelqu'un qui ne le méritaipas toujours. On a donc essayà de gknéralisece principe en supposant que toute monarchie amorrite étaisoit bensim'alite, soit benjaminite : cf. N Fils de Sim'al È RA 80, 1986, p. 170-171. En opposition à un tel systkme, N Akkadien à désignaiclairement ceux qui n'entraient pas dans les réseaucomplexes de la parentà amorrite. Ils devaient cependant se réclamerau moins religieusement, de Sargon et de Narâm-SÃd' Agadà et kventuellement prktendre reprksenter une couche plus ancienne de population. Il n'est pas sfir qu'ils aient ktà aussi divisks en tribus comme les Amomtes. La famille akkadienne, autant que l'on peut en juger par les documents de Babylonie, représentune rkalitk beaucoup plus simple et mononucl6aire que chez les Amomtes. La situation devait, au débudu IIe millénaireêtr fort compliquéet présenteplusieurs étatintermkdiaires entre les deux modkles théoriquescelui de l'Est et celui de l'ouest. Ainsi, lors du rituel royal du kispum à Mari, texte qui appartient à l'époqu éponymalela famille de Samsî-Addinvoquait aussi bien les figures des empereurs d' Agadk que celles d'ancêtre amorrites : cf. FM III, p. 42-43. Ces deux groupes complémentairedevaient représentela tradition royale particulikre qui étaidonc mixte, le premier indiquant la ville oh en ce débudu IIe millénairils avaient à un moment exercà leur pouvoir avant de s'installer à Ekallâtumle second leur tradition familiale propre. Il est difficile d'appréciece que représentaicette population akkadienne du royaume de Mari à laquelle fait directement allusion (732). On a génkralemencompris depuis la publication de ce texte qu'il s'agissait de celle qui se trouvait principalement dans les vieux centres historiques, Mari et sans doute Terqa, par opposition aux campagnes amorritiséesCe serait une des preuves que Mari représentaiun N îlomésopotamieà en territoire occidental. Dans une certaine mesure cette population serait ce qui resterait de ceux qui habitaient Mari au IIIe millénairsous la dynastie des Sakkanakkus ou lorsque la puissance d'Egnunna avait reflué au moment de l'installation du pouvoir de Yaggid-Lî et de Yahdun-Lî ainsi que de leur lignéeCette conscience d'êtr N akkadiens à pouvait s'accompagner aussi de la pratique du dialecte particulier propre 21 la régiocentrale de la Mésopotamie Cette faço de voir les choses est certainement possible, ou du moins à envisager, mais elle me paraî de moins en moins vraisemblable. Les Sakkanakkus de Mari ont laissà un tout petit lot d'ins-
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criptions qui assurkment consonnent avec les inscriptions d'Agadà mais une inscription royale n'est pas un argument ethnique. Il apparaîplutô qu'aprè eux, lorsqu'ils disparaissent dans des circonstances pour nous obscures, Mari et Terqa sont abandonnkes. La rkgion a ét repeuplke par l'arrivé des Benjaminites et des Bensim'alites. Les textes de l'époqu de Yaggid-Lîou ceux du débude Yahdun-Lîreflktent plutô une tradition du nord qu'un héritagagadken local. Ce n'est que lors de la réformde l'écrituropérÃultérieuremenpar Yahdun-Lî qu'un systkme notant la langue du pays d'Akkad telle qu'elle ktait pratiquke dans le Centre-Irak du débudu IIe millénairest introduit h Mari ; c'est clairement un emprunt h l'étrangeet que l'on voit venir. L'hiatus est si grand entre la fin des Sakkanakkus et l'kpoque de la dynastie bensim'alite, qu'il faut considéreque si tradition akkadienne il y avait à Mari au débudu rkgne de Zimrî-Lî c'étaicelle qu'y avait ramenéavec sa conquêt des Bords-del'Euphrate un Samsî-Adddont la famille pouvait effectivement êtr originaire d' AgadÃ; cf. p. 108. Ce que dit Bahdî-LÃdoit donc s'interprkter comme le conseil de ne pas heurter la sensibilità de ce qui subsistait du personnel administratif et des grands dignitaires installéh Mari par Samsî-Addsous le rkgne de son fils Yasmah-Addu. Tel fut bien ce que mit en pratique le roi Zimrî Lîau débude son règn et que lui reprochkrent les tenants durs et purs de la composante bensim'alite du royaume, h en croire les remontrances énergiqued'un Bannum; cf. XXVI 5-6. En quoi pouvait choquer Zimrî-Lî On en verra le dktail au commentaire de (732). Il semble que Bahdî-LÃait surtout voulu éviteque son roi paradâ sur un cheval, pratique qu'il avait dà ramener du nord anatolien oh sa famille s'étairéfugiket qui ktait un pays de chevaux, ce qui l'eûtrop marquà comme étranger En ce qui concerne les grandes divisions opéré à l'intérieu de la population du Proche-Orient d'alors, plusieurs textes remarquables permettent d'aller aujourd'hui assez loin. (733) montre la confraternità fondamentale des Bensim'alites et des Benjaminites qui est celle de la crue d'amont qui rejoint celle d'aval, image : :naturaliste È les Benjaminites étaneffectivement installéh l'amont du royaume et surtout dans ses provinces les plus hautes sur l'Euphrate. On constate, en revanche, que ce qui les oppose aux Elamites est l'antinomie du blanc et du noir. La premikre fois donc qu'une ::différencraciale fut expriméen Mésopotamie elle le fut par des oppositions de couleurs! A.981 (cf. XXVIIIe RAI, Ã
p. 117-1 18), lettre de Sammêtar montre (Tailleurs qu'il y avait possibilità de passer d'une de ces grandes divisions i l'autre. Des Benjaminites venus le trouver lui dirent : :D'extraction, nous faisons partie du Yahurrâmais ne sommes point Yarrâdum Nous n'avons point dans la steppe de clannomade (hibruin) ni de chefs-kadlîinNous sommes des Yahurrkens de souche mais nous voulons entrer au sein des Bensim'alites, (comptésdans les Nihadkens. Tuons l'ânon Ã
Les difficultéd'interprétatio de ce texte sont extrêmes dues surtout h la nouveautà du vocabulaire employéOn se reportera pour de plus amples commentaires A ::*Peuplement et socié ... È Le plus spectaculaire est ici le recours au sacrifice de té l'âno pour se faire adopter par un clan. Il s'agissait en fait d'un rituel d'établissemende liens familiaux et de consanguinità (dâmum)(734), dà à une autorità bensim'alite, Hittiphum, montre les liens de trks grande proximità qui existaient entre les Bensim'alites et les habitants du Yamutbal. Le texte apprend que les Yamutbaléensont des Bensim'alites d'un genre particulier, ce qui n'est pas pour étonnerQarnî-Lî roi de la partie qui constituait le royaume d'Andarig, étanexpressémendésigncomme tel. Lh encore les liens sont clairement qualifiéde familiaux puisqu'un texte encore inédi(A.75, à paraîtrcomme XXVIIII 36) dit que les Bédouinbensim'alites et les Yamutbaléenne forment qu'un seul hipsum (terme nouveau, équivalende riksum, : :attache>) et qu'il y a entre eux intermariage. Dans ces derniers textes aussi le vocabulaire présentde grandes difficultéde comprkhension.
Dis a mon Seigneur : ainsi parle ton serviteur Sîn-têr A u sujet des Bédouinqui sont passésur l'autre rive, sujet d'une lettre de mon Seigneur en ces termes : ::Les Bédouin qui ont traverséBensim'alites (ou) Benjaminites, quela) est leur clanb)? Écris-mosur eux tous détailsÈ tel étaic e que mon Seigneur m'avait écrit (Lacune de 8 1.)
. . je n'ai ap(Du fait que.. .) a étsoustrait a mon autorité, pris aucune nouvelle concernant les Bédouinqui sont p a s ~ & sur l'autre rive. A partir de ~ a l l à ¢ n u mpour ~ ) la régiod'aval,
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je ne suis plus concerné : cela relèv de l'autorità d71ksudappa.Su. Que mon Seigneur écrivà Iksud-appa.gu au sujet des Bédouins En outre, je viens d'envoyer un messager de mon Seigneur à lm&). (6 1. lacunaires.)
. . . j'ai fait porter h mon Seigneur. Le roi m'ayant écritje suis parti h Subat-~nlil.Tant que.. . un rapport.. ., je n'irai pas chez mon Seigneur. Bibliographie : publià par D. Ch. et J.-M. D., Fils de Sim'al RA 80, 1986, p. 180-182. a) Pour cet emploi de mannum, comparer avec mannum gimillum qui avait embarrassÃJ. Sasson dans Miscellanea Babylonica, p. 240, n. 8. b) Cet étaconstruit (ga-a-su-nu) de gâ'u étaidéjattestà dans IV 1 : 15. c) Ce lieu-dit est un hapax, apparentÃau moins par la formation à Mallanâtu ; cf. la note de D.Ch., NABU 87/38 et son identification avec la Mallânatnéoassyrie~e d) Le sens précide û 5ûzuhâest Ãje ne suis pas informà Réceptiode l'information et exercice de l'autorità sont deux faces de la mêm réalità e) La présencde Yasmah-Addu à Imar est attestépar VI1 7, qui date du 26/ix*/ép Addu-bani, ce qui pourrait fournir une indication sur la date de la présentlettre. È
È
732 [VI 761 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. C'est un fait avéré que, lorsque101 (nous étionsau droit de Kulhîtum avant le lever du soleil, mon Seigneur descendit et que, sur son invite, je lui ai servi de garde du corps. Mon Seigneur parla avec Yaggih-Addu. Et c'est un fait avéraussi que, lorsque (nous arrivâmesau 101. L. 5 : [lu-u] if-tum-mci fa i-IIU-nw.
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camp d7Appânj'ai dit ceci à mon s e i g n e u r l o 2 : d u j o u r d ' h u i , le pays benjaminite t'est livréOr, ce pays-ci est revêt de l'habit akkadien103b). Il faut que mon Seigneur honore la capitale de la royautéDe mêm que tu es roi de ~ à © d o u i tu n ses~ aussi, ~ ~ en second lieu, roi d'un territoire akkadien. Mon Seigneur ne doit (donc) pas monter sur des chevaux. C'est sur un n2balumc) et sur des mules que mon Seigneur doit monter afin d'honorer sa capitale. à Voilà le discours que j'ai tenu à mon Seigneur. La ville de Mari, le palais et le district, tout cela va bien. Il n'y a pas de négligench monter la garde de la ville de ~ a r i ^ . Que mon Seigneur fasse route pour apaiser le cÅ“u de son pays. Que l'arméaille lh oà elle doit aller mais que mon Seigneur vienne à Mari et apaise le cÅ“u de son pays106. Le 21107 d7Abum, j'ai envoyà cette tablette chez mon Seigneur. Note: ce texte rappelle à son commencement un épisoddu tout débudu règnecelui du ralliement du prince benjaminite YaggihAddu de MiSlânBahdî-LÃavait alors donnà à Zimrî-Lî au moment oà ce dernier s'affirmait comme roi de Mari, le conseil de ne heurter ni la composante bédouinni la composante akkadienne (cf. p. 480) de ses sujets. Zimrî-LÃétai alors 102. L. 8- 13 : [be-li u]-'ri1*-id-ma is-se-en6--ma, \~i-sa-al\-li-1111, [iffi i ~ - ~ ] i * - i be-li l i - ~iq-hk-em, ~~ [ l u 4 ;If*-fumi-iiu-mu, [i-liu ku-ru-& fiplp u - u ~ ~[a-nu k , be-li-ia k]i-u-cim aq-[hli. 103. L. 15-18 : [u4-niu-u1nma\-a-ut i[u-i~ii-n\ur~l, [a-lia qu-fi-kla* u[u*\uk-k]o-di-im-IIIU hu-l\u-pu]-ut. ad-lia-ut], [à mu]-a-tuni si-i $Lu*-bu-(~]f*, 104. L. 20 : [ki-mu]lugal ha-nume' al-fci. 105. L. 28 : u-IIUlia-su-ur a-lin1 I I I U - [ r i k ] . 106. L. 33-34 : su-bu-UIIL u-sur a-[[a-ki-in1li-li-ik à be-li\. a-iiu iiiu-rih lili-k\um li-ib-bi ma-fi-su11-III-ili]. 107. Sic, par col.
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LES DOCUMENTS
P PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
apparemment sur le point de faire son entrédans ce qui devait devenir sa capitale. Son serviteur lui indiquait alors selon quel cérkmoniaprendre possession de sa ville ; cf. ci-dessous n. c). La seconde partie de la lettre, en revanche, montre que Bahdî Lîm lorsqu'il la rédigeest gouverneur de Mari ; la tablette a donc étécritbien plus tard que l'événeme commémorà puisqu'il ne peut êtr que postkrieur au gouvernorat d'ltûr-AsdÃdonc au plus tô de la fin de ZL 3'. Cette lettre de Bahdî-Lî oà grandeattention est donnéau rappel du passk, voulait vraisemblablement faire comprendre au roi qu'il lui convenait d'agir alors comme il le fit au dkbut de son r*gne. On peut supposer qu'il s'agissait du retour du roi triomphant à Mari, vers la mi-ZL 4', apr& la réductiode la rébellio benjaminite et la conclusion de la paix avec Egnunna. a) Pour cette nouvelle traduction de là ittûnzcf. XXV111, p. 383. On trouvera une reprise des exemples citépar van Sold, ZA 82, 1992, p. 30, avec la proposition de traduire : à Laisse-moi te rappeler que ...! È ce qui n'est certes pas, contrairement à ce qu'il pense croire, une faço neuve de comprendre la formule par rapport à la mienne. Le terme ittûmqu'il n'a pas identifià (il le traduit par ::signe (divin) È) a ici le sens de çconnaissancque l'on partage avec qqu'un à et dérivd'idum, à savoir È d'oh ma traduction de à fait avkrÃÈ ce qui ne rend cependant pas le sens particulier de l'infixe -t- qui marque en l'occurrence la réciprocitkIl n'est pas impossible, d'ailleurs, que le à signe à ne soit, étymologiquement pas autre chose que la aconnaissance que Dieu partage avec l'homme È b) Le texte n'est malheureusement pas ktabli de faço sûre c) Pour le nûbalumson ktymologie et son sens, cf. t. 1, p. 236. L'objet étaichargà d'une lourde symbolique pour affirmer le pouvoir et le rang de celui qui y prenait place. Le roi de Mari en donnait à celui de ses envoyks plénipotentiairequ'il voulait particuli*rement distinguer, comme nous l'apprend une remarquable lettre inéditde son ministre Sammêta qui en récusaid'ailleurs l'honneur en montrant au roi à quel point les rois chez qui il devait êtr dkpêch en seraient indisposésLe roi de Mari y paradait lui-mêm lorsqu'il allait chez ses vassaux et une autre lettre inkdite montre les railleries d'un Ibâl-Add rappelant les grands airs que s'y donnait le souverain. La réalit que reprksentait le nûbalu est attestke dans l'extrêm Ouest, puisqu'on en voit un ; en expkdià depuis Qatna pour la reine de Mari, Dâm-hurâ revanche, il semble inconnu des régionde l'est.
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D'un autre côtÃon voit que les dignitaires qui viennent du pays d'Akkad à l'époqude Mari sont dits êtr des rdkib imêret llkpith*te souligne fortement leur rang. Apr*s beaucoup d'hésita tions, je pense que l'on peut dksormais proposer que le nûbalu fû ce qui convenait à un prince amorrite tandis que les mules étaienrkservkes à un prince akkadien. En revanche, le à cheval à (animal toujours senti à ktranger È comme le montre son idéo gramme ange-kur-ra, à ânde la montagne È ne seyait ni à l'un ni à l'autre et ktait considércomme chargà d'une symbolique étran g*re. La cél*brlettre de réprimanddu roi de Qatna (256) montre l'aspect de luxe exceptionnel qui s'attachait à la propriétd'un tel animal, tout comme la convoitise qu'il pouvait susciter chez un roi de l'époque Les Amomtes avaient des contacts importants avec le Nord, ce qui avait dà leur faire connaîtrassez tô la pratique du cheval. De le roi de Mari conduire la fait. on voit dans llEpopéde Zimrî-Là bataille, mont6 sur un perdum ; cf. l'kdition à venir de ce texte par M. G. Ce n'est donc pas un hasard que le mêm terme soit attestà en Cappadoce paléoassyrienneLes spécialistede ces textes le traduisent par fi mule È évidemmenen rkfkrence à l'hébrepered qui est compris de la sorte, le terme akkadien pour à mule È parûtn correspondant à l'hébre pere', tenu pour un à ân sauvage È Perdum peut en fait êtr un terme du nord que les textes hébreu utilisent avec un sens qui leur est propre. En ce qui concerne Mari, la compréhensiode ce qu'ktait un perdum est gênÃpar deux faits : pour une part, le terme qui dksigne au propre le à cheval à en akkadien (sîsutn est attestà par IV 38 : 11 (anse sis[l1) ; pour une autre part, nous ne connaissons toujours pas la lecture phonétiqude l'expression idéogrammatiquange-la-gu. Bahdî-LÃmettait sûremenen garde Zimrî-LÃcontre la tentation de se conduire avec une ostentation ktrang*re. Puisqu'on voit le roi Zimrî-LÃconduire l'attaque sur un perdum, lors de la guerre contre les restes du royaume de Haute-Mésopotamieau tout dkbut du r*gne, on peut supposer qu'il en avait contractà le goû lors de son exil dans des régionqui jouxtaient le plateau anatolien, là oh le perdum est justement au mêm moment attestk. Revenu chez lui. il devait de nouveau sacrifier aux coutumes locales. Pour les chevaux, à l'époqupaléobabylonienn(à un moment sans doute postkrieur aux archives de Mari), cf. A. Tsukimoto, From Lullà to Ebla.. . È MélangeRollig, p. 407-41 1, qui montre des gens de Nihriya, un des centres du Zalmaqum, convoyant
depuis le Zagros des chevaux (ange-kur-ra) jusqu'il la régio d'Alep, mais en en laissant 6 sur place h Nihriya.
a d serDis il m o n Seigneur : ainsi parle ~ a m m à ® - i s t a mton viteur. J'ai pris connaissance d e la tablette q u e tu m ' a s fait envoyer. M o n Seigneur m ' a écriau sujet d e l'armé: elle est tout entikre assemblée M o n Seigneur m'a envoy6 une trks longue lettreb). Puisse Dieu ne pas amener le méchanennemi aux Bords-de-l'Euphrate! Puisse ton dieu ainsi que Dagan, maîtrdu Pays, briser l'arme des Élamitesc) S'ils arrivent jusqu'aux Bords-de-l'Euphrate, ne s e distinguerontd)-ils pas comme les papillons d e la bergee), qui l'un est couleur claire et l'autre couleur sombref)? Certes o n dit : à Telle ville est bensim'alite mais telle est benjaminite Èmais leur affrontement^ n'est-il point comme la crue du fleuve qui fait se rencontrer l'eau d'amont a celle d' avalh)? Pourquoi donc mon Seigneur m'a-t-il envoyÃcette lettre'? Il ne faut pas que mon Seigneur s'irrite contre moi parce que je ne suis pas encore arrivà chez lui. M o n Seigneur sait q u e les scheichs et les Bédouins e trouvent avec moi a SamânumC'est parce que depuis longtemps ils ne s'étaien pas rencontréavec leurs frèreshabitants d e la villei-*,qu'ils ont passà plusieurs jours sans bouger. Que m o n Seigneur ne s'irrite pas contre moi, du fait que je répondd'eux. J'arriverai chez mon Seigneur le lendemain du jour oh j'envoie cette tablette. Bibliographie : 6dità par J.-M. D. dans Fourmis blanches et fourmis noires È Mélange Jean Perrot, 1990, p. 104- 106 ; essai d'une autre interprétationchez M. Anbar, MélangeA. Malamat. Eretz Israel 24, p. 158-160, repris dans NABU 97/15. Note: la date de ce texte est assurépar la mention de l'invasion 6lamite; c'est le moment oà Zimrî-LÃcommence A mobiliser Ã
contre lui. Une situation au milieu de ZL 9' me paraîtrop haute car les Benjaminites n'ont étsollicitécontre I'Elam que lorsqu'il a attaquà Babylone, non au moment oà Atamrum dirigeait l'attaque en Haute-Djézirà La lettre daterait donc de ZL 10'. a) Chef uprapéedont relèven Raqqum, RasâyumIlum-muluk et Samânumdans le district de Terqa (cf. XXIII 428 et texte paralMe). b) Plusieurs commentateurs de cette lettre ont décidqu'ici commenqait, sans mot introducteur de discours rapportéunecitation de la lettre du roi par Hammî-iitamar laquelle se terminerait en 1. 25 par la clause courante, Pourquoi mon Seigneur m'a-t-il dit cela? È Cette faço de voir m'avait étsuggérÃpar N. Postgate d&s avant la publication du document. Elle a 6t6 exploit6e syst6matiquement ensuite par M. Anbar, op. cit. En fait plusieurs arguments vont contre une telle faço de voir. Il serait ainsi inouÃA ma connaissance que, 1. 11, le roi souhaite que le dieu de son vassal, mention116 avant Dagan, lui donne la victoire sur l'ennemi alors que c'est le vassal, au contraire, qui souhaite toujours que le dieu du roi, lequel est pourvoyeur de victoire, et le dieu du Pays assurent le triomphe du roi, ou (inversement) affirme qu'ils l'ont fait! Or, beaucoup de textes montrent que Dagan, à maîtrdu Pays È reçoiun culte particulier des Benjaminites. Pour le roi de Mari, au contraire, le à maîtrdu Pays Èc'est Itûr-Mê son dieu ; cf. MARI 3, p. 42, n. 5, oà ce dieu est dit roi du pays de Mari par un Samsî-Addqui voulait affirmer la l6gitimit6 de son pouvoir sur les Bords-de-l'Euphrate. En outre, l'amorce des phrases, 1. 9 et 1. 10, par un à sans signification n'est pas du style de l'administration mariote, alors que dans les lettres des chefs bédouinsc'est d6jh l'amorce des initiales m6caniques de phrase en w- propres il l'Ouest. Les 1. 8-12 appartiennent donc sûremenen propre il Hammî istamar. Il est d&slors difficile que la perspective que les clamites arrivant A Mari soient sentis comme irr6médiablemenétrangerne soit point kgalement une affirmation du chef b6douin. Le discours du roi ne pourrait ainsi commencer au plus tô qu'en 1. 18. Ce discours au sujet des clamites se comprend si l'on tient compte du fait, impr6visible avant la publication des textes de Mari, que l'empereur d'clam 6tait senti comme leur suzerain par les princes amorrites de la plaine. Cette suzerainetà s'étendai apparemment jusqu'h la tr&s occidentale Qatna. Cela est explicitement r6vélpar A.266, MARI 6, p. 40, et jette un jour nouveau sur la légendde Kodorlahomor de Gn 14, laquelle montre que des Ã
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souvenirs subsistaient en Palestine d e cette antique suprémati élamite c) Cette malédictioest un topos courant à l'époqu; cf. III 15 : 8, XXVI 168 : 14, etc. Elle est toujours exprimépar l'inférieuqui souhaite le triomphe de son supérieur d) La forme u?taparrasu, IIU2, a éttraduite par M. Anbar: à § T h e will not d i s t i n g u i s h ~ ,comme si c'étaiun actif. Puisque 1/2 n'est attestà qu'au permansif, 111/2 doit avoir pour sémantism d e base celui du participe-adjectif p a r f u m , à qui est 2 l'écartn ?utappurusunz doit donc plutô signifier à se distinguer >>. e) L2 encore le passage a étdiscutà pour des raisons que je ne comprends pas bien et a donnà lieu 2 toute une littératurePour le terme rimrnaturn, cf. l'étudà Fourmis noires. .. È p. 106. Le terme se retrouve 2 l'époqu paléobabylonienn dans un texte ominal YOS X 24 : 37. Je l'avais rapprochà de l'arabe rirnmat et du moyen hébre rirnrnühIl est certes possible, vu les usages divergents qu'ont fait les langues anciennes des racines sémitiqueayant trait au monde animal, que le terme amomte ne signifie pas exactement à fourmi ailéà mais un autre insecte ; cf. ci-dessous n. f). On trouvera ainsi une nouvelle proposition, que rirnmatum dési gnâle à termite à ; Heimpel, NABU 971102, interprétansarrnurn comme à rouge È L2 encore, N. Postgate m'avait proposà dks avant l'éditio du texte (et il a maintenu cette idédans sa traduction de Early Mesopotarnia ..., 1992, p. 85) que kicâdur signifiâçcollieà et rirnrnaturn, à perle È L'expression ferait allusion 2 l'alternance des perles blanches et noires sur un collier. Outre que j'en connais pas une seule de la sorte parmi les nombreuses descriptions de colliers des textes de Mari. on ne doit pas oublier qu'un ornement rirnrnaturn existait en soi ; ses attestations ne représentenni une faute pour <e>rinzmatum, comme le croyait J. B. dans VI1 246 : 4, ni une variante du nom de la perle. On le retrouve en effet énumé avec d'autres ornements en forme d'insecte ; cf. XXI 223 : 42. 4 3 et ibid., p. 235. Le rimmatum désignaidonc un ornement en forme d'insecte dans les colliers. f) Le terme jarmuln a étcompris ici (surtout vu son opposition 2pesGnz, à blanc È comme un dialectaiisme pour salrnum, en supposant une alternance 11r. Cette dernikre est effectivement attesté localement, de-ci de-12. C'est, entre autres, celle que je suppose pour expliquer halsurn, à division territoriale È 2 dérivede harâsur ; c'est égalemencelle qui pourrait rendre compte de la forme Basaila qui désignle Bigri chez Gudéa
Cette dualità de couleur introduit un caractkre d'opposition irrémédiab entre les deux ethnies, amomte et élamiteL'épithkt à blanc à fait effectivement problkme si l'on veut y retrouver le sens courant en arabe d e à fourmi ailéÈ Un moyen simple de comprendre comment opposer par la couleur deux sortes du mêm insecte serait dks lors de voir dans rinzlnatum le terme qui dési gnait le papillon. Cela permettrait de plus d'établiun lien entre le sens de à ver È propre 2 l'hébreuet celui d'à insecte ailÃÈ par le biais de la à chenille È ver qui se transforme ensuite en insecte ailé On comprend mieux la mention de à berge à en rapport aux papillons, qu'aux à fourmis ailées: c'est 12 effectivement que se trouvent herbes et fleurs que hantent ces insectes. g) M. A. a traduit : à (Would) they not (act) like the flooding of a river which equalizes the high (places on its banks) to the low (places by leveling them)? à L'expression serait atypique. En outre, u?tanzahharà doit avoir lui aussi un sens réfléch à se rencontrer avec È La trks belle image qu'emploie le chef nomade est celle du flot d'amont qui vient avec impétuositse fondre dans les eaux d'aval et qui symbolise effectivement les tribus benjaminites arrivant depuis l'amont d e la passe d e Halébiy vers les pâture du royaume de Mari. Au lieu que cela entraînun affrontement guerrier comme ce serait le cas avec l'glam, c'est la rencontre inévi table de deux eaux différenteet cela est gage de féconditpour ces gens adonnéaux pâtures L'image de çcruà apporte avec elle certes des notions de violence mais aussi, surtout pour un pasteur nomadisant, de prospéritet d'abondance. J'ai donc adoptà une traduction large qui exprime les deux sens de rnithururn, à venir l'un 2 l'autre à et à s'affronter È h) L'expression ?a elê'ir signifie à ce qui est d'amont È Il est possible qu'il faille tenir compte d'une haplographie et que le texte ait d à êtr ?a elê'i ana Saplim ~Stamahharu.En revanche, les à high places à que voudrait trouver ici M. Anbar se disent en akkadien elêtum non ?a elê'im i) L'absence des gens partis en transhumance a étsuffisamment longue pour que les retrouvailles prennent du temps. Ce passage est important pour la distinction qu'il établientre la partie sédentair(wâ?ibûtundu clan et la partie transhumante (hanûnz)De plus, il est un de ceux qui documentent le mieux le terme hanûn avec le sens de à § B à © d o u2i propos des Benjaminites.
Dis à Bahdî-Là : ainsi (parle) ~ i t t i ~ à ¢ n uton m ~frère ) Que Sam& et star^) te fassent vivre pour le cycle de (tes) jours! Tes serviteurs que tu as envoyéchez Jarrfya sont venus.. . (...)
... afin que nous instaurions entre nous des.. . et de bons rapports. Le Yamutbal et les Bensim'alites, depuis des temps immémoriauxont des liens de confraternitécet sont des rameauxd) de l'ethnie b6douine. Alors, c'est à l'étourdique des Bédouinont pi116 les affaires de vos frkres yamutbaléens Le(s gens du) Yamutbal ne (sont-ils) pas vos frkres? On a retenu des Yamutbaléenet des affaires (leur appartenant) à ~ a h à ¢ t u et m ~SaggarâtumDonne des ordres stricts ; passe l'inspection de tout ce qu'on a bien pu retenir afin qu'on le rassemble. Fais rapidement ce qu'il faut pour rendre les affaires de tes frkres et libéreles Yamutbaléens Bibliographie : publià par J.-M. D. dans La Circulation des biens.. ., Actes de la XXVIIIe RAI, p. 114-115. a) Pour ce personnage, peut-êtr le premier ministre d'Atamrum, cf. Actes de la XXXVIIIeRAI, p. 114, n. 145 ; J. E., NABU 96/07 a avec grande ressemblance retrouvk cet individu ?i Tell Rimah. J. E. garde cependant l'explication Hi[?-pâna de XXVU2, p. 262 a) qui n'est plus possible, vu le -TT- que comporte le NP. Le mieux est d'y voir désormaiune dkrivation en -an- sur H T m . b) Pour ce genre de bénkdictions cf. AbB 7 95 : 3. c) Cf. FM [Il, p. 45-46, la réponsque font les Numheens ?i leur roi qui leur demande d'entrer en guerre aux côtk de Babylone contre les Bensim'alites. d) Ce terme pursâtu (sg. *purustum?) est un hapax mais ne peut que signifier à division È soit à rameau, branche ethnique D. e) XVII1, p. 28, donne Rahâtu comme situésur la route entre Qa[mnâet Mari. Sa situation sans doute sur le Habur, ?i proximità de Qa[[unânest désormaiassurée 735 [II 991 Dis à mon Seigneur : ainsi (parle) Asqûdumton serviteur.
Je suis arrivà au district de HiSamta et de Terqa. Les gens du Numhà (et du) Yamutbal, avec toute la populationa), esclaves mâleet femelles, bétaiet ânessont innombrablesb). Une fois qu'ils auront terminà (leur) grain, ils dévasteronles joncs et les roseaux des Bords-de-l'Euphrate. Aprks (l')avoir constatéj'ai envoyà une tablette de moi à mon Seigneur. Ils ne peuvent nourrir bétailpopulation, esclaves. Il faut que mon Seigneur procure du grain, autant qu'on peut en procurer, et qu'il donne des ordres. J'ai écrià mon Seigneur en fonction de mon devoir de serviteur. Mon Seigneur doit délibér en fonction de sa qualità de roi et agir. Ils ne doivent pas dépas ser108 Qatmnân D'autre part, à mon arrivée j'ai entrepris les gens de Terqa, en ces termes : Accroissez (la superficie) des champs pour que je puisse mettre au travail les charrues du palais. à Eux, ils m'ont répond: Une fois que nous aurons pris nos champs alimentaires, recherche les champs du palais et prends-(les). Je sais à quoi m'en tenir : (la superficie du) champ qu'il y aura en plus ne suffit pas pour 2 charrues. La ... de mon Seigneur est continuelle pour Terqa. J'ai mis au travail dans le district de Terqa, 4 ou 5 charrues. Cela ne convient pas! Présentementlorsque ...-alc) et les domestiques ont fait le canal d'irrigationd) de Terqa, les.. . de mon Seigneur dans.. . (Texte lacunaire.) Ã
Ã
)>
. . . afin que pour le travail de ce canal d'irrigation, je lui donne son salaire et son et que je cultive du sésame Je dois donner.. . à l'homme de Terqa. On donnera les.. . qui sont disponibles^. Bibliographie: réédi comme XXVI 62 ; collationnà ?i Alep en octobre 1985. Le texte n'appelle pas normalement de joint. Peutêtr pourrait-il êtr complétpar un fragment coin-gauche bas. Note : tablette trks en longueur.
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a) En m. à m. avec le petit et la petite ; pour cette expression, cf. XXVI 171 n. d). b) En m. à m. Ils n'ont pas de face ni de porte ; cf. AHw, p. 820b et CAD B 25b-26a. L'expression, claire d'aprè ses emplois contextuels au moins, doit êtr d'origine syrienne, à en juger d'aprè les exemples regroupédans des textes de Hattusa ou néo assyriens. c) Sans doute la fin d'un NP. d) Pour le sens de râkibumcf. p. 580. e) Pour un cadeau donnà à des travailleurs, manifestement en plus de leur salaire, cf. XIV, 26,l. 25 sq. f) Pour cet emploi de qerêbunt cf. XXVI 56 n. a). Ã
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LES CHEFS COUTUMIERS Ceux que l'on appelle sugâguntterme que nous traduisons ici par scheich représentenune institution qui, pour l'heure, n'est pour ainsi dire pas documentéen Mésopotamicentrale ou du Sud (sauf un texte de Sippar, CT 2 3 2 : 9 [Ammi-saduqa!]), ni dans la régiodu nord-est (sauf O B T R 100: 16). Une premièr approche de cette fonction a étfaite, t. 1, p. 206-208, oh l'étymo logie qui a étproposépour le terme permet de considérele sugâgur comme l'équivalendu rabidnunt des textes mésopota miens. Une traduction par maire au moins en ce qui concerne les scheichs dont dépendendes villes, respecterait globalement la réalitde leur pouvoir et l'étymologi de leur appellation. Celui que l'on avait, jusqu'ici, et bien à tort, tenu pour le maire d'une ville, c'est-à -dir le hazzdnunt, n'a en fait que des fonctions de représentanpolitique. Ã
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Le s ~ à ® g à ¢seg ~trouve à êtr à la têt d'une communautà restreinte de Bensim'alites ou de Benjaminites. Sa place dans le systèm administratif du royaume est bien montrépar un texte comme ( 4 9 ) : Fais jurer un serment par les dieux aux fonctionnaires existants : gouverneurs, intendants, (simples) fonctionnaires, qui sont à ton service personnel, à la masse qui compose les sections, aux scheichs, aux lieutenants et aux fonctionnaires qui peuvent exister ce qui insiste sur la dichotomie zone du Ã
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LES B ~ D O U I N S
LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE MARI
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palais zone des ethnies È On trouvera donc de faço naturelle les textes qui concernent les scheichs de villages ou de petites villes, surtout du centre du royaume, dans le chapitre L'administration t. 1, p. 208 sq. Les textes qui documentent le domaine extérieuà la zone d'administration directe par les autoritépalatiales les montrent énumér tout de suite aprè le chef local: XXVI 12 indique clairement la juxtaposition des rois (.furruin) et des scheichs ; un autre (XXVI 150) semble énumér les rois, les notables (wêdûtunet les scheichs. Les wêdûtuseraient les scheichs principaux. Les s u g à ¢ g u r peuvent eux-même êtr assisté par les à Anciens (à propos du NumhâA.433, inédit) È Ã
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Nous voyons le plus souvent ces scheichs servir d'intermé diaires entre le Palais et les locaux : à l'époqude Yasmah-Addu, ils sont surtout impliquédans des affaires militaires : à la têt de leurs concitoyens mobilisé ou responsables du recensement. (561) montre le Palais fixer aux différentscheichs un total théo rique de mobilisables et ces derniers déclarefaire ce qu'ils peuvent pour approcher le plus possible du résultaescomptéLa situation est donc la mêm que pour l'isiktum que l'on fixait aux artisans : total de travail à fournir et modalitétolérablede nonréalisation Certains textes révèlede faço claire que l'on faisait une distinction entre sugâgunde la zone sédentarisÃet sugâgun des Bédouin: (740) montre le recensement de la steppe (nawûii~) c'est-à -dir des gens en déplacementopér par les officiels mariotes et les scheichs des Bords-de-1'Euphrate~ à l'encontre des scheichs du nawûïi On y voit donc les chefs des sédentarisà (wdfibûtum apporter leur aide pour le recensement de ceux qui constituaient le hibrunt. Le pouvoir avait assurémenun contrôl beaucoup plus grand des premiers, tandis que les chefs du hibruiit étaienpar la force des choses plus indépendants Il n'est pas prouvà que ces chefs du hibrum aient eux aussi acquittà la sugdgfitum et que le pouvoir soit intervenu lors de leur désignationtant que l'on ne sait pas si ceux qui font partie du hibrunt ont eux aussi des terres ou doivent, au contraire, êtr considérÃcomme spécialisÃdans la transhumance et hébergà chez leurs frère à leur retour. On les voit cependant à leur retour assumer des obligations militaires (733). Plutô que scheichs ils pourraient avoir ét ceux que dénomm kadûii A.981 (XXXVIIIe RAI, p. 119) en connexion au hibruin. Ce titre énigma avec une tique pourrait êtr rapprochà de l'arabe qadi, juge Ã
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LES BEDOUINS
dissimilation de la premièr emphatique et réflexdental simple du D (ce qui est d6jà attestà A Mari), et êtr occultà dans les autres textes de Mari par l'akkadien standard qui lui correspondrait, soit dayyûnum C'est de ces chefs particuliers qu'auraient dks lors dépend les circonscriptions occasionnellement attestéesous la dknomination nzadî~zâtu terme évidemmenconstruit A partir de la racine DîNet signifiant à zones qui d6pendent de juges : cf. CC *Peuplement et sociétés . È Nous ne savons rien des autorité qui administraient les sarrûrumceux qui n'avaient pas prêt serment. On peut supposer qu'il s'agissait aussi de sugûgumOn voit cependant que l'on attend pour les recenser qu'ils s'aventurent réellemendans la zone étroitemencontrôlà par les autoritépalatiales. Le texte (702) semble insister sur une différencqui existerait entre à scheichs benjaminites et à scheichs bédouin : on se rend compte, en fait, que ces derniers sont appeléainsi parce qu'ils n'ont pas encore recouvrà leurs terres et vivent toujours sous la tente (cf. commentaire, ci-dessus). Ã
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Les sugûgun sis dans les différentbourgs benjaminites du centre du royaume ont au-dessus d'eux un roi. Cependant, ils semblent avoir affaire directement au gouverneur du roi (le tâpitum qui transmet les mots d'ordre venus de la capitale et promulgue des éditsLe plus souvent la directive s'abat sur la communaut6 tribale dans son ensemble et les scheichs sont trait& comme formant un ensemble. Mêm s'ils se réunissenparfois pour palabrer ensemble, rien ne prouve cependant qu'il y ait eu un à conseil des scheichs benjaminites pour traiter des affaires communes, alors qu'il a pu en exister un pour les Bensim'alites (cf. l'affaire du rihsum, p. 410). Dans d'autres régionsla situation devait se présentede faço différentelorsque le roi dont dépendaienles scheichs n'avait pas d'autorità de tutelle au-dessus de lui: au royaume de Kurdâpar exemple, les scheichs qui font des remontrances A leur roi Simahilân A propos de sa soumission A Zimrî-Lî semblent bien agir en tant qu'assemblédes notables locaux, FM II 117. Ã
Les sugûgu des Bédouinbensim'alites documentéA l'exté rieur du royaume proprement dit n'ont pas affaire directement à un iâpitumau moins tant qu'ils ne pénktrenpas dans une zone régi par un tel fonctionnaire. Le plus souvent le fait se passe dans la province de Qattunâ oà semblent s'êtr installéd'assez nombreux Bensim'alites avec leurs propres autorité; cf. J.-M. D..
