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Présentà et traduits par Jean-Marie Durand Directeur d'&des à l'ÉcolPratique des Hautes Étude
I V Section ~
Ouvrage publiÃavec le concours du Centre national de la recherche scientifique
Litîératur anciennes du Proche-Orient LES ÉDITION DU CERF PARIS
CHAPITRE VI
Le thèm de la guerre est de faço naturelle un des mieux représentÃdans les archives de Mari. L'histoire du royaume de Haute-Mésopotamilorsqu'elle est documentéest tout entièr traversépar des conflits avec des Etats majeurs du Proche-Orient : ESnunna, Qabrâle Zalmaqum et le Yamhad, sans compter les invasions d e tribus mal sédentarisée Zimrî-LÃrevint par la force des armes sur le trôn ancestral, son royaume péripar suite d'une défaitmilitaire et on ne constate pour son règn un étade paix complèt que pour la courte périodde ZL 5' h ZL 8'. Les princes de Haute-Mésopotamiavaient eux aussi un esprit belliqueux qui commandait leur action. Les territoires qu'ils contrôlaien formaient certes une continuità géographiquindubitable mais elle n'avait étconstituéque par la suppression des pouvoirs locaux et une politique systématiqud'annexions. Outre les sollicitations multiples d'intervenir dans les conflits voisins, les obligations de participer à la protection des vassaux, de prête secours aux alliésvoire d'assurer sa propre défenseil existait certainement un prestige inhérenà l'action militaire et les hauts faits guerriers étaience dont on pouvait rêve de mieux pour un prince de l ' à © p o q uDes ~ textes célèbreà Vie nomade (38), ou la spectaculaire Epopé de Zimrî-Lîn sont là pour le prouver, Cependant l'idéologi guerrièr n'explique pas tout. Un texte trè révélateu (442). est cità tout de suite ici, hors de son contexte historique. parce qu'il illustre A merveille cet engrenage géopolitiquoh se fait prendre un conquérantDans le mêm éta de choses, on se référe aux considérationde D. Ch. ( M à © n ~ o i r e Ã
1Les dit ions du Cerf, 1 9 9 8 (29, boulevard Latour-Maubourg 75340 Paris Cedex 07)
ISBN 2-204-0596 1-7 ISSN 0459-5831
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LES DOCUMENTS
de NABU 2, p. 102), à propos du fait que quiconque occupe la régiod'ESnunna, roi ou conquérand'icelle (Elam ou Babylone), a la tentation de remonter la Diyala pour conquérile nord-est de la Haute-Djkziré Dis à mon Seigneur : ainsi (parle) ton serviteur Ibâl-pî-E J'ai appris que Yariha-Abum avait eu l'autorisation de quittera) le prince dVESnunna. Mon Seigneur sait que cette aiso on^) est pleine de tromperies. Il est à craindre qu'elle ne soit que rusec) envers mon Seigneur jusqu'à ce qu'elle prenne Andarig. Une fois qu'elle l'aura prise, elle visera Kurdâ ensuite, elle franchira le mont Sindjar et tout le pays du Subartum lui criera : à Vive mon seigneurd)! :: Cette Maison s'est mise h faire en tous points comme Samsî-Addu Elle ne cesse de fixer sese) frontière : elle a pris Ekallâtumelle a installà son camp^ contre QattarÃet Allahad et la ville qu'elle prendra, elle l'annexera. Cette Maison est pleine de tromperies. Avant que les choses n'échappenà notre contrôl et que nous ne nous fassions prendre par le tempslg), marchons contre elle! Les Bédouinbrûlen de combattre, les rois de l'Ida-Maras sont réuniavec leurs troupes et c'est sur mon Seigneur qu'ils ont les yeux fixésLes scheichs se sont réuni et ils ont envoyà chez mon Seigneur Annî-itti-E et ~ a n z à ¢ n ~ ) Que mon Seigneur interroge ses serviteurs et qu'il fasse route. Bibliographie: publik par D. Ch., Méii~oire de NABU 2, p. 97-102. a) WaEur~~in désignici le fait de laisser repartir l'envoyà d'un roi étrangerlorsqu'il a dklivrk le message dont il étaiporteur et qu'il a reç ses instructions (wûrtum; cf. t. 1, p. 593. b) L'emploi de bîtun au sens de maison royalen n'est pas exceptionnel. S'agissant d'ESnunna, le pouvoir en est parfois désigncomme à ^ispak u rubê'inz à la Maison de Tigpak et du Prince ; cf. A.3274 : 16' (MélangeM. B., p. 63-64 et n. 95) et XXVI 37 : 6-7. Ã
LES OP~RATIONSGUERRI~RES
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
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c) Pour des exemples de ruttûi (ou du dkrivk rutûnzA Mari. voir XXVI 526 c). d) L'expression bû bêl (lit. à Sois en bonne santéà mon Seigneur! È exprime un ralliement sans résistancecf. XXVI 327 : 3' ; 383 : 8 et peut-êtr 412 : [32]. e) Si l'on considèr le pronom dans pal?-su comme renvoyant A Samsî-Addu on comprend qu'Egnunna rétabliles frontière qui furent celles du royaume de Haute-Mésopotami sous Samsî Addu; s'il renvoie A la Maison d'ESnunna, le passage signifie simplement qu'elle ne cesse de déplaceses frontière par annexions successives. D. Ch. a prkfércette seconde interprétation f) La restitution proposke est hypothétiquecar l'expression documentke est ana pâ NG wa$âbumà s'installer en face d'une ville (dans l'intention de s'en emparer). g) En m. à m. : à avant que le poids ne soit trop lourd pour le bras et que les jours ne soient proches È c'est-A-dire : c avant qu'il ne soit trop tard È Le premier terme de l'expression ktait connu sous la forme: à le champ excèd mon bras (eqluni eli a h i p kabit, CT 29 9b : 1 1 ) ; pour le second, je suis l'interprétatiode J. Sasson, NABU 92/72 à Time (ù-mu-i is pressing quoique la lecture de D. Ch. à les eaux (à mu-i) soit possible et que la skquence -ma à soit bien documentke A Mari. Il faudrait alors supposer que ces c eaux dksignent l'arrivke de la crue, mais ce proverbe n'est pas encore connu. h) Ces noms, absents de XVI, sont désormaibien documenté: - CC Ma grâcse trouve chez El à (cf. an-ni-te-el T.256 ; an-ni-tiil M. 12704+ i ; an-ni-it-ti-AN M. 13023), soit Annî-itti-El ; - ha-an-za-nu-[ulnz M.5705 ii ; ha-an-za-an-el M.5108 ; haan-za-an-[O]-il M.7166 et Hanza
-Addu A restaurer dans VI11 66: 13. Ã
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L'expéditiode Qatna représentun assez gros dossier dans ce qui est restk des archives d'kpoque kponymale et beaucoup de textes sont encore inkdits. Ils doivent faire partie d'une des sections des AEM (Archives épistolairede Mari. Documents relatifs A l'histoire du royaume de Haute-Mksopotamie), qui regroupera
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LES OPERATIONS GUERRIERES
LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE MARI
des étude concernant l'histoire du royaume de HauteMésopotamieOnt surtout étpubliéejusqu'ici la plupart des lettres du roi de Qatna, Ighî-Addu réclamande faço trè pressante que des renforts lui parviennent. Ces textes sont repris cidessus dans le chap. V, La vie diplomatique È Ã
Une des grandes questions a étde savoir qui conduirait l'expkdition militaire: Samsî-Adden personne, un de ses fils ou un généra Pendant tout un temps, ce devait êtr Yasmah-Addu luimême Cela nous a valu (449), un document exceptionnel qui montre que des routes directes existaient & travers le grand déserà l'est de Palmyre pour rejoindre directement l'Euphrate. Pour partir ouvrir un nouveau front & l'ouest, Samsî-Addavait dà attendre que les opérationsur le front oriental fussent tenninkes. La fin de la guerre avec Qabrà fut concomitante au rktablissement des bons rapports avec ESnunna et des forces importantes devaient lui êtr réclamé pour engager le front occidental. - Un texte comme (452) montre bien que l'expéditio de Qabrà est antkrieure ?i celle de Qatna. - La lettre d'IShî-Add& Yasmah-Addu au moment oà ce dernier doit venir & Qatna (453) prouve qu'il est déjson gendre. En dkfinitive. Yasmah-Addu est montà aider son frèr IgmeDagan & combattre sous les murs de Qabrà (N. Z., *Thèseet la direction des troupes envoyée& Qatna fut confié& des gknéraux Ces derniers furent surtout Samîd-ahumMut-Bisir et HabduAmîmIls conduisirent des opérationqui ont durà plusieurs annkes. Dans (454), il est question de la démobilisatiod'une par-, tie des forces et, manifestement, la hât des Mariotes & retourner chez eux fut extrême sans attendre l'autorisation des gknéraux les soldats se hâtkren de rentrer. Devant les mesures prises par Samîd-ahupour essayer d'organiser le retour, ils prkférkrenpasser & l'ennemi. On voit d'ailleurs dans (455) des troupes revenues de Qatna êtr réinstallé dans le Suhûm?i la forteresse de Yabliya. Sont encore inéditesoutre plusieurs lettres d'Eh?-Addu, surtout les tablettes qui décrivenle déroulemendes opérationmilitaires dans la régiode Damas (déjappelà pays d'ApÛm destinà & devenir l'Upà de l'époqud'El Amarna; cf. XXXVIIIe RAI, p. 112). De ces dernières on trouvera un échantilloci-dessous avec (456) qui décriles opérationdevant la ville de Râhisu (la Ruhizzi d'El Amarna). Le trks grand intkrê de ce dossier de lettres est de documenter sur le Liban et le Sarônvoire Qadesh, ainsi que la régioau sud de Homs en gknéral& l'époquamomte. Ces documents montrent que la toponymie de l'époqud'El Amarna est
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dkj&,chaque fois qu'on peut le constater, en place. 11 semble que l'on ait au moins projetésinon réalisà d'envoyer des forces considérableà Qatna. Pour faire se déplaceplus de 20000 hommes, il fallait que l'ennemi & affronter fûextrêmemen puissant. Dans les lettres oà il demandait de l'aide, Ehî-Addse plaignait trks nettement des intentions hostiles du roi d'Alep SÛmÛ-ê et Samsî-Addlui conseillait de prendre patience en attendant que des secours lui arrivent de l'est. Pourtant, à lire les lettres envoykes par les généra mariotes, leurs opérationmilitaires ont surtout concernà la régiosud et leurs forces n'ont pas kt6 directement engagéecontre celles d'Alep. C'est Qadesh, Râhisumla régio de Damas, le Liban et le pays de Cana'an (Kinahnum) qui sont concernésPeut-êtr faut-il supposer que le but primitif de l'expéditio qui ktait d'aider Qatna contre Alep avait changà et que les troupes mariotes vinrent soulager leur allià d'une attaque sur son front sud, suscitépar Alep, tout comme Samsî-Addului-même envisageait une attaque au nord-est du Yamhad pour occuper (pullusum) Sûmû-êlui-mêm et dégage sa pression sur le royaume de Qatna (490).
ton frère Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Iihî-Addu T u m'as appris d e bonnes nouvelles à propos d'Iime-Dagan et je m e suis fort réjoui Autre chose : ne sois pas négligenconcernant ta montéici. C ' e n est le moment. Fais faire d u butina) par ton arméet qu'ils te bénissentLes 3 villes dont je t'ai parlébne sont pas fortes : nous les prendrons e n un seul jour (chacune). Monte vite vers moi que nous prenions ces villes et que ton armé fasse d u butin. Si tu es mon frèremonte vite vers moi! a) En m. ?i m. : Fais dévorerà b) Pour cet emploi du démonstratia n n à » ~pour ~ renvoyer ?i un sujet abordÃdans une lettre antérieurecf. t. 1, p. 397, (252), n. b). Ces à 3 villes à sont peut-êtr celles au sud de Qadesh que les Mariotes attaquèrentIl n'est ici fait nulle mention de Sûmû-êp Ã
444 [II 81 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père
Isar-Lîest venu me trouver et a exposà devant moi toute l'affaire. Si l'arméqui étaiaux ordres d'ISme-Dagan a rompu ses rangs, (c'est qu'en fait) elle a reç permission d'aller chez elle assurer son ravitaillement. Le lendemain du jour oà tu auras connaissance de cette tablette, tu convoqueras ta troupe et l'armédu pays tout entier sera au complet J'arriverai chez toi, le 15 de à ¯ à ¯ r (xii*). Fais en sorte de gardera) l'arméjusqu'à ce que j'arrive2. Il faut que Mut-Bisir prenne connaissance de cette tablette. De plus voilÃque je te fais porter une tablette qui a étrédi gépour Sin-têrÃProcure un compagnon h un coureur porteur de cette tablette de moib) et expédie-letô le niatin chez Sîn têrî Je t'ai fait envoyer cette tablette dans le courant du 30 du mois d'Abum (xi*), depuis Subat-~nlil. Note : le rapport d'Isar-Lîdevait concerner le refus de l'arméde Mari d'êtr convoquke en croyant que celle d'Ekallâtu avait ét renvoyke chez elle. >>. a) C'est-&-direà ne pas la laisser se débande b) L. 25, la restauration qui aurait paru à kvidente [te^-m}a-ain fa-[a[-ra}-am Ca-a-ri, est impossible. La copie par Ch.-F. J. de l'initiale de la 1. est bonne ; il s'agit bien d'un SI. È
445 [I71] p i s à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Je t'ai écriau sujet de l'arméde Mutu-Bisir et de HabduÂmîmtantô qu'elle viendrait, tantô qu'elle ne viendrait 2. L. 1 1-19 : [i-iio] u4-nii-im [du*-iii*-i[ni*-inlu*. [su fup-pu]-uni un-ni[e-en]], [te-ie-em-mu-u]. su*-[ah-ku ru-ru-gu-uni], ,sa*-oh* m[a*-rini ku-/ilSu*, [u\s-dam-nu-ru**-uni**-inu, i-[ii]u 14 15-kam iti ri-ri-im. [a-n]u se-r[i& u]-ku-US-iu-dani. flu* n]u-su-ur su-hi-iui. (1-di u-lu-kuii~e-pu-ui. Pour plusieurs corrections, cf. v. S., Or 22. p. 195. 3, L,25-26 : [lu lu]-~i*-ni~i-(im i a r{up*-pP* [ q u - ( 1 4 .[nu-iu]-h-u[p*pu-am iu-u]r*-Si-nui,[du*-us*--runi u-ii[u se-er ^iiule]n*-rre91*-ri.
pas5, te disant : à Je (me) donne comme limitea) que commence la campagne6 pour envoyer un (tel) message, (cela) afin que l'armén'épuispas ses provisions. En réalità je vais faire la paix avec le prince d'Esnunna. J' ai... Haqba-ahum et ~ i - . . . 7 , (5+5 1. ; la tranche n'étaisans doute pas inscrite.) Ã
Il faut que l'arméprenne ses provisions8. Que Mutu-Bisir et abd du-Âmà en prennent la têt et partent pour Situllum. L à ¢ ' doit prendre connaissance de cette tablette de moi. a) La forme lu-ma-a$-fi-ir-ma est palkographiquement sûreUn verbe MSR n'existe pas dans II 120: 21 oà il s'agit en rkalità de pazârum * passer en cachette par un lieu ; corriger A ce propos AHw, p. 619b et CAD Mll, p. 329b. La forme II m u s ~ u r u m ,un dknominatif de m i ~ r u m ,à limite doit signifier ici à prendre comme kchkance et se retrouve dans l'En. El. V et VI avec le sens concret de à fixer les limites (divisions)*. CAD M/l, p. 329b, sups'attarder (to linger). pose inutilement un muffurum, à traîner Ã
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446 [II 111 Dis h AddÃ: ainsi parle Yasmah-Addu, ton fils. Naguhe, Addà avait chargà Mut-Bisir d'une mission chez moi à propos de l'expéditiondisant : Fais une proclamationa) h tes troupes9 et que toutes tes dispositions soient prises10. à Voilh le message d9Addâ ( 1+2?+10 1. manquent.) Maintenant, dois-je aller chez AddâQu'Addà m'écrivce qu'il doit en êtreb) 5. L. 7 : \-Su u-lu-kam 1-51 Hu* a-la-kam. 6. L. 9 : ... u-A' te-b[u*-u]P kaskal; cf. v. S., Or 21, p. 80. 7. L. 13-14: i-nan-na sa-li-mu-am ki* lu* &s[*]-nun*-na*rki*l,e*-né*
ei* lia-uq-bu-a-lia-am à fi*-[...]. 8. L. 1'-2' : ,su-b[u-um su-u], si-di-i[s-su li-i,s-bu-al}. 9. La 1. 9 est en fait kraske.
10. L. 10 : Ã {es-em-ka lu ,su-ub*-bu-{X)-ut-{X).
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a) Pour cet emploi de ragâmumcf. t. 1, p. 630, (433) n. c). b) La traduction suppose une lecture des 1. 1'-5' : i-na-an-na, [Sum-ma a-na-ku-ma],a-na je-er a-ad-da-a,a-al-la-kam an-ni-fam la an-ni-tam, [ad-da-a li-i5-pu-ru-am}.
Cependant la collation de la 1. 5' m'a semblà donner comme texte l'improbable : [ad-d}a*-a li*-ih*-du*, [li-i5-pu-r]a*-am*. Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Sarnsî-Addu ton père Jusqu'au 20 de ce mois, je résideraen AgadéEnsuite, je remonterai le fleuve jusqu'à la villea). Mais, toi, tu ne viendras pas avec moi. Attends 5 jours à Râpiqumaprè mon départet lorsque ce mois-ci n'aura plus que 5 joursb), pars pour Mari. Rassemble les forcesc) de Mut-Bisir et de HabduÂmà et que tous partent. Ils ne seront pas fâchÃde l'affaire! Moi, je ne bougerai plusd)! Il faut qu'il y ait une relèv pour abd du-ÂmîA l'heure actuelle, moi-mêmeje démobiliserames forces, dè que je le pourrai. De ton côtÃlorsque tu seras revenu à Mari, démobi lise abd du-Âmîen mêm temps que toi1 l , mais dè leur arrivéeil faudra les recenser. Cela fait 3 ans que leur troupe ne l'a pas étà Voilà pourquoi les 2 forces seront démobilisée Autre chose : les navires que depuis l'annédernièr on fait descendre à Râpiqu y sont immobilisésfaute de haleurse). Lorsque J ~ à de© abd du-Âmà aura (encore) 5 jours pour êtr démobilisée lèves- de la troupe autant qu'il en faudra, en fonction des navires qui sont immobilisés(Ces gens-là devront leur faire remonter le courant, avant que les autres ne bougent^ afin qu'ils arrivent tous ensemble^ à Mari. Ces
bateaux doivent atteindre Mari et êtr disponibles pour ce dont on aura besoin et que j'ai passà mon temps à indiquer, lorsque j'étaià ~ à ¢ ~ i ~ u m " Note : la lettre est envoyépar Samsî-Add depuis AgadÃalors que Yasmah-Addu est à RâpiqumLe grand Roi remonte par le Tigre à Ekallâtu et son fils doit rejoindre Mari. Il faut démobilisela troupe qui depuis 3 ans ne l'a pas étet la recenser. Le grand Roi compte se donner du repos dans sa capitale (1. 18) mais la fin de la lettre montre qu'on préparune entreprise trè importante pour laquelle il faudra disposer de la flotte qui pour l'instant est bloqué à RâpiqumCela ne peut s'expliquer que par la fin des opération sur le front d'Einunna, consécuti& la fin de la guerre contre Qabrâsymbolisépar les dévotionque Samsî-Adda pu accomplir & AgadéCette flotte ne doit pas tellement servir à aller attaquer les possessions euphratiques du Yamhad (qui sont trop en amont) que de permettre le passage de l'Euphrate du côt de Tuttul, Halébiyou des Bords-de-l'Euphrate & l'arméqui est destiné& Qatna. a) Il s'agit ici comme ailleurs d'Ekallâtu et non de SubatEnlil ; cf. t. 1, p. 114. b) La proposition de comprendre: Lorsque ce mois laissera 5 jours c'est-&-dire: 5 jours avant la fin du mois donc le 25, est celle d'A. Falk. dans BiOr X, 1953, p. 87a. c) Pour cet emploi de lîtu dans le vocabulaire militaire, cf. F. J., NABU 87/67 (Ãrégimen È) Le sens manque dans les dictionnaires. La traduction par forces suppose une dérivatioà partir de le 'Ûm pouvoir d) Wa5âbu a souvent le sens de rester inactifn, sans sortir de chez soi. e) Pour l'importance des haleurs sans qui les bateaux ne peuvent pas remonter l'Euphrate, voir le témoignagessentiel de XXVI 538 : 9-10. f) Le sens de pa!âru~est exactement ici rompre ses rangs È La troupe quitte le front oà elle est engagémais elle est toujours susceptible de recevoir une nouvelle mission. Le m. & m. est : Lorsque l'armésera démobilisablpour (dans) 5 jours. Pratiquement donc, les haleurs partiront pour Mari le Ã
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SU (ou ZU) n'est qu'une graphie archaïsant de MA à Mari 12. L. 42 : i-na pa*-ni-5u-nu li-iiiu(SU)-011-Ili-ru.Ce n'est pas une faute,
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LES OPERATIONS G U E R R I ~ R E S
LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE MARI
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LES DOCUMENTS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
jour mêm oh Samsî-Addquittera Agadésoit le 20. Samsî-Add trouvait plus important de raisonner en termes de délaide dépla cement pour l'armke que de dire expressémenqu'il voulait l'armke de Mari ?i sa disposition tout le temps qu'il serait ?i Agadé L'essentiel &ait en effet qu'il n'y ait pas une partie de l'armke qui reste plus longtemps que l'autre en service. g) L'intkrê du passage est grand pour comprendre la navigation sur cette partie de l'Euphrate. Les bateaux halks vont bien moins vite que les troupiers, pourtant il est essentiel que tous les soldats soient dkmobiliséen mêm temps. Cela explique que Yasmah-Addu les fasse partir 5 jours avant. Ce laps de temps reprksente donc le retard des haleurs sur l'armke normale pour la distance Râpiqum-MariPuisqu'il semble, d'autre part, qu'il faille une semaine pour faire cette route (rapidement!), le temps pour ramener la flotte devait êtr au minimum de 2 semaines, pratiquement sans doute plus.
448 [I 421 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton pkre. Yarîm-Addm'a kcrit, me disant : à J'ai donnà leur approvisionnementa) h des Bkdouins de la steppe. J'ai constituk une troupe de 2000 soldats qui iront en expéditioavec YasmahAddu. Cette troupe tout entikre, nom par nom, a étinscrite sur une tabletteb). à Voilh ce qu'il m'a kcrit. (Il y a donc) 2000 Bédouinde la steppe iront avec toi. De ton côtk constitue une troupe de 300014. Cette tablette, ~ à ¢ ' à les » serviteurs qui sont h ton service doivent en prendre connaissance en ta prksence : il faut que les dispositions soient prises au sujet de ce que tu saisc). Cela fait longtemps que la troupe de ton secteur n'a pas kt6 recenséeIl n'y a plus de tempsd) pour le recensement! Étandonnà tu n'as pas pu maintenant recenser la troupe, c'est à ton retour que tu le feras! En attendant, remplace fugitif et morto. Il faut que toute la troupe qui ira avec toi soit nominalement inscrite sur une tablette. Il faut que les conditions de son affectation@
LES OP~RATIONS GUERRIÈRE
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soient nettes^. - Forme un régimenthde 1000 hommes de troupes entre les 2 ~ u h à » ;m ' - un de 1000 chez nos Bédouin~ i m ' a l i t e s * ~;' ) - ainsi qu'un (autre) de 500* (avec des gens) comprenant des Uprapéensdes Yarihkens, des Yahruréen et des Amnanéen; lèv ici 200 hommes, lh 300, selon le cas ; fais un rkgiment de 50018 hommes, y compris tes domestiques. Ç fera bien 1000 hommes. A ce moment-là tu te trouveras avoir enrégiment5000 soldats)). Par ailleurs moi-mêm je t'expédieraune troupe de 10000 hommes, troupe du Pays, soit troupe des dumâtumsoit troupe du Pays (lui-même)k)une troupe forte, troupe dotke d'un armement. D'autre part, je viens d'écrirà Esnunna. Une troupe de 6000 Eznunnkens va monter. L'un dans l'autre, c'est une arméde 21000 hommes19, troupe forte, troupe face h qui nul ne rksistera, qui va aller h ~ a ~ a ^ . (2 1. manquent.)
.. . par les armes^... lors de l'expkdition.. . comme ils attaqueront.. . Que tes dispositions soient soigneusement prises pour cela! a) Pour l'importance de l'emploi de p a q à ¢ d u ici, cf. p. 398. b) La dkpense, sûremenimportante - il s'agit ici de 2000
16. L. 26 : 1 [Ili-il11du]-bu-[+
bi-ri-it su*-[Ili-iki].
17. L. 28 : K 1 li-in1 sa-b\aJ-ami-lm /la-nume5 [si-i}m-a-lu*-11;. 18. Sic, par collation 19. L. 42 : une lecture r2 11 semble aussi possible que 20 (et est d'ailleurs rkclamépar le compte des diverses forces). 20. L. 43-44 : sa-[bu-um !]cl* ~ m ~ - u m - n ~ ua-nu - u ~ lpu-11;-Su-nu,[ici iz-7.0ai-zu S]u a-n\a du-*imk, W u - k u . .. ] .
14. L. 1 1 : Ã 3 1;-mi sa-bu-am ut-tu ki*-in ; cf. v. S., Or 21, p. 79.
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LES DOCUMENTS EPISTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
LES OP!&ATIONS GUERRIÈRE
hommes qui ont étapprovisionnépour un temps certainement assez long, peut-êtr mêm 1 mois -, étaiofficiellement enregistrédans un texte particulier oh l'on trouvait l'appel nominal (fumisam) des individus, rangépar clans (gâyîfam Ces textes, en partie gardéssont une source majeure pour la connaissance de l'onomastique bédouinà l'époquamorrite. c) Pour ce sens de annûmrenvoyant à un fait antérieuconnu, non explicitécf. t. 1, (252). n. b). d) Pour cette expression ûmlittarkà (en m. à m. : à Les jours [le temps utilisése trouvent avoir éttrop longs È) cf. A.2675 : 35 : UA-umsa-bi-im i-ta-ar-ku-ma, sa-bu-wn i-ta-na-aS-sa-as, a-sli-reà Les jours de la ma i-ze-bu-ni-in-ni-ma, [e-di-fi-[ta] la a:-:a-az, troupe se sont prolongéet elle ne cesse de se plaindre. 11 ne faudrait pas qu'elle m'abandonne et que je reste seul à ; l'autre faço de le dire à Mari est Ûnt qerbG ( d e jour [de l'échéanc est proche È) XXVI 10 : 11. e) ina kîmsignifie cc étandonnà que ; l'expression est paralà dans la mesure oh lèl à ana kîina f) Ces mesures ponctuelles consistant à tenir le compte des fuyards et des morts ont étgardéedans de petites ou moyennes tablettes, surtout du règn de Yahdun-Lîm g) Le rôl que chacun devait jouer faisait partie d'instructions fixéeautoritairement, soit les protocoles-isi tum. On les retrouve 1. 25 (damqif lG ussuk). Cela arrivait juste prks le recensement nominal (1. 23). Le protocole-isiktum qui en résultaiétaique chaque soldat avait l'assurance, à son retour, d'avoir les avantages (piqittum, champ, etc.) afférentà son enrôlement h) Le fait d'organiser un corps de militaires avec nomination de ~ 27, supérieuret constitution de sous-groupes se dit k à ¢ r u (1. 29, 32, etc.). i) On retrouve la forme dumu si-im-a-lu dans XXVII 116 : 35. A moins de supposer une forme *sim'alÛnu pour laquelle je ne connais pas de parallhle, il s'agit ici d'un suffixe -ni de Ire personne plurielle (= à ceux qui habitent dans le royaume de HauteMésopotamiÈ) mais si-im-a-li-ni aurait étattendu. j) Ce passage indique les diverses à zones de recrutement du royaume de Mari, à l'époqude Yasmah-Addu : - les à 2 Suhû (notion bien documentéedésignenles Suhû supérieuet inférieurils constituent la province du Sud. face au pays d'Akkad (Babylone et Esnunna); cette régiofournit 1000 hommes ; - les Bédouinbensim'alites forment le 2e corps de recruteÃ
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ment; ils contribuent, eux aussi, pour 1000 hommes; ils représen tent la population des villages du cÅ“u du royaume lui-mêm ; -le 3e groupe représentdes levéed'hommes plus aléatoire: les Bédouinbenjaminites (énumér selon leurs 4 grandes tribus; mais noter l'absence des Rabbéens!ne représententen revanche, que 500 hommes. On a ainsi l'impression que les Benjaminites constituaient un groupe humain bien moins important à l'époqu du royaume de Haute-Mésopotami que sous le règn de Zimrî-Lî On ophre en outre des levéede-ci de-là c'est-à -dir à différent endroits du cÅ“u du royaume, de 200 ou 300 hommes. Ces gens doivent représenteles lfi-mes diri-ga, à les supplémentaire c'est-à -dir ceux qui s'adjoignent à la levénormale. Le tout est complétpar du personnel dépendandu palais : les gerseqqum. Leur apport semble symbolique, pour obtenir un chiffre rond d'effectif. On atteint ainsi un nombre de 3000 soldats qui, s'ajoutant aux 2000 Bédouinrecrutépar Yarîm-Adddans la Haute-Djézirdu nord-ouest, font une armétotale de 5000 hommes. On est frappà par les petits moyens des Bords-de-l'Euphrate, dont les effectifs pour la moitià viennent des Bensim'alites et des Suhiim. 10000 hommes viennent de la Haute-Djézirorientale (le Mâtu et les dun~âtum ; Einunna, de son côtÃest sollicitépour 6000 hommes alors qu'elle n'est pas impliquéau premier chef dans un conflit avec Qatna. k) Les troupes envoyéedepuis Subat-~nlilsont bien plus importantes, exactement le double. Elles sont prises sur le à Mâtu È compris à la fois comme le Pays proprement dit et celui des dunlâtumCe dernier dont on a plusieurs attestations n'a pas l'air d'êtr le nom d'une régiopolitique précismais simplement une dénominatiode terroir ; cf. NABU 90182. Si le rapprochement que j'ai opéravec le terme babylonien dimtum est bon, le à pays des fermes représentla zone de dry-farming proprement dite, c'està -dir toute la partie orientale des campagnes populeuses du pié mont du Tir-'AbdînLes Bédouinrecrutépar Yarîm-Addsemblent, effectivement, venir plutô de la partie ouest de ce piémont selon ce que l'on sait de la zone d'actività du génér de Samsî Addu. Le à Pays à représenteraitdks lors, le royaume d'Ekallâtu proprement dit, soit les e Bords-du-Tigre È
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Dis a Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père
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LES DOCUMENTS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
LES OP~~RATIONS GUERRIÈRE
Tu m'as écrique tu partirais avec l'arméeMais aller avec une arméen'est-ce pas une chose difficile? En effet, tu es un novice. Jusqu'à présenttu n'as pas une grande expériencde ces routes. Lâ'à et Mutu-Bisir ont l'habitude de recevoir un abondant courrier^ ; maintenant^, discute avec eux et prends tes décisionen fonction d'une discussion avec eux23. MutuBisir (en outre) a une bonne expériencde ces routes. Renseigne-toi au sujet de ces routes. Envoie donc plusieurs personnes interroger pour toi au sujet de l'approvisionnement en eau de ces routes et déciden fonction du rapport détaill dont ils seront porteurs24.. . L'eau suffira-t-elle pour abreuver les arméesfies arméequi vont se dkplacer sont vastes : ce sont 20000 hommes qui vont êtr en déplacementles ânesleurs provisionsb) ainsi que l'avant-garde de ces armée; (l'eau) suffira-t-elle? Si, avant ton départtu ne sais pas à quoi t'en tenir à propos de l'approvisionnement en eau de ces routes, il ne faut pas prendre la déci sion (de partir). Étan donnà qu'il y a des uprapéensC qui ont une bonne expériencde ces routes, envoie de ces gens qui ont une bonne expériencde ces routes25 afin qu'ils sachent bien à quoi s'en tenir pour toi concernant les ressources en eau de ces routes. Par quelle route.. . de tes côtés . redoutable.. . eaux des cieuxd). .. (Lacune de 2 1.) Envoie chez moi un rapport détaill: quelle route est la bonne pour la marche de l'arméeEst-ce la route haute qui est 22. L. 8-9: bu1 c~-tc~-rnu-ra-c~t lup-b]u-tim mu-[-. mu-tu-bi-si-ir nui-011-[rui-iw-un-ilci}.
llu-d-uli~Ã
23. L. 9 : ... a - l u te4-e[mii-tu-ul-ti-iu-nu].
24. L. 13-15 : à si-tu-ap-pu-[ara$-ium me-e Su i-nu kaskal-mes-fini],[liid-(\a*-•\u-ni-k[um- u-nu zi-im lefii-in1 go-um-ri-im]. [sa no]-Su-~ipuur-ri-i[s... ] . 25. L. 23 : [i-nu l]~l-meSiu-nu-ti i a kaskal-mes-mes-tilt1 fi-[nul-ti u-tamu-ru.
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bonne'? Est-ce la route moyenne qui est bonne? Est-ce la route basse qui est bonne? Est-ce tout droit devant toi que c'est bon pour la marche de l'arméeL'arméeest-ce h partir d'Abattum qu'elle se qu'elle se mettra en route? Est-ce à partir de Halabî mettra en route? Ou bien est-ce tout droit de devant toi qu'elle se mettra en routee)? Envoie des gens partout afin qu'ils sachent bien h quoi s'en tenir pour toi au sujet des ressources en eau de ces routes. Envoie-moi un rapport détaillafin qu'ici, moi-même je donne des instructions et l'armése rassemblera en fonction du chemin par oà elle ira. Si l'arméprend le chemin haut pour route, l'arméqui se sera rassemblépour cette voie ira par l'intérieudu Pays vers.. ., Qirdahat, DêrMalhâtu et Tuttul ; puis depuis Tuttul elle gagnera ~ b a t t u m ^ . Si c'est la voie moyenne que cette arméemprunte, elle ira vers Dunnum par la limite du désert... en fonction de la route27.. . (Lacune de 7 1.) . . . prendra pour route et ira.. . selon la route.. . Je t'ai envoyà ce message.. . afin qu'ils sachent bien à quoi s'en tenir au sujet des ressources en eau de ces routes. Envoiemoi un rapport détaillet l'armése rassemblera en fonction de la tablette que tu m'enverras. Les.. . et les hommes qui seront allépour savoir à quoi s'en tenir à propos de l'eau, expédie les chez moi que je les interroge. D'autre part, les devins qui iront avec toi, Zimrî-Dagan ®-~l~ Narâm-SinIm.. . et Apil-ili.Su, fils d ' ~ b à ¢ l - ~ Ãdoivent prendre avec soin leurs décisionsAvant ton départon doit prendre les oracles à ~ a t n a g ) . Bibliographie: republik avec son joint A.1195, MARI 5, p. 163-
26. L. 47 :
... ii-tu t u - [ t ] ~ - u a-di l [ ~ u-bu-tiii~kl]
27. L. 50 : [ .. . a-na ii-in1 de*-er-ri-i[m... 1.
LES OPERATIONS GUERRIÈRE
167 ; cf. XXVI/l, p. 232. a) La traduction de MARI 5 a étchangéeCes à tablettes à doivent représenteles rapports que l'on faisait tenir au chef de l'administration civile (Lâ'û et à celui qui supervisait les forces armée(Mut-Bisir). C'étaiendonc eux que Samsî-Addtenait donc pour particulièremen informésIl s'y ajoute de plus que Mut-Bisir, en tant que militaire, a une information de premièr main sur ces routes. Peut-être son nom propre ( à Homme-duB i s f i ) reflétait-ison origine propre ou celle de sa famille. On remarque que Yasmah-Addu (alors que ce n'est pas dans une invective!) est encore traità de novice (à béb)), sehrêta) Ce passage est donc un des plus nets pour indiquer qu'il s'agissait d'un jeune homme. b) Le terme irnêrfitu (abstrait en -zîtumsignifie nettement ici l a charge des âneÈ aussi bien ce qui est nécessairà l'approvisionnement des hommes que des animaux d e bât puisqu'il est juxtaposà au pluriel anse-hi5 ( à âneÈ) IV 62 : 6' doit donc Etre compris de la mêm faço ; II 117 : 10 est, en revanche. à corriger en fonction de MARI 4, p. 420, n. 225. AHw. p. 376a, avait compris qu'il s'agissait de l'à effectif en âneà (Eselbestand), en se demandant s'il ne s'agissait pas d'une faute ; de mêm CAD 1. p. 115, à la suite de A. F.. ALM, p. 64, qui, lui, y voyait un pluriel en -fituin. En fait, ce n'est qu'une extension du terme à ânÃÈ à charge d'un ânÈ2t l'ensemble des ânes c) Tribu benjaminite. Dans L''Inscription d e fondation, Yahdun-Lîavait parmi ses adversaires << Lâ'û roi de Samânu et du pays des UprapéenÈ Ce sont ces gens qui, poursuivis à travers le déserde Palmyre, ont étaffrontéaux bords de la mer (Méditerranée On doit donc supposer pour eux un chemin de parcours naturel à travers le déser; cf. *Noinades.. . d) Le texte est malheureusement cassà à l'endroit oà l'on devait parler de l'approvisionnement en eau par pluies. e) Ces 3 routes sont quasiment identiques à celles dont on voit les points d'aboutissement euphratiques à l'époqude Palmyre. - La route haute partait de la régiode Raqqa, Abattum n'en étanpas loin, en amont sur la rive droite (cf. D. Ch., NABU 93/32). - La route moyenne partait de Halabîtla moderne Halébiyà Dunnum, la à Birtha à d'époqurécenteetait l'endroit par oà on pouvait l'atteindre sur la rive gauche (cf. XXVI/l, p. 126). - La route basse devait, en revanche. partir du royaume de Mari lui-même donc de Dê ez-Zor oà se trouvait approximativement la Forteresse de Yahdun-LîmOn remarque l'expression d e devant
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toi È Cela peut faire allusion au fait que Yasmah-Addu, arrivant aux Bords-de-l'Euphrate, commenç par êtr à roi de la Forteresse de Yahdun-LîÈrebaptiséà Forteresse de Yasmah-Addu È t] Pour ces devins, cf. les notices afférentedans XXVI/l. g) Plutô qu'à à propos de Qatna à (MARI 5) ; je pense désormai que Samsî-Adddemandait que des présagefussent aussi pris, à titre de contre-épreuveà l'endroit qui devait êtr le terme de la route.
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Sarnsî-Addu ton père Je t'avais écrid'envoyer h Qatna la troupe de 500 hommes des Bords-de-l'Euphrate qui se trouve avec Zimrî-1lum.ma Tu as (dÃles) envoyer^). Dans le cas contraire, dèconnaissance de cette tablette de moi. fais-le. D'autre part, je t'avais écri d'envoyer h Qatna avec l'armé du pays des ~ u m à ¢ t u retn ~ celle de Sîn-tê une troupe de 400 hommes des Bords-de-l'Euphrate. N'envoie pas cette troupe de 400 hommes en attendant qu'~bbi-~llabra29 t'arrive et en attendant (aussi) que t'arrivent la troupe du pays des Dumâtu et celle qui se trouve sous les ordres de Sîn-têr Une fois qu7Ibbi-Illabrate sera arrivé3et qu'il t'aura expédila troupe du pays des Dumâtu et celle de ~în-têr" réunis-leà ces 400 hommes et expédie(-lesh Qatna. D'autre part, le reste de l'expéditio(formépar des soldats) des Bords-de-l'Euphrate, Mutu-Bisir et Sadd-ahum doivent en prendre la direction et, h la fin du present mois,. . . (Texte lacunaire de 3 1.) Autre chose : il n'y a pas de ... Une fois qu'il y en aura, un
28. L. 8 : tu-ut-ru-ssdJSisiR-rnulu tu-a!-ru-ud: cf. v. S., Or 21, p. 78. 29. L. 15 : ... a-di W-dn[in-$ubur]. 30. L. 19 : ii-tu [$u~]-~ni[n]-~ubur* if*-tu-al-\/]a*-kum*; cf. v. S., Or 21,
p. 78.
31. L. 21-22 : Ã su-bu-[am ia dsu'e]n*-tey*-r[i*], i-th-ra-ddak-kurn].
LES OP~RATIONSGUERRIERES
millier de.. . sur.. . du palais lui-même qu'on les expédie3à (H)aqba-Hammûm a) Ou bien ( v. S., O r 21, p. 78) : à Les as-tu envoyés>> b) Pour les Dumâtumà Pays des fermes cf. (448), n. j). È
451 [IV 731
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère J'ai pris connaissance de la tablette de toi que tu m'as fait porter. Donc ta décisioest prise! (D'ailleurs) depuis que tu avais fait sortir les habitants de la ville qui étaiencitoyens de Mari, ta décisio se trouvait prise. Il n'y a pas sujet à s'inquiéter Des nouvelles d'ESnunna me sont arrivéesen ces termes^ : à L'arméW n u n n a est réunidans sa totalitéElle est prêt à monter34. J'avais envoyÃen mission Ilum-asà à ~ S n u n n a ~L'armé ). d'ESnunna montera vite35. Une fois montéeelle sera à ta disposition. Ne t'inquièt pas en ce qui concerne les Bords-de-l'Euphrate36. Note: il s'agit du moment oh les ESnunnéenenvoient un contingent pour l'expbdition de Qatna. a) Le seul moyen de construire logiquement ces phrases est de considbrer que à ana ESnunna dépendu verbe prkcédenmalgrà le - m a , comme ce qui se passe avec les kîm déclaratifou consécutifs Ã
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25
Lorsque les arméese furent rassembléeà Qabrâj'ai expé diÃISme-Dagan avec elles au pays d'Ahazum et, moi-mêmeje suis parti pour la villea). Or, au moment mêm oà les armée allaient se rassembler à Qabrâle pays d'Ahazum, ayant appris le rassemblement des arméeà Qabrâavait pris ses dispositions et la troupe de tout ce pays ainsi que les Turukkéenqui sont avec eux, de se rassemblerab) de leur côtÃIls prirent position contre ISme-Dagan, dans la ville d'Ikkallum du pays d ' ~ h a z u m ~Lui ) . se dirigea contre cette ville. A moins de 300 coudéesla troupe de tout ce pays et les Turukkéenqui s'étaienrassembléavec eux, pour livrer combat, levèrenles armes face à ISme-Dagan, pour livrer combat38. (. ..) Le peuple" de ce pays39 et les Turukkéenqui s'étaienjoints à eux, il les a capturés4k)Pas un homme n'a échappet ce jour-là il s'est emparà de tout le pays d ' ~ h a z u m ~Cette l. victoire est considérablpour le Pays. Sois heureux. Ici, ton frkre a remportÃla victoire. Or toi, là -bastu es couchà au milieu de femmes. C'est à toi maintenant, lorsque tu iras avec les arméeà Qatna, de te montrer un vrai homme. De mêm que ton frkre s'est acquis une grande gloire, toi, lors de l'expéditiode Qatna, acquiers une grande gloire4! Bibliographie : nouvelle traduction, avec kdition de son joint M.7538, MARIA, p. 315, n. 96. a) Ekallâtu ; cf. t. 1, p. 114. b) Pour cette forme verbale upahahhiru, cf. NABU 88/17 et B. G., RA 83, 1989, p. 27-34. c) Cette expression signifie qu'il devait en exister une seconde.
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père
32. L. 39 : li-i[*-ru!*-iW*-[nin~j.
39. L. 2' : [UIII-m]ci*-a*-ut [injci-u-tiin 5 1 - u - f ietc
33. L. 12-13 : [ i m - ] q d * - " t [ u n ~[ U ],III-mu]-u-III[~]. 34, L, 16 :
[a] e-[1]e-i111 re-$0-UIII ~Z-k[c~-ufl ; cf. 1. 20.
35. L. 2 0 : [fi-i[l-l]e-emà ;-nu e-le-iu ; cf. v. S., Or 22, p. 205 36. L. 23 : [Ili*-[ih-ha-kcilu i-nu-a'-'i-id].
42. L. 15'-16' : i.f-tel-cik-nulâ ut-tu i-È kaska]a u - h i - M , Su-nw-um ruhi-e-e[in] .fi-i[t-k]a*-(in*.
LES OPERATIONS GUERRIERES
d) Pour ce terme ummatum, à masse de gens È une façode dire N population È cf. t. 1, p. 170, (4% n. a). e) Cette expression est enregistré par les dictionnaires à laqâtu (cf. AHw, p. 538a). Il faut en r6alitÃdistinguer laqâtui(en fait, comme Mari n'applique que trks partiellement la loi de Geers, il vaudrait mieux poser à laqâtu È qui signifie à rassembler, ré unir et lakâdu qui veut dire à faire prisonnier È Ce second verbe est celui qui est employt5 ici. Le premier correspond à l'hé breu laqat, à rkunir, glaner*, et le second à l'hébre lükad à s'emparer È tout particulièremenà la guerre. Ã
453 [II 511 Dis ? Yasmah-Addu i : ainsi parie Khî-Addu ton frère Depuis longtemps, je multiplie les lettres pour avoir de la troupe! Tes gensa) me répondensans cesse : à Mais oui, de la troupe va monter! à et il n'y a pas de montéde troupe! Aujourd'hui j'ai à nouveau prêt le serment par le Dieu mais, à moinsb) que mes yeux ne le voient, je ne crois plus à une montke de troupe. Maintenant, si, toi, tu montes avec de la troupe, fais monter avec toi ma fille, qu'elle se propitie les dieux de sa ville et que je lui donne aussi de nombreux présentsQu'elle se rencontre avec moi et que j'honore sa personne43. a) S'agit-il du jâbu envoyà dans un premier temps et qui r6side déj Qa(na ou d'ambassadeurs (cf. la mention d'un serment dans la lettre)? b) Beaucoup d'exemples mariotes d'afar avec non pas le sens local de *là où) mais des emplois nets de çrelati ou N subordonnant È illustrent l'évolutio du terme vers son usage hébraïq ; pour d'autres attestations. cf. XXV111. p. 81 n. a). 11 n'est pas exclu qu'afar ait ici un sens adversatif: K si. .. ou K ?I moins que ... à ˆ pour un tel emploi de '"ser en hébreucf. Jouon. Grammaire de l'hébre biblique, p. 515, 167 j. Le sens est : à J'attendrai de voir ces troupes pour y croire. Ã
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Dans l'arméqui est sous les ordres de Samîd-ahuet qui doit quitter Qatna, sur mission donnépar Samîd-ahuaux n s scheichs ~~ mettent aux fers ceux scheichs des ~ à © d o u i les qui partent (d'eux-mêmes et les renvoient à Samîd-ahum(Les soldats) ont vu comment on les met aux fers et comment on h Samîd-ahum (Certes) ils ne reviennent plus au les réexpéd Pays (d'eux-mêmes mais ils se sont (dè lors) mis à entrer en masse dans le territoire ennemi4^. Message a étenvoyÃde libérela troupe. La troupe tout entikre le sera. Afin que le rassemblement se fasse auprè de Lâ'à et des scheichs, délivre-leul'édisuivant: d ' e s t l'armétout entièr qui va partir de Qatna! Ne mettez pas aux fers les démobilisà qui quittent Qatna ni ne les livrez aux autoritésa)à Voilh l'édique tu dois leur délivrer Les kâ'ilunfqui sont devant l'annéeon leur fera faire leur office. Lorsque Lâ'à ira à Ekallâtu pour les sacrifices de.. ., il devra amener avec lui les kâJilum'O Bibliographie : cf. MARI 2, p. 140 ; MARI 6, p. 91. a) Pour ana qâfi[... nadâr~un~ je suis la traduction de G. D.. à livrer au pouvoir È comme on dirait N au bras de la justice È L'expression est de fait parallkle à << r6exp6dier à Samîd-ahu)). Son origine doit provenir du fait que l'arméest dite d a qâ (N dépendan de la main È du généra b) Il s'agit d'aprè le contexte d'un personnel religieux. attestà rarement. Le verbe qui suit (fukfilum) doit êtr la forme III d'un dénominatifconstruit sur le nom du prêtreCe kâ'ilu est-il l'kquivalent mariote du chantre-Nkalû È Ã
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))
45. L. 19-20: ci-nci ~tu~*-c~*-r\i* iiu-k\i*-ir-rini. e - r c ~ - r u - b u - c ~Cf. ~ ~ ren ~*~. partie V. S.. Or 2 1, p. 77.
454 [I 131 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père 43. L. 24 : à qu-qu-.sà IJ&-hi-if
: cf. Falk.. BiOr XI. p. 1 l6a.
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LES oPÉRATIONGUERRIERES
LES DOCUMENTS &PISTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
455 [I 201 Dis ?i Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père J'ai pris connaissance de la tablette de toi que tu m'as fait porter. Tu m'y disais de ne pas laisser partir les troupes qui forment la garnison des citadelles de Tuttul et (celle) de Y abliyaa). Cette troupe, depuis 3 ans, n'a pas étr e l e ~ & e ^ ~ ^ . (La 112 de la tablette manque.) Une troupe est arrivédepuis ~ a t n a ~place-la ), dans les cita~ ) delles de Tuttul et à Yabliya, dans le district du ~ u h h infé rieur^. Ne dis point : à La troupe qui est revenue de Qatna est fatiguéeComment pourrait-elle servir de troupe de garnison'? Ils n'ont qu'à se relever mutuellement : une section doit servir de garnison pendant 1 mois, puis cesser le servicee). Une autre doit (alors) la remplacer. Voici (sic) la façodont ils doivent êtr relevéet sans &mir! Les citadelles de ces villes, charges-en (des gens pris) sur la troupe elle-mêm de ton district. Laisse partir pour chez moi la troupe du Pays, sans la retenir. En outre, tu m'as écrià propos de l'instauration du recensement". . . (4 1. sur la partie droite du côtÃdisparues.) a) On a argument6 il partir de ce texte pour établil'existence G. D. a prouvà que d'une ville de Tuttul dans les environs de Hît la grande Tuttul se trouvait au confluent du Balih et de l'Euphrate. S'il y en avait une autre, du côt de Yabliya, 6tant donnÃla masse des textes qui parle du Suhûmelle devrait êtr mentionnke ailleurs que dans cet unique texte. Il s'agit, en fait, d'une erreur d'apprkciation, car Tuttul et Yabliya reprksentent ici les deux pôle Ã
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d'amont et d'aval, de part et d'autre de Mari. face au front ennemi ; cf. D. Ch., NABU 89/16. Le front de Tuttul semble comporter plusieurs forteresses (1. 2' versus 1. 6-7). b) Cette phrase commence l'argumentation du grand Roi. Il faut que rentrent chez elles (pa~ârum les troupes de garnison parce qu'il y a trop longtemps qu'elles sont de service. Sa solution est de les remplacer par les troupes rapatriéedu front de Qatna. c) Pour cette restauration, cf. 1. 10'. d) Pour les deux Suhûmcf. commentaire A (448). e) En m. A m. : <.sortir È Au sens propre, le verbe indique le d6part du poste de service.
456 [A.3552] Dis h mon Seigneur : ainsi parle ton serviteur Mut-Bisir. Nous campons face h ~ à ¢ h i s u mdans ~ ) la ville de Dubbâ dont j'ai déjpar16 à plusieurs reprises ?i mon Seigneur. Or les ruines de la ville de ~ a r i h wsont toutes proches, ?i une distance de 10 à cordesc) à de RâhisumEt de ce côtÃj'ai observà que [ x soldats] avec h leur têt H ~ à › - s a m u h sont d entrédans cette ville. Dans la mesure oh R&sum.. . (Lacune.)
... qui est mort parmi [eux], qui [a étsauvé]de qui on a perdu la tracee), je m'en suis enquisf). Ce sont des fugitifs qui nous ont appris cette nouvelle et s a mort a étconfirméeg) Je l'ai fait savoir ?i la Maison de Yatar-HammûIls ont propos6 ses ovins en échangde luih). Des gitansi) et des gens du pays de Cana'an se sont installé dans Râhisu même Eux et nous. nous nous observons mutuellement. La troupe, çva. Que le cœu de mon Seigneur ne s'inquikte pas pour sa troupe! J'ai fait porter cette tablette à mon Seigneur le 12 courant du mois de Kinzînur(ii*). Bibliographie : éditpar G. D., à Une mention de Canan6ens dans une lettre de Mari È Syria 50, 1973, p. 277-282 ; republià dans AEMiii ; cf. MARI 5, p. 2 19-220. a) Pour cette ville de Râhisumil a ktà propos6 dans MARI 5. p.
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LES OP~RATIONSGUERR&RES
LES DOCUMENTS ~PISTOLAIRESDU PALAIS DE MARI
220, qu'elle fû identique avec la ~ R u h i z z>>i des textes d'El Amarna. Cette dernikre étaiprè de Qadesh (Tell Nebi Mend), à ' e s t de l'Anti-Liban ; cf. W. Moran, The Amarna Tablets, p. 391. b) Yarih est inconnue des textes en tant que ville mais trè bien documentécomme ethnique. On a lfi-me3 ia-ri-ih : A.3549 : lfi iari-ih ; la-ri-ihki = 7872+ i ou bien l'ethnique: NP ia-ri-hi-i, sa-baam ia-ri-he-em, lfi-me3 ia-ri-hu-ii, lfi-me3 ia-ri-ha-vuh. Il s'agit là d'une tribu benjaminite. Le terme est certainement apparentà à celui du dieu Lune Yarih. grah (forme contracte). Warhum (forme orientale). C'est mutatis mutandis comme si la ville s'appelait Luna. On connaîd'ailleurs l'importance du dieu Lune pour les tribus benjaminites ; on les voit se réunidans le temple de à Sin de Harrâ pour conclure une alliance militaire (XXVI 24). Seule l'étymologirapproche Yarih de Jéricho c) C'est-à -dir 600 m. Il est vraisemblable que la ville de Râhisu qui semble êtr trè importante a étcréÃpar un dépla cement de la population locale. quittant la vieille métropoldont à ˆ Pour les identifier, on se réclamentoujours les çyarihée devrait donc chercher deux tells trè voisins relativement importants. le ler s'arrêtan à la fin du IIIe millénairele 2e surtout attestà depuis le débudu IIe millénairet au moins jusqu'à l'époqud'El Amarna. d) à L'oncle-est-réjou : sans doute le chef local contre lequel se battent les ~ a r i o t à © s e) En m. à m. : à dont les traits sont perdus È pânê- uhtalliqâ La traduction rend l'image dont je ne connais pas d'autre équiva lent. f ) L'expression di'atain tâlu s'emploie presque toujours à la forme négativpour signifier à § n pas se soucier de quelqu'un. Rares sont. comme ici. les emplois positifs. Le texte devait raconter la mort au combat d'un chef local dont les Mariotes sont informéà l'occasion d'un interrogatoire de prisonniers. g) On ne peut avoir ici un NP Mussu-En (*Mut-tu-kîne convient pas pour un nom masculin!) comme le pensait G. D. (suivi par XVI/l, p. 156 qui y voit un à fonctionnaire de l'entourage de Mut-Bisir, résidandans la régiode Yarih È) G. D. étaide plus obligà de corriger le texte en Mussukin k i ' uweddi, traduisant: à Mussukîa fait connaîtrla porte à Yatar-HammÛ~compréhensio de toute faqon impossible car l'expression b à ¢ b a wuddtbn signifie à empêche de sortir >>. h) Il s'agit ici d'une notation rarissime à Mari et d'un grand intérê le cadavre d'un individu tombà à l'ennemi semble rachetÃ
contre des biens certainement importants. i) Les habbâtu sont généraleme tenus pour des à brigands È ce qu'ils ne peuvent êtr en tous contextes. Le terme vient en fait de habâtum à circuler È et signifie à ceux qui sont en déplace ment È mais à la différencdes hâbiru qui eux aussi < ont quittà leur maison et sont des cc émigrés> ils ne s'expatriaient pas pour des raisons politiques ou de famine, mais parce que tel étaileur genre de vie ; cf. p. 375. ce qu'il en étaides LullûCe terme habbâtu représentune formation du genre de galiâbum propre aux noms de métierd'oh ma traduction par à gitans È Cf. J. E., à North Syrian Social Structure ... È Proceedings of the International Symposium on S-vria..., P. Ismail éd.1996, p. 77-85. Ã
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Dis a mon Seigneur : ainsi parle ~ a n à ¢ d - a h u m aton ) serviteur. Lorsque l'amiéeut pris la ville d e Zibbat, on m'avait parlà d u dépard e mon Seigneur pour Qabrâ(Aussi) n'avais-je pas fait conduire 2 mon Seigneur les esclaves, d e mon Seigneur, m e disant : Lorsque mon Seigneur sera retournà a son pays, je ne manquerai pas d e lui faire conduire s a part. Voila qu'aujourd'hui, je fais porter 4 esclaves, part d e mon Seigneur. Il ne faudrait que mon Seigneur dise ceci : à M o n serviteurd) a reç une part d e butin (plus) importante! J'avais tenu le discours suivant aux chefs d e section et lieutenants : Donnez-moi m a part. le lot tirà au sort. Ils ne m o n t rien donnéJ'ai attendu 3 ou 4 jours. Alors quee-*les chefs d e section. en assignant leurs propres parts, n e m'avaient rien donnà a moi-même le jour, ils m e procurèren 6 esclaves appartenant 2 des soldats mais j e les retournai h leurs maîtresf) Les ayant convoquésvoici la décisioque j'ai prise a l'encontre d e chef d e section, lieutenant, décurioet seconde classe régulierg: Quoique vous ne m'ayez pas donnÃm a part selon le protocole fixÃpar mon Seigneur, (je rappelle qu')a "mangé le serment d'obéissanceh2 l'égard e Dagan et d3ItÛr-Mà ainsi que d e Samsî-Addet d e Yasmah-Addu, généra scribe Ã
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LES DOCUMENTS PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
LES OP~RATIONSGUERRIERES
chef de section et lieutenant, qui aura spolid) le du butin (reçpar) un soldat. à Je prononçaet fis prononcerk) par un chef de section un serment par le roi de ne pas dépouillele soldat. 10 jours environ aprks mon arrêtest arrivéune tablette de ton pkre disant : II aura enfreint le serment d'obéissancà mon égarcelui qui, parmi mes serviteurs, aura (re)pris le butin d'un soldat. à Mon Seigneur pourra se renseigner comme quoi je n'ai pas exagérh ce propos. La troupe de mon Seigneur va bien.
i) Cette expression ( à scribe amorrite È doit êtr comprise comme dksignant non pas quelqu'un capable de s'exprimer ou d'écrirdans le dialecte de l'Ouest et en quelque sorte l'interprèt du corps expéditionnairemais sans doute, par raccourci, celui qui, aux côtÃdu génkra(6 chef des Amorrites È) accomplissait les diffkrentes fonctions administratives. j) Le verbe vient kvidemment, malgrk XV, p. 275. d'etêrum à priver qq'un de qqch È soit etêr A du CAD (to take something away from somebody). On remarque que le verbe est repris par ekêmwn1. 36. k) à J'ai plack dans ma bouche et celle du chef de section le serment, etc. L'expression fait allusion A l'absorption rituelle de nourriture qui accompagnait un serment ; cf. D. Ch., op. cit.
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Bibliographie : cf. A. Malamat, à The Ban in Mari and the Bible È K J V 149-158; Biblical Essays. Proceedings of the 9"' Meeting u Die Oudvedst. Werkgemeenskap in Suid-Afrika 1966, p. 40-49 ; cf. commentaire il (462) ; D. Ch. à Zibbat et ~ o b $ÈActes de la table ronde, u Les Traditions amorrites et la Bible n. Note : cette tablette a une kcriture trè particulière analogue h celle qui dkcrit la route entre le Liban et le Sarôn a) Forme variante du courant Samîd-ahu; Samâd-ahu doit forme de l'Ouest. représenteun à *SamÛd-ahu b) Plusieurs faits attestent que, lors d'un butin, une partie en ktait gardke pour le roi, ou le suzerain, mêm s'il n'avait pas participk aux combats. Cette réalità outre yttunz, ktait dksignke par huzbâtumcomme le montre A.482 : 8', à 4 bÅ“uf et 1 a . , pour les sacrifices d'Eitar ; 1 bÅ“u et 2 esclaves, reprksentant les h. de mon seigneur^ (4 gu4 2 1 a-su-um a-na ni-qi eS4-thr, 1 gu4 H 2 sag-ir lzu-uz-ba-at be-li-ia). Ce texte oppose ce qui est pour la divinità (Dêrîtuet ce qui est pour le roi. Le terme est sans doute A dérive d'ezêbum signifiant à pan r k s e r v à ©(cf. e en hkbreu le 'zbô qui signifie à les biens È; cf. a *Nomades.. . >>. c) L'kcriture ad surrà indique que l'ktymologie d'assurr8 devrait êtr ad(i) surrê d) En l'occurrence, il s'agit de Samîd-ahum lui-même e) Le texte documente ici, d'aprè la collation, la tournure rarissime qadum + inf. au génitif f) C'est-à -dir aux soldats qui en avaient étdépouillé g) Pour cette expression, cf. p. 362. h) Pour cette expression, traduite souvent maladroitement par < manger le tabou du dieutroi cf. dksormais D. Ch., à Manger un serment È Méditerrané10- 11, 1997. p. 85-96.
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Dis à Eh"-Addu : ainsi parle Yasmah-Addu, ton frère Tu m'as envoyà Isdum-. . concernant le retourb) des 500 soldats et du génér qui doit revenir en mêm temps et qui est à demettre5O. Démettrun génér est une grande affaire. Ç va faire un voyage de moi chez le Roi! Je me suis (en effet) dit : CC Comment entretenir par message(r) le Roi concernant une affaire de renvoi51c)? à Le jour oà je t'ai envoyÃcette tablette de moi, je pars pour chez le Roi. Je t'enverrai tous détailde chez lui. Note: le texte illustre un événeme sur lequel n'existent pas encore d'autres informations: 1sh"-Addu, qui avait se plaindre d'un génkradu corps expkditionnaire, en demanda le retour A l'occasion d'une relèv de troupes. Il peut s'agir de Samîd-ahum a) La documentation de Mari connaîles NP Iidum-kînu et Iidu-AN. Aucun des deux ne correspond bien aux traces de la tablette qui seraient plutô : iis-du-wa-GA'!-fAR'11. b) II ne s'agit pas ici du verbe ruddh~z.à ajouter (cf. G. D.à en È) mais de la forme II de radiim, à amener En ce qui complémen concerne le génkraest utilisk en outre le verbe nasâhu qui signifie couramment à démettrun fonctionnaire de son poste È Ã
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50. L. 8-10: ri];*-[re-ni-;]$* r[u*-u]d*-di*-i-im(cf. 1. 12). lu nu-.XI-11;ilm. ii*-du*-x-x-x.