CC Administrateurs de QattunâÈ FM II. p. 83-84, oà il est montrà que plusieurs personnalitks importantes sont en fait des chefs coutumiers, non des autoritépalatiales. Ces Bensim'alites à ext6rieurs &aient inf6odéau roi de Mari mais, A la différencdes Benjaminites, n'avaient pas de roi à eux qui les régisseOn les voit ainsi passer par les territoires des grandes citéde la Haute-Djézirau cours de leurs transhumances, contractant avec les rois de ces dernière des accords qui revêten l'aspect de pactes internationaux, non de vassalitésLa particularità de ces Bensim'alites est qu'ils reconnaissaient des chefs confédérau les mercûnqui les commandaient. Il semble y avoir Ibâl-Eet Ibâl-pî-E La situation est donc eu ainsi deux nzerC~înz trè différentde ce qui se passait pour les Benjaminites qui avaient A la fois des rois et des mercfinz. Nous ne savons pas encore de faço nette quels rapports entretenaient entre eux dans l'ethnie benjaminite rois et merci?m.Les premiers avaient comme particularit6 d'avoir plusieurs capitales entre lesquelles ils partageaient leur temps ; les mercûmégalemenau nombre de deux, prenaient certainement la têt des hibrum particuliers et devaient êtr inféo déaux rois mais la coordination ou la distinction des déplace ments de chacun nous échappent Le inercû bensim'alite &ait assistà de ses propres scheichs (XXVI 508 : 8 ; A. 333. A.4332, in6dits) et il &ait clairement leur chef. Dans ces exemples in6dits citéil s'agit de Meptû qui avait la charge du Suhûm(742) montre bien que le mer'~îentraînai avec lui en partant d'un lieu les nomades (du hibrunz). On ne laissait pas ces derniers libres de rester aussi longtemps qu'ils le voulaient dans la zone sédentair: des à expulseurs (nzûtesû avaient la tâch de les en faire sortir. Ã
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Lorsque le roi de Mari passait par l'Ida-Maras, on voit les scheichs locaux lui acquitter la sugûgiît(cf. XXI 3), or il ne s'agit certainement pas du moment de leur accession au pouvoir et le fait doit êtr apprécide faço différentde ce qui se passait dans les provinces qui constituaient le cœu mêm du royaume. Il s'agissait simplement ici de se reconnaîtrpar lA vassaux de Mari. On a vu, t. 1, p. 207, que sugûgun devait êtr la faço normale de d6signer les chefs des villes de la Haute-Dj6zir6, au moins de l'Ida-Maras, auxquels le roi de Mari pouvait concédela faveur supplémentairde recevoir le titre de roi. Peut-êtr cela se manifestait-il par une onction d'huile puisque l'on sait que tel &ait le rituel d'intronisation à l'époqueLes chefs de villes assez importantes comme Dê du Balih ou Isqà supérieu(Isqà elûnzne sem-
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LES B ~ D O U I N S
blent pas avoir portà d'autre titre que celui de scheich et sugâgu fonctionne ici exactement comme Sarrum en Ida-Maras. Nous ne savons pas s'il en &ait de mêm pour les rois benjaminites. Ces derniers donnent cependant l'impression d'avoir exercà un pouvoir beaucoup plus stable et bien mieux enracinà dans le cÅ“u de leurs sujets. Certains textes (XXVIII 32) montrent néanmoinclairement que le roi de Mari avait son mot h dire lors de l'électio des rois benjaminites, comme on en a une preuve explicite lorsqu'il se fut agi de trouver le successeur de YaggihAddu de MiSlânles B6douins élisanson fils. Zimrî-LÃnommant Yasmah-Addu dont nous ne connaissons pas quels liens de parent6 il avait avec l'ancien roi, quoique le fait qu'il fû fils d'Alpâ montre qu'il &ait bien de la famille royale yarihkenne. Dis h mon Seigneur : ainsi (parle) Hammî-SSgiS ton serviteur. Le jour oÃje fais porter chez mon Seigneur cette tablette de moi, Meptû est arrivà avec ses scheichs. Par la suite, Yatâr Addu, serviteur de mon Seigneur, et les messagers élamite qui l'accompagnaient, sont arrivéh (H)urbâ(n) Bibliographie : &lit6 par J.-M. D., FM, [Il p. 50 et n. 59.
Dis h mon Seigneur : ainsi parle ~ a r à ® m - ~ à ton ® mser^~~ viteur. C'est du joli que ce que m'a fait $ka-HammûIl a envoyà au sujet de ce que nous avons exposà une lettre à ~âdî-hadnà moi-mêm et.. .l l 0 par-devant mon Seigneur, disant : << Ah nonc)! (lorsque j'étaisau milieu de la steppe, j'ai fait se mettre en route sahbarumd), fils de ~ a b a ~ ul ~le), u lpour
exercer la surveillance des troupeaux^. Or, lh-bas, Yarîm-Là s'est tenu devant Zimrî-Là dans le dessein de nuire à ton serviteur (Sahbarum) et, h cause de ce qu'il a dit, on a emprisonnà ton serviteur. Envoie des gens ; pille 3 ou 4 enclos appartenant aux Yahrur et fais passer (le butin) sur l'autre riveg). >> Voilà ce qu'entre autres choses peu agréablesur mon et ils s'apprêten compte Sûra-Hamm a écrià Dâdî-had (tous deux) à piller les troupeaux des gens du yahrur112, des serviteurs à toi! (. . .)
Mon Seigneur est informà de cela. Puisqu'il l'est, il faut que mon Seigneur écrivh Dâdî-had pour qu'ils cessent leurs plaintes à l'encontre de ma tribu1 13^)! Bibliographie: 6dit6 par G. D. dans à Le m a d a r u m dans les archives de Mari È Actes de la XVIIIe RAI, 1972, p. 60-61. Le texte est 6dit6 ici en complémen du dossier madarum à quoiqu'h mon avis il documente un tout autre sujet. a) La restauration du nom de l'expkditeur se fonde sur la 1. 17 qui donne de faço explicite le nom de celui dont se plaint Sûra HammûD'autre part ce Yarîm-LÃest bien document6 comme chef benjaminite de la tribu de Yahruru. h Dâdî-hadu le chef b) XVII1, p. 84, identifie ce Dâdî-had rabb6en d'Abattum bien connu. Cette proposition est désormai assur6e par A.449 (cf. MARI 6, p. 64 et n. 134) oh deux personnes se plaignent des mauvais traitements que leur fait subir Dâdà hadun h cause d'un d6nommÃSahbarum. c) Pour cet ulla, exclamation commençanune phrase avec le sens de Ah non alors! È formule qui écartune supposition ou un fait irritant, cf. XXVI 388 : 8 (avec pronom explktif!) : Ulla-tu... ittalak, Mais non! il est parti à ; XXVI 26 : 6 Ulla sâbu ina Terqa pahir doit donc désormaise traduire : Ah non alors! L'arm6e s'est rassembléh Terqa! à Pour XIV 84 : 4', cf. (700). d) Le NP est aussi attestÃau f6minin : ^sa-ah-bu-ru-tuin,T.210. Ã
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109. L. 3 : um-mu [iu-ri-im-li-im] 1 10. L. 6-8 : iu pi-ra-ha-am-mu-[&i-pu-Sa-un-lu\, U S - h{ei-mi-im Su ana-[ku &. ..], ma-hu-ur be-lf-iani*-[ii-ku-nu]. 1 1 1. L. 10-12 : if-pu-ur unz-ma-a-mi 111-[la\,i-iiu li-ib*-hi* nu-we-inz, ^sudi-bu-runi dumu lia-bu-rqó^-@'
L'ktymologie ne m'apparaîpas : la forme quadrilittkre pourrait indiquer qu'il s'agit d'un nom d'animal (type ?êlibum arabe ta'lab). e) Cf. D. Ch. dans XXVIl2, p. 189 c). Le KU pourrait êtr un LU, mais il serait alors trks serrk et je ne distingue pas bien la perpendiculaire du milieu de signe ; un NP ha-bu-lu-uk est trks nettement écridans A.3562 v 18 (cf. sa rééditi dans MARI 8. p. 633) et pourrait êtr une forme sans voyelle finale du mêm NP. f) Il m'est difficile de croire avec G. D. et CAD M/l, p. 1 I b, qu'il s'agisse ici d'un substantif *madarGtum, abstrait construit sur inadarum, terme qui dksignait sfirement un membre de la famille royale (cf. XXVI/3)! Je propose plutô de lire maddarGtum et d'y voir le dérivd'une racine amorrite NDR, rkflexe du sémitiqu apparentéau babylonien NSR. Maddarûtu serait donc l'équivalendu babylonien maysarGtzdm. L'individu aurait donc étenvoyà pour exercer la surveillance des troupeaux: il s'agit d'un petit personnage à l'encontre de qui des mesures de simple police pouvaient êtr prises! g) La notation est trks importante en ce qu'elle montre que deux tribus benjaminites pouvaient avoir des terrains de parcours situks sur des rives opposéesEn l'occurrence, il s'agirait des Benjaminites amnanéenet des Benjaminites yahrurkens. h) La tablette porte sans doute possible li-mi non TE-mi et la copie de G. D. me paraît elle-mêmesans kquivoque! Pour l'emploi de ce terme lîrnun (Lînlunz non seulement dans les NP mais aussi dans les textes, cf. les réfkrenceréuniepar P. M., (
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738 [I 1281 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle ICme-Dagan, ton frkre. En ce qui concerne les Bédouindémobilisé objet de ta lettre, j'ai fait prendre connaissance h Qarrâdu de la tablette que tu m'as envoyke. Il a dit1 l 4 : à Il faut que je parle aux scheichs et que mon Seigneur écrivà Yasmah-Addu pour qu'il envoie le rôl de recensement nominal1 lSa). à Voilh ce que Qarrâdu m'a dit. Maintenant, fais rédigele 114. L. 9 : uni-ma ,?tt-LI*-mu. 115. L. 14 : tup-piu-wi-l[im* à .?lu*-[um-du*.
rôl de recensement nominal1 l6 et fais-le-moi porter. a) Pour cette sorte de tablette, recensement nominal de l'armée cf. XIV. 0.230; cf. XXIII. p. 369-371 pour un exemple (entre bien d'autres).
739 [IV 641 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère Voici le message1 l 7 que tu m'as fait tenir par Rîm-Add: Demain, h l'aube, je partirai et Subat-Enlil. J'(en) ferai sortir mâlet troupeau1 lgb). D A dire vrai, faire sortir le troupeau de Subat-Enlil n'est pas une chose qui 19~). Ã
(Lacune.) . à faire ... Tes ... et les scheichs ne partiront pas. Ils ne donneront pas (plus) de force humaine pour partir. Maintenant (donc) n'arrive pas120. On.. . le mâle D'autre part, ma réflexiome porte h ne pas renforcer les ). vraiment de les fortifications de ~ u m u l h u m ~Convient-il renforcer? Ne le fais pas121 ! Que l'on transporte h Subat-Enlil le grain qui est à Kumulhum et qu'on n'en laisse riene). a) Cette forme verbale est désormaiattestke de façosûreElle avait 15\15 enregistrke par AHw, S. v. bu"û dont le sémantismest cependant rechercher *, ce qui ne convient pas. Il faut donc voir ici la forme II d'un verbe *ba'iim apparent6 2 l'akkadien bâ'um Ã
116. L. 17 : i-na-un-na [up-fpt†à Su-um-su}. 117. L. 5 : I ~ i - i r n ki-a-un1 - ~ ~ ~ tu-)va-Le--/. 118. L. 8-9 : ~ u - b u - a t - ~ e n - lti-bu*-'u4-nia. fl~~ Mi-ka-ru-am hu-ul-tuni (cf. 1. 10) fi-[Se-es-s6\.
121. L. 8'-12' : Ã US-& lu ku-u\s-sfi-urJ,ku-mu-ut-lii-im^-nifu!], u-qHIci tu-ku-[piul-mu ku-us-s[i-url, ku-mu-ul-li[i-i]mk i - r \ e - d u - ~ Jmi-im-mu , ur-Su 1.
LES B~DOUINS
6 aller Èsi ce dernier n'est pas desormais & réinterprete comme B", variante de BU' ; cf. (740) n. e). b) Pour hallatuni, une désignatiodu a troupeau en transhumance Ècf. MARI 5, p. 171. La correction de la 1. 9 est indiquee par la 1. 10. Il semble donc que le mâl soit à comprendre comme 'etalon du troupeau et hallatum, l'ensemble des femelles. c) Si la restauration est juste, ce qui paraî vraisemblable, l'éta construit de l'infinitif III se presenterait & Mari sous la forme Cusê sans doute analogique de wajê d) Pour la mention de Kumulhum à côt de Subat-~nlil,cf. XXIII 594: 10. Cependant le toponyme ne semble pas trks fré quent dans les archives de Tell Leilan. Les deux attestations connues donnent l'impression qu'il s'agit plutô d'un centre voisin que d'une ville satellite. Il n'est pas sûrd'autre part, que RGTC 3 ait eu raison d'identifier cette ville avec la Karnilhum de l'itinkraire de Yale ; cf. B. L., XXVIl2, p. 475. e) En m. & m. : a pas un litre. Ã
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740 [IV 7+] Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Chez nousa), on a commenck à recenser le pays. Ton frèr y procèd ailleurs et ici c'est moi-même Toi aussi tu dois te soucier du recensement. Va en pleinb) dans la steppe122 et qu'aillent avec toi des serviteurs de Lâ'à ainsi que des scheichsc) des Bords-de-l'Euphrate. A l'intérieude la steppe, il y a une troupe d'un millier de gens qui n'ont pas jurà obkdienced). Occupe-toi de l'intérieude la steppe. Lâ'à et les scheichs des Bords-de-l'Euphrate doivent parcourire) toute la steppe ;fais prête serment aux scheichs de la steppe. Quant à ces gens qui n'ont pas prêt le serment d'allé geance, c'est en ta présence(une fois rendus) aux Bords-del'Euphrate, que tu les passeras en revue et (en) entreprendras le recensement. Il y aura(it) beaucoup de problèmes12 (si tu les recenses) à l'intérieude la steppe^.
123. L. 28 : a-[wu-tulm ma-da-[tum] 1 i-bu-uf-se^
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Voilh que je t'envoie par Magû des instructions complètesFais attention aux instructions dont il est porteur. Bibliographie : republié augmentÃde l'inédiM.5737, dans MARI 5, p. 196-198. a) L'opposition des adverbes de lieu est nette; annikê designe la partie du royaume de Haute-Mesopotamie opposé& la régiode Mari ; dedans, annanum indique l'endroit oà se trouve le locuteur et ullikê un autre endroit. La base annali- indique l'inclusion et ulli- l'exclusion. b) Rien en fait n'oblige, d'aprks les traces. ii lire W l à ®nawe'iin plutô que qablînawê'im ce qui est dè lors normalement repris par ina libbi nawê'im Cette lecture me semble confortee par le parallkle de 1 37 : 34. c) Le texte est sans doute fautif. On attendrait ici Lâ'un u sugâgÃau nominatif, non au genitif! Un accusatif est aussi peu compréhensibleOn supposera donc qu'un syntagme
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741 [III 211 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Au sujet du recensement des gens des bourgades des Benjarninites, leurs scheichs sont venus h moi et j'ai instaurà des prud'hommes en ce qui les concerne. (Ces derniers) ont inscrit (le nom) des gens. Voilh que j'ai rédigune tablette concernant leurs gens, ville par ville, et que je viens de l'en-
LES BEDOUINS
743 [VI 321
Voyer à mon Seigneur. Que mon Seigneur en prenne connaissance.
Dis h mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. Hier, lorsque je suis arrivÃd e chez mon Seigneur, j'ai aussitô entrepris d e faire la revue d e l'arméeIl ne faudrait pas que mon Seigneur dise : à Voilà un souci supplémentaire124,, L'arméa (en effet) connu une diminution d'effectifs et jusqu'à ce qu'ils aient complétles effectifs d e l'arméeje ne laisserai pas partir les scheichs. Voilh pourquoi la revue s'est tenue sans dksemparer^. Maintenant, ayant hier fait l'inspection, je vais aujourd'hui complétele reste des troupes pour la moitié125b: elle recevra l'attirail d e guerre, prendra son repas et partira. a) En m. à m. : à Elle a veillk, n'a pas connu le sommeil. ,, b) Pandunt est connu comme variante de barntum, à moitié etc. B. Le sens ne m'apparaîcependant pas clairement.
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. Il y a eu une lettre d e mon Seigneur au sujet des Bédouins disant : à Les Bédouinne quittent pas les villes pour un travail à faire faire par les bÅ“ufsa) à Lorsque j'ai quittà Terqa, oh je m e trouvais en présencd e mon Seigneur, j'ai installà dans chaque ville deux hommes, ) ~ ) : à L e n~er'ûn chargéd e faire partir (les ~ à © d o u i n sdisant s ' e n est déjalle. Pourquoi vous-même n e bougez-vous pas? à L e jour même on a fait partir tous les Bédouins Il ne faudrait pas que les scheichs cherchent des prétextesc) e n disant : à Les Bkdouins sont (encore) dispersédans les différentevilles È (En fait), il n'y a plus dans le district un seul des Bédouins a) La lettre du roi doit êtr consécutivà une plainte des autoritks bkdouines comme quoi le gouverneur de Terqa demandait des corvéeindues, ce qui empêchai le dkpart des Bédouinau moment oh devrait débutela migration saisonnière Les à bÅ“uf n sont sans doute ceux du Palais ou ceux qui ont kt6 réquisitionnà chez les notables pour les divers travaux agricoles. Le gouverneur ktait soupçonnde suppléeil leur carence ou de se procurer à peu de frais un appoint de travail. b) ntufêpûa kt6 traduit par M. B. comme à homme chargà des enrôlement ; cf. son commentaire, XIV, p. 234. CAD Ml2, p. 268b, traduit le passage à has evicted(?) ce qui a peu de sens. En fait, la clef est donnépar la lettre paléobabylonienneTLB IV 66 : 1 : à On nous a instaurk un inufêsiî et il ne nous a pas permis de revenir chez nous (ana nashurim Cl iddinanniâti)N Le muiêsû comme son nom l'indique, est donc celui qui est chargà de faire quitter un lieu à quelqu'un sans qu'il s'y attarde. En l'occurrence, il s'agit de faire partir les Bkdouins, à la suite du iner'tùn c) Pour le sens de têqîtuà propos trompeurs à rkclamation indue a, cf. XXI, p. 229. Ã
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Les Soutéenconstituent une ethnie particulikre dans toute la correspondance mariote. Ils sont rarement mentionnks dans les textes administratifs, ce qui montre que les rapports n'étaienpas de trks grande proximitéau moins dans la capitale même Le plus souvent, on parle d'eux pour indiquer qu'ils vont faire encourir un danger a des sédentaireou qu'ils ont subi une contre-attaque (746). Leurs rapines s'étendenjusqu'aux portes du royaume de Qatna, d'ailleurs, puisque mêm Palmyre n'est pas à l'abri de leurs exactions ; cf. F. J., MARI 8. p. 393-416. Un dossier inédide la tï du rkgne les montre allant attaquer QabrâCes à gens du Sud devaient êtr ceux qui habitaient entre les oasis septentrionales de l'Arabie et le cours de l'Euphrate. Au débudu IIe millénaireavant Ã
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notre &re, il existait donc encore tout un réseade circulations nord-sud et est-ouest permettant A ces gens d'aller par le sud d'est en ouest. Ce sont des gens A qui on vendait, comme aux Barbaresques du X V I I ou ~ X V I I I siMe ~ européen des gens dont on voulait se débar rasser. Cela est explicitement dit par (929) et il est vraisemblable que l'opératiodécritdans (1057) visait au mêm but. Ces deux lettres de Mari illustrent donc de faço saisissante la malédictio bien connue de certains textes juridiques paléobabylonien menaçan l'adoptà indigne d'êtr vendu aux Soutéensce qui revenait A l'éloignedéfinitivemende son lieu d'habitation; cf. D. Ch., Archives familiales, p. 47. Lorsque l'on voit donc des Benjaminites êtr donnéà A des Soutéendans XXI 407, il faut penser que le Palais a voulu par A l mêm éloignedéfinitivemen des Bords-de-l'Euphrate certaines personnalitégênantes (929) parle d'ailleurs expressémen des à Soutéenlointains È Ce mêm texte donnerait en outre le nom de leur métropol: ES,ou Yak s'il faut y voir une prononciation mariote ; cf. la reprise de ce dossier dans XXVIl3, Les affaires judiciaires Nous connaissons encore quelques noms de leurs tribus, avec de considérablevariantes graphiques montrant leur caracthe alloghe. Cependant, leur onomastique, pour autant qu'on peut en juger, étaiouest-sémitique Ã
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Dis L Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père J'ai pris connaissance de la tablette que tu m'as fait porter. Tu m'as écriau sujet d'un millier de Soutéenqui se proposent d'aller razzier Yabliya. La troupe qui sert sous les ordres de Hammânu l 26.. . (Il manque la moitiÃde la tablette.) Au sujet des messagers d'Ii3hi-Addu qui sont arrivéchez toi, demande habilement si ma troupe est lL-bas, si la fille d'Ii3hi-Addu est venue ou non. Lorsque tu auras tous ces renseignements sur eux, donne audiencea) à ces messagers127.
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Bibliographie : cf. MARI 6, p. 278. Note : la date de la lettre est indiquépar la mention des prépara tifs du mariage de Yasmah-Addu avec Bêltu de Qatna. a) En m. A m. : Vois leur face. à Ã
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745 [V 231 Dis à mon Seigneur Yasmah-Addu: ainsi parle Tarîm Sakim, ton serviteur. Gâzizânu Abî-sarà ~ a m m i - t a l à le(s) » ~ ~Soutéen(s) ~ ainsi que 2000 Soutéense sont réunipour tenir conseil. Ils sont partis pour razzier les troupeaux L la du pays de ~ a w a ~Avant ) . mêm cela, une autre troupe, d'une soixantaine de Soutéenest allérazzier Tadmer et ~ a i a l à ¢Ils~ sont ) revenus bredouilles et les gens de ad merl^^ en ont mêm tu6 un. Il m'est arrivà cette nouvelle concernant les Soutéenet je l'ai écrità mon Seigneur. a) En m. A m. la steppe à (nawûnz) b) Pour ces traditions de pillage des grandes palmeraies au dé bouchà occidental des routes qui traversent le ((déserde encore attestéepar Palmyre à par les gens du Sud à (Souhéens) les sources médiobabylonienned'Emârcf. mes remarques dans RA 84, 1990, p. 87, ad n0263.. c) Tadmer est le nom traditionnel de Palmyre et Na$/zalÃcelui de Qariatein. Pour les sources mariotes concernant Palmyre, cf. la contribution de P. J. dans MARI 8, p. 393-416. NaSalà étaivraisemblablement, d'aprè cette mêm publication, la seconde ville du royaume de Qatna, celle oh habitait le prince héritier Il faut en conclure que Palmyre, avec un statut que nous ne pouvons plus appdcier, faisait partie de la zone d'influence de Qatna, cela d'autant plus que nous savons que les zones d'influence de Qatna et de Mari étaienjointives dans le déser de Palmyre; cf. t. 1, (422) n. b). On ne peut pas tirer de ce texte l'indication d'une opposition Ã
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li-ik-[nia-u 11-ul il-li-ik]. dam-q[i-if fi-tu-al], ki-mu [[el4*-e[tn*-fu-nu\,tumu-ru, pu-nl-fu-nu i-tu-up-la-&.
126. L. 9 : fsu-h]u*-[u\in* su* nia-lia-ur lia-am-nui-nim.
128. L. 7 : llia-nii-ta*-lu*-~* (lu su-t]u*-um.
127. L. 4'-9' : sa-hi LI.?-r\u*-nu-nm-nw-'11,Ã dumu-rnunus [ i i ' - l ~ i - il~~~].
129. L. 20 : t u - ~ d - ~ i l i * - r o - ~ u k i ] .
: Palmyre È/Pays de Qatna : mâ Qafna peut êtr l'indication généra du lieu vers oh partent les gens qui vont faire une razzia, Palmyre et Nailzalà étanles endroits précioh l'on sait qu'a eu lieu un rezzou précéden Ã
746 [VI571 Dis h Bahdî-Là : ainsi parle ~ e n " h u m ^ , ton fils. Voici ce que tu m'as écri: à Pourquoi n'as-tu pas pris une dkcision dkfinitive concernant les Soutéenet ne me l'as-tu pas écrite' J'ai donc des ennemis secrets131a)! J'ai envoyà l'administrateur h Zâbilu et ~ à ¢ s u mdisant ~ ) : a Les Soutéensont en étade Faites passer les troupeaux de vos contrkes vers la limite de la steppe. à Comment n'ai-je pas pris de déci sion? (Lacune de 2+1 1.) Ã
Il a dit : à 30 Soutéendont on a abattu les moutons vont s'organiser en bande pour faire une razzia. Pour l'heure, ils n'en sont qu'h se rassembler. (Lacune de 3 1.) . . . j'ai écrit. . ils viennent de réunileurs ovins et leurs bovins vers leurs places fortes. Or, ce Soutien n'est pas revenu et Si.. . D je n'ai pas pris de décisiodéfinitive132 Note: cette lettre destinéil Bahdî-Là a éttransmise régulikre ment au palais il des fins d'information et pour y êtr archivéeLa lettre suivante (747) étaila lettre d'accompagnement et de m n mentaire que le gouverneur y avait jointe. a) En m. ? m. i : à La face des ennemis est cachée Il s'agit sans doute d'une expression proverbiale. b) Zâbilu et Mâiu sont mentionnéensemble pour la Ã
fûrubtu d'un ovin chacun en ZL 10' dans une liste de digni-
taires divers (M.5697+). c) Je suis d'accord avec J.-R. K. pour considéresa-bi comme le permansif de ~ a b à ¢ ' u Ãmguerroyer È (avec la nuance que l'attaque n'ayant pas encore commencé il vaut mieux traduire N ils sont sur le pied de guerre È) plutôque d'en faire avec A. Falkenstein, BiOr XIII, 1956, p. 31, Sutà ,sâb à les S . qui appartiennent mes troupes È ce qui ôt tout sens au document.
747 [VI581 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. A propos des Soutkens, objet hier d'une lettre d e ~ e n à ® h u m j'ai ^ envoyk une lettre pour obtenir des informations et Menîhum'a écriceci : a Un Soutéequi étai venu naguèr lorsque les Soutéen ont razzià les moutons au débudu mois134a), m'avait pré venu en douceb). Maintenant, il est venu aujourd'hui me dire : "30 Soutéendont on avait abattu les ovins vont s'organiser en bande pour faire une razzia. Pour l'heure, ils n'en sont qu'A se rassembler." Voilh ce que m'a dit cet individu. J'ai averti Zâbilum Mâsu et les villages de mon district. Voilh la lettre que Menîhu m'a envoyéeVoilh que je viens de transmettrec) chez mon Seigneur la tablette de Menîhumqu'il m'avait fait porter. J'ai expédichez mon Seigneur le porteur de sa tablette. Que mon Seigneur l'interrogel35. a) Il n'y a certainement rien sur la tablette aprks ITI ; il ne faut donc pas chercher ici un idéogrammqui soit un nom de mois. Cependant, plutô qu'une traduction à pleine lune (J.-R. K.) que rien n'autorise (ce n'est d'ailleurs pas un bon moment que le plein de clartà pour attaquer des troupeaux), il vaut mieux supposer ici Ã
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131. L. 6. 9. 22 : lire me-ni*-hu-um et. 1. 23. me-ni*-lii-in]. 131. L. 8 : pu-nu ze-e-ri-lia^* ku-ut-wu-mu.
132.L. 18 : pu-ru-u\s-s]d-(im li-u[l i h u - m e - e r ] : cf. BiOr XIII, p. Nb, en rkfkrence à 1. 4-5.
134. L. 1 1 : [il-nu-in(iu-nu iti* lu-mes su-tu-ii. 135. L. 26-28 : [wu-hi-il {up-pli*-su, [u-nu be-1;-iu +-{ù-u\rV-[duni][heli li-fu-u]l-.k
5 11
LES BEDOUINS
une date comme à le débudu mois lorsqu'il y a le maximum d'obscuritéC'est le sens qu'offre d'ailleurs clairement le Poèm d'Atm-hasî1 206 : i-na ar-hi se-bu-ti à fa-pu-ut-ti = à Le ler,le 7 et le 15 du mois ; cf. exactement la mêm expression dans TCL 1 50: 23' (lettre palkobabylonienne). La date warhum est donc la suite de rê warhim qui, elle, indique, comme cela a ktà depuis longtemps reconnu, la fin du mois prkckdent. La correction de A. Falk., BiOr XIII, p. 3 1 de N a-na ITI x en à a-na ki'-ma n'est pas justifiépar l'autopsie de la tablette. b) Pour ce sens de Sêpa kabâsumen m. & m. à marcher sur le pied pour signifier à prévenir avertir cf. XXVV1, p. 154, n. e). c) Il est frkquent que le porteur de la tablette soit capable de donner un surplus d'informations, soit qu'il ait reç des instructions orales dans ce sens, soit qu'il ait ktà témoioculaire des faits rapportédans la lettre. È
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748 [III 121 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Dagan et Ikrub-El vont bien ; la ville de Terqa et le district, ç va. Mes commandos d'intervention sont renforcésJe ne montre nulle négligencconcernant mon district ou les besoins du Palais. Des Soutéense sont installksa) à trois doubles-lieues en amont de Terqa, sur l'Euphrate. Ils viennent constamment me rencontrer et s'en retournent. Il n'y a nul dommage. Autre chose : prkcédemmentavant que mon Seigneur ne parte en expkdition, il y avait tout un aller et retour, chaque fois par petits groupes, depuis l'amont, de Benjaminites non inféodksbà leurs bourgades. A l'heure actuelle, depuis que mon Seigneur s'est mis en route pour l'expéditioet nous a édictun arrê en bonne et due formec), j'en ai proscrit la pratiqued) et plus personne parmi les non-infkodéne vient, comme prkcédemmentdepuis l'amont à sa bourgade. a) Pour sakânum à s'installer dans un lieu analogue & nasâb d'El Amama, cf. XXVV3 ( N Le culte des BétyleÈ) b) Pour ce sens de sarrârumcf. introd. au chap. VIII. c) Sipfum dannâtu est une construction par juxtaposition de deux termes, oh dannâtu reprksente la tablette contenant les È
ordres explicites. Cette expression généraleme suffit & elle seule. d) à arnam utê a étcompris par J.-R. K. N J'ai réparla faute sens qui s'explique mal, A moins de jouer sur le sens du françai à faute = à maladresse ou à inconvknient ce que l'akkadien ne permettrait pas. v. S. avait donc corrigk de faço drastique, Or 21, p. 84 : [ulz-na-am ri-te-er : x J'ai de nouveau prêt attention. II a ktà suivi par XV, p. 175. L'autopsie de la tablette montre cependant que le texte, comme gknkralement chez J.-R. K., a étbien copik. Il faut donc comprendre l'expression comme équivalanA ana amim utêr à J'en ai fait l'équivalend'une faute È Le gouverneur peut en effet dksormais s'appuyer sur un texte précisl'édit fipfum qu'a promulguÃle roi. È
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749 [XIII 1061 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Mon Seigneur m'a envoyà le message suivant au sujet des Soutéen: Envoie quiconque dont les biens volésase trouvent chez les Soutéenet des Anciens qui puissent assister à l'instauration de l'arrangement136b). à Voilà que je viens d'expkdier ~êlî-1lumC de Terqa, dont les Soutéenont dérob un serviteur à lui, ainsi que deux Anciens. a) HibtâtumN choses volkes d'aprè le pluriel fkminin, 1. 11. Un terme *hibtum, ou *hibtatum, n'est pas enregistrk dans les dictionnaires, mais doit êtr supposk ici pour des raisons contextuelles. *Hibtun~serait un exemple de plus d'une forme PIRS mariote en opposition & une forme PURS babylonienne, et vice versa. b) Le terme M d à ¢ t u fonctionne donc ici avec le sens de convention passéentre différentindividus vraisemblablement pour se réconcilieaprè une mésaventurkprouvédu fait des nomades soutéensSi~ndâtun'a ici ni le sens de N traitk intemational >, ni celui de à traitk commercial qui ont le plus souvent retenu l'attention; pour les emplois de simdâtu A Mari, cf. F. J.,XXVV2,p.312,n.f). c) Le NP kquivaut sans doute au plus courant Kâ'ilî-ilu È
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CHAPITRE X
LA PROPRIETE DU SOL ET L'ATTRIBUTION DES TERRES
LES DIFFÉRENTESORTES DE TERRES Nous ne savons pas trè bien quel étaile régimde la terre & Mari ni comment (et surtout dans quelle proportion) se combinaient entre eux les différentmodes d'occupation des sols. La majoritk des textes qui concernent la terre sont d'ailleurs encore inéditsc'est-&-dire surtout la correspondance de Lâ'à pour l'époquéponymalou divers dossiers de ~idqî-æpu le successeur de Yasîm-SÛ Les remarques ci-dessous ne visent donc qu'A prksenter les textes déjpubliésJe n'y ai cependant pas tenu compte systématiquemendes riches enseignements de la correspondance des gouverneurs de Qattunâ qui vient d'êtr publié (XXVII), car elle demanderait une longue étuden elle-même
Les territoires communs. On sait que les terres qui jouxtaient immédiatemenle cours de l'Euphrate étaienten Mésopotamiinfkrieure, terrains de pâtur
PROPRIPTÃ DU SOL ET ATTRIBUTION DES TERRES
des animaux et exclues de la propriétprivé(cf. D. Ch. et J.-M. D., Remarques sur l'élevagintensif ... È dans M.-Th. Barrelet éd. L'Archéologi de l'Iraq .... 1980, p. 150) : riches en herbe, elles étaiencependant à la merci d'une divagation du cours de l'Euphrate et se prêtaien mal h la délimitatiod'un cadastre rigoureux ; cf. en dernier lieu le compte rendu de AbB 12 par D. Ch., RA 87, 1993, p. 89 h propos du n0166. A Mari, cette partie du territoire s'appelait h a i i ~ q u i n . Conform6ment h son ktymologie ('MO), le terme désignaila rkgion basse de la valléeLe terme ne renvoie pas h une particularità rkgionale puisqu'on retrouve le hamqum tout le long de l'Euphrate entre Dê ez-Zor et Tell Hariri. (841) montre que ce llaiilqun~ produisait du blà et avait une superficie suffisante pour nécessite la mobilisation de toute la ville de Terqa: 1. 12 : à J'ai rassemblà toute la ville, petits enfants compris, et je les ai fait sortir (aux champs) pour moissonner l'orge du hainqurn. On trouve de mêm dans (354): à Il vient de survenir des sauterelles dans le haiiiqnii~. (La partie) du hainquiil se trouve êtr (celle) du Fort de YahdunLîmentre la Table (Pasgurum. les contreforts du Bisri) a DeuxMéandre(Saharratârégiode Saggarâtum) Le liainqmii repré sentait donc les basses terrasses de l'Euphrate; c'est la que se trouvaient les pâture herbeuses (usalluii~). L'utilisation du hamq~linest au mieux montrépar une lettre de Sidqî-Epu(A.105) : le fonctionnaire recherchait un nouvel endroit 2 mettre en culture pour compenser une production agricole défaillanteLa situation est clairement exprimé1. 12 : çafi que les "charrues" ne connaissent point de disette (gS-apin-hi la ilx?-er-re-e), il s'agissait de gagner occasionnellement des terres nouvelles pour un laps de temps trè court: à peine un an. On doit donc en déduirque le haiiiquin n'étaipas obligatoirement mis en culture. Ses informateurs lui signalèren qu'il pourrait utiliser pour cette mise en culture épisodiqules basses terrasses de la ré gion de Zurubban (1. 4). Une fois rendu sur les lieux, sidqî-gpu se rendit compte en fait que la mise en culture étaiimpossible, sans doute parce que les terres étaientrop basses (1. 8-91. Autant (841) que A.105 montrent que le hainquin étaipropriét d3État On n'y travaillait pas sans autorisation royale. Dans le cas présentau bout d'un an, on devait la rendre au roi (1. 1 1 ) . La population étaimobilisé pour y faire la moisson, ce qui confirme qu'on n'y trouve pas de terres privéesA.105 montre néanmoinque les portions du hainqiiii~étaiendéfinieen fonction des territoires municipaux voisins, non en elles-mêmes
Les travaux épisodiquede sida"-Êpu étaiennkcessaires en attendant que le râkibui fûà entassà (cf. VI 6 : 8 et VI11 12 : 3). donc que des terres plus hautes et à l'abri des crues fussent gagnéeà l'irrigation. Les activitécourantes, autres que l'élevagey concernaient surtout l'élèdes poissons. On trouve mention dans la mêm h 61-62:
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A l'opposk de ce haiizqum, existait 1e.nawûin autre régioqui excluait la propriétprivéeC'&ait la steppe des plateaux, parfois tr&s herbeuse. Le terme nawûinlui-mêmeest dans les textes d'un usage assez imprécisil désignaiautant un lieu que tout ce qui s'y trouvait, bête et gens. Il est donc susceptible de signifier aussi à troupeaux à ou à nomades. Ce navvûi pourrait avoir ét divisà en zones attribukes à certaines tribus nomades, mais rien ne l'indique de faço ferme. Cependant, nous voyons les forces royales y patrouiller régulihremenpour contrôle les mouvements qui s'y produisent. C'est 12 que les commandos d'intervention rapide trouvaient h l'occasion les Å“uf d'autruche (416) ou les à champignons du déser gourmandises fort apprécié a la table royale ; cf. t. 1, p. 3 1 1. Ã
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La partie la plus importante dans ce nawûnétaile qasûi (ou encore kasum. qap2). Il s'agit d'un terme occidental qui indiquait l'extrêm frange du n a w h ~ arx , confins du désertet par oà l'on passait lorsque l'on tentait d'échappeaux contrôle des États Cela pose la question des limites entre Étateux-mêmes Nous savons qu'il existait une frontièr entre Qatna et Mari (422). ou entre Qatna et Alep (298). On ne peut imaginer une ligne de démarcatiotrhs nette entre Mari et Qatna, comme cela devait au contraire êtr le cas entre les deux métropolede Syrie occidentale, Qatna et Alep. Puisque nous savons de faço sûr qu'il existait h l'époqudes routes qui traversaient l'actuelle zone semidésertiququi séparPalmyre de Der ez-Zor, cette limite devait êtr constituépar des postes de garde marquant les limites sur
ces routes de l'influence desdits royaumes. Le problkme de la propriétse pose donc en dkfinitive pour une bande de territoire assez limitéele long du cours de l'Euphrate et du Habur, oà les possibilité agricoles ne sont pas identiques selon l'altitude et la distance du cours des fleuves, ou du résea d e canaux qui en dkrivent. Il faut certainement distinguer les régionurbaniséesoà l'abondance de l'eau permettait l'arrosage (suihum), des campagnes à irrigation par canaux (ugârumou des région hautes qui nécessitaien le recours à des puits (daluwâtum)Il est certain que le palais avait tendance à garder pour lui ou ses employéles terres les mieux irrigukes, les autres étanrefoulévers les hautes terres. D'un autre côtk la population d e ces endroits n'ktait pas homogkne et l'occupation des sols devait êtr trks diffkrente selon les ethnies qui les occupaient.