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LES DOCUMENTS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
On doit donc en déduirque le retour des soldats avait kt6 normalement prévu c) = KÃsa nê'im Une traduction à Comment envoyer quelqu'un d'autre? (G. D.), en lisant kÃSanê liî[rud serait égalemenpossible. Pour kÃsa + inf., cf. ci-dessous A IV 28, n. b). Pour ne'û dans un contexte d e renvoi chez soi, cf. t. 1, p. 66, (2) n. a). Ã
459 [V 191 Dis à ISE-Addu : ainsi (parle) Yasmah-Addu, ton frère Au sujet de l'arméde Sûmû-nêqui est empêchÃde partir, depuis 4 ans52... (Lacune.)
J'irai h toi. Laisse partir l'arméde S h à » - n à ª h; ne la retiens pas!
460 [II 51 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton pkre. Fais équiper. .53 une troupe de 100 Bédouinet expédie-l h Qatna avec Zimru-Ila. Cette troupe sera en garnison à Qatna et s'adjoindra'^ à celle de SÛmû-nêhCe dernier fera ce que tu lui diras. Voilh que je fais prendre leur route aux messagers de Qatna et les (ré)expéd (chez eux). Fais prendre sa route à la troupe dont je t'ai parlÃavec les messagers de Qawa et expédie-les Si tu as expédicette troupe avant que ne te parvienne ma tablette, expédiune escorte qui amèner à bon port les messagers de ~ a t n a ~ ~ .
52. L.6-7 : [ t u k]u!*-lu-fi(cf. 1. C ? )i.<-tu* mu 4-kam, [ . . . ] - k a * . 53. L. 5 : au dkbut de la 1.. sans doute un adverbe de temps ou or-hi-i.<. rapidement È
54. b. 12 : li-ne'^-mi-id Su p f - 1 ; cf. v. S., O r 22, p. 195 : cf. 1. 13 : si[-111~[n]e*"e-lii-im uuf-tii-iis-bi-it.
55. L. 26-29: [slu-bu-um tu-uy*-[r]1*-l~u-tuiii*.[fil duln~u-mes[Si-ip-ri[ s a q ] i i - ~ - [ i i i ~ i ] r k iii*-Su*-lu-mu *l, tii-ru-ud ; cf. Falk., BiOr 1, p. 115ab.
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LES oP~RATIONSGUERRIÈRE
LE FRONT DU NORD-OUEST ET LES AFFAIRES DU ZALMAQUM LA encore les textes inéditsont nombreux. On a regroupà ici les textes qui concernent des opérationmilitaires dans le nordouest de la Haute-Djézir: Nahur (4671, Sudà (471) : cf. (477) dans l'Ida-Maras, le Hurmi.? (469) - la situation de ce dernier pays est révél par le fait que ses habitants et leurs biens sont razziélors des opérationmilitaires contre Aslakkà et Eluhhut en Z L 12' : c'est le pays dont fait partie Till-AQnim ; cf. (475). (478) parle des forteresses qui sont en retrait de subat-Samas: Maminagira, SaPanasim et TalhayûmQirdahat (479) est une importante place de l'Ida-Maras faisant partie de l'horizon d'ASlakkâ ( 4 7 4 ) parle d'affrontements avec le Zalmaqum et ( 4 7 5 ) qui raconte la prise de Till-Abnim (au HurmiS) lie le fait explicitement aux affaires du Zalmaqum et à des opérationmilitaires A partir de Subat-samai. (477) montre que les forces de Haute-Mésopotami s'étaienavancée(et l'avaient mêm sans doute prise) jusqu'A Nihriya, une des 4 capitales du Zalmaqum. Au moment de l'attaque appartient sans doute ( 4 8 0 ) : prise de Lilimmar et attaque de HamsâRetraite est faite vers l'intérieudu pays par la route du Yapmrum (Talhayûm)Il en est de mêm pour (478). Pour la chronologie, il est important de noter qu'il y a au mêm moment des troupes de Samsî-Add et d'ESnunna A Babylone et que des Turpkkéenfont invasion. A ce dossier appartient aussi sans doute (481) qui mentionne des travaux de fortification dans la régiod e Kahat (mention de Kabittum qui appartient A 1%zone géographiqude cette ville) oh 2 villages, Masmi'ânu et Salluriyûdoivent servir A renforcer le front du nord. Il est difficile de relier les épisodedu Zalmaqum avec la mésentent que l'on constate entre Samsî-Addet SÛmÛ-êp mais étandonnà que la régio se situe dans une zone tampon entre le Yamhad et les possessions occidentales du royaume de Haute-Mésopotamieil est peu vraisemblable qu'Alep soit resté neutre ; cf. ci-dessous.
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LES OPERATIONS GUERR&RES
LES DOCUMENTS EPISTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
sent ces deux villes, trè souvent mentionnéeensemble, et qui formaient, sous le règn de Zimrî-Lî le nord du royaume d' ASnakkum. b) Pour cette traduction de kîmpâni-ia-macf. v. S., O r 21, p. 208-209.
Une autre inconnue est représentÃpar la politique que menaient alors les métropoledu haut Euphrate, Carkémish HaSium et Ursum. Ces 3 villes sont mentionnéesous YahdunLîcomme agressant Abî-Sama (305) et (306), puis elles disparaissent quasiment de notre documentation, comme d'ailleurs toute la partie nord-ouest de l'Ida-Maras (ASlakkâASnakkum, Ilân-sûrà A la fin de (330), Samsî-Addparle clairement A IShî Addu de QaLna de son alliance avec eux contre Alep, alors qu'il n'a pas encore commencÃles hostilitécontre le Yamhad : à Suite un message de moi, le prince de Haiium, celui d'UrGÛ et celui de Carkémisvont entrer en guerre avec SÛmÛ-êp ils vont rompre avant que je n'arrive les relations diplomatiques avec Sûmà êpuhà En revanche (491), au moment oh sont décritedes ophations militaires sur l'Euphrate, montre clairement que le pays d'Ursum est en étad'hostilità ouverte avec le royaume de HauteMésopotamieLe silence sur les grandes métropolede l'Euphrate supérieudoit donc venir de ce que les relations se sont rompues avec elles; peut-êtr soutenaient-elles le Zalmaqum dans sa lutte.
Dis à mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle ~ a r r à ¢ d u m ~ ) ton serviteur. Rapport à Yâwi-Addusujet de la lettre de mon Seigneur, il s'est enfui. Cet homme ne méritpas de grâceAssz~rémen le sait le Roi, ton pèr ; ISme-Dagan, ton frèrele sait. Isar-Lî et Mut-Bisk tes serviteurs, le savent. Lors de la victoire sur Larîm-Numa'que le Roi a remportéeb)j'avais édicten bonne et due forme à chacunc), au chef de section et aux lieutenants : à (Je rappelle qu')il a "mangéle serment par Addu et Samsî-Adducelui qui s9approprie(ra) du butind). Or lui, il s'est approprià sur le butin 2 marmites en cuivree), de l'or, de l'argent,. .., du lin, de l'alun noir. Si. .. (Lacune.)
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère Depuis que j'ai remportÃla victoire, j'ai envoyÃun message aux BédouinsLa situation s'est calmé: les Bédouinsont calmés56 Autre chose : la troupe des... est partie de sudâs7UrkiS et Sinaha) qui tardent encore (à se soumettre), le plus tô possibleb), je les prendrai de force et les ferai marcher droit vers moi. Te voilÃinformé Note: la date de ce document paraî assez haute. On y voit IimeDagan intervenir dans des régionqui, par la suite, turent donnée en apanage A son frèreN. Z. daterait cependant la lettre de Nîmer Sin. a) La documentation de Mari, tout particulièremenles lettres d'Itûr-Asd et de Subram, montrent l'étroitessdes liens qui unis-
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Qu'on tue ... !. . . en fuite. Cet homme. .. Or, une fois que, nous, nous l'avons jugéil est allà trouvà ISme-Dagan et lui a tenu ce discours : à Qarrâdu et les scheichs m'ont jugà et m'ont condamné à Isme-Dagan lui a fait cette répons: N Puisque Qarrâdu et les scheichs ont jugà ton cas, moi, que dirais-je donc? à D'autre pan, lorsque le Roi est venu às u n i , il est allà le trouver mais II lui a fait répons identique. C'est du moment0 qu'il est allà trouver le Roi et ISme-Dagan et qu'ils lui ont ainsi réponduqu'il est allà à mon Seigneur et que cet individu lui a dit : à Qarrâdu ne s'(en) est-il pas (aussi) appropriég)à Étandonnà qu'il avait "mangé le serment par Addu et Samsî-Addainsi que par Yasmah-Addu, mon Seigneur, il faut. concernant cet homme, une amende de 113 de sicle d'argent ou de 15 grains d'orh). Bibliographie : republià dans XXVII3, à La religion à ; cf. M. G..
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LES DOCUMENTS PPISTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
:Les aspects religieux de la guerre à Mari È dans les Actes de la table ronde u Mari et la Bible È a) à Héros à L'attitude de Qarrâdu est parallèl à celle de Samîd-ahu (457) et indique donc son rôl de généra Les scheichs dont il est entourà rappellent ceux qui assistaient Samîd ahum à Qatna (454). b) La victoire sur le roi d'Aparhà est, en revanche, attribuépar Sûmû-êaux deux jeunes princes, ISme-Dagan et Yasmah-Addu (488). c) Nul génér d'époquéponymaln'a un nom en Aha- (cf. XVI, p. 52). Pour ana aMmiS, typique des lettres originaires de Babylonie, cf. W. L. Moran, The Amarna Letfers, p. 45, n. 4. d) Cet exemple serait le plus net h Mari de la coutume attesté par la Bible d'interdire aux particuliers de faire du butin sur certains adversaires vaincus (cf. la condamnation d' Akan, suite à la destruction de JérichoJos 7), s'il étaisû que l'on avait vouà tout le butin d'Aparhà à une divinità particulière Cela n'est toutefois pas le cas, quoique l'on ait, outre celui du roi, la mention du tabou par Addu, lequel étaicertainement la divinità majeure de toute la régioconsidéré On peut penser qu'un tel renseignement manque, à cause de l'étadu texte casséDans la Bible, contrevenir à l'interdiction de butin est puni de mort, ce qui irait assez bien avec la mention à Û Sa balâti à (1. 5), clause qui pré cise que la condamnation ne doit pas êtr commuéeIl semble cependant, d'aprè la fin du texte, que Yâwi-Add passe devant une cour de justice militaire, non religieuse. On n'envisage, d'ailleurs, de ne lui imposer qu'une amende en métaprécieu(et qui n'est somme toute pas considérable!) Pour la comparaison du ban biblique avec la documentation mariote, cf. l'article de A. Malamat, cità ci-dessus à (457). e) Pour le vase-ruqqum, cf. MARI 2, p. 133 sq. f) IM-ma, à puisque È est (comme souvent!) divisà en ses deux : istu introducteur de proposition et -ma. IStû~n est donc élémen à restaurer à partir du iStu de la 1. 12 et du -ma concluant la subordonnée1. 13, lequel ne saurait ici êtr une particule de phrase. g) Le moyen (désespérà de défensde Yâwi-Add semble avoir étde faire croire à Yasmah-Addu que son cas n'étaipas isolà et qu'il n'avait fait que suivre l'exemple de celui-là mêm qui s'érigeaiaujourd'hui en juge de son acte. Une semblable accusation avait dà peser sur Samîd-ahumpuisqu'il commence abruptement sa lettre (457) en se défendande n'avoir pas une part supérieurà celle du roi.
h) Si la restauration proposé(eu égarà la place sur la tablette) est juste, cela donnerait un rapport de 1 pour 4 pour or/argent, ce qui est, effectivement, bien documentà à Mari.
Dis à Yasmah-Addu, mon Seigneur : ainsi (parle) sin-têrîa ton serviteur. Depuis que l'ennemi s'est mis e n route depuis Ils...^\ je n'ai entendu absolument aucun renseignement sur lui. J e m e suis dit : à II est vraisemblable qu'il est parti vers la Forteresse d e Samsî-Addum a i s peut-êtr (aussi) est-ce vers l e Zalmaqum, ou peut-êtr vers Tuttul, ou peut-êtr (encore) vers la steppe (pour la) piller qu'il est parti? à J'étaidans l'indéci sion la plus complètec) Or, le jour oà je fais porter cette tablette chez m o n Seigneur, quelqu'un m'est arrivéau moment d e la sieste, d e chez les gens d u Zalmaqum.. . Bibliographie : éditpar J.-M. D., MARI 6, p. 271-272. a) La restauration du nom de l'expéditeun'est qu'une supposition. b) Le toponyme ne m'apparaîpas, Ilân-sûne semble pas possible. c) En m. à m., tout comme l'expression franqaise : à Je tournais en rond. à Pour son emploi, cf. 1 61 : 9 oh dalû~caractérisl'indé cision oh le prince laisse son administrateur qui ne peut prendre d'initiative. d) Le restant de la lettre, c'est-à -dir le revers, est trop mal conservà pour êtr traduit. On voit clairement, 1. 4' du revers, mention de [. .. la]-ri-im-nu-ma-ha [. . ,],
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Aplahanda, ton frère A u sujet d'une affaire capitale58,. . . chez moi,. . . (Lacune.)
. les citoyens d e la ville d 9 ~ l u $ a ... a ) on les a... et on les a capturésLorsqu'ils ont appris leur (sort), ils ont quittà la ville 58. L. 4 : \a-liu-ku-a-m]a k * - h di-in iiii-p;-iS-ti~t~
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LES DOCUMENTS EPISTOLAIRESDU PALAIS DE MARI
de ..., disant : ... nos.. . et avec nous.. . n5^ a) Ce nizbà a l u f i à est un hapax h l'époqu paléobabylo nienne : a-t-il un rapport avec la ville d'AluSa, mentionnépar les archives hittites (cf. RGTC 6, p. 11) ou ferait-il allusion h Alasiya, ville de Chypre? Ã
465 [II 71 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Envoie de la troupe pour la faire embarquer sur des bateaux afin qu'ils amènen en amont les tours et le bélieen mêm temps que les instruments de combat60. Lorsqu'ils auront amenÃen amont à Mari les tours et^ le bélierque l'on équip des chariots de leurs roues^), qu'on (y) charge les tours et le bélieet qu'on (les) fasse porter à ~ a k i t d n u m 6 ^ . Note: il s'agit d'un transport de matériede sikge depuis la province au sud de Mari jusque dans la régiodu Balih. a) Pour ce verbe halalum, équipede roues cf. les commentaires de XXI, p. 288, h hallum et ma(h)lalum, parties du char. b) G. D. avait restaurÃici Mahânumce qui n'est pas trks bon car l'existence d'une telle ville (= Campement È n'est pas assuréh l'époqukponymale. XVI, p. 21 avait remarquà qu'il y avait place pour deux signes aprks le MA. La ville de Makitânu est documentke en revanche par A.901, lettre de Samsî-Addu oà il est dit qu'il ne faut pas ajouter de troupes h Sudi et Mammagir(a) mais plutô h MakitânumA.4037, de mêmelettre d'kpoque kponymale, cite Makitânu dans l'horizon de Talhayû et de Mammagida). 11 est donc vraisemblable que cette ville fut liéau conflit avec le È
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60. L. 5-9 : [a-i~agis]-mh*-hhSu-ur*-k[u*]-hi*-in!, [su]-ha*-[uni], fi-ruucl (corrections vues, A des titres divers, par v. S., Or 22, p. 195 et Falk., BiOr XI, p. 115b). sBdi-mu-fim[a (cf. 1.12 et 1. 18') &a-si-lm-am],q~*-c/u*-~iti~* e*-[illu*-[utgis-tukul-hh]. 61. L. 12 : Ã est sur &+sures et peu net
Zalmaqum et que c'est elle qui est mentionnéici.
466 [IV 371 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère sortir En ce qui concerne l'arméde ~ a d n à ® - s a m aÃsfaire a de ~ i l l à ¢objet ~ ) de ta lettre, envoie un message pour que l'on fasse sortir cette troupe pour toi. D'autre part, en ce qui concerne Yasîm-Dagaqui (doit se rendre) chez toi, vêts-l bellementc). a) Mon seigneur-est-Samas ; pour ce NP, cf. t. 1, p. 599, (405) n. a). b) Pour la position de Tillâcf. t. 1, p. 114-115, (23). n. a). c) G. D. a traduit: Au sujet de NP qui se rend chez toi, qu'il fasse bien les choses traduction possible mais sans beaucoup de signification. fitant donnà que Yasîm-Dagaest un messager qatnéen je me demande si LI-BU-US ne présentpas une interversion de sons et s'il ne faut pas comprendre lu-bi-iSà (IubbiS, impératiII). Une autre possibilità serait de comprendre li-pu-su' au lieu de l i - p u - ~ S , qu'on le traite bien! à N. Z., *Thèse...propose : Tu as bien agi ({XI tet-pu-u5). Ã
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Je t'avais donnà instruction par tablette d'aller à ~ a w i l à ¢ ~ ) Mais, je n'avais pas fait attention que dans x jours j'irai à Nahur. Maintenant, le 7 courant, jour du sibum sibiwzb), je te fais porter cette tablette de moi64. [Lacune de 14 1. + 2 1. de tr.] Mon voyage pour Nahur est proche65 ; tu y viendras vers moi. Ne te hâtpas d'aller à KawilâEn attendant que je te
64. L. 6-11 : 1 fup*-pu*-afin*] i-wu-e-ru-uk-kuin, fi*-ul*l ru*^-qi-ul[u4 x-kam a-na\ na-liu-ur^ a-lu-uk, [i-nu-an-nu 041 7-kam ba-zal-mn, lu4-um si-h]u*-uinsi*-hi-inifup-piail-ni-e-em, [iif-ta-hi-la-ak-kutii].
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LES DOCUMENTS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
l'écrive et que tu viennes à moi,. ..^ [Lacune de 4 1.1 Il faut que l'arméprenne ses provisions. Le 7 du mois de Kinûnun (ii*)68c), je te fais porter cette tablette. a) Cette indication devrait indiquer que Kawilà est dans la r6gion oïse trouve Nahur. b) Pour le rite du sibû(t sibim, cf. D. Ch., N A B U 89/93 et Compte rendu du CAD S AfO XLIXLI, 1993194, p. 15- 16. Le pr6sent exemple est A ajouter aux siens. c) Pour cette restauration, cf. 1. 8. È
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468 [IV 351 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère Dans une premièr tablette, le roi t'a écrid'aller à Kawilà avec l'arméqui est avec toi. Ensuite, dans une tablette posté rieure, il t'a kcrit de rester lÃoà tu es et d'attendre une missive ultkrieure. Aujourd'hui à l'audition de cette tablette d e n ~ ~ i 6 9. . . (Lacune de 3 I.~'.) Prends la têt de l ' a r n ~ à qui © est avec toi7^ et va à toute vitesse à Nahur. Tu y installeras ton camp. Le 10 de Ki;tMn;in; (ii*) courant, au moment chaud72a) de la
66. L. 3'-5' : [lJutu-\ha-du-ut-ma, u-n\a ka-di*-lu*-u*^ lu tu-al-lu[cik],a-di u-W-pt^-[ru^-uk-rku~n*l-i~iu.
67. L. 7' : u4-1uin... \ x ni cli* ki-i. 68. L. 14' : [itli* rki*l-n[u*-iiilw* u[4 7-kam ( c f .1. 9 ' ) ba-zal-ml. 69. L. 15-16 : [i-iicil-ait-iuii-iiu kup-pi-ici], [un-ni-eiii k - m i - i d . 70. La tranche étaisîiremeninscrite.
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LES OP~RATIONSG U E R R I ~ R E S
journée je t'ai fait porter cette tablette. a) Un tel exemple, entre autres, montre que l'expression ba-zalm a (issuh-ma ou inassah-nia) ne signifie pas le jour kcoulÃB, mais plutô le jour s'écoulan puisque l'on est au moment le plus chaud de la journé(sans doute au débude l'aprks-midi). Pour cet emploi de iahânunA Mari, cf. III 62 : 12. Ã
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Cette tablette de moi, Isar-Lîet ~ e ~ à ® doivent ~ u m en prendre connaissance en ta présenceN'imputez pas à une traî triseb) le fait que Zigildânu ne soit pas montà avec vous, pour se tenir devant moi^. Voici le message qu'il m'avait envoyÃ: à Étandonnà que le Hurmis s'est rebelléc) viens-y vite74! à Moi, j'ai répond: à II ne faudrait pas que, si je vais au Hurmis, ce soient les gens de ~ à ¢ r i s à ¢ nqui u mse rebellent! Voilà pourquoi je n'irai pas au ~ u r m i s Ã~ Je ~ .n'ai pas manquà d'envoyer ce message. Maintenant que des gens du Hurmis ont expulsà les commandos des montagnardse) et que la ville est revenue à mon parti, il n'y a plus de problème7 au Hurmis, sans que j'aie à éva cuer^ ~ à ¢ r i ~ à ¢Jenmonte u m ~la garde.. . (Texte trks fragmentaire, puis lacune.) (Texte A nouveau trks fragmentaire.) 73. L. 5-7 : [US-Sulmii-gi-il-da-nu-uin u-na pu-in'-[iflj,~i*1-;u*-zi-iiii-iii~ if-fi-ku-nulu i-[il-le-eml,[&fi-fu a-iia bi-ih-lei-tiw l[u tu-su-ka-un]. 74. L. 8-10 : ... ki-u-am if-pru-ru-uni 1-, [ f J u *fe4-em /lu-ur-mii$ if-nu-u [a-nJu*/du*-ur-mi-isy, \ar-lii-iS u-l\i*-ik* u[m-m\a u-nu-ku-niu us-su-ur-re. 75. L. 12- 13 : [fe4]-eiiiliu-ri-su-ilci-)si^'i-Sei-[uln*-[iiiJ,[us-.fuJniki-a-um c w u /iu-ur-n~;-is~ u-ul l u / - M l ,
71. L. 1'-2' : [pu-un su-hi-int 51 if-fi-kei\, \s]u-cib-tam- \mu\ (N. Z . , *T/1t'se).
76. L. 14-16 : . .. 1" /lu-ur-iiii-[&&], [gel-er*-ri*l"p=-p=-[/ili*-iII.?-tepi-11, [ti u-lum (1-n]ci1-u-fini*-niu[;If-tu-urmi-ini-1110c i - ~ ~ t - l t u m J ,
72. L. 10' : [u4-mu-umS\u*-liu-iiii ( c f . Oppenheim, JNES XIII, p. 143b) rup-pi cin-ni-a-cim.
77. L. 18: [...].
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i-nu /lu-lrli*-su-[u]im^ u-ul us-si, [ O ] x x u-mi-us-su-tir
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LES DOCUMENTS PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
Voilh le message qu'il m ' a envoyéSelon s a missive, quittant Nihnya, je vais partir pour ~ d m u m g ) h, l'aubeh). J e vous enverrai toute information que j'aurai, (pour savoir) si c'est vous qui vous transporterez vers moi ou moi qui le ferai dans votre direction. Zigildânu m ' a envoyà le message suivant à propos d e la ville d e samt3mi) : à ~ l l e 7 8a u n pacte d e non-agression avec moi. à Voilh ce qu'il m ' a écritN e vous approchez donc pas des gens d e SamûmMettez à mal les diverses bourgades!) ; mettez son pays e n coupe rkglé; opéredes destructions79k) ; ne laissez pas un grain d e son blé1; détmisejusqu'h l'herbe et tout e n sorte que cela redevienne u n pays qui lui est soumisSom) mais ne vous approchez pas d e Samûm J e vous &rirai, dks que j'aurai des renseignements détaillé Bibliographie : cf. XXVU1, p. 102, n. 43. a) à Qui-donne-confiance participe amorrite (Ãhiphil È analogue aux NP MeptûmMenîhumetc., sur un verbe apparentà a qiâpum b) Pour le sens de biblâtu (ici prétextefaux-fuyant È) cf. XXVIIl, p. 102, n. 43. c) En langue courante lêmu + Sanfîrn-I signifie devenir fou B. Ici, comme souvent h Mari, le à changement du fêmu à a, de faço nette, un sens politique. Le sens est, certainement, que l'occupation du Hurmis par des Barbares étrangeren ferait un pays désormaihostile. d) Ce texte n'indique pas la proximità de Hârisân et du HurrniS, mais la concomitance des deux fronts. Hâri$ân est un endroit oh se trouvaient d'importantes propriétÃde YasmahAddu que géraiMu-balsaga; cf. FM [Il, p. 83 (A.3935': 31), en parallkle avec l'inédiA.2895. Cependant ce dernier texte énumè comme proches Abnà (Till Abnâ?)Zapana et Hârisânu È
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80. L. 20'-21' : à k-li-ma /lu-ul-1;-qu Ù* tac-a*!-fa-ur-[fu~nl (cf. en partie, v. S., Or 21, p. 82), u-nu mu-[ult* qu-t[i-&ma [Li*-ib-fi].
e) Ces montagnards portent l'appellatif hourrite bien connu de pabanhi. Le terme est désormaidocumentà à Mari par beaucoup d'exemples. Il ne semble pas que l'on puisse entendre par lh des Turukkéenou des Guti, lesquels sont dknommépar leur ethnique propre. Force est donc de supposer qu'il s'agissait d'autres peuples houmtophones en provenance du Tûr-'Abdî Les sources de l'époqude Zimrî-LÃsur le Hurmii - ou HurwaS - sont avant tout celles qui énumèreles grandes dépor tations de ZL 11' ; elles montrent que les troupes mariotes peuvent aisémeny avoir accks si elles le désirentLe peuplement est de faço nette sémitiqunon akkadien et hourrite. Il n'est pas impossible que Hurmis représented'une faço ou d'une autre, le royaume d' ASIakkà et (éventuellementses alentours immédiat (pour un suffixe géographiqu-ii cf. les villes de Kulmis et d'UrkiS?). Le toponyme doit êtr apparentà au nom du Djaghdjagh, appelà HirmaS h l'époqueCf. d'autre pan, ci-dessous, ce qui est dit de la localisation de SamûmC'est une régio proche aussi d'Eluhhut qui passe, vers la fin du règn de Zimrî-Lî entre les mains d'un prince houmtophone, S u k r u m - ~ e i ~ u b . f) Toutes ces opérationmilitaires montrent de faço nette l'aspect limità des moyens du royaume de Haute-Mésopotamiqui ne pouvait se battre sur une infinità de fronts et devait faire ses choix, sans pouvoir tout défendresur sa frontikre nord. exposke aux invasions des peuples hourritophones. g) Pour la ville d'Admum, sans doute une variante d'Admatum, une des villes du Hurmis sous Zimrî-Lî cf. t. 1, p. 154, (39), n. a). h) II serait étonnanqu'à h l'aube désignecomme l'a cru G. D., le moment oh le message sera envoyéIl vaut donc mieux comprendre que le complémende temps indiquant le moment du déparde Samsî-Adda étpostposéPour l'emploi d'ana pour ina, voir ci-dessus. Autre interprétatiochez L. Oppenheim qui proposait (JNES XI, p. 134) qu'ana ka~âtir signifiâ: Demain ce qui n'est pas véri fiÃpar l'usage. i) Cette ville de Samû est celle oà apparemment SidqumLanasi de Carkémisse procurait un vin estimà qu'il envoyait à Zimrî-LÃ(XXVIl2. p. 529 n. a). Elle ne doit donc pas êtr situé trop h l'Est. Toutes ces régiondoivent êtr cherchéedans les montagnes qui bordent à son orient la régio de Harrâ (Zalmaqum). j) Le terme edûrumvariante d'adCrum, qui est un hapax dans la langue de Mari, ne représentpas une réalitdes régionmariotes Ã
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LES DOCUMENTS
ou de Haute-Mksopotamie. Il serait étonnanque Samsî-Add emploie ici un terme venu du sumérien comme on le pense génér lement (<- &dur5). Il reprksente ici le village de montagne non le kaprum des plaines et doit êtr apparentÃh Dêr village È k) Découpezdktruisez selon une asyndkte trks bien reprksentédans les Annales assyriennes (type: appui aqqur) ; cf. cidessous, (471), n. g). 1) Le terme ufget représentici un étaabsolu comme l'avait bien vu v. S., O r 21, p. 82. Pour cet emploi mktaphorique d'u!!êtu~ (Ãgrain È signifiant une quantitk infime voir les remarques de C. Wilcke dans Figurative Language, Londres, 1987, p. 77- 102. m) L'expression est bizarre et le texte, trks abîmk n'est pas lu avec un maximum de sécurità En m. h m., on aurait: Qu'il y ait retour à un pays de sa main ce que j'ai interprétpar: Que ce pays se soumette h nouveau à son pouvoir. Il manque malheureusement tout le discours de Zigildânumqui se termine 1. 7'. Le prince du Hurmig devait se plaindre d'une rkbellion d'un sujet (ou d'une partie de ses possessions?) et Samsî-Addavait acceptÃde lui donner son aide. Dks lors, Admum pourrait êtr ce pays rebelle, attaquk depuis Nihriya, une des métropoledu Zalmaqum (1. 9'). È
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LES OP~RATIONS GUE&RES
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
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équipà chez ISme-Dagan pour qu'il t'expédilÃde la troupe en échangde celle de Hadun-Lûm (et) de s i t r i - ~ d d u et ~ )de celle d'EliliS. Envoie cette troupe chez lui : elle restera à ses ordres 5 jours jusqu'h ce que le travail ait et6 agence, et c'est à toi qu'il la renverra. En revanche, la troupe qu'il t'aura envoyé en échangetu me la retourneras. Le 25 courant de Niqnzum (i*), je te fais porter cette tablette de moi. Note: Samsî-Adddemande à Yasmah-Addu d'envoyer à IimeDagan 2 bataillons dirigépar Hadun-Lûm et Sitrî-Addet par EliliS pour un certain travail. En kchange, son frkre lui expédier une force d'appoint si Yasmah-Addu doit partir à HeSum. Cette dernièreune fois qu'ISme-Dagan aura rendu les forces qu'on lui a prêtée rejoindra Samsî-Addlui-même a) Sabâ'unt guerroyer non sâbum armke È b) Pour ce toponyme, cf. Les NP en mut- SEL 8, p. 90. cl Le NP ia-ah-du-lu-mu (M. 14021 v) prouve que Lûm tient la place d'un théonymele NP doit se comprendre comme YahdunLûmu fitant donnà sa distribution, cependant, ((lu-mu n'est qu'une variante du pseudo-thkonyme Lî et les deux doivent s'opposer comme formes PURS-IPIRS. Sitrî-Add : Ma protection, c'est Addu. B Il semble qu'un mêm corps de troupes ait étsous la direction conjointe de 2 commandants, Hadun-Lûm et Sitrî-Addu Dans (470) comme dans (471) il manque la copule et dans ce genre d'énumérati couplke l'akkadien de Mari ne l'exprime effectivement pas. Sitrî-Addétaisûremenun commandant aux ordres de Yasmah-Addu, non d'Iime-Dagan, comme le montre A.685 oà Samsî-Addréclamai100 hommes de sa troupe. Yasmah-Addu rkpondit : J'ai affectÃtoute sa troupe à la garde (1. 8-9 : sa-bu-iu ka-la-iu a-na ma-as-sa-ru-tint, e-si-ik...). Hadun-Lûm est explicitement qualifik de génér (gai mar-tu) dans M.5694+, ktudik par N. Z. dans sa *Thèse Ã
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Tu es h pied d'Å“uvre Si aprks réflexiong1 en fonction de ma tablette précéden que je t'ai envoyéetu as abandonnà (le projet) d'aller h Heiium, selon les directives que je t'ai donnees pour combattrea), pars avec l'armee qui est avec toi à s a ~ à ¢ - ~ à et ¢ résidesyg2 sim S'il n'en est pas ainsig3 et que tu doives (toujours) partir pour HeiSum,. .. (5+2?+01. manquent.) Si.. . vers.. . et que tu te sois dirigà tout droit vers s a Pâ Nâsimle jour oh tu partiras, envoie 2 hommes légèreme 81, L. 4 :
... ium-ma r[u-ai-ru-u]l-ma; cf. V. S., Or 22, p. 195.
82. L. 10 : i - l i a ia p ~ - n a - z i - i mii-ib] [ ~ ~ ; cf. A. Falk., BiOr 1, p. 115 83. L. 11 : [ium}-mu lu ki-u-um-mu [u-nu lie-ei-ii-imh], [ru-u]f-tu-lu[uk-ma. . . ] ; cf. v. S., Or 22, p. 195.
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Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père ~âb-eli-ummâni.Su est venug4. Je l'ai interrogà au sujet
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LES DOCUMENTS
d 9 ~ l a t r à »Voici b ) ce qu'il m'a dit : à Alatrfi est un endroit fortifik (mais) sa muraille est ancienne et ils n'en ont pas du tout fait une autre. Je connais trks bien cette villeg5. J'y suis passà devant au moins 2 3 reprisesc). En ce qui concerne son tell, il ne faudrait pas croire qu'il est élevkg: sa muraille est de taille moyenned). Cette ville ne tiendra pas. Il est sûque tu pourras l ' a n n e x e ~ ) Et, . la moitié^.., dans.. .^. >> (Lacune.)
... Dktruis.. . Mets le feu à sa citadelleg8. Fais sortir les habitants de la ville ; expulse-les vers ici, 2 l'intérieudu Pays ; dktruis cette ville par le feug9^ et, comme je te l'ai kcrit dans une tablette préckdentepars pour SudâFais prendre à l'armédes provisions pour 1 mois et donne(-lui ainsi) confiance. Il faut que l'armése repose 1 ou 2 jours à SudÃ; puis, va 2 Sa Pâ-Nâset campes-y. A Sa Pâ-Nâsil'armé assurera tes repas. Assurémentl'arméa pris sur (les réserve de) SudÃdes provisions pour le mois qui vient. Une fois que tu auras fait route vers Sa Pâ-Nâsienvoie chez ton fr6re 2 courriers rapides afin qu'il t'expédide quoi compenser la troupe de H a d u n - L h u (et) Sitrî-Addet celle d'EliliS. Une fois que cette troupe te sera arrivke, expkdie celle dont je te parle chez ton fr6re. Je t'ai fait porter cette tablette de moi le 26 du mois de Niqnium (i*). a) Pour ce NP, cf. t. 1, (49) n. d). 85. L.9 : à u - l d sa-u-ri a-ta-[n~]u*-ru-ku ; cf. v. S., O r 21, p. 79. 86. L. 1 1 : ti-lu-Su a-36-ur-ri e-li.
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LES OPÉRATION GUERRI~RES
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
b) La ville d'AlatrÛ d'oà l'on part pour 5udà ou HesSum, est donc dans la régio du nord-ouest. Si HeEum est réellemen Chagar-Bazar comme nous l'avons proposà D. Ch. et moi-mêm (MARI 4, p. 318). Alatrà devrait êtr un des tells importants qui se trouvent entre Chagar-Bazar et la frontikre turco-syrienne et pour lesquels sont attestédes niveaux d'occupation Habur. c) En m. A m. : J'ai passÃpar lA 2 fois. 3 fois comme 1 fois. >> d) Pour cette expression, cf. XXVII 108 : 5 : Je me trouve déte nir A Appâ un champ qui n'est que de taille moyenne ( m i n&-tim-ma)et XXVII 141 : 7 : II a fait agencer et fait se dresser une tour - cette dernikre est de taille moyenne à (~gdi-im-tammi-nitum fi-i uf-[ta-as-bi-it-ma], [u]zx(lZ)-zi-iz).Pour eli minêtimcf. XII1 29: 5 <
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Dis 2 Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère Tu m'as écrique tu avais fortifiéaAlatrà et y avais fait entrer des troupes. Toute ton opératio est excellente. Maintenant que tu t'es empark de cette ville, garde-la tout entihe, comme (c'étaile cas) auparavant. Ne la laisse pas t'échappeet tu l'administrerasw! Ne circule plus91! Ne va pas avec l'armke à SudâEn attendant un message ultérieude moi, va avec la troupe à HeSum et campes-y. Lorsque je t'aurais écritdans un message ulté rieur, de combattreb), tu feras mouvement 2 <sa> Pâ-Nâsi a) Pour ce sens d ' e p à ª kcf. t. 1, p. 130, n. b). b) XV et CAD considkrent que le terme pour armé>>, sâbum Ã
87. L. 13-15 : n-lun~^Su4 ri*-u/*I i*-ku*-1111 i-Sa-ri-iS-i~ui.a-na nui-fi[lai a-lu-a]m* tu-Se-er-re-eh. Ã mu*-ut*-[ta-tum. . . ] . i%u*l [.,.]. 88. L. 4' : Q l i - u r hi-ir-tu-Su q [ ~ i * - l. u. . ] ; cf. Falk., BiOr 1, p. 114a. possible d'aprks collation. 89, L. 5'-7' : Ã wu-ii-ih u-liil~^i u - $ i - [ M ] ,un-11i-iSu-nu li-ih-hi 11111tirn ili-pi-ru-ui-Su-nu-[n},a-lam^ su-a-fi li-qi-ur ( K U ) qi-111.
90. L. 10- 14 : i-nu-ma a-lamki iu-a-t[i ta-us-ha-tu],ki i a pu-w*-nu*-uni* (cf. v. S., O r 22, p. 204). ka-lu-Su [ki-la],la tu-wu-ui-ie-[er-5u\,tu-ka-al[Sul. 91. L. 15 : Ã la ta-ha-[ah-ha-ut].
LES DOCUMENTS EPISTOLATRES DU PALAIS DE MARI
LES OP~~RATIONS GUERRI~RES
peut avoir occasionnellement une longue finale. En fait, il s'agit souvent de formes du déverbatifabâ'umK aller au combat * (cf. AHw, p. 107lb, avec doute). Pour l'expression kÃSa + inf., cf. ci-dessus, (458). n. c).
b) Ce NP est peut-êtr une variante de Asdî-Takimais certainement pas identique au roi de HarrânPour une autre occurrence de ce fonctionnaire, cf. ci-dessous A (523).
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Tous citoyens du Zalmaqum que l'on capture pour en tirer des informationsa), tu ne dois plus les prendre en servitude ni désirequ'ils soient tes serviteurs. Tous ceux dont on s'emparera pour toi. revêts-le d'un habit et laisse-les aller. Pour 20 esclaves, cela me reviendrab) à 20 sicles. ~ o u r ~ u opleurei~) rais-je l'argent qu'ils m'auront coûtÃEt, pour une vingtaine la puissanced) de l'ennemi en sera-td'esclaves que tu libéreras elle renforcée94 N'aie pas cette mauvaise idéee)Assurémenttu as déjpris ce qu'il te fallait comme esclaves. DésormaisliMre tous ceux dont tu t'empareras afin que, lorsqu'on (les) à ce pays, ce dernier, tout entier, comme un seul homme, fasse dé fection de mon cotée) Agis de la sorte! Bibliographie : cf. XXVI/l, p. 366 ; NABU 87/80. a) En m. A m. : à pour la langue. >, b) Pour ce sens de alâkumcf. A z u r 11111, 1890, p. 10 et K. R. Veenhof, Figurative Language, p. 56. que c) La formule mà + m"num, à pourquoi? n'étairépertorià pour Boghaz-koy et El Amama ; CAD M/I, p. 189b ; AHw, p. 599b. L'expression est documentédésormaipar Qaina paléobabylo nienne (490), mais ici l'exemple vient de Haute-Djézirà On notera cependant que l'introducteur de phrase m a est désormaitrè bien documentÃA Mari d) En m. à m. : K la lance. Pour ce passage, cf. NABU 87/80.
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frkre. En ce qui concerne les gens de Sinamuma), voilà que selon leurs propos que j'ai entendusg2, lesgens de Sinamum marcheront à notre suite. Toi-même tu as vu qui ils étaientJe les avais déplacà et ils le prenaient trè mal. Abstiens-toi de dé placer leurs familles avec leurs f r k r e ~ ~ ~ . Voici que je t'ai fait porter cette tablette de moi, par Asdî ~ a k m ~pour ) , qu'on rende leur libertà à leurs familles. (...)
(Il est impossible de présenteune traduction suivie pour le texte du revers.)
Note: tablette grossièr dont le sel remonte et qui se déliteElle est difficilement contrôlable a) La ville de Sinamum est encore attesté(&-na-ma-ft-1)par V 27: 15 collationnéqui parle vraisemblablement de la mêm affaire. Une situation dans l'Ida-Maras occidental est assurépar la mention de cette ville dans la correspondance d'ltûr-Asd (A.49: 47-48 : K Le pays de Sinamum (fi-na-mi-irnki) et de Tushum est en colère tout comme le pays d'filuhhut. Ces deux pays se sont alliéA filuhhut, dont ils sont manifestement roches. A.3966 mentionne de mêm Sinamum comme un alliÃd' luhhut. La déportatiode ses habitants à Mari forme tout un dossier. Pour son élaboratiohistorique, cf. la contribution de N. Z. à la RAI de Leuven.
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94. L. 11-15: [O]-m*20 sag-ir-mes il-li-kum-inu, 1/3* ma-na ku-babar ina-a-mi-nu- un^, [a-ha}-uk*-kiku-babar-[~lu-nu, H i-mi 20-mu sag-ir-mes su* tu *-wu*&*-ru *. gis-Su*(GIS-IGI-) l ~ * - k ~i-id*-du-unr*
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III-ifl. 95. L. 22 : d*-sa-ur-ru.. ; cf. v. S., Or 21, p. 79.
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LES DOCUMENTS &PISTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
e) Pour ce verbe rafû que A H w , p. 962b considkre comme un verbe en (ulu) sans lui donner de sens. j'avais propose (cf. NABU 87/80) le sens d'çêtd'accord pour; se laisser fléchien ce qui concerne È le rapprochant de XXVI 182: 15 ( h a annêtir bel! lirfenni, ~ Q u ' e ncette occasion mon Seigneur se rende à mes prisres È) Il faut en fait séparel'exemple de XXVI 182 (K prendre en du RSYIW des NP, selon APN, p. 265) pitiÃà (ili) + acc., équivalen de celui de 1 29. Raiû (ulu) + ana y a le sens contextuel de a v o i r un mauvais d k s i r ~; ce pourrait êtr le mêm verbe que l'akkadien ruzûK maltraiter È f) V. S., Or 21, p. 79, comprend: à lorsque j'irai dans ce pays ... >> g) Pour l'idéecf. texte suivant (475) : 8. Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton phre. J'ai pris connaissance de la tablette de toi que tu m'as fait porter. Tu m'as écrique tu t'es emparà de ~ i l l - ~ b n i m et ~ ) que, loin de massacrer les habitants mâlede cette ville96, tu leur avais redonnk confiance et leur avais laissà leur libertk. Cette action de toi est en tout point excellente : cela vaut 10 talents d'or97. Assurkment, naguhre, je ne savais pas que tu t'étai empark98 de la ville et je t'avais envoyk le message suivant à propos des citoyens du ~ a l m a ~ u m ^: ~Ã)Les citoyens du Zaimaqum que l'on prendra pour (en tirer) informations, lors d'un raid, ce n'est pas le moment! Ne te les approprie pas100c)! Donne un présenà celui qui aura kt6 prisd) et, en urgence, revêt d'un habit celui dont on se sera emparà pour
toi, envoie-le circuler^ à l'intérieudu pays pour qu'on le voie et laisse-le aller. Lorsque le pays du Zalmaqum tout entier verra quel est son sortf), voici ce qu'ils diront: "Notre Seigneur considèr notre faute comme vénielll ; il ne nous pillera pas." Voilà quelle sera leur conclusionh) ; ils y feront attention102 en sorte que, lorsque tu monteras vers ce pays-là tout entier il passera dans ton camp comme un seul homme. Agis ainsi! à Voilà ce que je (Lacune.)
. libkrelk ... tu couperas et ... En outre le pays qui pour l'heure est restÃlibre^, chacun prêter attention à mon kgard. Lorsque je monterai vers ce pays, tous les particuliers)), en un seul jour, feront défectiode mon côtà Autre chose : à la finlos du mois de Tammuz (x*), en un jour auspicieuxk), je suis a m v à de Ninive ?t S u b a t - ~ n l i 1 l O ~ . J'attends le bain et la fêt du moislo71). L'arméest rassembléet prête Je ferai le sacrifice de la fêt du mois puis, le lendemain, je prendrai108 la têt de l'arméet j'irai droit au Zalmaqum. ISar-Lî doit quitter Subat-Samasl 09, tout en 101. L. 17-20: ... a-lui li-ib-hi ma-ti\m] u-n\u a-nia-ri-su}, su*-{x \}-tuwe-we-er-su-ma wu-u!-se-er-\Su\, ki-ma nui-a-ut ïu-ul-[1n]u-~i-imk ka-lu-su su* wu-n\r*-ki-Su i-ma-ru].ki-u-uni i-qu-iib-bu-u tilt/-/nu-a-mi be-el-ni ru&!-ni i[i-le]-gr. 102. L. 22 : ...-Su-nu** i**-su-... 103. L. 23-25 : ki-mu i-nu-[mu]u**-/ici inu-u-tiin sd-ci-t\i te-el-&**!.'-;**. ki-u-(i~l~** e**-pu**-u.: ku-lu-,ru** ki**-mu** 1 lu ib-bfi-[lu-ku--, (ni-iii-[tuniUS-pu-ru-uk-kuni]. 104. L. 6' : à mu-u-tuln sa i-nu-un-nu w[u*-dSu-ru-ul\
97. L. 9 : nia-di-if du-mi-fia 1]0* gu kù-g ub-b[u-011.
105. L. 9' : ... ^dumu-zi gu*-rn[e*-er-inu\ i-nu u4-ini.
98. L. I O : u - d i i-nu pu-iii-tim-in[u k]i-mu u-luin& tu*-[a?]-bu-tu
106. L. 10' : ... s u ^ - b u * * - ~ * * - d e n - l f l k i . , .
99. L. 11 : toute la fin de la L, ( - r n ~ * * - ~ i * * - i ~ i i * * k ~ * * )a, disparu.
107. L. I l ' (et 1. 13') : ... K-si-sa**-uiii** ; cf. v, S . , Or 21, p. 77 108. L. 14' : ... O-su-ab**-bu**-tm**-~n(i etc.
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LES DOCUMENTS
LES OP&ATIONS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
laissant une troupe qui garde1 l 0 la ville. En outre qu'il lèv toute l'arméel et pane112 pour He5Sum à mes devants. Il doit attendre h HeSSum une lettre de moi1 l 3 ultérieureUne fois que je lui aurai écritqu'il laisse son arméh He55um et vienne, lui-même à ma rencontre114 à Mammagira. Qu'il m'apporte des nouvelles détaillé de vous ainsi que du pays. Le 30 courant de Tarnmuz (x*), au soleil couchant, je t'ai fait porter cette tablette de moi, depuis Subat-~nlil. Bibliographie : cf. XXVVl, p. 197 ; NABU 88/17. a) Identifié?I Till Abnâune des villes du Hunnii, donc dans la partie nord-ouest de la Djézirà b) Si on compare ce texte avec (474), on découvrun texte beaucoup plus riche et complexe. Faut-il supposer qu'il y a eu encore une lettre dont nous n'avons plus le texte? Samsî-Adda pu envoyer plusieurs lettres en plusieurs lieux, ?I un moment oà il ne savait pas exactement oà joindre Yasmah-Addu. c) La collation fait apparaîtr un terme ka-tain qui ne peut êtr que l'accusatif de kattum, au propre le féminide kûiilet ?I rapprocher de l'expression aiia (la) kattain(1na). cf. t. 1, (32), n. b); Û kattam doit êtr une incise. d) leqûi n'est enregistrà par les dictionnaires que comme un terme signifiant K adoptà et de basse époqueIl faut poser ici un leqûinparticipe passif, avec le sens de K prisonnier È e) Pour cette forme grammaticale, ?I partir d'un iuwwiirurit, dénominatide few,êrui = K faire faire un cercle, faire circuler cf. NABU 88/17 [IO]. L'exemple de AHw, p. 1224a, a étmis en doute par Moran, RA 77, p. 189, ainsi que CAD S/2, p. 364a. 11 faudrait donc peut-êtr poser une forme emphatique (redoublement de Cs) sur W'R? f) En m. ?I m. : K ce qui est son aprks. >> Ã
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[ii-si-ma]. 110. L. 16' : ... niCu**-a**-sa**-tir**-fi** etc. 11 1. L. 17' : ... da*}-bu**-am** ku**-la-Suetc. 112. L. 18' : . . . li**-if**-fa-al-kuni. 113. L. 19' : ... iillt-a\,?**-pa**-ar**-fi**-ia etc. 114. L. 20'-21' : i-lia l i ~ - e i 1 ~ - ~ 1 - i r i i - r1;-ki-il n / i ~ i-iiu-rnu ui*-tup*-riiflurri],s[a**-b]a**-iiii-lia lie-eiIs-Si-iin~li-7.1-ibà i u - h a-na m\a*!-di-ri-IU].
dutuki
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GUERRIéRE
g) Le texte a éttrks discutéLa séquencru-fa-ni est mal visible aujourd'hui : le ET final a disparu. AHw, p. 976a, le considkre comme un cananaïsmet traduit K guide (Anführer) J'ai préfé prendre le terme rafû comme venant de la racine RS', équivalende l'hébrer e i a , K malhonnêtet h) Sabâtu est employà absolument pour ina libbim ~abdtum, K penser È i) La restauration suppose qu'ici se concluait le discours ouvert 1. 12. j) La restauration est incertaine : peut-êtr simplement [mu-iiike-nu-um] ou [ma-a-tum si-i (sic!)] avec la mêm construction qu'aux 1. 5'-6'. k) Pour l'attestation d'hémérologi dans les textes de Mari, cf. La Religion en Syrie.. ., p. 52 1. 1) En suivant l'idéde v. S., Or 21, p. 77, qu'essêsai étaipour efiêiam Ã
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ton père Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu J'ai pris connaissance de la tablette de toi que tu m'as fait porter. Tu m'y parlais d'une troupe h t'envoyer rapidement. Assurémentje t'ai fait porter au moins h 2 reprises des tablettes rapport au fait que l'arméne pouvait pas aller chez toi pour le moment et que ce n'est qu'h la fin du mois que la totalità de l'arméarriverait chez toi. A part cela1 15, tout va trè bien. En outre l'affaire du pays de Nurrugûmassurément tout va trè bien! C'est pour le 20 de ce mois que la totalità de l'armédu Pays tout entier se rassemblera et pour la fina) de ce mois que moi-mêm avec la totalità de cette arméel6 j'arriverai ici h pied d'œuvre D'autre part, étandonnà que tu m'as envoyà le message suivant : à Il ne faudrait pas que l'ennemi, apprenant la venue de mon Seigneur, évacueb) s'en aille.. . et échappau bras de 115. L. 8-9 : lu a-la-ki-in1W a-nu re-CSiti eu-ma*-ur-(cf. 1. 14) duhi-iin a-nu s]~*-ri-ka*, ku-Sn-di-im tup-pu-tiril11-Su-hi-lu-uk-kum C-z[u'!*-ub
ulii-iiJ-fim. 116. L. 14 : a-il/i-ku au-da-unieu-[rnlu-ar-fipi-h[i-i\m [ha-fi\.
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mon seigneur1 l 7 à - discours que tu m'as tenu -, lorsque je me mettrai en route' l 8, afin de.. . les conscrits.. . pour combattre, 30.. . partiront.. . et ISar-Lîira à es su ml l9 avec cette arméeL'arméqui est avec Isar-Lîfera sa jonction avec l'arméultérieuret fera ce qu'il faut faire. Ce n'est donc qu'aprè que je me mettrai en mouvement. Voilh le résultade mes réflexions12concernant la levégénéra de l'armée Te voilà informé Autre chose : c'est à Mari qu'on les gardera121, les gens faisant partie des habitants de Hît Voici ce que tu m'as écri: à Des gens de Hî me sont arrivédepuis Babylone. Dois-je libéreleurs familles? Qu'en est-il? à Jusqu'h présentles intent i o n s ~ du ) pays de ~ à ¢ ~ i n'ont ~ u pas m ~encore étéprouvée En attendant qu'elles le soient et se révèlepures, qu'on les tienne sous surveillance de la mêm façoqu'auparavant122! a) Le passage montre que ri5 warhinl dksigne la à fin È non le G débu à du mois, puisque nous savons, d'autre part, que ce n'est que le 20 du mois que le rassemblement de la troupe aura lieu. b) Pour n a d à » m à abandonner une ville È cf. MARI 4, p. 3 14 & IV 49 = (525). c) Autre occurrence de fêmêtu pluriel de { à ª m u m (336). n. h). d) Le passage montre que Hî ktait considérkcomme partie du pays de Râpiqum Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père
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Je vous avais naguèr écriau sujet d'un mouvement de votre part, de Nihriya h sud;. Présentementh y faire attention, ç ne me plaîplus que vous fassiez mouvement vers sud;. Lorsque vous le fer(i)ez, l'ennemi l'apprenant fera(it) la supposition suivante1^ : à Ils se dirigent vers l'intérieudu ~ a ~ p ~ r uà m ~ ~ce~qu'il ~ )se. dira@). Il s9enhardira(it)et Voilh lorsqu'il nous poursuivra(it), notre Pays sera(it) troublépensant : à Ils ont eu peur, voire ils sont effrayés125b) à A l'heure actuelle discute avec Isar-Lîm Si faire mouvement vers sud; de la part des Bédouins. . (4+8+3 1. manquent.)
. . . en sorte que je vous les fasse porter ou bien, dans le cas contraire126, s'il y a des boucliers127 ou des casques à votre disposition, faites-m'en tenir. Je n'ai plus de boucliers. Dans un sens ou dans un autre, envoie-moi rapidement une tablette de toi. Le 13 courant du mois d'Abmn (xi*), je t'ai fait porter cette tablette depuis s u b a t - ~ n l i l . Bibliographie: republiéM A R I 5, p. 157-159. avec son joint M.954 1. a) Le passage est d'une grande importance pour la géographi: h d à se trouve donc entre Nihriya (un des centres du Zalmaqum) et le Yapturum, c'est-&-direle pays de TalhayûmOr, plusieurs textes attestent que le Yapturum se trouve le long du Habur. Il ne peut donc s'agir que du cours du Habur au-dessus des sources de résur gence de RâEl-Ain. b) La forme verbale a étcomprise comme t a r d , perm. 3e plur.
117. L. 20 : Ã i-nu qu-ut he-li-\iu it-tu-si} ; c f . Falk., BiOr 1. p. 113. 118. L. 22 : i-nu-ttl(1 u-al*-l\a*-ku...1 . 119. L. 27 : u-nu lie-ef-fi-&' [ ~ ~ - ~ ] ( I * - ~ ( I I I I - I I I U .
123. L. 10 : tu-Si-t~l(l-ti-Suki-(1-un1 i - \ s ~ , , - e ] n l:*c f . photo dans MARI 5, p. 158. 124. L. 1 1 : u1n-lni~i-~i1-t11i u-na li-ib-hi ma-[ut i ( ~ - ( ~ p - p i - r i ] - i ~ n
121. L. 3 4 : ri-/KIn 1 ~ 1 - r i(~1 1N A M A RI KI] i-~~(~-su-r~~-.Vu-~~u-ti* ( c f . A. Falk., BiOr XXI, p. 113). 122. L. 39-42 : [te4-nli-et( c f . 1. 41) m(l}-(l-at r ~ ~ 1 l - ~ ~ - q i ' - i nlu-di-ni\ 1 * 3 . 2ul i[n]-nu-mn-ru,[u-di t ~ ~ - ~ n ] i * - t u - . fMu -n~- ~I uI U - ~ H - ~ U [z.o]-k(l-u - ~ I ~ ~ quI, tum pu-ni-tom-tlm, [lil-su-ru-Su-nu-ti.
125. L. 15- 16 : i-/lu-(liUIII-IIIU-(1- ni i p - t u - ~ 1 [ 1 " - / 1 u&-urt-ru, -~], 126. L. 1' : 111-Sa-iis-.fe-kn-lm-fi-in1~ i - h i * - i [ u * - t ~;~cuf .\ photo. MARI 5. p. 158. 127. L. 2 ' : . . . ~ - i n - i u l - t u n ~etc. ~'
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de tarârumà trembler È pour éviteune forme II intransitive de târum à faire retraite È comme je l'avais fait dans MARI 5 ; cf. (814) d).
478 [I53+] Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Sarnsî-Addu ton @re. A propos de l'annéqui est libérÃde ton commandement128a), assurément je t'ai écrique tu l'envoies chez moi. Envoie rapidement chez moi cette anné; mais, toi-même avec le reste de cette annéque tu garderas par-devers toi, campe h Mammagida). Il ne me plaîpas que tu campes à <Sa> Pâ-Nâsni h Talhayiim. Mammagir(a), en revanche, convient à ce que tu y campes. Autre chose : j'ai écriafin qu'on fasse libérecelles de mes troupes qui campent à Babylone. On vient de libérecette annéeAvec cette dernière il y a 3000 hommes d'Egnunna. Cette arméainsi que l'autre vient d'arriver avec les ~ : t a r s ^ . Cette troupe a fait sa jonction avec la troupe qui est ici. L'une et l'autre force se réunironet on réglerrapidement l'affaire des TurukkéensDè que cela sera fait, je prendrai la têt des arméeet je monterai au Zalmaqum. Pour l'heure toutefois, on va réglel'affaire des ~ u r u k k à © e npuis s ~ ) celle de l'expéditio vers le ~ a u t - ~ a ~ s ~ ) . Maintenant tu es au courant! Le 3 de Kinûnu (ii*) courant, je te fais porter cette tablette de moi. Bibliographie : republiéaugmentà de M.7340, MARI 4, p. 317318 ; cf. ibid., l'analyse de la situation historique de ce texte; MARI 5, p. 250. a) La restauration de G. D. (w[a-as-blu). suivie mécaniquemen dans MARI 4. donne en fait un sens peu satisfaisant, à moins de supposer une grande maladresse d'expression dans le document: si Yasmah-Addu doit expédieà son pkre l'arméqui est a ses ordres, quel est ce à reste à avec lequel il doit aller A Mammagira? J'ai donc supposà une restauration w [ a E u r ] u : il n'envoie que
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ceux dont il devait se skparer. b) Les statues divines que plusieurs textes attestent marcher en têt des troupes étaiendonc des figures d'Estars guemkres. c ) Il faut abandonner les lti-mes tu-uk-ki-i : à the persons (spreading) rumors * de CAD E, p. 223b; mêm explication, sans doute, dans AHw. p. 1367b. La suite des idéeinvite A voir désor mais dans le passage une mégraphipour à TurukkéenÈ d ) II est clair que à pays haut donc à plus prks des montagnes È dksigne ici le Zalmaqum. È
479 [I 1261 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Ume-Dagan, ton frère Au sujet d'une troupe d'une centaine d'hommes, objet de ta lettre, voilh que je viens d'expédiela troupe et l'expédi tion^^ se trouve à Qirdahat. Sûmû-radoit aller au-devant de cette troupe, h Qirdahat.
480 [I 41 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père ISme-Dagan vient de s'emparer de la ville de ~ i l i m m a r ~ ) qu'il assiégeaitIl ne l'a pu tant que la terre meuble n'eut point atteint la hauteur du sommet de la ville. Une fois que ce fut fait, il s'est tout de suite emparÃde cette ville. ISme-Dagan va bien ; les arméevont bien. Elles viennent de partir et ont atteint HamSâ Réjouis-toi a1 XVW1. p. 21 propose en l'occurrence une lecture 1;-li-im-maarki avec l'usage de NI pour 11, ce qui ne se trouve que dans des séquencetypkes : be-if ou i-1;'. Il est vraisemblable qu'on a ici une alternance phonktique n/I dont il y a plusieurs traces. On citera ainsi pour la Haute-Djézirle cas de LNilabsinnu ; cf. D. Ch., Ta11 al-Hamidiya II, p. 76 et J.-M. D., MARI 3, p. 176. Le texte inédicità par XVIII , p. 2 1 est M. 1 1631. On notera à l'époqude Yahdun-Lî 1 'écriturIi-li-im-pa-arki(T.248). D'aprks ce texte, Lilimmar et HamSà sont tout à fait A proximità l'une de l'autre.
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481 [II 31
Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Il faut que soient retenus 5 jours les gens qui doivent faire le transport du vin à Mari, afin qu'ils fortifient Masmiânu et Sallurriyûaen sorte que la troupe h qui l'on vient de faire quitter son lieu de garnison^Ob) pour aller camper à ~ a b i t t u m ~fasse ) , son travail au matin et assure son service de garde la nuitd). (Ce n'est qu')une fois qu'ils auront fortifiÃces différentevilles que les gens qui doivent faire le transport du vin se mettront en route pour Mari. Alors, les autres pourront retourner h leur service de garde. a) Les deux toponymes semblent avoir étformésur des noms d'arbres. Il y a plusieurs parallèle de ce fait en Mésopotamie Sarbat, Girgis, etc. La formation nominale, elle-mêmene répon cependant pas à des structures strictement akkadiennes. En ce qui concerne le premier, on a recouru h un suffixe -âtni sur une forme apparentéau nom d'arbre maswutum, lequel n'est mentionnà h l'heure actuelle que dans les textes d'Ugarit (PRU VI 113 : 2, 5). Le second présentle suffixe de nizbà sur une variante iallurrum du nom du à néflie Sallûrum Il peut donc s'agir de centres agricoles des environs même de Kabittum, appartenant au royaume de Kahat. b) En m. à m. : à Que l'on a fait sortir. c) Certainement la ville de Kabittum, dans le royaume de Kahat, contrairement aux doutes de v. S., Or 22, p. 195, qui étaigên par l'absence du postdéterminatifEn fait, cette lettre fait allusion aux événemen rapportédans (483). d) Le service de garde doit êtr de patrouiller dans la campagne la nuit. On remarquera que le texte est un de ceux qui montrent l'interruption du service actif pendant les heures chaudes de la journé(mu~lâlu~n) È
Ã
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ville, donne sur la troupe que j'enverrai (de quoi faire) la garnison de la citadelle131. Qu'elle constitue la garde de cette ville. a) Ana = aSSum. b) Forme variante de Hazikkânu ; pour ce royaume et son histoire sous Zimrî-Lî cf. M. G., FM II, p. 240-256 (=Tell Qarassa). c) Pour le district de Yan-Takim, cf. NABU 87/97. Il coïncid avec la régioautour de Tell Brak (Nagar). Ce NP prend la forme ia-an-ta-ki-im au nominatif, ce qui exclut un éventue*Yantaqum. Il est douteux, d'autre part, qu'il signifie : à II s'est vengà (sic APN, p. 2421, h partir de NQM à la forme 112. *Yattaqim n'est en effet jamais attestà alors que Yaqqim-Addu qui est considércomme appartenant à cette racine n'offre jamais *Yanqim-Addu. Surtout, vu l'absence de théonym subséquenton attendrait *Yantaqimum qui n'est pas attesté Faute de mieux, j'adopte ici l'analyse de XVI/1 : à Yan-TaWqim (isolant un théonymTaWqim, cf. XVU1, ou une forme verbale?) qui me reste cependant obscure. Ã
Ã
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Sarnsî-Addu ton père Fais prendre connaissance de cette tablette h NP et MâSum ... Hadnî-Samas. . est venu de chez ces hommes me dire : Les gens de Kahat m'ont envoyà un message à propos des ~ u r u k k k e n s ~me ~ ~disant ~ ) , : "Pourquoi vous êtes-vou dkpê chks de faire un pacte de non-agression? Ne faites pas de pacte de non-agression!" à Voilà ce qu'il m'a dit. Quel est donc celui qui agit ainsi dans le pays de Kahat? Les villes du pays de Kahat, celles qui sont à cet endroit-là b) sont-elles fortes? ~ i l i b s i n n u ^ , Kallahubra et Kabittum, celles qui sont h cet endroit-lh, sont-elles fortes? En outre, toutes les citks sont en mauvaise conditionc). Aujourd'hui, Ã
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère de Hazakkânb)du district de an-~akirn~), écri A afin que l'on surveille cette ville pour toi. Afm de garder cette 130. L. 11 : à su-bu-um Su US-ta-~i*-e-e\m*\ ; cf. v. S., Or 22. p. 195
131. L. 10-12: li-rilu-ru*-ni-i[k-klu,a-nu [ku-u\l*-l[i*\ (cf. v. S . . O r 22, p. 204) O-lim^ au]-O-tfil.i-na ru-[hi-ilmSu u*-[?itt*-pti*-rti-tiin. 132. L. 8-10: [il-li-kum-ma ki-a-utni lq-h6-e-enik[iiiii-wu &-mu l~-tneS ma\-u-ut ku-/tu-ntki<[OS-.fun1tu-r&uk-ki-i^1' iS-pu-ru-ninl um-nui-ni;. 133. L. 17 : sa ki-111-ni-ke-edan-nu ni-li-ib-si-iii-nu^1: id. 1. 19!