Les terres benjaminites. Certaines villes du royaume étaienexpresskment dites benjaminites. Elles avaient un droit et des coutumes particuliers. Ces villes, appelkes âlu comme toutes les autres, sont assez souvent mentionnkes, surtout dans la correspondance de Kibrî-Daganle gouverneur de Terqa: bourgades des Benjaminites jouxtant Terqa à (682) ; les divers bourgs benjaminites à (681) ; J'ai envoyà un message aux bourgs des Benjaminites. Le scheich de Dumtâ m'a fait la rkponse suivante à (686). La lettre de YaqqimAddu (680) analogue: En ce qui concerne les Benjaminites, objet de ma lettre à mon Seigneur, j'ai envoyà quelqu'un à leurs diffkrents bourgs pour faire une enquête doit faire allusion à la rkgion d'amont de Terqa, la Forteresse de Yahdun-Lîm Un petit nombre de ces villes étaidot6 de murailles. Il s'agissait des lieux les plus importants. L'importance d e Samânu est ainsi attestke depuis Yahdun-LîmCependant, lors de la rébellio des Benjaminites, on emploie le verbe e p à ª h m faire È à propos de plus d'un des lieux benjaminites, ce qui indique qu'on les mit alors en étad'êtr défenduesCes villes à ne devaient donc pas êtr trks fortes et sans doute les deux seules places solidement tenues devaient-elles êtr Mislâ et Samânum celles dont une datation épisodiqu de Zimrî-LÃdit clairement que leurs murailles furent démantelée Ã
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Samânu étaivraisemblablement Tell Mohasan (n025 d e Geyer-Monchambert, MARI 5, p. 340) identifik par ces deux auteurs à la Forteresse de Yahdun-Lî(ihid., p. 325), certainement à tort car trop prks d e Terqa, puisqu'on la documente à deux journéepleines de marche vers le nord. L'importante ville de Mislâ contrôlait pour sa part, la partie nord-ouest de l'alvéol lui-même sur la rive droite, d'aprè les différenttextes qui énumkrenles bourgades district par district. Elle possédaiun riche et iinportant terroir, irriguà par l'oued dit de Miglâà et dont le nom particulier devait êtr Ha(q)qat (Wadi es-Souab). Outre ses murailles, elle comprenait un port marchand, kârurn connu des sources babyloniennes. On devrait désormail'identifier avec Tell Ramadi (cf. XXVII1, p. 339-340), seul candidat possible en ce coin de l'alvkole. Il s'agit du tell n04 du relevà de Geyer-Monchambert, MARI 5, p. 339. Ã
Un document comme (683) indique de faço précisles limites de ce terroir benjaminite : à Tous les Benjaminites ont levà la torche : depuis Samânu jusqu'à Ilum-muluk, d'Ilum-muluk jusqu'à Mislin. Tous les bourgs des Benjaminites du district d e Terqa ont levà la torche en réponse à Ces noms de lieux représen tent en effet des limites géographiqueet circonscrivent le terroir benjaminite, avec Samânu au nord de Terqa et MiSlâ à l'extrkmità sud. Par là même le texte devrait-donner une position mkdiane à Ilum-muluk. Dans *Irrigation... È p. 114, n. 46, il a donc kt6 proposà qu'Ilum-muluk fû le nom amorrite de DouraEuropos. L'identification n'est cependant pas assuréet on peut envisager une situation dans la valléelle-même O n ne peut parler, cependant, à propos de ces villes È malgrà le, titre d e rois à donnà à ces princes bédouinsd'Étatdans I'Etat. Nous ne savons pas quelle est l'histoire ou le statut de ces bourgs benjaminites avant l'époqu de Yahdun-Lî ou sous son rkgne ainsi que sous celui de Yasmah-Addu. Le fait que soit menroi d e tionnà un affrontement d e Yahdun-Lî avec un Samânu à allià à d'autres princes d'amont est grosso modo idenE n ce qui tique à ce que l'on voit se passer sous Zimrî-Lî concerne les terres qu'ils occupent, les princes eux-même avouent sans réticenc(une fois la rébelliomatéeil est vrai) que le roi de Mari en est le seul vrai propriétairen titre. Le Rabbée Dâdî-had dit, par exemple : Toutes les différentevilles appartiennent à mon Pkre et, nous-mêmes sommes tes fils à (703) ; de même le Yarihken Yasmah-Addu : Mon Seigneur m'a envoyà le message suivant à propos du canal d'irrigation d e Zurmahhum: Ã
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LES DOCUMENTS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
"Tu m'as cherchà querelle pour des bourgades sur le canal d e Zurmahhum. C'est moi le propriétaire! Voila le message que mon Seigneur m'a envoyéOK, les bourgades, terre et ciel, appartiennent a mon Seigneur seul! B. (705). Ces terres benjaminites sont donc considéré comme concé déepar le Palais, non le patrimoine des BédouinsOn s'explique ainsi la formulation de (703) : à Tu sais toi-mêm que dans ce pays, alors que mes frhres se trouvent avoir reç en tenure d e nombreux villages, je suis, pour ma part, lésÃdeux de mes villages ont ét(re)pris ; or, sur leur territoire, on avait pratiquà beaucoup d e cultures. Ce langage pourrait êtr tenu par plus d'un fonctionnaire; la différencest que le prince benjaminite reçoi ces terres pour une collectività qu'il dirige, non pour sa famille propre, et qu'elles sont singulihrement plus amples, comprenant plusieurs villes. La situation est exactement la mêm pour Zimrî Lîmlui-même lorsqu'il achèt au Yamhad Alahtum ainsi que plusieurs autres villes voisines (cf. XXXVIl3). Le Palais d'Alep renonce (wuHuruin) h la terre et en à fait sortir ses propres responsables agricoles, les notables (dont la reine mhre!) et les particuliers à qui il en avait auparavant concédla jouissance. On peut comparer cette situation avec c e que dit un chef benjaminite ( 7 0 5 ) : < M e trouvant avoir entendu de ses propres lèvre mon Seigneur libérepour moi ces quatre bourgades, j'avais envoyà un serviteur h moi: il avait déboutles équipedes responsables agricoles du palais et il avait imposà aux cultivateurs le serment sacro-saint du roi, etc. >> Un dernier parallèl h la situation d'Alahtum est fourni toujours par (705) : s C'étaien quatre ruines que mon Seigneur m'avait abandonnéeet l'on m'a déboutdes quatre bourgades qui se trouvaient a Ara'îtumAlors je ne peux donner satisfaction aux particuliers qui me disent : "Les bourgades de messieurs tes frhres et leurs champs sont libérÃet, toi, tu as (aban)donnà nos champs au palais!" >> On voit donc en ce qui concerne ces terroirs benjaminites qu'il s'agit, au moins pour une part de leurs terres, d e champs non exploitésou sous-exploitéspar le Palais de Mari et concédÃh des étrangerqui pouvaient les mettre en culture. Ces différent princes benjaminites avaient effectivement a l'extérieu du royaume de Mari d'autres terres qui semblent, elles, leur avoir appartenu en propre. Les exemples les plus patents sont Abattum pour Dâdî-hadet Ahunà pour Hammî-istamaqui e n sont princes. C'est certainement en échangdes terres concédé par le Ã
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PROPRIETE DU SOL ET ATTRIBUTION DES TERRES
5 19
roi de Mari que les princes benjaminites devaient le service militaire ou des impôt particuliers comme les livraisons d'étoffe annuelles au moment de la fêt de Dêrîtu Les textes juridiques de VI11 montrent cependant qu'il existait aussi d'autres sortes de terres chez les Benjaminites, lesquelles révhlenune propriétcollective, partagéentre villageois et la partie de la communautà qui transhumait dans la steppe. Il est le plus souvent impossible de dire l'origine de ces terres, certainement différentde celles qui étaienconcédkepar le Palais. Cependant, il existait dhs cette kpoque un processus selon lequel elles pouvaient êtr aliknéesachetéeà un propriétairmais avec des compensations aux ayants droit.
Les terres bensim'alites. Il faut tenir compte, en opposition à ces terroirs benjaminites, des installations bensim'alites. Cette population est certainement celle qui s'est installéau royaume de Mari au moment oà y vinrent Yaggid-Lî et ses cotribules, vraisemblablement originaires des sources du Balih (cf. à Nomades ... È) Ces gens constituaient aussi des villages. C'est d'ailleurs à propos des Bensim'alites surtout qu'est mentionnà le terme k a p r ~ f i que i ~ nous rendons par à village>. Ainsi (700) mentionne-t-il que à toute la population et le grain des villages des Bensim'alites ont étrassemblédans les places fortes È Il semble s'êtr agi d'une réalitassez différentde celle des âlumrendue par à ville, bourg ou bourgade selon les contextes. Le terme à ¢ l u mdont le sens par ailleurs est celui d e à chose arrondie È devait désigne un lieu par son périmèt ; cela peut indiquer l'existence de murailles. En revanche kuprum notait une rkalità moindre, peut-êtr quelque chose de N protégÈ soit des baraques gardéepar une palissade soit un campement plus permanent que le rassemblement de simples tentes. Le kaprum étaid'ailleurs une réalitcourante en Haute-DjézirÃoà il dési gnait les villages aux alentours des villes importantes. Le fait que les Bensim'alites étaienl'ethnie dont la famille royale et sans doute une bonne part de l'administration des palais étaienissues explique que nul à roi bensim'alite ne soit connu pour la régiodu cÅ“u du royaume. Il est vraisemblable que quasiment toute la population du royaume non benjaminite étaibensim'alite. È
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Tous les villages des alentours d e la capitale en étaienet Appânsans doute à reconnaîtrdans le tell n015 du relevà GeyerMonchambert (Tell Saïyanord 1, MARI 5, p. 339), &ait l'avantposte bensim'alite, face & MiSlân
tion palatiale ou de clercs rattachéaux temples ; cf. (1063). Il faut tenir compte en outre du quartier du port, le kâru occupà par les kar-ta ; cf. MARI 6. p. 57. n. 95. L'existence mêm de murailles de d6fense reste & êtr prouv6e pour la capitale. Lorsque Hammu-rabi déclar avoir détruile b&d^ d e Mari, il doit s'agir d e sa forteresse à plutô que de ses murs (le sumérie ne distingue pas) et il n'est certes pas exclu que par <
Les villes majeures. Comment se représente les villes comme Mari. Terqa, Saggarâtu ou Qattunâ et leur population? Il est vraisemblable que se les figurer comme d'importantes agglomérationoà étai concentréune population citadine différentd e celles des campagnes & peuplement bédouinautour d'un palais royal et d e temples, serait contraire & la vérithistorique. Le royaume de Mari ne poss6dait pas une population trè importante. On le voit bien lorsque son roi mobilise: l'host qui part en campagne avoisine les 4000 soldats et la situation est la mêm sous le règn d e Yasmah-Addu, cf. (448) n. j), ou sous celui d e Zimrî-Lî La réalitdes forces est formépar les corps bédouin et ceux que livrent, chichement, les princes benjaminites, c e à quoi s'ajoutent les troupes d'alliance. Un deuxièm facteur d'appréciatio de la population est constitu6 par les effectifs mobilisables pour l e s travaux de salut public, comme la lutte contre l'inondation. A cette occasion, on voit que la population d e Terqa ne devait pas dépasseles 2000 âme; cf. (798) n. c). La ville de Mari est trè absente des textes. Nous possédon encore d'importants documents, pour la majeure partie en cours d'étudesqui énumèreles différentbâbtu de la capitale. On a cependant remarqu6 depuis longtemps (CAD B, p. 14b) que bâbtu n'avait pas le sens de quartier à dans les textes de Mari, comme c e semble êtr le cas en Babylonie. Effectivement, on a l'impression qu'il s'agit d'unit6s de travailleurs d6pendant d'officiels d6termin6s. On pourrait imaginer que le bâbtu étaicompos6 par les gens convoquéA une porte (bâbum de Mari. Les gens semblent habiter, en revanche, dans des villages tout autour de la capitale. A Mari, outre le palais royal et les temples qui sont les marques du pouvoir et dont l'installation sur le tell est command6e par le souci d'occuper un lieu fameux, il ne devait y avoir que d e rares établissement d'entrepreneurs, constituants d e grandes maisons, et plus ou moins en cheville avec l'administraÃ
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La propri6t6 privée La régio de Mari devait certainement connaîtrla propriét
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individuelle, tout comme c'étaile cas en Mésopotamicentrale ou inférieureet les textes de VI11 qui documentent des ventes de terres sont égalemenlà pour le prouver a contrario. La propriét privédevait donc êtr aussi une réalitimportante et on ne peut affirmer que n'existaient que la propriétdu roi ou celle des communautésCependant on n'a pas retrouvà à Mari d'archives privéequi documentent les fortunes des particuliers, comme c'est le cas pour l'Irak du Centre ou du Sud. Des gens comme Asqûdu semblent avoir étfort riches. Les textes qui parlent de sa fortune sont encore inéditmais (830) rapporte qu'il à occupe un millier d'arpents au royaume de Mari È XXVI 74 montre qu'il avait mis la main sur toutes les terres de Zam (amnanéenneappartenant au benjaminite SÛra-HammÃIl ne fut pas le seul dans ce cas. Il nous est cependant encore impossible de savoir a quel titre il les déte nait: parce qu'il s'en étaifait concédel'exploitation par le Palais ou suite au partage du butin fait sur l'ennemi. Etant donnà les procédurede restitution qui furent alors engagéesla premièr solution paraîla plus vraisemblable. En ce qui concerne Sammêtar un autre grand propriétairenous ne connaissons surtout que ce qu'il dktenait au titre de fonctionnaire du palais, mais la fortune de sa femme qui est distinguke de la sienne à sa mort ne semble pas avoir étnégligeable Comme on le voit ci-dessous, les seules indications portent sur la fortune des fonctionnaires qui, outre leurs biens propres, reçoi h leur mort. Seul ce vent des dons royaux, lesquels sont récupér dernier aspect est documentéce qui ne nous renseigne que de faço trè partielle. On apprkciera donc l'importance considérabl de (829) oà un particulier contraint d'aliénela totalità de ses biens se voit interroger h propos du champ qu'il met en valeur: à Y a-t-il un champ quelconque qui soit ta possession? Donne-le et amve au total des 5 mines! à Sa réponsest sans ambiguït: à Le champ que je détien est un bien du palais. Convient-il que je vende un champ du palais? Cela n'avancerait pas mes affaires! à Le texte montre donc de faço précisl'existence de terres privéeet le fait qu'exploiter une terre ne signifie pas en êtr propriktaire. Nous avons des renseignements assez précisur les terroirs de l'kpoque amorrite. On peut imaginer quelle pouvait en êtr l'occupation humaine. Un terme important est ainsi celui de s d h u m qui désigndes terres dans la proximità immédiatdes villes importantes. Comme toujours dans le vocabulaire de l'époque c'est une notion nébuleusqui désignaussi bien le lieu que ceux qui y vivent, bête et gens; cf. (494) n. a). Comme le terme vient
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de salâhumà arroser È il est tentant (et satisfaisant) de le considt?rer comme signifiant au propre à (terroir) arrosÃà et d'y voir la zone d'horticulture des faubourgs. Un lieu-dit, aux portes même de Mari, s'appelle d'ailleurs Kirêtumles à Vergers È Un canal particulier amenait l'eau directement dans la régiode la capitale (cf. FM [Il, p. 105). Cette zone a toutes chances d'avoir étun lieu de toute petite propriétÃmais nous n'en savons pas plus pour l'heure. Les fermes établiesur la zone d'irrigation semblent avoir ét dénommé dimtum (dimêtum ou, selon un terme dialectal propre à la régiode Mari et de Subat-~nlil,dumtum (du;natu;?z). Pour l'instant le terme n'est attestt? dans la régiode Mari que par la toponymie et y avoir désigntdes lieux-dits peu importants. Il est donc difficile d'en appréciela valeur en ce qui concerne le mode d'occupation du sol. En revanche, le pays dit des à fermes Èle Mâ dumâtimest un endroit oà il étaipossible de lever d'importants corps de troupes ; cf. (448) n. j) ; il est vraisemblable que cette rkgion (qui n'est mentionnéqu'à l'époqudu royaume de HauteMésopotamieétaiune zone de colonisation par petites proprié téà population dense. Il semble en tout cas sûrd'aprè plusieurs textes qui mentionnent les terres des particuliers (mufkênum) que les habitants des Bords-de-l'Euphrate possédaieneux aussi des champs; cf. X 151 : à Il y a des terrains de muSkênu en bordure de ce champ. Le (chef)-cultivateur s'est donc trop précipit en le donnant à Hamatil. Maintenant, voici que j'ai écriau (chef)-cultivateur pour qu'il enquêt sur cette affaire de terrain. Aprè avoir fait l'examen du statut des terres du rnufkênumque l'on donne à Hadni-Addu ce qu'il faut en terrain sous ma juridiction du Palais. à Le texte montre bien que le Palais ne pouvait pas fournir une terre de fonction sur un terroir de nzufkênum Il est donc patent que ce n'étaien pas ou plus des terres royales. Leur statut n'est cependant pas pré cist? : on ne sait si ces particuliers détenaienla terre à titre individuel ou en tant que membres d'une collectività à laquelle le roi reconnaissait ou avait accordà droit d'occupation sur un lieu particulier. L'exploitation de ces terres semble cependant avoir ét individuelle et non collective. On parle en abondance des moissons que les mufkênu y accomplissaient et qu'il fallait leur laisser faire avant de les enrôle pour toute expkdition militaire. Cela indique que ceux qui partaient à la guerre ne pouvaient pas compter sur le travail de remplaçant pour constituer leurs réserveet que, s'ils partaient sans avoir pris leurs précautionsils trouvaient
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des temples ; nous ne savons mêm pas s'il en existait au royaume de Mari, car une expression comme à Campagne de Dagan à semble n'êtr qu'une dénominatiode terroir ou se trouvaient diverses sortes de propriété XXVI 154-bis qui oppose les particuliers à (1. 10) et apparemment de riches particuliers (1. 17-19) au à grain du dieu Yabliya à (1. 21) méritdonc un commentaire particulier. L'exploitation de ce document n'est pas aisécar on se trouve dans une contrke, le Suhûmoà il y a toujours eu des liens trè forts avec le pays d'Akkad et l'on peut avoir affaire avec des traditions non syriennes. D'un autre côt à le dieu Yabliya à est localement, dans certains contextes, l'équivalen de la à ville de Yabliya B. Néanmoinsle fait qu'il soit nkcessaire de prendre les prksages avant de toucher A ce grain peut indiquer son origine sacrée On constate que le roi avait A Mari un accè direct aux biens sacrésl'asakkuin matkrialisk par les réservede métade la divinitk. On peut donc supposer que si un temple étaipropriétair foncier, ses revenus n'ktaient pas A l'abri des dkcisions des membres de l'administration royale.
à leur retour le grenier vide. Les craintes auraient étautres dans le cas d'une exploitation communautaire oà le dépardes combattants aurait suscità une solidarità villageoise. On constate cette dernièr dans le systèm du hibrum (cf. p. 495) ou les bête étaien emmenéeà la pâturpar une partie de la communauté
Comment comprendre l'existence de ces terres de mu?kênum On sait maintenant que cette catégoride à particuliers à existe aussi bien chez les Bensim'alites que chez les Benjaminites. Dans le cas des premiers, ils devaient avoir acquis leurs terres au moment de leur arrivke aux Bords-de-l'Euphrate conduits par Yaggid-Lîml'origine de leurs possessions pouvait donc, dans un certain sens, reprksenter une appropriation par droit de conquêt et les terres êtr de statut nettement distinct de celui des terres royales. Dans le cas des seconds, nous ne savons pas exactement selon quel processus les clans benjaminites s'étaieninstalléA côt des Bensim'alites. Il est possible que leur statut ait changk avec les époquesCeux qui étaiencontemporains de Yaggid-Lî ou de Yahdun-Lî avaient pu s'approprier euxmême leurs propres terres mais la victoire militaire de YahdunLîà leur égaravait dà entraîneune réappréciati du statut de cette propriétet le roi de Mari affirmer à son égarses droits éminentsLa pkriode d'occupation de Mari par le royaume de Haute-Mésopotamin'avait pu que renforcer les droits de la couronne royale, cela d'autant plus que les principautébenjaminites sont inattestkes pendant toute la périodeLe retour du pouvoir bkdouin aprè la mort de Samsî-Addsemble s'êtr fait sinon par un effort concertéau moins par une alliance objective des Bensim'alites et des Benjaminites. Dè lors ces derniers, pendant le laps de temps qui s'kcoula entre la restauration de la famille de Yaggid-Lîet la rébelliobenjaminite, ont pu se considkrer effectivement comme A nouveau propriétairepar droit de conquête Le nouvel affrontement ne pouvait en tout cas que remettre les choses en question. Certains textes trè nets soulignent désormai le caractèr kminent de la propriktà royale et montrent que des mu5kênu benjaminites versaient loyer directement au Palais (703), sans que leur prince fûintermédiairentre le Palais et eux.
Les terres royales exploitée directement. Rien ne renseigne sur d'kventuels biens fonciers appartenant Ã
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-Se.
Le Palais en revanche possèd beaucoup de terres et peut-êtr l'essentiel de celles-ci. Les chiffres limitéqui sont fournis A l'occasion (cf. les remarques de M. B. dans XXVII, p. 11-12) doivent peut-êtr êtr interprktks comme l'indication restrictive, non pas de la totalitk de la surface, mais uniquement de ce qui ktait mis annuellement en exploitation. Cette terre royale ktait exploitéselon un systèm dknommk à charrues à (epinnuin). On appelait ainsi un complexe agricole sur une terre de la couronne, définpar un rapport entre une surface donnéet un potentiel humain qui lui correspondait, la récolt compte étanfixke a priori A partir du calcul du rendement espérà tenu de la surface exploitke et surtout des moyens en hommes disponibles. Ainsi voit-on, A la fin de (752), la rkgion de Bît Akkakka êtr définipar Aqba-Ahum comme devant constituer à 3 c h a p e s È chacune d'elle étanexploitépar 10 personnes. A la direction de chacune de ces à charrues à se trouvait un ikkarum, non pas un à fermier à comme on le traduit trop souvent, mais le chef de l'exploitation agricole. Un des textes les plus nets est (753) qui révè que, plus qu'un technicien agricole, l'ikkarum devait êtr un administrateur. Ce n'est pas en effet de à bras à que manque le grand Roi pour ses à § c h a r r u e spuisque les gens qu'aura donnks Yasmah-Addu seront compensks au double. Ces
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d'équipÈ Ce mêm texte montre de plus les dangers d'un programme trop ambitieux de mise en culture: le grand Roi avait manifestement surestimà le programme de mise en culture des campagnes autour de sa résidence Les textes nous donnent ainsi l'impression d'une économi volontariste et planifiéeDe grands administrateurs venus de la capitale passaient de lieux en lieux fixant les quotas de rendements pour obtenir une certaine production, quoique le montant de cette dernihre ne nous soit jamais motivà et que nous ne sachions pas bien s'il fallait avoir de quoi soutenir certaines dépensesou constituer des stocks de réserveLes passages des à décideur à donnaient chaque fois lieu à un vaste concert de récriminationsles locaux soulignant l'irréalismde leurs déci sions. Venant de la capitale, ces hauts personnages étaiencertainement mandatépour obtenir un maximum, et l'étad'esprit régnande l'époqusemble avoir le soupço a priori que le travailleur cherchait à en faire le moins possible. On voit en effet, à ces occasions, le gouverneur souligner la méconnaissancdes limites régionalesQuoique représentandu roi, il n'étaijamais en l'occurrence complice de l'autorità centrale pour forcer les cadences de production, certainement parce que c'est lui que l'on voit êtr tenu pour premier responsable de tout manquement. Un des textes les plus clairs de ce dossier est représentpar la lettre d'1lu.i~-nâsir(754), réédit comme XXVII 1. Aprè Asqûdumqui devait alors agir en tant que chef de l'administration, fonction que nous savons lui avoir étconfiéau tout débu du règne conjointement à Bannum, ce fut le tour de Tebe-gerî.i qui étaitassistésemble-t-il d'une commission d'experts. les ebbum. M. B., dans le commentaire de son éditiona cru voir un cercle vicieux dans lequel se serait enfermél'administration de Qattunâ: l'étadéficitairdes stocks aurait amenà à des compressions de personnel, le déficien grain étandû lui-même au manque d'ouvriers agricoles. En fait, le texte parle de plusieurs aspects complémentairemais distincts de l'administration du palais local. Il semble que la diminution des équipeagricoles tenait surtout compte de ce qu'on allait faire des compressions de personnel et diminuer les ambitions économiqueou militaires de la région Le Palais étaidonc en principe à mêm de savoir, d'une annéà l'autre, sur quels revenus il pouvait compter pour l'ensemble de ses terres. Si l'on voit cette estimation êtr réajustÃde temps à autre, au moins località par localiténous ne constatons pas de
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réformgénéra au niveau du royaume, par un fonctionnaire de l'administration centrale. A la différencde l'imittum néobabylo nien qui fondait son estimation de la récoltà partir du blà sur pied, celle à laquelle on voit procédeà l'époquamorrite étai beaucoup trop théoriquet devait reflételes besoins du palais et ses objectifs de production, à la faço de plans quinquennaux, plutô que la réalitobjective. On comprend, dè lors, pourquoi les prévisiontrhs contestéescar le palais cherchait à obtenir le plus au moindre prix, étaienle plus souvent hors d'atteinte.
Les tenures des fonctionnaires : leur concession. Plusieurs textes déjpubliéconcernent des attributions de champs ou la constitution de à maisons È (750), (751), (756) qui datent de l'époquéponymalprouvent que ces concessions d e terres étaienune grande affaire puisque Samsî-Addlui-mêm intervenait à cette occasion depuis sa capitale. (756) le montre trè au fait de terroirs qui se trouvaient dans la proximità immédiat de Mari. On pourrait bien sûpenser que le futur bénéficiai avait lui-mêm présentses suggestions au grand Roi et que ce dernier ne faisait que les répercuterSon attitude en ce qui concerne M à ¢ h (750) peut le faire croire. C'est bien le Roi qui a fait la promesse de dons de terres mais il laisse à son fils le soin de déci der à l'échelolocal, si la largesse royale est réalisablou non et il l'engage à à agir utile à sans se croire engagà par la parole de son père Samsî-Adddevait donc proposer à Yasmah-Addu ce qui plaisait à Mâsumsans savoir exactement dans quelle mesure cela étairéalisablou non. C'est effectivement une péripét que l'on voit souvent se produire : le roi, vraisemblablement poussà par le souci de ne pas mécontenteses serviteurs, se montrait complaisant et accédaih leurs désirtandis que les responsables du cadastre se trouvaient dans l'incapacità d'exécutela promesse faite et, ce faisant, se voyaient naturellement taxép a r l e bénéficiai déç de malveillance ou d'incurie. Les hauts responsables de la répartitio des terres (Lâ'ûUr-Samânumetc.) semblent ainsi êtr passépar des moments désagréabl et ils devaient, de par les contraintes de leurs fonctions, incarner des personnalitétrè peu populaires auprhs de leurs contemporains. (751) représentun cas particulier, celui d'une terre confisqué
au moment du rhglement des affaires des MâYa'ilânimaprks leur révoltlors de la conquêt de QabrâSans doute faut-il ramener l'opératio à un simple partage du butin. Cependant on y voit l'appétide terres des nobles et la faço dont se constituaient d'immenses patrimoines, non pas regroupédans une régiopré cise mais éparpillà par tout le royaume. Le fait est plus patent encore pour Yasmah-Addu que pour Hâsidân car, si Hâsidân et Yasmah-Addu ont désirla mêm terre, cela indique, outre qu'il s'agissait de quelque chose de trhs grande valeur, qu'elle se trouvait dans la partie nord-est de la Haute-Djézirà Pour la fortune personnelle que s'étaiconstituéce roi de Mari, compte non tenu des terres royales elles-même qui représentaienle patrimoine de l'ctat, cf. t. 1, p. 151-152. L'affaire de (752) montre la constitution d'une terre de foncextrêm tion à l'endroit du lieu de travail. Le texte est d'un intérà car il documente ce qui servait à stipendier un personnage aussi important que le gouverneur d'une des villes principales du royaume. Ce dernier étaidonc traità en pur administratif et non comme un noble recevant une province en apanage, comme c'est le cas à d'autres époquesle fait qu'un gouverneur dûacquitter la taxe-~âpir;
la famille royale recevaient de trks importantes dotations par tout le royaume sans toujours avoir le dési(ou les moyens) de les mettre en valeur, au point que ces terres qu'il faut supposer fertiles et bien situéepour l'irrigation restaient inexploitéeou sous-exploitéesà donner l'impression qu'elles étaienen déshà rence. La situation fut exactement la mêm d'ailleurs à Alahtum oà Nûr-Sî une fois remises en étapar ses soins les terres abandonnéequi lui avaient étconcédée eut la désagréab surprise d'apprendre qu'elles appartenaient à la reine mkre Gagera et se les vit réclamepar elle. Les complications furent infinies et il ne fallut pas moins que l'envoi en ambassade du ministre $û-nuhra Hâl pour essayer de réglel'affaire (cf. XXVIl3). En l'occurrence, Yaqqim-Addu dut verser un dédommagemennon seulement à la reine mais aussi à ses fermiers, sans que l'affaire s'arrêt pour cela. Son indignation vient de ce que, semble-t-il, Itûr-AsdÃson prédécesse immédiatavait eu la jouissance de la terre en question. On pourrait croire que Yaqqim-Addu omet de dire qu'ltûr Asdà n'étairestà qu'un temps trks bref en poste à Saggarâtumce qui n'avait pas dà lui laisser le temps de mettre en valeur la terre et que sa prise de possession n'avait pas étportéà la connaissance de la reine qui n'avait pas protestéEn fait, il est possible de mieux comprendre désormail'affaire dans toute sa complexité On voit intervenir dans l'ombre une certaine dame Pârtumdont les manigances auprè de la reine Dâm-hurâcompliquèren singulièremen la tâch de Yaqqim-Addu. Cette femme d'origine royale étaien réalitl'épousd'ItÛr-Asd (cf. MARI 4, p. 419). Son intervention peut donc révél que ce dernier essayait en fait de garder la terre de fonction qu'il avait eue lors de son passage à Saggarâtumavec la complicità active de la reine de Mari qui aidait sa cousine par alliance PârtumNormalement, en effet, quittant son poste, un fonctionnaire devait rendre sa terre de fonction et en recevoir une autre là oh il se transportait. Souvent les gens devaient essayer d'en garder une partie, ou au moins de ne la rendre que lorsque l'octroi de la nouvelle étaiaccompli. Ces retards, source de mécontentementdans la concession d'une nouvelle terre sont bien illustrépar (768). L'histoire peut êtr reconstruite de la sorte : le militaire Addu-nâsi avait reç antérieuremenun champ sur le terroir de la Forteresse de YahdunLîm Avec sa nouvelle affectation, il en reçoiun autre, en théori sur les lieux oà s'exerce sa nouvelle action, ou à proximitéDans un tel cas de figure, il doit, de toute façonabandonner l'exploitation précédent En l'occurrence, il y a eu une mauvaise coordina-
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LES DOCUMENTS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
tion : le champ lui a étrepris (et réattribuimmédiatementalors que l'autre n'étaitoujours pas octroyéLa famille d'Ad&-nâsi dut donc se trouver à la rue et sans ressources. La correspondance d'Itûr-AsdÃque nous soupçonnon désor mais d'avoir voulu garder indûmen des terres à Saggarâtum documente elle-mêm le souci de garder des terres au cÅ“u du royaume. C'est un fait génér que les gens installéhors du royaume mettaient tous leurs efforts à se garder quelque chose au pays>. Itûr-Asd se plaint ainsi que des convoitises pèsen sur ses terres, en son absence (texte inédit)Ils ont étplusieurs à se lamenter comme Addu-nâsi(768) de ce que les fonctionnaires centraux aient profit6 de leur absence pour récupér leurs terres ou amoindrir leur lot. Dans un systèm oà la bonne terre étairare, il est normal que les responsables prksents aient tentà de s'approprier les tenures de leurs coll&gues dotéde responsabilitélointaines. On connaîencore les plaintes du militaire de carrièr Yamsû à propos de son patrimoine ; XXVI 324 et 332. En ce qui concerne Bît-Akkakkoà un autre des prédécesseu de Yaqqim-Addu avait eu la jouissance d'une terre, la redivision du terroir par Aqba-Ahum n'avait rien prévpour lui et la terre qui avait étremise à Sumhu-rabi fut rkattribuéaprè sa mort. On voit de faço généra dans ( 7 5 2 ) le gouverneur de Saggarâtu avoir en vue une superficie relativement considérabl et rechercher des terres bien irriguéesCette double exigence étai en elle-mêm cause de difficultks. Il ne devait pas exister de toute faço beaucoup de champs libres et, pour en attribuer un, il fallait souvent le faire évacuepar celui qui en avait la jouissance ou possédaiun droit sur lui. (760) montre l'existence de tels champs réservÃet non attribuésil s'agissait de ceux de gens de Harbà non affectésMêm s'ils étaiendans la campagne de Mari, ils dépendaiende Hammânumen charge du Suhû oà se trouvait la ville de Harbû 11 ne faut pas s'ktonner des problkmes que rencontre, malgrà l'importance de sa charge, Tarîm-SakimIls semblent avoir kt6 constants. Ainsi les retrouve-t-on, par exemple, à la fin du règn de Zimrî-LÃpour un sidqî-Epului-même le Jandabakkum successeur de Yasîm-Sûm On le voit mettre longtemps à se faire attribuer les champs qui lui revenaient. Ã
Lorsque le serviteur recevait sa terre alimentaire, il devait faire un présenau roi. On souligne le fait, à l'occasion, pour montrer que tout s'est bien passk dans les règles (768) : à Lorsque mon Seigneur est revenu d'Andarig, j'ai alors dépos mon présen devant lui et j'ai obtenu ce champ de mon Seigneur. Ces propos Ã
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documentent le fait que l'on doit reconnaîtrau roi toute faveur venant de lui. Ce n'est qu'un cas particulier du fait que le gouverneur-Jâpi~uacquittait la taxe-3âpitÛt au moment oà il entrait ; en en fonctions, comme le sugâgu avec la s u g à ¢ g ~ à ® tacquéran u~ leurs titres ils devaient, l'un et l'autre, recevoir d'importantes terres attachéeà leur charge.
Les tenures des fonctionnaires : leur diminution. Les réaménagemen périodiquede terroirs ont fait rkdiger de grands registres (pour la plupart inéditsà l'époqude Zimrî-Là : ils reprksentent des listes de retranchements d'arpents (gin-hA h a r s ~ Ãopkré ® sur des individus travaillant au palais et dont plusieurs sont de trks haut rang; cf. (763). Il devait s'agir d'opéra tions de rkajustement des surfaces concédé par le Palais à ses fonctionnaires. Les occasions n'en sont plus connues et les surfaces récupérà semblent avoir reprksentà un pourcentage préci sur les terres possédée ce qui montre qu'il ne s'agissait pas de confiscations a d hominem mais d'une mesure génkraleCette pratique d e diminution des surfaces agricoles a laissà plus d'une trace dans la correspondance (762) ; (763). à la mesure des récri minations que ces dkcisions sans doute aussi nécessairequ'impopulaires avaient entraînkes Un cas particulier est reprksentà par (761) qui traite de la succession de Yan-Taqim, un des principaux gouverneurs de la rkgion Ouest de la Haute-Djkzirk à l'époquéponymaleSes fils, vraisemblablement contre promesse de perpétuele service de leur père avaient reç la quantità (considérable!de 300 arpents. On les voit en êtr privéde la moitik. C'est dans la demi&re remarque de l'auteur de la lettre en leur faveur, Isar-Lîmmalgrà l'obscurità du dktail (ÃIl faut que mon Seigneur me fasse porter une tablette pour que j'aie la possibilità d'accomplir leur service È) que devait se trouver l'explication de la sévèmesure administrative prise à l'encontre des fils de Yan-Taqim. Ils ont perdu la moitià de ce qu'ils espéraiengarder des allocations de terre faites à leur pkre, vraisemblablement parce qu'ils ne sont plus en mesure d'assurer au mêm niveau le service royal. Isar-Lîqui est (peut-êtr pour des raisons familiales?) totalement solidaire d'eux proposerait ?I Yasmah-Addu de les aider à accomplir leur service d'iikum. L'importance de la terre étaibien fonction de celle de la charge et
il n'existait pas de superficie standard pour tout un chacun
Les tenures des fonctionnaires : leur équipement Lorsqu'un champ étaifourni par le Palais, il l'étaitout équipà ou du moins était-cainsi qu'on s'attendait qu'il fûta lire les nombreuses réclamationque nous avons gardéesAinsi (760) montre-t-il le désappointemende Tarîm-Sakide n'avoir eu ni champ ni grain, ce dernier devant manifestement servir ii l'ensemencement (la fin de la lettre mentionne, en revanche, des rations de grain). C'est de la mêm faço que, dans XXVI 148 : 5'-14, on peut comprendre les propos que tient au roi le devin Yal'a-Addu: à Pourquoi as-tu trouvà bon de me refuser des bÅ“ufs Sans doute mon Seigneur s'est-il dit en lui-même "Si je donne aujourd'hui des bÅ“uf de charrue, lorsqu'il viendra, qu'en sera-t-il? Je vais l'envoyer (et) il m'en fera donner un autre!" Sans doute est-ce cela que mon Seigneur s'imagine. Rien, lorsque je viendrai chez mon Seigneur, il ne devra me donner! à 11 s'apprêt en effet à passer au service réguliede Zimrî-LÃ; ce dernier lui doit donc un à champ alimentaire à et l'équipemenà lourd È C'est ce que confirme le parallkle de XXVI 141 : 21-22, à propos du devin de Qattunân Nûr-Add : à Mon Seigneur doit pourvoir de sa ration d'entretien cet homme. D'autre part, les deux bÅ“uf dont mon Seigneur avait parléon ne (les lui) a pas donné(s)à Si donc le roi accorde ii Yal'a-Addu le don d'un bÅ“u préalablemenà son entréen service, il court le risque de devoir le pourvoir à nouveau en bÅ“uf quand elle sera effective. Le devin s'engage donc solennellement 5 se considéredésormaicomme pourvu. ( 7 7 2 ) fait, à propos de militaires, une opposition entre M champs alimentaires à et à rations È Tous les gens déplacà et réinstallà reçoivenune terre. Seront considérà comme des régu liers ceux qui auront de plus les moyens matérielde mettre en valeur leurs terres ; les autres seront tenus pour des ::supplétifÈà à qui on ne recourt pas en premier lieu. Ils recevront en revanche des rations alimentaires : à On leur [= les gens déplacé indiquera des champs pour qu'ils les mettent en culture. Tous ceux qui ne se trouveront pas équipà et ne pourront (donc) faire des cultures, on les assimilera à des supplétifsCe sont ceux-là (d'ailleurs) qui sont véritablemendes supplétifsil faut qu'ils reçoiven régulikremenrations de grain, d'huile et d'habits sur le palais. Ã
Les tenures des fonctionnaires :leur récupératio C'est sur ces terres qu'étaienprélevé celles avec lesquelles les gens du Palais constituaient leur à maison È 11 s'agit aussi bien des membres de la famille royale que des hauts ou petits fonctionnaires. XXII 134 et 276 (collationnéscf. MARI 3, p. 134, n. 31-bis) montrent la constitution de la Maison du prince héri tier, à un moment oà il n'est encore qu'un tout jeune enfant. De faqon significative, ses terres jouxtent celles de la reine mkre Addu-dûrà Les hauts fonctionnaires se voyaient constituer une maison au moment de leur entréen charge. Elle leur étaiconcédÃ(les textes emploient aussi bien le verbe wusfurum qui signifie : libérer laisser aller à que nadânummais de faço transitoire. A leur mort, ce qui étaiau palais y revenait pour la majeure part. Nous possédonencore les tablettes d'inventaires dits ba5îtu que l'on dressait alors ; ces textes (la plupart du temps, il s'agit de listes de biens meubles et de tête d'esclaves) sont, soit dit en passant, d'une grande importance car ils indiquent ii quel moment à peu prks ont disparu des gens de premier plan; cf. à propos de Sammêtar XXVV1, p. 576-578. Il semble que le roi se considérai comme l'héritielégitimde ses fonctionnaires. Il choisissait chez eux ce qui l'intéressaitconcédanéventuellemenle reste aux à fils à ; cf. (761). Nous intéressici surtout la récupérati des terres. Ces dernikres ne sont pas portéesur les inventaires bagtum, si ce n'est parfois sous la simple mention d'arpents sans indication du terroir. La correspondance administrative, en revanche, abonde en détailà propos des terres reprises et redistribuéesCela constitue un sujet complexe qui mériteraiun jour une étuddétaillé Plusieurs dossiers importants sont d'ores et déjdisponibles, comme celui de BÛnÛ.ma-Add mort certainement aprks la seconde moitià de ZL 11' - sa dernikre attestation est du 18-v-ZL 11' - puisque c'est ~idqî-æp qui a régll'affaire. Le dossier est d'autre part contemporain d'une irrémédiab aggravation des rapports avec Hammu-rabi de Babylone (X 124+). Le roi y dit à la reine : à Au sujet de l'inventaire du patrimoine de BÛnÛ.ma-Ad que tu m'as envoyà par écritj'ai écoutsa tablette d'inventaire que tu m'as fait porter. Tout l'attirail de sa demeure, le grain autant qu'il y en a, les 50 arpents de champsbirtuni et l'argent des dieux, (bref) tout ce dont tu m'as parlé laisse-le. Mais sur ses 21 serviteurs, on doit donner les 213 à sa
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LES DOCUMENTS ~ P ~ S T O L A I R EDU S PALAIS DE MARI
ajouter à leurs terres de fonction et les seconds, en les prenant a ferme, s'exposaient a tous les aléade paiement des baux que cela pouvait entraîner Témoice que Zimrî-LÃfit proclamer A l'occasion d'un déparen campagne: L'expéditioque je dois faire ne va pas durer longtemps. Celle que vous ferez sera une opératiode renfort, représentandix jours dans le mois. Jusqu'à votre retour, ni administrateur ni huissier ne feront d'assignations a l'encontre de vos maisonnée (651). Cela prouve d'une faço claire que ces mobilisables étaienastreints à une redevance et que, selon le syss'étaienmultipliés tkme en vigueur à l'bpoque, les arriérà Le Palais n'hésitpas d'ailleurs A multiplier par r6alisme ces mesures lénifianteet on ne recherchait certainement pas la ruine du contribuable. Ces remises de dettes ne concernent cependant que celles qui étaienenvers la couronne. Plusieurs indices restent de la promulgation en Syrie amomte de l ' a ~ ~ d u r à ¢ rune u ; ~sorte ~ de remise des dettes tout comme en Babylonie ; cf. D. Ch., L'andurâru A Mari È MARI 6, p. 253-270 et ses notes de NABU 9311 11 et 9711 16. Elle est attestépour Mari, Alep et Kurdà mais jusqu'ici, mis h part des formules de noms d'annéeet des lettres, nous n'en voyons pas l'impact dans la vie privéeIl est possible qu'A Alep, par exemple, la mesure se soit limitéau domaine royal ; cf. A.3 192, L'affaire d' Alahtum XXVV3. Ces terres A loyer pouvaient semble-t-il êtr reprises par le Palais n'importe quand, du moment que le fermage n'étaipas acquittéC'est ce que montre (703). Les gens se trouvaient cependant y avoir pratiquà beaucoup de cultures ; lorsqu'ils avaient pris les champs, l'an précéden on leur avait parlà d'un loyer de 10 qô (3200 litres) par arpent, alors qu'en fait il s'étaitrouvà doubléau moment oh on l'avait exigéComme les gens n'ont pas pu payer, les champs avaient 6tà repris. Le texte explique que le loyer des serviteurs de Dâdî-had avait en fait changà parce que les terres avaient étreclasséeà terres du Palais à (cf. 1. 25-26) : elles étaiendonc désormaiconcédé non plus comme tenures mais comme locations pures et simples. Cependant, comme le montre la fin de la lettre de Dâdî-hadu ces gens comptaient participer aux opérationmilitaires que le roi demanderait (1. 30-3 1). Si cette interprétatio est juste, les tenures devaient (de faço compr6hensible d'ailleurs) coûte moins A louer que les locations proprement dites.
famille et en prendre 113 pour 1: Palais. D'autre part, les ânede [ l e devin]. On son char ont déjétdonn6s A Sama5-în(â)-mâ doit remettre (officiellement) ces âneA la maison de Samas-în(â mâtim Plusieurs textes s'y rapportent encore, témoiA.265 (lettre de .$idq?-æpuh : 18-28 : De plus, en ce qui concerne le champ de BÛnÛ.ma-Add la terre sillonnéest de 60 arpents de champ et, dans ce champ, le bl6 est trks abondant. Or, mon Seigneur a à libér la totalità de ce champ pour les fils de BÛnÛ.ma-Ad et le palais n'a rien pris A l'intérieude ce champ. J'(en) ai informà mon Seigneur. Cependant, jusqu'A présentje n'ai pas calculà les tablettes de BÛnÛ.ma-Ad et je n'en ai pas vu une seule. Or. mon Seigneur a libértout le grain, etc. D A un dossier identique appartient A.450: 23-38 (lettre de .$idq?-æpuh qui montre les champs qui avaient kt6 concédÃA Yasîm-Sûêtr abandonnépour un quart à ses fils et le reste convoità par celui qui lui a succ6dà à la charge de h d a b a k k u m : Aujourd'hui, 80 arpents (représententle champ de Yasîm-SÛ à MiilânOn a donnà lA-dessus A ses fils 20 arpents de champ. Sur ce champ, mon Seigneur doit me donner en supplémentout ce qu'il est possible de donner en suppl6ment [ma-li ?KI-pi-im li-nupu-an-ni-ma) pour que j'en moissonne le grain et que je à retourne la motte (kirbanam lûtîr Jusqu'A présenton a fait tous prépara tifs ([ti-n]a-wi-ru-ma) et j'ai labourà dè qu'il a étpossible de le faire. Aujourd'hui, c'est le moment de la moisson. 11 faut que mon Seigneur m'envoie des instructions détaillé pour savoir ce qu'il en est. Mon Seigneur me dépouillerait-iau moment de la récolt alors qu'il ne l'a jamais fait, si bien que je devrais m'endetter auprks de mon district afin de pouvoir manger? 10 ou 20 ugûde grain ..?... Il ne faut pas que mon Seigneur me pourvoie d'un champ grev6 de dettes.