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voilà que jécrià ISme-Dagan : il va t'envoyer une troupe de 300 hommes. Il faut que Mâsu aille et qu'il fasse entrer un surcroîtd'une centaine d'hommes pour servir de garnison à chacune de ces villes. Qu'on fasse sortir les citadins de l'enceinte fortifiéet qu'ils habitent dans les faubourgs afin que la troupe de garnison tienne fortement l'enceinte fortifiée Fais en outre bien attention que l'on ne permette pas ? un i seul des citadins d'entrer dans l'enceinte fortifiée Fais prendre les présagesune donne pour le salut de la contréeconcernant une attaque^^ du fait de l'ennemi ; une donne pour la non-révoltde la contrépar voie d'actions de soulèvement une donne pour le salut de la ville de Kahat concernant des présagese),..135 ; ces présagesil faut qu'un messager à toi les prenne et me les apporte. Je t'envoie cette tablette, le x du mois de Mammîtu(v*). Bibliographie : publià par G. D., çAdaEu et Kirliiim.. . RA 66, augmentà de son joint M.8103 par D. Ch. 1972, p. 124; réédit dans Ta11 al-HamidTya II, p. 73-75. È
Note: l'intkrê de ce texte est de décrirle à pays de Kahat È au moins sous le rkgne de Samsî-Addu car rien ne dit qu'il ne s'agissait pas d'un regroupement administratif et que sous Zimrî-LÃla situation se présentaide faço analogue. Ce à pays comprenait, outre la capitale elle-même des villes dotéed'une enceinte et d'une ville basse (ou faubourg). a) D. Ch., gardant la lecture tukkÃde G. D., traduisait: à have me sent reproaches concerning the attacks. La nouvelle lecture (vue égalemenpar N. Z., *Thèse inclut désormaice texte au riche dossier de l'kpisode turukkken. b) Ma suggestion de considéreqinnum comme une forme de qannum, à bord étaiantkrieure A l'identification de l'adverbe de lieu kinnikê ; cf. XXVII1, p. 440 ad 21 1 n. c). c) Pour cet emploi de pasâsumcf. XIV 18 : 8' oà pussusâ-m signifie à sont en mauvais éta (vannes) ; le verbe est une variante du pesûnattestà par XXVII 43 : 7. d) En m. h m. : à qu'il ajoute et fasse entrer. N Ã
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134. L. 33 : a-na Se-eh-e-im etc.
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e) UZU pour à présagà est bien documentÃ: cf. XXVII 1, p. 15. Il m'est difficile d'expliquer l'expression uzu-hk autrement que comme une graphie phonétiqu pour uzu-HI.A, comme si les scribes considéraiende tels mots comme ayant une réalitdans l'énonc indkpendante des kquivalents akkadiens. Tout idéo gramme peut en effet êtr notk phonétiquemenA Mari, comme le montre le (courant!) à Su-ti-e ("Su-t~-e") au lieu de .Gu-ti-a, illustrant d'ailleurs le mêm traitement phonktique. Ã
484 [I 1371 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère (3 1. fragmentaires.) Au sujet dlÉluhhu dont je t'ai parl6, ne t'inquièt en rien!
485 rA.42591 Dis ?i mon Seigneur : ainsi parle Sîn-têr ton serviteur. Il ne faut pas que mon Seigneur tarde à s'installer à Tuttul, s'il doit accomplir la fêt du mois à Tuttul. Je fais porter cette tablette de moi chez mon Seigneur, le 25(26'?) d'A??'arum (vii*) courant et voici que je vais arriver chez mon Seigneur. Mon Seigneur doit faire le sacrifice pour la fêt du mois ?i Tuttul, au moment de l'interrogation oraculaire, puis partir et faire le déplacemenpour Subat-Samas. Les jours sont devenus beauxa) et, ?i la fin du mois, l'ennemi entreprendra de circuler partout. (Lacune de 6 1.) L'arméde Mut-Bisir.. . devant 1'armée. . Lorsque mon Seigneur aura atteint Subat-Samas, je ferai s'équipepour lui 5000 troupes d'élitesoit des ..., soit des Bédouinssoit des gens du pays136. Ils accompagneront mon Seigneur dans toutes ses marches. Mon Seigneur ne pourra manquer de battre l'ennemi. Du moment que Dagan et le dieu de mon Seigneur accompagneront mon Seigneur, cet ennemi ne saurait échappe au bras de mon Seigneur. Que mon Seigneur aille donc ?i
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subat-samai et 2.. . Autre chose : si un mkdecin est venu avec mon Seigneur, qu'il se déplacavec mon ~ e i g n e u r l 3et~qu'il soigne l'épidà rnie138b). (Lacune de 6 1.) J'ai fait porter ... Lorsqu'il viendra et apprendra a nzou Seigneur le résultade ses observations139, il faudra que x centaines de Bkdouins l'escortent. Puisse le dieu de mon Seigneur me sauver. Bibliographie : kditk par P. V., MARI 6, p. 570-571. a) Le restant du dossier mentionne la moisson. On est donc ici au moment du printemps. Avyaruln kponymal correspondant 21 Ebûru~de Mari, on est donc dans la premihe moitik de mars. La fin de fkvrier et le débude mars coïncidenavec la fin de l'hiver mksopotamien. b) Si le texte est bien restaurk, on aurait lh la premihe mention de l'kpidémi qui fut contemporaine des probli?mes avec le Zalmaqum; cf. P. V., ibid., p. 580-581. Dis 2 mon Seigneur, ainsi parle Lâ'ûton serviteur. Nagukre le grand Roi m'avait fait porter une tablette, disant : (< EmÔl les supplétifet les individuels des Bords-del'Euphrate et envoie-les chez ton Seigneur, 2 subat-samaZ. >> Pour ma part, j'ai fait porter une réponsà la tablette du Roi, disant : La moisson vient d'arriver et il y a actuellementa) beaucoup de travauxb) et mon seigneufi) m'écrid'envoyer à subat-samai supplktifs et individuels! >> Voilà ce que j'ai écri au Roi. Le grand Roi m'a fait porter réponsà ma tablette en ces
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termes : << Ce n'est pas la peine que tu expédie21 subat-sa ma^ ta troupe, supplktifs et individuels des Bords-de-l'Euphrate, avant que je ne bouge moi-même Rassemble la totaiità des bateaux et des barquesd) des Bords-de-l'Euphrate, tant du Palais que des particuliers ; emôl supplktifs et individuels et, toi-mêmee)va 2 Yabliya. Stockes-y 1 0 0 unitéde bitume et 1 0 de goudron, en provenance de Hît >> Voilà ce que le Roi m'a écrit Selon la missive du Roi, j'ai réunla totalità des bateaux, barques et gens et je suis parti pour Yabliya. Voilà pourquoi j'ai retenu samai-tillassu 2 Mari jusqu'2 mon retour. Mon Seigneur en est informé Je fais porter cette tablette de moi chez mon Seigneur le 16 d ' ~ d d a m m f l(viii*) courant. Bibliographie : éditpar P. V., MARI 6, p. 573-575. a) En m. h m. : dans la main >>, ce qui revient la plupart du temps h dire disponible >>. b) Les ((travaux h faire>>se disent ordinairement fiprânuau pluriel déterminkL'emploi de l'indétermin fiprià souligne la diversitk extrêm des tâcheh accomplir. non de c) Ici bêl>> est une façode s'adresser h Samsî-Addu parler de Yasmah-Addu (cf. 1. 9). d) Noter l'opposition giGm6 et gis-mA-tur, les premiers tenant la place du plus courant gi3-mA gal. e) Noter la faço d'exprimer le réfléc : pagar-ka lillik ; la langue de Mari pourrait de mêm dire pagar-ka arlak (impératit] f) Addaruln kponymal = Urahhun~de Mari. On est donc au tout dkbut d'avril; la moisson n'a pas encore commencà mais est proche. Pour une date analogue, la mêm annéepour la moisson, cf. 1 43 : 41 et commentaire (492). ((
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((
Dis 2 notre Seigneur : ainsi parlent Migiya et Usur-awassu, tes serviteurs. On a donnà des apaisementsa) concernant la récolteau moment de la moisson, et en ce qui concerne l'entassement du grain il n'y a eu que la moitiéb(des corvkables) qui est
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PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
venue140. Il n7 y a (cependant) pas de négligencenvers la récolte141 Le canal a atteint la campagne de utt tan^) ; lorsque ce sera le moment d'irriguer, il ira jusqu7h ~ à » r à » - ~ d d u /Le ~lim~ canal du champ.. . vers le champ de la campagne.. . 142. En outre notre Seigneur nous a écrid'envoyer des moutons. Le jour oà nous faisons porter chez notre Seigneur cette tablette, nous est arrivéla tablette de notre Seigneur et nous avons envoyà un message chez samas-musallime). On fera aller h Saggarâtu des moutons réquisitionnÃet depuis Saggarâtu nous les expédieronsous0 escorte jusqu'à Tuttul. Que notre Seigneur écrivaux l~abitantsg)de Tuttul pour que 170nescorte ces moutons depuis Tuttul jusqu'h subat-samas, chez notre Seigneur. Bibliographie : éditpar P. V., MARI 6, p. 576-577. a) Pour l'expression ebûrar tluhhurrz, cf. (6981, n. t]. Il n'y a, de toute façonpas la place de n u - I ~ I - [ h u - u d ] . b) Pour cette faqon de dire, cf. III 6 : 9. c) Soit un NP (cf. XVI), soit un lieu-dit analogue A Qattuniin. d) Deux bourgades de rive droite, proches de Mari, souvent mentionnée ensemble; les toponymes signifient sans doute cc Domicile d' Addu >>, >. e) sama:-mu8allim, intendant du palais de Saggarâtumgarda son poste sous le règn de Zimrî-Lî 0 On note ici une construction de farâdu avec un double accusatif. g) Le terme wâiiburrz cc résidan>>, peut êtr un collectif (habitants), ou la désignatiodu cc gouverneur >> (résident)
141. A la fin de la 1. 9, il n'y a pas la place pour un iu-11;-tutn. i]k!*-iu-udj,[ i - r i ] ~~t~i-~k-ri-1111 142. L, 10-13 : id [al*-[glar*q~i*-r!kl*-u~~ (1-tu KU-r[u*-. . .k i ] , i-lu-ak id tu a*-S[i*-i]tn*x - [ . . . ] . u-~ilia-Ci a-& x - [ . . . ] .
L'AFFRONTEMENT DE LA HAUTEMESOPOTAMIE ET DU YAMHAD Un affrontement direct entre Alep et le royaume de HauteMésopotamiest prouvà par plusieurs textes explicites. Nous ne savons rien sur ses causes, si ce n'est des regrets sur le mode fils de SÛmÛ-êp comme quoi lyrique de la part de Yarîm-Lî son pi?re avait obtenu tout ce qu'il désiraijusqu'A ce qu'il s'affronte avec Samsî-Addupour une cause apparemment injuste (A.4251+, XXVIl3). De la mêm façonet de faço toujours aussi étonnanteAddu d'Alep mentionne A Zimrî-LÃle nom de Samsî Addu comme celui à qui il avait octroyà la toute-puissance (A.1968, XXVU3). L'oracle est rendu dans le Yamhad A la fin du rkgne de Zimrî-Lî Il ne prouve certes pas que cette toute-puissance dûs'étendrsur le Yamhad lui-même au moins dans l'éta oh se trouve désormainotre document. Mais les deux textes concordent A perpétueau Yamhad le souvenir de Samsî-Add comme celui d'un roi puissant et légitimePour tout ce dossier, cf. <>. MARI 7, p. 41-61. Des probli?mes entre les deux royaumes étaiende toute faço inévitabledu fait de la poussévers le nord-ouest des conquête de Samsî-Addu Il est vraisemblable que l'origine ponctuelle des contlits est A chercher dans la profonde mésententqui semble avoir étpermanente entre Qatna et Alep - et qui s'est reproduite semble-t-il, bien plus tard, sous Zimrî-Lî Il est cependant encore impossible de dire si Samsî-Adds'est senti peu A peu obligà d'y prendre part du fait de son alliance privilégiÃavec Qatna, ou si cette dernii?re fut créÃpar une rivalità grandissante entre lui et Sûmû-êp Concernant ce dossier, beaucoup de textes sont toujours inéditsmêm si plusieurs sont désormaidisponibles. (492) semble indiquer une offensive couronnéde succè de la part de Sûmû-êqui se serait emparà de 2 places majeures pour la défensdu haut moyen Euphrate, la Forteresse d3Addu et la Forteresse de Samsî-Addu ce A quoi il est expressémenfait allusion dans les C h r o n ~ q u e séponytrlale(cf. MARI 6, p. 275). Si la
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LES DOCUMENTS ~ I S T O L A R E SDU PALMS DE MARI
reconstitution que j'ai proposéde ce texte est bonne, on devrait dater ces événemen de l'éponymad'Ibni-Addu, donc d'une périodassez haute (cf. M A R I 4, p. 234, = Ham. 6). Samsî-Add avait dà faire du butin de son côtÃpuisqu'il aurait, d'aprks (4921, un millier de prisonniers, Yasmah-Addu projeta une manÅ“uvr ostentatoire de dissuasion qui devait le faire monter en grand arroi jusqu'A Tuttul pour effrayer les Alépinet leur faire abandonner leurs acquisitions militaires. (490), désormaicomplet, est bien postérieuA ces premikres opkrations: on y voit Alep razzier les zones frontikres nord de Qatna et un IShî-Addd'autant plus inquiet qu'il avait appris que Samsî-Addaurait subi un échemilitaire majeur de la part des TurukkéensDans la propagande mensongkre par laquelle Sûmà êpu essaie de désinformeses voisins et d'affoler le roi de Qatna, un des thkmes principaux est que cette invasion des Turukkéena ét suscité par lui. Comme l'attaque principale due aux Turukkéenet leur percéeeffectivement spectaculaire, sont relativement bien datée(cf. M A R I 4, p. 316: débude l'éponym d9Awî1iy = Ham. 131, nous gagnons ainsi un terminus post q u a n précieu pour déterminele moment de ce nouvel affrontement entre les deux puissances. C'est pourtant de ce débud9Awî1iy que N. Z. date (488) qui traite de la fin tragque de La.rîm-Numahà prince d9AparhÃ(sans doute dans la régiode Till Barsip), vaincu par des arméemenée par Ihe-Dagan et Yasmah-Addu. L'événeme suscita l'enthousiasme de Sûmû-êpLa.rîm-Numahn'apparaîen fait que pour disparaîtreSes agissements lui avaient aliénles sympathies d'Alep aussi bien que celles du royaume de Haute-Mésopotamie Sûmû-êest mort avant la fin de la guerre, nous ne savons pas comment. Un texte le décrirairamenà A Alep sur une civière son fils, lui succédaIl reste cf. M A R I 5, p. 180, n. 27. Yarîm-Lî de lui une lettre (inédite3 Yasmah-Addu, selon laquelle il semblerait que la paix revint alors entre les deux royaumes. Cependant, ses propos A YaSûb-Yahade Dê - t, 1, p. 385 et (251) - semblent prouver que son intervention fut décisivau moment de la chute du royaume de Haute-Mésopotamiet que sa flotte (sans doute celle d'Imârcf. MARI 6, p. 71) intervint jusque sur le Tigre, A Diniktum. Pour tous cela, cf. MARI 4, p. 308-309.
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Sûmû-êp
J'ai entendu ta tablette que tu m'as fait porter et m'en suis
fort réjouiT u m ' a s écril'affaire d e la défaitd e La.rîm ~ u m a h à ¢comme l ~ ~ quoi Igme-Dagan et ~ a s m a h - ~ d d sue~ ) sont emparédu prince d9AparhâIl faut maintenant q u e La.rîm-Numahmeure144! Que mes yeux le constatent pour que m a joie soit complète Autre choseb) : o n m ' a dit : << L à oà s e trouve La.rîm Numahâ il n'est pas mort145. >> Maintenant, puisque tu as battu son armée146dépêche-td'allerc) chez lui, brise-lui le crânet qu'il ne vous importune plus! Bibliographie : republiéMARI 5, p. 189-190 ; plusieurs caractéris ibid. tiques stylistiques non akkadiennes sont répertorié Note: dossier renouvelà par la *Th2se de N. Z. La.rîm-Numah avait agressà la ville de Zihlalum (Zahlalà de l'<>) qui appartenait au royaume de Haute-Mésopotamie L'évényne détournYasmah-Addu d'aller A Qatna. Il vint 3 Subat-Samas oà lui arrivèren des renforts de l'Est. Ces évén ments, contemporains de la prise du pays d9Ahazum et de la a. révoltde Lidaya, dateraient de l'éponmat d9Awî1i a) On attendrait plutô <>, puisque le texte dit clairement ana sêri-fu De fait, f u r d l à ® ~ t employà absolument a 3 Mari le sens << aller tout droit D, ou << aller vite A >>, comme le montrent : A.85 1 : 18, a-lu-na-ab e-le-qé-maà ki-ma pa-tzi-nis-vza, a-na <<Jeprendrai NG et tout aussitô nous ferons ma-rib ?ILL-fa-ar-da, route vers Mari >> ; XXVI 19 1 : 17 : ki-ma ka-fa-di-fu-ma a-na di-i1.k ti-fe-er-di-
144. L. 1 2 : [ ~ - ~ J ~ -J I- II I IUL- U Il i-- ~~ ~n u - [ r ] ~ (restauration ~ - ~ ~ ~ u N,Z.. *Tl12se).
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LES OP~RATIONSG U E R R I ~ R E S
LES DOCUMENTS EPISTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
ma, $si-ik-ku-ri
a-na ddi-ri-tim u-hi-il, <
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IO]
Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton pkre. J'ai pris connaissance des tablettes que tu m'as envoyéesA propos des bÅ“uf de SÛmÛ-êp tu m'as fait dire par ~ i h à ® l u: m ~ cela agréh pkreb), que Pkre m'envoie une <( Si lettre pour que je puisse en envoyerc) une à Sûmû-êp Sinon, il faut que ce soit Pèr lui-mêm qui écrivà ces pillardsd). H Voilh ton message. J'ai empêch ~ h u - l a . n a e )de partir car, à Saburrâil est loin147. Voilh que j'envoie un message. Toutes les razzias qui ont étperpétrée qu'un de tes fonctionnaires les note par écri et, h partir de maintenant, envoie (tout cela) chez moi14*. Autre chose : les messagers qa~néen sont arrivks chez moi.. .149. (~acune~).)
. .. Ils vont les trouver et de tomber h bras raccourcisg) sur le Palais, concernant leurs rations a1imentairesl5O et de se plaindre151 auprks d'eux rapport au travail des champs. Voici ce qu'ils disent : << Nous n'avons mêm pas obtenu la zone à 147, L, 11-14 : [~UIII-IIIU lu ki-O]-u~na-da-u-n~ucl-ncl .fu;*-/li-!i iu-IIU-ti. [li-if-pu-ur ~ ] I I - L & - ~rtul*-(if!*-pu-ra-a~n ~III (cf. 1. 7!), [ l u ] - / ~ ~ ~ * - l ~ ~ - [ ~ z ] u * , rtintecprttant la copie de r ~ k l * - r . f i l * - [ i [ - ~ ii~ ~i-110 ] ~ . XI*-bu-i-[u~]r u - I I ~en G. D. 148, L, 17-19 : [iu qa]-ti-ku [k]-fu-u!-!e4-er, [if-tu1 I ~ ~ - [ I I ~ - ~ I ~ I I - I I ~ - ~ I ~ I (cf. v. S., O r 22, p. 203) u-1111Isle-ri-iu, [ U - r l u - c l ~ ~ ~ . 149. L. 21-23' : [id-II~-~LIIII] dumu-me; fi-ip-ri lu qc~-[u-~~a-yu, [(adverbe) O]-nu se-ri-iu. 1 ik-fu-du-nitn]. 150. L. 2--3' : [;ln-tu- LI-110-rul-,fu-nu-ti. :ru-nu-IIILI el-/i i-kdl-li~nu-IILI k-ba-.Fu-nu. 151, L. 5' : ~i-&-c~l~-bc~-b~~-fu-n~~-ti-~~~c~ etc. L-emploi de ce G syllabaire du Nord se reflkte aussi dans l'utilisation du signe LM (cf. 1. 11'). ))
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côt de celle du palaish)! Qui peut cultiver un champ (dans ces conditions)? B Aujourd'hui, je viens d'envoyer tout droit les gens à Mari rejoindre152 leurs collèguesRépartis-leen 2 groupes153 : il y aura systèm de remplacement mutueli). Qu'ils fassent partie de la garnisod), accomplissant la garde de la ville154 et cultivant des champs h eux, sans avoir à assumer le servicek) des travailleurs non spécialisé Ce sont les recrutéisolés15 et les supplétifqui feront un tel service, tout comme ici. Rip'a-Malik, le soldat-bd'irunl, a recherchà une entrevue1561) et m'a dit ceci : (( A Mari, le Palais a (re)pris (mon) champ. Il faut que mon Seigneur fasse rédigeune tablette. Personnellement, je ne peux faire le déplacement157 mais je ferai porter cette tablette h Mari mêmeH Voilà ce que Rip'a-Malik m'a dit15*. Note lors de la collation, j'ai noté<
[a-Sa m~u*-un-~~u-utn (cf. ALM 44 152. L. 7'-8' : ~ i - u /~~i-ik-tcl-.Tc~-ud 22a) 1;-pu-u.?, ~ - ~ I I ~ ~ - Uu-II~I I I - mu-$1: I I ~ I [Oc1]-11use-er, i ; cf. Oppenheim, JNES 13. 1954. p. 153. L. 10' : ? . u - ~ - ~ ~ u(=- t?.Û?.-.fu~~Ût 141-148, 154. L, 11. : ... nlu-70-ur-ti cl-hki. 155. L. 14' : [lu-me]X
lu-mes egir etc,
156. L. 16' : [ri-ipl-u-tncl-lik (cf. XVlll, p. 174) Su-peS it-tnIu]*-ru-u111. [i-fel-m-tnu ki-c~-u[n~ i]q-/?ri I I I ~ - I ~ U - I I I ~ ] . 157. L. 19'-20' : l/?el-/~*!11p-pu-u1r1/i-[flu*-r!E-[ir-~i~c~], u-IILI-ku1;-ui cl/c~-c~k-m. 158. L. 23' : m-[~li-tflnlri-ip-u-n~u-likiq-/?i-cm].Fin* de la tablette,
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LES DOCUMENTS EPISTOLAIRE~DU PALAIS DE MARI
a) Le NP n'est plus vérifiablsur la tablette mais Qihîluest un NP trè bien attestà i Mari, surtout si l'on y ajoute son correspon>> ; pour la forme phonétiqudu NP, dant fémini<< QihîlalQahî cf. MARI 4, p. 388, n. 18 et D. Ch., << Compte rendu du CAD Q >>, AfO XXVIIXXVII, 1989190, p. 94b. Le verbe qa'âlu (QHL) est lui aussi attestà & Mari: cf, MARI 5, p. 180, n, 28. Qihîluou Qihîl seraient donc les correspondants amorrites du célkbrQôhél (CEcclésiast>>) de la Bible. b) Cette kcriture non usuelle << a-&-a >> pour << ad-da-(a) >> est encore attestke par un autre texte inkdit, M.5426, et désigndonc bien Samsî-Addu c) Le texte n'est pas bien conservt? inais il est vraisemblable, d'aprè les parallèles que le prince de Mari devait envoyer en son nom ii un roi étrangele modèl de lettre que l'administration lui ferait tenir. d) Le terme ifhifuttz enregistrà par les dictionnaires, cf. AHbtl. p. 394b (Nomadereinfall) ou CAD 1, p. 241a (Razzia incursion). n'existe pas, s'il ne repose que sur ce texte. D'aprè l'autopsie de la tablette (cf. d'ailleurs l'autographie de G , D.!), il faut poser un terme fâhifuriz<>, et l'enregistrer sous l'entrédu CAD <<truie>> ; $11, p. 98b (dont les 2 exemples sont à déplace& gahîtu cf. t. 1, p. 597, (404) n. cl. e) Lecture plausible d'aprks la copie de G. D., mêm si le NP n'est pas encore attestéCe pourrait êtr un des chefs pillards. f ) Il est probable que le << deuxièin sujet >> de la lettre concernait l'ambassade de Qatna, puis ~ommenqait~ le rapport sur des soldats, vraisemblablement de la régio de Subat-Enlil, mécon tents des terres qui leur avaient étattribuéesSamsî-Addles envoie donc renforcer la garnison de Mari et se faire attribuer des terres sur les Bords-de-l'Euphrate. Pour les amadouer. un régim de faveur leur étaiconsenti les exemptant des corvéede travail non militaires ; cf. ci-dessous à k). g) Pour ce sens de tnaqcîfunel;, << attaquer >>, surtout attestà à El Amarna (dans les autres dialectes, on trouve iilaqâtuii uila), cf. CAD Mll, p. 247b ; en babylonien, un tel emploi du verbe avec eli se trouve documentà pour l'attaque d'une maladie (cf, CAD Ml], p. 248a). h) Le pluriel fiddâtuiizcompris comme les << attelages >> par G. D., est certainement & dérivede fidduii~.<< le côt >> ; il aurait le sens de << Bereich >> (AHnj, p. 1230b) ; cf. à Suse : champ ff-id-da-ot tupfai-riin dans StOr 36: 87. Le mêm sens se trouve dans CAD $12, p. 407a.
LES OPÉRATTON GUERR&RES
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Cela n'est pas possible ici ; comme le texte énumkrdes griefs, et étandonnt? le sens restrictif de -!na, il faut comprendre que le fiddâekallinz représentaila zone intermédiairentre les bonnes terres que se réservaile Palais et celles qui &aient plus loin et donc plus difficiles & irriguer. i) uf-te-116-e-em-ina représentla forme 11112 du verbe enrîin Le verbe est employ6 de faqon impersonnelle, Pour ce systèm des tênà (remplaçantset de la tênît(remplacement), cf. p. 380. j) Erêbu signifie ici <> ou peut-êtr de faço neutre << entrer en fonction D. k) Le terme inassartum est utilist? ici au sens technique de <<serviceroyal >>, ce qui n'est pas du strict usage paléobabylonien Le passage montre que l'on pouvait exiger d'un soldat qu'il accomplîtoutre son tour de garde sur la muraille (service de forteresse), un travail physique indifférenci ( & la diffkrence des utnnzên~~m) ce qui étaiproprement le cas des ouvriers-kitzaffutt~.Il y en a d'autres exemples : cf. transport du vin et semice de garde à Kahat, dans (481). 1) Le texte fournit ici l'infinitif 112 itiilurui~r,& la place de I'atinurunl attendu. Une telle formation n'est connue de GAG qu'& partir de l'époqumoyenne (cf. p. 17*, n. 30).
Dis & Yasmah-Addu : ainsi (parle) Ehî-Addu ton frère Sûmîi-ê n e cesse d'envoyer à l'ensemble d u pays des << Nuzites et des messagers d e triomphe, disant : << J'ai réun les T u r u k k à © e n sj ' a i fait pénétr d e s gensb) chez les Turukkéenet j'ai triomphà d e Samsî-Addu E n outre j'ai pillà son pays. >> Voilà c e qu'il ne cesse d'annoncer. Depuis le jour oà j'ai appris cela, l ' a i perdu tout couragec). E n effet, il n'y a plus d e messager d e toi qui monte vers moi, depuis longtemps! L a premièr fois, mon cÅ“u n'avait pas port6 foi à ces dires. Par la suite, mon cÅ“u y a cru, étandonnà qu'un messager d e toi n e montait plus & moi. Déjauparavant, lorsque les Turukkéense sont livréà des actes hostiles à l'intérieu d u pays, vos messagers et les miens, vous les av(i)ez retenus chez vous. Vous n e laissiez mêm pas d e marchands monter icid). Il n'y avait personne pour m e renseigner. Aujourd'hui, d e même les Turukkéenviennent d'intemompre le pas d e mes
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LES OP~RATIONSGUERRI~RES
anniS elên ni tanaddinâ
messagers et celui des vôtres Aussi ai-je prêt foi h ces bruitse). Qu'est-ce qui^ peut donc bien occasionner que je ne sois pas informà de vos succè ni de vos déboiresVoilà qu'aujourd'hui, je viens de réalisepour ma part que vous m'avez considércomme un étrangeet un ennemi. Je sais ce qu'il en est de votre sentiment intime. Sans aucun doute, voilhg) ce que vous vous dites en vous-même : a Il est h craindre que, si nous écrivoncette affaire h Ishî-Adduil ne se dispose à la paix avec Sûmû-êet qu'ils ne fassent la paix entre eux. >> Voilh ce que vous pensez en vous-mêmes Or, mêm si Samsî Addu fait (un jour) la paix avec SûmQ-êpumoi, tant que je serai vivant, je ne la ferai pas avec SÛmÛ-êp En outre, mêm si ce que Sûmû-êa dit est prouvà et que les Turukkéensont en guerre avec vous, allons, prends un homme sur un régiment159cela ne fera pas 2000 ou 3000 hommes qui se rassembleronth)! Que s'est-il donc passà pour quei) ton pèr ne m'ait pas donnà cette arméque j'ai récla méeSi tu es vraiment mon frèreje désirce que tu désires Ce qu'a dit Samû-êpuque ce soit vrai ou que ce soit faux, envoie-moi rapidement un message pour me dire ce qu'il en est, que mon cÅ“u sache (h quoi s'en tenir) et informe-moi! Bibliographie: republiéaugmentà de A.1882, par J.-M. D. dans Un allià fantomatique d'Alep contre Samsî-Add: le prince Mamukatisaia È MARI 5, p. 167-170. a) Pour ce terme de nusûnl Nuzite cf. introduction au chap. VIII, p. 375. b) II s'agit d'émissairealépininfiltréchez les Turukkéens Ces derniers sonr, en effet, dkjà à résidencdans le royaume. comme déportà ou garnison. c) Pour ce sens de h a d à ¢ r u m se laisser aller, perdre tout allant cf. t. 1, p. 346, (214) n. d). d) La syntaxe est trè particulièremdr tamkâr Sa annif illi'ani fil tanaddina correspond h l'akkadien standard : mû tan~kâr
L'expression fils de marchand du texte akkadien doit se comprendre comme le sémitismbien connu celui qui appartient à la classe des marchands ou l'expression grecque ho toà + nom de métieÈ e) Pour l'intérà de ce passage, cf. t. l., p. 616. f) Pour mânlînu cf. (474) n. c). g) Un des rares passages ob mmîta est employÃpour ki'an~! h) Pour ce qui est vraisemblablement une expression proverbiale, cf. à *Sagesses et proverbes de l'époquamorrite S . IShî Addu taxe de timidità les autorité du royaume de HauteMésopotamien ce qui concerne le recrutement de l'arméqui doit lui êtr envoyéeQu'il y ait ou non attaque des Turukkéensde toute facon ils n'étaien pas disposéà mobiliser de grands moyens: au lieu de procédeà une levéen masse de leurs ressources militaires, ils comptaient prendre ici et là des soldats. Ce procédde recrutement est évoqupar Samsî-Add: Prends ici 200, ici 300 soldats : cf. (448). Le terme auquel on recourt est proprement celui de zukûm unità d'infanterie*, non pas s f i q à » ~ rue comme je l'avais cru dans MARI 5, sur la foi de l'expression sumérienn: gis-tukul-e sila3 dib-ba = pris dans la rue pour le combat B. i) Ma~nnlîniest nouveau et doit s'interpréte(cf. n. e) comme <- ' m à ana mînim Ã
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Dis h mon Seigneur : ainsi parle Mâsumton serviteur. Sîn-tê a envoyà chez moi un message pour avoir du secours et je suis arrivÃchez lui, h Subat-Samas, avec l'armée Le lendemain sont arrivéedes nouvelles sur l'ennemi, disant : a Sur cette rive, y à ¢ p a h - ~ d daufortifià ~ la ville de Zallul (qui se trouve) sur l'Euphrate mêm et campe h l'intérieude cette ville avec une troupe de 2000 émigrés du Pays. Voilh le rapport qui m'est arrivéEn hâtequittant SubatSamai avec l'arméqui est sous mes ordres et avec celle qui est sous ceux de Sîn-têr j'ai fortifià la ville de Himus, qui est en vuec) de la ville de Zallul. Entre les 2 villes, il y a une distance de 30 lieuesd). Lorsque j'eus fortifià la ville de Himus à sa vue et qu'il eut aperç le renfort (venu) du Pays, il leva la Ã
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159, L. 44 : ... i-nu 1 &-lin
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torche et toutes les villes de la rive opposéau pays d'ursume) ont reç (le message) de luio. L a troupe ennemie^^') qui s'est rkunie en vue de (fabriquer les) briquesh) est nombreuse et, du fait que je ne (pourrais) briser (une telle) arméei) je ne compte pas attaquer)) la ville. J'ai fait porter cette tablette de moi chez mon Seigneur depuis les berges de l'Euphrate. L'arméet le gros bétailk vont bien. a) &rit par sandhi. Yâpahadd ; cf. l'écriturétymologisant ia-pu-ah-a-du-h de M.8494. Le NP signifie Addu a donnà un remplaçanB. XVI11, p. 224 le considèr comme un roi d'un pays du haut Euphrate et attribue cette lettre ?i l'époqude Zimrî-Lî Le document appartient cependant manifestement ?i l'époquépo nymale puisqu'on y dkcrit des opérationconjointes de MâSu et ?i Subat-Samas! Dans B.590 = A.3598+, en revanche, il de Sîn-tê s'agit manifestement d'événemen de l'époqude Zimrî-Lî Yâpah-Add y est mentionnà avec Suprêrah lequel (cf. (301) appartient, lui aussi, aux deux époques Pour ces gens, cf. t. 1, p. 471. b) Pour le terme hâbirum cf. p. 374. Cela indique donc que sous la pression militaire du royaume de Haute-Mésopotamieau moins 2000 personnes avaient fui de la rive gauche de l'Euphrate. c) En m. ?i m. : en face de ... à Cette expression s'oppose ?i ina mehret, au droit de.. . * qui revient ?i dire en face, mais de l'autre côt du fleuve*. Les deux noms de ville sont des hapax dans la documentation mariote, ce qui est dà à leur situation trè excentrke. d) Pour deux autres villes ?i faible distance. occupéepar des forces adverses, cf. le cas de Râhisu et de Dubbà (456). e) Le texte est fondamental pour la localisation d'Ursum et de Subat-Samas. Ursum est certainement au nord de Carkkmish et sur la rive droite de l'Euphrate; mais pas trop au nord, si l'on tient compte du fait que Subat-Samai appartient au royaume de HauteMésopotamiet est une base importante contre le Zalmaqum. Tout cela convient assez bien ?i une identification d'Ursum avec Gaziantep (cf. A. Archi et al., Gaziantep e la sua regione. 1971, p. 9 sq.). Si Ursum ktait plus proche de l'Euphrate (par exemple dans la régiode Nizip), on ne parlerait pas du << pays d'Ursum mais de la ville elle-même Ã
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La zone visépar les signaux de feu serait donc celle de la ville actuelle de Birecik, ce qui devait représenteles possessions du Zalmaqum sur l'Euphrate. En revanche, Subat-Samai ne peut que se trouver sur la rkgion de rive gauche de l'Euphrate, ?i l'aval de Birecik, et sur la route caravanièrqui menait de Halap il Harrâ (en d'autres termes, d'Alep à Urfa). Pour ces raisons, Subat-Samas ne doit pas êtr dans la régiode Tell 'Abyad, comme nous l'avions propos6 D. Ch. et moi-mêmedans Fils de Sim'al È RA 80, 1986, p. 182-183. f) G. D. a traduit lui ont rkpondu ; comprkhension par à recevoir chez CAD 1, p. 233 : à They received him (i. e., his message) * ; AHw, p. 578b. La bonne interprétatioest dans CAD Mll, p. 59a: Al1 the towns which are on the other side of GN received (it) from him. g) Cette lecture ne pose aucun problèm sur la tablette : le terme naburum, dksignation d'une troupe. lecture de Ch.-F. J., ou sa correction en n a - b u - t u i d , adj. verbal correspondant au participe munnabtum, fugitif È selon v. S., O r 21, p. 202, ne sont pas ?i envisager ici. Corriger en ce sens AHw, p. 700b et CAD Nll, p. 40b ainsi que CAD $12, p. 248b. h) La traduction à ?i l'intérieudu rempart de Ch.-F. J., maintenue par XV, p. 280, ainsi que par C A D Z (p. 160b: the troops which are collected within the walls(?) È et toujours CAD $12, p. 248b, n'est guèr possible. Zumrum dans la langue de Mari n'est pas autre chose qu'un équivalenlexicalisà de jêrum appartenant au mêm champ sémantiqu(parties du corps humain pour dksigner l'orientation dans le monde extkrieur) et de sens tout aussi usk. Il faut y voir une allusion aux opkrations de fortification de Zallul. i) C A D $12, p. 248b, traduit to expel Èce qui est trop large. Sâba feberum signifie ici simplement briser une résistanc arméB. Il y a de fait il Zallul une troupe de 2000 hommes, ce qui en termes de l'époqureprésentaiune véritablarmé; préfixipour e-, de lre personne. j) CAD $12, p. 248 a compris: à Je suis incapable de m'approcher de cette ville. Le sens propre de sanâqur1 ?i Mari est, de faço générals'approcher de quelqu'un ou d'un lieu, avec agressivitk d'oà les sens courants de réprimande ou examiner scrupuleusement, passer en revue d'inspection et ici d'à agresser ; pour le sens militaire de sandqum, attaquer une ville~,cf.1135:5;1138:6;I139:9. k) Le terme bugarum est désormaibien documentà ?i Mari. 11 Ã
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est intéressande constater que la régioque constitue la partie supkrieure de la grande boucle de l'Euphrate est attestke par plusieurs textes comme une zone d'klevage de bovidéplutô que d'ovins. Pour les bœuf de Sûmfi-êpucf. (489). L'usage de Mari recourt A un GA, ce qui indique une lecture bugarum et non buqârun comme les parallkles hkbraïque ou arabes y inviteraient, AHw, p. 139a et C A D B. p. 322a. On constate qu'assez souvent la skquence lqal ou Iuql est reprksenté2 Mari par GU (gullulurn) ou UG.
l'annéet 5 jours pour la route elle-mêmed; atteins Tuttul pour la fm du mois d'Avvarum (vii*). Sûmû-êentendra les rumeurs concernant ton déplacemenet il évacuer ses conquête : la Forteresse d'Addu, m a or ter esse^) et les diverses villes que l'ennemi a prises d'assaut^. Alors, ce payslÃretrouvera le calme. Dis ceci aux Benjaminites : 6 Si vous ne voulez pas que c'en soit terminéeavec les pâturesmontez vous mettre h la disposition du pays! Reste 15 jours lh-bas. 5 jours pour ton retour: retourne à Mari pour le 20 d'Addarum (viii*), soit 5 jours avant la moissonh). Expédil'arméà la moisson1^. Fais comme je te l'ai kcrit! Bibliographie : republik, MARI 6, p. 568 ; cf. MARI 6, p. 271, n. 2. a) La restauration de Halabî n'est pas certaine. Il semble cependant que ce soit un bon endroit pour y convoyer des prisonniers faits sur le front du Zalmaqum et que l'on doit venir chercher depuis Mari. b) Les troupes viennent des villes principales des Bords-de'Euphrate et Qa{{unân'en fait pas partie. Suprum est mentionné parce qu'elle reprksente la forteresse principale de l'alvéolde Mari. c) J'ai repris l'idéde P. V. que le document date du 15 ; il faut 10 jours pour réuniles soldats et faire route. On est en revanche 2 pied d'Å“uvr à 2 la fin du mois È Samsî-Add compte donc sur un dklai de 4 A 5 jours pour faire tenir ses directives 2 son fils 2 Mari. d) Noter le temps qu'il faut pour gagner Tuttul depuis Mari : le lieu de dkpart est cette dernikre puisqu'il faut le mêm temps pour le retour que pour l'aller. Il y a plusieurs attestations qu'il faut, pour gagner la Forteresse de Yahdun-Lî(= Forteresse de Yasmahr Addu) soit la régiode Dê ez-Zor oà se trouvait la ville antique, 3 jours depuis Mari, et 2 depuis Terqa. Le présendocument montre qu'il fallait encore 2 jours pour aller de la Forteresse A Tuttul. En fait, l'annke devait, dans le cas prksent, faire route 2 marches forcéesans s'arrête aux étapenormales. e) à Ma Forteresse reprksente à DiIr Samsî-Add È Pour cette Ã
Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Sarnsî-Addu ton phre. Mâsiym'est arrivk. Tu as envoyÃavec lui 30 hommes pour escorter le butin. A quoi arrivera un groupe de 30 hommes pour escorter un butin de 1000 (prisonniers)? Il faut que prenne des provisions pour 15 jours un groupe d'une centaine d'hommes, citoyens du pays. Fais-leur prendre la route^ avec Lâ'ûExpkdie(-les) rapidement pour escorter le butin. Je ne t'impose pas de terme1^ pour la venue de cette f i ) cette troupe vienne troupe. Le butin attendra à ~ a l a b à ®Que quand tu le jugeras bon. Autre chose : voici ce que tu m'as annoncÃvia ~ % i ~ a : ^ N Je veux faire prendre la route avec moi h autant de troupe qu'il en est possible et continuer ma route vers ~ u t t u l l Les ~~. rumeurs concernant mon dkplacement seront entendues dans le royaume du Yamhad. Voilh ce que tu m'as annoncà et c'est judicieux^. Fais se mettre en route avec toi la troupe qui se trouve à Mari, ou bien ou bien à Terqa. Nous h suprumb), ou bien à Saggarâtun~ sommesc) le 15 d'Ayyarun; (vii*) : 5 jours pour rassembler Ã
161.L. 8 : Ili]-il-q&em it-ti lu-i-im* [iuJ-t~~-us-bi-t~~-iu*-i~[u*-ti]. 162.L. IO : Lhf]-ur-d~lm I l i - d u - I I Uu-IIU ~ CI-lu-uk$0-bi-irn iu-CI-[[il*. 163.L, 15 : fa-ni-tum ma-ii-iu ki-u-ulm &-pu-ru-~~~n-1. 164.L. 18.: u-iw tu-ut-tu-ul^ lu-t[i*-iq]. 165.L. 21 : [a-wa-ut tlu-n5-pu-ru-am duin-q[u-4.
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ville ainsi que pour la Forteresse d'Addu, cf. MARI 6, p. 271. f) Pour ce sens de ?ahî!umà prendre d'assaut Ècf. F. J., FM [Il, p. 84, n. m). g) La valeur QA de GA est épisodiquemenattestéà Mari. h) La moisson devait donc commencer cette année-lle Ier de Maqrânu (ix*), comme plusieurs textes l'attestent : cf. MARI 4, p. 246, n. 12. Cela correspondrait cependant au 15 avril, ce qui conviendrait plus A une date de moisson en Haute-Djézirqu'il Mari, oh l'événeme est un peu postérieur Pour les décalageentre calendrier officiel et moments de l'année cf. XXVI11, p. 114, n. d) et cf. J.-M. D. et M. G., à Les rituels de Mari ÈFM III, p. 30.
LES COUPS
tique un peu déroutanteindiquaient une situation dans la partie occidentale du Tiîr-'Abdî Le site de Tigunânu se trouve, en fait, A l'est de Diyarbekir, au débouchdans la haute vallédu Tigre de la passe de Mardin, sur la route qui rejoint Amuda-Mardin au cours du Tigre. (505) montre en outre que la ville elle-mêm se trouvait sur la rive gauche du fleuve. On a donc affaire au nord du Tiîr-'Abdî On peut ainsi appréciela perct5e accomplie par les Turukkéens Les mouvements que nous constatons peuvent en masquer d'autres. Ils pouvaient êtr ainsi provoquépar les incessants conflits qu'ils avaient A soutenir, dans la contrédont ils étaien originaires, contre les Guti du Zagros, lesquels pouvaient même au moins épisodiquementse les soumettre, comme le montre XXVI 525 oà l'on voit Sâsiypayer tribut à Zazum, roi des Guti. Les Turukkéenétaienregroupésous la conduite d'un roi. Ce dernier semble avoir étLidây sous Samsî-Add(517), (531) et s'appeler à Zaziya sous Zimrî-Lî Le titre indigèn de ce prince est exactement nuldûnum sans doute une dérivatio non akkadienne sur une racine sémitiquapparentéA WLD, à naîtr (cf. MARI 6, p. 625), duquel est mêm dérivl'abstrait nuldûnût (J. E., NABU 90163). La dérivatiosémantiquserait donc la mêm que celle du terme haSsu? qui, en hittite, dksignait le à roi et le dénommaià nÃÈsans doute - comme le comprenait E. Laroche -
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Les Turukkéenreprésentaienune population turbulente dangereuse pour les gens de Haute-MésopotamieLeur habitat à officiel mêm s'ils en bougent sans cesse, étaiplutô sur la rive gauche du Tigre. Le territoire de rive droite qu'ils envahissaient sans cesse étaila zone Assur-Karanâsous Zimrî-Lî ce sont donc surtout ISme-Dagan et Asqur-Addu qui souffrirent de leurs exactions. Au débude ZL I l ' , ils attaqu2rent A Ninê (Ninive) ou dans la régiod'ASSur-Razamâ Sous le rhgne de Samsî-Addu ils purent opéredes coups de main en profondeur dans le Pays ui-même Mais on tes voit aussi dans les valléede montagne jus t12dans les régionnord-ouest delaDjézirà Ainsi, d'aprks (50% le pays de Tigunânu fut-il en%& par eux. Or Tigunânumproche d3Eluhhut et du HurSânum avait en son temps conclu un pacte avec Yahdun-Lîmlequel est rappelà aux débutdu rkgne de Zimrî-LÃpar le roi Nagatmis (A.1182, cità par D. Ch., Amurru 2). La zone qu'avait soumise Yahdun-Lî se trouve plus vers l'ouest que vers l'est; d'autre part, un texte qui recense des déportà de guerre, T.574, mentionne successivement des gens qui viennent de Nihriya (Zalmaqum) et de Tigunânum On trouvera une appréciatio identique sur la situation du Tigunânu dans J. E., The Shemshara Archive II, p. 20. D'aprks (506) en étailimitrophe le Hirbazânumlequel est un pays montagneux. Toutes ces précisionsainsi qu'une onomas-
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LES DOCUMENTS
P PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
comme Daraggum et Andarig et de signifier à La route^, toponyme de dénominatioanalogue à celle de HarrânLa perte du voisement serait l'indice d'un adstrat houmte. Les rapprochements onomastiques entre noblesse turukkéenn et bourgeoisie assyrienne pourraient indiquer des liens relativement proches et faire comprendre pourquoi Isme-Dagan envisagea une alliance dynastique entre son fils Mut-Asqur et une princesse turukkéenne(602) et XXVI 525. Ce n'est sans doute que par suite d'une erreur de perspective que l'on croit constater la mksalliance d'une des principales familles royales de l'époqu avec des princes barbares. On peut donc considéreces Turukkéenturbulents comme ayant au moins des dirigeants d'ascendance sémiteces derniers faisant partie de ces Amomtes qui ont déferlsur tout le nord du Proche-Orient. J. E. a eu d'autre part raison de souligner (ibid., p. 106) que plutô que des agglomérat tribaux amorphes ( à amorphous tribal conglomerations È) ils devaient former des confédirationde petits États-vallkes En tout cas, ces Turukkéenne semblent frkres de race ni avec (506) ni avec les Guti (592), comme les à montagnards È-iaddlî' le montrent ces deux documents trks nets. Dans ce dernier texte les Turukkéensvenus pour prête main forte aux gens de Qattarâsont pris à revers par les Guti. Ils écrivenà Hammu-rabi de Kurda:
de mon Seigneur. Sâsiy à qui auparavant mon Seigneur avait offert or et argent, sans qu'il l'accepte, aujourd'hui, Dagan a réconcilimon Seigneur et Sâsiyaà En fin ZL 10' les Turukkéen firent partie de l'alliance contre Ekallâtu et Kurdâ Il existait aussi des rapports économiqueavec la plaine autres que le simple pillage. D'aprè (493) c'est au Sud-Sindjar qu'ils venaient particulièremen se servir en sel. Cela s'explique comme l'appoint nécessairau fourrage livrà aux animaux et indique qu'ils avaient des activitéimportantes de pasteurs (cf. MARI 5, p. 203). Un jour nouveau est jetà sur eux grâc aux documents de Shemshara publiépar J. E., à News from the Eastern Front : The Evidence from Tell Shemshâra~ Iraq 47, 1985, p. 83-107. Sous l'époqude Samsî-Addsont surtout documentéles troubles qu'ils suscitkrent en Haute-Djézirautour d'Amursakkum, à un moment de trks fortes intempériequi ressemble assez à celui oà les pluies commencent en Haute-Djézirà vers novembre. Il pourrait s'agir d'une tentative désespér pour acquéride la nourriture avant les grandes rigueurs de l'hiver et retourner chez eux. Plutô que d'individus poussépar une sévkrfamine (cf. J.-M. D., à UniversitÃet diversitÃ... È Actes de la XXVIIZIr RAI, p. 99-100). il s'agissait sans doute de déportÃou de garnison en rebellion. (452) est fondamental pour la datation d e c e s troubles turukQabrâantérieureme? k e n : il s'agit du moment de la {'$kg%% à l'expéditiode Qatna, et Sûmû-êd'autre part (490) se m e d'avoir suscità ces actions contre le royaume de HauteMésopotami: < J'ai réunles Turukkéen; j'ai fait pénétr des gens chez les Turukkéenet j'ai triomphà de Samsî-Addu En outre j'ai pillà son pays. à Pour le rkgne de Zimrî-LÃde nombreux renseignements sur eux sont fournis par la correspondance d'Iddiyatum. On se reportera à la synthkse établipar B. L., XXVU2, p. 469-471. Ont étréunici-dessous les textes qui mentionnent explicitement les troubles dus aux Turukkéenainsi que ceux qui montrent l'affolement du Pays devant des mouvements d'ennemis qui firent se multiplier les signaux de feu (cf. en outre les documents regroupédans le chap. à La conduite de la guerre È) L'étudque leur a consacréN. Z. dans sa thkse date la révoltde Lidây ainsi que celle des Turukkéende la fin de l'éponymad'Azur-malik et du courant d'Awîliya
LES DOCUMENTS
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PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
LES OPERATIONS GUERRIÈRE
494 [IV 381
493 [IV 211 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère L'ennemi, c'est-à -dir les Turukkéensont fait invasiona) et Ils ont pris du sel168b) et ont déclen sont arrivéau chél6un raid à l'interieur du pays. Ils ont pris des bÅ“uf et du butinc). Maintenant qu'ils ont fait cette expéditiond)qu'est-ce que Ga veut dire qu'ils ne soient pas trè nombreux170e)? Assurémenils se sont mis à venir sans cesse plus nombreux171f)! Aprè enquêteje t'enverrai un rapport détaillà Bibliographie : cf. MARI 5, p. 199 et n. 2-3. a) En m. ?i m. : à sont sortis (de chez eux). >> b) Pour cette lecture, cf. MARI 5, p. 200-205. Les salines peuvent êtr celles qui se trouvaient au Sud-Sindjar. c) D'aprks les parallkles, le 5allatum comprend les personnes. d) En m. ?i m. : à Depuis cette arrivée >> e) La copie de G. D. qui rend bien compte de la tablette ne donne pas le ru-bi-i repris par les dictionnaires et commentateurs. Le texte ne peut donc documenter ici qu'un verbe r a b à ¢ b u m çêttrks nombreux*, analogue ?i l'hébre r à ¼ b a bà êtr nombreux ( A H w ne connaî que r a b à ¢ b u m à êtr mou *). Dans la langue de Mari, ce verbe a donnÃle terme pour à 10000 r i b b a t u m ou r a b b a t u m . Une racine R B B doit donc êtr posé?i côt de RB", dans le dialecte mariote. Dans ce texte, j'ai postulà un participe à la forme permansive Ã
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(râbibû f) w a t à ¢ r u est ici construit en asyndkte. Le m. ?i m. est : Pour sûrils ont étnombreux : ils se sont mis ?i venir sans cessen (1/3!).i - f i - r u n'est pas un inacc. (XV, p. 279) mais un acc. 167. L. 5-7 : na-uk-runi m u - [ u k - k u - f i1i-pi-m~u-1111m\a*-a-tim], [ilkfu-[du*-n[im* ] . 168. L. 8 : muni (U.Dih4) il-yu-[i-md\. 169. L. 11 : 1l-wu-uf-5e-ru-[nin1] ; cf. 1. 8. ventif! 170. L. 15 : mi-nu-uni i-ul ru-hi-bru*]. 171. L. 17 : ir-pi-bu a-ta*-lu-\ku-urti\ ; cf. v. S., Or 22. p. 203.
Dis 2 Yasmah-Addu : ainsi parle Erne-Dagan, ton frère En ce qui concerne la zone irriguéeade Subat-~nlil,objet de ta lettre, tu ne (la) laisseras pas aller jusqu'à ce que je te (1)'écrivd'ici. Je me fais beaucoup de soucis172 et les chevaux.. . ~ a z u ~ à ¢ ..n l ~ ~ ~ ) (Lacune.) Au sujet de ce que tu m'as écritlorsque l'ennemi turukkéer sera entrà à l'intérieudu Pays, il faudra que ta troupe empêch l'exodec) de la population de Zahiku, depuis Zahiku en direction d ' ~ z h i z z u m ~et~ ~qu'on ~ ) , me fasse un rapport. 10 hommes doivent empêche un exode depuis Zahiku vers ~ u r r à ¢ n u metldans ~ ~ ~ta direction. Laisse (alors) aller la zone irriguée En ce qui concerne Yatir-Namûmsujet de ta lettre, il résid à Izhizzum et il contient l'ennemi, tout en dirigeant les ber~ f )prendre . les gers. Il doit aller résideà ~ a t u m u r u m ~ ~Fais présagepour iui177. Bibliographie: cf. M A R I 5. p. 209 : plusieurs corrections en n. viennent de la *Thèse.. , de N. Z. Note: le sens est manifestement qu'il faut éviteune panique à l'annonce de l'invasion ennemie et, tout particulikrement, que les 172. L. 10 : mu-di-if i-ha-[us\ ; N. Z., *TIlise...,propose li-ha-\si-is]. 173. L. 12: 1*l~[~*]-.-u*-gu*-[a~i...]. 174. L. 2'-7' : [us}-fumfa [ta-af-pli-ru-uni],[il-nu-nui nu-uk-ruin [tu-ruIII~I~~ uk-ku-um],11-nuli-ib-hi mu-[tim i-te-er-bu],a-na W - f i - i b Z U - / I ~ - ~ ~ - [ sabu-klu* (J.-R. K.), fe-pa-(ln1 if-lu z a - / ~ i - k i - m ~ [[a]-di a ~ ~ ] iz-hi-:-zik , U-su,,m ( <- NKS ; cf. v. S., O r 22, p. 204).
175. L. 10'-Il' : [se-p\a-am a-110 liu-rurl-ra*-iii~n~~, [(I ~ ) - I Ise-ri-ka U [liu-k1iT*-su*(cf. 1. 7'). 176. L. 19' : [Ã a-nu] ^.a^-[[lu-mu-ri-imkl(N. Z., *TIli.se). 177. L. 16'-23' : ~ii-fa-ub-ma JIU-ak-ru-uin,i-ka-al-la ugula* sipa*-mes. i-ip-pi-eS, i-IIU~zu1*-[tlu-mu-ri-i1n~, \U-il-li-ik]-nia,li-fi-ib, Ã te-re-t[ini],iupi-Lis-si-uml ; le texte est sur 2 colonnes!
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LES DOCUMENTS EPISTOLAIRESDU PALAIS DE MARI
terres irriguéeautour de Subat-~nlilsoient délaissé et cessent d'êtr mises en culture. a) Pour ce sens de salhum, cf. XXVI, p. 328, n. 20. Ici, il s'agit manifestement des animaux et des gens qui y vivent. Pour l'expression salham w d u r u m , cf. J. E., RA 85, 1991, p. 131- 134. b) Pour ce NP de sens inconnu, cf. outre le déportdu nordouest de XVI. M.7436 vi (Bédouin) c) En m. h m. :à couper le pied (iêpai n a k à » s u ~;npour cet idiome, cf. l'explicite XIV 86 : 27. La proposition de v. S., Or 22, p. 204, a éth tort comprise par XV, p. 215, comme dérivanla tonne de lkt ; cf. d'ailleurs AHw, p. 721a. d) Zahiku est sans doute un bourg de la régionord de Tell Leilan, analogue au second bien mentionnÃdans les textes de Tell N. Z.I. Leilan ; cf. C. Vincente, TL 1987, 31, 59, 177 (Réf e) *Hurrunum n'existe pas. Hurrâ est tr&s bien mentionnée mais se trouvait dans le district de Saggarâtu (A.4434; M.7450 xii, etc.) et doit donc êtr distinguéde ce lieu-dit de la régiode Tell Leilan. N. Z. retrouve ce topnyme dans II 39 (= XXVI 41 1) : 4. f) N. Z. a pu améliorema collation en la rapprochant du bourg de Zatumru, h proximitÃde Subat-~nlil; cf. C. Vincente, TL 1987, 32 ; 54 ; 69, etc. Ã
495 [V 361 Dis h mon Seigneur Yasmah-Addu: ainsi parle ~ à ¢ s i d à ¢ n uton m ~serviteur. Mon Seigneur m'a écrique lui est arrivéune nouvelle au sujet de l'ennemi. Le pays a étrassemblk A ses forteresses et les patrouilles de campagne renforcéesUn voyageur d'Andarig e s t p o r t à disparu^. Des gens de Karanà ont ktà pillés178 Ou donc les particuliers sont-ils en sécuritéc Puisque bu-sa..."^ rkside chez lui, mon Seigneur doit lui dire de ne plus prête de grain179e). Il faut que le pays se rassemble. J'ai envoyk un message chez puziyaf) au sujet des voya178. L. 9-14 : à [sa-a]g*-[b\u*-um,[du-un-nu-u\n*],[ I l a*-lik kaskal u[i1!-...ki], [ia1-du-Su i-te-[mi-id ( ? ) ] ,[Ilfi*-mes*[k1a-ru-i1[u-yu"},[ilni*mu-[US-'us]. 179. L. 20 : .Te-em a-iui Su-&-nim.
LES OP~RATIONSG U E R R I ~ R E S
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geurs, mais il ne réponpas. Mon Seigneur doit lui kcrire. Il faut que mon Seigneur, la ou il est, instaure des patrouilles de campagne et qu'il ne permette pas de se déplacerC'est A Q a p r Ãmêm qu'on doit aller. En outre, bÅ“uf et ch&vres180doivent partir pour la steppe'). Personne ne doit venir de Mari. Il n'y a pas de.. . pour chez le Roi. Les champs sont en flammes g1h). a) Pour ce NP construit sur le nom de la cigogne, cf. APN, p. 201. b) La restauration suppose que l'on ait ici un idiotisme surtout attestà par les annales royales : iûda-C e n ~ à ª d u men m. à m. : s'approcher de sa montagne È pour signifier M disparaîtr >>. c) Le C'AD All, p. 233b. a voulu voir h tort une sorte de proverbe dans ce passage: à (As a rhetorical question) Where in the world is a poor man s a f e ? ~Le 111u!kê11u n'est pas un pauvre dans les textes de Mari, mais un à homme du peuple >>. d) Le NP n'est pas sû; G. D. a lu Abu-salim. mais à Abu-Samas ou M Abu-sapar sont kgalement possibles. e) En m. h m. : a de ne pas donner de grain à faire redonner. >> Pour le commentaire, cf. MARI 5, p. 190 ; le verbe est dérivici de la forme III de nadûnuin à donner?, non de fênum à moudre È Pour l'usage de TU avec la valeur DU, cf. 1. 22, l'emploi de DA avec la valeur TA : ik-td-mi-is, (US). f) NP lu sans raison Bûsi dans XVI ; sens incertain, Puzi ou Puziya est épickneL'individu est encore documentà pour la régioNord à l'époquéponymal(A.3563, lettre d71tûr-Sama qui dit ne s'êtr encore rencontrÃni avec le roi ni avec P.). g) La forme verbale li-bu-ur a étconsidérà comme venant de habûrid sans que la laryngale (H) soit notéeou par oubli du signe IH. h) Il est possible que l'on ait là encore la pratique de la terre brûlÃ; cf. (499). Ã
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496 [IV 871 Dis a ISme-Dagan : ainsi parle Yasmah-Addu, ton frkre.