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Les terres royales mises ii loyer. Les terres royales n'étaienpas mises en valeur dans leur totalit6. Ce dont le Palais n'avait pas besoin formait donc un excéden qui &ait r6trocédA des notables (wedûtumou à des particuliers (mufkênum)vraisemblablement contre loyer. C'étail'administrateur qui avait d6terminà la superficie des charrues qui fixait dks lors l'occupation des sols (752). Les premiers devaient les Ã
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J'ai pris connaissance de la tablette de toi que tu m'as fait porter. Pour ce qui est de la venue à Mari d'un homme de confiance qui seconde Mâziyaobjet de ta lettre, avant mêm que ne m'arrive ta tablette, je venais d'envoyer sÛmiya et je t'ai écritC'est lui qui doit aider ~ à ¢ S i ~ a ~ Pour ce qui est de te donner les maisons de Qabâ dannum5^, du clan des Ya'ilânum et de ~ u l s u . n a - ~ d d u ~ ~ ) , objet de ta lettre, déjl'annédernièrelorsque je m'apprêtai h m'occuper de ces affaires, Hâsidân m'avait demandÃcette maison, en disant : à Lorsque mon Seigneur s'occupera de ces affaires, que les maisons de Ya'ilânu et de Pu1su.na-Addu me soient assurées7à Aujourd'hui, ne réclampas cette maison- Elle se trouve donnéà HâsidânuNe la prends pas, choisis-en une équiva lente8 ! a) Ce NP, assur6 par une nouvelle collation de D. Ch., devrait s'interprkter comme A-la-forte-parole È Qabâ-dannu est l'inverse de la formation de Dannum-tâhâFort-au-combat b) Formation parallèl aux NP en PuIsî-NDiv
LE DON D'UNE MAISON OU DE CHAMPS
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Sarnsî-Addu ton père Je t'ai écride donner h MâSu la maison qui est dans la Forteresse de Yasmah-Addu. Il est possible que cette maison ne convienne pas pour un don. Cependant il va te faire la leço et t'entreprendre de la sorte : <
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752 [XIV 811 ?
Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. J'ai envoyà les commandos d'intervention jusqu'Ã
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3. L. 12 : ^su*-mi-iuut-ci-ru-oril\.
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4 . L. 14-15 : Su-6-mu tup-pu-ut. ^mu-si-iaIli-il-li-ik\. 5 . L. 16 : ut-.fuin6-ti qa-bu*-[du-[nlini.
ton père Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu
6 . L. 18 : li p u - u l - s i ^ - n u - d l ~ (et 1 . 30!).
7 . L. 32 : [lu k]i*-na etc. 8. L. 33-39: [&tu\-am fu-a-ti, [ h \ - h a - u s - s u - \ u h \ (cf. A. Falk., BiOr X I . p. 114a). [ci-nu liu-SV*-du-nim*(ihid.) du*-&-in\. [&u\-uni iu-ci-ti. [lu te-le]-d-ma,[il pu-uli]-Su*. [ii-siil-u.
PROPRIETE DU SOL ET ATTRIBUTION DES TERRES
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sans problèmeje dois en prendre un sans problème Or, lorsque Aqba-Ahum est venu à Bît-Akkakket qu'il a fixÃles niaxima de rendements) pour les 3 équipeagricolesI3 du terroir, rien de ce terroir ne m'a étattribuéhcomme mon lot. Il y a pourtant un excédende 1400 arpents que mettent en culture des noblesi) et des particuliers14~).Voilà qu'il faut que mon Seigneur interroge son serviteur Aqba-Ahum, comme quoi le gouverneur qui me précéda détenaice champ. Maintenant, voilà 1 que j'ai envoyà chez mon Seigneur igissûnsur igissûm^ Or dame Pârtu est partie pour chez ma Dame, la reine1) Dam-hurâsimElle raconte des horreurs et ne cesse de faire des allusions à moi devant ma ~ a m e *Je~ . vois sa à patte à dans la lettre que ma Dame m'a envoyéem) (Pourtant), moi, je fais ce qu'Elle veut plus que mes prédéce seurs. J'ai écrià mon Seigneur à propos de ce champ: mon Seigneur est (désormaisau courant! a) Pour Lasqum, dans la régiode la passe de Halébiyà cf. XXVI/I., D. 126. b) Pour les /za;?îrâtu enclos protkgks pour troupeaux en transhumance, terme sans doute apparentà étymologiquemenau nom de la ville de Hasor, cf. XXVIII, p. 178 n. f). c) Non pas comme M. B. : Mon district (est aussi) le district du rnerC6m. Le gouverneur veut dire que c'est dans sa province, à la différencde celles de Mari ou de Terqa, que s'effectue la mise à la pâture d) Pour le sens de [Ûbum cf. XIV, p. 234 (Ãà titre gracieux È et p. 262 (abréviatiode fû libbim, de plein grÃÈ) Dans sa traduction, M. B. utilise par faveur È En fait. le premier sens (qui
Lasqum9a) pour enquêt et voici le rapport qu'ils m'ont fait : à Jusqu'à Lasqum, il y a des moutons de Bédouinqui brouvont jusqu'à LasqumI0. Ils ont tent : les enclos protégés fait cette enquêt parce que mon Seigneur nous avait prévenus moi-mêm et le nzercÛm Mon Seigneur devrait prévenile mercût(une seconde fois) car il ne faudrait certes pas1 l , ce qu'à Dieu ne plaise!, que mon Seigneur me dise, si quelque chose de fâcheu se produit : à Pourquoi n'as-tu pas fait d'enquêt et ne m'as-tu pas écrità Voilh donc que j'ai écrichez mon Seigneur. Mon Seigneur est informéMon district est aussi le district oà (se trouve) le mercfi~nc). Autre chose : Sumhu-rabi, en exerçanle gouvernement dans le district de Saggarâtumse trouvait déteniune soixantaine d'arpents h Bît-AkkakkaPuis ItÛr-Asd (y) fut appointà et c'est à Zibnâtu qu'il se trouvait détenix arpents, comme (ç s'étaipassà pour) son prédécesseu Aujourd'hui, j'ai reç x arpents et Dâm-hurâsima dame, m'a envoyà la lettre suivante : à Ne t'approche pas de mon champ! à Je lui ai dit : à Précédemmen Sumhu-rabi étaien poste^. Il avait r e p un champ sans problèmed) Puis Itûr-Asd fut appointà : c'est égalemensans problèm qu'il a reç un champ. Aujourd'hui, que suis-je donce)'? à J'ai dà payer Son serviteur et Sa servante et un dédommagemenpour ~ l l e fet l voilÃce qu'Elle m'a écrit De la mêm faço que mes prédécesseu ont pris un champ Ã
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9 . L. 4 : . . . a-"di ^(^-a[$*-qi-ilili*
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I O . L. 7-8 : u\in\-ma-a-nii udu-hii su 'ha-name' O*-;*lu*-n.t*-qi'*-im*. i-ku-Ici lia-si-ru-tiini la-as*-que-uni ik-Su-ciu.
13. L. 35 : a$*-gà 3 giS-apin-hii etc. 14. L. 3 9 : P lu* inu-i".V-ke-~iu-u~†i-ri-.k.
15. L. 41 : a-lik pu-iii-ici su-bi-it i-nu-uii-ii[ti u-iiu-uin-uia],
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16. L. 45-49 : H fpu-ar-tuni u-nu se-er munus-lugaleo. ^dam-liu-ru-fiin he-el-t[i-iu}. lis]-ha-at-iiiu lu fi-iia-t[i i-da-bu-uh-nia], iiiu-/ici-ar he-Le\/-ti-ici Su-mi, &-tu-iiti-sti-as-niti etc.
n'existe jamais!) ferait contresens, car il s'agit dans ce texte de l'attribution du champ alimentaire du gouverneur: il n'y a rien de gracieux ici, c'est de son salaire qu'il est question. Dans le second, trks courant à Mari, l'expression tûbun est presque toujours complétÃpar un pronom personnel suffixe. Notre texte avec un à ina t à » b n'en à est que l'expression absolue, faisant référen à n'importe qui, et signifie simplement à sans rencontrer d'opposition È à de bon grÃÈ e) De telles interrogations indignéegrâc auxquelles on rappelle la considératioque l'on méritsont courantes à l'époque aussi bien de la part de princesses (Kirûou EriSti-Aya) que d'un ambassadeur (Lâ'ûm f ) Il y a une situation comparable dans le dossier de d ' a f f a i r e d'Alahtum È lorsque la reine mèr GaSera se souvint brutalement de terres en friches lui appartenant et les réclamaune fois qu'elles furent défriché et réensemencé (cf. XXVIl3). La famille royale a manifestement des biens trks importants et disperséspeut-êtr pas toujours mis égalemenen valeur. C'étaimanifestement le cas pour la reine Dâm-hurâsqui possédaides terres à Bit-Akkakka, peut-êtr prises sur les Benjaminites rebellésL'installation du gouverneur s'étaiaccompagnéde versements d'argent à des hommes ou femmes qui avaient dà recevoir un droit d'exploitation de ces terres ainsi que du versement d'une fagiltum à la reine elle-même Cela n'empêch pas Dâm-hurâsde revenir sur l'accord. g) En m. à m. : à lorsqu'il a dom6 pleine mesure de l'ifkârum>> L'ifkâru représentle rendement qu'il faut obtenir de travailleurs, par rapport à l'adû~qui est l'estimation du temps de travail et l'isiktum qui est un protocole génér d'accord sur un travail à accomplir, une taxe à payer, etc. Pour cette déterminatiodu traagricoles È définiepar le génà vail à accomplir par les <<équipe rique de çcharrueÈ cf. XXVII 1, la lettre selon laquelle c'est Asqûdu qui s'étaichargà de l'opératio (cf. p. 526). Chaque à charrue à se voyait fixer un certain total d'arpents à mettre en valeur. h) Il s'agit bien ici du verbe esêkum à attribuer par protocole >>. i) Pour les wedûnlcf. XXVI 150 n. a). Il peut s'agir ici des principaux fonctionnaires qui ont une charge au palais de Saggarâtu (sens restrictif; le pluriel employà semble plutô avoir ét wêdûtu ou des principaux personnages de la province (sens large). j) Il semble bien que ce texte indique qu'il y avait à Bît
Akkakka 1400 arpents de terre du palais attribuéà des particuliers, fonctionnaires ou non. Le fait qu'on les nomme N excédentaire à (watartum) signifie qu'on ne les utilisait pas directement pour les besoins du Palais. k) Il s'agit d'offrandes, surtout en bÅ“ufs donnéepar les grands serviteurs à l'occasion de la fêt de Dêrît; cf. XXVIi3. 1) La collation est particulikrement importante car c'est à ma connaissance le seul endroit oà Dâm-hurâs reçoiv explicitement ce titre de N reine à (munus-lugal, farratu~n).On sait pourtant que lorsque Sibtu arrive d'Alep, mêm si son rang est déj elle n'est que seconde supérieuà celui des épousede Zimrî-Lî par rapport à Dâm-hurâs Voir pour ces problkmes, N. Z., Le Harem de Zimrî-Lî~ FM IV. La lettre de Yaqqim-Addu montre donc qu'à la fin de ZL 4'. ou au tout débude ZL 5'. il en étaitoujours ainsi. m) Le revirement d'attitude de la reine est donc dà aux ragots de dame PârtumCette dernièr est bien connue pour êtr une princesse, N Fille de roi È tout particulikrement par les présentqu'elle reçoiou les f~îrubtu qu'elle accomplit, tout en ne faisant pas partie du monde du harem. Cf. XXI, M.11739 (AAM II, ZL 11'). Cette dame est mentionnédans la régiode Terqa. Or YaqqimAddu, qui est en train de s'installer manifestement à Saggarâtum ktait précédemme en poste à HiSamta, proche de Terqa [cf. XXVI 6 : 51 ; cf. XXVIi1, p. 91 r)]. Dame Pârtu pouvait donc le poursuivre de sa haine, d'une province à l'autre. Pour les liens, cependant, de Pârtu avec Itûr-Asd et les manigances que l'on peut subodorer, cf. p. 529. L'expression liptâtwnm. m. les coups È est rendue par le françai la N patte È employk couramment pour désignela faço d'agir. Ã
753 [I44] Dis A Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père J'ai fait d e (trop) nombreusesa) M charrues à à S u b a t - ~ n l i l , mais il n'y a pas d e à laboureurs à qui les tiennent. Fais-m'en conduire^ 5 sur ceux qui sont A ton service et, pour les remplacer, installe comme * laboureurs à (des gens) pris parmi l a domesticitÃd e ton palais18. E n kchange des M laboureurs à que 17. L. 12 : fu ~n(~-uI~-ri-klu fu-re-eml ; cf. 1. 18. 18. L. 14 : i-nci l&lu*-me5 [sla* [é-gal-ka]
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tu m'enverras, je te ferai conduire lob) de mes travailleurs. a) Le -ma emphatique qui s'ajoute à iizadâtiiidonne à ce dernier la mêm valeur que la tournure françaisà trop de (en mot mot : à ce sont vraiment de nombreuses exploitations, etc. È) b) Les kinattuin étandes travailleurs non spécialisé il semble normal que le Roi en propose deux pour un à laboureur È Ã
Dis à mon Seigneur : ainsi parle 1lu.h-nâsirton serviteur. ~ e b e - g e r à est ® . venu ~ ~ ~ fixer le montant des rations alimentaires du palaisb) et il a pu voir que ce dernier étaien défici; mon Seigneur pourra interroger son serviteur à ce propos. Lorsque Asqûdu avait fixà le montant des rations alimentaires du palais, il (n')avait attribuà (que) 12 hommes pour une à charrue à et ceux-là n'y suffisaient pas car ce n'est qu'avec peine que 15 hommes suffisent à une à charrue ÈLe travail de coupec) auquel ont à faire face les à charrues à est considérable Alors que les prud'hommes (aussi) avaient vu que tel étaile casd), aujourd'hui, les prud'hommes, une fois arrivésont 12 attribuà 10 hommes pour les à charrues È Précédemmen individus ne se trouvaient pas suffire pour une à charrue à ; aujourd'hui, comment 10 y parviendront-ils? Est-il juste que mon Seigneur me mette dans le désar roi19e)? Est-ce à cause des 250 qôr de grain de déficitdont je l'ai entretenu par lettre, que mon Seigneur m'a écride dé placer du personnel? Il ne faut pas que mon Seigneur déplac quelque personnel que ce soit! Je ne cesse d'entendre les propos des particuliers qui habitent la ville. Ne disent-ils point : à Si l'on déplacle personnel du palais, que va devenir notre situationfl? à Voilà pourquoi j'ai retenu ce personnel. ~ ' i r a i g ) oà il faudra (pour cela) mais l'aurai le grain pour nourrir ce personnel et je me porte totalement garant devant mon Seigneur de ses quotas de productionh). Les prud'hommes sont venus ici, concernant les rations 19. L. 18 : i-Sa-ri-iS-mu-alu a-wi-lu-fi
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alimentaires des Bédouinet des supplétifsi) Ils leur en ont fixà de 100 litres chacun, sans qu'ils l'acceptent. Précédemmen je leur en donnais 120 chacun, sans qu'ils l'acceptassent. Aujourd'hui, 100 litres, comment l'accepteraientils? (Les Bédouinssont allétrouver Tebe-gerî.gconcernant les 120 litres qui constituaient précédemme leur pitance, disant : à Si tu nous fixes 120 litres2^*comme rations alimentaires, nous resterons ; sinon, nous partirons. >> Préckdemmentje ne cessais d'écrirchez mon Seigneur pour que ces gens fussent gardés21 Aujourd'hui, si les rations de ces gens sont réduitesils quitteront la ville et s'en iront. Mon Seigneur est informé Bibliographie : ce texte, d'abord éditpar Ch.-F. J., RA 42, 1948, p. 72 sq., sous le sigle de B.63, puis repris par A. F., RA 53, 1959, p. 57-69, est finalement devenu XXVII 1 (p. 39-41). Note: Quel rapport supposer entre Tebe-gerî.$et les prud'hommes? Il semble qu'il présidaices derniers qui, en tant que techniciens, avaient le vrai pouvoir de décisionDè lors, il est vraisemblable qu'une tablette le mentionnant en compagnie de ces ebbum l'aurait distinguà comme le à gir Èc'est-à -dir celui qui avait pour tâch de superviser leur mission. Son rôl est ici trè différende celui qu'avait eu Asqûdu dont le rang étaitau tout débudu rkgne, quasiment celui d'un Premier Ministre. C'étaitd'autre part, le moment oà l'on remettait tout en étade marche dans le royaume. a) Tebe-gerî.5 est un NP formÃde deux impératif: à Lève-toi attaque-le : cf. MARI 8, p. 630, n. 395. C'est le nom d'un de ces hauts fonctionnaires dont la carrikre se termine au débudu règn de Zimrî-Lî XXII 130: 3 semble, en effet, appartenir i l'inventaire de sa maison : les textes administratifs qui le mentionnent sont, d'autre part, du tout débudu règn [M. 12109 (MARI 5, p. 203). VI11 62 (ZL 1 '), XXII 130 (vii-ZL 2')]. b) Scil. de Qattunân c) Le terme kisinum est fondamental pour comprendre les pro- -
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blkmes d'exploitation agricole de l'époqueDans l x , p. 334, M. B. a proposà à sarclage à contre la traduction moisson à adoptépar A. F., RA 53, p. 62 sq. Sarclage à a étadoptÃpar CAO K. S. v., mais non par AHw. M. B. a raison de remarquer que le verbe esêdu s'applique spécifiquemenà la coupe des gerbes. 11 est égalemen dans le vrai quand il pense qu'on ne saurait définiuniment la tâch des kâsimw d'aprks la date de leurs occupations car il y a une spectaculaire discrépanc entre à calendrier officiel à et saisons È surtout pour le débudu rkgne de Zimrî-Là comme le montre XXVII1, p. 97 sq. et 141 en ce qui concerne la crue d'hiver de l'Euphrate. Il faut noter que la population du district peut êtr mobilisé pour accomplir la moisson sur les terres du palais, si besoin en est, et que cela fait partie des corvéedues au roi. Il est donc nécessairde penser que kismum est une opératioqui relèv de l'entretien généra tout au long de l'annéeL'irrigation favorise beaucoup le développemende plantes adventices et ces dernikres doivent effectivement êtr arrachéeou sarcléesce qui sert de fourrage d'appoint. C'est à ce travail d'entretien que doit faire allusion le terme kisnzu11z. d) Scil. à l'époqu de Tebe-gerî.5~ corrigeant le protocole qu'avait instaurà Asqûdum En m. à m. : Alors que les prud'hommes avaient vu que le travail de coupe des champs étaiconsidérable >> e) Le passage est embarrassant. La lecture, 1. 18, est sûremenawi-lu-ti (= awîlûtà non a-wi-lu-tim comme l'avait corrigk A. F. Des deux propositions que j'avais faites à M. B., au moment de l'élaboratiode XXVII (là awîlûtu non-personnel È ou nonqualità d'awîlu>), je privilégieraitoutefois la seconde, mêm si, par ailleurs, le texte parle effectivement de diminution de personnel. Awîlûtfakânu revient à dire permettre à quelqu'un d'agir bien, dignement È Si awîlûtsignifiait ici personnel >>, sans doute trouverait-on i-fa-ri-if-ma-a a-wi-lu-ti be-li k-ul i-faak-ka-an. D. Ch. me fait remarquer, d'autre part, que la suite du texte utilise 16-16-mes pour awîlûtu Il faut noter qu'ici commence un nouveau grief d'Ilu.5~-nisir, qui passe du personnel nécessairaux exploitations agricoles du palais à celui du personnel du palais en généra 9 M. B. a traduit : Comment pourrons-nous rester? à Cette traduction, sans doute possible, n'est toutefois pas à retenir car les 1nuSkênu sont à demeure et il n'est pas question qu'ils migrent ailleurs. Cette éventualitne se trouve que dans la seconde partie Ã
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de la lettre, à propos des Bédouinqui ne restent à Qattunâ que parce qu'ils y trouvent un entretien raisonnable. Il est évidenten revanche, que si le palais diminue sa force de travail, il sera appelà à mobiliser les inufkênum g) Deux traductions ont étproposéepour le verbe habûtw ici : rafler à (A. F.) et emprunter à (AHw). M. B. se rallie plutô à la seconde ( à Partout oà je le pourrai, j'emprunterai du grain È) La premikre me paraîun jeu de mots à partir du sens de habâtum piller È On ne comprendrait pas son usage par un gouverneur. Pour la seconde, il serait inédide voir le palais emprunter pour ses propres besoins (auprks de qui le ferait-il?). Plutô que de supposer un verbe nouveau, je préfèdonc voir ici le verbe habâtu signifiant aller È En ce qui concerne la construction, le fe'em de la 1. 28 dépendonc de 1'~ifakkalde la 1. 30, construit normalement avec un double accusatif, azar kî~n habâti ahabbat-ma se présentancomme une incise. J'irai oà il faudra aller à doit êtr une faço de dire Je trouverai bien un moyen quelconque à (pour nourrir ces gens). h) Le terme adû est celui qui désignle rendement d'un travail auquel on s'oblige en fonction d'un protocole (isiktum). C'est celui qui kvoluera vers le plurale tantum néoassyriesignifiant accord jurà à ; cf. Précurseur syriens ... È dans les MélangeP. Garelli, p. 70. i) Il s'agit ici de la garde bédouinde QattunânDéjau débu du règne la correspondance du devin Nûr-Add (XXVI 140) parle du mécontentemendu BédouiYahsib-El dont les forces constituaient les commandos d'intervention et qui jugeait que l'autorità en place à Qattunânun certain Zikrî-Addu les laissait mourir de faim È On voit qu'une ration alimentaire de 4 litres de grain quotidiens paraissait une limite en dessous de laquelle il étaiimpossible d'aller. Cela doit indiquer que les membres de cette garde bédouinavaient une famille à nourrir. Ã
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mon i Seigneur : ainsi parle Yasîm-Sûm ton serviDis ? teur. Le Palais et les ateliers vont bien. O n ne chôm pas concernant les travaux des champs : les exploitations représentenchacune 80 arpents et nous procé
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Au sujet d u tradons aux actions d'arrachage d u vail (qui incombe au) palais, Hamrnî-gâg déjauparavant s'étaifait indiquer (la liste) d e s différenttravaux et avait envoyà à mon Seigneur un rapport détaillsur les chariots23. Selon l e message que Hammî-Sâg avait envoyà chez mon Seigneur, le travail qui incombe au palais24.. . (Lacune de 5+5 '+5 1.)
. à mon seigneur ^ . . . delà BîKapân..O r les ânesses pourquoi sont-elles là -bas26 Les 8 reproducteurs27b) s o n t ici.. . et on retient les ânesselà -bas^ Sera-ce comme déjà auparavant quand vaches et ovins, à Qattunânont presque disparu p o u r une question d e pâture2gd)'Les ânessequi se trouvent ici ont e u des petits bon an mal ane). Mon Seigneur peut le constater. Que mon Seigneur m e fasse conduire les ânesse e n question que je les mélangefà m e s ânes3 et qu'elles s'en retournent Il faut que mon Seigneur donne comme mission à HabduMalik que les b r e b i s - s ~ portent ~ ~ ) leurs (!) agneaux3 li)J'ai envoyà cette tablette d e moi chez mon Seigneur, depuis
22. L. 5-6 : gis-apin-ha 80 iku a-SA Am rlu-u[s*-lii],Se-gis-1 ni-r~ci-os-.s[u-
'uli]. 24. L. 12 : [ci-nlu se-er [he-11'-iu if-pu-r]u fi-p[i-ir i-kcfl-lirn] 25. L. 1' : [. . .-ci1rt-riici-rio he*-Ili'-ici].
Mari, le 2 d e Kinûitt~(vii). a) Le texte est difficile. A la fin de la 1. 5, une lecture num[un*] conviendrait parfaitement aux signes. Il faudrait dè lors restaurer 1. 6 nu-na-as-?[a-ar] et il s'agirait de protégel'ensemencement du sésamcontre des animaux prédateurscorbeaux ou gazelles, ce qui est bien connu (cf. Ana it. IV i 32 [MSL 1, p. 531 : burus-a ab-zizi = ërib idekki, à II fera s'envoler le(s) corbeau(x) È et ihid. i 31 [MSL 1, p. 531 mas-dà bi-ib-sar-re = sabita ukaEad. à Il pourchassera le(s) gazelle(s) È) La compréhensio de M. B., à nous arrachons È restaurant iiinassa[h], me paraîcependant juste car cela donne une date de récoltau mois vii pour Mari qui correspond exactement avec l'arrachage du sésamen Babylonie (iti du6-kà (vii) ; CT 52 152: 5). Dks lors le nu-u[s- qui termine la 1. 5 doit représenteune formule étymologiquutilisant une forme de iiushurn, à acte d'arracher È Le terme n'est connu à Mari que comme un contenant (~nushurri). Cependant les formes PURS sont en variante quasiment libres avec celles en PIRS à Mari. Un infinitif emphatique ^nussuhmnma nasâhur sans parallélismde formes est inconnu à Mari. Une écriturnu[sham fa], famaifamÃest peu dans l'usage des tablettes mariotes, avec une ligne qui se terminerait par un proclytique ; le texte devrait donc comporter le pluriel nnslzÃiainaGarnî qui ne m'est cependant pas documenté b) Ce passage est un des plus nets pour montrer que l'ân est un reproducteur, comme cela étaiproposà nêkui (= nâ'ikuiï déjdans XXIII, p. v, n. 5 (contre l'interprétatio de G. Bardet. ibid., p. 47 d'y voir un nîquin à animal de sacrifice È) Le terme est désormaibien attestà à Mari (et à Leilan, cf. XXIII. p. 47) ; il ne faut pas le considérecomme une faute pour nisquni! c) Le texte ne porte pas à kà mà Sa comme le pense M. B. mais plutô kîmfa à l'interrogatif, avec allongement final de kîma d) Le texte est difficile ; plutô que *birîturnà faim (M. B.), qui n'existe pas ou birîtumà zone intermédiair qui ne donne pas un bon sens (un emploi temporel ne semble pas indiqué) pourrait-on comprendre ina pà rîtim-mà justement pour une affaire de pâturÈ Yasîm-SÛ accuse la grande négligencdes administrateurs de Qattunâ qui ne prennent pas les mesures nécessairepour la reproduction des animaux alors qu'ils ont déj failli faire périleurs troupeaux pour des questions de pâtureIl oppose à cette politique à courte vue, privilégianl'engraissement inconditionnà des animaux et négligeanles aspects de reproducÃ
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30. L. 13'-14' : he-lt 11-.Fu-re-e-em-niclif-ti a[nSe*-ha-d, an-ni-tirri lu1117-lu-ul*-s\ i*-ria-fi]. 3 1. L. 17' : s i l a - r n u8^udu*-~1~-h[i] 1;-if-,Te-riirri.
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tion, la bonne gestion du lieu oà il se trouve. e) Mal iattam, a toute l'annéÈ 0 Le passage invite à donner un sens sexuel à balâlwnlequel n'est pas reconnu par les dictionnaires, mais pourrait donner la clef de 1 28: 16, (2), oà bitallulum dksignerait dè lors non pas l'ivresse ou ses effets, comme je l'envisageais dans MARI 3, p. 135, n. 42, mais des débordementsexuels. g) M. à m. ; çQu'elle ne retournent pas à vide ; l'emploi est nouveau mais clair: ce 6 plein est assurémenleur progéniture non un faix à transporter, comme le comprenait M. B. h) $ID. Pour cet idéogrammecf. XXIII, p. 51 oà il est proposà qu'il désigndes moutons tondus ; a lfi-$ID est un métieagricole bien documentà et. à Mari. ne doit êtr lu lfi-sang& 6 prêtr È que rarement et en contextes bien particuliers. i) Je comprends s i 1 ~ - h h - i acomme un singulier collectif valant s i 1 ~ - h i - h a; c'est certainement un relâchemend'expression. Ã
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ton père Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu Voilà q u e j e viens d e t'expédie zimrî-ÊraDepuis Y a b l i y a , Hâsidân a ét déplac avec l u i ; il habitait ~ a n a t Dorénavant ~ ~ . il habitera dans la campagne d e Dagan : il y a des terres d u palais, h ~ r a h ~ Donne ~ ~ ) Ã. zimrî-Êr pleine mesure d e 100 arpents. Donne 5 0 arpents à Hâsidânu a) Malgrk le piètr étadu texte, la suite des idée(à défaude la lettre des restaurations) doit êtr à peu de chose prè ce qui est proposà ici. Urah se trouve dans les environs de Mari, tout comme la 6 Campagne de Dagan nom d'un terroir. Le présentexte permettrait donc de supposer que cet ugâ Dagan se trouvait sur les terres d'Urah. Il s'agit de reloger deux personnes de Yabliya et de Hanat, qui font donc partie des gens que l'on a dkplacéde cette ville: on envisage de le faire sur des terres du palais proches de Mari. È
3 2 . L. 7-10 : [i.?-tu} iu-ah-li-ii~k,[if-ti-qii* I / ~ u - s i - d u - ~\m-nu-SV-ih'* ~u, ^liii-11ii-ut^',[U~-Sil]-il17*.
757 [IV 11 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père SakurânuManatân avaient leur demeure à Harraduma), ~ à ¢ ' i l a - l l u m b ~) à ¢ d à iAmattum ~ a ~ ; Hatikuc) est leur scheich, le clan celui d e ~ à » m . m a - H a m m à Ces » ~ cinq individus avaient quittà leur clane) et s'étaienmis e n route pour chez moi. E n effet, ici, leurs frère sont pourvus d e grain et d e champs, à leur satisfaction. Voilh que je t'expédileur scheicho pour qu'il prenne ces gens : remets-les-lui afin qu'il les conduise chez moi, qu'on leur donne satisfaction et qu'ils accomplissent le m à ª m service') que leurs frères a) Pour une interprétatiode ce toponyme comme N La guette sur HRD, cf. MARI 5, p. 170. XVI, p. 14 propose (en parallèl à Amattum) qu'il s'agisse d'un village de la province de Saggarâtumnon de la Harradum du SuhûmSi waiâbu signifiait ici 6 êtr en garnison>, on ne comprendrait pas l'indication 6 ils ont quittÃleur gâyu~ de la 1. 15. Cependant, à l'kpoque de Zimrî Lîm le clan bensim'alite des Yûm.ma-Hamm est bien attestk dans le Suhû ; cf. la contribution de D. Ch., MARI 8, p. 347, particuliè rement n. 26 et 28. On doit donc conclure de (757) que cette percé bensim'alite remontait au moins à l'époqude Yahdun-Lî et que ceux que l'on voit attestéici en étaienles restants. b) Ce NP bensim'alite a étinterprétdans APN, p. 179, comme Gâ'il-'ilum 6 Dieu-a-racheté>plutô qu'analysà en fonction de su-mu-la-lwn, parallèl à su-mu-la-AN. En fait, GA est ici pour KA et il doit s'agir de la graphie non orthographique du NP ka-i-lalum, variante des ka-a-la-AN, ka-a-la-lum, ka-la-lum. c) Le NP a étposà Hatiqu dans APN, p. 206, mais on notera les NF' apparentks ha-at-ka-an de XXIV 228 : 2 (et plusieurs parallèles ainsi que ha-ta-ak-pi-il/AN qui prouvent que la racine est HTK et d'utilisation verbale (cf. l'ougaritique htk, a êtr puissant >, G. del Olmo Lete et J. Sanmarth, D U ] 1, p. 183b). Le parallé lisme avec le NF' Hatkum, montre que la seconde voyelle est brève d) Clan (gayûmbensim'alite ; cf. 6 *Nomades È e) Les gayzîavaient des résidencefixes dans le royaume. Ã
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33. L. 11-15 : [if-ni i-nu-un-du, [i-nu U-KU-n\r*['kl]u-,qoiiA'*, \ii.r-s\u-
ah, \er-dé*-ek-kul-liiii. 1;-çaU * - i ' u - u l ~ ~ ~ .
34. L. 10 : bu*-di-iu ;cf. A. Falk., BiOr XIII, p. 27b
f) Il s'agit, évidemment de Hatiku. Le résumde IV (p. 1) postule de faço indue l'existence de deux scheichs dont l'un ne serait pas nomméce qui rend le texte incompréhensibleLes Bédouinont quittà leurs villages et ont dà êtr arrêtÃen route pour êtr ramenéchez eux; leurs frkres qui appartenaient sans doute ? la i garde bédouinde Samsî-Addu alertépar eux, ont demandÃau roi d'intercédepour eux. g) Lilliktà signifie en mot ? mot i qu'ils aillent È Il s'agit en fait de l'accomplissement de l'ilkum (sans doute militaire). Ã
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758 [IV 41 Dis a Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père ... est venu me trouver et le loyer de son champ.. . Il réclam20 arpents. Son champ à loyer^. . . (Lacune.) . .. n'a nullement étinspecté>> Aujourd'hui, donne des champs, à Mari, a ces déplacé sur ceux qui appartiennent au palais. En outre déplacensemble36 les équipeagricoles a Terqa pour qu'on mette en culture leurs champs qui se trouvent a Terqa. Note: le texte n'est plus contrôlable les nouvelles lectures sont proposée? partir i de la copie de G. D.
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759 [IV 751 Dis à Yasmah-Addu.. . : ainsi parle Iime-Dagan, ton frèrea) J'ai pris un champ dans ~ a t t u n à ¢Or n ~il~y a lh-bas 4 bÅ“uf de labour. Bien sûril y a du grain mais il n'y a pas de paille pour ces beufsb). Que l'on fasse porter de la paille pour ces bÅ“ufs38 (Lacune.)
Je t'ai fait porter cette lettre le.. . du mois dec). . . Note : relectures ?i partir de l'autographie, l'original n'étanplus contrôlable a) à la fin de la lettre, une datation est probable, ce qui serait bien en harmonie avec les documents de l'époqude Samsî-Add; on sait d'autre part qu'Iime-Dagan avait des intérê économique à QatwnânN. Z., *Thèse...y retrouverait l'indication de ses propriétà sises ? Tehrân i Cependant le contenu de la lettre et l'incertitude de l'adresse (Un Yassi- ... serait le destinataire de la missive) pourraient encourager une attribution ?i une correspondance privéentre fonctionnaires. b) Pour ce grain et cette paille donnéà des animaux en stabulation, cf. la contribution de D. Ch. et J.-M. D., dans le colloque du CNRS, L'Archéologide l'Iraq ..., M.-Th. Barrelet éd. Paris, 1980, p. 131-156. c) Qu'il y ait ici une date me semble indiquà par la disposition de ces 1. sur la tablette, aprks un espace anépigraphe Dis h mon Seigneur Yasmah-Addu: ainsi parle Tarîm Sakim, ton serviteur. Naguère lorsque je suis allà à Mari, chez mon Seigneur, voici le discours qu'il m'a tenu : On te pourvoira en grain et champ à ~ a r i ^ Ã. Que ce soit grain ou champ, on ne m'a rien f o u r n i 3 9 b ) . J'ai donc réclam à plusieurs reprises à Hammânu le champ des gens non affectéscde Harbà mais il persiste à ne pas me le donner. Ni je n'ai eu de champ à mettre en culture, ni je n'ai de ration de grain pour me nourrir, tout comme la troupe de la garnison! Je meurs de faim. Il faut que mon Seigneur me pourvoie! a) Le texte n'est compréhensiblque si l'on comprend Mari comme signifiant ici royaume de M. et plus spécifiquemensa province du Suhûm b) Le texte nous apprend donc que ~arîm-Sakin'étaipas Ã
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35. L. 1 1 : a-$&m - r i ! - w ' [. . .]. 36. L. 8 : ii-le*-[ni-is}.
37. L. 5 : a-Si i-nu q u - f i ~ i - n u - w ~ ~ ] . 38. L. 10-14: rÈ [ in-nul-da (cf. 1. 13). a-n[u gu4-hi] Su-nu-ri, u-[ul i-buiiS-S\i, in-[nu-da (cf. 1. 10) a-na gu4-HI]-A .tu-nu-ri, 111-je-hi-lu-nilin*.
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originaire de Mari mais y avait 6tà attirà par des promesses de carrièr particulièremenalléchantes c) Pour ce sens de laEu, cf. t. 1, p. 371, (236) n. b). Dis à mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Isar-Lîm ton serviteur. Le Roi avait attribuÃ300 arpents de champ dans la régio de Mari aux fils de Yan-Takim, ton serviteur. En fait, on a repris 150 arpents de champ et il (n')y a (que) 150 arpents qui ne sont pas repris40. De qui mon Seigneur désire-t-ile service^ plus que des fils de Yan-Takim et de moi-même (gens) qui exécutenles ordres de notre Puisque l'on a repris43 ce champ, faut-il que mon Seigneur n'ait vraiment pas besoin de notre servicea)! Il faut que mon Seigneur fasse porter une tablette pour que je prenne une décisioles concernantÑ a) Cette traduction vise à rendre l'emploi de la négatioemphatique là au lieu du 21 normalement attendu.
762 [V 571 Dis à mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Ilî-asu ton serviteur. Je donnerais ma vie pour mon Il ne faut pas que l'on (me) reprenne x arpents de champ46. Addu-mubailit, ton serviteur,. . . (Lacune.) 40. L. 9 : H 1 me 50 I I [ / *  e-kil-im. 41. L. 10-11 : ir-du-u[t* ma-ail-nini], he-li [litl-.Ti-ilil; cf. 1 . 16-17 42. L. 13 : il e-11-itl itt PI'-; he-[lf-nis]. 43. L. 15 : a-$Ã.?fl-ii-ti r e * l - k i - ~ ~ l u .
44. L. 19-20 : [mi-l]i-ik-31-nu,\lu.-iim\-li-ik. 45. L. 4 : [a-nla di*-lia-ai!. 46. L. 6 : [.Y gan] a-CÃ la i-ki-'mu^-mu.
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a) Cette formule qui est en mot à mot à Je servirais volontiers de substitut pour mon Seigneur est aussi rare à haute époquque banale dè l'époqurécenteLa correction h la transcription de G. D. a étvue depuis longtemps par v. S. et A. F. Ã
Dis à mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Ursamanaa), ton serviteur. La moisson du pays et du palaisb) va bien. Depuis que mon Seigneur a quittà (Mari) pour un voyage sans accidentc), les pluies sont continuellement tombées en abondance. En ce qui concerne les champs des notables, qui ont fait l'objet d'une lettre de mon Seigneur disant : à Leurs champs ont subi une forte diminution de superficie Èon a regardà si c'étaivrai en présencde Lâ'iî MâSiyaZippatânu et des grands serviteurs de mon Seigneur. Depuis mon arrivé(à ~ a r i ) ~jamais ), leurs champs n'ont subi une forte diminution de superficie. J'avais diminuÃfortement le champ de h - r u m Sî mais on m'a.. . (Lacune.) . . . Fais que soit.. . D Étandonnà que ann na-mansume) se trouve fin prê et a bellement appris l'art musical, je l'ai fait se rencontrer avec mon Seigneur. Mon Seigneur avait donnà comme instruction de (lui) donner une maison mais on ne l'a pas fait. Mon Seigneur doit envoyer une lettre pour qu'on lui donne une maison. Or, étandonnà qu'il est parti à Mari, ses frkres lui ont intentà un procè et lui contestent sa (propre) maison. Ses frkres sont nombreux à avoir étdéplacà h Mari. Or, à l'inté rieur du pays, ils se trouvent avoir reç champ et maisons, sans êtr assujettis à la levémilitaire. Mais c'est contre lui qu'ils se plaignent! Il faut que mon Seigneur, lh mêm oh il résidedécidde l'affaire de son serviteur afin qu'on^ ne lui conteste pas sa maison!