181. L. 33-34: [wu-aiii-in\a lu i-la-kuiii-iiia [O-01-x*.[a-nu se-e\r lugal lu-US-Sua-Sh-hi q(;-[/u1-1 u*l.
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LES DOCUMENTS FR PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
Le Roi m'a écrinaguèr que les Turukkéenavaient envahi et qu'on les avait encerclésaà Nithum. Depuis ce jour, ni le Roi ni toi ne m'avez écritbsi ces gens avaient eu des tuéou s'en étaiensortis en gosc) et je suis perpétuellement18dans l'inquiétude Maintenant envoie-moi tous détailsur eux et des nouvelles de toi. a) Il faut comprendre comme G. D : à étaienassiég6È non. de militaire est faqon active : à ont mis le sikge. à L'événeme racontà dans A.3131 : suite ?i la pluie *les Turukkéense sont r6fugi6s à Nithum qui est au-dessus d'Amas, dans le pays de SunÃà (ina ni-it-hi-iin^, Sa elên ~ r n a $ ina mâ$undk îmidu) Or il est pr6cis6 que à la ville de N. oà ils se sont rkfugiks, est une ruine (ha-ri-ib) È b) Taipuram au lieu de taSpurâni reflkte un usage courant à Mari d'accorder la forme verbale avec le sujet le plus proche. c) Ana garnrint signifie à en gros à ; pour cette raison le sens (courant) de à se sortir d'une, difficultÃà a étdonnà à wajûr plutô que à faire une sortie È A la 1. 5, wajfirn a le sens courant de q u i t t e r ses frontikres È donc d'Ãenvahir È
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père A ~ m u r s a k k u m ~lh) ,oh s'étaieninstalléles Tumkkéens ~ à ¢ d à ¢ n uavec m ~2000 Nurruguéens s'étaiinstallÃh l'écartc sur un côtÃdans un retranchement fortifié L'ennemi, dans le dessein de couper le ,guéd)s'avan~aau-devant de Dâdân pour livrer c 0 m b a t l ~ 3 ~avec ) , l'appui de ~ u ' a r r i m m ~On l . l'a tuà et on a tuà aussi 5 soldats avec lui. Par la suite, alors qu'on ramenait le t r o ~ ~ e a u ~on~ a~ tuà g ) 50 , ennemis. IsarLAmest allÃs'installer avec lui. Isar-Lîm çva ; l'arméçva.
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La situation est assurée185h) Les arméefortifient le retranchement et creusent un fossÃ: ils entourent ville (et) camp. J'avais peur que vous n'entendiez par ouï-dirque quelqu'un d'important étaimort et que vous ne vous en inquiétiezNe vous inquiéteabsolument pas186! L'annéva bien. Je t'ai fait porter cette tablette, le 26 courant du mois de Niqmum (i*). Bibliographie : cf. MARI 5. p. 170-171. a) Pour ce toponyme. cf. t. 1, p. 185 (60) n. a). b) Formation en -ânu sur le terme de parent6 dâdurnà oncle paternel È c) Pour ana ramânim-macf. (563), n. c). d) II ne faut pas corriger le texte ha-ru-di-in1 en ha-ra-ni-im. Plusieurs villes portent ce nom désormaiA l'époqu amorrite. C'est donc en fait un mot du vocabulaire géographiquutilisà comme toponyme. On peut le rapprocher du verbe harûdu qui signifie à § s u r v e i l l e r La ~ toponymie franqaise connaîl'emploi d'un terme comme à La Guette È Il n'est pas impossible, comme cela étaiproposà dans MARI 3, p. 170, et maintenu dans la pr6sente traduction, qu'il s'agisse d'un endroit ?i garder tout particulièremencomme le à guÃÈ e) La collation fait apparaîtrune expression kakkà iakâ~~unz CC instaurer le combat È qui n'est pas autrement document6e mais serait parallèl A tâhaza iakârtum f) II s'agit soit d'un NP çMuharrirum(G. D., XVI) soit d'un participe rnu'arrirurn (v. S., O r 21, p. 82 = AHw, p. 694a). Cette dernikre opinion est reprise par XV, p. 321 et CAD M12. p. 157a CC auxiliary force È) S'il s'agissait d'une r6alità militaire, le terme devrait cependant êtr plus documentéIl peut s'agit d'un NP ( à Secourable È de mêm structure que Mukannisum ( à Victorieux È) lui aussi un hapax dans l'onomastique de Mari ; cf. MARI 3. p. 170-171. C'est A la mort de cet individu (à homme de renom È que tait allusion la 1. 22. Il ne faut pas s'en affliger, car c'est celle d'un ennemi. g) Ce passage a donnà lieu à beaucoup de fausses interpréta tions, à partir d'une lecture ha-la-tam, oà ha-la &ait compris
182. L. 13 : Ã Ki-ib-hi k]u*-a*-iu-un-tam(cf. J.-R. K., in XV. p. 208). 183. L. 10 : pu-r[a-s\i-im u*-[nu pa-n\i* dcl-d[u\-nu-um, u-nu gis-tukulmes Sa*-k[a*-nim].
185. L. 18 : \is-&*-un
ki-na um-ma-na-rum.
186. L. 15 : \mi-i~nI-~nc~* li-\i]b-ha-ku-nu etc. ; cf. Falk.. BiOr XI. p. 115a.
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comme l'idéogrammcorrespondant h l'akkadien zittum = ::part È V. S. ( O r 21, p. 82) voulait tout lire en sumérie: ha-la crin? = :part de la troupe*, ce qui est un usage babylonien, mais non mariote. Pour le sens de l'expression, L. Oppenheim, JNES XI. p. 134, proposait d'interpréte zittam turrum à par a venger B. Les textes de Mari attestent bien maintenant le terme hallatwn. ::troupeau transhumant*, ou a gens qui accompagnent de telles bête È terme construit sur le verbe halâluin à § s déplaceà ˆ L'emploi est donc exactement pareil h celui qui est fait de nawûii~ a troupeaux de la steppe*, et (:gens qui s'en o c c u p e n t ~ ;cf. à *Nomades... È h) Mot h mot: d e s 2 bases (scil. celle de Dâdân et celle d'Isar-Lîm sont assurées >)
498 [IV 521 Dis A Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère Un voyageura) est arrivà d9Amursakkumet m'a tenu le discours suivant : à Les Turukkéenont passà les fosséd'Amursakkum et ont pris des provisions pour 4 jours. à Il a dit (aussi) : à J'ai laissÃl'arméeb) .. l 87 à (Lacune.)
. Ce pays, tout entier, est réunà ~ a l l z i h à ¢ nMon ~) Seigneur doit donner des instructions en bonne et due forme afin que.. . prenne ses dispositions188. a) L. Oppenheim (JNES XIII, 1954. p. 143b) a proposà de voir ici un emploi ancien pour le maqtuln, à réfugiÈ des textes néoba byloniens. Il a kt6 suivi par A H w . p. 608a et C A D Mll, p. 255b. Seul existe, en fait, h Mari le NP Maqtum-lizziz ( a i s s e - s e redresser-celui-qui-est-tombé È) En revanche. il est difficile de séparece maqtuiii de maqâtu avec lequel il forme une figure étymologiqueOr inaqâtu ne
187. L. 7-1 1 : uri~-n~a-mi rIu1 tu-[ru-uk-ku-u( ? ) ] 11;-ri-?ain . !ti U - I I I I I - U \ ~ $Ã -ki-im i-hi-ru].IIsi-di-ifQ 4-k[amil-yu-1i1,uin-~iu~-iiii ~ci-ha-u\ I I I . . . ] .[a 1riitil-ku-mae-zi-[ih... ] . 188. L. 2'-6' : I I U I - f u i i lS[i*-i ka-lu-,fa\,( 1 - I I ~ I z ( I - ~ / - [ / ~ - / I ( I - ~ I I Ika-am-sa~ un-~it!-ti[ii~ lie-li titiil-iiu-tim},li!-iiti'-'l-itl 1.. . 1, re4-eirl-.?ul\ i-is-Iiti-til]
dt\, t i - i i t i
(ex gr.).
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signifie jamais h Mari à se réfugie à mais a arriver à et ne semble pas autre chose qu'une faço plus expressive de dire kaiâdum b) Toute la reconstitution de ce texte vient de N. Z., * T l ~ e s e . c) Ville de l'Ida-Maras ; cf. XXVIII, p. 166 d) et MARI 5, p. 231.
499 [IV 421 Dis A Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère Je vais bien ; la troupe, çva. Je fais ce qu'il faut pour garder sauve la troupe. Voilà que j'ai fait mettre en exécutiom a tactiquea) par ~ à ¢ S u m ^Je viens de mettre le feub) sur une distance d'une demi-lieue"" aux environs d9Amursakkum. J'ai ainsi anéant le ravitaillement de l'ennemi. Autre chose : je mange des poires de ~ a w i l Ã: ¢elles ~ sont bonnes. Je viens donc de te faire porter des poires ainsi que les pistaches du mont sindjarW . a) En m. h m. : (le résulta de) mes réflexions >> b) Peut-êtr le premier exemple de la politique de la terre brû léÈ appliquépour affamer un envahisseur ; cf. (495) et commenbien taire. Postuler ici une forme de qamûin brûleÈ me paraî meilleur qu'une restauration de kainâsum rassembler la population, ou le grain È solution retenue jusqu'ici depuis G. D. : cf. XV, p.210,AHw,p.431a;CADK.p. 116a(çfinir~) Dans le non d'annéoh Yahdun-Lîcommémorl'incendie des moissons du royaume de Samsî-Addu c'est le verbe qalG111qui est utilisà mais qamGin est trks bien attestà en contexte militaire par les annales des rois assyriens pour indiquer que l'on brûl des réalitÃagricoles : T C L 3 : 296 (Sargon) ; 0 I P 2, p. 54: 51 (Sennachérib ; M. Streck, Asb 54 vi 69 (Assurbanipal). La voc. en (ili) du verbe en paléobabylonieest attestépar le C o d e d e Hainn~u-rabi. c) Pour cette localité cf. K. Kessier. Nawala et NabulÃÈ AfO 26, 197819, p. 99-100. Nabulà a étlocalis6e h 5 km h l'est de Qameschliyé h Girnavaz; cf. H. Erkanal, Girnavaz~,MDOG 120, 1988, p. 139 sq. et V. Donbaz, çSom Neo-Assyrian Contracts from Gimavaz and Vicinity È SAAB 2, 1988, p. 3-30,
190. L. 1 1-12 : hé-ru-a-5à [zu-za-am],a-ta-mi-\nia\
191. L. 1 8 : ... 51kur ^aggar2.
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d) On ne peut comprendre à de printemps à puisque les pistaches se rkcoltent en automne. - Si l'on maintient à nissânu un sens de à dkbut de l'annéÈ on doit en dkduire qu'ISme-Dagan parle d'une annke qui commençaiden septembre, ce qui ktait (Tailleurs le cas pour l'annéépo nymale. - Il semble cependant (à cause de OBTR 112, cità ci-dessous) qu'il faille skparer, pour l'emploi qui en est fait, le nom du mois et le terme documentà ici. mêm s'ils reprksentent une mêm réalit lexicale, et considérenissânu comme signifiant ici à les premikres productions à (CAD Nl2, p. 266a, ~ F i r s tproduce of the season È) L'expression ktait courante en parlant des pistaches du Sindjar, comme le montrent OBTR 112 : 8 (à le fruit [inbuin] du mont du dieu $aee ar.... ni-is-sa-an de l'améenet OBTR 126: 21-22 (<des pistaches, ni-is-sa-an de l'annke >>).Les pistaches fraîcherepré sentent toujours une gourmandise fort apprkciéeElle s'employait aussi pour d'autres fruits comme les poires (ici et OBTR 126 : 21 ou on lira sans doute h a - a s - h u ' - r i . des << pommes >>) et 1'abahSinnum (1 112 : 6). Dans XXVII 174: 7-8 on trouve l'expression a-nu-um-nia 2 d[ug] b[u-u]t-rnial-[tim], i-sa-an fa-ut-tint. La lecture matériellisa-an est sûre2 autres signes ayant étérasé à Issan à n'est cependant pas une forme aberrante. Il doit s'agir d'issa~ilÃ(<*insanû? qui, en Babylonie, est une variante pour a s n i , nom de la à datte de D i l m u n ~ .Cela pourrait êtr une indication qu'asrÈ n'est pas autre chose que l'avatar de nisannfi et que si les d a t t e s de D i l m u n ~ktaient si priséesc'est parce que c'ktaient les premikres.
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500 [II 161 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton f r 2 1 - e ' ~ ~ . J e vais bien, les arméevont bien. Que ton cœu ne soit nullement inquiet! Depuis que j'ai remponk la victoire, j'ai rassurà le pays et le voilh calméLes Anciens sont venus m e trouver. Ils ont (obtenu) une diminution d e 200(0) ovinsa). J e suis parti d e
192. La 1. 3 est. en rkaliti, totalement conservke.
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Zalluhâ à ~ a l h à ¢ t u m Aprè l ~ ~ ~les ) avoir sermonnés je leur ferai conclure une paix toute a notre avantagec). N e t'inquièt pas pour Mari : l'armke d u district d e Mari est sous mes ordres. N'aie aucune inquiktude! a) On ne peut pas penser à beaucoup d'autres restaurations (comme 2 [ma-na kh-babar]), du fait que le verbe est au permansif féminipluriel! Je dérivsupputa de Capâlunà la forme D (cf. CAD $11 p. 426b à abaisser un prix*), puisque le contexte est à l'apaisement dans le pays, aprks la victoire. Cependant, une dkrivation à partir de napâlu à la forme III (CAO NI1 p. 277a à faire payer quelqu'un>, arrive au résultainverse!). La 2e solution est préfér par N. Z. Les deux expressions ne semblent documentée que dans la documentation paléoassyrienn; le 5apâlu II de XIV 78, r : 7' (cf. CAO) a un sens autre. b) à La ville-au-sel à ; var. Malhatâncf. M. G., FM III, p. 187. Cette ville fait partie de la route de Qirdahat à Tuttul ; cf. (449). c) Qui serait ce mystérieuBelânu (XVI, p. 77, à notable de Haute-Mksopotamie È avec lequel le prince fait faire la paix aux gens de Zalluhân A. Falkenstein, BiOr 1, p. 115, traduisait : à Je leur ferai conclure une paix analogue à celle qu'a conclue B. >> L'expression serait cependant trks elliptique et le mystkre de l'individu entier! Il est donc vraisemblable que nous avons ici, en fait, le terme belânu qui signifie à arrikre-penséÈ à ruse à ; cf. XXVI 207 n. b) et XXVI 410 n. c).
501 [IV 221 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frkre. Les nouvelles concernant les ~ u r u k k à © e n objet s l ~ ~d e ta lettre, changent sans cesse. Voilà pourquoi je ne t'avais pas encore envoyà d e confirmation jusqu'à présentO n avait obtenu des propos d'eux qui visaient h la cessation des hostili-
193 L 7-1 1 li-tu da-[am7-hum a-du-ku],mu-u-tarn ui-[iii-di-riiu na2* [/!-indme-ut a-tum it]-tu*-uli,lGSu-gi-mes u*-n[uVse-TI-la],\i\l-h-ku-~~~nl udu-hi], Su-up-pu-l\ao*\. 194. L. 5 : ... tu-ru-ki-i*
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téspuis voilh que c'est finilg5a)! Ils attendaientb) YanTakim, LU-Nimiana^", Yatir-Nannû et les (autres) notables puis (les Tumkkéensm'ont envoyà c e message-ci : Puisque tu ne m e donnes pas ces otages-là c) demain ou aprks-demain nous partirons pour oà nous voudrons! à Qu'ils restent1g7d) lh-bas ou aillent oà ils veulent, qui peut bien le savoir^? Il faut que tes dispositions soient prises, dans le district oà tu te trouves! Ã
a) G. D. a compris leur affaire selon laquelle ils songeaient & un trait6 d'amiti6 ce qui entraîn& toute une sérid'imprkcisions grammaticales. J'ai préfkrpostuler une expression awâti ,sabâtum ((obtenir de quelqu'un des propos sans doute encore documentépar 1 76 : 27 (Ãemporter un message oral de qq'un È ; Sa ana salîmi est une relative nominale; le sujet logique du verbe 1. 14 est & tirer de awâti-Sun (1. 11). b) Le verbe hakû a kt6 compris par G. D. comme signifiant attendre> (rapprochéIV p. 130, de l'hébre!}ükü à attendre, espéreÈ) ce qui a 6tà avalis6 par AHw, p. 309b, comme un cananaïsme Le verbe est encore document6 par XXVI 404 : 39 : (Avant de conclure le pacte), prenez le temps de me dire ( h i k 2 - m a... qibênim ce qui est & vous È La traduction de XXVI/2 doit êtr chang6e. D'autre part, le verbe hébreest surtout employà au piel et on possèd d6sormais & Mari l'explicite M.9336: Zâziy m'a dit ses griefs en ces termes : "Zimrî-LÃcherche & m'entraînedans une embuscade" ( z a - z i - i [ a ] ,[mlu-ru-us li-ib-bi-Su,[kli-a-am iqbi um-ma-a-mi pi-im-ri-li-im,a-na Su-ub-tim ti-ha-ak-ka-an-ni). Cet exemple est parallkle pour le sens & Os 6, 9 (Ãattendre en embuscade È) mêm s'il montre une construction par l'accusatif qui n'est pas hébraïqu c) Le sens de lîtui= corps de troupes 6tabli par F. J. pour 1 36 : 30 (cf. NABU 87/67), ne ferait pas bon sens ici. On ne peut pas attribuer un tel discours & des gén6raude Haute-M6sopotamie. Il Ã
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faut donc maintenir pour ce passage un terme lîtu signifiant otage B. Les Turukkéenne veulent pas conclure d'accord sans se faire remettre au préalableen garantie, des otages non autrement précisksFaute de les avoir ils gardent la dkcision des endroits par oà ils passeront. d)WaSâbu entre souvent en opposition avec atlukum.
502 [IV 311 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère Il ne faudrait pas que le Pays vienne tout entier au secours parce que tu as levà dans la nuit u n double feua). Fais rkdiger des tablettes pour le Pays tout entier, pour le pays d'Andarig, y compris le district d e Hâsidân et celui du N u r r u g ~ m b ) ,et fais-les porter par d e s serviteurs à toi rapides, disant : L'armélourde d e l'ennemi est sortie du ~ a ~pours une~ opératiod e pillaged). Voilh pourquoi 2 feux ont étlevésNe venez pas au secours. à Ã
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it-tu-d-la-[lu!\ (N. Z . , * T / I ~ . T ~ . . . ) . 195. L. 14: if-ta-at-/(!-\ka\;
1%. L. 16 : Ilfi-dnin-si4*-an-na.
Bibliographie: kdità par G. D., Mari È RA 35, 1938. p. 182-183.
Signaux lumineux au pays de
a) Pour ce signal de détresspar excellence, celui qui indique des mouvements de troupes de l'ennemi, cf. p. 0 0 . b) Les districts du gouverneur Hâsidân (avec pour centre Karanâet du pays de Nurrugû indiquent donc une zone limite. Il est vraisemblable qu'ils représentenles districts de la rive droite supkrieure du Tigre, les alliéde la régiotranstigrine n'étanplus directement concernépar ce qui se passe sur la rive opposée Andarig, en revanche, doit indiquer la limite sud. Au-del& du pikmont du Sud-Sindjar sont les steppes de parcours de nomades oà il n'y a plus d'administration organiséeAndarig forme un pays & lui tout seul et il semble alors avoir reç son autonomie (peut-êtr sous la juridiction de Warad-Sîn) c) II faut comprendre que l'ennemi a kvacuéd'oà la non-néces sità de venir au secours. La restitution de G. D. [ a ] - n a li-ib-bi signifierait au contraire que l'invasion a eu lieu et la lettre serait difficilement compréhensibleISme-Dagan veut corriger l'erreur d'appréciatiode son frkre qui a dà craindre, en voyant l'ennemi bouger, qu'il ne fî marche contre lui.
197. L. 24 : 11-i.?-bu-r~~i~n-~t~u]. 198. L. 27 : [ttm-a~il-r~i~l* lu i-de (N. Z.. *T112se...).
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199. L. 17 : [fi-noli-&-himu-fin!.
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d ) C'est sans doute le moment oà les Turukkéenpassent au pays de Tigunânum
503 [IV 321 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parie Kme-Dagan, ton frère Au sujet des feux, objet de ta lettre, tu m'as dit : à Tu as levà de nuit un double feu. à Je ne l'ai pas fait2", je n'ai en rien levk 2 feux ; en fait, c'est toi qui l'as fait201. Lors (de l'envoi) d'un message2O2 si une ville est en vis-à -vi d'une autre, le feu qu'elles lèvenchacune203,en fait 2 h la vuea). En fait, lorsqu'une ville204 est seule a lever un double feu, n'en lèv pas! Cette ville, prise de paniqueb), commet (peutêtre une erreur^ et, ayant pris peur205, lèv un double feu. Ce n'est que lorsque des villes seront nombreuses à lever un double feu et que tu les verras tous expressément206d) que tu lkveras ce jour-lh un double feu. D'autre part, en ce qui concerne la centaine d'hommes de secours207, objet de ta lettre, disant : à Envoie chez moi cette troupe! È j'ai dG faire entrer une troupe nombreuse dans les citadelles sur mes effectifs^. a) L'interprktation de L. Oppenheim, JNES 13, 1954, p. 143a n'est pas recevable. Il interprèt âlun comme signifiant ici 200. L. 7-8 : 2 i-k-[ta-ti]nt [tu-US-Si0], 11-IIU-ku ti;'*-ru/lfas-si} 201. L. 10 : ~LulUS-Sià tu-\d-Si]; N. Z., *Tl12se; cf. (502). 202. L. 11 : [kli-mil nu-US-pu-[ur-W. 203. L. 14 : 1 à i-Su-ut-si*. 204. L. 18 : i-nu-un-IUi-nu-in111 ru*]-[lum-nin\; cf. A Falk., BiOr XIII. p. 28a. 205. L. 21-22: a - ~ I I I,hi I I ~ mi*-ul*-[ti~-uin}, ru-su-bu-IIIIIi-ru-su*-mu (cf. copie G . D.) up-t\u*-lit-uh-mu]. 207. L. 28 : su-uh iii'-O*-ru-ri-im (ap. copie de G . D.)]. fu ~ ~ I - U . S - J ~ U - ~ ~ I um um-mu-mi (N. Z., 'Tlithe...)].
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N Lookout station (for the transmission of îï signais) à et nitlum comme à range of visibility È CAD Nl2, p. 301 interprète s u b nitlum, N regard ÈN coup d'œi à : à Le feu unique qu'elle a levà (a paru) comme deux feux A tes yeux à (lisant ni-if-[li-ka)]. La situation reflèt la réalitgéographiqude la Haute-Djézir: les tells y sont trè proches les uns des autres dans un pays unique l'on peut formémenplat. Selon * l'angle de vision à (ïzi~lum avoir, le feu d'une ville situéN en face à (mehrê signifie couramment à au droit d'une ville È donc à sur la rive opposéÈ) peut paraîtrassez proche de celui d'une autre pour qu'on ait l'impression que la ville en lèv 2. Pourtant ISme-Dagan ne fait que citer ici un proverbe et il n'y faut voir que de l'ironie. Le proverbe illustre le principe: N Tout d6pend de savoir comment l'on compte : 2 feux face à face font effectivement 2 feux! Plus qu'une th6orie sur l'observation à distance, on a ici simplement une excitation A ne pas sombrer dans la panique à la premièr occasion. Il ne faut pas signaler le moindre mouvement ennemi comme s'il s'agissait d'une invasion en règle C'est pour éviteune telle mésaventuret le risque de faire croire A une invasion qu'ISme-Dagan demande A son frèr de ne pas se fier A un ph6nomèn unique mais A sa généralisatio b) Il s'agit certainement d'une forme de GLT, N êtr agit6 È Les dictionnaires ne connaissant g a l t u m qu'avec le sens d'à effrayant à et galti.? avec celui de à de faço effrayante Ènon Èon posera un permansif ventif galtarn. galtum, N effrayé c) Lire : rasâbum-m irassub-ma, forme à l'infinitif emphatique de RSB (avec -bm- -> -mm-). V. S., l'avait pressenti lisant ru-sitma et rattachant le verbe A rasâbun (i) à faire un coup de main à ; correction adoptépar XV, abandonnépar A H w , p. 958b oà est propos6e une lecture ra-sa-bu-um-ma i-ru-&-ma avec renvoi A râsu G 1 (zerschlagen). Rasâbunzà commettre une erreur Èest bien document6 par les exemples réunipar D. Ch., Mélangevon Soden, AOAT 240, 1995, p. 47 et NABU 95/28. (N. Z., *Thèse) d) tattaplasus.sirzâtest un sous-systèm 3 au mode emphatique (redoublement de la dernièr consonne), de naplusunz. ))
Dis h mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle ~ e s l c à ® n u ton m ~serviteur. ~~~)
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PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
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Mon Seigneur m'a écrique l'on a lev6 2 torches. NOUS n'avons pas vu du tout 2 torches. Dans le Haut-Pays, on ne montre pas d'empressementb) pour la torche et on n'en a pas levé Que mon Seigneur préviennbien en ce qui concerne (l'usage) de la torchec) : si jamais il se produit quelque chose d ' i n q u i 6 t a n t d ) , ce n'est pas sur nous que s'abattra la que les signaux lumiNote : ce texte montre, comme le précéden neux ne servaient pas tant 3 transmettre une information selon un certain code, qu'ils n'étaiendes appels au secours, ce dont il ne fallait pas abuser! a) Participe causatif amorrite en me- : à Celui-qui-fait-s'établi È construit sur sakânum a s'établiÈ et sans rapport avec in uikêà um. b) Le verbe e g h est le plus souvent traduit de faço négativ (cf. CAD E, p. 49a, à They have been careless about torches È) Ici, une telle compréhensioferait contresens. C'est par placidità d'esprit que l'on se comporte ainsi dans le Haut-Pays. La leço est sévkrà l'égardu jeune prince. On traduira donc e g h par à ne pas montrer de précipitation^ c) Sa dipârir ne peut êtr N Celui-de-la-torcheÈ le guetteur (G. D.) pas plus que nu"udum ne signifie 6 semoncer (G. D. et XV, p. 230). Nu"udum se construisant avec un accusatif direct, i a dipâri ne peut que signifier à affaire (nécessitanle lever) d'une torche ; cf. d'ailleurs CAD Nll, p. 5b. d) Pour ni'ittum, à événeme inquiétan È cf. XXVI 18 1 n. b) ; dans A.3027, le terme signifie à danger È e) Il ne s'agit pas ici du pahâtur signifiant à responsable (G. D., XV), soit l'équivalende pîhât(GD) ou à responsabilitÃ>> (CAD Nl2, p. 220a), mais de pahattum, substantif féminisur la racine PHD, à craindre>, attesté3 Ugarit (Ugar. 5, 32 h : lip-hud i ) et courante en hébreu Pour ce terme, cf. en outre FM II, p. 27 n. d) et p. 114, n. j). Ã
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505 [IV 231 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère
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Tu m'as écriau sujet des TurukkéensLe jour oà les Turukkéenont quittà (le pays)"), j'étai trop occupà pour t'écrirà leur propos. Une expéditioles a poursuivis sans trêve J'ai tuà beaucoup de gens. (L'ennemi) arrivà aux bords du fleuve y a installà son camp : le fleuve étaien crue et il ne pouvait traverser. Cependant, j'ai fait traverser des soldats et les ai expédià au pays de ~ i ~ u n à ¢ n u m ~ ) Aprè (le passage de) ces soldats, le fleuve a diminuà et la nuit mêm les Turukkéen(en) ont fait la traverséeComme (immédiatementaprè ç le fleuve a (re)grossi, je n'ai pu (moi-même traverser. Maintenant, les Turukkéensont donc entrédans le pays de Tigunânu et voici ce qu'onc) m'a dit : à Ils vont repartir vers leur pays. >> Suite à cette tablette de moi, je t'enverrai tous détailsur les Turukkéens a) Pour N. Z., cette lettre est la suite du texte A.562 (cf. *Thkse...) oh Mâgiyaà la fin du mois de Mana (vi*), informait Yasmah-Addu qulISme-Dagan poursuivait les Turukkéen à travers la montagne. b) La manÅ“uvr dlISme-Dagan de faire franchir le fleuve en crue par un commando ne visait pas à leur barrer la route, mais 3 introduire dans cette régiovitale des gens qui le renseignent, si les Turukkéenarrivaient passer (cf. 1. 28). Pour Tigunânumcf. t. 1, p. 130 et, ici-mêmep. 80. C'est ce passage qui est decisif pour une situation de cette ville sur la rive gauche du Tigre supérieur c) Apparemment les soldats traverséprécédemme et entréau pays de Tigunânum
506 [IV 241 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère
A propos des Turukkéensobjet de ta lettre, ces gens-là s e trouvent dans le pays de Tigunânu proprement dit. Auparavant, souffrant de famine, ils étaienalléau pays de ~ i r b a z à ¢ n u m~~a)l z u r u ~un ) , village, avait fait un pacte de non-agression avec eux. Ils n'en tuèren (pas moins) tout mâlecde ce village et s'emparèren de force des gens et des
LES OP~~RATIONS GUERRI~RES
biens. C'étaiun village de montagnards sans ressources21 Id). Les Turukkéeny ont pris avec peine de la nourriture212 pour 5 jours. Étandonnà que ce village avait des rapports pacifiques avec eux et qu'ils s'en étaienemparÃde force, ce pays qui avait de la sympathie pour euxe) se durcit et devint leur ennemi. Alors les Turukkéeneurent de plus en plus faim et ne trouvèrenlieu oÃmangero. Donc ils sont dans le Tigunânu proprement dit. Je t'écri rai, suite à cette tablette de moi, l'endroit oh ils se dirigeront et partiront ainsi que des indications sur leur itinéraire Je vais bien. Les arméevont bien. Ne manque pas de m'envoyer de tes nouvelles. a) Hirbazânu est mentionnà dans un texte de Tell Leilan qui énumkrdu butin, en mêm temps que Tigunânu (R. M. Whiting, Ta11 a l - H a n ~ à ¯ d i 1, y 1990, p. 189). J. E., SH.A. 2, p. 20, en a proposà l'identification avec le HurSânu (cf. p. 80). La correspondance d'Ibâ1-Add (XXVIII 57) atteste la variante Hirmensânum La forme de base serait donc Hirm/ban/zzânumSe peut-il que. d'une faço qu'il n'est pas encore possible de préciserces deux formes soient en définitivaussi apparentéeà Hurmi3 (pays ou ville) et Hirmag (fleuve)? On pourrait y voir une indication que Hilurm- ou Hilurb- étaiun radical qui donnait son nom à la partie occidentale du Tûr-'Abdî celle que les Skmites de la plaine appelaient Maras? b) L. 10: t a ' ! - a ~ ' ! - z u - r i - ~Lecture u~i. sans doute ii revoir: nom d'un village ou province (vallée?du Hirbazânum c) Pour cet emploi de fGn1-fu, cf. D.Ch.. NABU 8711 18. d) La proposition de v. S., Or 21, p. 203 : f a - a d - d u - t a m [ i - h u IL] =: il avait appris l'oisellerie à est maintenue pour la lecture (avec doute) dans AHw p. 1124a, S. v. f a d d u t t u m (sans traduction) mais purement et simplement omis dans CAD. Le terme f a d d i h v a de ce texte est attestécommtraduction de lfi-hur-sag, montagnard Èpar la sériLU paléobabylonienne MSL 12 p. 186 : 32. Le terme est bien attestà ensuite, ii partir de l'époqu médioassyrienne e) En m. à m. : dont l'oreille étaitournévers eux. Ã
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f) Je prends 1i1âkalu non pas au sens de lieu oh l'on trouve de la nourriture È
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nourriture à mais de
507 [IV 781 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Iime-Dagan, ton frère Les 2 groupesa) que tu m'as expédià me sont arrivés(Les gens en) vont bien. (Par le ler)tu m'écrivaique tu avais fait ta jonction avec Zikrî-Addu Par la suite, tu m'expédiaiquelqu'un comme quoi tu avais affroiztà militairement l'ennemi à (NG), que des gens de ce pays étaienarrivéen grand nombre et que tu avais remportà la victoire sur eux. Lorsque j'ai étau courant de ces nouvelles, je m'en suis énorméme réjouiOr, avant d'en êtr informé j'avais envoyà de la troupe vers toi. Cependant il n'y a plus de grain dans 30 entrepôt du pavs2I3 et.. . l'affaire.. . (Lacune.)
Les ovins des Bédouinpâturaienan pu?. On a levà des feux. Cela, toi-mêmetu l'as appris214. Le clan d ' ~ ~ a r - ~ à ® n'avait m ^ pas précédemme prêt attention au prince d'Ehunna. A l'heure actuelle, je lui ai procurk beaucoup d'argent. Il s'est engagà dans un serment par les dieux pour cette affaire. J'ai laissà aller à lui des témoinsJ'ai personnellement prêt serment. En plus de l'argent, j'ai fait une foule de promesses. Ensuite j'ai expédiIbni-Tizpak
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21 1 . L. 1 4 : kup-r[u-um s\u fi(-ad-du-w[uhe-r]i. 2 12. L. 16 : [(il-ka-(11u4 5-kanl etc.
213. L. 5-17 : 2 a-li-kii-/ilin*( c f .CAD N I . p. 346b) GI tii-itt-ni-\dulll].ik[ki-IIIU]. kt-t]i* . - i - i k - r i - d l[te^ ~ '*-e[~~~'*-~~i-m-(lu]. t(~]-(l~-ru-(l((ln ki-nlu [ ~ - I I ( I. . . k i ] . [ t u \ - ( ~ . ~ - p u - r ( ~$r(l-(lr-k[i-fu-lnu], -un~ rgiSl*-rtukull*-[hli* ( 1 - I I U lu-kur t [ a * - a i - f u - u ]l[u*-me , dlun~u-me:ttici-ntim \:!(I-(1-ri]. ~ ( I - ( / \ u - ~ Ima*-du*-t[inl], \III* ik-su-du-III\ I I I \ - m4il*-(11117-ilaa su-nu ta-(111-ku\.[k]i-ina t\e4-iiiu\-nm sa-a-/;es*-inu-ti*. IIIU-di-if 111(1[(1\i-i.f o h ! - d u ' - u ] [il\ . 10-[III\(I \tei}-lli(l-ulli fii-n-t[i] e [ f * - ~ ~ i ~\w~]-bu-ain ~-ii\, lu\-nu je-ri-ku \ut-ru-ud\, rd le-iim ;-na 2Q kii-ur-r\i nia-a-riin\. ~ U - ~ ~ U - I fa-al-mu I~III il
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214. L. 1'-3' : rudul-[H]1-Aiu / I [ ( I - I I U ~ ri-t(l111 ~' i-II(!III((-tirli]. i-ik-kii-ln i-fit-\tn-tinl if-.fu-lf\.(III-11;-tttm ii[t*-t\it* t q * - e s * - m e * - [ I I I U ] . 215. L. 4' : [s\n it-ti 1-[.fj(ir-/i-[i~~i wn-as-bu]
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LES OP~RATIONSGUERRIÈRE
prendre la têt de l'arméeb)Cette armés'est rapidement rassemblée Il ne faudrait pas que, lorsque 216..., le prince d'Egnunna.. . deldans une seconde.. . deldans mon second217. . . Dks que nous avons appris la venue de l'ennemi et des Turukkéensnous avons combattu^. Un désiintense*^ m'a pris de le vaincre et, lui, de sauver sa têt et defuir! Celui qui, auparavant, avait entrepris de foncer têt baisséeevers l'inté rieur du pays s'est mis à décrochetotalement avant mon amivke218. Ce qui est mon lot, ne va pas le prendre en compte pour toi! A part les Bédouinsà tes alentours et aux miens, je n'ai pas d'ennemis. Je vais faire route vers Andarig. Une fois que l'arméesnunnéennm'aura rejoint, nous nous disposerons à aller détruirles Bkdouins. En outre, je n'ai jamais étlong à te venir en aide ; prends tes dispositions, sans attendre, pour me venir en aide219! Je t'ai envoyÃcette tablette, le 20 de k m (vi*). 216. L. 6'-13' : ... i-na-t~n-n[u kil-babar (cf. 1. 10' ; N. Z . ) ] , mu*-dum* or*-Si*-Sum* a-na u-wa-t[im Su-a-ri],[niJ-riil dingir-me5 iz-:a-ak-ru-am sib[u-tiin],[iil-tu-d-Se-er-.?uni u-nu-ku n i 4 [dingir-mes 0:-ku-ur}, [if]-tikub a b a ni-di41 pi'-i m a - d i - [ had-di-in]. [ I i b - ~ ~ i l - ~ t i (N. ~ ~ aZ.) k *m u pa-an sa-bi su-'bal-[tim],[ut-tu-or-ru]-ad*dr-lii-[il.? su-bu-um [su-II],[ip-hu-u\r t~.s-.s~i-ur-ri k[i*-ma.. . ] . .. ] . 217. L. 16' : [, . .]-i(i.?u*-II~-~[III!*.
218. L. 17'-24' : k[i-mu a-lu-ak\ 16-k6r-r[a*;cf. 1. 27'1, à 16 tlu-ru-ukk\i-i [ni-is-mu-61,gis-tukul!("GIGIR")-meS ni-pu-u[5a-nu du-ki-Su\, pi-mu ik-Su-[au-un-[niil 16 Su-4. qu-qu-us-SI;US-te-zi*-i[h*-muip-pii-ur-.?i-id\, t u po-110-IIUu - I I U11-il~-l~i m u - u - [ t i n ~ - ~q[u*-q]u*-us*-sii* ]. ir-tu-UIJi-tu-&[lw-lu-onl\, [ ~ : I I pu-ni-iu u] ir-pf-UIJ p.f+-ta-ti-\rct-u~n\. 219, L, 25'-34' : [&-tom un-ni-tuln k~1-1u-k1 U - I I ( I 111-k[u-si-ku]. [lu] tutu-ka-ail-si 111-lu-un11u-nt1"'~~[ A I i-tu-fi-ka],[à i-ta\-fi-iu 16-kW-ra ( c f . 1. 17') Su-né-e i - u l i-[tul. u-nu rn-du-[ri-i@ ge-er-ru-am el-le-qP-ma*. subu-urn ifi-k[~-nun-nakii l t - t i - i ~in-iie-em-ni[i-~-~nu , a-IIU\~u-n\ume,\ I U - U ~ - ~ I I qi-\'im pu-ili-ni5 iti-.?a-ka-un],[il (1-illu* na-0'4-r[a'-ri-ka mi-im-mu]. li-u[l] zi-ri-kam-m[ua-nu nu-'a4-ru-ri-iu].pu-ru-,si-l ka^* i-fui la*' [... pu-ri-is].
Note: la restauration de ce texte trks fragmentaire est difficile. L'éditiopar G . D., dans la mesure oh elle est contrôlabl aujourd'hui, semble avoir étparticulikrement fautive. a) Ces deux à ¢ l i k t u représentaienles escortes de deux messagers successifs. Le rapport du premier est donnÃpar les 1. 6-7. b) La collation montrait Tispak*, non Estai"; la solution a ét trouvépar N. Z., en fonction de l'identification par D. Ch. d'un fils d'ISme-Dagan, nommà Ibni-Tiipak; cf. M à © l a n g eP. G a r e l l i , 1991, p. 149. C) La lectio facilior est de lire ici gis-tukul, mais le signe ressemble A gis-gigir. d) Le texte contient ici le terme s à » m u qui signifie au propre soif È et par dérivatio désiextrêmÈ Le verbe, surtout A la forme permansive. que les dictionnaires enregistrent comme z u m m ~ à ®(+ i acc.) et A qui ils donnent le sens d'à êtr privÃde (cf. A H w , p. 1356b), doit y êtr ramenà comme intensif de s a i i l à » m avoir soif È A Mari des expressions courantes comme zîibêli-i s a ~ - s a - a m - m u - 6 sont A traduire plutôt Les traits de mon Seigneur dont je suis assoiffé*que çle traits ... dont je suis privà e) Pour q a q q a d a i n w a b à ¢ l u m agir de faço impudente>, cf. CAD Q, p. 11lb. Ma traduction essaie de garder l'image de l'expression akkadienne. Ã
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508 [IV 291 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frkre. Depuis la villea), mon étapm'a menÃjusqu'à Mar'âtânb Étanparti de ~ a r ' à ¢ t à ¢j'ai n ~atteint ~ ~ a t t a r à ¢J'avais ~) envoyà 1 d d i n - ~ d d u Ã~ s) u b a t - ~ n l i l2 jours avant ma sortie de Il est venu à la pour prendre des nouvelles détaillée Q a ~ a r à mon encontre et il m'apportait une nouvelle joyeuse. Voici ce qu'il m'a dit : à L'arméqui étaiavec Puzura ~ ~ ~ ~ llabae), appartenant à la porte du Palais, et ~ i b i ~ainsi 220. L. 5 : iS-tu a-lim*^* nu-ba-Mt-ti ci-IIU m a i ^ - ' u ~ - t u - u uh-lum ~ ~ ~ ~ , ist[u mar-'1u4-tu-u11k~. 221. L. 9 - 1 0 : i * - d i ~ ! * - ~ Iu4 M 2-kam &a-& ils'-tu a - l i ~ n ~WI-si-iu ]. a-nit t ~ - i n i - i f do'*-am-ri-i~n]. n 222. L. 17 : Sa kh i-kLl-lini G ri*-bi*-iu.
que les secours des ~ u m à ¢ t u m sont ~ arrivéà Subat-Enlil. Le Pays l'a appris223. La nuit même les Anciens du Pays sont venus chez ~ à ¢ l i ~ à a Subat-Enlil. ~ ~ ~ g ) Voici ce qu'ils lui ont dit : "Nous ne connaissions pas cette affaire ; que pouvionsnous faireÑ5 Maintenant est-il convenable que cet homme se donne de l'importance? Qu'il se taise!" Voilà ce qu'ils ont dit à ~ à ¢ l >>i ~ a ~ ~ ~ Cette nouvelle fait ma joie^^ ; réjouis-toiMaintenant, voilà ce que les Anciens ont dit228, du moment que les secours sont arrivés(Aussi) lorsque, moi-mêmej'arriverai à Subat-Enlil et que le pays me verra229, s'apaisera-t-il tout entier. Fais prendre connaissance de cette tablette à Isar-Lîm Bibliographie : pour le dkbut de la lettre, cf. MARI 8, p. 382-383. Note : tablette écritdans une grosse écriture trè difficile à lire. Le document fait allusion à des événemen qui ne sont pas autrement connus. L'appartenance au dossier des Turukkéen n'apparaî pas de façoexplicite. Elle n'a étrangéici, ainsi que celles qui suivent, que parce qu'elle concernait la Haute-Djézirà a) C'est-&-dire EkallâtumOn ne comprendrait pas pourquoi quittant Subat-~nlil,Isme-Dagan y renverrait (1. 1 1 ) quelqu'un pour savoir ce qui s'y passe ; cf. de plus les restaurations de la 1. 9! b) Cette ville se trouvait donc à une journéde marche au nord 223. L. 21 : rmu-cil-tiim ;i*-\nié-e-nia: cf. Falk. BiOr XIII, p. 28a 224. L. 23 : mu-Si-tcuii-riici u-iiu je-er [lia-1;-ia ; cf. 1. 31 1 225. L. 28 : mi-iiciiii"-* i* n i - p u - i . ? : m [ i - i l / - k f i m de G. D . n'est plus contrôlabl sur la tablette et reprksente un texte suspect. d'oà lecture " N A M au lieu de "[IIL-KAM". 226. L. 29-31 : i-[iia-{in]-iui [illa*-!Ù(DU)-ii-in{ X X M A ] , M ritil lC]u-i; i-iilé-tui]t-tu-.?u-ii-mu( N . Z . ) li-uii-ltil].uii-iii-tuliii u]-iici li~i-li-;~i* [;y]-/>II, 227. L. 32 : !ed-/nu-um an-iiu-uin Cu li\ti-di-i\a (G. D . ) Ililu-&-;\a ( N . Z . , *Th2se...). 228. L. 35-36 : i[k-.?lu-du uii-ni-tom lti-Su-[gi-mes ( N . Z . ) ] , i\d-h\n-•h i nu-ina u-nu-ku. 229. L. 38 : u-k[ct-us-.?ci-d]unia-a-tuin i-iiiu-rit-iii* ; v. S., O r 22, p. 204
dlEkallâtumet de plus, sur la rive droite du Tigre. La correction étaipressentie depuis la publication des textes de Tell Rimah (OBTR, p. 144) oà étaimentionnéMar'âtâ(n Il est possible que Mar'âtà (à Les-deux-pâtureÈ? se soit trouvé sur le Wadi Tharthar, Igme-Dagan ayant gagnà au plus vite, depuis les bords du Tigre, la valléaux points d'eau pérennequi le mettait sur la route de Qattarâ Il est important pour la localisation dlAllahad, dont le territoire étaicomplémentairde celui dlAndarig, que la ville de mur-'a4ftal-aki fî partie de son territoire (M.5707 iv). Allahad ktait donc au sud-est dlAndarig. La ville est mentionnke dans (509) sous l'orthographe M MarhadÃÈ c) Cela donne donc 2 étape(au maximum 100 km?) entre Qattarà (Tell Rimah) et Ekallâtumce qui ne concorde pas avec la localisation traditionnelle dlEkallâtu & Tell Haikal. Pour ce dernier problèmecf. la contribution de N. Z. & la RAI de Venise (juil. 1997). On comprend en tout cas pourquoi Qattarà est la premièr place menacépar Egnunna lorsque cette dernièr s'installe à Ekallâtu ; cf. la contribution de D. Ch., Recherches en H a u t e - D ~ à © z i r à Mémoirede NABU 2, Paris, 1992, p. 102. d) Pour cet individu, cf. la collation de II 17 : 11. e) Non autrement connus. Ribiya doit êtr le chef militaire des troupes des Dumâtum Le NP serait un hypocoristique sur des NP en Ribi-ND ; cf. II 17 : 18? A lire Tal-wi-yu? N. Z. prkfèr un rapprochement avec le Tawiya attestà par son dossier des affaires d'Esnunna (cf. *Thès ; 1 123 ; II 17 ; A.4224). f) Pour ce pays de Dumâtum cf. t. 1, p. 122. g) A la place de [lugal] à la 1. 23, comme l'a proposÃG. D., il faut restaurer le NP Hâliyde la 1. 31. Cet homme qui, civil ou militaire, aurait alors eu la charge de la ville de Subat-~nlil,n'est pas autrement connu. Un Hâliyest désormaireconnu comme l'expkditeur de (783). mais un rapprochement entre les deux individus ne peut êtr opkré h) La restauration de N. Z. citéen note serait excellente, si elle ne dupliquait pas la 1. 3 1.
509 [V 11 Dis à Isme-Dagan : ainsi parle Yasmah-Addu, ton frkre. Je t'ai écrique Mut-Bisir étaiarrivà avec sa troupe. Le
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LES OPÉRATIONG U E R R I ~ R E S
lendemain d e l'arrivke d e la troupe230.. . (6+4+5 1.) Il a fait1J'ai fait faire les prksages pour le salut de la troupe, à compter du mois à venir jusqu'h sa fin. Ils sont sains231. et 300 Autre chose : 700 hommes d e troupe conscrits des B o r d s - d u - ~ i ~ r (soit) e ~ ~ ~un, millier d'hommes : il a fait s'équipecette troupe. Il en a placà 500 pour la garde d e la ville et 500 pour la garde des vaches, h ~ a r a ' à ¢ t à ¢ ~ ~ ~ ~ Puis, ayant rassurà grâch ses patrouilles de surveillanceb), il est parti. T'en voilÃinformé Bibliographie : cf. MARI 5, p. 226 et 229. a) Pour cette ville, cf. (SOS), n. b). b) Les sagbutn, patrouilles dans la campagne, surveillaient les troupeaux ; tukkulum + acc. , donner confiance grâc È Ã
510 [V 371 Dis h mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Hâsidânu ton serviteur. J'ai pris connaissance de la tablette que mon Seigneur m'a fait porter. Il n'y a plus d e bœuf ou de moutons h l'intérieu du pays. Ils ont étévacuket se trouvent à la limite d e la . steppe. D'autre part, les âned e mon (Lacune de 4+2+5 1.)
... en sorte que les campagnesa) de Karanà entrent à Karanâ les campagnes de Qatjarâà Qattarâles campagnes d'Appayâ 230. L. 8 : [Su ka-fa-ud slu-h[i-im]. 23 1 . L. 0'-3' : [. .. te-re-fini\, [a-nu .Fu-lu-um sa-bi-im], if-tu it[i* e-re-hiitn], a-di re-5[i*-im su iti i-pu-iiflii-Se-pi-is\,fu-al-[nul. 232. L. 4' : su-ni-tum 7 me su-ah l ~ f u * - ~ i u ~ ~ ~ ] . 233. L. 5' : à 3 me-n"^jl-rum \s\u u-uli id i[digna'*]. 234. L. 1 1 ' : Ab-hi i-nu tnu-ra-'ii~-d[i1*-uki]. 235. L. 10 :
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anSe*-hi* Su* be*-/ri*-iii].
h AppayÃ; le pays se trouve rassemblk aux villes fortes. Que le cÅ“u de mon Seigneur ne soit nullement inquiet! a) Comprendre : N les gens qui habitent dans les campagnes. M
LES FRONTS ORIENTAUX
A L~ÉPOQU ÉPONYMAL Le royaume d'Ekallâtu proprement dit s'appelait les Bordsdu-Tigre È parallèlemen la dénominatiodu royaume de Mari qui étailes Bords-de-l'Euphrate È Cette double appellation doit donner le sens de l'épithèque s'arroge deux reprises Samsî les bords du Addu : à Celui qui a attachà ensemble (muStet~~ki) Tigre et de l'Euphrate c'est-&dire en somme fondateur du royaume de Haute-MésopotamiÈ Cette 6pithkte jugéobscure n'a aucun rapport avec le verbe mekà sous lequel l'a rang6e le CAD (Ml2, p. 9a) et doit êtr comprise en fonction de la Lettre de Gilgamesh (AnSt 7, p. 128) oà l'on parle d'un roi qui a pu attacher entre eux (uftatenkâm-matous les pays comme par un fil (kîrn 9;). Pourtant, les possessions du royaume d'Ekallâtu sont difficiles pr6ciser. Il semble qu'au moment de sa plus grande extension il ait englobà au sud la R6publique commerçantd'Assur, au nord les importantes villes de Kawalhu et de Ninêtces deux dernikres appellations ne pouvant êtr que la forme prise l'époqu amorrite par les noms des futures métropoleassyriennes de Kalhu et Ninu'a (Ninive). De mêm (330) atteste Sibaniba sous la forme Sibanum. Nous ne savons pas par un document explicite d'oà venait Samsî-Addu Il est n6anmoins sûqu'Ekallâtu ne fut elle-mêm qu'une conquêt et que son pkre Ila-Kabkabû malgr6 la Liste royale d'Assur, a étroi ailleurs. Une prise d'Ekallâtu par Samsî Addu est d'ailleurs mentionn6e sous l'éponymad'un Ibni-Addu (différende celui de la Chronique éponymalde Mari), 3 ans d'EriSum (II) ; cf. A. K. avant la conquêt d'Assur et la déchéan Grayson, Assyrian Royal Inscriptions, 1, p. 28. Il s'agissait, non pas d'une reprise, comme on l'a cru jusqu'ici, mais de son installation elle-mêm sur les bords du Tigre. On comprend dks lors pourÃ
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LES OPERATIONS GUERRI~RES
quoi on avait encore gardà h l'kpoque de Yasmah-Addu le souvenir d'un roi d3EkallâtumIlî.ma-rahà lequel n'est nullement mentionnà comme vicaire d'Assur (cf. D. Ch. et J.-M. D., à Assur avant l'Assyrie ... È dans MARI 8, p. 372, n. 36). Sa mention est exactement parallèl h celle que font d'autres textes kponymaux d'un Yahdun-Lîde Mari. L'affrontement d'Ila-Kabkabà avec Yaggid-Lî(alors prince de Suprum) est d'autre part connu et il faut donc trouver pour le pèr de Samsî-Addune situation qui lui permette d'entrer en contact et conflit d'intkrêt d'une faço ou d'une autre, avec la régiode Mari. La mention des a Bédouindescendus (de la steppe au fleuve) >> ou des à Numhéenà du texte de kispum (cf. J.-M. D. et M. G., a Les rituels de Mari È FM III) pourrait rappeler les origines nomades puis le premier établissemende leur famille. La situation est exactement la mêm pour la famille royale de Babylone qui a, elle aussi, des ancêtre numhkens. Le Sud-Sindjar pourrait donc avoir étle lieu oh s'étaieninstallésvenant de l'ouest, des clans ou des tribus qui furent ultérieuremenpoussks plus au sud (cf. *Nomades.. . È) D'autre part il existait des liens étroitentre Samsî-Addet ses fils avec Agadà oà ils se rendaient à l'occasion ; on note la prksence de la mention de Sargon et de Narâm-SÃparmi les ancêtre lors du kispum. Les liens avec le pays d'Akkad en génkrasont aussi nets: nous avons encore le souvenir qu'h l'origine Samsî Addu ktait un vassal du roi d'Esnunna; cf. XXVU2, p. 156, n. 101. Tout cela devrait indiquer que les ancêtre de Samsî-Adduet ce dernier lui-mêm pendant un temps, exerçaienle pouvoir sur une cità du pays d'Akkad, d'oà ils partirent faire des conquête dans le nord et s'y tailler un royaume. Dans le mêm ordre d'idkes M. B. avait remarquà que toutes les opérationmilitaires des kponymes contemporains d'Ipiq-Addu d3ESnunna avaient la Diyala pour centre (cf. MARI 4, p. 222-223). Il avait donc proposépour tenir compte de cette présencattestke dans la rkgion de Mari, d'AsSur et d3ESnunna, que la famille de Samsî-Addnomadisâalors par toute la régioncar il ne lui semblait pas possible d'admettre dks cette époququ'Ila-Kabkabà fû A la têt d'un trè vaste royaume. Si la remarque de M. B. est fondamentale, je me sépareracependant de lui en proposant plutô que cette famille royale fûdkjh ktablie dans une ville de la régio d'Akkad, et Agadà serait un bon candidat. Une localisation pour cette ville qui la fasse proche du royaume
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d3Esnunna, h l'occident de cette dernière sur l'Euphrate ou sur le Tigre, expliquerait aussi bien les heurts avec Egnunna et la mention d'Ila-Kabkabà dans la Basse-Diyala par les textes d31schali (cf. S. Greengus, Studies in Ischiali Documents, BM 19, p. 4, n0227: 4), que des raids de lui contre la régiode Mari, alors contrôlà depuis Suprum par Yaggid-Lîmainsi que la percéde Samsî-Addjusqu'h Ekallâtu et Assur, par le Tharthar ou la Diyala. Dans l'un et l'autre cas d'ailleurs, aussi bien Ila-Kabkabu que Samsî-Addont pu certaines fois opérecomme gknérauou alliéd3Esnunna. Il n'est donc plus nécessairde les considére comme des nomadisants. Les liens privilkgiks avec le pays d'Akkad en génkrapeuvent, d'autre part, rendre compte autant de l'adoption du mode de notation graphique et du dialecte d3ESnunna par l'administration d3Ekallâtu que l'hospitalità généreu et le soutien constant offerts h Isme-Dagan par Hammu-rabi de Babylone et pour lesquels nous avions déjproposéD. Ch. et moi-même indépendammen d'une telle reconstruction historique, qu'il y ait eu de puissants liens tribaux entre les familles royales de Babylone et d3Ekallâtu (cf. a *Fils de Sim'al. .. È RA 80, 1986, p. 170-171). Pour une relecture de la Chronique éponymal comme geste de la famille de Samsî-Addu récicommençand'ailleurs avec les guerres d3Amînum cf. sa rkéditiopar J.-M. D. De toute faço le caractkre récentvoire précairede l'installation h Ekallâtu me semble êtr prouvà justement par le fait que, dans tout ce que nous pouvons savoir de la conquêt du Nord par Samsî-Addu l'on voit d'abord une percke de lui vers Andarig, le Sindjar puis la rkgion d'Apû oh Sehnâalias Subat-~nlil,est conquise, alors que ce n'est qu'à date bien plus rkcente que l'on constate la mainmise sur la vallédu Tigre, laquelle devrait au contraire êtr le noyau dur de ses possessions si Ekallâtu ktait son vrai lieu d'origine. On trouvera regroupkes ci-dessous les tablettes qui parlent de la conquêt des métropoletigrines (SIS), (516), (518) : Ninê ; (518) : Sibanum), d'opkrations dans la régio du Tigre (514) : Sarbat ; (519), (520), (521), (522) : Talmus) ainsi que les missives de Hâsidân et SaSSarânumles chefs des districts orientaux de la Haute-DjkziréIl n'est pas exclu que les informations de ces derniers et plusieurs h tirer des documents précitÃne soient cependant à rattacher à l'époqudu conflit avec les Turukkéens Une section est formépar les textes qui dkcrivent la campagne
LES OPERATIONS GUERRIÈRE
vers les confins orientaux, c'est-h-dire la conquêt de l'Ut2 et du royaume de Qabrâ Cette marche militaire vers l'est est trè intéressantcar la tentative d'étendrvers son orient le royaume des Bords-du-Tigre faisait la balance avec ce qui avait étaccordà à celui des Bords-de-l'Euphrate, lequel avait requ en apanage outre la régiode Mari toute la Haute-Djézirdu nord-ouest : une vaste zone unitaire relike h Mari-Terqa par le couloir du bas Habur ou la valléde l'Euphrate. Vouloir annexer h la vallédu Tigre (qui constituait le cÅ“u mêm des à Bords-du-Tigre È toute la plaine jusqu'au Zagros représentaien fait une prise de conscience trks aiguà des réalitÃgkopolitiques puisque c'est cette zone-lh qui délimitplus tard le à triangle assyrien È d'Assur à Ninive et à Arbkles. En dominant le cours des deux Zâbjusqu'h la HauteDiyala, les mktropoles du Tigre contrôlaien ktroitement de plus la route naturelle qui pouvait donner accè jusqu'à elles depuis le sud. Plusieurs textes du dossier de la guerre contre Qabrà restent encore inéditet ont étinclus dans la *Th&se de N. Z. Les textes dkjh publiémontrent cependant trè clairement cette percke vers l'est. (517) : prise de Burullum et contrôl de l'Ut$; (524) : prise d'A'innum et invasion du royaume d e Qabrâ (525) : prise de S a m ; (526) : prise de Hadkâ(528) : prise de Tutan-um, Hadkà et Sunhûmpuis de Hurarâ (530) : prise de Himâr et défaitdes Ya'ilânum (529) : prise de Kerhum et ouverture de la route d e Qabrâ La conquêt alla jusqu'h Qabrà elle-mêm ainsi qu'à Arbkles. Arrapha avait kt6 conquise antérieurement Nous savons désormaique dans son entreprise contre Qabrà San~sî-Add reçu l'appui décisidu vieux Dâdû.d'Esnunna, l'annke qui prkckda sa disparition (cf. Bahija IsmaïlMélangeK. OberhüberInnsbruck, 1986, p. 105-108). La famille royale de Qabrâcapturéen tait par Dâdû.ilequel dut êtr le vrai vainqueur, ktait en butte h la haine inexpiable de Samsî-Addqui attendit le moment opportun pour se la faire livrer; (317). Mêm haine incoercible, semble-t-il, envers la tribu des Ya'ilânu qui aida Qabrà et un prince (?) parent, Sammêtar dont Samsî-Add décid l'anéantissemen pur et simple ( 6 7 9 ) . Les femmes ya'ilâlzu se retrouvkrent, selon la coutume de l'époquedans le gynkcke des vainqueurs. L'une d'elles, échuen partage h IsmeDagan, devait d'ailleurs, bien plus tard, avoir comme compagne de captività une fille de ce dernier, dans le harem du roi de Burullum, Adal-senni, lequel avait épousune sÅ“u de Zimrî-Lî Le sort complexe de toutes ces femmes ballottéeau gr6 des avatars de
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l'histoire est étudipar P. M., dans sa contribution, à Liqtum, sÅ“u de Zimrî-LÃÈ dans MARI 8, 1997, p. 455-459. Le triomphe semble cependant avoir étde courte durécar (531) montre l'intervention armédes Turukkkens qui arrivent en renfort et la nkcessità d'évacuele pays de Suiarrà (Shemsarra) avec repli de la population sur Qabrà et Arrapha. Les toponymes des royaumes d'Ut2 et de Qabrà sont intéres sants car ils constituent une séride termes descriptifs - prouvant l'origine récentde ces dknominations, sans doute le fait des Amorrites s'y installant -, comme < L i e u du Portier> (Utâ) à Source à (A'innum), à Piste à (Hadkâ) à Pont à (Tutarrum), à Halte à (Sunhûm)à Fossé à (Hurarâ) à Pays-aux-âneà ('Irnâr2) à Citadelle à (Kirhum), à Lieu-des-tombes à (Qab(a)râ ; cf. NABU 90184 et 91176. Pour plusieurs, on peut reconnaîtrune certaine évolutiophonétiqu (Hadkânon Hadqâ ou une formation sur un terme dialectal non akkadien (Utà sur u t ~ à ®comme m h Alalakh, ru~t non atût ; Tutarrum, non Taturrum; 'Imâr sur ' i ~ ~ ~ à ¢non '11nârun1 etc.).
D i s à m o n Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Hâsidânu ton serviteur. Il est arrivà chez m o i u n e tablette d'Igme-Dagan donnant d e ses nouvelles ainsi q u e celles d e l'armée V o i l à q u e j e viens d ' e n v o y e r u n h o m m e d u ~ u k i s ^ ^ ~ ~ ) chez toib). a) Non pas un NP, mais un nizbéà Homme du Mukii. à C'est une des plus anciennes attestations de ce pays, qui correspond à la valléde 1"Amuq. b) Le texte contient a-na se-ri-E, le signe final n'étanni YA, ni surtout KA, comme attendu. Je suis G. D. qui a corrigà en -ka.
D i s à m o n Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle sassarânurna)ton serviteur. M o n Seigneur m ' a envoyà le message suivant : L e s habi-
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LES OP~RATIONSGUERR&RES
LES DOCUMENTS ÉPISTOLA~REDU PALAIS DE MARI
toute la partie est de la Haute-Djézir(rive droite du Tigre). b) Pour cette ville, cf. (494) n. f). c) A la 1. à 1' de G. D., il y a clairement un signe BULUG4 érasà J'ai donc suposà que c'étaiun exemple de plus de texte corrigà et reportà à la 1. suivante. zi-munu est un idéogrammbien attestà A Mari pour désigneI ' i s i n i m à ¢ ~ i u nsoit ~ le produit avec lequel les soldats se préparenleur bièrePour cela, cf. MARI 3, p. 142. d) Pour cette farine grossièrecf. p. 399.
tants du pays de Nurrugum se sont enfuis. Pourquoi cette nouvelle ne fait-elle pas l'objet d'une lettre de toi237? >> Pouvais-je envoyer un tel message? Il n'y avait pas un fugitif que sa fuite m'amèn ni un quelconque réciqui m'arrive^*. Voilà pourquoi je n'ai pas envoyà de message à mon Seigneur. D'autre part, en ce qui concerne les patrouilles de campagne qui.. . à ~ a t u r n u m m ~.)., .