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Bibliographie: ce texte est réédi dans XXVll3. a) Ur-Samana est sans doute, comme la plupart des noms de scribes, A considérecomme d'expression sumérienneOn aurait ainsi un de ces noms en Ur-, si courants à l'époqud'Ur III en Irak du Sud. Cependant la variante graphique Ur-Samanim n'exclut pas une lecture réellKalab-Samanim, Chien du démoSamanum È les noms en kalbum étanbien attestéà Mari. Samân ne dksigne en effet certainement pas la ville benjaminite de Samana, dans la régiode Terqa, mais la divinitÃsumé rienne mineure Samana, surtout attestédans des incantations mkdicales ; cf. ci-dessous n. d). b) Cet exemple atteste nettement l'usage de deux génitif dépendandu mêm étaconstruit, coordonnéentre eux par ù c) En m. il m. un voyage de vie È d) Cette notation, si elle est bien interprétkedevrait signifier que Ur-Samana est un étrangeil Mari, venu aux Bords-de-l'Euphrate, depuis l'administration centrale ou celle d'Ekallâtu ; cf. ci-dessus n. a). e) Nom sumkrien typique des scribes ou krudits de l'époque catégoriil laquelle appartenaient les musiciens È Le-Dieu~unë-m'a-fait-un-prése È f) eventuellement ils Èà savoir ses frkres È Ã
DU SOL ET ATTRIBUTION DES TERRES
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champ comprenant des villages48b), sur les 200 arpents de champ de Samu-Addu. Il ne faudrait pas qu'ils aillent se plaindre h mon Seigneur. Mon Seigneur en est informé È a) Les gens déplacà b) Pour le kaprum Èbourgade campagnarde, cf. p. 5 19. Ã
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Dis h mon Seigneur : ainsi parle Lâ'ûton serviteur. Mon Seigneur m'a envoyà un message au sujet du champ de Mut-Ekallim et de celui de Sîssu-nawratJ'ai tenu le discours suivant à Ur-Samanim :... (Lacune.) Mari va bien ; le pays va bien. Dis à mon Seigneur : ainsi parle Lâ'ûton serviteur. Lorsque M a i y a et ~ r - ~ a m a n iont m ~attribuà ~ les champs des gens déplacé ilsa) avaient regu d'eux 80 arpents de 50 arpents de champ. Maintenant j'ai donnà aux gens déplacÃ
Dis à mon Seigneur : ainsi parle Lâ'ûton serviteur. Salim-pâlih-&una~ame presse pour avoir un champ. Or, il n'y en a pas aux limitesb) de Mari. Si cela agréh mon Seigneur, que cet homme surveille les bosquetsc) qui vont depuis le champ de la brèchedjusqu'à . .49 (Lacune de 3 1. + tranche?)
. .. et ainsi.. . Or les particuliers n'en prennent pas et ce n'est pas lÃque le palais vient se fournif). Que mon Seigneur donne comme mission h cet homme de surveiller les bosquets et qu'il me l'expédieafin que je lui donne un champ dans le terroir des (Bensim'alites) Yûm.ma-hammÃdans la régiode Saggarâtum a) Un des rares noms sémitiqueà trois termes (ÃSauf est le dé vô de Samas È de la documentation mariote. b) Ce texte indique donc qu'il y avait des limites municipales au territoire dkvolu A la capitale. Il n'est pas exclu cependant que par Mari Èil faille comprendre ici rkgion de Mari È c) Pour ces bosquets à (de peupliers) dans les alentours de la capitale ou de faço généra dans la vallke de l'Euphrate, cf. *L'irrigation.. . Èp. 128. La restauration s'appuie sur la 1. 7'. Dks l'usage de Mari, le terme majsartum désigntout service dà A l'etat et pas seulement d'ordre militaire. d) Pour cette dknomination de terroir, cf. M.5263, M.15123, etc. e) Ce passage fait allusion, comme souvent en ce qui concerne les endroits boisks, il ceux qui ont le droit (coutumier) de venir Ã
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48. L. 11 : 50 gin a-Si Su ka-up-ru bu*-S[u*-hl. 49. L. 12-14: [a-Sab]i*-if*&
[d ... k - ~ k; cf. ] 1. 16'
s'y fournir. Apparemment dans ces bosquets que l'on voulait confier à $alim-pâlih-$ama~ni les particuliers ne venaient faire du bois, ni le palais chercher ce qui lui faisait besoin (hiiehti ekallim).
c) Le texte rntà mahârattliddinûni est embarrassà et je n'en connais pas de parallkle ; il suppose le croisement de deux constructions bien connues : l'emploi de n a d à ¢ n ~avec i n l'infinitif accusatif (à permettre le fait que È et l'antkposition à un infinitif de son sujet au nominatif. d) Le substantif tûmà chambre a trks peu de chances d'êtr attestà ici comme le remarquait dkjà v. S., O r 21, p. 209 qui essayait plutô de retrouver des formes de puttûmLa proposition va de soi, mais la restauration, sans collation, reste trks aléatoire La construction 1. 22-23 consisterait en nadânum-m+ expression d'ordre (ici impératiparce que 2e personne; alternant avec un optatif pour une 3e personne) pour indiquer la consécution à donner de soit à permettre de È Il faudrait admettre que puttûr + NP signifierait à mettre en eau le champ de NP È e) N Lui doit êtr le NP dépendand'aiiuin. 1. 20. Ses voisins apprenant que l'eau arriverait jusqu'à son champ demandent l'autorisation d'en profiter. f) Quelle que soit l'histoire racontéaux 1. précédente le texte oppose ici de faço trks nette un eqlutn damqum (pour la lecture, voir simplement l'autographie de G. D.!) un eqel taptêtim 11 est facile d'en conclure que l'eqlum damqum, le à bon champ est celui qui ktait naturellement irriguédonc qui ktait sûd'êtr mis en eau, tandis que l'eqel taptêtim le à champ d'ouverture étai celui pour lequel il fallait obtenir une autorisation pour que l'irrigation lui fûdonné(eqlam puttûrn)Ce serait un emploi diffé rent de celui qui est fait du terme en Babylonie, oà l'eqel taptêti est le champ A défricher È
Dis à mon Seigneur : ainsi parle Lâ'ûton serviteur. M o n Seigneur m'a envoyà un message e n c e qui concerne les champs alimentaires des pâtre: submergeza) 2 arpents de bon champ! En outre, (il y a) 1 arpent de champ oà l'on peut abreuver les troupeauxb) (mais) o n le leur refuse. Il faut qu'on laisse l'eau arriver au champsoc). >> E n ce qui concerne le champ de Qi3ti-. . . (Lacune de 6 1.) Les gens qui s e tiennent à ses alentours sont venus ici m e dire : à L a rigole d'irrigation q u i concerne.. . s i tu dois (l')ouvrir, q u ' o n te donne l'autorisation d e nous ouvrir aussiSld)! à Il n'y avait pas de champ d e bonne qualitéaussi luie) avais-je donnÃun champ que l'on puisse irriguers2f). Note: le texte est en trks mauvais étatBeaucoup de petits fragments se sont détachksTout le revers est incontrôlabl et mes lectures (conjecturales) s'appuient sur l'autographie. a) Plutô que l'improbable ui-Su-111-tu, Su-ul-li' attesterait ici une forme II de Salûmà s'immerger È Il s'agit de la technique par inondation du champ. b) Le inaSqÛt est l'endroit oh les bête pouvaient avoir un accks direct et, vraisemblablement, protégà l'eau.
50. L. 6-10: be-1; is-pu-r[u-amum-mu-fnQ,2 gin hm' a-ih dam*-qtr'* (cf. 1. 24) Su-ul-le!*. à 1 gin hm a-Sh ma-\US-qlutn*.i-ka-li-'su^-nuS i - m - u [a-Eh].mu-/ru-ru-amli-\i]d*-lli!*-[rlu-nim]. 51. L. 19-23 : i-.-7.0-oz-zuan'--ni-[ifil-li-ku um-ma-mi], [ci-tupl-pa-amSu us-sum x[- ...], ium-ma tu-pu-a-tu-us-[Su],[l]i-di-nu-ni-ik-kur11-rrn/11, pu-uiri-un-nt!-h. 52. L. 24 : a-[¤]Adam*-gli-[X-XI-um; cf. 1. 7
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768 [II 321 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Ibâl-pi-Elton serviteur. Une tablette est arrivéà Addu-nâsid e chez lui, disant : à L e champ d e la Forteresse d e Yahdun-Lîque l'on t'avait donnà lorsque ton Seigneur est revenu d'Andarig, o n l ' a (re)pris et on l'a donnà à Mut-Salim. Par contre, le champ que ton Seigneur t'avait au moment oà tu es parti, on ne l'a pas donnéà Voilà le message qu'on lui a envoyà d e chez luis3! Il s'est
PROPRIÉTDU SOL ET ATTRIBUTION DES TERRES
mis à pleurnicher comme un bébà disant : à Jusqu'à ce que j'aie la jouissanceb) du champ de fonction que mon Seigneur avait dit au gouverneur de m'attribuerc), on ne doit pas me reprendre mon champ^, vu qued) lorsque mon Seigneur est revenu d9Andarig,j'avais déposmon présendevant luie) et obtenu55 ce champ de mon Seigneur. Pour l'heure, alors que Je suis en garnison ici dans la forteresse de mon Seigneur, lAbas56, on a repris mon champ pour le donner à quelqu'un d'autre57! à VoilÃce qu9Addu-nisirne cesse de pleurnicher58fl depuis le jour oà il a appris ce qu'il en étaide son champ. J'ai écrià mon Seigneur la peine d'un serviteur de mon Seigneur, dont j'ai étinformé Note : le texte fait allusion (1. 7-8) au moment oà Zimrî-LÃa remportà une victoire décisivcontre ESnunna devant Andarig, à la fin de ZL 3', ce qui date approximativement la lettre du courant de ZL 4'. a) En m. à m. : fi qu'il t'avait dit. à b) Le texte documente l'expression à § a n (nom de chose) ria!âlun pour signifier à posskder, avoir la jouissance de à alors que l'usage est plutôt à a n a (nom de personne) nafâlu à dont le sens est c appartenir à È c ) P a q à ¢ d u i ne peut avoir ici son sens courant d'fi attribuer la jouissance d'une source de revenus mais de à remettre un bien à qq'un pour transmission^, sens égalemenbien attestà par certains contextes. 11 faut comprendre qu'un certain quota de terres avait dà êtr notifià au gouverneur auquel avait étcommis le soin de procédeaux répartitions
559
Quelle ktait la province oà un nouveau champ avait étattribuà au militaire? Certainement pas celle de Saggarâtu ; peu vraisemblablement une province plus centrale, Terqa ou Mari. La lettre émandu chef-mer'û du nord-ouest; cela indique la zone oh avait reç son affectation Addu-nâsir soit une des garnisons de l'Ida-Maras: Nahur ou Ilân-sûrsoit la frontièr nord sur le Habur. Le fi gouverneur à ne peut êtr Itûr-AsdÃce dernier n'ayant pas le titre de ?âpifu et nulle attribution de terres ne semblant avoir étopérÃà Nahur; Ilân-sûrd'autre part, est une ville indépendantet son gouverneur dépendu roi local. 11 est donc vraisemblable que la terre attribuke faisait partie du domaine royal de Qattunâ et que le hérode cette péripét n'est autre que celui que documentent XXVII 151 et 152. Si le iner'iîna servi d'intermédiairentre le Palais et Addu-nâsiril faut en déduirque ce dernier étaiun de ces nombreux notables bensim'alites, civils ou militaires, de qui relevait l'administration de la province de Qattunân d) = ?a, trè clair sur la tablette. e) Pour cette pratique du présenn i b à ¢ h u m remerciement d'un présentcf. N. Z., FM II, p. 77. f) L'usage du signe PA pour BA (et inversement) est courant dans la correspondance d'Ibâ1-pî-E
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54. L. 14- IÃ: ... uiii-inu Su-ma u-di 1kil*, u-iiu a-Si te-editiiii su lie-/[il. %u-p(-tiiii ip-a(-du-[um],u-iiu-a[-~Ù-l a-SA-li lu [ik-ki-mu].
55. L. 22 : it-ti be-lf-i[u\u[m*-hu-ru]; subj. au 2e subordonnk
Dis A mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Dagan et Ikrub-El vont bien ; la ville de Terqa et le district, çva. Autre chose : le jour oÃj'ai fait porter cette tablette de moi chez mon Seigneur.. . (Lacune des 213.)
. . . S'il promet59.. . les cultivateurs auront des sujets de plainte et, tô ou tard, il me sera impossible de me légitime devant mon Seigneur. S'il plaîà mon Seigneur, que mon Seigneur ne promette à personne de à libéreà un seul arpent de champ dans ce terroir que j'ai attribuÃafin que, tô ou tard,
56. L. 23-24 : i-nu-aii-nu a-iiu-ku ri*-iid*l duil*-[ii]u*-[ul}, he-/[- wa-us-bu-ci-ku u ul-[lu-iiu-um]. 57. L. 25 : a-$Ãi-ki-]nu*-mau-nu Su*-iii*-[iiii-ina}. 58. L. 28 : " s ( ~ 3 ) - n i i i kii-iii-iin-tam -u i-b2'-[ak-ki]; cf. 1 . 14.
59. L. 1' : [qa-bu-ami-fiu-[ulk-ku-[un-iiiu\ : (cf. 1 . 9 ' )
P R O P R I ~DU T ~ SOL ET ATTRIBUTION DES TERRES
les cultivateurs n'aient pas d e sujet d e plainte60. Outre Terqa6 l . . .
770 [IV 621 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Igme-Dagan, ton frère Étandonnà que tu as exemptéales campagnes d e sari et d e . . .pamanum62,. . . Mâsum.. est venu à toi.. . (Texte lacunaire ; lacune.) . d e l'eau à .. qu'on t'apporte ... Assurémentle froid vient d'arriver63b) et le grain que tu dois apporter à ~ a z u w à ¢pourquoi ~ ~ ~ ) le faire apporter en plusieurs fois? Rassemble ta force en ânes65det tes hommes ; il faut que c e soit Mut-Bisir qui prenne la têt d e la troupe et qu'il emmèn d'un seul coup le grain mêm qui se trouve chez eux. Pourquoi transporte(rai)s-tu en plusieurs fois le grain des campagnes qui n'ont pas étexemptéesNe transporte pas leur grain en plusieurs fois. Leur grain, c'est chez eux-même qu'il doit êtr e n dépÃ(en attendant) afin que (tout) s e passe bien. Fais-leur-en assumer toute la sarde66! a) WaSsurum. b) Corriger en ce sens CAD E, p. 181a qui lisait udu ez-zu-wn, forme d'enzunt, fi chkvre c) Je n'avais pas fait de remarque en collationnant ce texte. Cependant une ville de Tazuwà se trouve mentionnépar une È
60. L. 1 1 ' : lfi-engar-mes ilfi'-[ne-taiii]; cf. 1 . 2'
64. L. 4' : à Fe-em \a a-na ta-?II'*-WU-fiki 65. L. 6' : tu-zu-11;-ilange-hi0-tam. [;Ir*-ri-{X)/-fu-riii, [iS-te-ni-is\66. L. 9'-18' : [/\i-js-hu-ut-nlaSe-mu ma li-if-si, fà Fe-nni sa} &ga-ri 5 la wa-tiF-511-ri1, fa-hu-II&-e] uni-nii-iiiin laxi-hi-il, [ci-/ILI-116-el 3e-$-iiu la t a - b i - i l , [Se-fu-nu i]-nt[li-ib-hi-fil-1111-ina, [luJiw - k i - i n , [lu-1"!]ù*-ah*[ i n ~ t 1 - a ] ;  ¥ - t a - . f i i -[Sii-ta]-ki-il-.Fu-1111-ti. iiu
561
lettre de Samsî-Add2i Yasmah-Addu, A.4426, d'une f a ~ o ntelle qu'elle devait se situer dans la régionord-ouest de la HauteDjézir; elle y est mentionnée1. 3'-4' : [fum-ma ma-a-ut ia-aptu\-ru-un& ta-zu-wu-aki à ni-ih-ri-ia-a^ uk-ta-al-lu, a-lurn su-ii a-na ku-ul-lim, i - u l i-re-du, fi Point n'est besoin de tenir cette ville (sud$?) si le Yap[urum, Tazuwà et Nihriya le sont È Par lh mêm doit êtr indiquéen gros la situation de sarà (1. 5 de la face) qui semble toujours un hapax h Mari. d) Pour cet emploi d'imêrûtu cf. MARI 5, p. 166. Plusieurs emplois ont étréunih Mari d'oà il appert que l'idéogrammde pluriel sert h noter l'abstrait en -ut- qui est homophone du pluriel des adjectifs. Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père T u te trouves procédeà une diminution d e 30 arpents d e terre pour tout propriétair quel qu'il soit et confisquer le grain. Cela n'est pas l'affaire d'un fonctionnaire banala) mais d ' u n notable. J e t'(en) ai envoyà un. Il pourra toucher aux terres comme il le voudra et retrancher le grain comme il le voudra^ et.. . a) Sa qâti désignfi ce qui est sous la main^, soit parce que c'est h disposition, soit parce que c'est d'une qualità courante. Le texte (corrigé!l'oppose au wêdû l'fi unique>, qui note en revanche le fi chef de service ou le fi notable voire le à noble È La reine de Mari, elle-mêmefaisait partie de cette catégorie Les mesures que comptait prendre le roi de Mari demandaient ainsi l'intervention d'une personnalità d'un rang supérieu auquel on n'oserait pas s'opposer. Il s'agissait en fait de diminuer la superficie des terres des fonctionnaires. De telles mesures nous ont laissà dans les archives de Mari (surtout de l'époqude Zimrî Lîmde longues listes de champs (un petit nombre d'arpents, chaque fois) avec le nom du propriétairdépossé en regard. Ces surfaces sont explicitement dites h a r s à » fi retranchéeÈ Ce n'étaienmanifestement pas, vu la personnalità des propriétaires Ã
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67. L. 5 - 1 4 : 30* a-SÃ a-nu he-[el a-$il, h n - r . W liar*-[sa-tit].~ 5e-em ek-III[&-et], u-ul fa -a-ti-rm^t^,rSti1 we-di-riin-ma\ [ 1 lu tq-t~i]-ar-i1\ti*a m ] , Sa a-5Ã la-pu-[tini],a-Si [/il-il*-[pu-ut], .va rSe-im1 [iui-k]n*-.sri*-iin], .fe-em l[i]-ki*-is-ma.
des confiscations de terrains privésmais des récupératio de terres du Palais qu'ils avaient reçuecontre leurs prestations de services. La mesure visait certainement A disposer de nouvelles surfaces à rkpartir entre d'autres ayants droit, On remarque donc avec intkrê qu'une telle personnalit6 devait se déplacedepuis la capitale impérialet que nul n'étaijugà revêt d'une telle autoritÃA Mari.
772 [IV 861 Dis h Isme-Dagan : ainsi parle Yasmah-Addu, ton frère Sur une lettre du Roi, je lui ai envoyÃLâ'û Il est arrivà chez le Roi et ce dernier lui a dit cecia) : à Yasmah-Addu m'a demandà d'envoyer des umfarhûbet de la troupe. Je ne lui en ai pas donnà ni n'en ai affecté*^Au lieu d ' u ~ a r l z à VOUS » n'avez qu'à renforcer et équipercdes gens déplacÃeuxmême~6~ Les gens qui doivent êtr déplacà chez Isme-Dagan, Immerdannud) et Z M - E s t a r , selon les vieilles tablettes, feront la revue des dkportésceux-lh même qui sont morts et ceux qui sont vivants. Ils viendront te contrôle de faço souveraine7Oe). Une fois que la liste des attributionfi aura étfaite parmi les dkportks, je veux bien qu'habitent h Mari des gens pour compenser les pertes71. (Texte lacunaire.) Partage-leur.. . On leur trouvera des champs pour qu'ils les 68. L. 1 1 sic : d-ku-uii-nu ; il s'agit d'un subjonctif d'insistance avec rkptition de C3. 69. L. 12-13 : u - a ] t lu-mes u-uni-$0-or-hi. [lu-me5 1110-si-hi-)nuduun-ni-nu u ru-uk-sa. 70. L. 14-20 : [lu-mes sa] a-nu se-er i~-me-ddu-gu~i. [in-)tu-sa-li}u a-IIU pf-i [up-pu-tim lu-hi-ra-tim, [Ilrdlim-me-er'-du-nu, [u z]i-ik-ri-eh-th. [nosa mi-[tlu, [u] fa ba-al-[u-mu un-ni-m, [it-tul-~ili-uss/]-11i i-s[Ù]-011-ni-q ra-hu i-sh-[an]-iii-qu-ka. 7 1 . L. 21 -23 : [ki-ma q]a-tu bu-i-[t]u! i-na /[il-i[b]-bi, [lui-si-hi il-ha-lis-si pu-ha-[u]t, m[i!-fi-timi-iia] mu-di^] li-,fi-ih.
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mettent en culture. Tous ceux qui ne se trouveront pas équipà et ne pourront (donc) faire des cultures, on les a s ~ i m i l e r a ~Ã~ g ) des supplktifs. Ce sont ceux-lh (d'ailleurs) qui sont véritable ment des supplétif: il faut qu'ils reçoiven régulièreme rations de grain, d'huile et d'habits sur le palais. Ainsi (les) aurai-je restauré(s(h leur ancienne aisance), afin qu'ils ne repensent pas ici h la destruction de leur patrimoine et que l'on n'ait pas h faire acte d'autoritkh) ni à leur reprendre leurs champs et leurs maisons. >: Voilh ce que le Roi a donnà comme instructions à Lâ'û Ce que je ne cesse depuis toujours de t'écriret dont je te parle sans cesse h propos des gens déplacé sans exagération le Roi vient de le régled'un coup73i). Donne des ordres stricts afin que l'on surveille les gens déplacé dans la mesure ou ils se trouvent sans attaches dans le pays. Autre chose: je t'ai écriau sujet de (l'opportunità de) rkclamer le pays de Subat-Samas au roi. Tu m'as fait porter réponsà ma tablette en ces termes : à Demande-le-lui, en fonction de ce que tu jugeras opportun^. à Dans ta lettre, tu ne t'étaipas expliquà clairementk). Sans doute, tout ce que74 je t'ai écrine t'a-t-il pas étagrkable. Maintenant, quoi qu'il en soit qui t'agréeécris-le-moique je fasse75 tout ce qu'il te plaira. Note : la face est trks difficile A lire ; le revers seul a pu réellemen êtr collationné a) Le discours de Samsî-Addva jusqu'A la 1. 41. b) Ce terme uit~farhGtt~a éttenu jusqu'A présenpour un ethnique. K.H. Deller, NABU 90185, en a traitÃen dernier et l'a rapproch6 de l'assyrien umzarhulunzahhu ainsi que du néobabylonie ziizzarah ; cf. AHw, p. 1420 (ein Freigelassener). Il s'agit manifes-
73. L. 45 : a-wu-nt lu-me5 na-si-hi ir-tu-ka*&* dun-na-tim 74. L 54 mu-11-est clair sur la tablette 75 L 58 ~ / u ~ * - ~ I I - u ~
tement d'un titre ou d'un nom de fonction. La proposition de K.H. Deller d'y voir un à indigkne à (Einheimische) n'est pas recevable, car il n'est pas sû que le terme soit à § e opposition^ avec nasîhumJe comprends d'autre part dans cette phrase ruddâ comme un infinitif ?t l'accusatif portant sur N um?arhà >> et sâbam non comme une épithkt à ~ à ¢ b u ruddûnz "zusattzlich Arbeitskrafte" È La lettre M.5413 (de [ d ~ ] ~ ' ? - a aurait - b i ) pu êtr décisivsi elle n'étaipas si mutil6e. Les 1. 4-13 de la face, seules conservées semblent dire: *Mon Seigneur m'a exp6dià pour protgger subram. Or, mon Seigneur le sait, maintenant qu'il a restaur6 tous les gens du pays, du fait de l'édide mon Seigneur, il n'y a plus un seul umSarhu qui s'expatrie. A l'heure actuelle 5 de mes umfarhu se trouvent dans la rà ion d7ASnakkum. Les 5 u k a r h u sont avec 5ûb-râDepuis que Ûb-rà ne veut pas les rendre, il les garde dans HarbÃ... à [moins vraisemblable me paraît1. 12, une compréhensioitti NP iStà = à ils ont pass6 un accord avec ([a-n]a?za?-5[a?-artu-u]b-ru-a[nzbe-1" it-ru-d]a?-ni,riil be-li 5. 4, i-di [ni-:Sâ€ma-a-tim ka-l[i-si-rza],be-li us-te-Se-er r u 1 i-na Si-pi-[+ a-na ha-bi-ru-rtiml, [u]-ul u w ibe-l[i-ia],[l lluu-i~m-~a-ar-rhul na-an-na, r51 ^zi-um-~a-[a]r-hi[-ia i-na ha-la-as. [a]S-r?ia^-ki-im1"[ma]5 luu-um-Sa-rar^-fhul-[u],[i]t-ti [Su-ub-[ru-a]mi?-tu '%-[uw?a-ar-hi], [ISu-ub-ru-anz]u-ul i-na-ad-&-[nu],[i-na ha]-ar-bu-ak u-ka-[al-Su-nu-ri],etc. + 5 bouts de lignes insignifiants. On voit que celui qui 6crit parle de à ses à u. Cela ne conviendrait pas ?t un terme désignanun à indigèn È Il est vraisemblable qu'um?arhu désignune certaine fonction et doit êtr ajoutà aux nombreux termes qui désignenla population de la Haute-Djézir (keltum, madarum, etc.). Plutô qu'un simple à paysan È terme équivalen?t mu?kênum on devrait reconnaîtrun certain rang et valeur aux u. puisqu'ils font l'objet d'une telle convoitise entre rois. c) Le terme rakâsu se retrouve plus bas (1. 32) pour d6signer les maisons des à déplacà È d) Le contexte appelle ici un NP. Immer-dannu est parallèl ?i Immer-ilîV. S. a proposà que dans de tels noms N immer à soit une forme de nawârumà briller à ; cf. OLZ 1962, p. 485. Cela est peu satisfaisant pour Mari. Quoique le texte ne soit pas trks bien conserv6, les traces du AN ?t l'initiale sont suffisantes pour que l'on postule qu'Immer étaicompris comme un nom divin. Il faut donc le comprendre comme l'étaabsolu du nom royal (ou d'ancêtreImmerwn.
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e) Pour cette restauration, cf. 1. 40. mêm si les nuances ne sont pas chaque fois exactement semblables. Plutô qu'un sens à êtr excessivement o r g u e i l l e u x ~ ,traditionnellement attribuà ?t la forme IV de Sarâhum il vaut mieux comprendre ici à agir avec pleins pouvoirs È Lâ'à est en effet alors le chef de l'administration de Mari et il lui faudra s'effacer devant les hauts fonctionnaires envoyédepuis chez Samsî-Addu f) Cette expression énigmatiquest aujourd'hui mieux document6e que par le seul XXVI 171 : 14-15 oh je l'avais d6couverte. Je traduirais aujourd'hui ce passage : à Est-ce que jamais un homme qui est mort de soif est revenu ?t la vie, une fois qu'on l'a jetà dans le fleuve? Une fois que l'on a fait la liste des attribiifions, celui qui a étdéclarN mort à n'est plus N vivant à ; cf. la note de NABU 94/30 due à N. Z. et N. Wasserman proposant de traduire par check-list, ce qui est excellent. Il y a ici deux proverbes : le premier est emprunt6 ?t la vie de tous les jours, le second à la vie administrative. Le qâtu ba'îtu semble avoir étcependant une expression signifiant à contrepartie È à rkmunératioà et il n'est pas sûque qâtu y ait le sens technique de <liste à comme le proposent N. Z. et N. Wasserman. On trouve ainsi l'expression qâta ba'îta ?akânumMARI 6, p. 77-79, et n. 202 ?t A.3362 : 6, qui devrait signifier à Tu as fait une transaction à ; dans XXVIII 1 : 14'-15'. le contexte indique pour l'expression ina dummuqim qât-k ba'îatK Ta rétributio sera qu'on te rende service È Les traductions de M. Anbar, BiOr 49, 1992, col. 784, ou de W. Heimpel, NABU 9711 13, à prendre une initiative>, ne conviennent que pour un seul et mêm contexte, sans exclure d'autres possibilit6s. Dans le pr6sent document, il devait s'agir de l'acte qui établis sait les comptes de personnels. On remarquera que qâtu ba'îtu est ici aussi mentionnt5 aprks 1'6tablissement d'une liste des à morts à et des à vivants B. tout comme dans le texte de XXVI le terme étaidocument6 aprè l'opposition du à mort à et du à vivant È g) La collation fait apparaîtrune forme II de panûm Panû signifie à se tourner vers à ( A H w , p. 822b: sich wenden an). La forme II semble ici, contextuellement, signifier à donner l'apparence È synomyme de târu II. h) Cf. ci-dessus, n. e). i) Le signe final a la structure d'un UM, ce qui à Mari vaut aussi AB. AS est sûremen exclu. G. D. aurait donc dà transcrire as,,, valeur supposé?t partir de AB = ES. On trouverait ici un emploi
de rakdsurn, *agencer%. Cette lecture asx de AB ne m'est cependant pas encore connue. Je dérivdonc la forme verbale de rakâburn à § c h e v a u c h e r ~ en retrouvant ici son sens de CC l'emporter sur (cf. NABU 9411 13), donc à réglesoudainement ou à rkgler définitivemen une affaire. j) En m. i m. : à selon ta volonté k) En m. A m. : à Tu ne t'es pas totalement ouvert. >> Ã
donne un ordre et qu'il me donne un chef d'exploitation sû pris sur les esclaves du palais.
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773 [194] Dis 21 Yasmah-Addu : ainsi parie Samsî-Addu ton père Dans le bosquet de ~ u t - ~ i s .i .r ~ ~ . (Lacune.) Donne l'ordre exprks que nul ne s'approche de ce bosquet.
Dis ?i Qiiti-Mamma : ainsi parle Yasîm-Samà Voilà que je fais porter chez le roi une tablette au sujet des kquipes agricoles de la Forteresse de Yahdun-Lîqui, faute de champs, ne savent ou allera). Fais prendre connaissanceb) de cette tablette et envoie-moi rkponse ?i ma tablette. a) En m. i m. : N errent complètement>> b) Le texte n'est pas tr&s clair. A qui faut-il faire prendre connaissance de cette tablette? Difficilement au roi puisque cette tâch incombe normalement A Sû-nuhra-hâlIl faut sans doute supposer un N i qui de droit sous-entendu. Ã
777 [IV 821
LES TRAVAILLEURS DE LA TERRE 774 [I 681 Dis 21 Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Écrià Tuttul pour qu'on t'envoie un laboureur qui sache se servir d'une charrue et soit capable de herser une terre sillonnke77 et expédie-lchez Iikur-lu-ti.
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Bme-Dagan, ton frkre. Pour tout ce que79a) tu m'as écritcette mienne tablette.. . (Lacune.)
... charrues. . . Je donnerai ce grain 2 ~ n u m - ~ à ®le.. . i a.~Fais-le-moi ) écrir sur une tabletteg0 et envoie-le-moi rapidement. a) Il faut supprimer l'anthroponyme Balta ... de XVIl1, p. 75. b) Ce NP, tr&sbien attestÃdans les NP de Babylonie contemporains, est bien plus rare A Mari ; cf. encore FM II 92 : 3. 778 [V 301
Dis à mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Ili-asu, ton serviteur. Dkj�i deux reprises, j'ai écri?i mon Seigneur au sujet d'un chef d'exploitation et il m'avait promis qu'il m'en donnerait! IlIOn ne l'a pas fait78. Maintenant, il faut que mon Seigneur 76. L. 6 : [ss. m]u-tu-hi-si-ir. 77. L. 8-9 : à Se-er-'ii4-am f u - [ k u - u , i-le-ru*'. 78. L. 9 : [~i-uliiI-di-i~u~ri/~~u-nim]. Cette ligne n'est pas erasee sur la tablette!
Dis ?i mon Seigneur Yasmah-Addu: ainsi parle Tarîm ton serviteur. Mon Seigneur m'a envoyà une lettre ?i propos des laboureurs ~ U - N I M ~d e) l'équip d'11u.na-qêri.iu b). Il faut 79. L. 5 : a-nu mo*-&-[aS-pu-ru-um} 80. L. 4'-6' : [à u-IU] an-pI4-fu [lu...]. [se-e]n~un-né-e-e u-nu-a[d-diIII], [i-nlu furpl-pi-im su-ut-te^-ru-u~n-~n[u],
P R O P R I ~ DU T ~ SOL ET ATTRIBUTION DES TERRES
qu'Ilu.na-qêri.S vienne me trouver, qu'il me montre les indiv i d u ~et ~qu'il ~ fournisse leurs bœuf et leurs serviteurs. j'installerai les laAlors, comme mon Seigneur me l'a écrit boureurs et ils mettront en culture leur champ. a) L'idkogramme lfi-NIM (quoique dans la majorità des cas, on trouve alors lfi-NIM-ma, 1 f i - N I ~ ou h l f i - N I M - ~ ~ ^désign ;) normalement dans l'usage mariote l'à klamite È 11 semble, cependant. qu'il s'agisse assez souvent dans plusieurs textes d'une certaine sorte de travailleurs, voire de soldats ; cf. B. L., M i s e Bab., p. 163164. Il n'est pas impossible qu'il faille le comprendre, ?I Mari au moins, comme à gens du haut plateau È cela d'ailleurs 6tant le sens originaire de NIM quand il désignl'clam en sumérien b) Pour cette transcription: à Notre Dieu se trouve l'avoir appel6 È cf. t. 1, p. 251, (113) n. a).
779 [HI 331 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Dagan et Yakrub-El vont bien ; la ville de Terqa et le district, çva. Autre chose: selon la mission dont mon Seigneur m'a chargéje vais faire équipeles bÅ“uf de labour et je lkverai une bonne troupe : ils mettront en culture tout le terroir dont m'a parlÃmon Seigneur, 2 ~ i ' à ¢ t u m ~ ) a) Pour ce lieu-dit, cf. XXVII1, p. 180. J.-R. K., III, p. 116 avait propos6 à prairies Èapparentà ?I hébrene ' i f ;v. S., O r 21, p. 85, suivi par XV, p. 227, proposait d'y voir une forme de n à » m à nôtr B. Dis 2 mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Lâ'dmton serviteur. Selon les instructions de mon Seigneur, à deux reprises j'ai envoyà un message au sujet des bÅ“uf et des pâtre des chefs
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de service, des domestiques83 ainsi que de 50 boucliers84. Aux particuliers.. . (Lacune de 8 1.)
LES CONFISCATIONS DE TERRES 781 [XHI 391 Dis 2 mon Seigneur: ainsi parle Yasîm-SGmà ton serviteur. Il m'est arrivà une tablette de mon Seigneur au sujet des champs du terroir benjaminite, disant : à mon arrivéeje libérerales champs du terroir benjaminite. à Avant mêm que ne m'arrive^ la tablette de mon Seigneur, j'avais fait procéde autant que faire se peut aux labours d'automnea) pour le sésampar les équipeagricoles sur les champs du palais et, maintenant que la tablette de mon Seigneur m'est arrivée dois-je mettre en cultureg6 le sésamautant que faire se peut sur les champs des Benjaminites? 1 équipagricole d'Urah, 7 d'AsqÛdum, . . semé87. . (Lacune de 5+2+5 1.)
. . à .. 1 équipagricole.. . 5 équipeagricoles de aha ad^) ont procédà l'entassement (de la terre) du canal de surplomb88, 1 équipagricole ... de Suprum, 1 équipagricole
PROPRI&E DU SOL ET ATTRIBUTION DES TERRES
XXVII1, p. 125. Les na-ha-di-iki sont dits explicitement par M.6230 iii faire partie du district de SaggarâtumNahad a certainement un rapport avec le toponyme de Nihad ou le clan des NihadûSuprum se trouve sur la rive droite de l'alvéolde Mari et Utah est dans la vallé de l'Euphrate entre le district de Saggarâtu et Halabî(Halkbiyé) c) Scilicet à les équipeagricoles >>. d) La construction grammaticale de ce passage s'explique par le fait que simâ zêri tattum forme un ensemble par juxtaposition comme on trouve sâbui birtum, à garnison È ou sâbui tillatum, forces allikes È etc. et est l'équivalende siinâ zgrim t a tattiin, e) En m. à m. : *Depuis le jour oh j'ai fait porter une tablette chez mon Seigneur, jusqu'au moment oà me reviendra une ré ponse à ma tablette. >>
d ' ~ t a :hcela ~ ~fait 19 équipeagricoles qui restent (à affecter). Si mon Seigneur affranchit le terroir benjaminite, ces kquipes agricoles seront au chômag technique. Mon Seigneur arrivera une fois que la saison sera passéeQue décideà l e u 8 sujet? D'ici le mois prochain, le moment des semailles dans l'annéed sera passé Il faut que mon Seigneur envoie une tablette à Bahdî-LÃen bonne et due forme pour qu'il complèt les equipes agricoles de son district. Que mon Seigneur fasse ce qu'il faut pour que ces equipes agricoles ne soient point au chômag techniqueg0. Dans le temps que mettra à me revenir une réponsà la ta), agricole blette que j'ai fait porter à mon ~ e i ~ n e u1~équip pourrait ensemencer sur 50 arpentsg1 mais si mon Seigneur doit libérele terroir benjaminite, le palais perdra les frais qu'il a engagés l
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Note : ce texte date du moment oà le roi. de retour à Mari aprks avoir fait la paix avec ESnunna (seconde moitià de ZL 4'), rendit aux Benjarninites l a jouissance des terres qui leur avaient ét confisquéesuite à l'écrasemende leur révolteLa mesure de clé mence devait faire partie des stipulations de paix entre Mari et ESnunna. a) M. B. a compris hurrupum comme signifiant << commencer à È rattachà au verbe harâpumà früwerden à (AHw, p. 323a. et CAD H, p. 90a, à to be early È) En fait hurrupuin fonctionne à Mari comme un déverbatisur harpû à automne à ( A H w , p. 326b : [Frühl-Herbs; CAD H, p. 106a, à tort, traduit m o i s s o n , été>> et dksigne les travaux des champs ou les croîtdes troupeaux d'avant les froids ; cf. XXVI 55 c) harîpuï à agneau d'automne >>. Selon une remarque de D. Ch. comme quoi les opération hurrupum et erêfuà semblent conskcutives, j'ai adoptà pour le premier la traduction de à procédeaux labours d'automne È b) Nahad est dans la rkgion de la Forteresse de Yahdun-Lî; cf.
L'ENTRETEN ET LES RATIONS ALIMENTAIRES
Dis à mon Seigneur ~asmeh-Addua): ainsi parle YarsiAsan^, ton serviteur. La régiova bien ; la ville va bien. J'avais écrià mon Seigneur en ce qui concerne mon entretien, disant : < Mes collègue qui se trouvent dans la région sont pourvus. Il faut que mon Seigneur me pourvoie. Il m'avait dit : à Ton Seigneur te pourvoira dans la régiomêm oà tu te trouves~).>> Ã
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89, L. 5' : J'I Ju-rup-ril-ir~~ki gi$*-[alpin* S'I* zi-ru-@l. 90. L. 15'-17' : ... gis-apin-hi /lu-al-s\i'-su\. li-111~-(11-li Sa* gig-apin-hi Si-1x1-ri,lu re-&-im { x ) he-li' [lli-p[u*-uls*. (BI) 1 gi$-apin 50* iku /ri*-ri-i.?]. 91. L. 20' : i-tu-ru-UIII!
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a) Forme intermkdiaire entre ISme- et Isinah-. b) à Celui-qui-me-dirige a-eu-pitié >> c) Le message se présentcomme le simple rappel de ce que Yasmah-Addu avait dit à son serviteur, promesse apparemment toujours non tenue.
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LES DOCUMENTS EPISTOLAIRESDU PALAIS DE MARI
783 [V 711 Dis à mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle ~ à ¢ l i ~ a ~ ~ ~ ) ton serviteur. Z M - E S t a r a bien exagéren écrivanà mon Seigneur au sujet des rations d e laine et d e grain des pâtre et bouviers d e m o n Seigneur : à O n ne donne pas les rations d e laine et d e grain aux pâtre et bouviers. à Qui les a refuséesC'est en m à ª m temps que les pâtredes services d e Nâmim et d'Il?êpuh que les (autres) pâtrereçoiventoujours ordinairement rations d e laine et d e grainb). Zikrî-EStaa bien exagéren écrivanà mon Seigneur et en causant d u mkcontentement à mon Seigneur. a) Il y a des cas oà le -ma qui conclut la séquencwarad-kâ.112 est anticipà aprè le NP de l'expéditeur b) Le sens de ce billet est qu'il n'y a nul retard de livraison, et encore moins mauvaise volontk A pourvoir les gens de Zikrî-Estar Le responsable de la distribution opèr toujours en bloc la livraison pour ce corps de métierIl est vraisemblable que les services de Nâmiru et d'Il?-êpu devaient reprksenter l'essentiel des effectifs des pâtre et bouviers.