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(Lacune.)
Dis A mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Saggarânum ton serviteur. J'ai pris connaissance de la tablette que mon Seigneur m'a fait porter. Quelle est donc cette arméqui serait sous mes ordres et que je n'expédie(raispas chez mon Seigneur? Il n'y a pas d'arméA ma disposition243. . .
Au sujet du ravitaillement des soldats, objet de la lettre de mon Seigneur, cela fait longtemps que les patrouilles de campagne ne sont plus pourvues de quoi se faire leur bière"*^ D'autre part, mon Seigneur m'a envoyà le message suivant2'0 : N Pourquoi l'armépréciséme qui n'a pu emporter de farine-tappinnumd), est-elle toujours en mouvement241? à L'armke qui l'a prkcédÃ- et beaucoup même - est en constant mouvement. Lorsque mon Seigneur aura fait prépare leur farine, je ne manquerai pas de constituera2 une troupe de soldats régulieret on fera parvenir A bon port, A Karanâla farine qui leur est destinée Ils viennent de se débanderl'armé attend dans la montagne.
(Lacune.)
J'irai.. . Or une tablette de.. . est arrivéchez moi, disant : . .. dans A.. . du pays de Nurrugum. Renforce toute citadelle quitque. .. >> N
514 [IV 461 Dis A Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère Je t'ai naguèr écrique j'avais expédil'arméà sarbata). Maintenant comme quoi.. .
a) à L'homme-A-la-scie sans doute un sobriquet. Il s'agit d'un trè important fonctionnaire de l'époquéponymaleen charge de È
(Lacune.)
. .. au combat. Je te (les) ai expédiés . Interroge-les pour qu'ils te donnent tous détails2@ Notre armke, çva.
237. L. 8 : [fa-t]u*-rnua-nu je-ri-iu i'i-ul tu-.Fu-pa-ra-am. 238. L. 11 : ii-lu-nia a-wu-tuni mi-im-mu-u 3u i*-mii*-qi*-tani ( s u r krasures) ; cf. v. S. Or 23. p. 208. 239. L. 0'-3' : [as-.$uni si-di-if su-hi-im], [sa he-li] if-pu-ru-uni (zI MUNU4], [zi-munu4 su]-ug-hu-uin is-tu pu-nu-ina. [mi-im-in\a* i - u l fu-kiiii. 240. L. 4' : [$&-fimi ki-a\-uin he-li if-pu-ru-uni. 241. L. 7' : [lu-a it-t\u*-uh*-l[u*]-miit-ta-nu-la-ak. 242. L. 11' : [lu-ul (1-[s\(i-ku-un-mu.
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a) Sarbat appartenait au territoire de KaranâlQattarÃ
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère
Je vais bien ; que ton cÅ“u ne s'inquièt pas! Envoie-moi des nouvelles de ta santé Le pays vient de passer de mon côt mais je n'ai pas encore ~) d'arrivébde l'inté pris la ville haute de ~ i n à ª tQuelqu'un rieur de la ville m'a dit ceci : <> désormaiaffamés245c) Tant que je n'aurai pas pris la ville haute de Ninêtje n'irai nulle part ailleurs. Bibliographie : texte éditpar G. D., RA 66, 1972, p. 125. a) Pour l'identification de Ninê avec Ninu'a, alias Ninive, cf. MARI 5, p. 224 et Wu Yuhong, NABU 1994138. b) Pour l'éventualitd'un sens de ~ n a q t u mcomme à réfugi cf. IV 52 : 5, oà une traduction plus simple comme N arrivÃÈ à survenu est proposé; (498). c) L'emploi du parfait indique quelle est désormaila situation des assiégà ; le verbe est beriîm N avoir faim È )),
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père J'ai pris connaissance de ta tablette que tu m'as fait porter. Tu m'y disais qu'Amînu avait triomphà de 300 hommes de troupes de ~ i n à ªett ~ que l'ennemi avait 6puisà le grain de la région246 Tu ne cesses de m'écrir d'envoyer rapidement de la troupe247. La raison pour laquelle je ne t'ai pas envoyà de la troupe jusqu'à présentVoilh que je t'ai envoyÃtout détaipar Usur-pî-Sarrih propos de ma venue. Fais attention au message dont il est porteur. L e 6 courant du mois d'Abunz (xi*), au moment du
246. L. 6-9 : ki-mu 3 me $0-ub lu ~ ~ i * - [ ~ r e - e ^rt1*1-[1~~1i-11u-ur1u^l }. i-du-ku tu-o.?-pu-ru-um, [Ã ki-ma} 2 - e n 1 Sa nui-a-tim, [lu-kur] ig-mu-ru (IG MU RU).
repas2'^), je t'ai fait porter cette tablette depuis Subat-~nlil. a) Cf. (515). n. a). Cet Amînu est un génér de HauteMésopotamicomme le montre un texte de la * T h à ¨ s de N. Z . b) Le texte porte réellemenk i n s i d i m mais on trouve k i - i n - s i - k i i m dans A.4265 et M.5564. Il est donc vraisemblable qu'il s'agisse ici d'une simple mégraphide DI pour KI. Pour la forme k i - i s - s i - k i im, cf. FM [Il, p. 82, 1. 30.
517 [I 51 Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Vous, vous recherchez sans cesse des stratagème pour battre^ votre ennemi et vous essayez sans cesse de l'entortiller. Par ailleurs l'ennemi ne recherche de la mêm façoque stratagème à votre encontre et il essaie sans cesse de vous entortiller. C'est une incessante recherche mutuelle de stratagèmesà la faço des lutteursb). Il est à craindre qu'il ne se passe comme dans le dicton antique qui dit : La chienne, à force de se dépêche a mis bas des avortonsc). à Vous-même n'agissez pas ainsi! Il est h craindre que l'ennemi ne vous entortille dans une embuscade et.. . votre.. . (Lacune de 2 1.) Autre chose : ne vous pr60ccupez249 en rien du riteurûbâtumde ma ville. Ne faites point c e déplacemen(qui serait) considérable Les temps sont proches pour ma montéà cet endroit. En l'attendant, faites ce qu'il faut pour garder l'armé(sauve). En ce qui concerne la nouvelle que je t'ai transmise par Usur-pi-Sarrim, l'ennemi qui campait aux côtÃde Lidâyface à ISme-Dagan a entendu les rumeurs concernant les arméequi s'étaienrassembléepour aller à ISme-Dagan. Il a évacusa ville, s'est levà et est parti. ISme-Dagan a, dè lors, pris sa
248. L. 19 : [i-nu k]i-in-si-DIo*-imtup-pci-a111[an-né-e-er11
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LES OP~RATIONSGUERRI~RES
ville, ~ u r u l l u m ~Du ) . coup, l'ensemble du pays d'Utà est calme et la population est restéchez ellef). Il l'a fait rentrer dans l ' o b 6 i ~ s a n c e ~ ~ ~ g ) . De la troupe est partie pour rentrer au Pays. Pendant 2 ou 3 jours, ils se reposeront chez eux, puis se rassembleront. Je prendrai la têt de l'ensemble de la troupe. Au cours de ce mois, j'arriverai ici à pied d'Å“uvr avec les armées Tu es informéJusqu'à ce que je monte, fais ce qu'il faut pour la garde de l'arméelle-même Je t'ai fait porter cette tablette de moi depuis Subat-~nlil,le 8 d'Abum (xi*). Bibliographie : cf. MARI 3, p. 159. a) En m. h m. : à tuer>, mais d à ¢ k w signifie fi battre avec un bâtoÈ b) Le m u i t a p p m est comme le montre son idkogramme SU.KAL, l'à homme ?i la main forte le à lutteur (cf. JAOS 65, p. 223 sq.). Le verbe i a p à ¢ ~ wà la force 112 (rkciproque) dont il est dérivest celui-lh mêm qui est employÃdans le défque lance Zimrî-Là 3 ISme-Dagan (cf. X 4 : 16). c) Le sens de cet apologue a suscità une trè grosse littérature V. S. ( O r 21, p. 76) a interprétle verbe comme SutZpurum, fi se disputer pour de la nourriture (sich ums Futter streiten). 11 donne en outre ?i huppudum le sens de fi ruin6 (zerstort). Son interpréta tion du proverbe est que à la dispute des frère est aussi insensé et dangereuse qu'une bagarre pour de la nourriture chez une chienne qui est prè de mettre bas ; cf. en outre Moran, RA 71, p. 191. Un problèm annexe est posà par huppudum qui signifie aveugle ou boiteux È La lecture du verbe semble, en tout cas, fixédésormaicomme futêburu et signifier à faire les choses vite ; cf. (304) n. b). Le proverbe me paraîsignifier à Pierre qui roule n'amasse pas moussen : en l'occurrence, plutô que de finasser avec l'ennemi, il vaudrait mieux l'affronter dans une rencontre décisiveTous ces efforts pour rien sont symbolisks par l'actività débordantde la chienne dont les enfants sont boiteux ; cf. *Sagesses et dictons de È
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l'époquamorrite.
250, L, 34-35 : itiii-ci-fil*il-le-eiii [klfi-111-fcia - e l i -lu-h-ki-iii.cilia pi-i-iin if-le-en iM-te-laJ-il?-A' ;cf. MARI 3. p. 160; cf. v. S.. Or 21. p . 76.
d) V. S., O r 21, p. 76, restituait [ t e - r ] u - b a - a t ? CC entrée (Einzuge), ce qui ne donne pas un bon sens ; pour la nouvelle lecture, cf. MARI 3, p. 159 sq. Pour le rite de dkploration fi urubâlu = bikîtiirnd'aprè un lexique, cf. *La Religion en Syrie ..., p. 510, et FM III, p. 38-39. Les textes afférentsont publiks dans XXVIl3. e) Il s'agit ici d'une ville turukkkeme, dont Lidâyétaile roi. La distinction d'une seconde Burullum qui ferait partie de l'IdaMaras (cf. XVI, p. 8) est ?i écartercar elle repose jusqu'ici sur une situation de Haburâtu ?i l'ouest de la Djézirà alors qu'elle étai en fait au confluent du Habur tigrin (D. Ch.). On notera d'ailleurs, dans XXIII 594, la distinction explicite de l'Ida-Maras et de Burullum. f) Le texte recourt ici au verbe s a k à ¢ n u m fi résider>non i a k à ¢ r ~ u mPour la racine SKN confondue ?à tort par les dictionnaires avec SKN, cf. XXVI 168 n. i); 392 n. i) ; 519 n. d) ainsi que le compte rendu du CAD S par D. Ch., AfO XL/XLI, 1993194, p. 5-6. g) En m. ?à m. : fi Il l'a fait habiter d'une seule bouche. C'est une apodose de présage; cf. YOS X, 11 iv 17 sq. ; 33 iv 2, 7. Ã
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère Naguèr je t'avais écriau sujet de la victoire. Aujourd'hui, je viens de prendre S i b a n ~ m ~ ~~ li ~n )Ã, ªett ~le pays tout entier. Réjouis-toi a) Pour l'identification de cette ville avec la Sibaniba d'époqu mkdioassyrienne, cf. MARI 5, p. 224. b) Cf. (SIS), n. a).
519 [IV 121 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Maintenant q u ' h m - g à ¢ m iest parti vers le Haut-Pays avec ISme-Dagan, Meskinum l'apprenant252,. . . ne se taira pas. (Texte lacunaire.) 251. L. 4-7 : i-na pu-ni*-iim, US-fumdei-cin~*-cli-im, a5-pii-ra-'[k}iim,i HU- ~i-ha*-i~ci-um*k~. 252. L. 7-8 : I*[ine-t?.~-k]i*-u[u] *-utn i-Se-em-me-ma. x - \ ( t h - x il-ruIl isS. Or 22, p . 203,
l c i - u ~ ~ ~ cf. & ~ v, ;
A partir de maintenant, mêm si 1 0 0 0 0 ~ ennemis ) arrivent, j'ai de quoi leur répondre261Il ne faut pas que le cÅ“u de ~amassî s'inquikte de ce que je suis en pays ennemi. Voilà que j'ai envoyà une tablette chez Lamassî Qu'un de tes serviteurs la lui porte! En outre, il faut que mes serviteurs, chaque fois que je leur fais porter des tablettes de moi262, ce soit ?i partir de Razamà qu'ils reviennent, sans aller plus au-delà Continue ?i envoyer chez moi de tes nouvelles. a) Ce toponyme avait 6tà corrigà dè XVI, p. 16, grâc aux occurrences de Tell Rimah. La restauration de Talmu: indique que Hiwilat doit d6sormais êtr cherchéau nord de Ninive. C'est un pays, ?I 1'6poque. de peuplement hourrite, ce qui explique l'existence du NP Hiwilathi (ÃHiwilatéeÈ en hourrite) dans les textes de Chagar-Bazar ; cf. C. Gadd, Iraq 7, 38a. On abandonnera donc la proposition de 1. J. Gelb (HUS,p. 112), reprise par RGTC 2, p. 76, de chercher la hi-bi-la-at^1de la 3e dynastie d'Ur, dont est originaire le houmitophone it-hi-pd-tal, dans la régiode Kirkuk. b) En m. ?I m. : J'ai repoussÃeux (et) leurs cadeaux. N. Z. pré férerailire: [... u]8-ta-ad-di-su-nu-ti(NDN), je leur ai fait donner. >> c) Pour ce chiffre, équivalendu kir sum6rien (3600 = 60 x 60) et qui d6signe une multitude cf. *Unit6 et diversités .. p. 123. Une telle expression se comprend trè bien dans une sociét qui, la diff6rence des Mésopotamiendu sud, a adopt6 un calcul par base 10 (cf. MARI 5, p. 605-606) et non plus 6 (10000 = 100 x 100). d) Pour l'identification de cette Lamassî cf. MARI 4, p. 433-434 et, surtout, P. M., MARI 7, p. 271-280 (ÃLamassî-Assu È)
Il se trouve a v o i r pris la route pour le pays haut, à TalmuS. Maintenant qu'il se trouve avoir pris la route pour le pays haut, pour ~ a l m u gmaintenant ~ ~ ~ , le guide de.. . Tes présagedoivent se trouver faits254. Il faut que toutes tes dispositions soient prises afin que par la suite, une fois que tu te seras mis en route, l'ennemi comme un seul homme.. . vers son pays255. (Texte lacunaire.) 520 [IV 131 Dis ?i Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père J'ai pris connaissance de la tablette de toi que tu m'as fait porter. ~ ' e n n e m i ~ ~. 6 . . (Lacune.) Fais le voyage de r al mu^^^^ et assurémentmoi-même avec le reste de la troupe j'irai à ..
521 [IV 681
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Igme-Dagan, ton frère Le pays de Hiwilat et ~ a l m u g s'étai ~ ~ ~révoltà ~ ) Les prin~ n c i e n de s ~ ce ~ pays ~ sont venus cipaux personnages et les me trouver, mais j'ai négligleurs présents260b) Je vais bien. Mes dispositions sont toutes prises. Sois content; que ton cœu ne s'inquièt en rien!
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253. L. 14-18 : [O-nu wu-tim e-1;-tflin,u-[na tu-ul-mu-US^kaskal], .Vil-il ~?-rbil-r;tl.[a-nu ma-a-am e-1;-tim?,a-[n\a [iliju-u-ut t ~ l - m u - u [ s f .
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254. L. 21 : te-re-tu-ka lu-i't ;II'*-lit!*-ep-flu].
Dis ?i mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Hâsidânu ton serviteur. J'ai pris connaissance de la tablette que mon Seigneur m'a fait porter, comme quoi Sûmiy est venu de Talmug, disant :
255. L. 24-25 : [il$-tu iu tu-al*-l[;]-ku, [ILI-kLIr] ki-ina 1 ILI (1-nu ma-ti-su. 256. L. 5 : [ILI-mes] na-uk-rum [ . . . ]
258. L. 5 : mu-u-ut 11;-wi-lu-(it*kil ;[a*-ul-inu]-u~*~
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261. L. 16 : ci-~i-ap-pu-ul-Sue-le-i*.
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262. L. 23 : Ã ILI-tur-mes-infa ki-IIIUtu\p*-plu*-[ri-;O]
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LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE hIAR1
; L ' e n n e m i est rassemblà a Asala). à Voilh le message de mon Seigneur. A l'heure actuelle, on a fait entrer (les gens de) la zoneb) de sassarânu à ApqumC) ainsi qu'a sânipâmêm et (ceux de) la zone de ~ a n à » h - ~ a à m~aa ~n d u w à ¢ t u mHier. fl ~ali~a^^, le généra est v e n u : je lui ai donnà une mission précis concernant les patrouilles de campagne. A l'heure actuelle, suivant les instructions de mon Seigneur, j'ai.. . h ~ a ~ s a r à ¢ netu Yanfih-Samar. (Il manque 1 1. du rev., 3 1. sur la tranche inf.) a) Cette ville est mentionnédans OBTR 1 0 : 4' avec Hiwilat ; OBTR 160 est une lettre envoyee par une femme de cette ville qui avait rencontre Mutu-Hadqim à Sarbat. Tout cela indique une régioau nord-est de Tell Rimah. b) Pour ce sens de haisutn, cf. t. 1, p. 120. c) Non pas Apqum du Balih, mais celle qui est surtout documentéà l'epoque assyrienne (Apqum d'Adad, soit Tell Abu Mariah) ; cf. W. W. Hallo, JCS 18, 1964, p. 73. d) Pour cette ville, cf. W.W. Hallo, JCS 18, 1964, p. 73. Elle est mentionde une etape avant Apqum (donc au sud de cette dernikre) et la 3e étapà partir d'Ekallâtum Ce toponyme est apparente à celui de Sânipâtucf. (848) n. a). e) Yanûh-Samase retrouve, à l'époqude Zimrî-Lî serviteur de Qarnî-Lî le roi d'Andarig, à SehniUSubat-~nlil,au moment du rkgne de Hâya-abu ; cf. M. G., FM II, p. 264. f) Cette ville se situait sur la route d'Assur à Kani3 ; cf. P. Garelli, Les Assyriens en Cappadoce, p. 85-85. XXVI 527 montre qu'elle est bien situédans la partie orientale de la HauteMesopotamie puisque, primitivement occupépar le roi d'Andarig, elle est rétrocéd au roi de KaranâA.2132 (sa-ad-du-watirnh) montre en outre que c'est là que Sâsiyaroi des Turukkéens rencontre hggar-ab?, le génerade Kurdâ On doit donc la situer vers l'est-sud-est du Sindjar.
523 [V 501 D i s a mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Isar-Lîm ton serviteur. 263. L. 17 : fini-ki-libu*-li-ia gal mar-tu.
LES OPERATIONS G U E R R I ~ R E S
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M o n Seigneur m ' a envoyà un message concernant le fait d'expédiel'arméh Atuma) au-devant de lui. Yatir-Nannum campe a ~ u b d u m avec ~ ) un millier de troupes. Voilà que je i n ~ 600* ~~~ viens d'expédieh la ville d'Atum A s d à ® - ~ a k avec soldats pour êtr a la disposition de mon Seigneur. Cette troupe est d'ores et déja la dispositiond) de mon Seigneur, à Atum. a) Le toponyme signifie M L'Arc ; c'est aussi le nom d'une structure du systèm d'irrigation qui en a la forme (cf. p. 610) ; cf. t. 1, (252) n. dl, les remarques concernant la ville d'Er&. Le toponyme d'Atû serait (XVI, p. 3) mentionnà par TH.72 2 (cf. Syria 50, 1973, p. 4, n. 4). La collation montre qu'il s'agit en fait de la ville d'Adû (a-di*-i-irtzki). Cette ville des bords du Tigre n'est donc pas obligatoirement identique à celle qui est mentionnéici, que sa mention aux côte de Lubdum incite à placer du côt oriental. b) La ville de Lubdum est rarement mentionnéà Mari. A part cette occurrence, elle reapparaî dans un fragment ( M A.1600 È qui documente la campagne de QabrâD'aprè J . A. Brinkmann, AnOr 43, p. 178-179. n. 1096. elle serait situéau sud de Kerkuk. Pour des référenc à un toponyme LubdaILupti mentionnà dans des sources paléobabyloniennesélamiteet nouziotes, cf. A. Fadhil, Studien :ur Topographie miel Prosopographie der Provirz:stadte des Korzigreichs Arrapkie (index p. 358a.) c) Pour ce fonctionnaire d'époqueponymale, cf. (473). d) La graphie ~i-ka-a-aldoit êtr interprétà non comme l'indice d'une interrogation, mais comme un effet pausa1 (affirmation forte). Ã
Dis a Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère L e roia) a pris A'innumb) et Zamiyâtu qui s e trouvent sur les bords du ZâbCes villes appartiennent h QabrâLe roi les a prises. Réjouis-toiUne fois que le roi les a prises, il a fait route tout droit jusqu'a Qabrâ Voila le message que l'on m ' a apportà ici. Une nouvelle
264. L. 7 : wu-fi-il>2 a-mi-uni-ma Iu,~-di-tii-\ki-&\
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Nous avons combattu chez les gens de ~ u t a r r u m et~ j'ai ~ ~ ~ ) remportÃla victoire. ~ à ¢ r - ~ d d uet^les fils du Ya'ilânu ont Tous ses serviteurs et ses soldats sont tuésIl tous éttuésd) n'y a pas d'ennemi qui s'en soit sorti270. Réjouis-toi Bibliographie : cf. MARIS, p. 231 ; J. E., Iraq 47, p. 85.
ultérieurque j'apprendrai, je l'enverrai chez toi. a) S'agit-il de Samsî-Addou, plus vraisemblablement, de Dâdu.saMêm problkme dans la lettre suivante. b) A'innum, forme dialectale pour 'înum*la ville de la source È
525 [IV 491
a) Les textes écrivende faqon constante WA-i-la-num.Une premièr question est de savoir s'il s'agit d'un clan, comme l'expression N Fils de W. (1. 15) le suggèreou d'un NP. - Assurémenon trouve des individus de ce nom : WA-i-la-an (M.11405) ou mêm WA-i-la-num (TEM 3 iv 58), mais cela ne prouve rien car beaucoup de noms de tribus, de clans, voire de contrkes, correspondent A un ancêtr éponymepour ces problèmescf. XXXVIIIe CRRAI, p. 111. Dans le texte de Shemsharra, AS 16, p. 194: 34-35, on trouve mentionnéles messagers de 2 fi-mu-ur-ri-im È dans une énumà ^ s a - a r n - ~ i -IWA-i-la-nim ~~~, ration oà on constate pour N WA-i-la-num A la fois l'existence du préd6terminatides NP et sa juxtaposition avec un nizbé N WA-i-la-num est attestÃdirectement dans A.2776 (MARI 8, p. 383 n02) et le reste du temps médiatementmêm dans l'énumér tion complaisante du massacre, lequel nous est attest6 par plusieurs documents (cf. A.3304). C'est la têt de Mâr-Addqui doit êtr envoyéA Samsî-Addu aprè la victoire (A.3349). Un texte de Mari dit explicitement que d u m u ^ 1 ~est son à fils : cf. A.3304 (lettre de Samsî-Addu : 17-19 : N Mâr-Addu"dumu WA-i-la[nim]", ses grands et toute l'armésont tuéÈ d'une faqon telle qu'il pourrait fort bien s'agir d'un ethnique. L'usage de A.2776 ne serait pas incompatible avec une interprktation par un singulier collectif. - Une seconde question concerne la lecture Ya'ilânumUne lecture en YA et non WA a 6tà propos6e par 1. Gelb, Lmgua degli Amoriti, p. 149, S 2.4.6. Une dérivatioen -2rzuvt qui renverrait A We'ilum, ne serait cependant pas impossible. Un rapport peut-il êtr établi en outre, avec la ville de Ya'il du
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle IXme-Dagan, ton frère Le roi s'est approchà de sarria), ville appartenant il Qabrâ avec la troupe lourdement arméeLa ville de Sarri a étéva ~ u à ©devant e ^ ~le roi et (ses habitants) viennent d'entrer266 il QabrâLe roi est donc il Sarri. (6 1. manquent.)
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Voici la nouvelle qu'on m'a apportéeJe te l'ai envoyée Celles que l'on m'apportera, je les enverrai chez toi. Note: beaucoup de petits fragments se sont détachà sur le revers et ne peuvent tous êtr replacés a) Pour ce NG, cf. MARI 5, p. 217, et K. Deller, NABU 90/66 ; 90184.
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526 [I 1381 Dis il Yasmah-Addu : ainsi parle IZme-Dagan, ton frère Je me suis approchÃde adk ka^). En l'espace d'un seul jour, j'ai subjuguÃcette ville et l'ai prise. ~ à © j o u i s -! t o i ~ ~ a) Forme dialectale pour Hadqâà la Piste ; cf. p. 111.
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527 [IV 331 Dis il Yasmah-Addu : ainsi (parle) IXme-Dagan, ton frère La troupe du (clan) ya'ilânuma)avec la totalità de ses (moyens), s'étairéuniavec ~ à ¢ r - ~ d dpour u ^ livrer bataille. 265. L. 10 : d'aprks la place : [ d l - d i - m i . i etc 266. L. 11 : [i-l£.-du-uetc.
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LES OP~~RATIONS GUERRI~RES
LES DOCUMENTS P PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
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I
268. L. 10: i-na ru-rur*-{x)-i~i*-{x)~~. Le gentilice est kcrit sur l'krasure de vifi-lu]-nini. 269. La 1. 14 est ticrite sur erasure de la 1. 15.
i~ d-pj-L, [hi]/* i-ha-a.?-fi. 270. L. 19-20 : rÈ* l'~~~~-uk-rum
LES OPERATIONS GUERR&RES
district de Terqa qui est écrittoujours avec le signe IA? Ya'il est un terroir exclusivement benjaminite. On peut avec vraisemblance y voir un nom de clan désignanun lieu-dit. La situation est la mêm mutatis mutandis pour Nihad. nom de lieu et clan bensim'alite. Les graphies ia-a-il, ia-a-"1, ia-'ai-el indiquent d'autre part une étymologiYi-El. Une formation Ya'ilânu est identique à celle de sa-am-a-la-an (NP, XVI) sur Sim'al. - Mir-Addu serait le chef du clan WA'ilânum b) Une lecture *Bin-Addu plutô que Mir-Addu a étadopté dans XVIl1, p. 80, à cause de l'écriturphonétiqub i - n ~ - ~de1 ~ VI1 140 f 19'. Comme il s'agit de deux personnages différentsrien n'obligerait à interpréteune graphie par une autre. En fait, VI1 140 contient W - w u - n a - ~ I M (MARI 2, p. 81 et p. 104). lequel a toute chance d'êtr une variante d'Irmî-Addusur le modèl de Pulsu.naAddu versus Pulsî-Addu etc. D'autre part, si un terme bînu et son répondanfémini bînatwexistaient sûremen comme l'indiquent les graphies bina-a-hu-um, bi-na-da-mi-nu. bi-na-ha-an, bi-na-eh-tdr, bi-na-nar[i-iffi], bi-na-ut-ha-am-mi (bi-na-tu-ha-am-mi). il ne semble pas (sauf pour le courant d u m u - e h - t b ) exister de variante d'écritur avec DUMU-. On sait que pour le nom des Benjaminites lui-même quoiqu'il soit devenu d'usage de rendre ainsi l'écriturdumu-mes ia-mi-na, une lecture Mir-Yamînserait plutô à envisager, au vu de l'hypocoristique Mamzà (cf. à *Nomades... È) c) T u t a r r u m = à le Pont à ; cf. NABU 87178 et Mélange K. Oberhuber, p. 106. d) E n m. à m. : à tuéÈ mais dâku a avant tout le sens de à vaincre È
528 [I 1311 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère Une fois que j'eus pris ~ u t a r r u m Hadkà ~ ~ ~ ,et sunhûmje suis allÃattaquer HurarâJ'ai assiégcette ville, j'ai fait dresser contre elle tour de sièg et bélierLe 7e jour (de ma campagne), je l'ai prise. Réjouis-toi Bibliographie : MARI 5, p. 23 1.
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Igme-Dagan, ton frère Lorsque je suis allà attaquer la ville de Kerhum^^, j'ai fait se dresser273b) la tour de sièg et j'ai fait s'écroulesa muraille au moyen d'une brècheLe Se jour (de ma campagne), j'ai pris la ville de Kerhum2^. Réjouis-to ! Les citadelles du pays de Qabrà sont toutes prises. Il ne reste plus que Qabrâtoute seule275! Je vais bien et l'arméva bien. Ne t'inquièt en rien. Bibliographie : cf. MARI 4, p. 314, n. 95. a) La ville s'appelle à Ville haute È b) Pour cette forme dialectale = ufiz, cf. MARI 3, p. 281-282.
530 [I92] Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père
A peine 5 jours aprè ma victoire sur le prince de Qabrâj'ai triomphà du Ya'ilânu et je me suis emparà de la ville de ~ i m à ¢ r à J'ai¢ capturà ~ ~ ~ ~dans cette ville277 la troupe de la citadelle, 300 hommes, ainsi qu'un de ses fils. Réjouis-toi Bibliographie : cf. MARI 4, p. 3 14. a) Cette ville de Himârpeut êtr apparenté(pour son séman tisme) à la grande ville d'Imir. Le signe HI note comme souvent dans le syllabaire des textes mariotes le ' (cf. NABU 871105 sur hînu= s a i l u) et le -à est le K -digéographiquà banal dans les formations toponymiques de l'époque
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LES DOCUMENTS ~PISTOLA~RES DU PALAIS DE MARI
Pour une explication d'Imâ (OB) versus Emâ(MB) comme la N ville de l'ânÈà le marchà aux âne etc., cf. MARI 6. p. 75, n. 198. Himâr signifierait au propre pays-aux-âneB. Cet exemple viendrait s'ajouter à ceux qui illustrent la pratique de la N toponymie en miroir de l'&poque amomte. È
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531 [IV 251 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère Au sujet du pays de suSarrâobjet de ta lettre, Isar-Lî pourra te dire que ce pays est troublà et que nous ne pouvons l'administrer. Lidâyle Turukkéeet les Turukkéenqui sont avec lui, eux qui se sont installédans ce pays, ont engagà les hostilitks et ont anéant2 villes. Je suis venu au secours et ils ont pénét dans la montagne. Nous avons dklibérà Étandonnà qu'il n'est plus possible d'administrer ce pays, j'en ai déplacles habitants et les ai installks, serviteurs et servantes y comprisa), dans le pays d'Arrapha et dans le pays de ~ a b r à ¢ ^ La ^ troupe fera retraite vers l'intérieudu pays279. Je vais bien. Ton cÅ“u ne doit avoir nulle inquiétude a) Cf. V 2 : 11, oà il est aussi parlk du repli total de la population.
LES MENACES SUR MARI
A L'EPOQUE ÉPONYMAL Ce dossier s'est constituà soudain aprè que les collations de (532) et (533) eurent fait rkapparaîtrle nom de la citadelle de Suprum au lieu de la ville fantôm de Bakkaram (cf. MARI 5, p.
LES O P ~ A T I O N S GUERRI~RES
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210-214). Il rkvkle qu'un ennemi, non nommk, a étcapable de venir semer la terreur dans la rkgion de Mari et mêm de prendre Suprum, mais a ensuite étvaincu et a dà rebrousser chemin aprè une lourde défaiteCes textes ont dksormais étregroupéavec d'autres par N. Z. dans sa *TMse. Elle y voit un dossier qui raconte une offensive contre Mari par des forces nomades; ces dernikres constituaient un premier assaut qui put êtr repoussk mais fut suivi d'un second, celui qui emporta Yasmah-Addu. Le dossier est datà par elle de l'kponymat N qui suivit celui de Tâb-sillî-Ass È Comme il semble que ces kvénementse passent aprè la chute de Tuttul, il faut en conclure que l'attaque est venue du nord. Nous aurions donc là l'attestation d'une percke due aux Bensim'alites, mais aussi trks certainement h leurs alliébenjaminites, celle qui aboutit à l'installation de Zimrî-LÃsur son trône - (532) a étenvoyk par Sûmiy qui servait d'intermédiair avec les forces dirigéepar Isar-Lîmsous les ordres de qui opkrait Yatir-NannûmPour la personnalitk de Sûmiyaon se reportera la synthès sur l'administration de Mari h l'époquéponymalde P. V. dans Amurru 2. Ses lettres le montrent aussi bien en exercice h Assur et Ekallâtu qu'h Râpiqu oà il fut le chef local. D'autres textes le concernant parlent de champs et de corvéablede la régiode Mari. Il s'agit donc d'un administrateur qui, h la faqon d'un Zimrî-Add(XXVII), a reç des responsabilitémilitaires. 3000 hommes conduits par Yatir-Nannû ktaient, au moment ob la lettre de Sûmiy devait arriver, h 5 jours de marche de Suprum, ce qui indique un point de déparrelativement éloign (cf. (492), n. d) : 5 jours de marche représentenla distance de Mari h Tuttul), ce h quoi il faut ajouter les délaide transmission de la lettre. C'est par cette mêm lettre de Sûmiy que nous avons le plus connaissance des assaillants. Ce sont des pillards incapables de mettre le sièg devant une ville. Cela paraî exclure toute armé constituke par une grande puissance de l'époqueESnunna ou Alep, poussant une attaque contre Mari, depuis l'aval ou l'amont. D'ailleurs on parle explicitement h la fin de la lettre des ouvertures de paix d'EiSnunna. L'autre lettre. A.4197 encore inéditede Sûmiy qui parle de menaces sur Mari mentionne égalemendes messagers egnunnéen: on se trouve le 2 d'un mois (x*). - La seconde lettre, (533), annonce à ISme-Dagan lui-mêm la fin des angoisses : Suprum a en fait étprise et toute la population réfugiÃà Mari a eu trè peur car l'assaillant avait en définitivles moyens d'attaquer une ville, tour de sikge et bélierLes attaquants qui ont trouvà la mort lors de la contre-attaque sont explicitement
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LES OPERATIONS GUERRIÈRE 1
qualifiéde scheichs (sugâgumou de à chefs (lti-mes qa-qa-datu[m]), avec une onomastique trè clairement ouest-sémitique L'un d'eux est un roi (sarrum) assistà de son à ministre Ã
))
(iukkallum). Les cassures de (533). jointes aux difficultématériellede lecture du document, ne permettent pas de tout comprendre des évà nements. Le document semble en tout cas dire clairement qu'il y a eu 2 affrontements. Or, le à projet de stèl de victoire cite Tizrah comme lieu du combat décisifC'est lh que Yatir-Nannû a dà affronter le gros des troupes ennemies, le reste bloquant la capitale. Comme Tizrah se trouve, elle aussi. dans la province de Mari, cela montre, outre la prise de Suprum et le sièg de la capitale ellemême h quel point l'alerte avait étchaude. Ã
532 [II 441 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Sûmiyaton serviteur. Mon Seigneur m'envoie régulièremedes tablettes et j'envoie réponsaux tablettes de mon Seigneur, le jour même Le messager de mon Seigneur met un jour complet (à venir) ; le lendemain, je le réexpéd chez mon Seigneur. Comment (peut-on dire que) j'ai montrà de la négligencà prendre connaissance des messages que mon Seigneur m'envoie régu likrement? J'ai pris l'habitude d'envoyer^ chez ISar-Lîles tablettes les plus importantesb) de mon Seigneur. Avant mêm que la dernièr tablette de mon Seigneur (me le demandant) ne me parvienne, j'avais écrichez Isar-Lîet, de ce fait, il a détachYatir-Nannû et 3000 soldats réguliers Certainement, la troupe de Yatir-Nannûmen tant que secours, arrivera rapidement chez mon Seigneur. Le jour oà mon Seigneur prendra connaissance de cette tablette de moi, il faut que mon Seigneur compte 4 jours et, le 5e, l'armés'approchera de Suprum. Mon Seigneur Isme-Dagan va bien et ses troupes vont bien. Pourquoi mon Seigneur est-il angoisséMon Seigneur voit bien à quel point notre position est fortec) (et cependant) mon Seigneur les redoute? Ils ont multiplià les pillages dans les campagnes (mais) ils ne peuvent assiégede ville! Il faut que
mon Seigneur contrôl ses forteresses et qu'il en garde la porte en évitande faire sortir une troupe pour (engager) le combat. En attendant que Yatir-Nannû arrive chez mon Seigneur, que mon Seigneur garde sauves les places fortes ; une fois que Yatir-Nannû arrivera chez lui, que mon Seigneur constate la force de l'arméet qu'il agisse à son choix. Autre chose : de chez ~ n à ® h - l i b bdes f l patrouilles m'ont annoncÃ: Des messagers d'ESnuma font route chez le roi en vue d'un pacte de non-agression et d'amitiéà Or jusqu'h pré sent ils ne sont pas arrivéh la villee). S'ils arrivent à la Ville et que j'aie tous détailles concernant, j'écrirachez mon Seigneur. Le 2 courant de Tanzrnz~z(x*), j'expédicette tablette de moi chez mon Seigneur. Bibliographie : republià dans MARI 5, p. 2 10-2 12. a) Je prends ufabbal comme un duratif dans le passé b) Le sens de m a h r à ª t i ici me paraîêtr non plus à antérieure (MARI 5 , p. 21 1 ) mais à urgentes (cf. l'adverbe mahrêm-ma)voire simplement à de premier plan à important c) Ou bien, faut-il comprendre: [b]e-IL-ma (XI la wu-ta-ar niim-ma-ar : * Sans exagérerce n'est que mon Seigneur que nous Ã
Ã
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avons en vue? à d) II ne faut pas comprendre x Mon-cÅ“ur-est-épuiÈ nom prièr sur le modèl d' Atanah-Ilîà Je-suis-las,-0-mon-Dieu (serait peu plausible. e) Ici, Ekallâtum Ã
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Dis h Isme-Dagan : ainsi parle Yasmah-Addu, ton frkre.
LES OPERATIONS GUERR&RES
écrique l'ennemi assiégeaiSuprum. Je t'ai Postérieuremenà ma missive, il s'est emparà de Suprum. Il est venu et la villea) a eu trè peur d'un siègeDepuis qu'il a pris Suprum, toute la population^, y compris serviteurs et servantes, étaivenue se rassembler h Mari. Autre chose : (l'ennemi) étaiporteur d'une tour de sièg et d'un bélierLe jour oà il est arrivé en amont de la Ville,. ..
1
l
1
(Lacune de qqs 1.) i
. . . a étpris.
L'armés'est tenue contre eux^. J'ai remportà la victoire ... Tous les scheichs ont éttuéet les chefs qui avaient troublà ce pays, ta divinità les a remis totalement à ton pouvoir : Ahî-Maras Yamatti-El, Zimrî-Ilam-ma Yasîm Addu, le soutéenc) Issur-Dagan, frhre de Mutu-Abih, et tous ceux qui étaienavec eux, sont morts. .. .-Dagan, son vizird), 6tant de retour, a accouru. La troupe de l'acropolee) étanmontà à l'attaque, lors d'une sortie282, leur roi et les domestiques, tous ceux qui se tenaient à leurs côté ont éttués^ .. pour remporter la victoire.. . (Texte lacunaire.) Bibliographie : republié MARI 5, p. 212-214, a) Il s'agit ici de Mari. b) Peut-êtr faut-il lire [ultn-ma-su et y trouver un terme u ~ n ~ n u m apparentÃa umrnatum, à groupe È c) Les trois chefs rebelles des 1. 9'-11' se retrouvent dans XXIII 441, liste de NP sans date ; la correction de à Gutéeà en à Soutée à est possible ; cf. F. Van Koppen, MARI 8, p. 426, n. 36. d) N. Z. a trouvà dans A.3293, mention d'un à sukkal des souà ; cf. N. Z., *Th.?se. téen e) Pour pi'âti elêtim cf. p. 291 ; il s'agit de l'acropole, c'est-adire du tell actuel de Mari, comprenant les temples et les palais. f) Pour ce sens de w a s i m , cf. (50). n. m).
280. L. 6 : peut-Etre ne rnanque-t-il rien devant [a.fl-pu-ra-ku\~n]? 281. L. 2' : su-bi-it sa-bu-u\m i-nu pa-iii-fu-nii] (N.Z., *Tl12se...). 282. L. 16' : [u-ma\-hi-iretc.
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1
LES GUERRES AVEC E ~ N U N N A Einunna représentai la premikre puissance militaire du ProcheOrient de l'est. La documentation mariote, surtout grâc aux travaux de D. Ch., a fait réapparaît en pleine lumikre ce géanmilitaire dont on sous-estimait complètemen la puissance. G. D. (Akkadica 25, p. 5) parlait du roi d'ESnunna comme de quelqu'un d o n t le rôl politique ne manquait pas d'importance à l'époque~ Il s'agissait, en fait, d'un monarque bien plus important que ceux de Mari et de Babylone. Les percéeultimes des rois d'Esnunna vers l'ouest dont nous sommes informésemblent avoir étla régiode Mari, à l'époqu de Yahdun-Lî (cf. MARI 4, p. 169). et, plus au nord, la prise d'Assur et la poussévers le Habur supérieuoà furent occupée des villes de guédont Tamip, sous le rkgne de Narâm-SÃ; cf. D. Ch., MLlafTges M. Birot, p. 58. La campagne en Haute-Djézirde l'an ZL 3' ne reprksente en revanche qu'un avatar sans lendemain. Vers l'est, nous ne savons rien de sa politique, ni surtout de ses relations avec, l'Elam mais il est vraisemblable que la longue absence des Elamites de nos sources pendant tout le règn de Samsî-Adddoit avoir étcausépar la barrièr que dressaient face à lui les rois d'Einunna. Ils étaienainsi ceux qui contrôlaien tout particulikrement l'amvéde l'étaien Mésopotamie régulan les possibilitédes princes de la plaine de se forger les armes qui leur faisaient besoin; cf. p. 393. Un conflit direct entre l'Elam et lpiq-Addu d'ESnunna est en tout cas mentionnà par les Chroniques éponymalesMARI 4, p. 229 (B 8).
Qu'il y ait eu un, voire plusieurs conflits entre le royaume de Haute-Mésopotamiet Egnunna est prouvà amplement par les textes qui suivent. Les Chroniques éponymale montrent, pour des époquerelativement anciennes, les guerres menéepar Amînuou Samsî-Addcontre des rois d'ESnunna et la prise de
LES OP~RATIONSG U E R R I ~ R E S
villes aussi importantes que Saduppum (A 3 12) ou Nêrebtu (B S 17), avec cependant des revers (A 3 15). A Mari, on avait d'autre part gardà le souvenir précide l'époquoà Samsî-Addn'étai qu'un vassal d'Esnunna, profitant d'une de ses déconfiturepour proclamer son indépendanc(309) ; cf. XXVIl2, p. 156. La guerre avec Esnunna dont parle la correspondance d'époqu kponymale n'est plus attestépar les Chroniques suite à leurs mutilations et n'est donc que mal suivie dans le détailEsnunna semble avoir essayà d'entraîneavec elle Babylone (534). Les menaces portaient sur Mankisiim sur le Tigre (534) ; (527) ainsi que sur les villes au nord du Tharthar, route toute tracépour une invasion ?I partir des berges de l'Euphrate (534). Si le coup de main sur Karanà put êtr évitsuite aux énergiquedispositions d'lsme-Dagan, Mankisiim fut certainement prise (535). Incapable d'affronter le dispositif de défensdu Nord, Egnunna remonta l'Euphrate pour attaquer Mari. Cela amena la prise de Râpiqu (535). ainsi que celle de Yabliya (542) mais surtout celle préalablde Harbiim, attestépar plusieurs lettres et qui semble avoir étle fait d'une trahison des habitants (539) ; (540) ; (541). Les arméed'ESnunna parvinrent aux portes même de Mari. L'attitude de Babylone montre le désaccorprofond entre les deux parties du pays d'Akkad: Hammu-rabi resta un temps pacifique (534) ; (537) ou au moins attentiste (538). La guerre entre ESnunna et Mari est en tout cas certainement terminéau moment de la prise de Qabrâ puisque Dâdii.g et Samsî-Adds'en partagkrent les dépouillesAu mêm moment (544) montre Malgi'um achetant la paix ?I ESnunna, ?I Babylone et au royaume de Haute-MésopotamieCette paix est concomitante au grand recensement du royaume de Haute-MésopotamieC'est l'époqu oà un corps expéditionnairimportant fut espérpar Samsî-Addpour pouvoir monter l'opératioau secours de Qatna. D. Ch. a proposà (MélangeP. Garelli, p. 159) qu'il y ait eu un deuxikme affrontement, cette fois sous le rkgne d'Ibâ1-pîII, au cours duquel tout le Suhiim fut arrachà au royaume de HauteMésopotamiejusqu'à Bâb-nahlimlieu pourtant trks proche de Mari. On peut néanmoindouter de ce conflit trks tardif, qui aurait représentune péripét majeure dans la chute du royaume de Haute-MésopotamieOn a vu, t. 1, p. 434, (281), comment la lettre d'Ibâ1-pîpeut êtr réinterprétÃ
534 [IV 261 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ICme-Dagan, ton frère
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Je t'ai certes écrinagukre que j'étaiallà à KaranÃavec de la troupe me mettre en renfort à la disposition de Sâmû-AddLe prince d'Einunna avait mobilisà la totalità d e ses troupes, y compris domestiques et bourgeoisa). Campant à Opis, il avait multiplià les missives pour le prince de Babylone, (lui propom prince ~ ~ ~ sant) d e se joindre à lui pour prendre ~ a n k i s à » Le de Babylone ne fut pas d'accord. alg gré^le désaccord u prince d e Babylone, sans vergogne, il partit284, alla à Maskulliya et y entreprit de creuser un canal. Maskulliya est une ville 21 une double-lieue en amont de la Forteresse d'Ipiq~ d d u ~Une ) . lettre de Sâmû-Adm'avertit qu'ild) approchait de Maskulliya. Moi, d'aller au secours285e) de la ville avec la troupe. J'y arrivais quand une (nouvelle) lettre de Sâmû-Ad m'avertit que l'affaire s'étaiapaiséet que le prince d'Einunna qui s'apprêtai à faire un mauvais coupB6, étairentrà dans son pays. Je pris comme disposition287f) d'envoyer (des gens) sur les troupes qui étaienavec moi2^, chaz Sâmû-AddE n revanche, je renvoyai289 à Ekallâtu le reste de l'arméqui s'étaiavancà e n ordre d e bataille290g) à lintérieud e la contréainsi que.. . Ne sois en rien inquiet. Bibliographie : cf. MARI 4, p. 31 1 et n. 85.
283. L. 16-17: [ii iiiu]-uii-ki-si^', [ l e - q ] i - e - i n !; pas la place pour les restaurations de v. S., Or 22, p. 204. 284. L, 22 : i-iiu u - u i - t i - S if*-& ~
; cf. v.
S., O r 22, p. 204,
285. L. 3 1 : ii-iui 0-liiii at-tu-'u4-ru*-um; cf. v. S., O r 22, p. 204. 286. L. 32-3 : \k]i-mn a-wn-tum ni-lie*-et* (cf. v . S . . O r 22, p. 204) kg-nun-naki, [ h a ] - n ueu-ul-lu-liin pu-ni-Su.
288. L. 36 : ILI-IIUs(~-bi-iiui u if-fi-iuil--
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(en clair ; cf. autogaphie),
289. L. 42 : ut-[th-ra-us-si-nu-fi}. 290. L. 40 : [.ru i-iui l]i-hi ma-a-tim if7-t(l-di*-hu; [Su if-tu l\i-hi, N . Z., Vi2se.
LES OP~RATIONSGUERRI~RES
a) Cette expression bel dunzqÃ(1. 11) a étinterprétÃpar L. Oppenheim comme l'équivalendu bê [âbtrécenet traduite par à Ami du roi B. Le CAD D, p. 183a, a gardÃcette faço de voir et traduit ((Ami, favori B. Cela n'est pas bon car (( Ami du roi à devrait êtr mentionnà bien avant les girseqqûnz Cet appellatif ne se retrouve pas ailleurs à Mari. Amis du roi È si l'institution a jamais existé!se dirait plutô la troupe du roi È le sâbu mentionnà abondamment dans les repas royaux. En fait, bê dumqÃcorrespond à mâr darnqûti qui, à Mari, représent un des niveaux sociaux oà se recrute la à troupe du roi B. Les Fils de l'aisance (damqûtumà sont énumér avant la hiérarchimilitaire subalterne proprement dite, mais aprè les Anciens qui correspondent aux à notables B. Dans XXI, p. 518, il a étproposà qu'il s'agisse de gens d'un certain rang social, pour lequel le terme bourgeois dans son acception économiqu pourrait êtr tentéOn voit par cet exemple que girseqqûn signifie ceux qui appartiennent au monde du palais B. L'expression à girseqqûll et bel d u n z q Ãrésum ® donc la population oà a étlevél'arméele personnel dépendandu palais et la population extérieurau monde des fonctionnaires de tout ordre, soit les simples particuliers (nzuikênum qui jouissaient d'une certaine aisance et qui, éventuellementpouvaient se payer leur propre équipement b) Noter cet emploi de q a d u m conjonctif (en m. à m. : quoiqu'il ne fûpas d'accord È et le sens adversatif. XV, p. 245, comprend << de mêm que.. . ; v. S. a fluctuÃentre avant que à (Or 22, p. 204) et aussi longtemps que (GAG 3 73 c) ; CAD Q, p. 50b : à since, because. c) La Forteresse d'Ipîq-Adduqui n'est mentionnéqu'ici, a une appellation typique des forteresses frontière fondéepar un roi dont elles commémorenle nom. Manifestement elle défendaile nord-ouest du royaume d'E3nunna puisqu'on pouvait menacer à partir d'elle soit Mankisûmsoit le Sud-Sindjar. Elle étaidonc plutô sur la rive droite du Tigre. Cette ville a pu êtr rebaptisé par la suite, car on trouve (tout à la fin du règn de Zimrî-Lî apparemment en ZL 11' ou ZL 12') mention dans la mêm régio de la Forteresse de Dâdu.5.>> : A.558 : 12'-14' : à Ces 5 hommes, ayant reç à la "Forteresse de Dâdu.3a3cette information des hommes qui formaient une expédi tion qui devait aller de Mankisû à Situllum, sont partis à (5 lfimes an-nu-tum [ei-ma-am an-ni-a-am, it-ti lii-mes a-la0-akO-timsa ii-tu ma-an-ki-si-inzk a-na ii-tu-ul-lim^, i-il-la-ku i-na bà d d a Ã
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du-ia il-qh-nim it-ta-al-k[u]-nim). d) Le roi d'ESnunna. e) La forme verbale at-ta-'a4-ra-an1 a étcomprise (cf. AHw) comme un parfait de na'ârrurum f) Têrna (ina libbinz) sabâtu = penser, concevoir un plan È Détachequelques soldats vers Karanà montre qu'on y avait bien craint 3 un moment une offensive des Esnunnéens g) La forme verbale de la 1. 40 avait étjusqu'ici dérivÃd'un Sahâhum êtr dispersÃà (v. S. et XV). Le sens n'étaipas excellent et l'exemple ne se retrouve plus d'ailleurs dans le CAD 311, p. 75-77. De fait la collation montre qu'il faut y voir désormaiune forme Il2 de Sadâhunqui signifie marcher en ordre de bataille È ainsi que le documente le texte paléobabylonied'extispicine, RA 67, p. 44 : 49 et 51 (vocalisÃégalemenen i : iitaddih, 3 la diffé rence des formes des annales néoassiitanzdah). ISme-Dagan avait pris la têt d'un commando rapide pour marcher à l'attaque et l'armélourde le suivait en grand arroi. Ã
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Dis à mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Waradsîna) A u mois de Tainhirum (viii*), le 21 courant, voici le message que l'on m ' a apportà depuis ~ a n k i h a ~: ~:( lL'armé ~ ) d'ESnunna se rassemble à Mankisûm avec tout son arroi. ~ a n n u m - t à ¢ h à ¢a zfranchi le fleuve avec elle et marche sur Râpiqum:: La nouvelle, elle-même qu'il marche sur Râpiqumon ne me l'a pas confirméeS i on le fait, j'enverrai un message. Qu'il en soit ainsi ou nond), il faut que tes dispositions soient prises292. a ) Pour cet homme qui gouverna pour la dynastie de HauteMésopotamile Sud-Sindjar (Andarig), cf. XXVIl2, p. 246. b) L'existence d'une ville de Yankiha doit êtr maintenue, malgrà ma collation de MARI 5, p. 232. Elle réapparaà (ia-akO-ki-haki) dans la définitio du royaume d'Ekallâtum 3 proximità de Situllum, d'aprè M.7221 à éditepar N. Z.
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LES OPERATIONS GUERRI~RES
c) fort-au-combat. Il ne s'agit évidemmenpas du roi d'Esnunna du mêm nom (cf. D. Ch., MélangeM. B.. p. 52 sq.), mais d'un génér eSnunnéehomonyme et postérieurRien n'empêche évidemmentqu'il s'agisse d'un membre de la famille royale, h en juger par le nom qu'il porte. d) La formule ana s" là s" tient lieu du courant annîta là a n n à ® t a mCet emploi du nominatif fémini pour l'oblique est remarquable mais non dénude parallkle comme l'indique V 8 : 13-14 (lettre d3Aplahanda de Carkémish: lumu-te-e sa munus si-i li-li-kam-ma oà K munus s à ®tient lieu de munus S t i . Ã
Donc, que mon Seigneur ne soit en rien inquiet. D'ailleurs, les Babyloniens ne font jamais rien de mal h mon seigneurb). a) Dans la régiode Hît-Râpiqu on constate diverses activitéd'irrigation, soit pour s'assurer des prises en amont, là oà il y a encore du courant dans l'Euphrate, soit pour gagner de nouvelles terres, autant du fait des ESnunnéenque des Babyloniens. Tout cela devait représenteune agitation certaine et, étandonnà que travailleurs pour creuser et soldats pour une expéditioétaien mal différencié on pouvait toujours craindre qu'un travail agricole masquâun affrontement armé Le texte K i-me-ku-fi de G. D. est difficile A comprendre (la vocalisation du verbe serait de plus irrégulikreet ne correspond pas bien aux traces, surtout pour le signe final. Pour rnesC11z employÃen rapport à un cours d'eau, cf. VI 4 : 14 (803). b) Pour la pérennitdes bons rapports entre Mari et Babylone. cf. XXVI 449 : 12-23. J'ai compris à § l Babylonien comme un collectif, non une faqon de désignele roi Hammu-rabi (G. D.). Ã
Dis h mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Tarîm Sakim, ton serviteur. 1nûh-libbî m'a écritdisant : à ~ ' ~ ~ n u n n à © dans e n ~ ~ ~ ~ ) son entièretÃvient de franchir le fleuve a Mankisû pour la limite du désertJe ne sais pas oà il se dirige. à La régionçva. Que mon Seigneur ne soit en rien inquiet! a) Pour ce NP. dont la variante est Anîh-libbà cf. (532). n. d). b) La tablette porte is-nu-ku-urn (lu fautivement par l'éditeu *ISnulum). Il ne s'agit nullement du NP d'un génér eSnunnéen mais de l'ethnique construit sur Egnunna; pour la prononciation réell du toponyme K Einunna à l'époqude Mari. comme K I S n u n a k ~ ,l'ethnique en étaniSnukkwn (de *iSnunkum), cf. les exemples recueillis dans MARI 5. p. 225. È
Dis a mon Seigneur Yasmah-Addu : ainsi parle Ilî-asà ton serviteur. 2 hommes de Hammânu sont arrivéchez moi depuis Yabliya. Hammânu me les envoyait^^ dire que les Babyloniens ne faisaient rien de mai295. Pour l'instant, les Babyloniens nettoient la prise de leur canal^^.
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538 [IV 171 Dis a Pèr : ainsi parle Yasmah-Addu, ton fils. Dans une tablette de moi précédent j'avais écrih Pèr a propos des 2000 soldats babyloniens qui étaiena Hît face a nia troupe297. A l'heure actuelle, cette troupe vient de décro cher. D'autre part, au sujet de mon déplacemenà ~ u t t u l ~j'au), rais dûbm'en entendre donner l'ordre ; (aussi) ne suis-je pas parti298. J'ai équipet expédih Yabliya des gens de la garde personnelle pris parmi les bourgeois299c) ou de simples citoyens. Quant h moi, j'ai attendu l'ennemi h Mari mêmed) En réalità comme l'ennemi.. . la troupe.. .300 (Lacune.) Note : il est possible que ce texte soit A rattacher au dossier des 297. L. 7 : Su i-na i-duh a-nu pu-un [su-hi-iu]. 298. L. 15-16 : [t]ii*-.Cite*-er*-[fi], d-me-mu Lu[l u-fa-la-uk]. 299. L. 16 : ... i-ind duniu-mes rliom*i-rqH*l-[finn].
300. L. 24-25 : [i-nu-u[n-iiuki-mu nu-[uk-runi],[. . . ] su-b[u-um... ]
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LES OPERATIONS G U E R R ~ ~ R E S
attaques sur Mari ; cf. p. 126. a) Il ne faut pas déduirde ce document qu'il y ait une Tuttul proche de Hî ; cf. D. Ch., NABU 89/16. b) Il s'agit ici de la particule irkelle passétuSsa. Cette dernièr signifie le plus souvent, on aurait dit que È en conformitÃavec son étymologi(tuSSurn, à bruit non fondÃÈ ; mais ici elle ne sert qu'à souligner le fait que l'ordre qui aurait dà venir, n'est pas venu. La proposition de A. Falk. de trouver ici l'expression li5Ûnar 5ernGrn (qui pour l'heure n'est pas documentke!), reprise par CAD L, p. 21 2b, doit êtr abandonnée c) Pour ces gens, cf. (534), n. a). d) Pour ki postposk à - m a , usage assez courant à Mari, cf. MARI 5, p. 217. Ã
539 [IV 811
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Expédirapidement ces bateaux. à l'affaire. n a) En m. à m. : On fera attention (iquil~î b) Pour ce sens de n a v r n , cf. chap. La conduite de la guerre D. c) Le verbe w a p à ® nsignifie souvent franchir la frontikre ; cf. (496), n. c) ; il a ici le sens contextuel de aller à l'ennemi È d) 1000 homêrs à 50 par bateau, nécessiteneffectivement 20 navires. Le grain et la bièr sont donc des supplkments de cargaison, à raison de 5 ou 112 homêrsselon la catégorie Ã
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Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle I5me-Dagan, ton frère Dans ma tablette précédent voici ce que je t'écrivai: Je vais arriver à Ekallâtu et je t'écrira ce que j'aurai D décidé30 Voilà ce que je t'avais écritEn réalità une fois que je fus arrivà à Ekallâtumj'appris la nouvelle concernant Harbû laquelle s'étairebellépour passer du côt d t ~ 5 n u n n a 3 0 2 . Réflexiofaite, je vais envoyer303 l'armée Or, il n'y a pas de bateaux à Yabliya pour la traverséde l'arméeDè que tu auras pris connaissance de cette tablette de moi, expédi20 bateaux d'une capacità de 100 (soldats'?) chacun h Yabliya. Si tu envoies ces bateaux vides, l'affaire ne passera pas inaperçue304aet un espion*^ ira trouver l'ennemic). Fais embarquer 1000 homêr de grain, - 100 de farine, 10 de Ã
301. L. 7 - 8 : si-tu-lam \nilu*-la LI?*-tu-lu], [ni-tum us-pu\-ru-kuiu.
bièr mklangé- h raison de 50 homêr par navired) et qu'on amkne (les bateaux) en aval! Au sujet de ces bateaux, en donnant tes directives, ne mentionne pas le nombre des soldats. Lorsque tu donneras tes directives, donne celles-ci : On envoie par ce convoi305 ce grain pour les rations de la citadelle de Yabliya, farine et bikre mélangà pour les repas de la citadelle de Yabliya et la.. . ces3^ bateaux ... troupes d e la citadelle.. . (Lacune.)
[ f i ] - [ S ] f i - a ~ ~ - j ~ a - r i i - kun*urri
302. L. 9-12 : [i-nu-un-nlti* [il$-ru a-nu [ i - k d l - l ~ - t i n i ][ (~i~k ,- S l u - r d d * -1. te9-[e-em],[liu-ur-bli-eh fu u - r u [ l u - Ã ¨ ~ - n u n - nib-bu-[ciIl-ki-[ru ]a~~
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540 [IV 881 Dis h Isme-Dagan : ainsi parle Yasmah-Addu, ton frère Je t'ai assurémenécrinagukre que l'armée5nunnéenne30 ¢ . A l'heure actuelle, l'armé ktait entréh HarbÃavec ~ à .308a). lourdeb) de l'ennemi vient d'entrer h Harbûavec le fils d ' A h 5ina. On a pris les présagepour le salut de Yabliya. Ils ne sont pas bons. Il ne faudrait pas que cette fumédevienne un brasier et s'étendecausant du tort h la régiode Mari! Expédi rapidement ton arm6e lourde309. La distance est longue. Les tablettes de moi se succèdenchez toi visant h l'expéditiode troupes. Il ne faudrait pas que l'armétarde à arriver. Fais en 305. L. 35 : ^i~*-[~~i]-^url*-~A^~*-~*-Fu-r~u-H'-niu. 306. Tr. lat. : . . . fi-rila*-ri]. 307. L. 5 : ]k]i-mii [lu] l,w*l-h[u*-ulrii* lu à ¨ [ h u n - n a k i ]
303. L. 13 : CF-ta-ul-mu etc. ;1. 14 : un-tur-ru-lucf1; c f . les autographies.
308. L. 6 : if-ti lia-a-[O-O].Le N P est donc de 4 signes au maximum
304. L. 23 : u-na u-wu-tim i - q K - W ' - m u ; c f . copie de G . D . !
309. L. 20 : ar-hi-if ki-bi-it-ti s u - b [ i - h l .
LES OPERATIONS
sorte d'expédierapidement la troupe3^. bien la situation de la contrée En outre, vu que NP connaî je te l'ai envoyéExpédiun millier de soldats avec lui. Il ira31 Ic) e t . . au reste de l'armée (Lacune de 1 1. + 3 1. de tranche.) Ã~ a h i i r ^ ^ sama$-tillassu et ~ a t i r - ~ a n t ; f i ; nse~trouvent ) a) Le NP fait au maximum 4 signes. On ne pourrait exclure cependant une lecture zAh-[mes] = halqCtum, à les fugitifs >>. b) Ce texte est important pour montrer que la k i b i t t u m ne pénktrdans la ville qu'une fois celle-ci occupépar des forces d'intervention plus légkresPour k i b i t t u m signifiant à l'armé lourdement équipé avec les bagages>, cf. MARI 5. p. 666 et XXVU,p. 180, n. c). c) Une restauration [ l i - l i ] - k a m . comme le propose G. D., ne convient ni A l'autographie ni A la grammaire! Le texte [ i l - l ] a - k a m suit une idéde N. Z.. *Thèse... d) Incertain ; [ m e - à ¨ s - k ] i - n u - u conviendrait aussi bien, d'aprè 'autographie.