CHAPITRE XI
L'IRRIGATION ET LES TRAVAUX DES CHAMPS
Comme cela est normal pour une régio mésopotamienn situke en zone steppique, l'irrigation étaipour Mari une nécessit et tenait dans les préoccupation des contemporains une place vitale. De nos jours, le promeneur reconnaîencore facilement d'importants restes de canaux dans les régionde Tell Ashara (Terqa) ou dans l'alvéolde Mari, en particulier le spectaculaire Nahr Dawrîdont J.-R. K. traçaile parcours dks son kdition des documents de Kibrî-Dagan dans III, p. 112, tout en l'assimilant au canal ISîm-Yahdun-Lî L'irrigation A Mari a surtout donnk lieu jusqu'ici A deux séried'enquête différentesconduites indkpendamment et qui ne se recoupent pas. Celle que gkographe et archéologuont menke simultanémena donnà lieu pour l'instant à une contribution conjointe de B. Geyer et J.-Y. Monchambert dans MARI 5 (p. 293-344) et A des articles dans Techniques et pratiques de l'irrigation ..., p. 63-85 (B. Geyer à Aménagement hydrauliques et terroir agricole...^) et p. 87-100 (J.-Y. Monchamber!, *Réflexion à propos de la datation des canaux ... È) A partir des donnkes textuelles, trois approches systkmatiques faisant le point ont étproposéerkcemment. On consultera ainsi, toujours dans Techniques et pratiques ... , les synthkses de A. F. ( x Les pratiques de l'irrigation au X V I I I ~siècl
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RRIGATION ET TRAVAUX DES CHAMPS
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av. n. è en Mésopotamienp. 144-154) et de moi-mêm (a Problème d'eau et d'irrigation au royaume de Mari p. 100142) et, dans les travaux du cercle Sumerian Agriculture, IV11, 1988, p. 93-104, celle de J.-R. K., à L'irrigation à Mari È È
L'actuel fouilleur de Mari a tirà beaucoup de conclusions d'importance des travaux qu'il avait commanditésconcernant l'origine mêm du site et la politique économiqude ceux qui exercèren le pouvoir sur cette régio du Moyen-Euphrate. On trouvera une premièr approche dans Techniques et pratiques .... p. 171-191, à L'amknagement de la régiode Mari laquelle s'est durcie et thkoriséde plus en plus. On consultera un étaintermé diaire dans BSA IV/l, 1988, p. 49-60, Espace agricole et aména gement rkgional A Mari au débudu IIIe millénair et dans BCSMS 21, 1991, p. 79-100, fiMari, l'Euphrate et le Khabur au milieu du IIIe millénairÈ Sans entrer dans les détailsce qui ne saurait êtr fait à l'occasion de cette courte introduction, il faut dire que la déterminatiopar J.-Y. Monchambert de quasiment tous les tells que traversent ces canaux comme des lieux d'occupation relativement récenta de quoi rendre perplexe le lecteur des documents anciens, lequel ne retrouve nullement les dizaines de toponymes dont il a établles listes. S'il faut penser que ces sites du Bronze moyen ont étalluvionnéet ne sont plus directement accessibles de nos jours, est-il vraisemblable de tenir le parcours du canal lui-mêm pour ancien et son trac6 est-il sûre ment celui de l'époquamomte? Cette interrogation vaut encore plus pour le Nahr Dawrîdont l'équip archkologique du Tell Hariri propose désormaiqu'il fûavant tout un canal de navigation, permettant de relier directement l'aval de Mari au Habur. Aucun texte ne permettrait d'appuyer une telle allégatioet nous ne voyons jamais Terqa êtr court-circuitéd'une faço ou d'une autre, pour des raisons de déplacemenou de transport. Bien au contraire, lorsque nous avons la chance d'avoir un document trè explicite, comme c'est le cas pour les canaux des alentours de la capitale elle-même nous nous rendons compte que la situation ktait à l'kpoque de Zimrî-LÃassez différentde celle que l'on croit pouvoir restaurer aujourd'hui par l'observation de terrain ; cf. dans FM [Il, Nuit dramatique à Mari la carte p. 105 opposé à celle de la p. 104. On voit (cf. chap. XII, <
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voie d'eau spectaculaire. C'est bien plutô Mari qui, en devenant un centre politique important, a fonctionnà comme une fi pompe aspirante> ; alors conflu2rent vers elle plusieurs mouvements commerciaux temporaires (et abolis, lorsque ce fi centre> disparut). D'autre part, lorsque les canaux devaient servir momentané ment de moyens de transport pour la récoltlocale, on assiste à tous les périlconskcutifs à leur à mise en eau È Il est donc tr2s vraisemblable que la thkorie adverse d'autres archc5ologues, selon laquelle les canaux dont on constate aujourd'hui les restes spectaculaires sont en fait bien plus récentet d'une pkriode oh la Mksopotamie étaitout entièr unifiésous un pouvoir fort et centralisk qui pouvait se permettre de repenser tout le syst2me des transports, a beaucoup pour elle. Les périodenkoassyriennes ou islamiques sont d2s lors des moments privilégiÃpour l'instauration de beaucoup de ces structures dont on constate encore aujourd'hui les vestiges. Il n'en reste pas moins qu'il ne faut pas aller jusqu'à nier le rôl de l'irrigation à l'kpoque amomte; on ne peut que constater l'existence d'une grande activitk de la sorte entraînand'importants travaux, tout en tenant compte du fait que c'est la paucità en hommes de l'kpoque qui ajoute à leur aspect spectaculaire. Ces travaux devaient certainement être en effet, ktant donnk les moyens disponibles, d'une ampleur limitéet il ne faut pas les surestimer. Rien n'empêch de supposer, enfin, qu'ils n'aient constituà l'amorce du syst2me exploità plus tard et qui fut amen6 à une ampleur si considérablqu'elle a entraînaujourd'hui l'occultation totale du rkseau primitif. On constate enfin à la lecture des documents de Mari que l'irrigation d'époqu amorrite ne fonctionnait pas tr2s bien et occasionnait une somme considé rable de soucis aux administrateurs locaux. Un unique document d'kpoque des Sakkanakku (IIIe millknaire av. J.-C.). mais qui. appartenant au genre du texte de fondation, est tr2s elliptique et peu descriptif, décrides activitéd'imgation. Il s'agit d'Ilum-Isar (2084-2072 av. J.-C.) qui à § fait descendre (ufûrid le Hubur jusqu'à Bâb-MÃB. Hubur ne peut êtr que l'kquivalent de ce que les textes de Mari notent ^ilib, donc le canal d'imgation de rive droite ; cf. (794). Malheureusement, Bâb Mê est une località qui n'est plus documentke à l'époqupaléo babylonienne, car il est peu vraisemblable qu'il s'agisse d'une forme du IIIe millknaire pour le ~ à » r u - ^ Iamomte. Le seul roi de Mari récenqui dise avoir prockdk à des travaux d'imgation est Yahdun-Lîmle premier à avoir rkellement constituà un royaume
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LES DOCUMENTS
IRRiûATiO ET TRAVAUX DES CHAMPS
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dans ces régionaprè les Sakkanakku, lesquels disparaissent au tout dkbut du IIe millknaire av. J.-C. (MARI 4, p. 156, au plus tô aprè -2007). Outre le canal de Puzurrâ (cf. à *Irrigation... p. 126), il parle surtout de la régioqui entoure la Forteresse à laquelle il donna son nom, ce qui indique une régiode frontière Les terroirs qui sont aux alentours de la Forteresse de Yahdun-Lî sont dits d'ailleurs avoir étgagnésur la zone steppique. Que Yahdun-Lî proclame que nul n'avait procédavant lui h de tels travaux doit ne relever cependant que de la phraséologiobligéde tels documents. Il serait ktonnant en effet que la Mari de l'époqu des Sakkanakku, capable de construire le grand palais oh vécuen dernier lieu la dynastie de Yahdun-Lîmn'ait point mis en valeur ces territoires (sis dans la régioactuelle de Dê ez-Zor). Il est normal, en revanche, d'imaginer qu'aprè un siècl de réductio du peuplement et surtout du fractionnement de la puissance politique qui résultde la chute de ces Sakkanakku (cf. MARI 4 , p. 169172). toute l'infrastructure d'exploitation agricole étaih refaire à zéroIl est intéressanen tout cas de garder à l'esprit que celui qui commandait A Mari ne pouvait se lancer dans la grande entreprise de mainmise sur la Haute-Djézirdu Nord-Ouest, tentation pré sente h l'esprit des rois du IIe millénairesans s'êtr assurà au moins une certaine superficie minimale de terres agricoles chez lui. Il semble, d'autre part, que ceux qui s'installèren sur ces terres nouvelles furent des gens nouveaux, ~Bensim'alites ou Benjaminites È Rien donc ne dit qui créles canaux des régionde Terqa ou de Mari de l'époqude Zimrî-Lî Une partie de cette infrastructure peut assurémenavoir étla survivance (ou la reprise partielle) d'un systèm plus complexe mis en place au débudu IIIe millknaire, à une époquantérieur de toute faço à l'époqu des Sakkanakku, et dont le maintien étainécessairpour la mise en culture des campagnes locales, mais rien ne nous l'affirme. On peut aussi bien supposer que ces canaux représentaienle minimum vital pour la pratique nécessair de l'irrigation en ces régionsteppiques et que telle étaila structure, en plus ou moins bon étatque Bensim'alites et Benjaminites trouvèren en place à leur arrivke. Au passage, il faut faire remarquer à ceux qui induisent l'existence d'un important résea d'irrigation de l'existence d'une forte population mariote et de l'extension du pouvoir de ses rois, que rien n'atteste que les dynastes de Mari contemporains d'6bla aient contrôl un autre territoire que la È
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valléde l'Euphrate jusqu'à Tuttul ainsi que celle du Habur inférieujusqu'h Hasskkémis A part un raid réusscontre Imâr que certains savants contestent, ou que la grosse ville ronde que l'on suppose d2s la fondation de Mari ait éttrè populeuse. L'existence au IIIe millénair d'un grand résea de canaux navigables, nkcessità par un intense commerce fluviatile sur l'Euphrate, est, en revanche, un pur rêve Il n'est pas sûrd'autre part, que Yahdun-Lî eûle temps de tout repenser en un systèm cohérentPour l'époqude YasmahAddu, rien n'est dit; pour le règn de Zimrî-Lî outre les travaux d'entretien (et l'instauration du muballittum en ZL 8' en est un), nous ne voyons jamais que le projet de créedes (ou un seul?) takkirum, c'est-&-dire des canaux de dérivationlesquels supposent une infrastructure préexistanteOn constate surtout qu'en l'an ZL 4'. ce qui donna son nom à l'annéZL 5'. on ne fit que remettre en étala régiode la Forteresse de Yahdun-Lîm soumise à trè rude épreuvlors des soul&vements benjaminites. Je pense donc que les prétendugrands travaux de à rectification du cours de I'Euphraten qui auraient donnà leur nom h ZL 1' sont en fait h interprétedésormaicomme une çremis en ordre politique du royaumen et qu'il faut retrouver derrièr l'expression ugtêiir(uà l'indication de la proclamation d'une miSârun1Une telle mesure se place au dkbut d'un règne mêm si elle se rkpèt par la suite. Une miiârw a de faço explicite existk h Mari mais serait, de faço peu compréhensibleabsente du libellà des armée royales! Maintenant que l'on sait, d'autre part, que l'annéqui précèZL 1 ' a ét celle de la réductio de la révolt des Benjaminites, il apparaîtrè peu vraisemblable que l'on ait eu le loisir de s'y livrer h des travaux d'irrigation. Ã
Il est facile de voir, en tout cas, que quatre zones principales intkressent les travaux des habitants des Bords-de-l'Euphrate : a) la régiode la Forteresse de Yahdun-Lî qui dépenpour la majeure partie de nos textes du gouverneur de Saggarâtu ; b) la rkgion de Terqa ; c) la régiode N Hubur n, soit le nord de l'alvéolde Mari (rive droite), qui se poursuit par le à canal de Mari à et qui est perturbke par les deux grands oueds de Miglâ et de Dê ; d) la régiodu nord-est de l'alvéolde Mari (rive gauche) qui est irriguépar des dérivationh partir du Habur. En réalitÃcomme on le verra, les textes de Mari (804) ne connaissent que trois réalità complexes mais senties comme formant des unitks :
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IRRIGATION ET TRAVAUX DES CHAMPS
- le canal Eîm-Yahdun.LÃque nous savons désormaiêtr le nom d'un canal qui va de Dê ez-Zor à Tell Ashara ; - le à canal de Mari È appelà aussi canal de Hubur, au moins dans sa partie nord, et qui est de la sorte râkibu (cf. ci-dessous), ayant sa prise dans la partie sud du district de Terqa mais alimentà aussi par le Wadi es-Souab et celui d'Abu-Kemal ; - le à canal du Habur È appelÃaussi simplement à Habur È qui est de la sorte râkibumet qui va au moins jusqu'à la hauteur de Suprum (Tell Abu Hassan).
saire d'enlever les autres dkpôt qui pouvaient se produire à d'autres endroits du cours du canal. Ces bouchons d'alluvions étaiendénommà kisrum, à obstruction à (787) ; (799). Il s'agissait d'un endroit oà le lit du canal se trouvait rétré (fi'âqum (793). Il fallait, enfin, compter avec la multiplication des roseaux dont la croissance formait d'épaibarrages naturels à l'encontre de la progression naturelle de l'eau (799).
LE SYSTEME DES CANAUX ET SON ENTRETIEN Les travaux à l'embouchure du canal représentenla tâch qui incombe aux autoritélocales prkalablement à l'arrivéde la crue. Il s'agit manifestement d'enlever les dépô de limon argileux qui se sont mis i l'endroit de la prise et empêcheraien l'alimentation normale en eau (786). Ce travail incombe à un officiel appelà nubanda3 id-da, ce qui devrait êtr lu en akkadien laputtzÃ~lâri(cf. A.454, cità à *Irrigation... È p. 124). Le laputtûnest bien documentà à côt du sugâgumcomme chef des corvéabledu lieu (cf. MélangeJ.-R. K., p. 151, n. b). L'existence d'une telle remise en éta- qui a l'air d'êtr annuelle - montre bien le caractkre pré caire du réseaet sa fragilitÃen cas de non-entretien. (799) raconte l'espoir qu'on avait eu, une annéede n'avoir pas à procédei de tels travaux, ce qui se révé en définitivtotalement fallacieux et f o r ~ aà affronter de faço précipitÃune tâch énormeDe tels travaux sont surtout mentionné par Kibrî-Daga et semblent concerner les prises d'eau du secteur de Terqa, à la fois celle qui servait à alimenter la régio de la Forteresse de Yahdun-Lîin lorsque cette dernièr dépendaiencore de sa juridiction, et celle du à canal de Mari È d'oh l'on en a déduique la prise du canal de rive droite pour l'alvéolremontait trks haut (à *Irrigation... È p. 125, n. 91). (802) montre cependant que l'engorgement de la prise d'eau étaiun fait généra puisqu'il parle de l'adducteur de Bisân nourri par la crue du Habur, donc dans la régiode Saggaritum, non de la Forteresse de Yahdun-Lîm (787) envisage six jours de travail pour cela. Outre ce recreusement (lia!â[um) il étainéces
La structure fondamentale servant à la fois à à faire monter le niveau de l'eau pour alimenter les canaux d'irrigation mais aussi i protégela prise d'eau contre un alluvionnement trop important, étaidésignÃpar le terme n~uballittum (transcrit aussi fautivement parfois muballittuin). L'accord n'a jusqu'ici pas étfait sur sa nature. Le terme a étenregistrà par XV, p. 218 avec le sens de à cage ou de à barrage ; CAD Ml2, p. 157 le traduit à barrage ; weir (in a canal) à et à cage P. En ce qui concerne son emploi en irrigation, J.-R. K., en dernier lieu, op. cit., p. 96, le considéreraivolontiers comme une sorte de réservoiranalogue au à balîtun , mais ce dernier est en fait à lire balîtum sur BL' et désignun bras mort du fleuve! Le systkme génér est à expliquer avant tout grâc à (803) et (804). On y voit que la muballittum fait partie d'un ensemble complexe. Ainsi, y en avait-il 6 de la sorte sur le Habur. Elles étaienchacune composkes de tarqullum. Ce terme signifie au propre le à mâde navire^. Il faut donc en comprendre la réalit comme une grande perche, voire un poteau, consistant dans un tronc d'arbre équarriL'en.semble des tarqulluin constituait ainsi une palissade qui étaile corps mêm de la muballittuin, terme que je rends dè lors par à barrièr È Par-devant, face au courant, ktaient entasséune multitude de fagots et d'arbrisseaux qui lui donnaient de l'épaisseuet la faisaient résisteau flot: ce renforcement nkcessitait pour le Habur un travail d'une dizaine de jours. Les différentemuballittum devaient dè lors former, d'une rive à l'autre, un systèm de semi-barrage qui, en constituant des barrikres dans le cours du fleuve, en faisaient monter le niveau, sans retenir toute l'eau du lit comme l'aurait fait un véritablouvrage. Une partie du fleuve continuait à s'écoulerle reste se trouvait pour ainsi dire prisonnier et s'en allait pour partie alimenter les canaux qui s'enfonçaiendans les terres. Cependant, une partie de la documentation montre qu'il y avait des muballittum qui, en arrêtan le limon, empêchaien que l'embouchure du canal ne fûcolmatke par les dépôargileux ; (793). On peut donc imaginer un systèm complexe oà une premikre sé Ã
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rie de pieux (muballittum), formant barrière brisait le courant. Relativement basse et sans doute à fleur d'eau, elle avait surtout pour rôl de crker une zone oà le flot, plus calme, se dkcantait grossikrement des klémentles plus lourds qu'il pouvait charrier, ce qui avait pour conskquence d'amener moins de limon dans le canal en le gardant dans le lit du feuve, ce que les textes appelaient ? a h d m ; cf. (793), n. c). On comprend pourquoi ce systèm étaiappelà à cage Ècar une muballittum est kgalement, par ailleurs, le systèm qui servait à transporter vivante une bêt fauve capturée (804) donne en outre l'information fondamentale que, selon Yaqqim-Addu, à le Habur, tout comme le canal Iiîm-Yahdun-Là et le canal de Hubur, fait partie de notre systkme d'irrigation È Le texte est post6rieur à la nomination de Yaqqim-Addu comme gouverneur de Saggarâtu et l'attribution du secteur de la Forteresse de Yahdun-Lî à sa zone administrative (halfum). 11 semble donc y avoir en tout trois grandes articulations. On ne peut cependant en d6duire l'absence d'un canal de rive gauche puisque les textes parlent du rdkibum de Suprum. Il existait donc un canal su% samment long pour amener l'eau depuis le Habur jusqu'à la hauteur du tell Abu Hassan. Cependant, on a l'impression que, si une structure aussi importante que le Nahr Dawrîétaidéjtoute entikre constituéeYaqqim-Addu devrait avoir une expression différentpour en parler et le présenteraicomme l'élkmenclef du systkme. C e passage paraîdkcisif pour donner raison à ceux qui mettent en doute l'existence, dks l'époquamorrite, à plus forte raison, dks la fondation de la ville de Mari elle-même d'un à canal de navigation*, reliant le Habur à l'Euphrate au droit d'Abu Kemal. Une lettre de Sidqî-êpu A.105, d'autre part, montre, tout à la fin du règn de Zimrî-LÃla mise en service du râkibu de Suprum et il faut en déduirqu'il est peu vraisemblable que ce canal allait jusqu'au droit d'Abu Kemal comme pourrait le faire croire l'observation naïv de la situation actuelle. La plupart du temps. les canaux d'irrigation de l'alvéolde Mari, tant sur la rive droite que gauche, sont dksignépar le terme râkibumlequel est une particularità du vocabulaire de Mari. Le terme a le plus souvent étmkconnu, mêm dans sa signification pour le systkme d'irrigation. En dernier lieu, J.-R. K., op. cit., p. 96, donnerait raison à D. Soubeyran, XXIII, p. 41 1-412, d'y voir à des terrasses alluviales consolidéesvoire des terrasses gagnéesur le lit d'une rivièr par remblai È Au propre, il signifie en effet à chevaucheur B. L'examen de ce qui reste des canaux aujourd'hui
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montre bien le pourquoi d'un recours à une telle dénomination vu la configuration de l'alvéolde Mari, il est nécessairde creuser le canal en surplomb pour que l'irrigation soit réalisken recourant à un systkme par gravit6 : à La caractéristiquprincipale d'[un tel] ouvrage est que, devant servir à irriguer les terres par simple gravitéil n'étaipas creusà dans la terrasse, mais construit en remblai sur celle-ci. La différencde niveau avec le fleuve étai de ce fait importante et la prise d'eau devait se situer assez loin en amont à (MAR1 5, p. 3 12). Une telle méthodrend inutile le recours aux instruments élévatoir du type shadoufs et d'autre part permet de capter à leur débouchdans la valléles oueds, les empê chant d'inonder la plaine de faço anarchique. Le réseades oueds étaisurtout préoccupanpour la rive droite de l'alvkole de Mari. (795) montre que le canal-râkibu étaicoupà par l'oued de Dê ou celui de Haqqat. En périodde crue l'apport d'eau pouvait faire s'kcrouler la paroi du râkibw du côt du surplomb et il ktait nkcessaire de le renforcer de ce côtk-l par d'énormelevéede terre. Un cas particulier est posà par l'oued fâdît(794) qui pourrait comme dans la régiode Qattunâ désigneun torrent intermittent. Si tel n'en étaipas le cas, vu sa situation dans la régiode Mari, il devrait recevoir une appellation. 11 pourrait s'agir de celui qui est entre le Wadi es-Souab et celui d'Abu Kemal, et je ne pense plus y voir une mégraphipour un faqîtumà canal d'irrigation È comme je l'avais trop vite corrigà dans à *irrigation.. . È p. 126, n. 96. Le takkîru(796), non plus, n'a pas étd'embléreconnu car il appartient surtout au lexique de Mari. J.-R. K., op. cit., p. 95 et p. 101, n. 19, le dérivde makârumà irriguer È(ce qui n'est pas bon phonétiquement!et en fait à un type particulier de canal à sans autre précisionD'aprks l'étymologi (nukkurum) et les contextes (cf. l'inédicità dans à *Irrigation... È p. 131), il apparaîque c'est un travail pour divertir l'eau. Chaque fois, le takkîru est mentionnà en fonction d'un autre canal, plus ancien. Ces structures représentenles seuls apports de l'époqude Zimrî-LÃau systkme déjexistant. De tels travaux nkcessitaient la mobilisation de toutes les forces de travail de la contré: (796) montre que pour le canal de dkrivation de Dê 2000 personnes ne suffisaient pas. La charge de travail demandait la mobilisation de travailleurs à la fois du district (les petits bourgs et les campagnes), de la régiode la capitale et du Palais (non seulement la force d e travail des domestiques gerseqqum, mais mêm éventuellemenles à travailleurs
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spkcialisé È) &ho identique de la part du gouverneur de Terqa (797) se faisant l'échdes plaintes des gens réquisitionné Un document exceptionnel, (798). de même montre que la moitià de toute la population de Terqa en étade travailler, soit 200 personnes, ne suffirait point h l'œuvr nécessairet qu'il faut faire venir des renforts depuis le district de Mari. (801) révèque, parmi les gens des campagnes mobilisépour ces travaux d'utilità publique, il pouvait y avoir des Benjaminites. Ces derniers ont effectivement des terres le long des canaux mais elles ne semblent pas avoir éttrks bien située(cf. ici même p. 516). Il est donc vraisemblable que les Benjaminites recouraient plutô à la technique des puits (daluwâtu; cf. pour la régiode MiSlânXXVU 1, p. 337-339 et à *Irrigation... È p. 128-129) pour leurs besoins en eau, ce qui expliquerait leur manque total d'enthousiasme à participer à l'œuvr commune. Les plaintes de Yaqqim-Addu dans (804) montrent qu'en certaines occurrences graves les trois gouverneurs du centre du royaume devaient unir leurs forces. C'est naturellement la rkgion de la capitale qui ktait prioritaire et ces secours étaienun surcroîconsidérablde travail en plus des nécessitklocales, sans que les autres provinces eussent la réci procità attendue, comme le montre en l'occurrence la sourde oreille que fit Bahdî-Lî
Les travaux a la prise d u canal.
Dis à mon Seigneur : ainsi (parle) Kibn-Dagan, ton serviteur. Dagan et Yakrub-El vont bien. La ville de Terqa et le district, çva. Les champs du palais et des particuliers de mon district vont bien/(ç va)^. Mes commandos d'intervention sont renforcésPour le mois, j'ai fait prendre le présagen deux foisa) pour le salut de mon district. Les présageque j'ai obtenus sont sains. Que mon Seigneur soit ~ o n t e n t ! ~ ) Autre chose : à la fin du mois d'Abum (iv), j'ai rassemblÃ
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la population servile et les petites gensc) qui se trouvent dans la ville et dans le districtd) et de conserve avec les districts de Mari et de ~ a g g a r à ¢ t u je in~ me suis mis à ouvrir l'embouchure du canal de ~ a r i ^ *Cependant, . avant de me mettre au canal de Mari, j'ai épuistoutes les eaux du canal ISîm-Yahdun-Là pour le district d'amont, me disant : à Avant que les champs des campagnes de Terqa soient irrigués2g) maintenant qu'il y a de l'eau à disposition, il faut que le district d'amont "boive" afin que par la suite il n'y ait pas de motif de protestation! n Depuis Zibnatum jusqu'à sânipâtumh ce district-ci a "bu" pour la totalitk des champs de ses campagnes. Les particuliers tout comme le palais.. . aprks l'irrigation.. . dans les champs des campagnes de mon district. Le reste.. . A.. . Autre chose : un homme est arrivÃ[à Terqa. Il m'apportait une lettre d'ISme-Dagan, disant : à Tous les rois du pays du Subartum sont rassembléavec mon Seigneur et l'armése trouve réunie3 VoilA la bonne nouvelle qu'il m'a apprise. Moi-mêm et les Anciens de la ville, par-devant Dagan, nous adressons des priè resi) pour mon Seigneur et ses arméespour que Dagan marche au-devant de mon Seigneur et de ses armées A l'heure actuelle, les rois du Subartum sont réuniet de vastes armée se sont réunieà mon Seigneur. Alors, que mon Seigneur brcle une des villes en tant que meurtrière ou bien que l'armése rassasiek) d'une ou deux villes, mais que le butin soit apportÃaux différentpalais4. Ã
2 . L. 22 : la-ma a-sa a-g[Ã r-h.ru]
im-[ml-ka-1x1.
3. L. 2'-4' : pp*-p\i* li]f-ine-dd(i-ganu[h^*-lumuin-ma-mi], lugal-mes à [su-bu-uni]. fa nia-u-ut fu-bu-ar-tini k\a!-li-.%-iiu], it-i / ~ c - / i - ipu-a//-ru u
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(Texte fragmentaire de 5 1.)
à l'avenir, qu'il voit. . .
a) Il veut dire qu'il a fait une têrtui pour connaîtrl'avenir et une têrtw de confirmation (piqittum). Pour ce mkcanisme, cf. XXVUl, p. 46 sq. b) Cette restauration est proposéparce que la copie semble indiquer la présencde signes supplémentairesPratiquement, cependant, on n'attend plus rien, aprè les salutations d'usage. c) Pour l'expression ~ e h r u m~ e h e r t u msignifiant la totalità des petites gens cf. XXVI 38, n. b) et 171, n. d). Le moulage permet assez de place pour une telle restauration, sur la partie droite de la tablette. d) La mention de la ville et du district semble assuréd'aprks (800) et (825) oà pour les travaux au à canal de Mari È on parle du ~ à ¢ b aêpiftan f a h a l ~ i mu dumu-mes ~ e r ~ a kSii .un parallkle doit êtr fait entre les deux textes, le ~ à ¢ b u iêpiftu correspond à la population servile, sans doute les à esclaves du palais employé par les administrateurs royaux sur les champs exploitédirectement par le palais. e) Une telle restauration est proposéà cause de la place encore disponible & droite de la tablette, d'aprks le moulage. La lettre A.454 du gouverneur de SaggarâtumSumhu-rabi, atteste d'ailleurs qu'il envoie des gens tout comme le gouverneur de Terqa pour des travaux sur le canal de Mari È Cf. à *Irrigation.. . p. 124. f) Pour la mention de ce canal qui ne désignpeut-êtr pas toujours la mêm réalità cf. outre (800) et (825). A.454 citÃn. e). g) Au lieu du inaqâtumque j'avais restaurà dans les Mélange Ã
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(?)], [li-if-ru-upif-+-en
J.-R. K., je pense qu'un recours & makârum irriguer È serait meilleur. h) Pour la situation de Zibnatum, étapnormale entre Terqa et Dûr-Yahdun-Lî cf. XXVU1, p. 117 n. c). Au contraire Sânipât semble êtr en amont de Dûr-Yahdun-Lî& en juger par (787). i) Pour cette expression, cf. III 17 : 20 qui peut êtr du mêm moment. Or ce texte mentionne l'arrivédes biens de Qarnî-Lî certainement aprè la mort du roi d'Andarig. j) Texte différendes MélangeJ. -R. K. k) Pour l'idke de consommer du butin È cf. III 16 : 11-12. 1) Le texte semble dire : à Que [mon Seigneur] . .. sa sÅ“ur Je ne vois pas qui pourrait êtr cette femme, sÅ“u de Zimrî-LÃou d'ISme-Dagan. Un verbe halâTu ou équivalenm'est inconnu. Ã
Bibliographie: republià en partie, aumentà de son joint, M.5148, par J.-M. D., MélangeJ.-R. K., p. 156- 157. Note : ce texte doit êtr du moment oà Iime-Dagan reconnaîla suzerainetÃde Zimrî-Lî donc de ZL 10'. La fin de la lettre m'est obscure. Le gouverneur semble demander au roi de pallier les dkîi cits des palais grâc & un butin en personnes, une fois un ou deux exemples accomplis. Il semblerait qu'une expéditiopunitive ait kt6 réalisÃcontre des gens menacéd'un massacre généra
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2-lu-nia 2 ci-lu-nt!-e.[gi-bu-uui li-1.J-Mi-niu&cillu-tuin a-nu é-kdl-lu-né[li-in-na\-si.
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785 [XIII 1181 Dis mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Dagan et Ikrub-El vont bien. L a ville de Terqa et le district, çva. (Lacune de 4 1.) J e dois faire le travail de l'embouchure du canal d e Mari. D'autre part, au sujet des esclaves fugitifs d e Turrunû gâmila)d ' ~ t e l - ~ à ® - S aet m ad e ses compagnons, sujet d e la lettre d e mon Seigneur, j'ai donnà des ordres en bonne et due forme, selon la missive d e mon Seigneur, aux commandos d'intervention des rives gauche et droite. J e n e montre nulle négligence a) Le NP signifie : Le dieu-Turrunà est bienveillant. Le théonym se présent en fait comme un nizbà sur un nom géographiqu*Turrun qui peut n'êtr qu'une variante du nom du Turran, un des cours d'eau qui formaient la Diyala. XVU1, p. 206 a proposà de retrouver ce NP dans VI1 139 : 7. La collation permettrait effectivement de lire [SUI-ru-nu-um-ga-milet attesterait une forme Surrunûmavec alternance s/t à l'initiale. Le dessin offert dans MARI 2, p. 104 conviendrait en effet plus à un SU qu'& un SI, comme nous l'avions primitivement pensà D. Ch. et moi-mêmeibid., p. 80. Ã
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786 [II 831 Dis a mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur.
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M o n Seigneur m ' a envoyà une lettre à propos du fait d e (re)creuser l'embouchure du canal6. Depuis c e jour, je campe à l ' e m b o u c h u r e m à ª m d u fleuve e t j'exécut c e travail. Aujourd'hui mon Seigneur m ' a écritdisant : à Rejoins-moi avec les Anciens des ~ e n j a m i n i t e s Ã~ .Aujourd'hui, le jour ou je fais porter cette tablette d e moi chez mon Seigneur, vers l e soir, je dois bloquer les eaux8. Mais je ne pourrai e n garder le contrôlea à 2 cannes 1/39. Jusqu'à présentles Anciens des Benjarninites ne se sont pas rassemblésJ e m'en vais les faire convoquer^Ob). Autre chose : Abî-Daganserviteur de mon Seigneur, ainsi qu'un messager, m e sont arrivéd e chez les ~ u r u k k à © e .n s ~ Bibliographie : cf. MARI 5, p. 215-216. Note : le sens de la lettre est que le gouverneur de Terqa ne peut prendre pour l'instant la têt des notabilitébenjaminites, accaparà qu'il est par la surveillance des digues. D'ailleurs les chefs coutumiers atttendent une convocation en rkgle. a) Le texte semble documenter le verbe lâ[un; cf. pour ce passage, MARI 5, p. 215-216. Le sens de kullû doit êtr ici de retenir l'eau dans le canal principal pour en faire monter le niveau. On veut sans doute le mettre suffisamment en eau pour en permettre la navigation. Pour kullûm à bloquer l'eau È cf. S u m e r 14, p. 73, n048 : 8 (CAD K, p. 102b-103a). b) C A D $12, p. 362, a proposà que l i - f a - a - s u - n u - t i - m afûune forme II de Se'ûmLeur seul autre parallkle de la sorte écril i - f a m a , P B S 112 5 9 : 16 est tout aussi suspect. Si à § l G - n a g a rde ' ce dernier document, vu le contexte, est une graphie non orthographique de lG-nagir, une lecture A partir de f a s à » s'imposerait.
7 . L. 10-1 1 : um-mu-u-mi qii-du*-[um],1~-Su-g4*-a su du[rnu-me$la-minu], ku-US-[dum]. 8 . L. 16 : u-nu pli-ni niu-.fi-in!me-e ti-k[u*-al-101 9 . L. 17 : me-e .Fu-nu-ti2* 1/3* gi i-ul 11-lu-t\Ù*-ani]
1 1 . L. 23 : is-tu tu-ru-uk-ka-i(YU LM).
Dans le contexte de (786), f a s à » m à convoquer^, en tout cas est attendu; f e ' à » signifie plutô à partir ?I la recherche de et son emploi signifierait donc que le gouverneur compte quitter la surveillance de la montke de l'eau, ce qui n'est pas le cas. Ã
787 [III 41 Dis ?i mon Seigneur : ainsi parlent ~ a t à ¢ r - ~ s d Ãe t» Kibrî " Dagan, tes serviteurs. Nous avons entrepris un travail d e 6b) jours, à l'embouchure du canalc). L e 7e jour, nous laisserons (passer l'eau)d) vers SânipâtuA cette ville, 2 jours, nous nous mettrons au bouchone) dont j'ai parlà à mon Seigneur. L e 10e jour, nous laisserons passer l'eau mais nous la barrerons0 ?i l'endroit de la Forteresse d e notre Seigneur Yahdun-Lî: la Forteresse d e notre Seigneur s'irriguera. Nous, nous allons entreprendre notre travail^). Note : le texte doit dater des annéeZL 3' ou 4', à en juger par la réuniodes noms des deux expéditeurs a) C'est la faço la plus simple de restaurer le NP d'aprè les traces. Il doit donc s'agir de la variante ouest-sémitiqu bien attestépour ItÛr-Asd (cf. XXVIII, p. 4 et p. 254), ce dernier étan déjgouverneur de Saggarâtumpuisqu'il intervient en amont de Terqa (cf. n. c), ce qu'il n'aurait pas fait s'il étaiencore A Mari. b) Malgrc? l'uniformità d'expression, les dates ne sont pas toutes sur le mêm niveau, à 6 et à 2 reprksentent un temps de réalisationà 7 et à 10 È des dates précisedans le mois, comme un calcul évidenle montre ; pour ce genre de problkmes, cf. D. Fleming, M A R I 8, p. 675-692. Cela joint A la dernikre phrase montre bien que l'on se trouve le ler jour d'un mois. c) Le travail se trouve dè lors en amont du canal ISmYahdun.Lîmdonc dans la province de Saggarâtum d) 3 à » f u r u employc? absolument doit avoir le mêm sens cependant qu'à la 1. 9, comme le propose J.-R. K. Le travail (considérable!A l'embouchure du fleuve a dà consister ?I supprimer le bouchon de dépôalluvionnaires qui empêchaien le canal de se remplir. e) Le kisrum ne désignpas ici une digue (J.-R. K. : maintenu Ã
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12. L. 3 : um-mu fit11*-[tur-d.~-tlu\-um.
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dans son dernier article, op. cit., p. 95-96 : à une forme particulièr (ce qui à noue È le canal et limite de barrage È mais ce qui rétréc le bon écoulemendes eaux (CAO K, p. 441b, traduit justement obstruction in a canal È ; cf. tout particulièremen III 5 : 49. Il doit s'agir peut-êtr non plus d'un bouchon alluvionnaire mais d'obstacles dus à de la végétati de roseaux. E p à ª f u avec k i m ne signifie pas à construire ou renforcer mais à agir sur ; cf. CAD K, p. 441b. f) Il faut déduirde ce passage que Sânipât est entre le fleuve et la Forteresse de Yahdun-Lîm Le travail consiste h faire aller l'eau jusqu'à la Forteresse mais pas au-delà g) J'interprèt cette dernièr phrase comme à nous allons réali ser le programme exposÃÈ On pourrait aussi comprendre : à Alors, nous retournerons à nos propres travaux. Ã
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effectivement. Si les canaux dont il parle se trouvent en fait bien postérieurà l'époquamorrite (cf. p. OO), la à quantitÃd'eau qui y coulait effectivement devait êtr encore moindre! Un sens négatide sekêrum en accord avec le sémantismnaturel du verbe, est toutefois discernable dans les textes, mais dans certaines conditions. Une lettre (XXVI 107) montre un devin ouvrant (1. 3' : ipte) un canal, prétendumenavec l'autorisation du roi, pour pratiquer la pêche Le commentaire de la dénonciatric est clair : à Ce champ étaidepuis longtemps fermà (seker). x C'est pourquoi la mise en eau du canal étaisous la surveillance d'un sêkirum Ce fonctionnaire, à bien distinguer du laputt2 n à ¢ r i évoquci-dessus, et dont le nom signifie au propre à fermeur a souvent étimproprement traduit par à éclusien. On se reportera, en dernier lieu, aux considérationde A. F., à Les pratiques de l'irrigation.. . dans Techniques et pratiques. .., B. Geyer éd.p. 147-149. Il devait êtr le technicien proprement dit capable de faire monter localement le niveau de l'eau. Cela néces sitait la connaissance des lieux d'oh il étaipossible d'irriguer des terroirs précisans que la pression de l'eau soit trop forte sur le systèm de digues. Il devait certainement êtr capable de la calculer, comme on s'en rend compte à ce que disent certains gouverneurs qui prévoienjusqu'à quel point ils pourront résisteà une crue ou à la pousséde l'eau ; cf. (786). C'est pour cette raison que son titre étaicelui de sêkirum non de *nzupettûrr ou analogue! Il est vraisemblable, d'autre part, que le sêkiru devait avoir la connaissance des lieux à ne pas irriguer et des quotas d'eau allouésmais de cela on ne peut que faire des suppositions. En tout cas, des textes comme (807), (828) et (829) sont là pour ' montrer qu'on ne s'improvisait pas sêkiru et que sa présenc étaiindispensable : à Un Habur sans responsable de l'irrigation est (pour ainsi dire) à sec. x Ã
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La fermeture et l'ouverture du canal. Les techniques de l'irrigation recourent à un vocabulaire complexe dont la compréhension'est pas totalement élucidé On commence par à mettre en eau le canal, c'est-à -dir à laisser aller (l'eau) (sûfurum)Puis cette dernièr est stoppéà un endroit (sekêrum III 4:16), apparemment pour que le niveau de l'eau monte localement et qu'on puisse mettre en eau les à rigoles (atappum). J.-R. K. considèr l'opératiocomme signifiant tou. jours à ne pas donner l'eau op. cit., p. 97, ce qui ne me paraî pas le cas. à Stopper l'eau se dit de deux faqons différente: mi2 sabâtumexpression pour laquelle on se reportera à B. L., FM [Il, p. 98, revient à signifier à colmater une brèch ; en revanche, mà kullû semble avoir le sens d'arrête la distribution de l'eau pour à mettre en eau le canal (786). Tout cela indique que la profondeur de ces canaux n'étaipas grande et que la plupart du temps les atappum étaienau-dessus du cours de l'eau ; cf. la description qu'en donne J.-Cl. Margueron, BSA, p. 57, aprè avoir mentionnà l a massività du canal d'irrigation (largeur jusqu'h 108 m. hauteur des digues latéralejusqu'à 2,50 m, largeur du chenal central 15 m à sa base) : à La hauteur de la lame d'eau ne dépassaipas 50 ou 60 cm sur une largeur de 3 ou 5 m. Il y a donc une disproportion assez étonnantentre l'importance de l'ensemble de l'ouvrage et la petitesse de la partie utile ou, si l'on veut, entre les dimensions du chenal apparent et la quantità d'eau qui y coulait Ã
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A mon Seigneur, dis ceci : ainsi parle Yasmah-Addu, ton serviteur. A u sujet d e Tuttul, auparavant, lorsque Lâ'ûM à ¢ i u et MâSiys'étaienrendus chez mon Seigneur, mon Seigneur leur avait donnà la mission suivante à Donnez en totalità les eaux du Balih à Tuttul pour qu'on y cultive une vaste emblavurea). A serdâb)le territoire est
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exigu et éloignà L e grain qui, à présents e trouve e n c e lieu, qui le prendrac)? Au lieu d e Serdâon doit cultiver les champs d e la campagne d e Tuttul. D Voilà c e que mon Seigneur leur avait donnà comme mission. D e fait, une vaste emblavure est cultivéà Tuttul. Mais, 11"ûrà allant 2 Zalpah, a interrompu le coursd) des eaux d u Balih, et a chassÃles responsables des cultures que j'avais installéen cet endroit. Alors, je lui ai écriet il a répondd e cette faço: à Est-il pensablee) que j e fasse cela sans l'aval d e mon supé rieur Iskur-lu-ti(l)'? C'est Iskur-lu-ti(1) qui m ' a donnà d e s ordres et j'ai interrompu le cours des eaux. à VoilÃc e qu'il m ' a répondu Peut-il exister une rivièr sur laquelle deux hommes aient autoritéMaintenant que l'on a là -ba interrompu les eaux d u Balih, que peu(ven)t faire sans eau (les gens de) Tuttul? E n outre, mon Seigneur le sait, depuis toujours Zalpah dépend e Tuttul. A présentpourquoi (les gens d e ) Z a l p a h l e conteste(nt)-il(s)? Il faut que mon Seigneur envoie des instructions en bonne et due forme à Iskur-lu-ti(1) pour que (les gens de) Zalpah ne le conteste(nt) pas. Ils donneront en totalità les eaux d u Balih 2 Tuttul (et) les champs d e l a campagne d e Tuttul seront tous mis en culture. Bibliographie : lettre(s) publiée(spar G. D. dans à Le site de Tuttul-sur-Balih RA 68, 1974, p. 25-34 ; repris par P. V., MARI 5, p. 591-596. Note: Ili-ût dont l'intervention intempestive est ici critiquéest surtout mentionnà par la correspondance d'ISkur-lu-til, éditÃpar P. V., MARI 6, p. 559-566. 11 est possible qu'au moment de cette lettre il ait éten poste à Serdâ a) Outre le commentaire de P. V . , art. cil., on se reportera avec profit à la description du Balih, tel qu'il se présentaiencore dans la premièr moitià du x x e siècl : à Aprè avoir traversésur un kilomktre environ, un bassin naturel encombrà de grands nénu phars, le Balikh devient une petite rivièr large de quelques mètres aux eaux sales, serpentant en méandrecompliquésvers le sud, en direction de l'Euphrate. Bien que peu large et peu profond, È
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il est difficile à traverser car ses berges sont de terre croulante et son lit boueux. 11 est coupéde distance en distance, par des barrages rustiques alimentant les canaux servant 2 l'irrigation des cultures des riverains. La présencde ces canaux sur les deux rives augmente encore la valeur de l'obstacle qu'il représenteSon débi est peu important. Saignà par ces prises d'eau successives, il va en s'appauvrissant et, sauf en hiver à la saison des pluies, atteint rarement l'Euphrate. II s'arrêt en génér au-dessous de Tell Sman, à 30 kilomètre environ au nord de Rakka. aux deux tiers environ de son cours^, dans Cmdt Victor MüllerEn Syrie, avec les Bédouinsles tribus du désertParis, Ernest Leroux, 1931. b) L'itinérairpublià par W.W. Hallo, à The Road to Emar È JCS 18, 1964, p. 57-88, montre que cette ville étaisituéen aval de Zalpah. G. D., art. cit., p. 27, proposait une identification avec Tell ZeidânLe présentexte montre en tout cas que l'irrigation de Serdà est celle qui est la plus dommageable pour l'approvisionnement en eau de Tuttul. Si l'on se reporte à la citation de la note précédent Serdà devrait se situer dans la régiode Tell Sman. Le nom de la ville a vraisemblablement un rapport étymolo gique avec le nom de l'olivier, serdum, et c'est dans cette probabilità que j'ai adoptÃla lecture à Serdà On notera dè lors la diphtongaison ZI-ia-ar-da^1 qu'atteste XX111 625: 4, sans doute à interprétecomme un pluriel, < les Oliviers È c) Le verbe leqfii?~a sans doute ici un sens fiscal. d) L'emploi du verbe sekêru ne signifie pas qu'il a interrompu le cours vers l'aval par hostilità envers ~ u t t u lmais pour procédeà une irrigation locale. Cette nouvelle mise en culture s'accompagne d'ailleurs d'une appropriation des terres et de l'expulsion des surveillants locaux pour en installer d'autres. e) Natfi signifie en m. à m. : à il est convenable ... mais le sens modal implicite à serait-il convenable.. . revient à dire : à II est impensable que j'aie ainsi agi sans l'aveu de mon supérieur >> È
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Lanasiîm ton serviteur. Les Uprapéenont entreprisa) d e donner leur accord aux gens d e Tuttul en c e qui concerne la libre circulation des eaux d u Balih, mais en leur disant13 : à Puisque Zimrî-LÃne veut 13. L. 8-9 : me-e su bu-li-ihÂpf-su-nu id-di-nu,à ki-a-aiii iq-hu-.Yu*-[iiu"]i*-im*.
IRRIGATION ET TRAVAUX DES CHAMPS
pas vous donner libre circulation de l'eau^, donnez-vous complètementbà nous que nous vous donnions complètemen les eaux du Balih. N VoilÃce que les Upra@ens ont dit et c'est la raison pour laquelle les gens de Tuttul ont levà leur lancec) et se sont rebel16~15. Autre chose : c'est ~ a . ? à » b - ~ aqui ~ aa nfait ~ tenir des propos rebelles h toute la ville contre mon Seigneur. Il ne faut pas à proque mon Seigneur montre de la négligencà réfléchir pos de ces faits. Bibliographie : texte éditpar G. D., RA 68, 1974, p. 30. Note : ce texte comparÃ& (788) montre clairement que le domaine propre des Uprapéencorrespond & la régiode SerdÃet de Zalpah de l'époqu éponymalecelle d'oà l'on contrôlai le cours d'amont du Balih ; or, c'est Ahunà qui est entre-temps devenu le grand centre benjaminite de la régiosous Zimrî-Lî a) J'ai gardà la lectio difficilior de leqzî signifiant CC entreprendre et construit en hendiadys ; voir en dernier lieu XXVII, p. 186, n. b). On peut naturellement aussi lire il--kunim comme l'avait fait G. D. b) Cette expression [êrr~agummurum est documentépar XXVI 449 : 15 oà elle a éttraduite par à ne rien cacher ; dans XXVI 362 : 45, elle l'a étpar à envoyer un rapport complet È On voit donc qu'elle se réfè il la notion de [êmu gamrum que l'on a déj souvent remarquà êtr la plupart du temps adressà à un supérieu par un inférieurTêma gummurum ana N P doit donc marquer l'inféodatio de quelqu'un & quelqu'un d'autre, d'oà la traduction à se donner complètemenà qui a étici adoptée c) Pour cette expression à lever la lance È signifiant à entrer en rébellioÈ on se reportera il XXVII1, p. 172, n. a). L'expression se retrouve encore & Emârà époqumédiobabylonienne d) Pour cette personnalitÃde premier plan de Tuttul, cf. tome 1, p. 158-159 et (339, n. c). Ã
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ton serviteur. Dis h mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan Dagan et Ikrub-El vont bien. La ville de Terqa et le district, çva. . fermer le J'ai expédila troupe depuis ~ e r ~ a l. .^pour canal de.. . Moi, ici, je ne montre nulle négligencpour irriguer les champs des campagnes des environs de la ville.
791 [III 761 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Le jour oà j'ai fait porter cette tablette de moi chez mon Seigneur,. .. (Lacune de 3 1.)
. .. a fait aller à nouveau droit les eaux à l'intérieur du canal 1 5 à ® m - ~ a h d u n . ~En î outre, m ~ pour ma part, je vais en faire nettoyerb) l'intérieudes broussailles (qui s'y trouvent). Que mon Seigneur se réjouisse19à l'audition de cette tablette. a) Il est possible que fûmentionnédans la cassure du texte l'actività du gouverneur de Saggarâtu & qui incombait la régio d'amont. Dks lors le texte devait précisejusqu'h quel lieu l'eau pouvait désormaiarriver. b) J.-R. K. a compris ?ûra unawwar, à Je vais faire brûleles joncs È sens maintenu dans CAD Nll, p. 217a. A Mari, cependant nuwwurum a le sens de à faire les préparatifd'un rituel È pas d'Ãallumer un feu pour un rituel comme cela semble le cas il époqurécenteJe préfkrdonc adopter pour nuwwurum le sens neutre de à nettoyer È Ã
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14. L. 12 : [mie-e u-ul it-wu-u[s!]-kt-ru-ak*-/ku-nu-fi-in1 15. L. 18-19 : l]C-me$ tu-ut-\t\u-[l]i-y& urudu*-KAK* :\G\*-su-nu, [il.?su-u à ru*-e-em-&nu if-n[e-tiJ. 16. L. 23 : be-ll a-fui riil-1 ~(il-rull.
17. L. 9-10 : if-[tu ter-qu^], SU-[hu-nm. . , J 18. L. 11 : fmel!-e i!-[nu li-ib-hi]. 19. L. 19 : be-ll li-\ih-du].
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IRRIGATION ET TRAVAUX DF,S CHAMPS
LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE MARI
à enlever beaucoup de terre 24.. . sur 2 ou 3 c o u d k e ~ ~ ~ (Lacune.)
Les travaux d e réfectiod u canal.
. . . la Forteresse de Yahdun-Lîm. . et ce district s'irrigueront. Moi-mêm avec mes gens, depuis là -bas^ je m'occuperai de l'intérieudu canal. En 10 jours, je nettoierai0 les roseaux et les broussailles jusqu'à Terqa et, lÃoh se présenter à moi du rétrécissemen je lenièveraiJe ferai faire un travail solide en sorte que l'eau d'arrosageg) ne soit nulle part refusé et que les particuliers ne connaissent point la Il faut que mon Seigneur écrivdes consignes préciseà Bahdî-LÃet Yaqqim-Addu ; jusqu'à ce que je sois arrivÃau droit de Terqa, leurs gens ne doivent pas se disperser. a) Dans l'expression k a l a k k a m n a s à ¢ h u mk a l a k k u m désign manifestement ici par métonymiune quantitéet n'a pas le sens pr6cis de à silo D. b) Pour cette rnuballittum, cf. l'introduction ci-dessus. c) Le verbe a kt6 lu Sahâtu ( A ) par CAD ¤/1p. 84b, et compris à to drain È L'6diteur traduit : à There is no barrage for that canal to let the silt drain into the large canal. à Le propos des Mariotes me semble avoir 6tà exactement le contraire. Ce qui compte aux yeux des Mésopotamienn'est pas ,l'apport en limon fertilisant (comme cela se passe pour le Nil en Egypte) mais une alimentation en eau. Il faut simplement retrouver ici le verbe iahâtuitz << ôteÈ Il n'est pas 6tonnant que les lexiques glosent cet emploi agricole de SHT par à laver à (raizdsurn, m e s a m ) . d) id-da gai désignici l'Euphrate, certainement pas le canal principal, comme le pense C A D Ml2, p. 157b, à large canal È Jamais on ne distingue en effet le corps principal du canal ISmYahdun.Lîde ses branches efférenteen l'appelant à majeur ou analogue. e) à iS-te-eK pose u n problkme. Dans son kdition, J.-R. K. a
792 [XIII 1201 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Le travail sur le canal de.. ., (va) depuis Hâ.. jusqu'au côt du.. . Ce travail représentquelque chose de considérableOr la crue arrive"... Par contre, les gens (disponibles') sont en moins grand nombre. Parmi eux, Mut-. . . et Ahu-. . . se trouvent chez mon Seigneur. Il faut qu'aujourd'hui mon Seigneur donne des instructions -. la troupe qu'ils représentenet qu'ils vienpour qu'on expédi nent nous aiderL1.
793 [III 791 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Dagan et Yakrub-El vont bien ; la ville de Terqa et le district, $a va. Autre chose : pour ce qui est du travail sur le canal Isîm Yahdun.Lîque je devais faire entreprendre, le 5 du mois d'Abun1, j'ai entrepris ce travail. Il est tout à fait considérable Je vais faire procédeà de trks grands travaux de creusementa). A ce canal, la barrière-muballitti~mbqui évacuaitcle limon argileux vers le fleuve22d), n'existe plus et cela a fait que le limon (en) a rétréci (le cours) du côt du fleuve23. Depuis en face de Sânipâtuj'ai entrepris ce travail et j'ai commencÃ
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20. L. 8-9 : si-ip-ru-um flii-ii inu-wf}, [il itii]-/II*-È\à i-la-uk]. 21. L . 11-20 : il ~u-/7[u-lilli su-II],Su-t[u-ulll-t~-lIl, 1-liii su-[l7i-itll .fll-~-liI. mu-ut-[... \ il u-li\u*- . . . ] , ititi-liu-u[r be-l(-iu\,w i i - d - b [ u i-lia-iiii-na\.he-11' l[i-wu-e-el'\, ,FU-bu-fu-iiu [li-if-ru-du},il tap-pu-u\t-ni 11-il-11-ku]. 22. L . 1 2 : M pi-ru-aiii u-lia id-da gal i-.fu*-[u/i-/i1o-f11 ; cf. v. S . , Or 21. p. 86. [id-da galle uss-te-eq. 23. L. 13 : ~i-uli-lm-uf-,fi-ttiufeyi'u-uni u-ILCI
24. L. 16 : [ka-lu-ka-tim itii-su]-lia-uin ur-tu-[ub]; cf. 1. 10 25. L. 18 : [6-lu-mu 3 i-iia] uin-mu-ti[ni]. 26. L. 3' : a*-[IIU-ku qu-du]-umsu-bi-iu if-tu af-ru-nu-uiti.
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27. L . 8'-9' : Sa me-e s~i-lu-ulia-iu-nu-um-& k e - I I UU I ~rIe - e - e r n ; cf. v. S., Or 21, p. 195.
lana-uk-li-itri,il m u - 6 ; -
IRRIGATION ET TRAVAUX DES CHAMPS
Bibliographie : cf.
compris qu'il s'agissait d'une forme de f a t à ¢ q u m *il a sectionnÃÈ ce qui ne convient ni à la morphologie (¤T est en a h ) ni au sens. XV, p. 265 le dérivd'un 2qu111 Gt = à avoir accumulÃÈ AHw, p. 1215b le fait venir d'un ?êqu à (Lehm mit der Hand) glatten à (lisser le limon avec la main), dont il serait le seul exemple en dehors des listes lexicales. Les dernikres considération h propos de ce verbe se trouvent dans K.R. ~ Misc. Bab., p. 303-304. Le Veenhof, à Sag-il-la = s a g g i l à »dans CAD 512, p. 308b corrige en lisant tëra ana ~[D.DAG a n]i-if-teiq, mais sans comprendre (We have.. . the silt into the large canal) ; cependant l'autopsie de la tablette montre que devant le 15 c'est un GAL non un NI qui se termine. Les contextes parallkles appellent cette réalitconsistant en un bouchon de limon-fêru (cf. J.-R. K., RA 45, p. 130) le kisrwn. Le plus simple est donc de comprendre us.v-te-eq(parf. II) ou is-te-eq (parf. 1) et de dérivecette forme du verbe siâqum à êtr étroiÈ avec accusatif interne. Les traductions sont h ajuster selon que l'on se trouve dans un systèm II ou 1. f) Le verbe harnflnlurn, à rassembler È a ici le sens de à collecter les ordures È qui se retrouve dans l'arabe h à ¼ n l ~ ~Ãlbalayer, a nettoyer avec un balais È tout particulikrement un puits; cf. Kazimirsky, Dictionnaire d'arabe. 1, p. 628b. g) Cette expression mà sulluh se présentde faço figétout comme le bulluk à apurement È de certains textes administratifs ; cf. MARI 3. p. 260-263. Pour le sâlihunljardinier des environs des villes, cf. XXVII1, p. 339. n. 20.
794 [VI 51 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. & ~ u b u r b ) qui , formait le devant des anciennes La avancéesa basculà dans le torrentc). Cela a réduil a capacità standardd) e n eau de 112 coudée28L'ayant appris, j'ai levà une troupe d e 40 personnes à Appâ et Humsâ et j'ai entrepris c e travail. Maintenant, je vais briser cette pierre et faire retourner demain ces eaux & leur capacità standard d'irrigatione) : l'eau ne manquera nullement pour Mari.
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'"Irrigation.. . È p. 134.
a) Le passage a étfort discutéJ.-R. K. comprenait à la (construction en) pierre à ; CAD N l , p. 91a à the stone (dam) È CAD N 2 , p. 189a, garde cependant la traduction primitive de J.-R. K. par à piles de pont È en comprenant à opposite the old piers (?) È La notion de pont est désormaidocumentédans la régio de Mari sous le nom de titurrum, et l'onomastique documente le *tatur/tutar abnim, qui a des chances d'êtr un à pont en pierre à ; cf. NABU 87/78. Il est peu vraisemblable néanmoinque (794) parle d'une telle réalità Dans son compte rendu de VI, L. Oppenheim, JNES 13, p. 147, avait voulu, de son côtÃy retrouver un terme technique a p p u documentà h l'époqunéoassyriennelequel est cependant désor mais enregistrk par C A D A l l , p. 4b-48a, S . v. abbu, à affouillement à (wash out). AHw, p. 5b, qui enregistre lui aussi cet abbu, le comprend comme à une fondrikre avec des plantes aquatiques à (Morast mit Wasserpflanzen). En ce qui concerne le terme mariote, il s'agit certainement d'un seul gros bloc de pierre erratique, sinon, on ne comprendrait pas la mention à § j vais la briser> de la 1. 13. Il est donc vraisemblable que, minépar le courant de l'eau, la grosse pierre a basculà dans le chenal et l'a obstruk. Un parallkle obvie h cette description de paysage se retrouve d'ailleurs dans A.1948 ( < L e culte des bétyleÈ XXVIl3) : 6 qui parle de à la grande pierre du Cap de Dagan> (na4 ma-ut-tum i-na ap-pi-im f a ^da-,qan) et que l'on devait transporter h Mari pour le culte. Ce terme à cap à (au propre nez È) encore bien documentà par l'arabe 'a?& est certainement celui qui est h l'origine de la dénominatiode la ville d'Appân proche de Mari. Il faut donc comprendre que l'on a ici la description d'une modification du paysage géographiqueEn basculant dans le torrent et en le bouchant, le rocher a mis fin h un coude naturel qu'il provoquait, d'oh l'expression appà labîrûtià § l e anciennes avancéeÈ Le ruisseau tadîtu qui venait buter sur cette grosse pierre devait donc former un coude pour la contourner. C'est ce détou qui est appelà appum. Le rapprochement opérpar L. Oppenheim peut êtr gardéRien ne légitimune lecture a b b u m avec des sonores. La notion d'e affouillement à établide faço convaincante par C A D n'est, d'autre part, que l'inverse de ce que documente le paysage naturel de Mari. Par la traduction à bec*. on pourrait rendre compte aussi bien de la terre qui pointe dans l'eau
IRRIGATION E T TRAVAUX DES CHAMPS
796 [VI 71
que de l'eau qui s'avance dans une rive. b) Dans (804) le texte distingue sans cesse un lieu-dit '^hilib (sur la rive droite de l'Euphrate, dans l'alvéol de Mari, cf. *Irrigation... È p. 119; ici, mobiliser des gens à Appâ et Humsâ montre qu'il s'agit encore d'une affaire de rive gauche) et le fleuve Habur. Or ^hilib est une écrituridéogrammatiqupour le nom du fleuve Habur, surtout sous son apparence de fleuve des Enfers, ainsi que pour le nom d'un mois (avec chaque fois la prononciation /hubur/). La traduction français essaie de rendre compte de cette altériten distinguant K Habur à et 6 Hubur È c) Il ne faut plus corriger le terme en sa-qf-tiin comme je l'avais se retrouve dans proposà dans à *Irrigation.. . à ; le terme .fâdîtui la rkgion de Qatpnâ (XXVII) et devait désignele torrent qui dkgringole de la falaise et dont le cours naturel avait étutilisà dans la rkgion de Mari pour amener l'eau depuis le canal de gravitation en contrebas. d) J.-R. K. lit u-bu-ur-ra-am et comprend K niveau Èce qui est contextuellement juste. Ce terme n'a pas étenregistrà dans AHw. Le CAD K , p. 489a, a corrigà indûmenen ku!-bu-ur-ra-am et traduit (cf. CAD ,411, p. 91a) : K reduced the bulk (of the water) by one half c u b i t ~ . Cette correction avait ét adopté dans K Irrigation.. . Èp. 134. Le signe u est pourtant trks net et, en fait, il est plus simple de comprendre le terme comme upurrû (forme PURUSSA-um) sur epêrum à alimenter à : il dksigne donc l'à alimentation régulikr en eau à du canal. e) Le terme aburrum désignles prairies qui sont aux pieds des murailles d'une ville. Il pourrait donc s'agir des régiond'horticulture (vergers) proches de Mari, le salhum. Il est possible néan moins qu'il faille lire ici a p u r r à » et que ce ne soit qu'une variante d'upurrûm
Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. A u sujet d e l'oued d e Dêr nous nous sommes mis 2i l'ouvrage morta) et au canal d e dérivationb)Les scribes administ r a t i f s ~ )ont calculÃla quantità d e travaild) nécessaireE n plus d e l'ouvrage mort, il y le travail nécessitpar l a dérivation Une troupe d e 2000 personnes, c'est peu! Aprè réflexion nous ne nous sommes mis qu'A l a dérivationL e travail que nous (!) avons entrepris29 est trè bien. E n c e qui concerne le fait que jusqu'à présenje n'ai pas envoyÃd e message à mon Seigneur, je ne l'ai pas fait tant que le district, le palais et Mari n'avaient pas pris leur part30e). Autre chose : depuis que j'ai quittà mon Seigneur, par deux fois la pluie est tombée
795 [VI 61 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. L a (partie du) canal à flanc d e coteau (du côtÃd e l'oued d e Dêrque l'oued a coupée je l'ai fait réparepar entassement d e terre. Il est restauréL e jour o h j'envoie cette tablette d e moi chez mon Seigneur, j'ai (re)fait passer les eaux pour DêrTant que je n'y étaipas arrivé je n'ai pas écrià mon Seigneur. Note : le texte n'a pu êtr collationnémais est sans probl&mes.
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a) Faut-il lire til = lâbirui ou us = à mort Èce qui est une faço courante de désigneun canal asséchÃL'expression idéogramma K méandr tique ki-us est d'ailleurs une faço de rendre balît~iiiz coupà du fleuve à ; cf. p. 579, D'un autre côt til est bien attestà dans le lieu-dit de Mari bà dk til = dururiz IâbiruiizK la vieille citadelle à ou pour marquer les membres anciens d'une équip; cf. D. Ch., NABU 87/75. Il devait s'agir d'un recreusement artificiel d'une section du wadi, marque d'un ancien parcours plus ou moins en eau selon les moments. Il est intéressande voir que ce travail devait se prolonger par la créatiod'un canal de dérivationce qui montre la volontà de mettre en eau une partie de la haute terrasse. b) Pour ce sens de takkiruiiz, ,cf. K *Irrigation.. . Èp. 13 1. c) Lire dumu à tup-pi, non GA.DUB.BI. d) Pour ce terme adiîin tr&s important dans le vocabulaire du travail de l'époquecf. (752), n. g). 11 n'est pas l'exact correspondant d'isiktuin qui désignle protocole établen fonction de la déterminatio de l'adûmLe verbe u p p h a ici le sens non pas d'à organiser à (J.-R. K.) mais de à faire une estimation à : cf. MARI 5, p. 605.
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LES DOCUMENTS
IRRIGATION ET TRAVAUX DES CHAMPS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
e) Cette notation est trè importante pour montrer les trois responsables du travail : Mari doit représenteavec les villages qui l'entourent une unità au sein du district qui compte pour un tiers : il n'en est que plus signifiant que le palais à lui tout seul repré sente aussi un tiers des forces de travail. Les 2000 personnes mobiliséedevaient représentela force de travail disponible dans la régiode Dêr On ne sait pas, cependant, si des gens de rive gauche avaient étconvoqués
797 [III 11 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Depuis 5 jours, je m e trouve avoir entrepris à Bît Yaptaharna le travail qui concerne le canal Isîm-Yahdun.Lî Or c e travail que j'exécutn'est pas mince. C'en est mêm un d e considérableConsidérablesont (aussi) les plaintes à son propos. En effet les équiped e travailleurs sont e n petit nombre3^^ ; ils n'ont pas les nerfs que réclamla tâch que j'ai entrepriseb). L e travail est considérabl;le terrain oh j'agis pose des problkmes d'accèsc) Si les eaux sont interrompues, le pays d e mon Seigneur aura faim ; or la troupe d e s travailleurs n'est pas considérable Autre chose : il ne faudrait pas que mon Seigneur se dise e n lui-mêm : à Depuis le moment o à je suis parti pour Mari, Kibrî-Dagas'est contentà de rester dans son districtd) et il n'est pas allà h l'ouvrage. à Que mon Seigneur écrivafin que l'on enquêt sur le travail que je m e trouve assumer! a) i-s&& est sans doute (ARMT XV, p. 177) le permansif de isum ; cf. 1. 19! b) AHw, p.1216a enregistre notre exemple sous Ser'snu C, N ein L e i s t u n g s p e n s u m ~ ; CAD ¤/2 p. 314b-315a. en fait un terme Serhanu, de sens incertain (à workcrew? È) Il est certain, en fait, qu'il s'agit ici d'une expression figuré que le françaipeut rendre en m. à m.. Les gens n'ont pas assez de tendons (cf. l'anglais guts dans le mêm sens) pour supporter la tâchimpartie ; cf. (806) n. b), égalemende Kibrî-Dagan c) Le terme a étdiversement compris : 2 partir de NZQ, G. D. et Ã
3 1, L. 14 : 5 i-pé-fi-p-iit; cf. v. S., Or 21, p. 8 3 .
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XV comprennent à est en triste étaà ; à partir de NSQ, v. S., Or 21, p. 83, traduit à est choisi È car NZQ ne se dirait que des personnes. CAD NI2. p. 137b suppose nazâqui et traduit à is difficult È L'expression n'est pas isolé; cf. III 8 : 13 oh il est précisque c'est un terroir oh habitent des gens hostiles: a-SÃlfi-kfir à na-Zii Q , < l e terrain est celui de gens hostiles et, par là mêm (12) naZiQ ; cf. (801). Or, l'on n'a pas remarquà qu'un contexte identique 2 III 8 : 13 se trouvait dans II 28 : 7 oh ut-ta-aZ-Zi-iQ-mase dit encore d'un terrain, à cause de l'arrivéd'ennemis ; cf. (830). Chaque fois, l'idéest donc celle que le terrain présentpour des raisons naturelles ou conjoncturelles des difficultéd'accès Cet emploi devrait êtr à l'origine du sens de à s'irriter È en supposant que libbum inauiq signifiait au propre : à êtr inabordable È d) On considèr d'habitude (cf. XVIII, p. 8). que Bît-Yaptaharn se trouvait dans le district de Terqa. Cette notation de Kibrî-Daga devrait inciter plutô à chercher ce toponyme trè peu documentà dans la régiode la Forteresse de Yahdun-Lîd'amont, celle qui relèv de SaggarâtumLa lettre de SammêtarA.759, qui date de la rébelliobenjaminite est le seul document inédique je connaisse à parler encore de Bit-Yaptahama : à On a étinformà (de la pré sence) de 300 ennemis à Bit-Y. Moi-mêm je suis ici mobilisà avec l'arméque j'ai levésur Mari. L'armédu district de Terqa est mobiliséeLà oh l'on entendra des rumeurs concernant cet ennemi, j'accourerai à la rescousse (lei-e-enz 3 me lfi-kfir, i-na à Ã
Ã
ia-ap-ta-ha-ar-na,i-m[u]-ru,a-na-ku an-né-ki-a-am i-na sa-bi-im fa if-tu ina-riki, al-pu-tam, pu-ah-ru-ku, sa-bu-um Sa ha-la-as, ter-qa^ pu-hi-ir. a-fur tu-uk-ki lfi-kfir. Sa-a-ti i S e - e m - m u - d ,anh a - r u - a r ) . On voit que la présencdes ennemis en ce lieu-dit
entraînla mobilisation de Terqa et la rescousse des troupes venues de Mari.
798 [III 31 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur.
A propos d u travail qui consiste à creuser le canal32a), objet d e la lettre d e m o n Seigneur, c'est un travail qui n'est pas mince. C'est une corvéebqui réclamune troupe nombreuse. Or, il ne faudrait pas que l'on dise à mon Seigneur : M Il y a Ã
32. L. 4 : aSum
fi-pi-ir id [XIlia-tu_tl-im; cf. v. S . , Or 21, p. 199
IRRIGATION ET TRAVAUX DES CHAMPS
un rapport, il y a quelque temps, par-devant mon Seigneur à Saggarâtu et il m'avait donnà la mission suivante: 6 Puisque ce travail n'est pas considérable mets-le en train, puis regagne ~ e r ~ aà ~Voilà ) . la mission que m'avait donné mon Seigneur. Or, le jour oÃje suis arrivÃà l'embouchure du canal^, (j'ai constatà que) le terroir qui (aurait dà être un verger étaiune friche" et (que) le canal étaitotalement envaséb)C'étai devenu une corvéexigeant une troupe nombreuse. Voilà pourquoi je n'ai (toujours) pas regagnà Terqa. Le travail que je me trouve avoir entrepris est trè considérableIl y a un endroit oh je dois enlever une masse de terre sur une hauteur de 3 aunesc), et une autre oà je dois le faire sur 2 coudées Mon Seigneur est au courant à propos de la troupe de ce diselle n'est pas nombreuse36. t ~ i c t - c i -:' ~ Depuis que j'ai entrepris ce travail, je ne relâch pas mon ) , fait porter cette tablette effort. Le 12 du mois de ~ u h z ~ $j'ai de moi chez mon Seigneur. Dans 4 jours, je laisserai aller les eaux, mais je les fermeraie) à Yâ-Ilde telle sorte que la Forteresse de ~ a h d u n - ~ et à cet] ® mdistrict ~ puissent s'irriguer. Ensuite, avec ma troupe^, je m'occuperai du canal depuis Bî Zarhâjusqu'à Terqa. Je couperai les roseaux qui sont dedans et, partout oà il y aura de l'obstruction, je l'arracherai. a) D'aprè la suite du texte, cela revient à dire : Laisse le soin de ce travail peu considérablaux responsables locaux et va au sièg de ton gouvernorat accomplir tes autres fonctions. >>
Terqa beaucoup de monde! Sur les 400 habitants de Terqa, une population de 200 hommes a étaffectéailleurs et 200 constituent l'effectif Si j'entreprends ce travail, il faut que l'on réunisspour moi une troupe de travailleurs du district de Mari. Alors, moi-même ici, je veux bien réunila troupe qui est à ma disposition en sorte de mettre fin à ce travail en 5 jours afin que les exploitations agricoles du palais ne restent pas inactives. a) Pour l'inexistence du canal Ashahîtum cf. MARI 5, p. 215216. b) Pour adûrncf. (752). n. g). c) Les termes zi-ga et baS"tum représentendes expressions administratives courantes I? l'kpoque: ce qui est sorti et ce qui reste en stock, la plupart du temps en ce qui concerne des denrée ou des biens meubles. J.-R. K. et XV. p. 279. ont considérque ziga signifiait absent È Le sens est plus technique. Il faut comprendre qu'ils ont déjreç une affectation de travail et ne sont plus disponibles. L'expression zi-ga devrait êtr lue ici wafltuni, comme le montrent certains inventaires de personnel. Ce passage a le grand intérà de donner le total de la population de Terqa assujettie au travail forcéCela ne ferait donc qu'une population totale pour la ville d'environ 2000 âmesfemmes, enfants et serviteurs réuniscompte non tenu des forces de travail du Palais. Ã
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799 [in 51 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. A propos du travail sur le canal que je me trouve avoir entrepris, j'avais envoyà naguèr les responsables agricoles ( i k k a m m ) et les surveillants de l'irrigation (sêkirum relevant de ce canal. Ils avaient fait enquêt sur ce travail et voici le rapport qu'ils m'avaient fait : a Cette année-cce travail n'a pas à êtr entrepris. Voilà ce qu'ils m'avaient dit. Je l'avais exposÃà mon Seigneur. Derechef, sur une lettre de moi, on a fait une enquêteLes responsables agricoles et les surveillants de l'irrigation m'ont donnÃun avis identique : Ce travail représentpeu de chose et ce n'est pas beaucoup. à En fonction de leurs dires, j'ai fait
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33. L. 24-25 : [i-mi] UA*-mi-imfa a-nu pi-i fid-da],[uk-ilil-[du]. 34. L. 2 6 : [er-se-tulm* ki-1-u-umi*-[nu-di*.
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35. L. 35 : Su lia-01-si-iiii* lJ-ul-'-ld-tuI ( X X X XI. 36. L. 36 :
... su-hu-uin [i-is-inln ; cf. (798).
37. L. 42-43 : [il-iila i ~ i - a - i fe-si-ke-er-sii-iiii-ti-[~ii~~~, " ["]idki du-li-im^i.
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38. L. 45 : [+va-ar-k~i-~iu~iz~ r i t * - ~ * sa*-hi-ia. l
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b) Tergr vient de qerû à êtr envasÃÈdénominatide têrum à vase (idkogr. im-lil-a, à que trouble la terre argileuse È) C'est dans les 1. 25-26 mal conservkes qu'étaiexplicitéla cause de ce subit envasement. c) Kalakkum signifie au propre le à silo et, partant, la terre au'on en retire pour le creuser; le nikkas = 3 aunes ; cf. (793) n. a). d) &rit 'Â¥hil; (IGLKUR). e) Ici aussi sekêru est employà pour indiquer que le cours de l'eau est arrêt à un point du canal pour le divertir dans les rigoles d'irrigation secondaires. f) Ce texte ne peut s'expliquer que s'il date d'une kpoque oà la province de la Forteresse de Yahdun-LîétairattachéA Terqa, non A celle de Saggarâtum Ã
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. J'ai rassemblà la troupe des travailleurs du districta) et les habitants de Terqa pour travailler sur le canal de Mari. Sur la ~ ~moitià ), n'en troupe des différentevilles b e n j a ~ n i n i t e s ~la est pas venue : la ville à qui on avait fix6 environ 50 travailleurs n'en a donnà que 25 et celle à qui on en avait fixà 30 n'en a donnÃque 1 5 ~ ~ . Alors, j'ai crià au scandale et fait mon rapport à mon ~ e i g n e u r ' l . Il faut qu'il se fâch et que l'on écrivaux scheichs pour qu'ils rassemblent leurs troupes. Autre chose :.. . (Texte trks lacunaire.) . . . me sont arrivés Ils se rencontreront avec moi et je les expédierai a) Comme pour le district de Mari (cf. (796). n. d), la capitale de
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la province s'oppose au reste du district, villes benjaminites ou non; cependant, on ne trouve nulle mention ici du Palais. b) Ne donner que la moitik de ce qu'ils devraient est une des constantes des Benjaminites.
801 [m 81 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Mon Seigneur m'avait mandÃde venir à Mari pour aller audevant de la jeune prêtressea)Ici. j'ai un travail à faire exécu ter et le terrain que je dois faire travailler est cause de beaucoup de soucisb). C'est un terrain qui appartient à quelqu'un qui ne nous aime et il est difficile d'accèsd) Maintenant, du moment je n'aurai pas à bouger, je peux mettre à l'muvre sans faute toute la force de travail ; en revanchef), du moment que j'abandonnerai le travail et que je me mettrai en route, cette force de travail perdra sa cohésionce travail sera abandonnÃet le pays de mon Seigneur aura disette d'eau, Que mon Seigneur vienne avec joie embrasser le pied de Dagan qui l'aime. Moi, j'ai un travail à faire faire et je ne peux bouger. dans XXVIl3. Bibliographie : réédi a) Il s'agit de la nouvelle prêtress (ugbabtum) de Dagan, celle qui remplaç KunSîm-Mâm sÅ“u de Yasmah-Addu, aprks sa mort. La prépositiode munus-tur montre qu'il s'agissait d'une jeune fille. Le gouverneur de Terqa devait donc venir la chercher A la capitale, ce qui indique qu'il devait s'agr d'une fille de Zimrî Lîencore domiciliédans le harem de son pkre. Elle devait êtr Bahlatum ; cf. N. Z., Le Harem de Zimrî-Lî FM IV. b) Il faut lire le texte na- 'u-ud, permansif ( u ) de na'âdumCe n'est pas à interprkter comme équivalende naqud, comme le fait CAD Nll, p. 154b et Nl2, p. 137a. ' et Q ne sont pas en alternance A Mari ; cf. cependant les exemples (discutables dans le détail rkunis par M. Stol, BiOr XXXV, p. 219a. c) En m. à m. : à C'est un terrain d'ennemi. Sans doute devaiton faire des travaux en zone benjaminite. cf. plus haut, (797) n. c). d) Pour ce sens de nazâqu~n e) Inû~nfonctionne ici avec un sens modal qui l'apparente de prè à h a , en insistant sur la réalitdu lien entre protase et Ã
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apodose ; cf. A.990+ : 6-9 : i-nu-ma 10 si-bé-tu-ki-bu-aGe-e, e ez-bu-si-na-ti-ma [a]t-talusu-ga-guomes,à lu-mes qa-qa-da-ut hanamesa-na pu-ni-ia, a-na qa-afiti-na-an^ ku-us-dam, à Quand bien mêm tu aurais 10 occupations, abandonne-les et, toi, scheichs et notabilitébédouinesamve(z!) devant moi A NG! f) Aprè un irréelprésenou passk, i n a n n a (en m. A m. à maintenant È introduit la réalitk cf. t. 1, p. 396 (251) n. k), pour un parallèl avec le grec n à » ?dt?. Aprè la tournure potentielle, c'est donc normalement que la conskquence éventuellest introduite par warkânu (en m. 2 m. N ensuite È)
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42. L. 13 : e-li
[a* f~-aui>~-tis-sli-inn-m\a}*.
43. L. 16 : niu-1; a-na li-ih-bi-21 S U * - u [ k ] * - k W . 44. L. 26-27 : fÙ~-[~i-,su-m i-na iu-hi-i\l-tiiu ,fa-u-fi.[cil-ul* fil*-[.Fu]-ru"li.
a) Ce terme y à ¢ b i l t ~ ~illustre ? de faço nette l'opposition Y (ouest)/ W (est) puisque sa dérivatioà partir d'une racine appaà apporter est obvie. Comme l'a remarquà M. rentéà wab&lu?~z, B. (XIV, p. 220). il est repris 1. 17 par le terme atappum, à rigole qui définisa nature de petit canal de dérivationIl est donc possible que le terme takkirum utilisà ailleurs désignla mêm réa lité b) M. B. a laissà le terme sans traduction. Il n'est pas repris dans les dictionnaires. Or Sadânu est certainement un lieu-dit, ~n n'étai ainsi dknommk h partir de l'arbuste @ s a d à ¢ ? ~ ulequel document6 jusqu'ici qu'h basse époqueOn remarquera que, d'aprè Iraq 14, p. 41 : 45, Assurnasirpal II l'énumèparmi les essences qu'il a rapportéed'expéditionh l'ktranger. Son emploi est indiquà en pharmacopke. Les bosquets de Sadânu devaient dépendren bonne part de l'apport d'eau du yâbiltum c) Le passage est précieu pour fixer le sens de ha[âtu;1= à recreuser, curer à un canal, non le faire. d) M. B. avait compris *il a inondà les barrages È mais une forme II de Saqà B n'est pas attestéeCAD ¤/2p. 22a comprend aussi : à donner plus de hauteur È Cependant la compréhensiodu CAD : à 1 made the dams higher that last year est impossible ; d'abord parce qu'erretum ne signifie pas le barrage (cf. à *Irrigation... p. 133). ensuite parce que l'intérÃde l'opératio est peu visible. Le sujet de u.?aqqi est en fait soit neutre ( à ce fait ... È soit yâbiltum En se remplissant de limon, l'adducteur se trouve en fait trop haut par rapport au niveau de l'eau dans le canal et ne peut plus se remplir. Cela s'explique aisémensi la profondeur du canal lui-mêm est trè médiocrou si la pente de l'adducteur est trè faible. Les deux inconvénientne sont d'ailleurs pas incompatibles.. e) En m. à m., à § s ' trouve bouchée^Le verbe s a k à ¢ k u m à boucher n'étaipas documentà avant l'époqu moyenne et s'étaispécialispour désignel'occlusion des oreilles et la surdite qui s'ensuit. On remarquera cependant que l'adjectif sakku étaiemployà en néobabylonie littérairpour indiquer un canal envasà (nâr sakiktu): cf. CAD S. p. 77b. C'est manifestement un héritagde la langue d'époquamorrite. f) Comprendre : à ceux de la rkgion de Sadânu È g) En m. 2 m. à ouverte È È
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Dis il m o n Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. ad adducteur^) d e Bisâ qui apporte d e l'eau à ~ a d à ¢ n u m ~ ) s e trouve ouvert depuis longtemps mais il n ' a jamais ét (re)creuséc)Lors l a crue d u Habur, cet adducteur s'est empli d e limon jusqu'il son bord. Or, avec des vannes plus hautesd) que les annéeprécédentes4 l'eau n ' y trouve plus d'accèse dedans^. Or. si le travail relatif il cette rigole n'est pas effectuéles équipeagricoles du palais seront au chômag la famine. technique et les particulierst~connaîtron Il ne faudrait pas que mon Seigneur dise : à Ouvre-le avec les moyens e n hommes d u district. Outre les gens d u district, celui d e Terqa aussi devra s e mobiliser, sinon on ne pourra irriguer au moyen d e cet a d d ~ c t e u r ' ~ .Il faudrait une mobilisation analogue à celle qu'il y a e u pour le canal Isîm Yahdun.Lîet que cet adducteur soit ouvert dans les 10 jours. Sinon, si la terre d e cet adducteur n'est pas déblayéeg une fois que l a crue sera arrivée45..