541 [IV 741 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Igme-Dagan, ton frère J'ai pris connaissance de la tablette que tu m'as fait porter. Voici ton message : à Une troupe supplémentaire31du prince d'ESnunna vient d'entrer à Harbû Voilh ton message. Cette affaire est dénuà de fondement. Nulle troupe supplémentair n'est entréh HarbûComme je te l'ai écrinaguèrej'y expé dierai de la troupe et je ferai en sorte de châtieracette ville3^. Ã
GUERRI~RES
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Tu m'as écriaussi au sujet des dons d'habits aux petits et grands. Ici, pour ma part, je viens de faire les présentaux générau chefs de sections315, ainsi qu'h ceux de la catégo rieb) des scheichs et aux membres des sectionsc), ceux du moins qui se sont rencontréavec moi. J'ai donnà h tousd) généra un anneau d'or de 10 sicles, 1 soleil d'or de 5 sicles ; à tous chefs de sections, 1 anneau d'argent de 5 sicles ainsi que des habits316e). Les scheichs et les membres des sections, je les ai vêtus A ceux qui ne se sont pas rencontréavec moi, je n'ai pas fait un tel présent Maintenant, si toi, tu veux êtr considéré^ donne de tels présenth ceux même qui sont h ton service317, mais pourquoi en ferais-tu porter à ceux qui ne le sont pas? (Texte lacunaire').) a) Pour ce sens de i à ¢ l u n iabrégde d i ' a t a m i à ¢ l u mcf. (583) n. hl. b) Le texte emploie la tournure >. c) Pour ces gens, cf. t. 1, (49), n. a). L. Oppenheim, JNES 13, 1954, p. 144a, a déj fait remarquer que u1111nâ ~ à ¢ b i ( m glosait dans la sériERIM-HUSII : 59 ama-erina-na et correspondait aux à rank and file of the army È d) Une forme II de q i ' à ¢ J u n'étaidocumenté que pour l'époqurécenteJe lui ai donnà un sens emphatique. e) Pour de tels cadeaux, cf. (579). f) Le terme emûqun a éttraduit à ressources par G. D., ce qui Ã
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d6ji X V . p. 261
3 10. L. 25-26 : i-lui u-lu-ki-im [fi-lu-pu-ut], Su im ç-nit-ufl
di--1ii-if
sa-hi-im fI?I-ru-di-
31 1 . L. 27-30 : Ã uf-Suni te,-ein ma-u-rini [NP], a-ta-uni-mu-ru &-tu[uno-ra-ku-,Tu],1 1;-im sa-ba-nni it-t\;-,fufil-ru-ud},[il-/\&-kani etc.
3 12, L , 34-35 : i*-~iu~ ~ u - [ l i u - ~ i r dutu-tillat-.sii. (?)]~i Ù ~ u - r ~ ~ r - ~ i u ] - ~ i u - u ~ ~ i wu-us-bu.
3 15. L. 17-20 : 17(1 US-suni qi-Su-ut tug-[hi a-iw gal-meSI, [ Ã ™ tur-me.; taUS-pu-r[u-urn,[un-11;-kli'*-ci-uniu - n u - k [ u - d ,\gal]-mec mar-tu galmeS k [ u 5 ] ,
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316. L. 23-28 : if'*-Ifil-iu-muiii-iuim-ru. [uj-,fa-timu \ t - t [ u - 0 - d i in, [a-nu gal-mes mar-t]u 1' har ku-gi Su 10 su. [ à 1 su-am-.Ta-am ku-g]i [CIu 5 s[u], [a-nu gall-meS b u 5 1 har ku-babar] ia 5 [s]u [à tug-h]i il-rqP-LS.-.si"nu-fi ; c f . Falk., BiOr XIII, p. 29a. 3 17. L. 35-36 : un-iz&-ti~ii u-nu Su nui-di-ri-ka, [•+,a-US-b i-tli-i[n-iiiti] c f . 1. 38!
LES OPERATIONSGUERRIERES
serait une ironie. Prendre emûqu au sens d ' à § a r m Ãdevrait © entraîne au sens de K Si tu veux avoir une vraie arméÈmais cela se dirait sans doute autrement En fait on voit h Mari emûqu permuter avec epûqumà poids (cf. XXVIl3, à Le culte des bktyles È et il est vraisemblable qu'emtîqa raSGrtz signifie K susciter la considkration È Le but de l'opkration est non pas de donner des présentsce qui est inévitabl?i l'époquemais de le faire avec faste. g) Sur la tranche, vraisemblablement, traces de la date.
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère Le prince d7ESnunna s'apprêt h fortifier ~ u l h à ¢ n u m ~ ) Tandis que cet homme fortifie la ville3^, moi, vais-je le regarder faire comme ça'Je vais lui porter un coup équivalen dans son pays324. L'arméde Rê'ûm-idoit se tenir il ta disposition. En outre retiens sur la troupe de Mutu-Bisir l'escorte qui doit aller avec Addu-rabi de Babylone et envoie rapidement chez moi le restant de la troupe de Mutu-Bisir, celle de Tawiyab) ainsi que celle de Zikrî-Addu a) Mulhânu est sans doute l'équivalende Mulhâ ( K Endroitau-sel>>),une ville qui est ?i l'extrkmitk septentrionale du Suhû infkrieur (celui de Yabliya); cf. D. Ch., ~Sapîratum ville du Suhû ÈMARI 8, p. 341-366, en particulier p. 361, n. 58. b) Cf. A. Falkenstein, BiOr 1, p. 115a. d'aprks II 17 : 16-19, qui mentionne comme ici la troupe de Mutu-Bisir, Zikrî-[Adduet Tawiya.
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542 [II 171 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère J'ai pris connaissance de la tablette que tu m'as fait port e r 3 l 8 Tu m'avais écrique tu enverrais de la troupe h yabliya319. Or cette affaire est au point mort. Étandonnà qu'il en étaiainsi, je t'ai (déjhenvoyà une tablette ; en outre je t'ai dépêc~ d d i n - ( ~ a ) g a nton ~ ~ serviteur, ^, aprè lui avoir donnà des instructions. Tu n'as toujours pas envoyà de troupes"^. La situation, telle qu'elle se présentici, est difficile322a)! Envoie-moi la troupe de Mutu-Bisir, de Zikrî-Addet de TawiYab)! Voilh que je viens de t'envoyer 300 hommes de troupe avec Rê'ûm-iafin qu'ils soient à ta disposition. a) La restauration est exempli gratia. Pour un emploi de kabâtum6 êtr dkfavorable, cf. XXVI 469 : 13 ; nakud semble ne se dire que des gens, etc. b) Ce Tawiya est souvent mentionnà comme chef militaire, ?i l'époqukponymale ; cf. texte suivant.
Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère Je vais bien. Envoie-moi constamment des nouvelles de ta santéL'arméqui se trouvait avec Isar-Lî à Malgi'um va bien. Elle vient de revenir au paysa). Le prince de Malgi'um a dépensé pour eux 15 talents d'argent. Ces 15 talents, on les a partagéen ces 3 parts : le prince d7Esnunna a reç 5 talents ; en outre, on (en) a donnÃ5 au prince de ~ a b y l o n e ^ , puis l'arméest partie. Par ailleurs moi-mêmeje vais faire un recensement génÃ
3 18. L. 5 : texte comme copi6 : ru-fa-TU-lam pour ru-Sa-hi-lum. 319. L. 6-7 : [uf-ium sa-bi-il~n*u-na iu-nh-li-iuki. [(ù-ra-di-ilmru-a$pu-ru-um ; cf. en partie v. S., Or 22. p. 195. 320. L. 11 : [ù i-din-d
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325. L. 12-18 : ii-5e-ji-Su-nu*-ii-im-n1a, 1151 gu am a-nu 3 qa-tu-tiiit, \.finu]-a-ri i-zu-:.u, [5 glu* lu &s-nun-nak,[im-tu-li]ar, ù 5* [gu a-nu lu k]i*dingir*-ra*ki*, id-di-[nu]-ma.
LES OPERATIONS GUERRIERES
ra1326c). c e d ) recensement est absolument nécessaireLe bétai est tout à fait bien c 0 l l e c t à © 3En ~ ~outre voilà que le Roi va e n v 0 ~ e r ~chez ~ 8 toi des recenseurs. Toi donc, de la mêm façontu recenseras ton pays. Bibliographie : cf. MARI 3, p. 142, n. 88 et 89. Note : pour une datation en Hammu-rabi 10, R. Whiting, Ta11 alHamidiyu 2, p. 210, no 205 ; en Addu-bani ; M. Anbar, MélangeA. F., p. 11. Mon changement des 1. 15-17 tient compte du rapprochement établpar N. Z. avec (317). selon lequel Esnunna étai dans le mêm camp que Samsî-Addcontre Malgûm a) En m. A m. : N Elle est remontéà ; cf. l'expression explicite elle est revenue A la 1. 19. b) En m. à m. : à Il a fait sortir. La à sortie par excellence, soit la ~ à ® t = u i (sumérienzi-ga, est la dépensopérÃpar le palais sur ses stocks. c) ana kalî= N totalement ou prononciation courte pour a n a kali-Sa? d) Le texte dit bien têbibtu fûnon s"\ e) Pour ce terme naid-ma'-w-tum, cf. MARI 3, p. 142. N. Z. traduit : à La population est diminué mais le verbe laqâtu doit A laqtum, la taxe sur le bétail faire référen N
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Esnunna et Mari ne furent pas souvent alliéesous le rkgne de Zimrî-Lî Pour les efforts d'Esnunna d'entraînedans son alliance Zimrî-LÃau débude son rkgne, on se reportera aux documents publiks par D. Ch. (MélangeP. Garelli) et repris t. 1, (281) et (282). Manifestement Zimrî-LÃpréfé l'alliance de la plus lointaine Alep A une inféodatioA une puissance qui avait A plusieurs reprises contrôl Mari elle-même au moins A la périod qui prkckde immédiatemenle rkgne de Yahdun-Lîm Esnunna saisit en ZL 3' l'occasion de l'appel au secours des
326. L. 20-21 : à a-iiu-kit t[e*-hi]-ib*-tam.u-iia ka-11-i?* ii-ub-lm-ab. 327. L. 24 : iwm!-mi!-:a-[tlum*lu-uq-ta-at. 328. L. 27 : i-rÙ-ur-ru-[nlil*
Benjaminites révoltÃpour entrer en guerre. 2 arméedifférente montkrent à l'assaut: l'une contre l'Ida-Maras, l'autre contre Mari elle-même sous le commandement de $allurum. Il étaidifficile de bien distinguer les textes en 2 lots indépendantsOn trouvera plusieurs des documents de cette 6poque rangédans l e dossier à Rébelliodes Benjaminites B. L'expéditio menépar Sallurum est pour l'heure surtout documentépar les lettres d'AsqÛdum édité dans XXVII1. L'histoire de la paix avec Esnunna dans le courant de ZL 4' constitue un dossier important encore inéditen bonne partie constituà par les lettres envoyéedepuis le Sindjar par le ministre Sammêtar On se référe provisoirement aux citations faites par D. Ch. dans les MélangeP. Garelli, p. 162-166. Vers l'annéZL 7'. les rapports se dégradèrede telle faço entre l'elam et ESnunna que l'empereur décidde se débarrasse II. Il appela à la rescousse ses vassaux définitivemend'Ibâ1-pîmésopotamienssurtout Babylone et Mari, mais il est vraisemblable, d'aprè la suite des événement que Larsa ne fut pas absente lors de l'expéditionLa prise puis le pillage d'Esnunna font l'objet de lettres encore largement inéditesLa documentation administrative atteste en abondance la satisfaction mariote à l'annonce de l'événemen cf. < Fragments rejoints pour une histoire 6lamite dans les MélangeStkve, p. 121. ESnunna, régipour le compte des elamites par le prince amorrite Atamrum, participa alors aux aventures lointaines auxquelles son succè devait entraînel'empereur d'Elam et dont la conclusion normale résulten un affrontement direct avec Babylone, assistéde ses frère amorrites. On trouvera les textes afférentà ces événemen ci-dessous dans N L'expéditioA Babylone B. Esnunqa ne disparaî p a s pour cela de la documentation mariote. Evacuépar les Elamites, elle se donna un nouveau roi, sorti du rang de ses soldats, Sillî-Sî Ce fait eut une importance décisivdans la ruine de Mari. Les succks de Babylone, la dérout de l'elam et l'annexion de Larsa avaient étconcomitants pour Mari A des problkmes de plus en plus graves, sur le front du nordouest. L'égoïs inflexible de Babylone qui cherchait A régle d'abord ses problème entraînMari A se trouver une autre le nouveau roi d'ESnunna, malalliance : ce fut celle de Sillî-Sî grà la foi des serments jurésLa fureur de Hammu-rabi fut telle que la ruine qu'il imposa A Mari devait êtr définitivet les ballots des archives mariotes rassembléepar les scribes babyloniens qui les trikrent une fois qu'ils y eurent accks furent scelléau nom d'annéqui consacrait la chute d'ESnunna ; cf. t. 1, (289). È
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545 [A.1025] Dis à mon Seigneur : ainsi parle assi si-~agan]~), ton serviteur. Depuis le jour oà mon Seigneur est retournà aux Bords-del'Euphrate, les rois alliésb et tout le Pays éprouvaiendes sentiments divers à l'encontrec) de mon Seigneur. Or leurs propos deviennent séditieux Assurémentnaguèrevoilà la façodont je me trouvais apostropher ces rois329 : à Oui! Mon Seigneur arrivera rapidement, ayant pris la têt des Bédouinsil ôter de ce pays la d'ESnunna et il sauvera le Pays! à Voilh les propos que je leur tenais et je me trouvais apaiser leurs m u r s . A l'heure actuelle, ces rois ont appris le déparde mon Seigneur pour les Bords-de-l'Euphrate ; ils se sont troubléet leurs propos en ont étchangésdisant : à Mais oà est donc ton Seigneur qui devait venir nous sauver et bouter hors ESnunna? Oui! il est parti pour les Bords-de-l'Euphrate. >> VoilÃce qu'ils pensent désormais En outre, ~ e s s i r e e Sâsiy ) rôd autour de Hadnu-rabi et de son pays pour le détruiret il a entraîn un changement dans le discours envers mon Seigneur. Voici la façodont il s'adresse aux rois : à Oh est donc Zimrî-LÃque vous recherchiez330 pour êtr votre père*et derrièr qui vous marchiez lorsqu'il se faisait véhiculesur la chaise à porteurs? Pourquoi, maintenant. n'est-il pas venu vous sauver? à Voilà les propos de Sâsiyà Bûnû-EstaHadnu-rabi, h u m - k à ® m a - k a l à ® ~ . mi r n r i ~ aet g) (autres) rois. Or, eux, ils ne se rendent pas compte des intentions de cet individu. On dirait qu'il leur parle avec sincéritéh alors que ce ne sont que propos ourdis331i)! Ils se sont mis à calomnier 329. L. 4-5 : ["nu-ci-t]um ku-lii-.k~Fe*-flil* he-li-iu if-ru-US-ka-iiu5 ,ru i-na pu-ni-tinr a-na lugal-me.? .rupu-as-sii-JIU,[if-tu]-ba-al-ka-{XI-[ult* nu-ri.
330. L. 16 : Sa (1-na a-hu-ri-ku-nu te-sev\-a-su-mu etc. 33 1. L. 21 : i[d*-bu-uh-su-ii]u*-.fi-i~n-r~?u i-kti-~~-~ti-or-~i-iiii-ti etc.
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mon Seigneur auprè de Sâsiyasans se rendre compte qu'il leur raconte des bobardd et qu'il a un pacte de non-agression avec le prince d'ESnunna. Il a, lui-mêmecomme grief contre mon Seigneur le fait d'êtr reparti vers les Bords-de-l'Euphrate, se disant : à Zimrî-LÃn'a certes pas manquà de jurerk) avec Qamî-LÃet ESnunna et voilà pourquoi, lui, il n'est pas venu à nous mais est (re)parti vers son pays! à Voilà entre autres les griefs que cet individu éprouvà l'encontre de mon Seigneur. On répan mainte calomnie1) à l'encontre de mon seigneur3^, disant : à Des tablettes de Zimrî-LÃne cessent d'aller chez h l u r u m , disant : "Approche-toi (de moi) avec ton Seigneur ; sinon, je veux bien aller chez mon Seigneur et me rencontrer avec lui! C'est lui mon Seigneur, le Seigneur de leur ~ e i g n e u r ~ ~De ~ ~plus. ) ! "ces tablettes vont sans cesse de chez Sallurum chez ~ i d n a t - s u i n )le, génér babylonien. à D'autre part, on a rapportà que naguèr mon Seigneur avait envoyÃchez Qamî-Là un pâtre0et que sur la tablette dont il étaiporteur étaiécriceci : à Dis à Qarnî-Là ; ainsi parle Zimrî-Là : "A propos du message secret que je t'envoie par le pâtrearrange rapidement cette affaire?)!" à Ils ont appris (l'existence de) cette tablette, et se sont mis à avoir du envers mon Seigneur. On aurait dit que mon Seigneur venait de faire la paix avec ESnunna! Le pays tout entier a désormaipeur. A l'heure actuelle, ces rois sont alléchez Sâsiy et des chefs de sections du Pays tout entier sont venus, un avec chacun d'euxr). Moi-même ~ a ~ h u r - ~ età un ®m chef ~ de section
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332. L. 27 : ... nu-US-ku-unt\u*-lis-.fi he-li-il([-ni\uilt-tu-ii(i-ad-du-6.
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333. L. 29-30 : uni-niu-u-mi if-ri he-Ii-ka si*-ri[i*-iq ii-la-Su-m](i*a-ria jeer he-ll-iu, lu-ul-li-ik-nia if-ti he-li-i[u lu-u]n*-[na^*-mi*-irhe-11'-ma he-el be-ll-Su-nu*.
LES OPERATIONS GUERRIÈRE
avec lui, nous avons fait le voyage^". On arriva chez Sâsiy et ce dernier, nkgligeant les détailst)ne s'en prit qu'h mon Seigneur, disant : à Qu'est-ce donc que Zimrî-LÃa en tête L'an dernier, il est monté^ h l'intérieudu ~ a ~ sLes ~ rois ) . l'ayant prisv) comme Pkre et Guide, il a donnÃde la troupe à Hadnu-rabi. Il s'est empar6 de telles et tellesw) villes à moi ; il a pillà des moutons et il a instaurà des massacres à l'intérieu de mon pays. Par la suite, les Esnunn6ens sont montéet Zimrî-LÃest parti pour son pays, sans assurer votre secours. Maintenant, derechef, il est montà et il n'a certes pas manqu6 de prête serment avec Qamî-Là et Esnunna, puis il est parti pour son pays. >: Voilà ce337 qu'entre autres choses Sâsiya racontà et ils (en) ont eu du ressentiment contre mon Seigneur. Ils lui ont parlà de venir à Karanà mais il a refusédisant : à Il s'est allià avec Hadnu-rabi, l'agresseur typex) ; aussi livrerai-je combat mais je n'irai pas à KaranâIci mêm je ferai procédeà une prise d e présagesSi j'en obtiens de bons, je combattrai Esnunna ; dans le cas contraire, si les présageque j'obtiendrai sont trè mauvais, je ne combattrai pas mais enverrai une lettre h Hammu-rabi. Un renfort de troupes montera de ~ a b ~ l o n e ^ ~ . Alors Zimrî-Là arrivera et nous combattrons. >> Voilà les plans de cet individu mais tous ces propos qu'il tient ne sont que duperies. Il a un pacte de non-agression avec Esnunna. À.l3heur actuelle, les rois et le pays tout entier sont enflarn~né contre s ~ ~ mon ~ ~ Seigneur. Aussi Bhfi-Estar s'estil lev6 pour dire à Sâsiy: à Zimrî-LÃa gard6 ses troupes gal ku5-me: i d mu-tint ka-1I-$c1 It-tI-iu il-11335, L. 41-42 : [il[-1;-ku ku-ma, a-nu-ku ;a-ap-l~u-ur-li-mà 1 gal ku5 it-ti-tu nu-&*-u\d*-d[t]*. 336. L. 47 : IJ-ha-tu iu-ud-da-ag-de-em a-na 11-;[hl-himu-a-tint i-l[e\-i*[ln \a*. 337. L. 56 : r.kl 1.~~3-si-;a etc. 338. L. 63 : ... te-er-di-tuin is*-m lu ki-dingir-raki i-il-le-e-m.
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d'élitet il a expédichez nous des gens mousz). Avec eux, c'est notre mort! à Et il (sur)nomme les Bédouinà gibier à fauves >>340aa) ! C'est sur mon Seigneur que les rois et le pays tout entier ont les yeux fixésSi seulement, avant que mon Seigneur ne se dispose h aller, les Bédouinavaient fait l'objet d'un accord avec mon Seigneur qu'ils dussent venir3'^, depuis longtemps Esnunna aurait décampet ce pays-ci se serait retrouvéabderrièr mon Seigneur seul. à l'heure actuelle, mon Seigneur doit se consulter avec ses serviteurs et selon sa consultation faire prendre les présage afin de venir, en fonction des bons présagequ'il aura obtenus - s'il y a lieu de venir! Dans le cas contraire, mon Seigneur doit écrirchez le mer'ûn pour qu'il prenne la têt de 1000 ou 2000 Bédouinet arrive chez nous car, maintenant que le temps est redevenu beau et que la main se r6chauffeac), il nous faut combattre les Esnunnéens Or, il ne faudrait pas que mon Seigneur dise ceci : Alors que Yassi-Dagan, mon serviteur, se trouve là -bas il ne m'envoie pas chez moi tout ce qu'il peut apprendre. >> Tout ce qu'il y a d'important que je peux apprendre, en urgence, je l'6cris chez mon Seigneur. En l'occurrence, il ne faut pas que mon Seigneur se fasse du souci pour Hadnu-rabi, mais bien plutô pour les Bords-de-l'Euphrate. J'ai écrichez mon Seigneur ce qu'il étaide mon devoir de serviteur (d'écrire)Que mon Seigneur réfléchis et fasse ce qu'il y a à faire en fonction de sa qualitÃde grand roi! Bibliographie : éditpar J.-R. K., MARI 6, p. 337-347 ; collationnà indépendammenpar D. Ch. et N. Z. que je remercie pour leurs informations. a) Le nom de l'expéditeuest assurÃpar les 1. 84-93. Ã
340. L. 70-71 : v-ha-am da-al-la-;* (cf. autographie!)a-IIUje-ri-IIIit-ru&ri-@ ~ ~ ~ ii-ta-na-&si. dar~~-ma it-ti-Su-nu ni-mu-ut, Ã I I U - I I U 341. L. 73 : ... it-ti be-li-iu uk-ti-rinl*-iiia li-il--kani-{KAMI.
LES OPERATIONS GUERRI&RES
b) Il faut comprendre farrân tillâtumà les rois qui sont les alliéde mon Seigneur È formulation par apposition, comme souvent a Mari, et non à les rois, les forces alliéesetc. à (J.-R. K.). c) La collation (que je dois a D. Ch et N. Z.) fait apparaîtrici la mêm expression qu'à la 1. 27 : fakdnum IV + eli et il faut, dks lors. lui donner un sens n6gatif. D. Ch. traduirait à se sont retournes contre È mais l'idiotisme à occidental à eli NP fakânuir= : conspirer contre quelqu'un È enregistr6 par CAD $11, p. 148a pour EA 164, repose en fait sur une correction du texte par Rainey (AOAT 8, p. 80), qui n'a pas kt6 reprise par W. L. Moran, The El Amarna Texts, p. 252. Sakânu eli a le sens courant de à mettre au d6bit de quelqu'un È La construction passive ne peut cependant êtr simplement <êtr au débide È car la 1. 27 fait apparaîtren union à la forme IV un accusatif. Le m. a m. doit donc êtr : à avoir sur soi au débid e > , ce que j'interprkte dans le contexte actuel à éprouve des griefs a l'encontre de>. Il faut, comme toujours dans l'akkadien standard de Mari, donner au à (1. 4) qui introduit une nouvelle phrase, non pas le simple sens de à et à (J.-R. K.), mais celui trks fort d'une opposition ou d'un progrè dans le raisonnement. Le sens est que la situation actuelle est bien plus grave qu'avant et que l'on doit consid6rer qu'au lieu de simples dissentiments (eli NP nafkun), on va vers une rébellio en bonne et due forme ( n a b a l k u t u m ) . Le parfait i t t a f k a n à montre l'opposition à avantimaintenant È d) Cette expression est celle-la mêm qu'utilisa Zimrî-LÃdans sa correspondance avec Hadnu-rabi (OBTR 2) pour parler de sa contre-attaque envers ESnunna. e) Pour l'utilisation de lu devant un NP, souvent (comme ici!) dans un but ironique, cf. NABU 87/12. f) Dans ce texte (1. 15, 48) abbûtu ne peut que signifier : dignite de Pkre È c'est-a-dire à suzerainete È Comprendre teSe"&-Su-ma avec inaccompli de dur6e ; l'expression est neuve mais J.-R. K. signale l'emploi de a n a ahhûtin fe'ûndans S. D. Walters, Water for Larsa, no 64 (= AbB IX 260) : 25-26. L'image irrespectueuse d'un Zimrî-LÃse donnant de grands airs sur sa chaise a porteur n'est pas attest6e que par cette lettre. Un autre rapport, dont M. G. doit donner l'éditionmontre des railleries quasiment identiques dans la bouche d'un Ibâl-Addu au moment de l'invasion élamiteTous ces faits doivent faire allusion a une mise en sckne particulièremen ostentatoire de la part
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du monarque, ce dont certains esprits forts n'avaient pas manquà de se gausser. g) Respectivement: les rois de Kurdâde QattarâRazamà du Sud et Zurrâ h) Je dois les bonnes traductions des constructions en ruSfâ ici et 1. 39, a D. Ch. En m. a m. : à Ces gens ne font pas attention a cet individu : on dirait que c'est avec la totalità de son cÅ“u qu'il leur a parlà alors (qu'en fait) il les (awâti = propos) manigance. D i) kasûrun se dit tout particulikrement d'à agencer des propos mensongers à ; cf. A.449 : 23 : à Or maintenant cet individu nous traque et il manigance des choses indignes contre nous È i-na-an[na], 16 fu-U i-t[a]-te-ni5 i-sa-hu-ur, à la fi--ti e-li-ni-, u-kaas-sa-ar ; cf. n. p). j) Pour ce terme bibiltuin, à prétextmensonger È cf. XXVII1, p. 120, n. 43. k) Pour cette forme verbale emphatique uaakakkir, cf. NABU 88/17. 1) Pour ce terme t u f h , à accusation calomnieuse È employà avec nadûnlcf. A.3947 : 13 : à On l'a pressà de questions au sujet de l'argent et il a fait cette répons: "Je ne l'ai pas. c'est NP qui l'a pris." (Alors) on a rejetà sur moi les accusations calomnieuses portant sur la grande quantità d'argent ([tlu-Uf-fi kù-baba ma-di-im e-li-ia id-du-li). à m) L'expression est trks elliptique mais elle ne peut que concerner les propres vassaux de Zimrî-LÃqui n'ont plus a r6sister aux forces d'ECnunna puisque leur suzerain s'est lui-mêm donnà en vassalità à elle. n) Pour ce génér babylonien, cf. MARI 5, p. 619 sq. L'allusion n'est pas trks claire. Sallurum tient-il le génér babylonien informà parce que ce dernier est alors alliÃd'Esnunna? Le rôl qu'a jouà Babylone en ZL 3'-ZL 4' n'apparaîpas nettement. O) Cette rocambolesque histoire n'a pas l'air d'êtr mise en doute par Yassi-Dagan. Peut-êtr Zimrî-LÃavait-il effectivement profit6 de l'arrivé au Sud-Sindjar des troupeaux transhumants bensim'alites pour faire porter un message confidentiel 3 Qarnî Lî (qui étailui-mêm un Bensim'alite). Ce qui inquikte tellement les rois dans cette mission secrète c'est qu'elle semble prouver la collusion secrèt Andarig-Esnunna-Mari. p) Ka:ârui est le terme technique pour à ourdir (une mission secrkte) à ; cf. A.862 : 2-6 : à Depuis que mon Seigneur, nous ayant longuement donnà des directives, nous a exp6diésNP auprks de
LES OPERATIONS GUERRI~RES
NRoi et moi-mêm auprks de NRoi?, pour ourdir une mission secrkte (a-na te4-mi-imna-as-ri-im ka-sa-ri-im). Cf. n. i). q) Pour ce sens de sullunzum avec double accusatif pour signifier à fâchequelqu'un avec quelqu'un d'autre È cf. A.394 : 4 : a i hm te4-em a-tam-ri-im Sa ka-ar-si-iu i-ku-lu-ma, sukkal elam-fin1 zi-sa-al-Li-mu-Su, ta-ki-it-ti a-wu-ti-Su ga-am-ru-tim, \ha-am-muru-bi i[d-bu]-bu-am,à § Hm'a donnà confirmation complkte de l'histoire à propos d'Atamrum que l'on a calomnià et à qui on a aliénl'empereur d'clam. Construction sans doute différent dans X 156 : 27 u~allinz-Sim: à On m'a fâchavec elle. >> r) La compréhensiodu passage par J.-R. K. (6 60 capitaines de tout le pays sont alléavec lui È doit êtr changéeIl s'agit en fait de l'expression du distributif. 1 dm... itti-iu est cependant elliptique, -Su signifiant ici à roi qui a fait le voyage È s) Yaphur-Lî (à Le-clan-s'est-réunÈ nous a laissà plusieurs lettres publiéepar J.-R. K. dans XXVIII. Il est sans doute le scheich d'Izallû dans l'Ida-Maras, à proximità de Nahur et d'Ailakkà (cf. A.1941, XXVIl3). Ce passage-ci ne le montre pas du côt des à rois ; il doit donc s'agir d'un chef coutumier bensim'alite. t) J.-R. K. a traduit en m. d m. : à Laissant de côt ceux qui sont d sa droite et d sa gauche, c'est contre mon Seigneur seul qu'il s'est concentré J'ai préfé y voir un idiotisme signifiant qu'au lieu de taper à droite ou à gauche, il s'est concentrà sur l'essentiel. u) La lettre date de l'hiver de ZL 3'. Il s'agit donc des évén ments qui se sont passéen ZL 2'. Les monarchies du Sindjar avaient trè tô reconnu la suzerainetà du roi de Mari. v) Dans il-qu-WU-su-ma,le signe WA a une valeur ux, comme le montre 1. 72, la forme i-na-af-[Ù-lu- WAOn a notét. 1, (351). n. a), que U servait de glose de lecture d WA initial (" WA). w) *Telles et telles* rend le pluriel déterminen -&nu. Cela signifie que les faits sont connus de tous, sans qu'on ait besoin de les énumkrer x) De toute évidenc Sâsiy en veut toujours d Zimrî-Là d'avoir aidà Hadnu-rabi d s'assurer plusieurs avantages militaires contre lui. Il luttera bien contre Einunna mais pas pour venir au secours de Karanâmanifestement sous la menace des forces d'Esnunna, voire déjprise par elles. Hadnu-rabi n'avait plus que sa capitale de Qattari. Nenmudum itti NP signifie à former une alliance avec ; ubânumà doigt È entre dans plusieurs expressions figuréepour désigneune alliance. La construction ne m'est cependant compréhensiblque si ubânin nahibtim qualifie Hadnu-rabi. Ã
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Nâhibu n'est pas autrement attestà mais une forme II conjuguéde NHB est bien documenté désormaissurtout par les lettres du prince Sûra-HammÃLes contextes indiquent un sens : à agresser quelqu'un, lui chercher noise >>. - A.1281 : 32 : ma-ma-an sa-bu-a[n~] iu-nu-t[i],la zi-na-ha-ab, N Que personne ne cherche noise d ces gens! - A.1193+' 26-33 : il a-di i-na-an-na sa-bu-am iu-n[u-fi],uSe-ii-ib is-tu ma-ti-ma-a[n],it-ta-al-ku-nim i-qa-ut, nu-hu-bi-im i a 1;-na-ha-bu-iu-nu-t[i],* E n outre jusqu'd présentj'ai fait demeurer ces gens. Depuis longtemps, ils seraient partis, du fait des agressions dont ils sont victimes. >> - Ibid. 50 : [.. . ] ma-as-su zi-na-ha-[ab}. - M. 11074 : 17-21 : pu-na-nu-unz a-la-am, za-ar-ri-$ tad[iv-nam, u Su-ma-am ta-US-ku-n[am],ru1 a-la-am ia-a-tu, r d - n a ha-bu, à Nagukre tu m'as donnà la ville de Z. et tu m'avais procurà un bon rang. Or cette ville, on lui cherche des ennuis. >> - A.3398 : 7' : hm-nia ur-ru-am ie-ru-am, [dulmu si-im-a-alb dumu-mes ia-mi-na u-na-ha-ab. ut-tu-nu mu-uh-ru. à (Je vous protégerai)Si jamais le Bensim'alite [Zimrî-Lî cherche noise aux Benjaminites, venez me trouver! Ces emplois conviennent bien au proverbe ( B W L , p. 216) iêlibun libba-Su nulzhub-nza sullà nêi iba'a, etc., qui doit donc signifier à Renard, l'humeur agressive, marchait sur les traces de Lion, etc. È L'ubânui nâhibtu pourrait donc signifier à doigt agressif >>, celui par qui l'on désignqui l'on accuse. L'expression qualifierait l'humeur teigneuse du roi de Qattari. J.-R. K. a, pour sa part, rapprochà l'expression de nakâpu B (CAD Nll, p. 158b-159a) qui désignune infirmità du doigt. Le sens serait N un tel, au doigt estropià et il faudrait le considéreégalemencomme une injure. On s'attendrait cependant à trouver plutô K comme variante mariote d'un Ij babylonien, que le contraire. y) ahâzu IV n'est documentà que d'un feu qui a pris (cf. IV 88 : 16 ; XXVI 244 : 6) ; cependant, l'adjectif munnahwn se dit de personnes humaines N tout feu, tout flamme È Pour ce sens de 6 passionnÃÈ cf. AfO 19, p. 65 iii 7. z) Le terme dallum étaiattestà par un lexique avec l'équiva lence de à mou (rabbu) et la lettre paléobabyloniennTCL 1 21 : 9 opposait (comme ici!) l'orge damqum d celle qui est dallun~.Il s'agissait sans doute d'une catégorià amollie^, donc humide. Le sens premier de l'animal dalîlou dallalwn (grenouille ou autre animal) pourrait donc avoir étN mou, mollusque È Ã
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LES OP~RATIONSGUERRIÈRE
LES DOCUMENTS EPISTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
gouverneurs du pays afin qu'ils les mettent aux fers dè qu'ils les verront. Bibliographie: republià comme XXVI 41 ; y voir le commentaire historique ; recollationnà en 1995. a) En opposition ii cette traduction, cf. XV, p. 195 et de mêm CAD B, p. 335a ou Nl2, p. 305b: *Depuis Appâ jusqu'au puits qui nous appartient. Il est vraisemblable qu'il s'agit d'un lieudit. Comment en effet expliquer l'antépositio de n i ' d t l m ~ ?On trouve, d'autre part, dans M.10098 : 6'-9', lettre de l'époquépo nymale (la 1. 14' mentionne la Forteresse de Yasmah-Addu), que rien ne permet d'attribuer ii Asqûdu lui-mêmela mêm expression : à J'ai mis ii résidencà Ni'âtum-le-Puit 30 hommes et 2 guides de l'Euphrate du district de Samai-tillassu ; cf. la citation du texte dans XXVIIl, p. 179. Il semble d'autre part que Ni'âtu arrive, seul, comme notation géographiqueC'est ainsi, me semble-t-il, qu'il faut comprendre III 33 : 11-15 : à Ils mettront en culture tout le terroir dont m'a parlà mon Seigneur, à Ni'âtu (i-na ni-i-ia-tim) : cf. ce texte (779) pour un sens de à prairies donnÃà ni'âtuni
La langue de Mari connaît pour désignedes gens menant une vie amollie, le terme narbum ; cf. XXVIJI, p. 14 n. a). aa) J.-R. K. a lu hi-ri-bu sans traduire. Le propos précéde montre le mépridans lequel étaientenues les forces que Zimrî Lîavait laisséecomme garnisons en partant. N HI-ri-BU>>doit donc êtr l'expression dépréciati qui leur convenait. Une lecture farîpu rapproche l'expression de l'hébre türa qui signifie couramment à mettre en pikce une victime en parlant d'un animal sauvage, d'un guerrier, etc. Le terme (erep désignla à proie et frëPü l'animal mis en pièce par une bêt fauve. C'est donc une proie toute désignà pour des à fauves È Le terme qui désignle :guerrier d ' k l i t e ~ii l'kpoque est effectivement asdum, dont le sens propre étaipeut-êtr déjà lion Èsi l'on ne doit pas - au contraire! - considérele nom de l'animal comme une épithè ; cf. J.-M. D., N Les noms en Mut- ÈSEL 8, p. 82, n. 4. Pour Saslîii~ à donner un nom Ècf. X 94 (XXVI 239). ab) En m. ii m. : à serait retourné à ac) Pour *le temps est revenu au beau Ècf. A.4259 : 16. En revanche, l'expression 6 la main se r à © c h a u fest unique, mêm si sa signification est évidente
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546 [II 981 Dis à mon Seigneur : ainsi (parle) Asqûdumton serviteur. Relativement à tout ce que j'ai fait parvenir à bon port, sans qu'il y ait la moindre perte, avant mon dkpxi de Yabliya (...) (Lacune.) . il faut que les.. . se trouvent sur la rive gauche. Ils escorteront ces gens342, les esclaves, les bovins et les ovins. Si jamais ils vont les mains vides, ils doivent (les) mettre aux fers. En outre les patrouilles-sagbum doivent se trouver sur la rive droite, depuis Appânjusqu'à Ni'âtum-le-puitsapour mettre aux fers ceux qui se dispos(erai)ent à passer vers l'inté rieur de la steppe et les rassembler vers Mari à la disposition des scheichs des Bédouins Mon Seigneur ne doit point oublier cela. Il doit écriraux
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... Comme il m'avait envoyé. ., j'ai envoyà à Ibâi-pi-Eun message amical par l'interrnkdiairea) de Nâhimumbet d'KhiAddu. Us se sont approchéde l'ennemi avec les commandos d'intervention. L'ennemi, avec tout son arroi, a massacrà l a petite troupec), (soit) NâhimumIihi-Addu et environ 10 hommes divers qui n'ont pas réussà se sauver*^ et qui étaien alléen éclaireurse) L'expéditioest sauve.. . Bibliographie: fragment publià in extenso dans XXVII1, p. 243. Note : plutô que le courant de ZL 3' (c'est de là qu'il faut dater la grande majorità des attestations d'Einunna sans mention concomitante des filamites, dans les textes de Mari), il vaudrait mieux envisager le moment oà les troupes de Mari entrèrendans la coalition Elam-Babylone contre ESnunna (une variante de l'an ZL 8' de Zimrî-Là dit clairement: à Annéoà Zimrî-Là a fourni les troupes d'alliance à I'Elam È)car il ne semble pas que le roi Ibâl pî-EII ait participà en personne ii l'affrontement armà de ZL 3'. D'autre part, Nâ'imu semble encore vivant au moment du règle ment des affaires benjaminites, en ZL 4'.
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LES OPERATIONS G U E R R ~ ~ R E S
cessus géopolitiqubien analysà par D. Ch. (cf. (442), ses armée débouchkrenen Djézirdu nord-est et on retrouva le type de percéaccomplie auparavant par les rois d'Einunna et Samsî-Add lui-même Quand cela se produisit au débude ZL 9', Zimrî-Là étailoin, à Ugarit, et malgrà la trè vive inquiétudde certains (550), on l'impression qu'à Mari on commenç par accepter l'arrivédes Elamites comme un fait normal. L'occupation de S u b a t - ~ n l i l et l'installation d'un certain Kunnam sur son trône agissant au nom de l'empereur d'elam, paraissent s'êtr accomplies d'elles-mêmes La mainmise de l'elam sur la Mésopotamidu Nord fut systématiqu: Isme-Addu, promu ... MARI 7, p. roi d'Agnakkum (D. Ch., K Un souverain éphémk 165-191), avait reç de son côt mission de mettre au pas tout l'Ida-Maras, c'est-à -dir la régoau nord-ouest de Subat-~nlil. Une des figures les plus importantes du moment fut celle d'Atamrum qui, fut plus qu'un simple pendant au sud des grands serviteurs de l'Elam au nord, Kunnam et Isme-Addu. Il avait reç le gouvernorat - voire la vice-royautà - d'Esnunna et coordonnait toute la régioau sud du Sindjar. (556) montre que Hammu-rabi de Kurdà avait alors dà accepter (ou étaicensà avoir acceptéde devenir le vassal d'Atamrum. ISme-Addu d'ASnakkum se reconnaî lui aussi, d'une faço ou d'une autre, comme soumis h lui (MARU, p. 166-167). L'empereur d'elam avait donc dà penser à regrouper toute sa nouvelle marche occidentale sous le pouvoir unique d'un de ses vassaux. Nous ne savons cependant pas encore quels rapports entretenaient Kunnam de Subat-~nli1et Atamrum d9E:nunna.
a) Pour cette construction de Capûrurncf. MARI 3, p. 280-281. b) Pour ce Nâhimumcf. note à XXVI 39. c) J'ai compris istam comme le féminide îsu(cf. ittum, t. 1, (96), n. b) ; la forme attestéà Mari est surtout i-is-tam. d ) M. à m. K dont le pied étailourd. Cette expression est documentépar CAD K, p. 15b, comme désignanune maladie, ce qui n'est certainement pas le cas ici. Sans doute faut-il comprendre qu'ils n'ont pas eu le pied assez K léger>donc qu'ils n'ont pas réussà courir suffisamment vite devant l'attaque des ennemis. e) M. à m. K pour voir (la route). Cette expression doit faire allusion à la qualification d'ûnliru qui, selon les cas, signifie K éclaireu à guide È etc. Ã
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Avec l'expéditiode renforts à l'elam, Mari entra l'an ZL 8' (cf. le nom de l'annéZL 9' qui est celle du tillfit Elaintim) dans un engrenage qui devait la mener de conflits en conflits et la conduire à sa perte. En aidant l'empereur d'Elam qui se posait en suzerain des royaumes amomtes de la plaine mésopotamiennà venir i bout d'Esnunna qui avait longtemps tenu la place de la premikre puissance militaire du Proche-Orient, concurremment au royaume de Haute-MésopotamieMari et Babylone allaient en réalitmettre fin h l'ordre politique du Proche-Orient et surtout permettre au plateau iranien, dont la puissance militaire étaiinépuisabled'intervenir dans les affaires de la plaine. L'affrontement de l'elam et d9E$nunnan'est connu que par des rapports fragmentaires mais il semble qu'il fallut au moins une anné aux puissantes armée pour en venir à bout, puisque Esnunna tomba au plus tard à la fin de ZL 8' (cf. MélangeStèvep. 122) alors que l'invasion des elamites fut rapportéà Zimrî-Là dans le courant d'un mois (i).
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Egnunna prise, la famille d'Ibâ1-pîfut sans doute massacré lors d'une de ces éliminationsystématiqued'une race royale, pratiquéeplus d'une fois à l'époquamomte. L'Elam avait dè lors toute latitude pour intervenir dans la plaine. Suivant un pro-
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Les bouleversements dans le nord de la DjézirÃsuite à cette irruption élamitefurent considérable: il y eut une redistribution complèt du jeu politique. Nombreux furent les rois qui moururent de mort violente et durent êtr remplacésur leur trôn ; on vit en outre les principaux vassaux de Zimrî-Lî comme Hâya-Sû d'Ilân-sûrvaciller et passer dans le camp du plus fort. La correspondance de Yamsû (cf. XXVIl2, p. 31-49) est un témoignag irremplaçabl pour toute cette période
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Un des moments clefs de cette résistanc à la percé des elamites aidéde leurs séide(Einunnéenenrôlà de force et anciens vassaux d'Esnunna, comme les mercenaires guti) fut le long sikge de RazamâZimrî-LÃfut dks lors obligà d'intervenir au secours de son fidkle vassal, Samaya. Dks la seconde moitià de ZL 9'. aprè un passage à Mari. le roi alla h la rescousse h la têt de ses troupes.
Ce fut cependant avec Babylone, la ville la plus expos6e puisqu'elle avait d6sormais frontièr commune avec 1961am,que les choses se gâtkrenle plus vite. Nous connaissons encore mal le film des kvknernents, mais l'empereur d'&am d6cida trè vite de mettre au pas Hammu-rabi. Il marcha contre les villes septentrionales de la Babylonie. Hammu-rabi en appela d&slors, à la solidarit6 des fr&resamorrites et ce fut l'affrontement avec l'Elam. 548 [XIV lm+] Dis h mon Seigneur : ainsi (parle) ton serviteur YaqqimAddu. Le jour oà je fais porter cette tablette de moi chez mon avaient étemmeSeigneur, 3 habitants de Bâb-nahli nécaptifs à Esnunna depuis la montée3 jadis de DannumtâhÃcontre Mari, se sont enfuis de la troupe au service d'Atamrum et sont arrivéchez moi. Je leur ai demandà des nouvelles et ils m'ont dit ceci : : Quand la troupe est arrivéà Razamâdè l'arrivéeles gens de la ville ont fait une sortie; ils ont tuà 700 soldats élamiteet 600 EsnunnéensAprè une coupure de 10 jours, les Anciens sont sortis vers Atamrum et ils lui ont dit ceci : "Nous sommes pour la paix! Que les soldats déguerpissende leur camp h une distance d'une demi-lieueb) et je te porterai de l'argentc)." Et lui leur a répondceci : "Voici ce que vous ête en train d'imaginer : 'Tenons-lui des propos trompeurs afin qu'il déguerpissde son camp et que nous mettions find) aux épreuvede l'Ida-Maras.' Si vous ête pour la paix, pourquoi donc !hniya n'est-il pas sorti au-devant de moi? Eh bien! battez-vous et mettez votre ville en étade défense!Et les gens de la ville lui ont répondceci : "(Cette) ville appartient à Zimrî-LÃet l'armérégulikrest alléà sa suitee). Ne fais rieno jusqu'h ce que le maîtrde la ville te rejoigne!" : ($arrîya a pris ses dispositions : il a mis sa ville en éta de défense En outre régulikremenil fait des sorties et tue des
soldats d'Esnunna. Or (Atamrum) entasse un remblai en terre qui avance vers la ville. Le front du remblai ayant atteint l'endroit oh le mur extérieurimerge (du glacis)h), les gens de la ville - (l'assaillant) entreprenant de faire une brkchei) dans la ville - avaient renforce)) le mur sur les côtésgauche et droit344, en face du remblai. S'étanintroduits dans la brèche alors qu'il faisait encore nuit, sur le front du remblai, les gens de la ville firent une sortie au petit matin et ont tuà la moitià de ces soldats. Ils (les) ont dépouillide leurs lances de bronze et de leurs boucliers et ont stockÃ(ces derniers) dans la ville1). que de mon Seigneur. Les gens de la ville ne se préoccupentm 6 Atamrum a alors fait la rusen) suivante : il a pourvu des v a g a b o n d s 0 ) de javelinespl de bronze et on a (essayà d')intimider@ la ville en leur disant : "Pourquoi ne cessez-vous de penser h Zimrî-Lî Ne voilh pas à présenses troupes qui vous assiègent?'E les gens de la ville lui ont réponden ces termes : "Ce sont des vagabonds que tu as équipà et que tu as fait s'approcher! Oui, d'ici 5 jours, c'est toi qui vas voir les (vraies) arméequi t'arriveront, accompagnant Zimrî-LÃluimême! 6 La rumeur de l'arrivie de mon Seigneur plane sur l'armée Lors d'une premièr veille, l'armédans le camp montait 2 corvéed'approvisionnementr). (Les assiégeantsse disaient : "Il faut aller à une lieue, à la nuit et à l'aube, pour l'eau h la troupe. Qui, sur une troupe de 2000 h 3000 hommes, ce qui est peut), pourrait attaquer les porteurs d'eau?' Voilà les gens de l'intérieude la ville qui font une sortie et tuent de nombreux soldats. Alors ces soldats c'est dans le camp qu'ils se trouvent faire leurs corvéed'approvisionnement. Ils ont une grande peur de mon Seigneur. Que mon Seigneur fasse en sorte d'arriver et de sauver cette villeu)! >> D'autre part - de la mêm faço que je (l')avais écri nagukre à mon Seigneur au sujet de Subat-~nlil-, la ville de
LES OPERATIONS GUERRIERES
Subat-~nliln'est (toujours) pas prise. (Les habitants) n'ont pas permis 21 la troupe [d'Atamrum/d'ESnunna] d'entrer dans la ville en disant : d a ville est ville de l'empereur. Aucune troupe n'y entrera. à J'ai écrià mon Seigneur le rapport que ces hommes m'ont fait et j'ai envoyà ces hommes ... chez Bahdî-LÃavec des gardes du corps. En outre, la muraille de saggarâtumV s'est effondrésur 30 m. J'ai rassemblà ses habitants et j'ai consolidà le mur3^. Il ne faudrait pas que mon Seigneur entende parler de la chute de ce mur et en soit inquiet. Autre chose : il n'y a nulle négligencdans le transport du grain346 du Palais. Le Palais, ç v a ; le district, ç va. Saggarâtu et la Forteresse de Yahdun-Lîvont bien. Le 27 courant du mois de Lahhum (iii), j'ai fait porter cette tablette à mon Seigneur. Bibliographie : republiéaugmentà de A.472, par D. Ch., MARI 7. p. 199-200. ; cf. la note de W. Heimpel, NABU 961102. a) Le second Sa (1. 5) semble redondant. Le présenpassage avait déjétrapprochà par M. B. d ' M M VI 37. b) Pour a-Sà z u - z a - a m , voir K. R. Veenhof, ~ B a b y l o n i a n Expressions for "overlat a distance of..."^, JEOL 27, 1981182, p. 65-75. c) Le singulier luSSê s'explique ar le fait que les Anciens ne o n t ici que e s porte-parole du roi garr2ya (nommà ici Sarrîya) L'ambassadeur n'a généraleme pas de discours propre et son roi parle par sa bouche. Noter, d'autre pan, que lfi-mes a-lu-+ gouverne tantô le singulier collectif (iprus 1. 14, ;?bat 1. 22, u d a ~ ~ n i n 1 23), tantô le pluriel (îpul1. 20). d) Hulluqu~navec le dens de fi mettre fin à à (et non fi causer la perte de à ou à faire s'enfuir È est un usage mariote typique ; cf. 345. L. 62-65 : [it-ti mu-su-li-miu-II]U se-er bu-uh-di-li-im,[ut-ru-iuld sui p p ] a - a m bhd ~ a - ~ i i - r u - l [ini-mi-ut i&, w a - s i - b i ] - ? ii-ka-a~ii-ivi-is-ina, ~ [bhdkl &-tu iilk-sd-ur etc. 346. L. 67 : [.Fu-ni-tiwi(1-mi s\e-en1 etc.
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l'Inscription d e Yahdun-Lî~ ii 4 : dalâ ... uhalliq, fi Je fis cesser la pratique du puisage È e ) Les pihruni de l'Ida-Maras sont effectivement partis avec Zimrî-LÃjusqu'à Ugarit; cf. A.2966+: 17, P. V., UF 18. p. 441. annexe nOl. tl Pour t a t u b , impératide w a f à » b u n ivoir XXVI 389, n. b). Remarquer la postposition expressive de la subordonnéeComme souvent, waiâbm signifie fi ne pas agir È g) Pânun est iciaccordà au pluriel ; cf. un autre exemple en M.14895 : 17, MARI 7, p. 271-273. L'expression bhd adassim est nouvelle; il s'agit sans doute d'une expression par juxtaposition, dfirum adaEunz. Malgrà la note de W. Heimpel, NABU 961102, on lira avec la tablette dans XXVII 132 : 5 le-Iil a-lim ; il n'est pas sûr d'autre part, que l'étaconstruit d ' a d a f i m , s'il existe, soit a - d a a& sur le modèl de h u k k u m , etc. h) m u n i , fi sortie È désignlà oà le mur émergau-dessus du glacis, d'oà la traduction de fi base B. C'est ce qui correspond au .fiilhGn~de la muraille intérieur; cf. t. 1, p. 300, (165) n. b). Contre l'interprétatiode D. Ch., W. Heimpel a proposà l'existence d'un terme *sîluni réflexdu sumériefi si È attestà dans fi bà d-s à ou * si-bà È fi parapet B. Cette vue est spécieuse Outre qu'un tel terme ne se dirait pas sîtu à Mari, mais qarnwn, il reste à démontrel'existence d'une telle structure dans le systèm des fortifications syriennes. i) Pour A H w . p. 832. il existerait un verbe p a r à ¢ s i i ~ ~faire i un trou à travers à (durchbrechen), et un substantif persum. fi brkche à (Durchbruch) et plusieurs occurrences montrent effectivement une tinale en S de la racine. La graphie du substantif est cependant pé er-si-iin ; or SI n'a pas de valeur /si/. On supposera donc que le réflexde *D sémitiqudans la langue de Mari donnait S dans ce cas précisau contraire du S hébraïqcar il est évidenque le pré sent contexte de poliorcétiquimpose de recourir à ce verbe technique. Cette explication me paraîmeilleure que l'explication trè compliquéde W. Heimpel, /oc. cil., qui propose la construction d'un second mur à l'intérieude la ville pour isoler (PRS) la zone attaquéetout cela alors que l'assaillant dispose d'une tour lui permettant de voir ce qui se passe derrièr les murs; avec quelle eau, en outre, aurait-on fabriquà les briques de ce mur? j) Le verbe epêSu11 ne signifie pas, dans la langue de Mari, fi construire un mur neuf È mais restaurer une ancienne structure. k ) D. Ch. avait proposà de retrouver ici le terme l i ~ l p p u n i ,
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à dépression trou È lequel n'est guèr attest6 en dehors des listes lexicales, mêm si un (h)uppum qui désignle à creux du bras, aisselle È a étmis en évidencpour Tell Rimah par J. E., NABU 91/87 a d OBTR 124. L'usage de Mari me semble cependant êtr de lire le signe toujours KAP, jamais HUB qui appartient à une périodplus tardive. Retrouver ici le terme kappuin qui est un nom de partie du corps permet d'expliquer aisémenque à côt droit à et 6 côt gauche à soient exprimépar des duels. 1) D'une faço peu réalisteW. Heimpel, op. cit., suppose que les citadins, aprè leur avoir fait tomber les armes des mains, ont emmenà leurs prisonniers à l'intérieude la ville. En fait, ce dont on a besoin dans un sièg c'est d'un approvisionnement neuf en armes ; d'autre part, comment envisager avec confiance la perspective de toutes ces bouches nouvelles à nourrir? Dans XXVI 318, ce que W. H. traduit : ~ R e l e a s eto me the troops you brought inside à signifie simplement : à Fais évacuela ville et donne-moi tes troupes comme appoint È C'est une pratique courante dans la guerre de l'époquque d'enrôle sur le champ les vaincus. m) M. à m. à Les désir(simrâtdes gens de la ville ne se soucient que ... à ˆ sirizirtum désign une boursouflure maladive ( à Aufgedunsenheit È AHw, p. 1102b). Il s'agit donc d'un autre mot, nouveau, sur samârun à to strive for (something), to pursue, to plot à (CAD S, p. 92b). Cela n'a rien d'étonnantétandonnà la multiplicità des dérivà sur ce verbe (cf. CAD S. p. 246, discussion h summirütu) ihtanassassà (cf. 1. 39) présentun redoublement de C i ; cf. D. Ch. et J.-M. D., nouveaux exemples de "R" Stem(s) È NABU 88/17 et B. G., ~Reduplicationsof Consonants and "R"-Stems È RA 83, 1989, p. 27-34. n) Le verbe futêp~~fuii a, h Mari, couramment le sens de à faire une ruse à ; cf. l'adjectif iizuftêpiSumà rus6 ÈCAD M/2, p. 288b. O) Le texte recourt au terme sarrâruinlequel désignau propre un Bédouinon inféodà c'est-à -dir qui n'a pas prêt allégeanc au roi et dont les alléeet venues sont toujours suspectéede provoquer des troubles, sinon du pillage. Ils ont bien l'apparence (habillement et armement) des Bédouinmais leur arrivén'a pas la mêm signification que s'il s'agissait de Bensim'alites agissant avec l'aval du roi de Mari. La traduction N vagabond à s'attache h souligner que ces gens n'avaient théoriquemenpas leur place dans le monde réglpar le pouvoir sédentaire p) L'armement des Bédouinspar excellence, étaila javeline-
zamirtum qui permettait de les identifier comme tels; cf. A.4509, n. suivante. q) Cette nouvelle attestation de sahânz~iiII permet d'en confirmer le sens. On retrouve la mêm nuance de à narguer, provoquer à dans l'inédiA.362 : 44 : N Et lorsqu'ils s'approchèren de Dûr-ublamils ont fait approcher les Souhéende la ville pour l'intimider en disant : "Regardez les Bédouin orte-javeline qui a a - à ub-linI?i i!-hu-u, lfi-me; o n avec n o u s ! ( n su-[ha-ye] a-na a-lim^ a-na su-hu-mi-iin zj-[à -ah-hu-~uin-ma-a-ini a-[nu-ulnz-ma ha-nam" na-fi za-am-ru-tinz na-ap-li-sa f a it-tine) ; mêm sens dans A.4509 : 7 : N J'ai envoyà (des gens) pour intimider les commandos d'intervention des ennemis. Comme ils n'ont pas de chef, nul ne réponaux gens que j'ai envoyésA deux reprises, j'ai envoyà des espions, ils n'ont pas pu les infiltrer et me sont revenus à (a-na bu-za-ha-at lfi-kfir-mes a-na s~i-lzu-mi-im. af-pu-ur-ma bu-za-ha-at lfi-kfir-mes, a-11-ik pu-na 1"-ul i-fil-ina, ma-am-ma-an lfi-mes Sa US-pu-ru, li-ul i-ip-pu-al, à 1-su 2-sii lfimes ma-ki-i, af-pu-ur-ina a-na bi-ri-ri-fil-nu, e-re-bu-am 1"-ul i-leu-ma, it-tu-ru-nim). r) La traduction reçu pour s a l à ¢ l ~ ~(i)i nN battre des ailes, voleter Ène convient pas ici. Le verbe hébresülaest connu par deux exemples du livre de Job dans des contextes de si&ge (Dhorme traduit N remblayer un chemin contre È ; les exemples chez Isaï sont compris : à élevela chaussée à Le texte de Mari montre qu'il s'agit d'assurer un transport entre le camp et un point d'approvisionnement. Le verbe salâlu doit donc êtr apparentà à sellum. terme qui désignla N corbeille à et avoir pour sens propre N porter dans une corbeille)) (de la terre pour des travaux, exemples hébreux; au figuréil signifiait à accomplir une corvéD (exemples akkadiens, oh la notion de transport est toujours perceptible). L'expression musallil-funu (Révoltcontre Narâm-Sî republià par D. Ch., dans FM III), comprise comme à leur spoliateur à (CAD S. p. 369a). devrait signifier au propre à celui qui impose une corvéà quelqu'un È Pour le mêm salâlummais avec vocalisa: tion (i), signifiant à accomplir un service Ècf. t. 1, p. 162, (43) n. 4. s) M. h m. : N Depuis une distance d'une lieue, on apporte.. . à La formule indique que Razamà n'étai pas sur un des fleuves principaux de la Haute-Djéziret que l'approvisionnement en bonne eau en étailoin. t) 11 ne peut s'agir ici du nombre des corvéableen eau ; le pas-
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LES OPÉRATIONGUERR&RES
sage donne donc la force de la garnison de RazamÃ: 2000 à 3000 hommes au plus. Ces à 3000, au maximum sont l'indication de la totalità des mobilisables de la contréeIl est dè lors loisible d'appréciela population d'un des principaux royaumes de l'IdaMaras, qui devait avoir un peuplement global de moins de 8000 personnes, compte tenu du corps expéditionnairpour Ugarit; cf. n. e). u) L'anecdote rapportéaux 1. 46-51 montre les assiégeantqui voulaient s'approvisionner en eau, dissuad6s par une contreattaque des citadins dont ils mkprisaient la force. Que serait donc l'effet sur leur moral de la venue des troupes royales qu'a priori ils redoutent? v) On trouve en (165) une autre allusion aux problème du rempart de Saggarâtumqui manifestement menaçairuine. Ã
Dis à mon Seigneur: ainsi parle ~ a m r a s - ~ lton ~ ~servi~ ~ ) , teur. Hâya-SÛ a donnà d e la troupe à ~ t t i ~ eta il~ a) pris Kahat. En suite d e quoi, o n a tuà Kabiya. M o n Seigneur en est maintenant informé Autre chose : il y a pacte de non-agression entre Bédouinet Ida-Maras. Les troupeauxm paissent jusqu'au zarac). Bibliographie : publià par D. Ch., Tell Ha~nIdIyaII, p. 79 ; pour l'attribution à Yumras-El, cf. NABU 93/59. Note: pour la situation historique de ce texte, cf. D. Ch.. ibid., p. 79 sq. Kabiya disparaîtainsi que plusieurs autres rois, de faço violente dans le courant de l'an ZL 9'. Son assassin ne resta pas longtemps en place, car on trouve dè le 5/5/ZL 11' un certain Asdî-LÃsur le trôn de Kahat. a) Yumras-El (ou Yamras-El) est le roi d'Ab?-il?, chef de Qà et d'Isqâ un des plus proches voisins de Kabiya, sur le Djaghdjagh (cf. M. G., FM II, p. 243). Il est donc naturel qu'il se sente concernà au plus haut chef par l'événemen b) Plus couramment appel6 AttâPour cette action d'Ilân-sû contre Kahat, cf. la lettre de YamsûmXXVI 3 17.
c) C'est la partie orientale du Djebel Sindjar, Ã proprement parler le Djebel Ishqaft.
550 [VI 661 Dis ?i mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. Hâya-Sû m'a envoyà la lettre suivante : N L'armééla mite et le prince d'Esnunnaa) sont montéau pays de Zimrî Lîm ?i l'intérieude l'Ida-Maras, en grand arroi. Il n'y a personne pour sauver l e pays d'Ida-Maras. Zimrî-LÃest parti loinls'attarde (?) dans un pays étranger-^ et, toi, s i tu n'&cris pas à Zimrî-LÃet qu'il ne vienne pas ?i notre secours, l'Ida-Mar* sera perdu. Les particuliers.. . (6+3?+6 1. manquent.)
... chez ... et voilh que j'ai fait monter les ... ?i Tâbatu D depuis Ilân-$richez mon Voilà ce que Hâya-SÛ m'a écrit a) Il s'agit d'Atamrum ; cf. D. Ch., MARI 7, p. 167. b) L'expression ?êpa urrukurn, allonger le pas dans le sens de à partir loin ou à s'attarder ne semble pas documentédans les dictionnaires. Il s'agit du grand voyage à Ugarit. Zimrî-LÃétanparti fin ZL 8' et 6tant revenu au mois (iv) de ZL 9', VI 66 doit dater de la fin du mois (i) ou du courant du mois (ii) de ZL 9'. È
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551 [II 1351 Dis à mon Seigneur: ainsi parle 5aknum, ton serviteur. L a ville d'Ilân-sûrle roi Hâya-SÛ et la troupe que mon Seigneur a expédià en garnison, çva. Autre chose : le jour oh j'ai fait porter chez mon Seigneur cette tablette d e moi, le génér ~ a - a w à ® l . ~ ad quittà d u ~ Subat349. L. 9 : *[z]i-iiii-ri-li-iiu. F e - H U I * ri2%-nu1*d u * - t i i i i ] Ci-ni-tiiii, lirrri*l-ik à ui-ta a-nu :[i*-iiii-ri-l]i*-iin,u-ul tci-5-cip-pu-ur-[iiuia-mi ,tu-:ii-hini], li-ul i-il-lu-kam-ma \mi-u-at}, i-du-inti-ru-u[$ili-liti-lu-tiq], l'*iiiii:~-;ii*[ e * - I I U - H I. M ]. .. 350. L. 5'-6' : a m i se-er \be-li-iti].ti-nu ta-bu-tim^ ii-su-t1.F-5-\su-nu-ri\.
LES OP~RATIONSGUERRIÈRE
des nouvelles de Zimrî-Lî de ses arméesde la troupe d'Éla et de celle d'Esnunna qui assikgent Razamâainsi que des nouvelles de la ville de RazamâIl faut que tes inforrnalions me parviennent constamment. Note : à Lettre circulaire à (cf. [553]) de Hammu-rabi de Babylone,
Enlil avec une troupe de 3000 EsnunnéensPeut-êtr est-ce vers Agnakkum, peut-êtr est-ce vers surusumb) qu'il veut aller : qui peut le savoir'? De plus, j'ai entendu la rumeur publique : à On a réglson comptec) à Hâya-Abum>> Bibliographie : republià par D. Ch. comme XXVI 354.
envoyéaux principaux collaborateurs de Zimrî-Lî alors que ce dernier est encore en route depuis Ugarit (D. Ch.) ou déjen HauteDjézir (fin ZL 9') ; transmise secondairement au palais (cf. Mdlanges P. Garelli, p. 28-29) ; d'autres exemplaires existent, publies par J.-R. K., XXVIII. Le présendocument a dà êtr envoye h Sapîratu(D. Ch. ; cf. MARI 8, p. 341 sq.). Graphie et usages 1. 22) typiques de Babylone, non (ki'âr résomptif1. 15 ; erin2-UT?;, de Mari.
a) Le NP signifie : G Oui,-c'est-l'homme-d' Addu È avec 6criture par sandhi. b) La ville de Surusurn est identique à Suruzum (cf. Azamhul/ASamhul, MARI 5, p. 132, et les cas signalépar F. J., XXVI 422, n. a). Suruzum apparaîdans A.49 : 59-62, Habiru, p. 19 : Au sujet des nouvelles concernant (?) Asqur-Addu, les émigrÃqui ont quittà Suruzum se sont mis au service de Hâya-SûmDe nuit, ils ont fait route et ont pris la ville de Yahmum: maintenant la ville à Suruzum etait donc situé est revenue au pouvoir de Hâya-Sûm h la limite de la sphkre d'influence du roi d'llân-sûrXXVl 181, qui mentionne la motte de terre d'Urgis, Aslakkà et Suruzum, indique aussi son horizon géographiqueA.3295 mentionne encore Asqur-Addu en connexion avec la ville de Suruzum. Tous ces événemen concernent l'Ouest et sont antérieurh sa monté sur le trôn de Karani. c) Pour ce sens de iâluincf. XXVI 3 1 1, n. b).
552 [VI 521 Dis à Buqâqu : ainsi parle Hammu-rabi. Au sujet de ta lettre oà tu me disais : à La-awîl.Addest parti pour Esnunna pour (obtenir) un renfort de troupes et avec le message Atamrum (l')a envoyà à l'empereur d'Élama) suivant : "Lorsque Zimrî-Là s'approchera pour porter secours à Razamâce sera à toi de marcher contre son pays." Voici (sic) ce qu' Atamrum a écrià l'empereur d'Éla; il ne faut pas que mon Seigneur négligma lettre à - (en ce qui concerne) l'objet de ta lettre, l'empereur d'Éla n'a pas expédiun renfort de troupes avec La-awîl.Addet ce dernier est revenu bredouille chez Atamrum. En revanche ici mêm la troupe est rassemblé et elle est prête Selon l'objet constant de mes lettres, envoie-moi sans cesse
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a) La suite de la lettre (1. 20-21) montre que le message d'Atamrum à l'empereur d'Elam a 6tÃport6 par La-awîl.AdduAtamrum se trouvait alors assiégeRazamà et l'empereur h Esnuma ; cf. (553).
553 [VI 511
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Dis à Bahdî-Là : ainsi parle Hammu-rabi. Au sujet de ta lettre oh tu me disais : à La-awîl.Addest parti pour Esnunna pour (obtenir) un surplus de troupes et Atamrum (l')a envoyà à l'empereur d'Éla avec le message s'approchera pour porter secours suivant : "Lorsque Zimrî-Là à Razamâce sera à toi de marcher contre son pays." Voici ce qu'Atamrum a écrià l'empereur d'ÉlamIl ne faut pas que mon Seigneur négligma lettre35 à - en réalità l'empereur d'Éla n'a pas expédiun renfort de troupes avec Liiawîl.Addet ce dernier est revenu bredouille chez Atamrum. En revanche, ici mêm la troupea) est rassembléet elle est disponible. Que mon frèr se réjouisse352 35 1. L. 14- 16 : [u-na nu-as-pu-ar]-fini,\s(ia-nu he-If-ia ~~-Sn-bi-liiin\, [heIl u-itli-.fulu i-na-ucl-di]. 352. L. 17-23 : [ i u ru-ai-pu-ru-uin sukkal elam]-riin. [su-ha-ain te-erd\i*-rum* { X I . [il-ri la-&ri-lu-^\Mfi-ul if-ru-ud],] ^ l c ~ - ~ r i - l ra e- -~qIh~s - s i i a ] , [a-na se-ci- ^u-ru-dm-ri-imit-tu-ur\, [à (in-iii-ki-il-aiii ereni pu\-Ilri*-if-ma], [re-iu-um L]-ku*-i{[fl*,[a-lii] 1;-il{-[du\.
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LES OPERATIONS GUERRI~RES
Selon l'objet constant de mes lettres, envoie-moi sans cesse des nouvelles de Zimrî-Lî de ses arméesde la troupe d'Éla et de celle d'Esnunna qui assikgent Razamâainsi que des nouvelles de la ville de RazamâIl faut que tes informations me parviennent constamment. Voilà que d'autre part j'ai fait porter une tablette pour Zimrî-Lî Si tu fais continuer leur route aux Soutéenque je t'ai expédié donne-leur de quoi s'équipeet expédie(-leschez Zimrî-Lî Si tu ne fais pas poursuivre leur route aux Soutéenque je t'ai expédié fais porter toi-mêm cette tablette à Zimrî-Lî a) Une lecture erin; a étadoptépour des raisons de place et du fait du parallélismde la 1. 27.
554 [II 1241 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yamsûmton serviteur. Kunnam ne savait pas qu'Ibni-Addu étaien bons ternies avec mon Seigneur et, sous l'influence de l'alcool, il a ainsi par16 : Ne sais-tu pas que les propos de Zimrî-LÃsont à la disposition de l'empereur? J'ai dit : Comment cela? Il a dit: Un Bédouinqui est au service personnel du roi, les Demplus, ~ ) il y a des gens qui révèchaque fois à ~ s a r - ~ à ® font partie de l'infanterie353b) qui envoient sans cesse des rapports à Isar-Lîm Maintenant, que mon Seigneur fasse une enquêt à leur sujet ses proet qu'il châtiecceux qui passent leur temps à révél pos. Kunnam ne raconte jamais de mensonges : l'individu est la lèvredde son Seigneur. Il ne raconte jamais de mensonges. Il ne faudrait pas qu'Isar-Lî agisse maintenant comme Atamrum ! Maintenant, au sujet d'Ibni-Addu, mon Seigneur m'a écrite Je me suis levà par SÛ-samasde ~ à ¢ d : uà Expédie-le m ~ ~ Ã
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353.L. 16 : a-kt'*-e-inii-ho-u.?-.Fu-iiui. 354. L. 30 : I!-!.Fu!*-d*utu* tu*-'le-em : la col. en 1995 m'a paru sûre
pour aller le trouver355 et lui ai dit : à Lève-to et pars! Il a dit : Depuis que le doigt de Zimrî-LÃs'est posà sur moi, cet homme ne me fait plus de mai^^. N Le 10 du mois d'Abuin (iv) courant. Bibliographie : beaucoup d'améliorationont étapportéeà ce texte trè difficile par K. R. Veenhof. RA 76, 1982, p. 119-124, ainsi que par D. Ch. dans sa rkkdition comme XXVI 3 11 ; recollationnà en 1995. a) Cet Isar-Lî(qui porte un nom bensim'alite) est-il le fidèl serviteur de Samsî-Addet d'ISme-Dagan. passà au service de Babylone? Ses accointances personnelles devaient lui permettre des contacts avec l'entourage direct du roi de Mari. L'homme a poursuivi Mari d'une haine tenace. b) D. Ch. hksitait entre N Soudéen et SoutéenÈ Aucun des deux ne fait vraiment de sens. La réalitmilitaire zukkum est désormaiattesté: (XXVIJ3) A. 1340 : 7- 10 : I : i - i i n - r i - ~ ~ - mqaa Ã
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du-uni zu-ki-tu, a-na ap-pu-an^ &se-ri-ib. AN-[mal a - [ d a ma-rik na-ta-am, li-ti-im-ma h l 6-ta-ut-ti-tu = N J'ai fait entrer avec son détachemen& pied Zimrî-1lum.m& Appâ et j'ai donnà l'ordre de porter le Dieu & Mari mais il ne l'a pas (encore) fait porter à ; mêm terme dans V 17' : 44 : le zukkum est l'endroit oh l'on
prélkvde quoi constituer un corps expéditionnairecf. (490). c) Pour ce sens de tâlumcf. (551) n. c). d) On retrouve la mêm expression dans XXVI 35: 4-15 =
555 [XIV 1241 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. (Lacune.)
LES OP~~RATIONS GUERRI~RES
Voici ce qu'il a dit ?i Meptû : à Installe des.. . mais ne sois pas i n t r a n s i g e a n t a ) ! à Voilà que je viens d'écrirà mon Seigneur les propos de ~ e ~ t à » m ~ ~ ' En outre voici ce que j'ai appris ?i Hanat : a L'arméélarnit s'est diviséen deuxb). La premièr est pour Babylone ; un homme de Larsa la conduit ;la seconde va à ~ k a l l à ¢ t u>: m ~ ~ ~ Jusqu'h prksent, je n'ai pas entendu de confirmation. J'irai ?i Sippar. Si j'obtiens confirmation de cette nouvelle, sans retard j'enverrai tous dktails chez mon seigneur^.
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Note: ce texte semblerait prouver un déplacemenvers le sud de Yaqqim-Addu, encore h Hanat mais comptant pousser jusqu'h Sippar, h moins que la lettre ne se termine, de faço atypique, par un discours rapporté a) Danâiium à êtr fort È est souvent employà au sens moral. b) Et non pas à s'est divisee en 2 corps à (M. B.) ; p a g a r - i u fonctionne ici comme le réflechdirect.
Dis ?i mon Seigneur: ainsi parle Haqba-Ahum, ton serviteur. VoilÃque je fais porter chez mon Seigneur, sur cette tablette de moi, copie d'une tablette de l'empereur des Élamitesqu'il a envoyéà ~arnmu-rabia). Ainsi parle l'empereur, ? Hammu-rabi. i Atamrum, un serviteur à moi, t'a pris en vassalitéb) En réalitkj'entends dire partout que tu as une abondante fi
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357. L. O,-?,': [ . . . ki-ti-am]. a-[ii]u inle-e]p-ri-i-i[m]ig*-[hi-ein um-mam i . . . ] ,fu-ku-un à la tu-du-an-iii-i[n a-nu-um-tiiu w u - u t \ . ^me-ep-tu-umidbu-bu-amo a-nu se-er hc-[li-iu].
358. L. 6'-7' : [mu-ut-tct-f[um*a-iui ki5-dingir-raki lu lu-or-su-utiih, Fi-rei~~~~ cd-di-fi] Ã ¹ illu-Mt-[t\a-tum a-lia 6 - k ~ l - l n - ti-lu-uk. 359. L. 8'-12' : [u-&ni ta-ki-it-twn u]-ul cf-1116' a-llu ~ f - ~ f - i r ^ \ctl-lis-~k ', fum-mu ta-ki-i]t-ti tfs-mi-il71&!-tu,Fe-le-cg-qi u-ul] lu-up-pu-ta-ku. \/e4-mcta111eu-um-r]u*-\a]m*-ma,[tl-na] se-er b[c-li-iu 0-icl-an-nu-ru-urr~1.
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correspondance avec Babylone et Mari. Ne recommence plus! N'aie plus de correspondance avec Babylone et Mari! Si ?i nouveau tu en as une, je soufflerai en tempêtecsur toi. s Tel est le message que l'empereur des Élamitea envoy�i Hamrnu-rabi. J'ai personnellement entendu la tablette. Bibliographie: éditpar J.-M. D., à L'empereur d'Éla et ses vassaux dans MélangeL. d e Meyer, p. 15-22. È
a) Le roi de Kurdâ b) En m. h m. : à pour l'étade fils È inârfitum c) Ce verbe i a ' à ¢ r u est le problkme essentiel du texte : le verbe f a ' à ¢ r u m à vaincre È conviendrait pour le sémantismmais non pour la construction (+ datif), ni la morphologie car il est attestà 21 Mari sous la forme f a H a r u m : - A.304 : 21 : R Ils ont vaincu une force de secours composé du roi N. et de 20 Soutéensavec lui à ( [ I l n a - h i - i n a - a m lugal, u 20 lh-meLisu-ti-i, i t - t i - h i f - 'a4-ru-nim-ina); - A.4339: à § Erelativement au fait que l'homme qui s'étai enfui et les gens de Zalpah ne cessent de remporter des succè sur les gens de Tuttul et que les gens de Tuttul ont versà de l'argent ... à (à a i - f u m lh f a in-na-bi-da-a[m}, u lh-mes z a - a l - p u - h u liki lh-mes t [ u - u t - t ~ i ] - l i - ~ i ^i 1f -, t a - n a -'a4-ru b lh-mes t u - u [ t - t u ] - l i pkl,kh-babar i f - q ~ i - l u.). .. Il existe un substantif f a - i - r u h El Amama dans VAB 2 149 : 82 qui pose problèm et que Moran traduit (LAPO, p. 383; éd anglaise, p. 237) par à traîtrà (avec doute), donc qu'il considkre comme apparentà au i d r u = à ennemi à d'El Amarna. Ce terme se présentà Mari sous une forme contracte (cf. XXV111, p. 429, n. e). Un rapprochement avec l'hébre$'R, à emmener dans une temp à ª t e ~ferait un excellent sens. Cela conviendrait parfaitement pour l'image h l'emploi qui est fait de n a f à ¢ p u m fi battre (le grain) au vent È dans la lettre envoyépar Yafim-Lî h Yasûb-Yaha de Dêrt. 1, p. 394, (251). L'akkadien récenen présenteraila forme f e ' à ª r w que v. S. enregistre, A H w , p. 1208b, comme à peut-êtr "arracher, détruireà (etwa "herausreissen, zerstoren") ; C A D 512, p. 259b traduit à whirl around È avec doute. Ce verbe pourrait êtr le déverbatidu terme désignanà le vent à (akk. f d r u ~ r t ) .
557 [II 751 (Lacune.)
Je suis arrivà à la ville de ~ a h a t u m det j'ai entendu des
nouvelles concernant ~ s et Qa'â ~ en ces à termes ¢ : On ~ leur~ a ditb) de prendre des provisions pour 10 jours. Ils vont aller en renfort de Hammu-rabi. N Voilà ce que j'ai entendu dire. J'ai écrià Yarnrus-El et aux Anciens d ' ~ s et~ deÃQâ ¢ Une ~ ~troupe de 200 hommes, les principaux de Qa'à et d ' ~ s ~seÃsont ¢ ~assemblé ~ ~ comme un seul homme et, au milieu de leur assembléevoici le discours que je leur ai tenu : à Quel est votre projetc)? Que vous prépa rez-vous à faire? LA mêm oà vous êtes vous aviez dit : "Nous sommes les serviteurs de Zimrî-Lî et maintenant, de votre propre c h e t ^ , vous allez en renfort de Hammu-rabi? Nous vous avions écrià propos d'un (éventuelrenfort364 et vous partez? à Eux, m'ont répond: Nous ne changeons pas d'alliance. Nous allons aider notre frèreà Voilà ce qu'ils m'ont dit-^". (Lacune.) Ã
Ã
Voilà ce que je leur ai dit-^. Note : la lettre est acéphale mais la notation de longues indues (cf. 1. 5', 18') est typique de gens du Nord. La géographiet le propos conviendraient fort bien quelqu'un comme Ibâl-El Le ressentiment du Mariote devant le déparde ces gens au secours de Hammu-rabi, alors qu'on les avait convoquéailleurs (1. 22'-23'), fait supposer que le document concerne plutô le roi de Kurdâque l'expéditioà Babylone.
360. L. 1'-2' : a-nu a-lim zu-/ici-t\iinkiuk-.fu-ud-n~uI, te,-em lu-ine? is*qu-u il qu-e-im.
364. La 1. 22' est &rite sur lq6rasurede la 1. 23'. 365. L. 26-27' : [u-ul III]-ih-ha-[lu-ka-ut a\-hu-in, [nu-k-ez-7.e-ehan-nitiini i d - / ~ ] i P - h u * .
a) IsqÃet Qà sont sûremensur le Hirmai (Djaghdjagh).XIV 116 montre des Guti, sortant dlASnakkum, arriver ?i Zahatum. Cela indique une situation de Zahatum sur la rive droite du Djaghdjagh, au nord, peut-êtr sur l'axe du Wadi Khanzir, si elle est sur une route conduisant ?i QÃet Isqâcf. M. G., FM II, p. 243244. b) Pour ragâmum6 donner un ordre à quelqu'un, le convoquer pour une tâchÈ cf. t. 1, p. 630, (433), n. c). c) La phrase pourrait aussi signifier: a Qu'ai-je appris à votre sujet? et ne pas êtr considérà comme une anticipation de la 1. 15' ; cf. cependant le sens de [êmum1. 19'. Ã
558 [II 731 Dis à mon Seigneur : ainsi parle ton serviteur Yarîm-Addu à Babylone, Lorsque les gens d ' ~ b à ¢ l - ~ demeuraient î-~l je renverHammu-rabi leur avait dit ceci : à Aprè votre départ rai les messagers élamiteà leur Seigneur sans escorteur. VoilÃce qu'avait dit Hammu-rabi. Le lendemain du jour oà les gens d'Ibâ1-pîpartirent pour chez mon Seigneur, on a opposÃune fin de non-recevoirb) aux messagers élamite; ils ne peuvent plus s'approcher de la porte du palais. Ils sont aux arrêt dans les demeures qu'on leur avait réquisitionnéesc Des gens du roi les gardent. Je n'ai pas encore eu confirmation de la nouvelle de leur renvoi ou non et je n'ai donc pas écrià mon Seigneur. Lorsqu'on renverra ces hommes, j'aurai confirmation de la nouvelle les concernant et l'écrirachez mon Seigneur. Autre chose. J'ai appris ceci par la rumeur publique : à Du fait que l'empereur d'Éla se trouve à ESnunna et que, jusqu'à présentil n'est pas reparti vers ses terres, la troupe d'Esnunna367.. . (Lacune de 2+3 1.) Bibliographie : republiÃpar D. Ch. comme XXVI 361. a) Il s'agit ici de gens de la suite de l'ambassadeur mariote, plutô que de sujets de l'ancien roi d1E5nunna. Ã
LES OPERATIONS GUERRI~RES
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b) AHw, p. 721 b, comprend nakâfu comme à hinwerfen à ; CAD Nll, p. 180b, traduit à they segregated~.L'idéde D. Ch. dans XXVIl2, p. 162, sur une proposition de moi!, de retrouver ici a k à ¢ f u mà arriver È n'est plustenable car on posskde maintenant une seconde occurrence de NKS pour à refuser de recevoir un messager à : < Autre chose, avant mon arrivéNP a envoyà des messagers à NPi et NP3 et ils ont refusà de les recevoir, disant: "Ne recommence plus A nous en envoyer" à : A. 987 : 40-48, fa-ni-tain, la-ina ka-Sa-di-ia-ma,Ii-si-qa-tar lu fi-ip-ri, a-na SC-ra-ha-amÂà ha-am-mi-iS-ta-inar,iS-pu-ra-am-ma dumu Si-ip-ri-Su, Isi-ra-haam-mu, à ha-am-ini-if-ta-marik-ki-fu, [uni]-ma fu-iiu-ina la ta-taar-ma, a-na sé-ri-nla-a ta-fa-pa-!.[a-am}. Un autre aspect d'agressività dans les relations humaines est illustrà par A. 734: 19-23, N J'ai procédà l'irrigation et personne n'étaivenu me le reprocher. Maintenant, alors que j'ai procédh de nombreux travaux, NP est venu dans le champ.. . à : af-qi-nza ma-am-ma-Laid, u-iil ik-ki-fa-an-[ni],i-na-an-na if-tu ma-na-hatim, ma-da-tim al-li-k[u...}-a-ini, i-na a-sÃil-li-[ik...]. Le sens à mettre en jachèr un champ à (CAD Nll, p. 180) de XII1 38 : 16, peut êtr précisgrâc à A. 1331 : 13-17, qui concerne les à charrues à : gis-apin it-ta-ki-if à a-SA fu-12, zi-iq-du-uin fa hi-lepi-in?, a-di-ma a-na a-SÃma-di-im be-li, ~i-da-ba-bu-L1 gis-apin fa i-na NG, i-ri-fu it-ta-ak-fu-L. Il est donc vraisemblable que nakafun1 n'est en fait qu'un équivalende nadûin au sens large, et qu'en ce qui concerne les rapports humains, il faut le traduire à repousser P. c) Pour les bit naptarim, cf. t. 1, p. 299, (163) n. c).
Lorsque les forces élamite décidèrede marcher contre Hammu-rabi de Babylone, celui-ci appela au secours ses frkres amomtes. Ces derniers, Bensim'alites et Benjaminites, décidère de lui venir en aide et plusieurs montrèren à ce moment-lh une nette réactioantiélamitecf. D. Ch. et J.-M. D. à La suzerainetÃde l'empereur d'Elam sur la Mésopotamiet le "nationalisme" amorite È XXXVIe CRRAI. p. 59-66. Zimrî-LÃchoisit, naturellement, de
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le seconder. On n'avait pas manquà de lui rapporter qu3Atamrum poussait fort l'empereur A porter soudainement la guerre dans son propre royaume (552) et le m6pris dont il usait envers les autres rois amomtes, ceux de Babylone et de Larsa (XXVI 362) ou de Kurdà (556). Ce fut alors la conclusion d'une alliance offensivedéfensiv entre les deux monarchies euphratiques et nous en avons gardà un document préparatoir(cf. t. 1, p. 452 (290). Mari mobilisa son arménationale, troupes bédouinesbenjaminites et bensim'alites, du royaume ou de Haute-Djézirà Les forces mariotes furent rejointes par des arméed'Alep (567), (570), de Qatna (564) et du Zalmaqum (40), (260), (570), XXVII 80, 81. L'alliance n'alla cependant pas d'elle-même Qatna fut en fait soup~onné de jouer le jeu de l'klam : (298) et MARI 6, p. 40; les princes du Zalmaqum, pour leur part, considéraienqu'ils ne devaient pas grand-chose A Babylone ( 2 6 0 ) : < L e s princes du Zalmaqum disent: "Babylone ne m'a nullement obligéje n'ai donnà nulle troupe A Babylone." Il n'y aura pas d'arméqui ira h Babylone! B La guerre semble n'avoir pas étuniquement le fait des princes et il est sûque la résistancfut aussi populaire, mais, comme toujours, la motivation de certains des mobiliséeux-même à aller guerroyer ne fut pas excessive. Nous avons ainsi gardà le souvenir du manque d'enthousiasme des Benjaminites mariotes ainsi que de celui des efforts des gens du Yamhad ou du Zalmaqum pour retourner chez eux avant d'avoir franchi les limites méridionale du royaume de Mari, ce qui les entraînaidésormaibien trop au sud pour revenir facilement chez eux (570). La guerre s'est passésur plusieurs fronts et notre information est inkgale. (350) montre que la majeure partie des troupes d'Alep et celles du Zalmaqum, au nombre de 20000 hommes, marchant vers Kurdà pour lui prête main-forte contre les troupes d'Atamrum. De même vit-on les gens de QÃet Isqà aller en renfort à Kurdà motu proprio, ce qui ne fut guèr du goû des autoritémariotes (557).
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La mobilisation A Mari, tout particulikrement celle des Benjaminites, est bien attestépar plusieurs documents administratifs (cf. XXIII, p. 358-368) ou épistolairecomme (560) et (5631, (564). Elle n'alla pas sans mal : plusieurs lettres furent envoyée par les princes benjarninites eux-même pour expliquer que l'on ne pouvait fournir tous les mobilisables que réclamaile Palais. Ainsi, (562) émande Yasmah-Addu. Ces problkmes de mobilisation des Benjaminites sont illustrépar le dossier réunpar P. M..
LES OPERATIONS GUERRIÈRE
FM [1], à réinterprét d'aprè D. L., MARI 8, p. 437. 11 sembla en aller de mêm pour les Bensim'alites de la régiode Mari : Bahdî Lî conseilla une exécutiosommaire pour faire un exemple et effrayer les récalcitrant(559). La concentration d'une telle masse d'individus A Dêr la place militaire au sud de la capitale, fut une grande affaire qui mobilisa : remise du paquel'attention de tous les fonctionnaires concerné tage, de l'armement (571), (572) et de l'approvisionnement en attendant de prendre la route ou pour l'expéditio elle-mêm (107), (574), sans oublier la nomination des commandants et l'établissemende leur hiérarchi(571), ce qui ne fut pas sans entraînede lourds conflits entre officiers, une fois rendus en Babylonie, comme celui qu'illustrent plusieurs textes de XXV11, ; cf. surtout XXV11 151 ; cf. déj entre Zimrî-Addet lbâl-pî(590) et XXVI 380 et, en généra les commentaires de M. B., XXVII, p. 32). Certains documents permettent de suivre la marche des soldats vers le front. (577) est une lettre assez étonnanteillustrant bien et joyeuse È Elle est due longtemps auparavant la à guerre fraîch au génér bédouiBahdî-Addet constitue un des plus remarquables exemples de dépêcmilitaire de complaisance. M. B. a résumdans XXVII, p. 32-33, l'ensemble des forces envoyéepar Mari en Babylonie. 11 est désormaifacile de les compter en s'appuyant sur XXVII 151 confirmant les hypothkses de F. J., RA 83, 1989, p. 149, sur la base de XXIII 435, XXV 815 et (579). Elles se composaient : - de 600 Souhéens commandépar Sâkiru ; - des forces des Bords-de-l'Euphrate, conduites par lbâl-pîet Zimrî-Add: le pihrwn (cf. p. 362) et les troupes de la porte du palais ; s'y étaienadjoints les à gens du port à (dumu-mes kar-ta), commandépar Sarrum-andullÃ; - de Bédouinbensim'alites de Haute-Mésopotamiecommandépar Bahdî-Addu avec une troupe de renfort conduite par yantin-Grah ; - de Bédouinbenjaminites, donnépar les princes benjaminites du royaume, au nombre de 800.
559 [II 481 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. Cela fait 5 jours par rapport au terme convenu que j'attends les Bédouinet la troupe ne se rassemble (toujours) pas! Des
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Bédouinsont arrivéde la steppe mais c'est à l'intérieudes différentbourgs qu'ils résidentJ'ai donc envoyà des messages à 2 reprises à l'intérieudes différentbourgs pour qu'on opèr leur levée368 et pourtant ils ne se rassemblent pas! Donc, si d'ici 3 jours ils ne se rassemblent (toujours) pas, il faudrait alors, si mon Seigneur y consent, que l'on exécutun coupable dans l ' e r g a ~ t u l e qu'on ~ ~ ~ , lui coupe la têt et qu'on (lui) fasse faire le tour de ville en ville jusqu'à ~ u d n u m et ~) ~ ~ ~ à en sorte ¢ n que, ~ ) les gens prenant peur et se rassemblant vite, je puisse expédierrapidement l'expéditiopour l'affaire pressante à propos de laquelle mon Seigneur m'a donnà des instructions370. a) à Régioen plateau à ; village (bensim'alite) des environs de Mari. La racine du toponyme ('DN) est sans doute apparentéA celle de la ville de Hadnà ('Adnâde (601) et au territoire du Bî Adîn assyrien, celle qui a donnà son nom au jardin d'&en ('eden) lui-mêmePlutôqu'un rattachement à gdn, à êtr luxuriant Ècf. le terme edinu = plaine dans les listes lexicales mésopotamiennes b) à Le Cap à ; ville bensim'alite de la régiode Mari, au nord de la capitale, face A la régiobenjaminite de Miilân c) Cet a[arradu présentun subjonctif dépendantoujours du a h de la 1. 19. Aux 1. 19 (ipallah) et 20 (mais cette fois-ci au ventif), les verbes coordonnéantérieursont normalement, selon l'usage de Mari, A l'indicatif.
560 [XIV 641
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, . Voilà que je fais porter chez mon Seigneur ma tablette nominative représentanle recensement que j'ai accompli. Je n'ai montrà nulle complaisancea) envers les scheichs, les administrateursb) et les Anciens du district et leur ai fait prête un serment solennel afin qu'ils donnent des soldats rempla368. L. 1 1 : d\S\-tu-pu-ar-ma-id-kn-iii-iJ-su-nu-fi. 369. L. 15 : 1 * lu he-cl ur-nim i-lui ne--ri-iin li-du-kii-nui 370. L. 24 : ra*l-[Ù-iir-ru-ùi
LES OP~RATIONSGUERR&RES
çant pour ~ a b y l o n e ~Dans ). le cas oà ils ne le feraient pas ...37 1. (Lacune.) à . .. que l'aurai fait prendre, iront tous en renfort! Je leur ai parlà de faço pressante et ils ont inscrit ces gens. Étandonnà que mon Seigneur avait donnà comme mission à lddiyatumd) de recenser le quartier marchand^^, je n'ai pas procédau recensement de celui de mon district. J'ai écrià 5 reprises à leurs scheichs en vue du recensement des Amnanéende sahrfie), mais ils ne sont pas venus. Note : la mention des à remplaçantpour Babylone n'incite pas à dater ce texte du grand recensement (têbibtumde la fin de ZL 4', mais plutô de l'établissemendes rôle en ZL 9'. Ã
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a) Mot à mot : à J'ai durci mon visage. b) Pour laputttînt cf. t. 1, p. 206. c) Là se trouve peut-êtr une des explications de l'existence de ces grands serments d'hommes attestépour le royaume de Mari, l'an ZL 9' ; cf. MélangeP. Garelli, p. 36-43, et M. B., çLeserments de femmes à Mari È Méditerraïlà 10-1 1, 1997, p. 97- 104. d) II s'agit dlIddin-Numusda, chef des marchands du district de Mari ; cf. D. Ch., NABU 89/59 et, récemment C. M., à Le commerce à Mari È Amurru 1, p. 420-422. e) Sahrà est un bourg benjaminite du district de Saggarâtum cf. (688) n. a). Ã
561 [VI38+ ] Dis à mon Seigneur : ainsi (parle) Bahdî-Lî ton serviteur. Mon Seigneur m'a écriceci : à Interroge les scheichs. S'ils te répondenainsi : "Nous allons donner la totalità des 1000 hommes de troupe", n'expédipas (encore) la troupe ; dans le cas contraire, s'ils (ne) te donnent (que) les 800 hommes de
372. Les 2 premiers signes ainsi que le premier des 1 . 6' et 7' ont aujourd'hui disparu sur la tablette.
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troupe auxquels tu as déjremis leur approvisionnementa), et ne doivent pas fournir la totalità des troupes, expédila troupe! B Voilà ce que mon Seigneur m'avait écritConformémenà sa lettre, j'ai réunles scheichs, leur ai fait la leçonbet leur ai tenu maints discours. Ils n'ont pu me donner satisfaction, disant : à Nous avons donnà 800 hommes, mais il n'y en a pas 1000. Voilà ce qu'ils m'ont dit, ajoutant : à Que notre Seigneur réprimandle coupablec)! Alors j'ai fait noter par écritdleur déficien troupe. J'arnènera chez mon Seigneur la tablette de leur déficiet les scheichs. En revanche, j'expédi les 800 hommes de troupe auxquels j'ai remis leur approvisionnement. Aucune troupe ne sera retenue. La troupe se mettra en route aujourd'hui-même Autre chose : à propos de l'homme qui doit aller avec l'arméen attendant que l'on ... la troupe constituépar l'armée373e) il faut que ce soit Hadnî-1lum.met ~urdili(m)f), les chefs de sections, qui aillent à l'armée. . Je le(s7) ramknerai avec moi. Que mon Seigneur soit satisfait! Bibliographie: republik, joint à M.5003, par J.-M. D., MélangeJ.R. K., p. 154-155. a) Pour la piqittum, cf. t. 1, p. 95 (17) n. a). Paqâdumau propre à fournir l'approvisionnement à (piqittum), note une actività complexe qui comprend aussi bien les fournitures d'armes que, surtout, le fait de dresser la liste des prksents et des absents. b) Pour ce sens de sunnuqunl (ou sanâqum)cf. XXVI 6 n. f. c) C'est une fin de non-recevoir ; à coupable renvoie ici à celui qui parle. Pour ces termes qui permettent de s'autodésigner cf. t. 1, p. 487, (608) n. C) à wardum. d) JatâruÃIII indique l'autorità en présencde qui rédigle scribe ; cf. l'emploi de mu5aftirunz dans les textes de têbibtiiiit e) Ce passage est étroitemenparallde à VI 69 : 13-14, d'oà les nouvelles lectures. f) N Mon-Seigneur-c'est-Dieu à et à Vaillance-de-DieuÈ gu-urdi-i-lt'est une graphie par sandhi de Qurud-Ilim ; cf. qti-ru-ud^maÃ
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373. L. 29 : a-di su*-ha*-uin um-ma-nu-tirn u-Fu-uk-fJ i-la-ku
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LES DOCUMENTS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
LES OP~RATIONSG U E R R ~ R E S
ma (M.5588 iii) ou qh-ru-ud-eh-tdr (XVI). La dissimilation de Q en G dans qurdum est bien attestéà Mari (gu-ur-da-an, XVI et parallèleset gur-da-an A.3956 i).
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562 [II 561 Dis à mon Seigneur : ainsi parle ~ a s m a h - ~ d d uton ~ ) servi, teur. Au sujet des gens, objets d'une lettre de mon Seigneur me disant : à Selon la teneur de la tablette qui concerne l'enrôle mentb) de ta troupe, il ne doit pas manquer 1 jeune homme ; envoie-les-moi tous! È,.. en ce qui concerne les gens qui font l'objet de la lettre de mon Seigneur, mon Seigneur connaî le nombre exactc) des gens qui (se trouvent dans) les 3 villes qu'il m'a octroyées374 Qui aurais-je l'impudence de cacher'1)? Les gens peu ou prou qui se trouvent dans le je n'en laisse(rai) pas de côt 1 seul dans mes villes! a) Ici, évidemment le chef yarihéen b) Pour ce sens de sâba sabâtunzcf. III 19 : 27 : Ceux qui n'ont pas étpris pour l'expéditio (fa ana gerrim, là sabtû) ceux-lÃsont des malades ou des fils de notables ; (563). c) En m. à m.: çMo Seigneur connaîle sâbu peu ou prou, etc. d) On suppose ici le verbe rare ruqqû~ncacher forme emphatique de raqûr (mêm sens). AHw (p. 526b et 958b) comprend i-na la-bu-fi-im et traduit à par camouflage^ (durch Tarnung). L'idé est donc de travestir la véritÈ Il est possible de comprendre plus simplement i-na la bu-fi-im, non pas de bafûnz êtr mais de bâfum avoir honte È Le m. à m. serait : Qui cacherais-je sans éprouvede honte.. . ? >> e) Ceux qui sont là compte non tenu du hibrum de la steppe ou de ceux qui sont en transhumance loin dans l'ouest.
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Mon Seigneur m'avait écride fixer les rôlesadu district en ces termes : à Fixe le rôl de l'arméet fais-moi envoyer la tablette qui la concerne que j'en prenne connaissance! Tel étaile message de mon Seigneur. J'ai donc levà des prud'hommes à ZurubbânHiSamta, Himmarâ et Hannâville par ville. Je leur ai fait prête un serment par Dagan, Itûr-MÃet mon Seigneur et ils ont fait VoilÃque j'ai fait recopier ces tablettes en inscrire l'armée376 distinguant les localitésbet les fais porter à mon Seigneur pour qu'il en prenne connaissance. Les soldats dont les remplaqants sont alléà Babylone, ceux-lÃsont toujours présentet ont étrendus à leurs foyersc). Ceux qui n'ont pas étpris pour l'expéditionce sont les maladesd) ou des fils de notables : ils ont étrenvoyéà leurs foyers. En outre les vieuxe) qui ne pouvaient pas faire l'expédi renvoyéchez eux. tion, ont étégalementQue mon Seigneur prenne connaissance de ces tablettes et qu'il agisse selon sa royauté378 a) Cf. n. a) A (561). b) Le terme ahunî remplace ici le a-li-fa-an1de la 1. 13. c) J.-R. K. a compris: à Les hommes qui les remplacent sont alléà Babylone, mais eux sont resté; c'est par eux-même qu'ils sont commandé sens maintenu par XV, p. 264, v. S., Or 21, p. 84, corrigeant (de faço inutile) en fa-a[[-r]u = Ils sont inscrits È CAD 511, p. 432a traduit : Ils ont étenvoyéà leurs frais (on their own). >> En fait fapârun indique ici la mission qu'ils ont reçu: celle
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374. L. 7 - 1 3 : su ru-[blu-[utsu]-hi*-[klu*,[ 1 l]u*-t[ur* lu i-nui-t\t-tttti. [k]u*-\la'^*-[su-nu.fit-up-r]u*-un-ni,x-fu x [O O ] , [us-Jum* FI*-b[i*-iniSti be-11' is-pu-r]u-um,[ru]-ho-urr~ i-su-um [Ã mu-du\-0111,[su i-n]u* 3 u-lu-ni $0 i]d-di-num.
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375. L. 18 : [SU il-rçul 1 I I I U ~ * - ti-bu-us-Su-t". iin
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377 L 27-29 la [du-ah-tu lit-h su-li-'ui, ( H U ) , l u 4 dumu-mes lu ci-nu ru-tttu-nini-[nilu* ru*-it[pV-ru],Ã [lu]-me<
LES OP~RATIONSGUERRIÈRE
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dklibkration devait êtr la concertation des diffkrents scheichs pour fixer les quotes-parts des mobilisables, ville par ville.
d'aller chez eux. Ana rarnanî-funfuprà signifie donc qu'ils ont étexemptédu service d'host soit parce qu'ils ont fourni un remplaçantsoit parce qu'ils sont des à vieux libérkdu service. Pour a n a ramânim-masignifiant a A part, isolà cf. (497). n. c). d) 11 s'agit d'une catégoriA ne pas mobiliser; il ne faut donc pas retrouver ici le s à ¢ l i h u m arroseur (un jardinier, ou quelqu'un chargÃde l'entretien dans le palais ; cf. XXI 410 iv 4), ce qui aurait peu de sens. Une lecture salî'uniçmalad A partir de s a l à ¢ ' u i n est probable ; cf. XXVI 489 : Pour autant que nous avons pu en juger, NP ne peut se dkplacer ; il est trks malade (SC-ul-lu-' u ) . La diffkrence entre m a r j u m et s a l à ® ' u doit donc êtr celle qu'il y a entre çmalad et à souffreteux, de condition chétivÈ L'épithkt m a r j u m (ou son kquivalent idéogrammatiqutu-ra) est bien documentke dans les rôle de l'armke, comme dans ceux de tous travailleurs. e) Il s'agit ici non pas des à Anciens autoritépolitiques locales, mais des vieux, gens qui ont passk l'âg d'êtr recrutés
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Dis h mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur.
A propos des manques (au sein) des troupes benjarninites
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. Je suis arrivà à Saggarâtu et selon la mission dont m'avait chargà mon Seigneur, j'ai réunscheichs, administrateurs et Anciens du district et les ai entrepris en ces termes : à Les Anciens des différentdistricts se sont réunisOr. je vous avais dit expressémende vous concerter en vue des inscriptions militairesa). A l'heure actuelle, tout le monde au Pays, au Yamhad et à Qatna est allà servir d'allié à ~ a b ~ l o n. . eà ~ ~ ~ . (Revers détruit. . . . le rôl de l'armée.. chez mon Seigneur.. . a) En m. A m. : Je vous avais parlà en face au sujet de faire inscrire les gens au cours d'une délibkratiode vous. Cette
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qui j'ai fourni l'approvisionnementa) à Dêr(c'est-&dire celles) qui ne sont pas passée(pour Babylone), ce qui avait fait l'objet d'une lettre de moi h mon Seigneur, mon Seigneur m'avait écriceci : à Il est vraisemblable qu'ils sont en retard h causeb) des dispositions qu'il leur faut à chacun faire prendre et parce qu'ils collectent ce qu'il leur fautc). Voilh pourquoi ils ne sont toujours pas passésTu fourniras la troupe (des retardataires) une fois à d e ~ t i n a t i o n ~ " ~ Ã) . Voilh ce que mon Seigneur m'avait écrit A l'heure actuelle, j'ai fourni la troupe (des retardataires), h destination. Il y a (toujours) des gens qui manquent: les Benjaminites qui n'étaienpas passéà Dê (lors de ma précéden lettre) sont (toujours) manquants381. Aucun de ceux qui ont fait l'objet de ma lettre à mon Seigneur ne sont arrivésCe sont des déser teurse). J'ai donc comblÃles vides de la troupe avec celle qui étaih ma disposition. Je les ai envoyéde f o r ~ e ~en~ expé ~fl dition. Moi-même c'est la lettre de mon Seigneur que j'attends : dks qu'elle arrivera, je ferai routeg). Autre chose : au sujet de ~ à ¢ s f i - ~ a g sujet a n ~ )de la lettre de mon Seigneur, j'avais réfléc que les sacrifices qu'il lui fallait faire étaienpour la fin du mois, aussi l'avais-je expédien me disant : à Si l'un voit (ce que fait) l'autre, cela va êtr la dé bandade dans l'armée1 et je l'avais expédiavant mêm que n'arrive la lettre de mon Seigneur. Ã
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380. L. 9-11 : Su qu-ti-s\u*-n\u le-qi-em iS-rul11*-rliul*-[ru]*-m[a]*, [USSuni ki-a-am] li-ul i-t[i-qu],[sa-bu-am i-lia rle-ei a-iA pf*-[qi-id}. 379. L. 11-15 : ... a-IIU*\pa\-ni*-ku-nu. [hl-&'*au*-bi-e i-na-an-nu mu1-tum ku-lu-s\a\, [ " i u - u m - l ~ ] ~ ~ -quu&- ~ - ~ ~ u - u n ^\su-hu-s\~*-nu 'l, il-li-kunui\, [ a - I I U til-lu-u\l* k&rdingirl-ra[k i l - l i - ~ I I ] .
381. L. 16 : [lla i-ti-ti\u d i - i m - m a mi-fli-tum u-su\. 382. L. 2 1 : ~i-nui-al-liu - u - m u ,
LES OPERATIONS GUERRIERES
a) Cf. n. a) à (561). b) En m. à m. : uhhurum ana, à êtr en retard afin de (pouvoir faire). . . c) III12 de !êma ~ b à ¢ r u à mprendre des dispositions indique les directives que chacun laisse pour le temps oà il doit êtr absent ; l'expression i a qât leqûmà prendre ce qui est à disposition fait allusion à l'équipemenet surtout aux vivres que l'on devait se procurer personnellement. d) Le r à ª eqlim, à destination È indique ici le point de rendezvous ultime oà attendre les retardataires avant que l'arméne se mette définitivemenen ordre de marche. Il étaimanifestement à l'aval de Dêr premier lieu de rendez-vous (XXIII, p. 358 sq.), sans doute à MulhânA Dê les gens ne faisaient que à passer quoique le texte permette de penser qu'on prenait alors note de leur passage. Convoquer la totalità des bandes arméeétrangèrloin de la souci de prudence. capitale répondaià un élémentai e) Phrase consistant en un seul mot; il s'agit du permansif 3e pers. plur. du participe pagrum. f) J.-R. K. a traduit : à J'ai abondamment renforcà les troupes. D Si tel étaile cas, on dirait plutô *umallî.muppiq. Le -ma relie en fait ~i-BI-IKà ce qui suit et l'expression verbale prédktermindonc uttarad. Le CAD E, p. 184a. construit mieux (1 reinforced(?) the troops and sent them on expedition), tout en gardant l'interprktation d'ci-BI-IK comme une forme II d'epêqum CC êtr massif J'ai prkférune interprktation ubbik, forme II d'abâkiimElle est bien attestéavec le sens de à chasser> et ubbukum-ma !arâdu doit signifier à envoyer de force Oà furent pris ces bouche-trous? Vraisemblablement parmi la troupe qui accompagnait le gouverneur et assurait sa protection. Elle devait comporter normalement des Bédouinbenjaminites oà l'on a pris ce qui manquait. g) Bahdî-LÃattend la permission de revenir à la capitale (cf. XXIIi. p. 366). h) Yâsû-Dagest un inconnu. En ce qui concerne l'anthroponyme, on notera l'écrituri a - a - Z U - d d ~ - ~dans a n M.8805. Comme il est vraisemblable qu'il faut aussi rattacher à la mêm racine verbale l'hypocoristique ia-Zu-6-um, il faut poser une racine 'Z' ou 'ZÜ i) Cette phrase sibylline signifie que, si l'on permet à l'un de s'absenter pour accomplir ses sacrifices (vraisemblablement un rite familial), chacun prétendraifaire de mêm et rentrerait chez lui, trouvant là un bon prétextpour abandonner son poste.
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Le texte de ce passage est cità de faço erroné(ahum ana ahim immar) dans CAD Nll, p. 324b.
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. L a ville383 d e Mari et le district, çva. E n c e qui concerne l'expéditiode la troupe de Lîmî-Ad u m ~d e la lettre de mon Seigneur, il y a et de ~ a k à » n - ~ à ª robjet x hommes qui résidenà Mari et x hommes qui résidenà Terqa : (cela fait) 17 hommes à ~ a k à » n - ~ à ª;r u m ~ il y a 9 hommes qui habitent à Mari et 4 hommes qui habitent à Terqa : (cela fait) 13 hommes à Lîmî-Ad ; au total, j'ai donc expédichez mon Seigneur 30 hommes à Yakûn-Dêr(u et Lîmî-Add - ~ u r r à ¢ n ule~domestique ) de Yakûn-Dêr(uma un empê chement ; - s a d u l l a ( b a ) ~ )étanmalade, c'est le jeune Kungu qui est son échanson385d; - YagÛb-E (et) Sîn-iddinam ces deux individus m'ont entrepris en ces termes : à T u ne dois pas nous expédierdu fait que nous nous trouvons au service de notre Seigneur, à l'inté rieur de cette ville qui est à fortifier. Nos frère vont nous prendre et nous mettre à mort! Ne nous expédipas là -ba avec les serviteurs de notre Seigneur! à J'ai pris mes dispositions : cela fait 4 individus qui ne bougent pas. Je ne les ai pas expédiÃavec Lîmî-Ad ni pour combattre. Us ont étrenvoyéà l'intérieude Mari. Y e n a-t-il 1 à faire entrer à l'ergastule ou bien à déplaced'une faço ou d'une autre'? Il faut que mon Seigneur m'écrivce qu'il doit en être386
Note : lettre écritde faço fort négligà et pratiquant, tout particulièrementl'haplologie (1. 19, 20).
chez moi. Voici ce que j'ai dit aux généra qui commandent sa troupe387 : (( . . . ne doivent point êtr retenus.. . ))
a) Lîmî-Ad (M Mon-clan-c'est-Addu È) roi d'AmaS/z (A.2434). ville de l'Ida-Maras, proche d' Asnakkum et d'A5lakkâ Yakûn-Dêruà Le-campement-a-été-fi; la présencoccasionnelle de la rnimation dans ce NP exclut d'y retrouver la ville de Dêr Il s'agit d'un prince de Haute-Mésopotamie non encore situà de faço précismais plusieurs fois mentionnà dans la correspondance d'Itûr-AsdÃcomme participant aux affaires d'A$lakkà et d'ASnakkum. A.448, une de ses lettres, indique que son royaume (halsum) étaidétenà la fois par Itûr-Asd (Nahur) et par S à » b - ~ Ãqui en occupait 10 bourgs. Il s'agissait donc d'un territoire qui jouxtait celui de SusâOn peut le placer en gros sur la rive droite nord du Djaghdjagh. b) Pour ce NP, cf. l'explicite ku-ur-ru-nu M.5705'^ v. Peut-êtr un sobriquet à rapprocher de kurdrurn, çboutonpustule È c) Correction qui paraîprobable, à ~adullamarsum étanun NP invraisemblable; cf. les doutes de XVI11, p. 189. Sadullaba est, en revanche, une variante désormaitrè bien attestépour Saddûm-labû'en graphies explicites ou défective (cf. Ca-du-ul-la-bi [A.346 ; A.3521 et Sa-du-la-bu [M. 11455 ; M.11555 ; M.151081). Le -11- reflèt la présencd'une nunation au lieu de la mimation; cf. d'ailleurs l'explicite Sa-du-un-la-bu (XVI). d) Là encore, les corrections visent à supprimer l'incroyable kunguCakkurn qui serait un titre de fonction, voire m e classe sociale È terme empruntÃau sumérien d'aprè CAD K, p. 539a. D. Ch. suggérerai Ikûn-pi-samais il faudrait trop corriger.
(Longue lacune.) J'ai dictà des tablettes pour les rois du ~ a u t - ~ a yets les ~ ) ai fait porter chez les rois du Zalmaqum par des coureurs chargé de messagesb). Une réponsau message que j'ai envoyà me sera expédié Elle m'arriverac) avec l'arméultérieurdes rois388. Je t'expédieral'armédu Zalmaqum.. . Copie de.. .389.
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(Lacune.) Note : republiÃpar J.-R. K. comme XXVIII 12 a) Pour cet emploi de M Haut-Pays pour dksigner le Zalmaqum, cf. t. 1, p. 338, (207) n. c). b) La lecture de 16-mes DU.DU est peut-êtr à Mari tnuttallikuttz. c) Pour ce verbe ~êpurou esêpurncf. t. 1, p. 300, (165) n. a). Ã
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568 [XIV 831 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. L'arm6e yamhadéennayant atteint la Forteresse de YahdunLîm je m'apprêtai à aller à sa rencontre mais Sûra-Hammà mont6 sur une barque, est arrivà à Zarri ~ m n à ¢etnje~ me suis dit : à Si je vais (d'abord) à l'armédu Yamhad, Sûra-Hamm va s'en irriterb). v Aussi, m'étanfait précéd par 1 mouton et 1 jarre de vin,
567 [II 681 Dis à Hammu-rabi : ainsi parle Zimrî-LAm ton frère Au sujet des troupes alliéesobjet constant de tes lettres, j'ai envoyÃplusieurs messages à Hammu-rabi, roi d'Alep, pour qu'il envoie de la troupe à lui. Il l'a fait et sa troupe est arriv6e da-ne-ti-mu, [di-hu-iii i l - s u - / > [ c i ] - t u - n ~ - t i - i ~ [~ \OaO] , o O ~ i . ? ] - ~ ~ ~ c i ~ - t u - n " - t i , un-ni-iS it-t]i* ir-mes be-l[i-ne},[II-ul 1 lei-u tu-(lu-ru-dei-iti-ti \te-nii sa-h• à ui-?uin ] ~ ~ sa-ha-\iin li-111 ci](-(u-ur-dam ito 4 l&meS ku-l[ul, [if-ri1l i - ~ i [ i ' - ^ /i-ribi*-bi*, [mn-ri]^* r u - [ d u !Sum-mu Sa U - I I ~ne-p[ci-1.1-i]m I fil-ru-hi-in1 d lu-nia, \Suru-mu Sa} ki-inu na-<sa>-lti-;nia11-1ii-tumlu u l ~ i ] - ~ ~ i -be-li t a m li-i.
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388. L. 1'-5' : [ a - n ] a lugal-mes iu m [ u ] * - [ a l * - t i m *e^-[li-tini], [(upp]a*-[ti1111 US-ru-wi-mudumu-me[5 du]-du* [Sa si-pi-ru]-fini,[a-* je-er lugal-me5 Su z u - f u ~ - m u - ~ i ' - i ~II-Sa-hi-il!, n[^ me-hi-ir !Q-m[i-i]aSa ai-pu-ru i*-ij*-sk-p[a*-umif-tli* [SUI-ablugal-me5 u - i l - t i m . i-ku-ui-l?u-du~n-)nu sla-ub ZU-a\-[ml-qi-m a-!ù-ru-du-[kum]
389. L. 7' : me*-fi*-ir. . . ] x x ; aprè 2 1. de séparationmais on dirait que les 2 1. ont 6tà volontairement éras6es
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LES OPERATIONS G U E R R I ~ R E S
LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE MARI
je suis allà chez lui. Sûra-Harnrnm'a fait la déclaratiosuivante à propos des Benjaminites : à Oà dois-je aller? En avantgarde de ces troupes qui ne s'entendent pas entre elles^^? Pour sûrils ne s'entendent en rien - sinon nous l'aurions su! - si ce n'est à leur Isi-Qatar constitue désormaiun tiers des yarihéensdet les ~ ~ r a ~ Ãsont © divisé e n s en ~ deux. ~ Tous les Benjaminites sont préoccupé Hammî-istamaleur envoie lettre sur lettree) mais personne ne va à lui. Comme j'ai constatà cette situation déplaisantej'ai donnà des ordres en bonne et due forme à Yatarum afin de protégeHammî istamar. à J'ai dit (encore) : à Dâdî-had arrivera-t-il jamais'? à Il a : à Il est en route. )> dit Je partais de chezt> Sûra-Hamm lorsqu'un particulier s'est approchà de moi et m'a dit ceci : à Pour ce qu'on t'a dit, les il a Benjaminites ne viendront nullement. Quant à Dâdî-hadu à faire moissonner son blà à battum mg). >> Tout ce que m'a racontà Sûra-Hamm et ce que j'ai appris par ouï-direh)je viens de l'écrirchez mon Seigneur. Note : cf. P. M., Vie nomade Èdans FM [Il, p. 124. Ã
a) Ce texte montre que la Zarri des Amnanéenest un port sur 'Euphrate. C'est une ville qui appartient de plus à Sûra-Hamm comme le montrent XXIII, p. 360 et XXVI/I, p. 214. Le prince benjaminite est donc de retour chez lui. b) M. B. a compris sera inquiet È Nazâquiisignifie plutô êtr en colèrÈ En fait, il s'agit là de préséan et d'étiquettece ii quoi on attachait ii l'époquune importance considérabl(cf. B. L., MélangeM. B., p. 168) et les problème soulevépar l'arrivé2 Mari du roi de KurdâXII1 29) : le roi benjaminite se formaliserait de passer aprhs les troupes yamhadéennes c) En m. m. : Assurément(ils s'entendent) pour leur perte : dans le cas contraire nous l'aurions su. Ils ne s'entendent pas! d) Cet Isi-Qatar est celui qui est mentionnà dans A.818, une Ã
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if-fa-ka-ra~tl* (sic), etc
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lettre inéditde Haminî-iitama oà ce dernier rapporte ii Zimrî-Là les plaintes de Yasmah-Addu: malgrà les divers dons qu'il a pu faire aux Yarihéen(ia-ri-ih), ces derniers sont alléinstaurer un autre prince royal, Isi-Qatar (1. 48-50 : il-li-ku-nia ma-da-ru-am, sané-e-e i-si-qa-tar is-ta-ak-nu). lu-ul-lu-us est clairement écrisur la tablette, mais je n'en vois pas la dkrivation. Une correction en sullus fait échaux propos de A.818. Je comprends la forme comme un dénominatisur Salium 113 È Un dieu Qatar (XVI, p. 266) ne se trouve que dans ce NP, qui est assez populaire. S'il ne s'agit pas d'une forme sans désinenc fkminine de Qattarà (on lirait Isi-Qattar), on peut le considére comme Qatar, soit la fumé(du sacrifice) divinisée e) Pour ce genre de lettre, voir (38). f) Ina zuinur signifie ici de chez Èavec le ina séparatif Pour une expression parallèl utilisant une autre partie du corps, cf. V 75 : 9' : Maintenant, moi-mêmeje vais êtr chassà de Harrân d'auprhs de Sin-ter" (i-na pu-ni NP.. . ud-da-pu-ar). g) Pour les rapports privilégikentre le rabbken Dâdî-had et Abattum dont il est sûremenle prince, cf. La cité-Gta d91mâr. , )>, MARI 6, p. 45-46. h) Le passage est fondamental pour l'emploi de ina ahîtiÈ souvent rendu par voix publique : cela fait ici allusion à ce que vient lui rapporter le quidam, non nommé il est vrai. Ã
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569 [VI351 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. Le génér yamhadéem'a annoncà : à 4* hommes ont quittà ma troupe. Je vais faire mettre à leur poursuite. Écrià ton Seigneur qu'ils se sont enfuis392 afin que ces hommes ne quittent pas le territoirea)! à Voilà ce que m'a dit le génér yamhadéen Puisqu'en ce moment mon Seigneur se trouve dans le district d'amont, il faut qu'il donne des ordres en bonne et due et aYaqqim-Addu n pour que ces gens ne forme à ~ i b r à ® - ~ a ~
392. L. 8-10 : [a-lia wii-ar-kil-su-nu-iiiti'(DA), [us-luj-(17-bu-ut, [ki-ina] Ih-meS ili-li-qzi.
LES OP~RATIONSGUERRI~RES
quittent pas l e territoire! Dks qu'ils s e trouveront pris, qu'on les ramèn p o u r êtr prisonniers394b) afin que par l a suite o n ait peur! Note : ce texte ne peut dater de ZL 2', car Itûr-Asd est alors gouverneur de Mari. Il faut donc l'attribuer A la fin de ZL 9' ou au débude ZL IO', lorsque les troupes du Yamhad vont à l'aide de Babylone. a) Pour ce sens de wasûmcf. (4%), n. c). b) Le texte porte [edl-lu-tam qui semble êtr ici l'abstrait de edlum, prisonnier È Un sens <
avoir pris l a route d e l a valléet cheminait. A u milieu d e l a nuit, les gens des commandos d'intervention l'ont fait revenir e t m e l'ont conduit chez moi. J'ai fait entrer cet individu dans l'ergastule. Précédemmen m e s commandos d'intervention avaient à © t installédans l a valléedans les champs, s u r l a g o r g e du wadi e t à BîICapânc) Aujourd'hui, selon l a missive d e m o n Seigneur, j'ai installà 1 0 hommes sur l a route par l e Puits d e l a malaria396d). M e s commandos d'intervention sont renforcésIl n'y a pas d e négligence
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570 [XIV 751 Dis à m o n Seigneur : ainsi parle Yaqqim-Addu, ton serviteur. M o n Seigneur a envoyà u n e lettre à propos d e s gens d u Yamhad e t d u Zalmaqum q u i ne cessent d e décamperNaguèr déjà j'avais donnà des ordres e n bonne et due forme a u x gens des commandos d'intervention et, ville par ville, a u x scheichs et a u x administrateursa), leur disant : < < T o u tYamhadéeo u Z d m a q u à © eq u i fera route vers l'amontb), selon l a lettre d e m o n Seigneur, saisissez-vous-en^ et ramenez-le-moi. D Actuellement, sans compter la troupe des 100 hommes q u i s'en sont allés1 Yamhadéenconduisant 1 ânes e trouvait
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a) Pour les laputtûmaides des chefs coutumiers, cf. t. 1, (73,n. b). b) Ceux qui retournent chez eux en suivant le cours de l'Euphrate. c) On a ici manifestement la division géographiqunaturelle pour un contemporain des valléefluviatiles de l'Euphrate et du Habur. - Le hamqum est le fond de la valléedonc la zone tout pr&sdu lit du fleuve, cf. *Irrigation.. . È p. 119-120. - Les qerbêtum prairies È représentenen revanche la terrasse alluviale en surplomb, au moins leurs parties qui ne jouxtent pas directement les canaux d'irrigation oà se trouvent les bourgs, soit la zone A peuplement humain dense et sous le contrôl direct des scheichs et de leurs administrateurs. - Pour le visiteur moderne, cependant, une zone géographiqu vient s'ajouter au fond de la valléet aux campagnes : c'est la régiosteppique qui s'étenà partir du sommet de la falaise, jusqu'aux montagnes : le Bisrîsur la rive gauche, le Djebel 'Abd elAziz, sur la rive droite. La tablette me semble porter assez nettement le terme ba-ta-riini, pour lequel je n'ai pas d'autre explication que de le rapprocher des hürÃbütede Ct 2, 17, dont le sens a étdiversement expliquéDans Pléiad II, p. 1451, n. aux versets 16-17, Dhorme explique montagnes de l ' h o r i z o n ~ .Le terme beter qui signifie division pourrait décrirces coupures nettes que représentl'Apic des falaises. C'est cependant une zone beaucoup trop vaste pour une surÃ
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veillance effective. En revanche, le toponyme B i f r à ´ de 2 S 2 29 est le plus souvent expliquà comme étanune à gorge qui donne accè du Jourdain au plateau et, pratiquement, le lit d'un wadi ; cf. S. R. Driver, Notes on the Hebrew Text and the Topography of the Books of samue12, 1913, p. 245. Le batarum pourrait donc avoir étles ravines par oà on pouvait avoir accks $i la falaise menant au BiSrîun moyen d'évitela surveillance qui s'exerçai sur le lit du fleuve et les prairies cultivéesIl pourrait ainsi s'agir du wadi de rive droite de l'Euphrate qui debouche au Tell Jaffra (cf. no 35 sur la carte de B. Geyer, MARI 5, p. 329). Ces structures géographique trks particulikres ne pouvaient pas ne pas avoir de n o m ; on connaîainsi pour la province d e Qapunâ le terme r a p s u m (à Vaste*) qui désignaile lit largement ouvert d'un wadi qui devait permettre une route directe entre le Habur et le Sindjar (cf. SEL 8, p. 91). - BîKapâ est une ville sur le Habur entre Qaiiunâ et Saggarâtu : cf. (718) ; d'aprks (269), Hammu-rabi devait y prendre un de ses repas, $i son arrivéde KurdâC'étaidonc un lieu d'étapnormal et bien équipà M. B., XXVII, p. 7, en a ainsi fait la limite administrative entre Qaiiunâ et Saggarâtum$i une journéde marche de cette dernière C'étaien effet le poste ultime oà s'arrêtai la surveillance de Yaqqim-Addu. Pour que notre texte ait un sens, il faut d'une part que BîKapâ ait étsur la rive droite du Habur, d'autre part que, d'une faço ou d'une autre, la place ait commandà une route par le Djebel 'Abd el-Aziz vers le Balih et au-delà vers le Yamhad ou le Zalmaqum. On peut donc penser $i un bourg qui serait à l'embouchure du lit d'un wadi venant du Djebel 'Abd el-Aziz et permettant de gagner directement la montagne elle-même Ce serait la route la plus directe par l'est, mais la plus périlleuspour quitter le royaume de Mari. Le bataruin et BîKapâ pouvaient, l'un et l'autre, représente , voie par la l'accks à ce que les autres textes appellent le q a s z h ~la limite du désert d ) Pour un autre toponyme mariote désignpar un puits, cf. N Burtum Ni'atum (546), n. a). Di'um désignà la fois un démo et la maladie qu'il donne. Pour l'identification de cette maladie comme la à malaria È cf. en dernier lieu R. Labat, BiOr XVI, p. 38b. C e lieu-dit devait êtr situà sur une des routes désertiquepar la falaise occidentale de l'Euphrate ou le Djebel 'Abd el-Aziz. Le gouverneur y place des gardes pour le cas oà des fugitifs auraient réuss$i passer quand même Il devait donc s'agir du dernier avantposte avant la steppe.