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803 [VI 41 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. La barrière-nzuballittun (faite) de broussailles qui est en aval des champs46 de ~ u b u r ~qui ) , se trouve avoir kt6 faite à cause de l'oued, lorsque l'oued Haqqat s'est déversà on l'a remise en étaà cause de l'oued. Les eaux étangrosses, elles ont mouillÃla pommette47 inférieurde la barrikre et elles ont provoquÃune brkche large de 4 cannes. J'ai levÃdes gens et je suis allà à Hubur ; j'ai fermà cette brkche et j'ai fait couler à nouveau les eaux dans leur endroit normal^). J'ai fait porter cette tablette de moi depuis Hubur chez mon Seigneur et, moi-même je suis parti à Mari en vue d e la quote-part de la moisson du Palais dont j'ai la chargec). a) Cf. commentaire (794), n. a). b) En m. ii m. : a J'ai restaure. c) Pour cette expression qui signifie en m. ii m. a de mon palais cf. MARI 2, p. 128, n. 17 et MARI 5, p. 622, n. e). Aussi la traduction de J.-R. K., à pour ma part de la moisson du palais ne me paraît-ellpas possible (pronom demonstratif suffixe à une expression complexe?). La quote-part du travail du gouverneur consiste ii accomplir la totalite de la moisson du Palais, non une partie de celle-ci! Ã
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804 [XIV 131 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. Lorsque les gens du district de Mari et ceux du district de Terqa se sont mobilisésa pour r6aliser la barrière-muballittu
46. L. 6 : Su Su-up-lu-nu &-h6 dhilib. 47. L. 11 : [fi-su-uk-ku-u]m*(?)... 48. L. 18 : Ã me-e u*-fiel*-fi-ir.
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de Hubur, je me suis personnellement mobilisà avec eux^. Mes collkgues en partantb) ont pris de là la route pour chez eux. Moi, en quittant Hubur, je suis aussitô parti pour diminuer la pression^ du Habur. Lorsque les gens des différentdistricts se sont mobilisé pour le canal Isîm-Yahdun.Lî derechef je me suis mobilisà avec eux. Eux, en partant sont alléde là chez eux ; moi, en partant, je me suis dirigÃdroit vers le Habur. Non seulementd) je me suis mobilisà avec mes collègue mais, en je m'occupe du Habur! et le canal Le Habur, tout comme le canal ISîm-Yahdun.Là de Hubur, fait partie de notre systèm d'irrigation^. Or, jamais ne se sont mobiliséles gens (qui profitent) de son canal d'irrigation') et ils n'ont pas renforcÃles endroits faiblesh). C'est de 6 bmières-muballittu que j'ai dà m'occuper501) ; qui d'autre que moi^ pouvait en assurer le contrôle Lorsque l'on (veut) prendre de l'eau pour les rigoles, à l'endroit mêm des troncs (qui forment) la palissade, cela (demande) 3000 ballots de bois de broussailles pour obtenir par entassement la barrikre-nzuballittumk). Or, (ce n'est qu')alors (que) le Habur monte d'un doigt! On installe les troncs (qui forment) la palissade : on fait du bois de broussailles1) pendant 10 jours : on l'installe pour obtenir par entassement les bmière~-muhallittum1'~ Aujourd'hui (ce systkme) est endommagÃ: grandes peinesm)! Je vais partir pour le Habur ; je vais constater les dégât A 5 reprises j'ai demandà officiellementn) à Bahdî-LÃde
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Note: ce document qui est un des plus importants pour comprendre le systhme d'irrigation de Mari, surtout avec tous ses manques, est d'une particulihre difficultévu ses termes techniques et sa notation qui paraîpar endroits assez négligé a) à Se mobiliser traduit tebû qui signifie exactement à se lever (pour partir de chez soi) : mais la tibûtu est bien la à mobilisation des moyens humains d'une régiopour une tâch civile ou militaire. b) M. B. a compris patârun avec le sens de à cesser le travail Il s'agit plutô de son emploi constant en ce qui concerne le sâbu pour signifier à quitter un lieu à décampe È La compréhensiode tappû-i (1. 7) doit êtr changéeil ne Ã
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52. L. 44 : ili-lie-el-si'-iiiiiuk-sf-ir\a-i-lu i-na-un-nuSu-ni-if. 5 3 . L. 47-48 : Ã hi-11-qunifi1 ni-\i\s-\k]i-nifili--si-mu ~ ~ giS-ha su-ri-in!if-\sa-a\k*-nu*etc.
I - I U - I fa L I ~ ,
s'agit pas des à ouvriers venus des districts voisins comme le dit M. B., XIV, p. 218, mais des à collhguesn, c'est-à -dir les responsables de travaux, tout particulihrement les autres gouverneurs mentionnéplus loin, Bahdî-LÃet Kibrî-Dagan c) M. B., 1. 9, a considérKSU-us-Su-ri-im comme signifiant à remettre en éta donc de e$êrum ce qui procure une forme bizarre (-E-).La correction de M. Stol, BiOr XXXV, 1978, p. 219a, h - [ t l e - t u - r i - i m introduirait une lectio facilior que la tablette ne confirme pas. Le seul verbe A convenir est na$ârum à diminuer, réduirÈ dont la forme III n'est cependant documentéque par des textes administratifs paléoassyriens d) Cette traduction rend l'emphase marquépar l'allongement pausa1 et-bé-e-en(1. 14). Il ne s'agit pas là d'une excuse de Yaqqim-Addu pour avoir quittà le lieu de son travail (M. B.) mais plutô de l'affirmation indignéqu'en plus des travaux communautaires qu'il assume, il en a d'autres pour lesquels nul ne l'aide! e) à wa-ta-ar-ti a étcompris par M. B. (XIV, p. 218) comme soit à la montéexcessive des eaux soit à les excès les dégâ >> qui en résultentdonc comme watarti, étaconstruit de watartum. Je pense qu'il faut plutô comprendre watarrîà ma part supplé mentaire È terme auquel Habur est apposéWatart" est donc une faço de dire kîl watartirn, K en plus È f) En m. à m. : à il irrigue È La bonne compréhensiodu passage suppose un renversement d e l'expression e n f r a n à § a i s ::L'irrigation consiste dans le canal d'ISîm-Yahdun.Lî celui de Hubur et le Habur lui-même Les deux premiers sont alimenté directement par l'Euphrate et concernent la rive droite (régiode Terqa et son amont, ainsi que régiode Mari) ; le troisièm est celui qui alimente la structure qui amorce celle du Nahr Dawrî (rive gauche, régiode Mari). On notera que si ce Nahr Dawrîexistait A l'époqueles déve loppements de Yaqqim-Addu seraient totalement oiseux, car il serait la structure majeure. g) Le terme (mal analysà par M. B., cf. p. 257 [saqîtum]est en fait à poser ?âqîtun à le canal d'irrigation È C'est une notation extrêmemen importante car elle qualifie le râkibu de Suprum. Ce canal dont la prise sur le Habur causait tellement de soucis au gouverneur de Saggarâtumservait en fait A alimenter l'irrigation de la rive gauche du district de Mari, sans que ceux qui en profitaient ne fissent le moindre effort pour venir l'aider. h) Dans ce texte, comme ailleurs à Mari, miriqtum désignle : point faible d'un système là oà peut se produire une faille. Ã
lever des gens pour renforcer les points faibles du Habur. Il ne prend mêm pas la peine de me répondreMaintenant que les différentevilles se plaignent0), vu qu'il ne m'a pas répondu je viens d'écrichez mon Seigneur. Mon Seigneur a réparé les barrières-n~uballittuà Hubur. Il n'y en a qu'une en bois et le district de Mari y court toujours et toujoursq) et n'y suffit pas : qui d'autre que moi a à contrôle 6 barrières-nzuballittum' A l'heure actuelle, le Habur a une crue de 4 coudée: il est mêm partout revenu aux endroits inondablesr). La diguek i s i r t u m s ) qui est en amont de la brèche en aval de la muballittum, que nous avons faite Kibrî-Dagaet moi-même avait glisséJ'ai entrepris de la (re)fairet). Le côtéu il l'heure actuelle, derechef a glissé^J'ai entrepris de la (re)faire. En outre la brèch que nous avions aveuglées'est rouvertev) : 2 arceauxw) faits en bois de broussailles ont étinstallés5^ Ces divers travaux sont considérableet excèden mes moyens. Il faut que mon Seigneur donne des instructions à Bahdî-LÃafin qu'il m'envoie 200 hommes et que je puisse renforcer les points faibles du Habur. Si, à l'endroit de ladite digue, une brèch se produit, nul ne pourra la fermer.
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Voir la mise au point de M. B. dans XIV, p. 218-219. Le verbe marâqurnçbriseÈ n'est attestà à Mari que par un texte de métal lurgie (XII1 6 : 7) oà il indique le prklkvement d'un échantillode métaafin d'en tester le titre. La dérivatioproposépar M. B. à partir de 'RQ, attestéen syriaque avec le sens d'e érodeÈ permet-elle un pluriel mariote merqêtu~rz i) La construction attestéici est fréquentà Mari. Elle consiste dans une phrase nominale dont le prédicaest composà par une relative. La tournure revient à une forte emphase, analogue à la tournure français: à C'est.. . qui.. . >> Le verbe hasdnurn, à prendre sous sa protection^, est proposà ici en parallélismavec kullum qui suit. 11 n'est cependant attestà à l'époquamomte que dans les NP en HisnîJe n'ai pas ramenà la forme Ah-ZI-[ à celle de la 1. 47 Ah-si-ma. mêm si les contextes pourraient êtr unifiésafin d'kviter l'alternance des signes ZI et SI dans la notation du mêm terme. j) La construction rnannurn + dat., en m. à m. çqud'autre par rapport à (moi) È équivauici à çqud'autre que moi? à ; cf. de mêm 1. 40-41. k) Le passage dkcrit les travaux nécessaireà l'endroit de la prise pour faire monter le niveau de l'eau dans le canal, de telle faço que les usagers puissent ouvrir en aval les rigoles-atappum, c'est-à -dir le systkme qui amèn l'eau jusqu'à leurs champs. Il faut comprendre que l'on a ici la description du systkme de la barrière-muballittur qui protégeaila prise d'eau ; cf. p. 579. 1) Je considkre gis-h6 sw'urn comme une expression par apposition, non comme comportant un dkterminatif au pluriel (M. B. à gishi fzîrurn) m) M. B. fait dépendrrnârzahât madâti de ihalliq : à On perd beaucoup d'efforts È Mais halâqun n'est pas hulluqum\ Le verbe i h a l l i q a comme sujet l'ensemble formà par les muballi~âtuet se suffit à lui-même Le plus simple est donc de comprendre ici cet accusatif comme un exclamatif, à moins d'interpréternânahta aldkum comme à assumer un travail fatiguant È Pour cette autre proposition, cf. d'ailleurs M. Stol, Studies in Old Babylonian History, p. 100, qui construit, lui aussi, rnanâhdti alâkurnmais hésitentre les sens à to have expenses à ou à to experience troubles È n) Le signe a[r- est absolument sûrLe verbe ragânzur se dit couramment à Mari de à convoquer à un travail à ; cf. t. 1, p. 630 (433) n. c).
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O) alânlî-ina dabâbir n'est pas une proposition indépen dante (à Les villageois eux-même sont en train de murmurer È M. B.), mais la tournure en ina, à à cause de.. . È avec sujet de l'infinitif au nominatif, parce qu'antéposà la prépositionAlân est le pluriel dktermink typique de Mari et kquivaut ici à à toutes les villes È p) Le verbe epêfut n'a pas le sens de à faire à partir de rien È à créer> ce qui est plus le fait de banûrn mais comme toujours à exercer son action sur È donc pratiquement à refaire È C'est à cet endroit que devaient se trouver les bamkres-rnuballittum en pierre dont Zimrî-LÃa perpktuà le souvenir par une datation occasionnelle; cf. p. 579. Si je comprends bien le texte, Yaqqim-Addu fait la remarque que parmi toutes ces bamkres de la province de la capitale il y en a toujours une qui reste en bois et que son entretien constitue une charge incessante pour le district. On peut de là infkrer ce que représenten6 bamkres-rnuballittum toutes en bois. L'argument du gouverneur de Saggarâtu est en fait spécieux Tout en ne méconnaissanpas la fragilitk d'un systkme fait en arbustes, il n'y a pas de commune mesure entre la crue ou le courant de l'Euphrate et ceux du Habur. q) L'adverbe kayyayyanÃ(kavyayyânur doit êtr une forme emphatique pour ka~yânurn a étcompris comme comportant un suffixe explétide 1" personne. r) M. B. a compris *Tout (le pays) est sous l'eau>, suivant en cela G. D. dans à Archives kconomiques È p. 123. Il semble cependant que l'expression à Sa mÃà ne peut signifier que à la régiode l'eau È ce qui doit s'interprétecomme à les régioninondables È Le meilleur sujet pour itûest Habur, sujet du verbe précéden s) Le verbe kesêru compris gknéralemencomme à établiun barrage sur un fleuve à et le kisirtum, à barrage È qui en résulte n'étaienmentionnks qu'en domaine assyrien et à une époqu plus récentque celle de Mari. Ce kisirtum ne désignpas cependant une structure qui barre le lit du fleuve, à la faço d'un barrage, mais quelque chose qui renforce une rive et doit empêche une rkgion basse d'êtr inondke. La traduction de M. B. par à digue à est donc beaucoup plus prè de la rkalitk que à barrage à (CAD Nl2, p. 150a : dam). Pour cette rkalité voir en dernier lieu, J.-R. K., BSA IV11, p. 96. t) à Consolider à comme le traduit M. B. supposerait aksur, non aksir. Kesêru a étconsidérici comme signifiant à faire une kisirturn à .
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(XXVII, p. 9-10). Les textes de divination décrivenbien ces catastrophes et montrent que la menace en étaisans cesse actuelle ; cf. XXVU1, p. 67 n. d). Les contemporains devaient avoir une connaissance trks pré cise du phénomkne Plusieurs rapports devaient parvenir d'amont ; le fleuve lui-mêm étaisous une étroitsurveillance. Le gouverneur de Terqa, Sammêtar étaiainsi en mesure de prévoi les moments du flux, de faqon préciset longtemps ?i l'avance (cf. XXVI 14 : 22-27). En ce qui concerne le Habur, fleuve bien moins important que l'Euphrate, la prise d'irrigation pour la rive gauche de l'alvéolde Mari devait permettre de diminuer l'importance du flux, mais pouvait en revanche mettre en périle canal d'irrigation lui-même Tout un systkme de vannes (cf. ci-dessous ?i errêtum permettait d'intervenir pour garder les structures en bon état Il n'y avait pas que les récoltede menacéesla montédes eaux étaisusceptible de bouleverser l'exploitation que l'on faisait de situations naturelles particulikres, tout particulikrement de bras morts de l'Euphrate (balîtum transforméen viviers de poissons. (805) et d'autres textes analogues montrent qu'un tel méandrse trouvait dans la régiode Zurubbânsur la rive gauche vraisemblablement au droit de l'actuelle falaise de DouraEuropos ; la situation de cette ville est en effet désormaiétabli de faqon sGre par un texte d'arpentage inédiet ne correspond plus ? cei que je croyais dans à *Irrigation.. . Èp. 121 et n. 78.
u) La forme Si-i-tu du démonstratifémini(M. B., XIV, p. 219) ne me paraîpas documentéeLa forme étaienregistrételle quelle dans CAD Nl2, p. 150a; CAD Sl2, p. 35a proposerait désor mais ak-si'-ir-si i-Sur! et verrait dans i-fur une forme de f u r , right now à ; mais le signe est bien TU, non $AR. Le plus simple n'est-il pas de lire aksir-Si et d'isoler le substantif itzÃqui signifie à bord È La question reste de savoir si itii est à considére comme un nominatif sujet de ihhelsî-mou (sans doute mieux?) comme un locatif, à sur le côt B. La premikre restauration manquait d'homogénéit v) Cf. ci-dessus n. i). ih-si ne peut êtr une forme 1 de hesû~n ? i moins de supposer un emploi absolu (à êtr brisÃÈ qui n'est pas documentà pour ce verbe. Hesû est attestà à Mari avec divers sens contextuels : à cacher à (1 33 : 24 ; RA 33, p. 172 : 1 5 ) à venir ?i bout d'une maladie à (IV 65 : 12) et à êtr étouffÈà la forme IV. en parlant d'une affaire, comme le montre A.484 : 48, la-ma a-watum i-ru-ap-p"-Sa, [Ili-ih-hé-se-eçAvanque l'histoire ne prenne trop d'ampleur, elle doit êtr étouffà È Le sens fondamental ?i Mari est donc à ne pas montrer à ou à faire disparaîtrÈ ce qui n'est pas inconciliable avec un sens çattente à l'intégrit de rendu quelque chose ou de quelqu'un Èce qui est généraleme dans les dictionnaires par à maltraiter à ou N briser È J'ai donc supposà une faute de scribe en lisant uh--si-ma, 1112 à valeur de passif. w) Le substantif atû est documentà ? Mari i comme un nom d'arc, ce qui illustre la glose d G , signifie "arc de cadeau" chez les SutéenÈdonc une arme d'apparat ; cf. CAD Al2, p. 518a. La traduction par à arceau à de M. B. doit donc êtr gardée
Les diverses crues. Crues de l'Euphrate.
LES DÉGÂ DES CRUES
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La crue représentaice dont on attendait la venue ?i la fois avec impatience et crainte. Tout le problkme étaide savoir si on aurait le temps de faire la moisson ou si la montke des eaux ruinerait les espérancede récolteOn se reportera pour cela aux moments dramatiques que décrivenles lettres en provenance de Qattunâ
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Le systkme des crues de l'Euphrate se trouve abordà par P. Sanlaville dans MARI 4, p. 24-25 : N Les hautes eaux interviennent au printemps, au moment de la fonte des neiges sur l'Anatolie et le Zagros. (...) Les eaux commencent ?i monter en novembredécembrelorsque arrivent les pluies d'automne. Plusieurs pointes de crue se manifestent en janvier-févrierplus ou moins importantes ou précocesuivant l'intensità et la répartitio des pluies d'hiver. Aprks un légecreux en mars, le débiatteint son maximum en avril-mai ?i Jérablou[Carkémish]en mai ?i Deir-ezZor, quand parviennent en Syrie les eaux de fonte des neiges du Taurus. (. ..) Lors des crues (. ..), la plaine alluviale est largement
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inondéeles eaux recouvrant parfois non seulement le lit majeur mais aussi une partie plus ou moins vaste des basses terrasses. (...) Les crues sont d'autant plus gênante pour l'agriculture que, se produisant 3 peu prè 3 l'époqude la moisson, elles peuvent n anéantiune grande partie des récoltes
805 [III 91 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Lorsque la crue du fleuve est revenue, la retenuea) de Zurubbâ a grossi et est devenue plus importante qu'il n'est normal. Alors, je me trouve avoir peur pour les poissons54b) : les poissons risquent de sortir de la retenue vers le fleuve^. Il faut maintenant que viennent une centaine de gens56 pour faire aller les eaux de cette retenue vers le fleuve. cf. p. 579. a) Pour le balîtum b) Cf. à *irrigation... , p. 121. Ã
faut que se mettent en route les mobilisables de Dumtân Zurubbâ et Hisamta car on a fait laisser par les Bédouin beaucoup de grain59 dans la (régiodu) fleuvec). Mon Seigneur doit y réfléchir 11 faut que ces gens se mettent en route car l'eau se trouve (déjà dans les champs de zurubbân61d) a) 11 y a ici construction par complétivet il faut comprendre je me suis rendu compte que È appalis-ma kî~na b) En m. à m. : ils ne sont pas de mes tendons : ier'âm est employà dans le mêm sens argotique que l'anglais guts ou le françai tripes ; cf. (797) n. b). c) Le sens ne m'est pas clair. 11 serait excellent de trouver aprè id-da un nom de canal ou de rivièremais ni Habur, ni Haqqat ne conviennent puisqu'ils ne se trouvent pas sur le territoire dépen dant du district de Terqa. J'ai donc pensà que la lettre pourrait dater de l'époqud'aprè la rébelliodes Benjaminites, ces derniers étanles Bédouin(à ha na^) en question : la mesure consistant 2 leur faire laisser* du grain peut êtr une des nombreuses spoliations qu'ils ont eu 3 subir aprè leur défaite ci) Une des nombreuses indications que Zurubbâ étaidans une régioen contrebas (on y arrivait par bateau) et la premièr exposé3 l'inondation de la crue. Cela est ainsi confirmà par la lettre de Sidqî-êpu A.105 : 3-4: à Je ne connaissais pas (3 qui appartenait) le champ de la valléfluviale (hamqum) et on m'a dit : "Ce territoire est (3) Zumbbân"a-sa ha-am-qi-im ~Luli-de H [klia-am iq-bu-nim, um-ina-a-mi a-i3 Su-6 zu-ru-ub-bu-an". Ã
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Dis A mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Je me suis rendu compte quea) le fleuve étaien crue. Elle vient en avance^ et depuis 3 jours, j'ai entrepris de moissonner le grain du palais. Or, le fleuve est en crue. (Lacune de la moitié.
.. . que je ferai faire. Le grain^.. . qu'il ramène.. Il ne faut plus désormaique mon Seigneur appointe des gens qui ne sont pas de confiance. Le grain qui existe dans mon district excèd mes forcesb). Si cela a l'agrémende mon Seigneur, il
Crues du Habur. Pour le Habur, on se rapportera en génér aux considération de H. Kiihne, Ein Bewasserungssystem des ersten Jahrtausends v. Chr. am Unteren HabüÈ dans Techniques et pratiques ..., p. 193208. Les textes qui apportent l'information la plus importante Ã
54. L. 5 : re*-mtil* in;-lu-uni su id-da ut-te-er*. ha-li-tinn h . Ã § i , 1.f-fi-e-ein-nui,rel*-rlil* ini-ni-e-tini ;ni-[la],Ã us-fun
w-ru-uh-htiku6-hi.\n\ti"-
al-lia-ku*-niu. 59, L. 12'- 13' : se -em* mu!*-cluni!*-mii* i-nu id-da. /lu-nfo*m"~ !;*-.Te-
5-bu. 57. L. 6 : u-nu p u - f i i ] t i * - ~ u n i ~
58. L. 3' : Se*-u[m*.. . etc.
61. L. 16' : i-nu a-Sa z . u - ~ r u > - u h - h u -!nu-u* u ~ ~ ~ ~[i-ha-Su-il,
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pour l'époqude Mari se trouvent désormaiédità par M. B. dans XXVII, à Correspondance des gouverneurs de Qa[[unâÈ Cf. la présentatiodes faits par M. B., ibid., p. 9-10. Ils montrent eux aussi le caracthre souvent dramatique des crues se produisant au moment des moissons, cela d'autant plus que la bande irriguésur les berges est trè étroitet facilement inondable.
807 [XIV 151 Dis à mon Seigneur: ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. Depuis le jour oh je suis parti à Terqa visiter mon Seigneur, le Habur a connu une crue de 118 de cannea), une Ire fois, puis 2 coudéesla 2e fois. (Lacune de 4 1. de tranche + 1 1. en haut du rev.) CC ... Il n'y a pas de responsable de l'irrigation digne de confiance ; maintenant, choisis/installe Iddin-Dagan parmi les fils de & d ~ u r u m ~Ã~ ~ ) . Si c'est le déside mon Seigneur, il faudrait qu'il donne mission d'êtr responsable de l'irrigation à celui d'entre eux qui a le coup d'ailc) et qu'il me l'expkdie si bien qu'il ne se produise pas de dommage dans les barrières-muballittu au moment de la crue. Un Habur sans responsable de l'irrigation est (pour ainsi dire) à sec. Que le responsable de l'irrigation que m'enverra mon Seigneur se mette en route! a) Le nikkas vaut 3 coudées-an1mâtu; Plutô que de supposer une hauteur de à 15 demi-cannes (M. B.), il vaut mieux considé rer que à 15 à est ?I interprétecomme dans les textes mathéma tiques, 0.15, et que cela équivau?I à 114 B. donc à 118 de canne. b) Ces lignes doivent représentela fin d'un discours que quelqu'un (peut-êtr éventuellemenle roi lui-même a tenu à Yaqqim-Addu. Sallurum devait êtr lui-mêm un sêkirumpuisque (828) semble le montrer phre d'11î-Sakim un sêkiru ; cf. XVI Ã
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62. L. 2'-4' : i-ul i-ho-as-Si i - \ ~ I U - U I I -~I Ii -Ud]i,~ l - d d u - ~i-nci ~ l [ r lhi-ri-il]. dumu-meS 5u-lu-ri-i\m ~ - s ~ ~ - u q / i u - k u - u ~ ~ ] .
(citant XIV 16). Une autre restauration serait possible : à Parmi les fils d'lddin-Dagan ou ceux de Sallurum qu'on le choisisse ... /[na dumu-~ne$],^i-din-^d~-~a\n fi-lu-~na],dumu-mes sa-lu-ri-i[nz li-is-sh-qfi-su].La premièr me paraî préférab car dans VI 1 : 5, Iddin-Dagan, manifestement un homme qui a affaire ?I l'irrigation, est qualifiÃde Ãjeune homme B. c) En m. ?I m., à dont l'Å“i est clair È d) L'expression devait êtr proverbiale. È
Dis à mon Seigneur: ainsi parle ton serviteur, YaqqimAddu. Prkcédemmentlorsque le Habur a eu sa crue, en raison du gonflementa) du fleuve, j'ai immédiatemenlaissà aller (l'eau) par la vieille vanne. Mon Seigneur, l'ayant appris, a dit : à La vanne est rompue! à Il n'y a nulle brèche C'est moi qui ai immédiatemenlaissà aller (l'eau) par son moyen. Or, avant que mon Seigneur m'eû donnà mission au district d e Saggarâtumla reconstruction d'une grande vanne avait ét assignée63b à Kibrî-Dagan La vanne étaivieille et.. . à . . (Lacune de 3+2?+3 1.) ... qui a étentrepris, est abandonnéOr la crue a (déjà grossi de 5 coudéesIl ne faudrait pas que, si la crue me devance, il n'y ait que cette vanne64c)! Si je laisse passer (l'eau) par elle, c'est le produit de beaucoup d'efforts qui sera ankanti. Or, depuis que mon Seigneur m'a donnà ma mission, j'ai déjaveuglÃ4 brèches Toutes les vannes sont endommagée: j'ai fait un renforcement sur elles avec une énormcharge de terre sur 2 coudéesIl faut que mon Seigneur envoie une lettre en bonne et due forme à Kibrî-Dagapour qu'il rassemble ses gens, tandis que pour ma part je ferai de mêm avec les miens, afin que nous agencions rapidement cette vanne, sinon, il se 63. L. 14 : a-na e-pk-Si-il112s-kt-erl]. 64. L. 3' : as-si-ur-re mi-lu171a-IIUpu-ni-[& i-Ici-ak-ma].
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produira des dégât Mais ce ne sera pas ma faute, car cette vanne n'est pas de mon ressort. Voilà que j'ai averti mon Seigneur ; il est au courant. a) Le terme tappiftum, sur napâfumà respirer È est un hapax ; l'image est sans doute celle de la poitrine qui se gonfle d'air. Cf. l'emploi de la forme 1112 pour signifier N to become expanded È CAD Nll, p. 290b. b) Je dois ce qui est certainement la bonne solution à une proposition de D.Ch., qui ne change pas la compréhensiomatériell de M. B. et permet d'évitequ'er-re-TUM, 1. 4', soit à considére comme une faute pour un accusatif (mais cf. 1. 8'!). Cette lecture a, en tout cas, le méritd'expliquer pourquoi plus bas Yaqqim-Addu dit que cette errêtu n'est pas de son ressort (fil isiktî) c) Là encore, il est possible d'évitede supposer un texte contenant des incorrections grammaticales (M. B.). L. 4', j'ai compris errêtu fÃcomme une phrase nominale, coordonné& celle en assurrÃ...m a . U f à ª f e qui termine la 1. constitue une autre phrase oà l'on trouve l'emploi absolu de fûfuriii normalement utilisà pour à laisser aller le cours de l'eau >>.
809 [XIV 201 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. alg gré^la crue du fleuve^, les vannes sont en bon état6 et le district, çva. Mon message chez mon Seigneur est pour dire le bon étadu district et des vannes. » m arrivéà Le troupeau de mon Seigneur et ~ à ¢ ' à sont Saggarâtum a) En m. à m. : à De façoconcomitante à . . >> b) L'officiel de Qattunâ; cf. FM II, p. 95-103.
Alors quea) la crue du fleuve^^ Habur.. . (Lacune de 2'?+31.)
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va arriver et que le
Il est 2 17étiage68~) Mon message chez mon Seigneur est pour dire le bon éta du district69. a) Pour cet emploi subordonnant de itti, cf. XXVIII, p. 225, n0386. b) Le texte documente l'expression par juxtaposition n à ¢ r u mîlumà fleuve en crue Èau lieu de mî nârim c) L'expression mîndrim qui signifie à bas niveau du fleuve È opposéà rnînârim n'étaiconnue que des textes littéraire récents Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Le Habur a eu sa crue et Yaqqim-Addu m'a envoyÃun message pour avoir du secours. Actuellement, j'ai convoquà les habitants de Terqa et les gens de mon district^ et j'ai couru à l'aide des vannes du Habur. Que mon Seigneur ne s7inqui2teen rien. Note: D. Ch. pense que ce texte est concomitant de (808) mais, remarque-t-il, N Kibrî-Dagaaffecte d'aller au secours de YaqqimAddu alors que ce dernier prétenque la vanne est du ressort de son colli?gue È Crues des affluents. Cette catégorine joue quasiment que pour l'alvéolde Mari,
810 [XIV 211 Dis 2 mon Seigneur: ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. 65. Il n'est pas sûqu'il y ait une lacune de 4 1. (M. B.). La cassure ne porte que sur la tranche et rien ne prouve qu'elle ait kt6 inscrite. 66. L.
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1'-2'
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= 6-7 : er-r[e-tum],sa-al-mao.
70. L. 9-10 : [i-na-un-çdulmu-me$
si.
[Ã 16-me$lui-till-si'-in,[hl-
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rive droite. Les oueds (nah(a)lum)concernésont ceux de Mislin et de DêrIl est facile de les identifier, le premier avec le Wadi esSouab et le second avec celui qui se jette dans l'Euphrate, a l'endroit d'Abu Kemal. Mislânville importante, munie d'un port et de murailles, ne peut êtr représentà dans cette zone de rive droite que par le tell Ramadi. On pourrait êtr tentédè lors, d'identifier l'oued de Miilâ avec celui qui se trouve entre le Souab et l'oued d'Abu Kemal. On ne comprendrait pas cependant pourquoi le Wadi es-Souab, bien plus important, ne serait pas mentionnà plus que lui. Le cours de l'Euphrate a pu, d'autre part, subir des changements entre l'époquamomte et la nôtr et le Wadi es-Souab confluer beaucoup plus prè du tell Ramadi. (814) semble indiquer que le nom propre d e cet oued de Miglâ étaiHaqqat, ce qui semble signifier à 1'Etranglé È Hanüqaà étranglemen È est d'ailleurs le nom que les Arabes ont donnà au défilde Halébiyet en arabe büniq désignle à défilÈ L'appellation d'a ktranglé pourrait de la mêm façofaire allusion a un resserrement trè marquà à un moment du cours de l'oued ; voir la description de Y. Calvet et B. Geyer, Barrages antiques de Syrie, 1992, p. 107. Il est moins vraisemblable que ce terme ait pu faire allusion a un barrage qui aurait protégle râkibui contre les crues violentes de l'oued. Il existe bien un barrage sur le Wadi es-Souab, décri ibid., p. 107-112, mais il est de datation incertaine. Ces deux oueds semblent avoir étsurtout alimentépar des orages qui se produisent à l'ouest de l'alvéoleau témoignag mêm des Anciens ; cf. (812). On verra dans *Irrigation.. . È p. 126, la proposition que le canal d'irrigation du nord de l'alvéol doive êtr identifià au Hubur et celui du sud au Balih. sans doute pour retrouver dans les alentours de la capitale le nom des deux principaux affluents syriens de l'Euphrate. Ã
Dis à mon Seigneur : ainsi parle Sumhû-rabiton serviteur. Le jour précéden au loin, la pluie est tombédans l'oued. Le lendemain, alors qu'il n'y avait pas de pluie, le jour Toute la nuit, n'ayant que 2 heuresa^,l'oued en crue est arrivé jusqu'au lever du soleil, j'ai dà porter secours. J'ai fait renforcer par les gens de Dê et les serviteurs du palais la source du . n'a causà nul dommage. Il a temple de ~ a ( l ) i h b ) L'oued
complètemenirriguÃla moitiÃde la campagne. Que mon Seigneur se réjouisse Bibliographie : citÃpar G. D. et éditdans XXVII1, p. 347-348. a) Mâlaku avec bîrn'est attestà par les dictionnaires qu'au Ier miilhaire pour noter des distances. Cependant, a la mêm époquece terme est susceptible d'êtr déterminpar des expressions temporelles. Il est vraisemblable que l'expression de notre texte est une contlation des deux et que nous devons considére bêr comme signifiant à la 12e partie du jour È Pour ce dernier sens, cf. CAD B, p. 210b-21 la. Le texte montre, par ailleurs, que le nouveau jour commence a la tombéde la nuit! b) Bâ ou, plus vraisemblablement, a Ba'ih doit êtr une forme dialectale pour Balih ; cf. *Nomades.. . È p. 125, n. 93. Plutô qu'une faute, il s'agit de l'amuissement du -1- intervocalique, ce qui rappelle de faço spectaculaire un des principaux traits du dialecte d'Ebla. Cf. B. L., FM [Il, p. 99, n. 20. Ã
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Sûmû-ha: On avait ferméa l'eau pour (la faire aller à DêrA cause des bateaux qui devaient transporter le grain, on avait, depuis l'amont, fermÃtoutes les rigoles d'irrigation, et (le niveau de) l'eau étaialors montà (dans le canal) et hier, à la nuit tombante, l'eau s'est ouvert une brèch en amont du pont qui est à la priseb) sur le Balih, là oà se trouve la conduite forcéec) Aussitôt malgrà ma maladie, je me suis levéj'ai enfourchà mes mules et je suis allÃinterrompred) (l'écoulemende) l'eau (dans la campagne) par un systèm de conduite forcéee) Alors, je suis revenu stopperf) l'eau dans le Balih. Au petit matin, j'ai enfin') pu effectuer la réparatio: je vais (re)faire la conduite forcéeà la suite de quoi je me mettrai à entasser de la terreh). Cette brèch a provoquà une ouverture de 2 cannes de haut en bas, sur une largeur de 4 cannes. A la lreveille de la nuit, j'aurai fini d'obstrueri) cette brèch et je pourrai (de nouveau) laisser passer l'eau. Mon Seigneur ne doit vraiment pas s'inquiéte!
IRRIGATION ET TRAVAUX DES CHAMPS
E n outre, j'ai écriaux diverses localitéq u e j'avais interr o m p u (ll'écoulemennormal de) l'eau pendant l a nuit. A AppânHumsâ e t Sehrum, o n a alors fermà l'eau et il n'y a pas eu augmentation du niveau d e l'eau^. Quant à moi, j'en ai (maintenant) pour un a n avec l a maladiew que j'ai contracté! Bibliographie : publià par B. L., FM [Il, p. 93. Note : SGmû-had est connu pour le tout débudu règn de Zimrî Lîm11 étaisans doute un gouverneur, mais les zones oà il intervient sont diverses, Saggarâtu ou Mari, comme ici. Le présen document le fait supposer en poste dans la régiode la capitale. Ou bien il s'agit d'une lettre antérieurau règn de Zimrî-Lî Sûmû-ha étanabu bîti de Dê (à titre d'exemple), ou bien d'un texte du tout débudu règne Sûmû-ha ayant étgouverneur de Mari avant qu'ltûr-Asd n'y fûnommé L'intérÃexceptionnel de ce document vient de l a richesse technique du vocabulaire que j'ai spkcifià en note et des renseignements donnésur l'irrigation de la rkgion de Mari. a) Le texte utilise ici sabâtum à saisir È et non kullû~npour l'ensemble des rigoles ; il emploie ensuite subbutum, A l'emphatique. Tout le systèm des canaux secondaires avait donc étprivà d'eau pour faire monter le niveau dans le canal principal. b) En m. à m., à la porte à ; bâbu indique l'ouverture sur un canal par oh l'eau vient alimenter les champs. 11 faut donc comprendre que le systèm permettait d'ouvrir et de fermer l'arrivéde l'eau. Pour la prise principale qui alimentait le canal sur le fleuve, c'étaien revanche le terme pû qui étaiemployérecourant à l'image d'une à bouche^ qui boit et qui, par nature, divertissait un maximum d'eau, sans limite. c) Pour ce terme mafallum, cf. 6 *Irrigation... È p. 137, n. 134 et FM [Il, p. 98. 11 signifie à conduite d'eau à comme le montre son idkogramme dug-iita3. Ce terme est la forme que prend à Mari le babylonien mufallum. C'étaicertainement un point faible du système Une structure devait permettre de venir prendre de l'eau sur le canal principal pour la conduire vers un endroit particulier. Ce devait êtr quelque chose d'analogue à la yâbiltu de (802) qui irriguait le lieu-dit Sadânum La vâbiltu étaiun petit canal qui pouvait s'envaser. Il est possible, au vu de l'expression idéogrammatiqu dug-Sita3 qui lui correspond, que la mafallum ait 6tà une buse en
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argile cuite, inskrédans la berge du canal et qui donnait dans un bassin oà se répandaile flot avant de se disperser dans des rigoles secondaires. d) Le verbe batâq~tnsignifie au propre à couper à ; il est donc utilisk pour signifier 6 interrompre le cours à d'un travail, d'une livraison, etc. e) Pour ce terme, cf. n. c). La structure fa falâlim à ce qui emmèn de force È qui remplace en pkriode de crise le mafallum, donne l'étymologide ce dernier terme. Leur formation morphologique les oppose comme structure stable (ma-PARS-) et structure occasionnelle ( f a + infinitif). Au propre, Salâlu signifie fi piller È ce qui convient bien à une 6 conduite forcéÈ CAD 511, p. 201b, mentionne cependant de curieux et rares exemples d'oà il résulteraique ce verbe pouvait êtr utilisk pour signifier 6 retirer à un lieu de stockage à (to withdraw from a storage place (?), as adm. term). Rien n'indique comment se reprksenter cette structure provisoire fa falâlim t l Le terme employà ici est sekêru qui indique que l'on arrêt le cours du Balih pour qu'il ne vienne pas s'ajouter à l'eau du canal d'irrigation. Le Balih de la rkgion de Mari ne devait pas êtr un cours d'eau considérablemais rien ne rkvèl quel étaile procédemployà pour obstruer son cours. g) 6 Enfin à rend compte du sens résultatidu parfait. h) L'entassement de terre est le moyen courant de colmater une brèche Ici le but est de souder hermétiquemenle inafalluin au lit du canal ; le courant du canal avait dà desceller la structure en diminuant la terre tout autour. i) Le terme est ici sekêru qui, employk avec le terme 6 brèch È a son sens propre 6 d'obstruer È j) Le verbe employà est sabâtu~n Pour qu'il y ait risque d'inondation il faut nkcessairement supposer que l'eau arrivait à Dê via AppânHumsâ et sehrum qui jalonnaient donc un canal particulier; pour sa reconstitution, cf. B. L., FM [II, p. 105. Les doutes de B. Geyer (ibid., p. 100, n. 27) sur l'existence d'une prise sur l'Euphrate A l'endroit des tells n014, 15, viennent avant tout de sa conception qu'il y avait l'époqu un grand systèm d'irrigation local, non une séride structures discontinues, fragmentaires, fonctionnant de bric et de broc. Les traces de ce G canal d'Appâ à ont pu entièremendisparaîtrpar alluvionnement dà aux irrigations de plus grande ampleur des kpoques ult6rieures. La situation d'Appâ est, en tout
IRRIGATION ET TRAVAUX DES CHAMPS
cas, clairement indiquéau nord-est de Mari, certainement pas sur le râkibu de rive droite et la position des deux autres sites me paraîavoir étplus proche de Mari que les indications de la carte de B. L. ne le laissent croire. Il faut admettre enfin que les agissements de Sûmû-ha étaiensusceptibles de faire monter le niveau de l'eau dans ce canal d'Appân Le verbe batâqu11doit donc signifier 1. 33 le contraire du courant waSSurum. à laisser aller l'eau depuis la prise pour alimenter le canal È Pour ce contexte précisil se trouve donc l'équivalende kullû ou sekêrum La mesure prise en amont a dà consister en revanche à fermer l'alimentation en eau des rigoles (~abâtum cf. n. a) pour qu'elles ne re~oiventpas un surcroî d'alimentation indésirablpour les cultures qui y étaienpratiquéesJe ne comprends donc pas mîlu comme à inondation f i (B. L.) mais comme à augmentation de niveau à de l'eau, ce qui est d'ailleurs son sens normal. k) En m. & m. à J'ai pris ma maladie de l'année*
814 [VI 21 ton serviteur. Dis mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî L'oued ~ a ~ ~de aMiSlâ t ~ a) eu u n supplémend'eaub) et il a inond6 les terres-m'b'umc) de l'oued, appartenant aux particuliers71. 11 a humidifià jusqu'aux ~ e u x - ~ i ~ i l ete sl'herbee) ~) estrevenue72 . Tout va bien. Il ne s'est produit nul d6gât a) Pour le sens de Haqqat, à ~'fitranglé È cf. 6 '"Irrigation... >), p. 125, n. 92, et ci-dessus, p. 622. b) Il s'agit de pluies qui se produisent au loin et dont l'eau arrive soudain ; cf. (815). c) Pour un commentaire de nib'um sa nah
7 1 . L. 7 : ral-S&ni-ib-a-mi !\a* n}a*-ull*-lim. Sa ^mu-i3-ke-nim me*