571 [VI 671 D i s à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. A u sujet d u fait q u e Yantin-Êra aille avec les serviteurs d e mon Seigneur, réflexiofaite, c'est judicieux qu'il aille réside avec l'arméeO r puisque Yantin-Êra doit aller, il faudrait q u e mon Seigneur fasse porter à Yantin-&ah e t 1nna-FIânaq u i marcheront l a têt d e s Bédouins2 manteaux d e 2e qualité En outre si c e l a lui agréeq u e mon Seigneur fasse porter à ~ a n t i n - Ã Š r a1 h sikge397b). J'ai écrià mon Seigneur, en fonction d e mon devoir d e serv i t e u r ; q u e mon S e i g n e u r réflkchissepuis qu'il agisse en fonction d e sa royauté398c) Autre chose : l'armév a bouger. Elle a installé/installerson ~ elle bivouacd) à sihâe)a u droit d e ~ u z u r r à ¢Tnà ~´ l e~ matin, sera mise en route.
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a) Ce NP (qui manque dans Huffrnon, APN} est sans doute celui d'un Bensim'alite et $i analyser inna + hânDans A.271, à in-ni-haan est une variante de *in-na-ha-an à de VI1 215 : 3 (et sans doute le mêm scheich). Innali- est donc identique $i Hinnali- et repré sente une forme de la racine 'NN, N êtr gracieux ; N hâ est le mêm éléme que le second terme de composà de Bina-Hâ et représentvraisemblablement un toponyme comme Hê ou un ethnique comme Hana. b) Pour la mardatum, cf. * M D B P 1 ; ce sont les marques de la dignitk des 2 chefs. Un sièg est ajoutà pour celui qui est le plus gradéconfirmant sans doute son appartenance $i la dignità des wâti kussî; cf. B. L., MélangeM. B., p. 167. c) Pour cette formulation, cf. MélangeP . Garelli, p. 63. d) L'écriturde Mari ne permet pas de distinguer entre i - b i - i t (accompli) et i-bé-e(inaccompli). e ) C e toponyme (comme beaucoup de la régionest construit Ã
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397. L. 15-16 : C fur!!-n~u u-wu-[Iu-ut-fi-III-e-r\u*-ali*.
( T I M ) u-Ili\-ku-u, 1 gig-gu-za (1-11(1
398. L. 18-20 : a-II(!-ku a-nu be-l\{-ni i21ir-du-II-tu}u[s\-pu-rti-tii~~ lie-li l\i-11s-Itlu-luIl.iu u- Si![r*-r\u*-[t\I*-fu !ru*-bu 11-pu-us].
sur un nom de plante avec le H-a géographique>> s à ® h u étan effectivement la dénominatiod'une variétde l'absinthe vulgaire.
572 [VI 691 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. Les jours de l'armése prolongent (trop) : ils résidendepuis 20 jours & ~ à ª r ~ ~ ~ ~ ) (1+3+1 1. manquent.) Aujourd'hui, il faut que l'armése repose et qu'elle prenne son repas^. Demain, à la premièr heure, il faut que l'on apporte402 aux chefs de sections et aux lieutenants tout les bagag e s b ) dont j'ai parlà & mon Seigneur et, en outre aux Bédouinstoutes les javelinesc) qui peuvent exister. L'enthousiasme des Bédouinne s'éteinpasd). Autre chose : si mon Seigneur doit donner un sièg à celui qui marche en têt de l'arméequ'on l'apporte. Il faut que mon Seigneur expédiun de ses serviteurs qui aille avec l'arméeen attendant qu'on.. . i'armée403e) a) La lettre est manifestement du mêm moment que (561) et (571). La troupe n'a donc pas encore quittk son camp de départ L'autographie de J.-R. K. indique [inla?-[r]i'!ki,mais on attend plutô d e - e & et un signe DI m'apparaîclairement sur la tablette. 11 faut admettre ici une forme fléchiDêru au lieu de la forme absolue Dêrusuelle. b) Le riksuin est le à paquetage pour reprendre le terme militaire françaile plus proche construit sur le verbe (em)paqueter ; pour ce sens de bagage, cf. XXI, p. 448, n. 12. c) La zamirtiini est typique des Bédouins cf. (548) n. p). Ã
d) J.-R. K. a laissk à na-ab-la-am (confirmÃpar collation) sans traduction ni commentaire : CAD Nil, p. 26b a enregistrà ce passage sous nablu B à flame >> et traduit : à Les Bédouinne [ . . . ] pas de feu(?) (pour faire des armes) à (the Hanians do not [ .. . ] fire(?) (to make weapons?), ce qui m'est t o t a l e m e n t incompréhensible AHw, p. 698a, enregistre la rkfkrence sous un exemple unique sans donner d'indication de sens. Je préfkrequoique la forme ne soit pas encore documentée supposer ici un infinitif IV de baliini, à s'éteindrÈ avec le sens de à perdre son enthousiasme È Pour cette ardeur des Bédouin lors de l'expéditiode Babylone, voir justement la lettre de Bahdî Addu, (577). e) Le texte est parallkle 2 VI 38 : 11'-12' ; cf. (561). Ã
573 [VI 281 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. Yantin-grah m'est arrivà et m'a dit ceci : à Je vais établi l'approvisionnement de l'arméet m'en retournerai. (Même si les Bédouinsont section par section et clan par clana), cette armée-l(représenteun corps de conscrits. En outre, selon son r6leJje le constate ('?), cette arméne comprend pas de réservis tesb). 2000 hommes (en) 2 bataillons^! Qui donc va l'amener à bon portd)? Alors Yantin-Êra s'en est allé4^ Nos amise), les Babyloniens, nomment un génér pour (seulement) 200 a 300 hommes de troupe, disant (pourtant) : CC Ce sont les grands du pa¥È,s405fA l'heure actuelle, c'est une arméconsidérablqui va se déplaceet son génér n'est pas encore connu! ~ d m e t t o n s g que ) Yantin-Êra amèn à bon port l'arméeet aprèsh)Je veux bien qu'il puisse aller à une armépour l'équipermais il faut que ce soit Zimrî-Addle généra14 et Yantin-Êra son soldati)! Si demain, une raison Ã
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400. L. 5-6 : [ u 4 1 - m w-hi-;ni i-tu-dr-k[~\ rtle^*-rr;l*-r;~nl*~, \istu u4] r2o"l-kam WI-(I.V-I bu]. I ~ ~ I11-i[p*-~\II*], 401. L. 1'-2' : u4-iiiii-iin1@-[l)u-uin I ~ - I I ~ - I I /;II -nig-du 1111.
402. L. 6' : l i * - i b  ¥ f - l ~ ~ Ã* (cf. - ~ 1.~ i8') ~ etc. 403. L. 13'-14' : lâ 1 ir he-li-i[[i]r.f(11*i[t*-ti , s ~ I - / ? ; -i ;-Il ~a I- ~ I Iil-ili ] , (sur hasures!)~ ~ I - I ~ U ~ II ~- -UI I I~~IIilil - I if-.ru-uk-x], IU-~\ be-l[i li-it-rit-dii\ 111.. . 1.
406. L. 24 : lu*-ll* (cf. copie!) gai mar-tu-IIIU i[i-ut-ti-i~~-e-[ru-(ili]
arrive à m o n Seigneur d e d i r d ) : à L'armé doit établiu n camp d'attaque^ È qui d a n s cette éventualité407 amèner l à o à il f a u t cette armke? Est-ce ~ a n t i n - Ã Š r qui a pourrait a m e n e r l Ão à il faut cette a r m à ©e t l a ramener'? Moi, j e viens d'écrirà m o n Seigneur e n fonction d e m e s devoirs d e serviteur. Q u e m o n Seigneur réfléchiss e n fonction d e s a royauté408 Note : cette lettre trè difficile est cependant un document majeur à l'époqu pour comprendre l'idéque l'on se faisait d'un génér amorrite. A côt d'hommes du métierompus A certaines opéra tions techniques comme fournir leur équipemenet leurs rations (paqâdunzaux soldats, voire assurer heureusement leur déplace ment (.fullumum), la grande affaire étaide mener les troupes au combat (sâltunz)Ibâl-pi-Ellui aussi, souligne que c'est la pan ré servédu g6n6ral (cf. p. 407). Les Babyloniens adoptaient comme principe de ne donner qu'une troupe limité(200 A 300 hommes) à un g6n6ral. A Mari on confiait A ce dernier un corps expédition naire bien plus considkrable (2000 hommes). Ce qui compliquait la situation dans le cas présentsemble-t-il, c'est que cette troupe devait êtr constituépar des gens r6unis (pihrum) pour l'occasion, non par des vétéra (16-egir-mes) qui auraient eu une certaine expériencde la chose militaire. Yantin-grah, au jugement du gouverneur de Mari, étaiun bon technicien qui dirigeait d'ailleurs un corps de troupe dans le Sindjar, mais n'avait pas l'envergure d'un Zimrî-AdduSans doute l'expkrience de la gestion d'une province entikre, celle de Qattuniin, pouvait-elle faire espéreque Zimrî-Addserait A mêm de diriger un vaste ensemble humain. a) Ce genre de disposition militaire est bien documentà par certaines tablettes mariotes de recensements militaires; on y voit les gens rangépar sections (pirsum), mais êtr chacun qualifià par son clan (gâ.yuin) b) Ici, comme ailleurs, on a compris pihruin, à gens réunipour une op6ration militaire à ˆ cf. p. 362. Il est plus malais6 de savoir ce qui les oppose aux à egir à (réservistes)Ces derniers servent
bien de remplaçant A la premikre catégoriet ne sont mobilisé qu'en cas de défaillanceindividuelles, mais il faut certainement les considérecomme des gens plus âgÃet avec déj une certaine expériencde la chose militaire. Ils font donc partie, sans jeu de mots, du cadre de la à réservÈ Yantin-grah semble donc considé rer que de tels soldats plus âg6 pouvaient servir dans une arméà encadrer des collkgues plus jeunes et éventuellemenles faire bénéfici de leur expérienceLes textes de recensement les montrent clairement énumér aprè les pihruiiz, mais distincts des sugilgid qui, eux, sont * réformà à ou des su-bar-ra. c) Le texte recourt A l'idéogramm ké qui signifie kisruiiz, à groupe organis6 È à bataillon È 1000 hommes semblent effectivement avoir constituà A Mari une unit6 de levée d) La question de Yantin-grah revient, évidemmentà poser implicitement sa candidature, ce A quoi Bahdî-LÃne s'est pas dépéc d'apporter une réponse e) Le terme tappum fonctionne à Mari avec A peu pr&s le sens du françaià camphre à ; cf. XXVII1, p. 305 n. d). f) Cf. MARI 5, p. 618 ; le signe doit représenteun UN mal tait. g) Toutes les formes optatives du texte ont étcontextuellement traduites par des interrogatives (* optatifs d6lib6ratifs >). h) L'adverbe ullii que l'on a pris l'habitude de traduire à en outre à (XV, p. 190) désignen fait une prospective ( à A partir de maintenant È ou la direction à au-delA à (IV 68 : 27). L'expression u u1li.f. à Or, plus tard? à revient ici à dire : à Que faut-il imaginer comme situation ultérieure>> i) Exactement à son suivant È Le véritabl terme pour à lieutenant à (J.-R. K.) étai warkzîii; cf. XXVU1 156, n. e). R à ª d pourrait garder l'image de à celui qui marche derrikre à ; en tait, le méprioh Bahdî-LÃsemble tenir Yantin-grah incite A interpréter à Il doit êtr simplement un soldat h ses ordres. >> j) Je dois l'interprétatiode ces lignes à D. Ch. k) Une lecture [p}u-uh-r[uin-ma] A laquelle je m'étaiarrêt quelque temps ne me paraîplus possible; une notation sa-el- est possible à Mari pour sa-alx-, d'autant plus que les formes sâltuii et sêltuii sont concurrentes, mais l'expression p~ltaiiiwaiâbuiine m'est pas documentée 1) En m. A m. : à dans le temps qui suivra È
574 [VI721 D i s à m o n Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. J ' a i totalement p o u r v u l e s soldats d e bœufs m o u t o n s e t
LES OP~RATIONS GUERRI~RES
barques et j'ai fait un plan : à Ils iront ensemble. Voilà le plan que j'ai fait. Cette expéditiose mettra en route409, vivra s les moutons. ~antin-Êrah410. . sura) les b ~ u f et (Lacune.) Ã
. à .. je ferai porter ... Que mon Seigneur ... et, moimêm,... afin qu'il ... l'armé... que la moisson ... afin que mon Seigneur.. . Le lendemain du jour oh je fais porter cette tablette de moi à mon Seigneur, j'enverrai cette expédition a) epêfu + nom d'animal (acc.) signifie à abattre u n animal, en faire sa subsistance È Un tel emploi se retrouve dans les textes mkdioassyriens ; cf. 1 udu ana napteni epif, KAJ 207 et analogues, citÃCADE, p. 209.
575 [II 671 Dis à Hammu-rabi : ainsi parle Zimrî-Lî ton frère Pour ce qui est de ce message que tu m'as envoyà : à Afin de me procurer^ le grain de la berge orientaleb),j'ai rassemblà le menu peuple et les petites gensc). Prends tes disposit i o n s ! ~... , 41 1. (Les 314 manquent.)
. .. l'armée.. às a rencontre412. Il lèver 100 ou 200 soldats à nous, ne sera pas négligenet notre arméne perdra pas son allant. Donne des ordres en bonne et due forme pour que l'arméne se mette chaque fois en route qu'en fonction de bons présagequ'elle aura obtenus. Fais en sorte qu'il n'y ait point 409. L. 5-7 : [ s ] ~ i * - l l ~ u ~ * - uUS-ru-uni-li-mu, m \uk-pu}-ud (cf. 1. 7) if-feuni-if i-lu-kii. [un-ni-r\am*ak-pu-ud ge-er-riim fu-12 i-[lu-uk]. [I'I g]u4-h5 ii u d u - h i i-pi-![u*-am\. 410. L. 10 : [I i]u-(III-ri-111-e!*-[r(i-(III].
e-hi-er-ridutu-k-a U-IZO e*-pré*-fi-~III] .s~i-@-~~ise-eh-ru-a[mje-lie-er-rur~id-pa-ah-Ili-ir],wyem-^kal[su-bu-(if...]. 412. L. 1' : su-bu-uniU-II[I p[u]-n[i*-5u! ...1.
de dommage ni parmi l'arméni dans le pays. D'autre part, les Bédouinque je t'ai envoyéont une excellente expériencdes activitéde commandos et de patrouilles. Parmi la troupe des Bédouinque je t'ai envo~és choisis-en 200 ou 300 soldats, qu'ils tiennent et prennent position face à l'ennemi afin que ce dernier ne puisse plus rien faired). Quant à l'ensemble de l'armke que je t'ai expédié dirige-la toi-même Cette armévaut 30000 hommes et pourra mettre fin à nos problkmese). . . mettre fin ou bien.. . Le jour oÃje t'envoie cette tablette,. . . vient de rentrer et.. . (Beaucoup de place sur la tranche, à droite.) Bibliographie : republiÃpar J.-R. K. comme XXVIII 13. Note : le texte est peut-êtr contemporain de l'envoi des troupes d'alliance (tiUatuïnà Babylone. a) A revoir le texte. e-p[i-fi-im... ] me paraîmeilleur q u ' e - ~ [ i di-im...] que l'on attend. Pour u n emploi d'epêtum à se procurer È avec un nom de plante, cf. t. 1. (129). n. e). b) Cette expression (écriten sumérie%tu-è- et rarissime à Mari!). au lieu de aqda1nât1ii11 doit représenteune citation verbatiin de la tablette envoyépar Hammu-rabi. c) Pour saplum et sehnnniï~z/sehertuï cf. XXVI/l, p. 16. n. 42. d) La situation historique n'est pas autrement documentéeIl peut s'agir de rksister à une menace d'Esnunna contre Hî (possession mariote!) pour couper les lignes de communication entre Mari et Babylone. e) Pour cette expression de hippam nasâhumà mettre fin aux problèmeÈ cf. t. 1, p. 438, (281) n. b) : en dernier lieu J. Sasson, MélangeMoran et la note de M. Anbar dans RA 75, 1981, p. 187.
576 [II 711 Dis à mon Seigneur : ainsi (parle) Warad-ili.gu, ton serviteur. A propos de l'armédu Yamhad qui est alléà Babylone, Hammu-rabi s'est beaucoup réjoud'apprendre la nouvelle. Il a dit : à C'est trè bien que mon frèreaait envoyà ma troupe Ã
41 1, L. 4-5 : fe-el11 fu uni
199
413. L. 9' :
... hi-e-er-maMili-ik-lu-u]
LES OP~RATIONSG U E R R I ~ R E S
Babylone et qu'il ait nouà ma frange à (celle du) prince de Babylone. à En outre il a dit : à Je te gardeb) jusqu'au p d d u h d . à 4 jours aprks cette tablette que j'envoie à mon Seigneur, je ferai route hors d'Alep. Bibliographie : republià dans XXVIl3, *La musique à Mari È Le chef de musique Warad-i1i.i~est à ce moment-là en mission au Yamhad auprè du nouveau roi Hammu-rabi du Yamhad pour apporter l'ex-voto de Zimrî-LÃet réglel'achat de la ville d' Alahtum. B a) Comprendre à Zimrî-Lî b) Cette forme verbale ne doit pas êtr interprétà comme comportant une désinenc-âkau lieu de -&a, mais comme kalgkka soit kalêk(u)-kaÃje me trouve te garder ; cf. MARI 5, p. 667. c) Nom d'un rituel d'expiation (?), analogue (?) au pu dû?^^ Ã
577 [II 1181 Dis à mon Seigneur: ainsi parle ~ a h d à ® - ~ dton d u servi~) teur. Les Bédouinqui forment l'arrière-gard sont arrivés Bédouind'avant- et d'arrière-gardeçva! Pas de maladie, ni rien4^, absolument pas la moindre perte! Ceux qui font partie du corps expéditionnaire415b) çva! Que mon Seigneur soit sans inquiétude j'ai coutume de prê Autre chose : lors de chaque expédition ter l'oreille car les doléancescsont (alors) nombreuses. A l'heure actuelle, dans cette expédition j'ai prêt l'oreille : pas de doléanceni rien! Ce n'est que rires et chansons! Leur cÅ“u est content comme s'ils étaienchez eux. L'unique objet de désirc'est livrer combat et battre l'ennemi. C'est le cÅ“u des serviteurs de mon Seigneur qui parle! Que mon Seigneur soit heureux!
414. L. 6 : 1"-111mu-ur-pi-un1 ~i-111mi-iin-mii ; le texte n'est nullement &rasé
20 1
a) Bahdî-Addest le génér qui conduisit à Babylone des troupes bensim'alites de Mari. (* l'administrateur en chef [de temples b) Une lecture fabr121~1 ou de palais] ; CAD 511 p. 11 et p. 13b-14a), est invraisemblable. 11 vaut mieux postuler un terme faprum qui aurait ici le sens courant de * corps expéditionnairÈ * ensemble de la troupe envoyé à Babylone! c) Le terme yagâtu est enregistrk avec le sens de à doléanc (Beschwerden) par AHw, p. 41 la, et CAD 1-J (worries),p. 32la. Ã
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578 [II 201 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Ibâi-pi-Elton serviteur. Le jour oà je fais porter cette tablette de moi chez mon Seigneur, l'arméde Hammu-rabi est sortie de ~ a b ~ l o n e ~ l ~ pour aller en expéditioet il m'a convoquéapour aller avec elle. J'ai dit oui (/je me suis mis en route)^ mais, jusqu'h présentje n'ai toujours pas appris le but de l'expéditioque nous allons faire. Suite h cette tablette, j'écrirachez mon Seigneur le but de notre expédition48.. . Yarnji-El 419.. . (Lacune.) Hammu-rabi. .. Pour cela, je ... h mon Seigneur ce qui ... h propos de.. . La troupe de mon Seigneur va bien. Bibliographie : cf. P. V., à Parade militaire dans les jardins de Babylone È dans FM [Il, p. 137-138 et n. 2. Note: le rapprochement de ce texte et de (579) est suscità par l'exposà identique dans les 2 documents sur l'incertitude initiale du but de l'expédition a) Pour ce sens de ragârnumcf. t. 1, p. 630, (433), n. c). 416. L. 6 : ... sa-ah ha-mu-ru-bi i-[nu kA-dingir-raki]. 417. L. 7-8 : a-ru kaskal-nirn &si à i-iu-t\i a-nu kaskal-rlirn],a-lu-ki-irn ireu-mu-ni-mu [urn-eu-ur-malet-hi-mu1ut-lu-kam-ina]. 418. L. 10-12 : ... wu-or-ki tup-[p(-iu], e-[ern a-Ha-ki-ni (v. S. Or 22, p. 126) a-for ni-l[o-ku]. 419. L. 13 : [ . . .]-si'-AN i*-[.. . ] ; voir P. V., ihid., p. 138, n, 2 pour une autre proposition de lecture, non validke par l'autopsie de la tablette.
202
LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE MARI
579 [A.486 + M.53191
l 1
:
ton serviteur. Dis A mon Seigneur. Ainsi (parle) Ibâl-pî-E Lorsqu'on m'avait convoquà naguèr pour l'expédition j'avais écrichez mon Seigneur en ces termes: à § O m'a réclamdes provisions pour 10 jours mais là ou je dois aller, la direction de mon expédition je ne l'ai pas encore apprise. Une fois que je la saurai, j'enverrai un message chez mon Seigneur. à VoilÃce que j'avais écri chez mon Seigneur. Voici l'expéditio h laquelle on m'avait convoquÃ: Hammu-rabi n'étaipas allà h depuis 10 ans et mêm plus. A présent la troupe de mon Seigneur ainsi que sa garde personnelleb) (y) sont alléeavec lui et il a résid3 jours à KG. Il a offert un sacrifice à ses dieuxc) et. le surlendemain, il est revenu h Babylone. En pleine expkdition, pendant notre trajet, la nouvelle de l'arrivédes Bédouinm'est parvenue et je la (lui) ai annoncke en ces termes : à Les Bédouinsont arrivés Mon Seigneur sortira-t-il à leur rencontre ? à Voilà ce que je lui ai annoncÃet il (m')a dit ceci : à Le 5(6?) (de ce mois), A Babylone, je te ferai part de (ma) décision à Voilh ce qu'il a dit. ~ o u s sommes ~ ) arrivéh Babylone et (nous nous sommes présenté h la porte du palais. Lorsque tout aussitôl'on m'eut fait entrer, Hammu-rabi a dit ceci : à Allons! Que la troupe entre dans la ville, qu'elle prenne ses dans les maisons réquisitionnée et que demain matin elle prenne le repas en ma présenc! à et il sortit. J'ai ainsi parlà à son ministre, Sîn-bêl-aplle ministre : à Toutes les fois qu'ils descendent h Mari, mon Seigneur sort h la rencontre de ses serviteurs et les porte-enseigne devant mon Seigneur. à VoilÃce que j'ai dit et il m'a dit ceci : : Tous les Bédouin prendront demain matin leur repas devant mon Seigneur; que les porte-enseigne fassent leur parade demain ! à Voilà ce qu'il m'a répondu Tâb-eli-mâtet Sîn bêl-apli sont sortis avec moi et nous avons fait entrer la troupe dans la ville.
LES OPERATIONS
GUERRIERES
203
Le lendemain, j'ai réun50 soldats d'élitet (les) ai fait entrer pour faire la parade. Tous les Bédouinont pris leur repas dans le jardin en sa présencet c'est dans le jardinh) que les porte-enseigne ont fait leur parade. Il (Hammu-rabi) étaivraiment content de l'arrivédes Bkdouins! Il a distribuk des présent: anneau-hullum et anneau d'or, habit et chemise multicolore, (voilà le présenfait à Bahdî-Addu La (valeur) nominale du hullunz et de l'anneau ktait de 20 sicles ;la (valeur) réellde 18 sicles d'ori). Bahdî-Addavait affectà 12 hommes comme chefs de sections. Aprks réflexion je (lui) ai dit : à L'effectif de la troupe est de 1000 et pour 1000 hommes, çfait 10 chefs de sections. En réalitktoi, tu as affectà des chefs de sections pour 1200 hommes de troupe et tu as affectÃ24 lieutenants, ce qui f(er)ait 1400l) hommes de troupes. Si l'on fait une enquêteque va-t-il se passer ? à Aprks réflexion je me suis dit : à Si je supprime 2 hommes sur les chefs de sections qui ont regu leur affectation, je vais susciter des murmures contre moik). à Par peur de cela, j'ai placÃSûlu h la têt des BédouinYabasa et Bihirum h la têt des clans aiamgavift et j'ai affectà 10 chefs de sections ; sur les 24 lieutenants que Bahdî-Addavait affectés ce sont 20 lieutenants dont j'ai (confirmé l'affectation. Voici ce que j'ai dit (aux Babyloniens) au sujet de Sûlu et Bihirum : à Bahdî-Add(va) en premier car c'est le généra Mais ces 2 hommes sont des commandants (iûpisûbini)à Étan donnÃque j'avais manigancÃcela, Sûlu et son collègu ont reç anneau d'or et disque solaire d'or. La (valeur) nominale de leur anneau étai de 5 sicles et la (valeur) nominale du disque solaire étai(aussi) de 5 sicles. La (valeur) réellde l'anneau et du disque solaire ktait de 8 sicles. (Ils ont aussi reçu2 habits et 2 chemises multicolores. Les 10 chefs de sections ont reç anneau-hullum et anneau (d'argent), ainsi que 10 chemises multicolores. La (valeur) nominale du hullunz et de l'anneau ktait de 20 sicles ; le poids (réelde chaque ensemble de hullz~r~z et d'anneau étaide 18
LES OPGRATIONS
sicles. (Voilh) le prksent fait aux chefs de sections. Les 20 lieutenants ont reç 1 anneau de 10 sicles d'argent et 1 mkdaille de 1 sicle, ainsi que des habits et des chemises multicolores. La (valeur) nominale de leur anneau étaide 10 sicles et celle de la médaillde 1 sicle. La (valeur) réellde l'anneau étaide 8 sicles ; la (valeur) réellde la médaillede 213 de sicle. > c) C'est-&-direle dieu Zababa et Egtar kigîtum d) Comme souvent dans ces lettres envoyéepar Ibâl-pi-E depuis Babylone, à nous représentle groupe des Mariotes qui l'entourent. e) Dans l'expression n a p i t t a m n a d h z , à poser la vie le terme n a p i t t u m est un des nombreux moyens d'exprimer le réfléc dans l'akkadien de Mari et l'expression doit êtr comprise comme < s'installer È f) Pour le bînap[drim, cf. t. 1, p : 299, (163) n. c). g) Les termes rnubbabilum et b u b b u l u m sont rendus ici par porte-enseigne à et à parader Les dictionnaires traduisaient plutô Ãjongleur et jongler È On verra, dans FM [Il, p. 147-149, l'argumentation de P. V. pour ces nouvelles traductions. Pour les attestations dans le Rituel d J E t t a r , cf. J.-M. D. et M. G., F M III, p. 5 1. h) Pour le à jardin^, lieu festif et cultuel important dans un palais amomte, cf. à *Organisation de l'espace.. . p. 57. i) Pour ces réalité cf. les commentaires de F. J. et P. V., /oc. cit. j) Je suis ici les calculs de P. V. : à On attendrait 1 200, ce qui È
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GUERRI~RES
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correspondrait à 2 lieutenants pour un capitaine. Ibâl-pi-Ea du mal & faire des multiplications. Ayant établqu'il faut 10 capitaines pour 1000 hommes, il en conclut qu'il faut 12 capitaines pour 1 200 hommes. Il lui suffit pour cela de faire correspondre le chiffre des centaines pour le second nombre, au chiffre des unitks (aprks le clou oblique du 10) du premier nombre. En suivant la mêm mkthode, 24 lieutenants correspondent donc & 1 4 0 0 hommes. k) Littéralemen : Ãje retournerai l'opinion contre moi. >> 1) Pour cette grande division des clans bensim'alites, cf. *Nomades... >>. Ã
580 [II 74 +] Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yarîm-Addu ton serviteur. Parmi la troupe babylonienne qui a étfaite prisonnièr (par les Élamitesle mois passé(il y avait) un chef de sectiona) mutiabalkenb) (qui) a dit ceci à l'empereur d'Éla : Le Mutiabal tout entier a attendu cec) jour. envoie-moid) dans mon pays pour que je fasse se révoltele Mutiabal en ta faveur. à Voilh ce que cet homme a racontà à l'empereur d'Éla et celui-ci l'a renvoyà à Babylone. Il est arrivà à Babylone, a eu une entrevue avec le roi mais a cachÃses intentions en sa présencePuis, il est parti et est allà à ~ a z a l l u k ~ ) . Cet individu a exposà le message que l'empereur d'Élaavait envoyéLes gens de Kazalluk y ont prêt attention, ils se sont concertéet ont écrih l'empereur d'filam. Cette affaire a transpirà chez Hammu-rabi. Il a astucieusement pris en main la situationf). Il a envoyk des espions(?) et ils se sont renseignésQuand ils eurent rapportà confirmation complkte du fait, il a entrepris les notables de Kazalluk en ces il faut que toute la populatermes : à ‡ cause de lJÉlamite tion420 rassemble le grain et la paille et que cela entre à l'inté rieur de Babylone, afin que ... et que votre pays ne soient pas Ã
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420. L. 21-23 : ["ci-wu-timki-a-cufi i\s-hii-as-sfi-nu-fi-iin uin-nia-u-ini. [u.f-funilu e-lu]-iiii-ini,[mi-im-ma a-wi-lu-t\uin .fuiii-.T~i.
pillés421. . Rassemblez grain et paille, jeunes garGons et fillettes') dans leur totalità et faites-les entrer à Babylone.. . vos moutons continueront à manger dans votre pays. Et vous, vous pouvez continuer à demeurer dans vos maisons! D Voilà ce que le roi leur a déclaret ils lui ont répondceci : (Puisque notre Seigneur l'a dit, allons! Prenons nos dispositions! à Voilà la réponsqu'ils ont faite au roi et ils sont partis. Aprè leur départ il a expédiune troupe de 6000 hommes avec des bateaux pour embarquer leur grain et déplaceleurs familles. Eux, de trouver des pl-étexteen disant : à Nous n'avons pas encore pris nos dispositions : restons (encore) 3 jours chez nous! à Voilà ce qu'ils ont répondaux gens du roi qui étaienalléchez eux4^. Le troisièm jour, ils entendirent des nouvelles de l'empereur d'ÉlamPar confiance en lui, ils se sont révoltà comme un seul homme contre amm mu-rabi4^ et ont tuà autant de ses serviteurs qu'ils ont pu. Hammu-rabi a appris la nouvelle de leur attaque et il a envoyà une troupe dans ce pays. Toute la troupe du Mutiabal, au grand complet4^, a barrà la route pour combattre, a livrà bataille mais (Hammu-rabi) les a battus.. . a . Ils ont déportla population, hommes4^ ou femmes, tué. garGons et fillettes de ce paysh). .. Bibliographie : republié augment6 de M.9640, comme XXVI 365. a) Pour ce titre de gai gis-gidri, faqon mariote de noter le PA.PA babylonien, cf. D. Ch. , MARI 5, p. 662-663. 421. L. 27 : [nia-ut-ku-nulu-a illi-lia-ab-bu-[teilm. um-nia-u~nil,[u_ 422. L. 39-42 : i t - r u - d [ u - u - 1 4te!-qi'-tiiii^id-du-\~~ii~i f i ] [e4-e~n-ni ~ [ l ni-is-bu-ut[, * [u3-kam i nu-F[i-il?c i ~ ~ - ~ ~ [lu-tur-n1eS1, i-tu~n
b) Ce texte montre clairement que Mutiabal étaile nom du pays dont Kazallu étai la capitale; cf. XXVIl2, p. 151. c) Pour cet emploi d'anncm renvoyant à une réalittacitement connue mais non expriméecf. t. 1, p. 463, (296) n. f). 11 s'agit du jour ob le Mutiabal pourrait rejeter le joug babylonien. d) Pour !arâdunz renvoyer quelqu'un lh d'oà il est venu Ècf. t. 1, p. 523, (335) n. i). e) Kazalluk donne la vraie prononciation de ka-zal-lukiÈ f ) C u t à ª p u signifie agir avec ruse È traiter habilement d'une affaire ; cf. (548) n. k). La ruse de Hammu-rabi consiste à offrir généreuseme de mettre à l'abri h Babylone les réservede grain et de fourrage ainsi que la jeunesse de Kazallu pour, en fait, s'en servir comme otages et empêched'agir les traîtres g) Pour cette expression sehrunz sehertum, cf. XXVI 171, n. d). Il semble qu'il s'agisse ici, au propre, de la jeunesse de Kazallu. h) Rkcit de la déportatiode Kazallu dans XXVI 365-bis. Ã
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581 [II30+] Dis à mon Seigneur : ainsi parle Ibâl-pi-Elton serviteur. L'ennemi (élamiteayant vu que les dispositions étaien prises dans la ville de Hirîtumessaya à 2 reprises de construire une rampea) mais la troupe de mon Seigneur s'opposa à lui et ne le lui permit pas. Comme ils ne pouvaient pas construire la rampe et que leur terre meuble, du fait des conduitesb) que nous-même et les serviteurs de Hammu-rabi nous avions largementc) ouvertes face à la rampe qu'il construisait, leur terre meuble (dis-je), nous avions réussà la transporterd) vers le fleuve, l'ennemi voyant qu'on l'avait empêch de construire une rampe4", . . . (Lacune.) Je fis s'équipeune centaine d'hommes et j'envoyai un
M. [lugal flci il-li-ku-Su-ILU-.?~-[~III 423. L. 43-45 : [i-IKI] Su-al-Si-in1u4-mi-ini te4-em sukkal ela[m-ina-n'ini.Fiiiu-u-ma],a-IZU tu-ku-ul-ti sukkal elum-ma-tiiii iz*-\zi-zu-nia],ki-/lia 1 lu if-ti ' 1. /ici-ci111-mu-ru-hi if-[,YI-bu-d-ki-& 424. L. 49 : ?ci-ah niu-fi-a-bu-cilka-lu-su ~i-U[III'*-tu-li]. 425. L. 53 : a*-w\i*-lu-ruin zi-ku-r\u-am etc.
426. L.6-14 : lu-kur i-mu-ur-mu a-nu e-p£.-ri-in1 -.?II2-,?II,il-tu-uk-mci $ciub lx-l(-iu u-nu pu-ni-Fu, ip-ri-ik-IIIU e-p£.-ru-ci~~ ~i-ulid-cli-i~~-fu, ki-IIIU e-&ru-uni ~i-ulilo-H u e-pi-ri-su,i-nu uni-ri-iiii-ini Fa 11;-niiil ir-me5 lia-mi-inurd-hi, nu-uF-ta-ti-lu-inci a-na pa-un e-&-ri-sii, iii-i[p}-ni4 e-p£.-ri-.Fa-ne1 id .:O-bu-Uin,[ni-ik-Fu-d]u*lu*-kur* i*-/nu*-ur*-maki*-niu* e-p£.-r\u-milluul ni-id-di-in-Su...}.
208
LES DOCUMENTS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
isoléeau-devant d e l'armée4^ J e m'assurai de la régioqui v a d e s a . . . jusqu'à Kakkulâtumlui disant : N II ne faudrait pas qu'il y ait invasion de 10000 hommes ou expédiune troupe d e 10000 hommes et qu'il instaure une rébelliodans le Suhûm S i jamais vous voyez des traces d e écrià Meptû pour qu'il puisse prendre ses dispositions et écris-le moi à moi-mêmequ'ici je puisse prendre les miennes! à Voilà la mission que je donnai4^ à l'isolé D'autre part, je fis s'équipe3 0 Souhéenet (les) expédia avec Yaqqim-Lîmle Souhéenà Kakkulâtumleur disant : N Si l'ennemi passe, venant de Kakkulâtumse dirigeant vers l'amont, marche parallèlemen à luih) et écrià mon Seigneur ainsi q u ' à moi-même à Voilà les indications q u e je lui donnai puis je l'expé diai42g. J e m e suis assurà d e toute la limite steppique afin que mon Seigneur fûà mêm de prendre ses dispositions. Autre chose : les serviteurs d e mon Seigneur, tout autant qu'on en a envoyÃpour faire face au(x tentatives de) construction d'une rampe, sont saufs. Il n'y a pas eu de mort. Bibliographie: republiéaugmentà de son joint M.5282 par D. L.. dans MARI 8, p. 440-,W. Note : l'attaque des Elamites contre Hirîtumarque le moment oà l'empereur d'Elam porta la guerre en Babylonie et essaya de l'envahir. Suite & son échecil entreprit de conquérila vallédu Tigre en amont (cf. les documents publiédans XXVII ; débuZL 10'). a) Dans tout ce passage, j'ai supposà qu'il s'agissait d'un verbe nouveau epêrum *entasser de la terre (eperii) pour faire une plutô que de ebêrum rampe B. à remblayer une muraille à traverser B. Ce verbe epêrtt est encore documentà dans XXVII 145 : 13- 16 qui fait, d'ailleurs, allusion aux même événemen militaires : iÈ
428. L. 9' : [e4-niilu-us-bu-utun-ni-turn l~u-ud-sla-UIII 6-wu-e-er-/II&. 429. L. 16' : (in-ni-foi11u-nu-'1-sd-maup-ru-su etc
na-an-na, 16-khr ka-ak-ku-la-timki-ina, i-te-pi'-ir, ik-ta-mi-ts, a lam ka-ak-ku-la-tim^1it-ta-qa-ar, à A l'heure actuelle, l'ennemi a entrepris de remblayer Kakkulâtumil s'est réunet il détruiK. Dans II 3 0 : 13' comme dans XXVII 145 : 14, epêru est construit avec l'accusatif de la ville attaquée b) A.217 : 10 montre un contexte identique 2 celui de la correspondance d'El Amarna (VAB II 88 : 22). L'anzrummum y est un complexe dépendande la grand-porte (l'abul Farrim) et auquel appartient une réalitdknomméà abrum que l'on peut remplir d'eau : à Le 14, j'ai empli les 2 abrum de la Porte du roi et, le 15, 1 abrum de Yamrum~numde la Porte du roi B. 0 4 14-kam 2 ab-ri, Sa a-bu-ul lugal h-nz[a]-al-li, 0 4 15-kam 1 ab-ra-am, f a am-ru-um-mi[ilm, f a a-bu-ul lu[gal] 1;-Ha-a]l-li. La complexità de la situation est montrépar le fait que à a b - È~ terme K sumérie que l'on estime à l'origine d'abrunz, est connu par les lexiques comme 'équivalenidéogrammatiqud'amrummu~n! Ce dernier est, d'autre part, d'aprks ces même listes, une sorte de conduite forcéqui apporte de l'eau: kS-tum4 = n a ~ ~ a b1 u amrummum. Il faut comprendre ici que les défenseurde la ville de Hirîtuont noyà les abords de la place pour la mettre hors d'atteinte. Il s'agissait donc d'un systkme de canalisations utilisà dans la défensdes villes, pour remplir les fosséqui les entouraient et grâc auxquelles on pouvait éventuellemencréeun courant d'eau suffisant pour entraîne la terre de rampes d'assaut. Si la ville tirait son nom de cette infrastructure (Hirîtu = *Les Fossés>>) on peut concevoir un résea de fossélarges et profonds. c) Ce passage a étfort discuté - Une traduction trks compliquéen est offerte par CAD ,412, p. 78a, au prix de la correction de nu-US-ta-TI-lu-maen nu-US-ta-pClu-ma, ce qui est drastique. CAD est, d'autre part, obligà de supposer l'absence d'un verbe we blocked et pense de toute faço qu'anzrimmunz pourrait êtr un autre terme qu'anzrunz~numdont ils font un à water conduit B. - AHw, p. 767b, y voit une forme St de natdlu~n?N gezeigt bekommen B. - XV, p. 185, propose une forme 5-tt (sic) de elfim. à faire éleveB. Aucune de ces solutions ne donne, en outre, un bon sens. Étan dom6 que le scribe d'lbâl-pl-Econfond régulikremensourdes et sonores, il faut simplement voir ici le parfait de iadâlu II, : élargi à ( x to widen, broaden ÈCAD 511, p. 35a-b ; à erweitem, Ã
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LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE MARI
vergrossem A H w , p. 1122a). Il y a eu, en outre, 1. 9, l'anticipation d'une expression de la 1. 12; aprè avoir commencéle scribe a jug6 bon d'ajouter pourquoi la traverséest impossible pour l'ennemi. d) Le canal Zabalum étaiun hapax, mêm si le nom d'arbre s a p à ¢ l w ns u p à ¢ l u sert à construire des toponymes. Il existe ainsi d'aprks la documentation de Mari une ville de Zabalum qui est à côt d'AiîhumOn notera dans un texte des environs de Sippar ( A b B XI 72 : 10) mention d'un a-$Ãza-bu-lum lu-ta, a champ dans le terroir du Zabalum inférieu D'aprè le contexte, il est vraisemblable cependant qu'il faille y voir plutô le verbe z a b à ¢ l u m Dks lors e - p à © - r i - freprésentdans cette ligne précisle terme pluriel e p e r à = terre meuble, bien documentÃdans les textes de sikge ou de construction ; cf. M A R I 7, p. 196. e) Pour le sens de b a d d u m , à soldat détachpour une mission isoléÈ et non pas un terme occidental pour signifier a devin È cf. NABU 91/53. f) ~'Élamite g) K i b s u m , de k a b à ¢ s u m à fouler au pied>, note l'empreinte laissépar un pas ; pour cette expression, cf. l'explicite kibis fêp leqûrna relever les empreintes de pas ( F M II, p. 69). h) En m. à m. : à Va à ses côtéIl s'agit naturellement, non pas de l'escorter, mais d'effectuer une marche parallkle à la sienne pour le surveiller. È
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582 [II 341 Dis à mon Seigneur : ainsi parle ~ b à ¢ l - < ~ ton b - ~servi~) teur. Mon Seigneur a écrichez Hammu-rabi à propos des 10000 hommes de troupe et des barques à expédieà Hanat dans l'attente de (la montéde) l'ennemi. Avant que n'arrive la tablette de mon Seigneur, j'avais multiplià les demandes pour qu'il envoie une troupe nombreuse et des barques. Maintenant, la tablette de mon Seigneur est arrivéet voici ce que j'ai dit à Hammu-rabi : à Comme ton frèr te l'a mandéenvoie troupe et barques pour qu'il puisse prendre ses dispositions. L'ennemi est proche. à Voilà ce que je lui ai dit et lui m'a fait cette
à Il y a des troupes et des barques baséeau camp43 l ; il y en a aussi à Râpiqu ; il y en a encore à uhûlb)Des troupes et des barques, j'en ai réunic)Mes dispositions à moi sont prises. à Voici dks lors le message que j'ai envoyà à HammurabiÑà : à Ne refuse pas de troupe ni de barques à ton frère Tu dois faire ce qu'il est en ton p o u v o i r de faire. à Voilà ce que je lui ai dit. Hammu-rabi ne m'a pas écouté43 Au sujet de l'arméd1E:nunna, mon Seigneur avait envoyà nagukre chez Harnmu-rabi un message disant : à Si des troupes alliéeformkes de ces gens doivent aller à toi, il ne faut pas qu'elles résidendans la ville de Babylone mais plutô à l'exté rieur. Ma troupe, en revanche, doit habiter la ville de Babylone et le camp^^. n Voilà ce que mon Seigneur avait écrià Hammu-rabi. En
430. L. 3-1 1 : uf-Suin 10 li-mi su-bi-im à gi.S-mi-hi tur a-nu ^li[ti*-naa)t*rkil', ( 4 ) {Ù-ra-di-irà re-eJ 1"-kur ku-ul-li[m)be-11' a-na je-er, ( 5 ) lliuuni-mu-ru-bi if-pu-r[u-u)nilu-ma pp-pi' lwlf-iu, ( 6 )i-ka-tif-iu-duni ii-du-!& h o - i h { M U R A ] p h a - m n nu-du-[u]mà gig-mi-hi tur, ( 7 )&-i{-ru-ud inu-un-nu {up-pi' he-Il-iu ik-Su-dani-ma, ( 8 ) ci*-ii\u* Ii]u*-u17i-mu-ru-hiki-ciam aq-bi um-nia a-nu-ku-ma, ( 9 ) [ki-ma]a-/lu*-\k\a [i\s-pu-ru-knn~ju-1x1am à gis-mi-[hli* [tur],(10) [{Ili*-ru-ud*il* fie-elin*-[Slii li-is-ha-ut lu-kur, ( 1 1 ) qi-ru-uh [tinl-ni*-[tum]u[q*-b]i*-Sum-niaki-u-nm i-pu*-[ul]. 431. L. 12 : uni-mu-u-mi fii-[bu-u]ni à gis-mi-hi tur i-nu ka-r[al*-fi-i~n). III
432. L. 14-16 : Su-ki-in su-bu-um à [gis]-mi-hitur ;-nu n'-[Iiu-iilk],Sa-kià su-bu-uni [ùgis-mi-hi tur i-pu*-[th-11;-ir], v4-11ii ju-hi-it à a-nu-[uni-
ÇI]Ulu-nia* li[u*-un)-mu-ru-hi\. 433. L. 18-21 : g~-hu-unià gi5-mi-hi tur [u-nu u-hi-ka],la ta-kti-al-la.Tu-um-ma fa e-pi-si-ka), te-ep-pi-eS mi-ni-[tuni uq-hi-km], an-ni-tam liauni-mu-ru-[bi i-ul if-ine]. 434. L. 22-28 : aS-Suin JU-ublu 6s-[nun-nakia-nu je-er], lia-uin-inu-ru[Miq-pu-ur uni-nlti u-[nu-ku-nw), fi in^-mlti* [hi i-nti pa-ni-tini ki-u-UIII], [fil-/)ci*-atlu-n~eSfii-lm-ti a-nu [se-ri-ku],i-la-ak sa-bu-un1 Ju-LI 1-lui 11ki-dingir-raki],lu us-sa-uh i-nu ki-di-im-mu li-[Si-ih],à $0-hi a-laniki li-si-ih]. ki-dingir-raki à k[u-rci-Sti-UI~I
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LES OP~RATIONSGUERRIERES
réalità il ne faudrait pas que, si selon la missive de mon Seigneur on la fait résidedans Babylone, chaque fois l'on fera appel^ h elle, quand il y aura un accrochageg) avec l'ennemi, il n'y (en) ait du désagrén~en A l'heure actuelle, les troupes alliéeprocuréepar mon Seigneur résidendans la ville de Babylone. Si cela paraî convenable (à mon Seigneur), c'est plutô h l'extérieuque la troupe de mon Seigneur doit camper afin qu'elle puisse briser435h) l'ennemi là oà il se trouve et que je sois à mêm de nettoyeri) les régionhorticoles)) de (Babylone). Il faut que mon Seigneur réfléchis à cela. Les gens de Babylone en habitant la ville ne peuvent protégel'exté rieur436. La troupe de mon Seigneur va bien^-^.
*Bît-Hul Pour la correction de 6-hu-ul à en u-hu-ul, voir la documentation communiqué& M. B. dans MARI 4, p. 236. Il s'agit d'une ville de Babylonie, prè du canal Imina, et apparemment & un nÅ“u important de communication; cf. XXVI 503 et 504. La ville (bien attestke désormaisporte manifestement un nom de plante ; cf. uhzîlu= salicorne È Uhû pouvait donc se trouver dans une régiode marais salants. c) Cette restitution suppose qu'on interprkte le sâbu de la 1. 15 comme un nominativus pendons. d) Si les 1. 9-16 reprksentent un premier kchange (verbal) entre le génkramariote et le roi de Babylone, l'amvke d'une nouvelle lettre de Zimrî-LÃfait que son serviteur revient h la charge. Cette fois-ci, cependant, il n'a plus accè direct au souverain et doit lui envoyer un message écrit e) = ina mal ; en m. h m. dans toute la mesure oùà f) Cette forme d'infinitif hi-su-si- rappelle le p i - f a - a f des textes de l'huile et sa variante pi-if-fu-uf, postulépar v. S. (AHw, p. 844a) pour AbB 1 49 : 9. Il les interprèt comme des formes Gt. g) Le texte est bien copià et porte effectivement $A BA ZA AT l[u*-klur. 6tant donnà les nombreuses incorrections des lettres d'lbâl-pî-E un emploi de BA pour AB (!) me paraîici plausible. J'ai donc supposà ici un terme *sapsdtum dkrivà de fapdsum et désignanl'affrontement militaire. Pour l'usage de cette racine dans un tel contexte, cf. X 4 : 16. h) Le texte porte clairement li-ha-ap-pi-ip, ce qui explique la transcription en soi étonnantde Ch.-F. J., vis-&-vis de son autographie. Une correction en l\i-h]a-ab-bi-[lu\, AHw p. 302a, n'est donc pas envisageable. Une dkrivation de cette forme & partir de hapapu 1, zerschlagen È forme en revanche un bon sens. i) La forme luSahhiT ne peut êtr dkrivke de $HT A, attaquer È ou B. arracher È pour des raisons de sémantismeUne dérivatio & partir de ~ H B, T effra erÈ n'aboutit pas & un sens meilleur comme le reconnaîCAD 11, p. 88a. En revanche Sahstum A dont le sens est libkrer de ses dettes à (cf. VAT 9293, citk CAD $11, p. 85b oh ufahhas.sz~nualterne avec ubbab-funu) donne un sens excellent. Le sens de nettoyer un terrain à existe encore dans les langues modernes pour indiquer qu'on en chasse un ennemi. j) Pour ce terme, cf. XXVIl1, p. 338, n. 20. Il ne peut s'agir que du salhum de Babylone (-su renvoyant éventuellemen& Hammurabi), non de celui de l'ennemi, ce qui reviendrait & imaginer une contre-offensive fort lointaine. On peut interprétecette forme comme une mégraphide salah-Su (HA pour AH!), mais salahum Ã
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Note : pour la date du texte, on remarquera l'aide escomptke d'Esnunna, dont les troupes viennent renforcer la résistanc de Babylone. Zimrî-LÃdonne cependant des conseils de prudence : les forces einunnkennes doivent rester hors des murailles. Il doit s'agir de forces libres à d'ESnunna, à l'étrangercomposéede rksistants & l'occupation élamitet décidke& reconquérile temtoire national occupk. S'il s'agit d'Atamrum, dkj& l'allik de Babylone et de Mari, il peut avoir kt6 obligk d'kvacuer sa capitale devant le retour des forces klamites de Haute-Djkzirk, lesquelles pillkrent effectivement ESnunna avant de faire retraite. Ã
a) 6tant donnk le dossier auquel appartient ce document, il faut supposer ici que le nom de l'expkditeur est donnà de faço fautive à Ibâl-EÈ avec omission de -pî ! b) La ville d'Uhû se cache dans XVIl1, p. 8, sous la mélectur
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435. L. 31-36 : be-Il-ia i-iiu ki-dingir-tak1 ~i-Se-[ti-bu-su-iw-fi\.h i-iiu ina-al a-nu hi-rsul-s[l*-Su-nu ki-mu]. Su-&l-~-ut l[tI*-k]hr* [i-b\a*-\as\S[iiw lii-riii-tum ib-ba-si}, i-nu-ail-nu d-[ln-at be-li-iu a-luniki ki-dingirria**"* b[S*-bu], Sun1-ma ri-it-tu [su-a]b* be-li*-iu* [il-na* ki*-di*-[im-nia], li-$i-ib-mu [al*-hr* l&k~Irhf-[qa*-bu, l&khr0 [lli-[li]u-&*, Ã sa-lulia-su lu-5u-uh-[lli]-ii. 436. L. 39 : [$a im-su-u]r* ki-di i-ul i-le-h. 437. L. 4 0 : [su-ab be-ll-i]u* Su-lim.
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existe aussi comme variante de salhum : pour une forme analogue. cf. A.3555 : 20 : à Je prendrai cette ville de vive force ou bien je m'emparerai au cours d'un raid de la zone horticole de la ville à (alam Se-tu e-he-ep-pi, L-lu-ma sa-la-ha-am ga a-lim (LAM), i-na saad-di-im e-le-qé)
LES TROUPES MARIOTES EN BABYLONE L'AFFRONTEMENT AVEC LARSA ET ESNUNNA L'empereur élamit ne réussipoint l'opératio éclaiqu'il méditaicontre Babylone en concentrant toutes ses forces contre elle. L'attaque se produisit du côt d'Opis (XXVIl2, p. 150 et n. 68). C'étaiun lieu clef de la frontièr nord de la Babylonie puisque ce fut là aussi que se produisit l'affrontement décisi entre Cyrus et les arméede Nabonide. Au moment oà commence son siège Hammu-rabi décrèla mobilisation généra (XXVI de Larsa. 363) et appelle à l'aide son alliéRîm-Sà La campagne que les Elamites menèren dans la vallédu Tigre est bien documentépar les lettres 136-148 de XXVII ; cf. l'exposà qu'en donne M. B., op. rit., p. 30-32. Les troupes confédérà babylono-mariotes menèren de puissantes opérationen territoire einunnéeet essayèren en mêm temps de faire lever le sièg de Hirîtum une autre place manifestement trè forte au sud de Sippar, sur le canal Irnina (XXVU2, p. 34 et n. 36 ; cf. D. L., à Le sièg de HirîtuÈ MARI 8, p. 431-454). Comme l'a remarquà D. Ch., c'étai aussi un site stratégiqude trè grande importance puisque c'est au mêm endroit que les forces d'Assurbanipal affrontèren celles de Samai-Sûm-ukÃ(TCS 5, p. 132). Suite à leur défaitdevant Hirîtu et à l'éched'une remontévers Kakkulâtu et au-delà Ekallâtum un moment menacéeles Elamites évacuèreleurs conquête et se replièren en filam, pillant Esnunna (XXVI 377). L'évacuatiod'Einunna eut comme conséquencde trè grande importance de permettre qu'un roi s'y réinstallâ Apparemment ce fut un homo novus, Sillî-Sin un petit gradà (XXVI 377). L'affaire a certainement étun échepour Hammu-rabi qui rêv un temps soit d'annexer purement et simplement la seconde partie du çpay
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d'Akkad>, soit d'y installer un prince (madarum) de son choix ; cf. dans (300). le conseil que lui donnait Zimrî-Là : à Si les nobles d'ESnunna t'ont donnà leur accord, exerce toi-mêm la royautà d'Esnnuna et, dans le cas contraire, installe à leur royautà un de la famille royale qui se trouve chez toi à ; cf. t. 1, p. 469. Dans un premier moment, Hammu-rabi semble s'êtr rksigné Les textes XXVII 149-150 montrent que Babylone renoua les contacts diplomatiques avec l'empereur d'filam, qui résidaialors à Diniktum, ville à sa frontièreet le nouveau roi Sillî-Sî M. B. a soulignà avec raison le ton nouveau que prit l'empereur, répon dant de faço plus que conciliante aux reproches de Hammu-rabi et exprimant le déside voir rétablieles bonnes relations d'antan: ce n'étaiplus l'arrogant monarque d'avant l'an ZL 9' ; cf. XXVII, p. 3 1. Les alliétournèren alors leurs forces contre Larsa qui étairestéfidèl à la suzerainetÃélamiteD. Ch. a montrà (XXVIl2. p. 146147) la complexità des rapports entre Babylone et Larsa, faisant en apparence front commun contre l'empereur, Babylone attendant vainement l'arrivédes troupes larséennesous les murs d'Opis (XXVI 363, 364. 365). Larsa feignant de craindre que l'ennemi ne l'attaque (XXVI 368). En fait, lorsqu'elle fut prête Larsa envahit la Babylonie. Ses détachementfirent de multiples incursions en territoire babylonien, pillant et emmenant les habitants comme prisonniers. Cette situation est rappeléen XXVI 385. oà Hammurabi mentionne les pillages incessants effectuédans son pays par ; cf. D. Ch. XXVU2, p. 147. Rîm-Sà La guerre contre Larsa fut une répétiti de ce qui se passa par avec l'approbala suite our Mari : une lutte sainte fut déclaré o n de famas et de Marduk (cf. XXVI 385 : -Maintenant, je me suis plaint à Samai et à Marduk et ils m'ont répond"oui" sur tous les points È) D. Ch. (XXVIl2, p. 147, n. 50) a montrà que cette interrogation atypique revenait à se faire donner l'aval religieux des deux dieux patrons des citéqui allaient entrer en étade belligéranceSelon XXVI 383. une premièr campagne trè rapide amena à la reddition de MaSkan-Sapir oh s'étaienfermà Sinmuballit, le frèr de Rîm-Sin avec 3000 hommes de troupe. On possèd désormaisen complémendes textes de XXVIl2 déjpubliésl'éditiodans XXVII des lettres du Mariote Zimrî Addu racontant la campagne vers le Sud-Iraq, le sièg d'environ 6 mois de Larsa, sa prise et la déportatiodu vieux roi Rîm-Siainsi que de sa famille à Babylone. Or, dè ce moment-là il apparaîque Zimrî-LÃavait le plus
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LES OPERATIONS G U E R R I ~ R E S
grand besoin du retour de ses troupes. Comme on le voit ci-dessous, la situation étaidevenue grave pour lui sur sa frontikre Nord. Les refus répktkde Hammu-rabi d'obtempkrer, malgrk la pression continuelle du génér mariote Ibâl-pi-Els'expliquent par le fait que les relations avec le nouveau roi qu'Einunna s'étai donnéSillî-Sî s'ktaient brutalement dkgradkes et que la guerre avait de nouveau kclatk. XXVI 373 montre Sillî-Sà essayant d'empêche des contacts entre Suse et Babylone, dont il pouvait, A juste titre, craindre de faire les frais. L'histoire des événemen est encore trks embrouillke, passant par des alternances de paix et d'affrontements, jusqu'h la prise et la destruction d'Einunna, l'annéqui prkckda celle de Mari.
583 [II 331 Dis h mon Seigneur : ainsi parle ~ b à ¢ l - ton ~ l ~serviteur. ) J'ai pris connaissance de la tablette que mon Seigneur m'a fait porter, au sujet de Hammu-rabi, roi de Babylone, qui avait écrià mon Seigneur : 6 Je vais me "rencontrer" avec Rîm-Sin roi de Larsa et le prince d'ESnunna va faire sa jonction avec moi. Expédie-moà l'heure actuelle de la troupe pour que je réalisce projetb). Avec ta troupe, je ne manquerai pas d'expé dier (moi aussi, plus tard)^) des forces considérableet tu pourras réalisetes projets. >> Ce message que Hammu-rabi avait envoyà h mon Seigneur, je l'ai exposk, par-devant les scheichs, tes serviteurs, disant : à Rkfléchisse : faut-il dire oui pour les troupes que Hammu.. >> rabi de Babylone ne cesse de nous réclamer438? (La 112 manque.)
.. . de mon Seigneur.. . Une calamitÃa eu lieu.. . Étandonnk que Saddûn-Labm'a écriceci439 : à Comme j'ai coup6 la têt d'ISme-Addu, l'ennemi de mon Seigneur, et l'ai fait porter chez lui, les gens de Hurrà et de Sinah sont
venus ici et ils ont coupÃmes vergers4^ à et qu'il a (ajoutk) : :Viens que je te confie la ville (d'ASnakkum) pour que je puisse partir chez mon Seigneurd) È j'ai kcrit à Ibâl-AdduIl a fait entrer (dans ASnakkum) une cinquantaine d'hommes pour protégela ville. Saddûn-Lab et Ibâl-Add sont arrivéchez moi, h Siharata, avec tout un concours de Bédouinet ( S a d d ~ n - ~ a b Ãm'a ¢ ) ~dit4^ : 6 Il ne faudrait pas, si je m'en vais chez mon Seigneur, qu'aprè mon départdiverses villes qui me sont hostiles n'attaquent^ ASnakkum ou ne lui inspirent des propos séditieuxà A l'heure actuelle, je vais aller avec luig) en compagnie de Bédouinà l'intkrieur du Pays, et je vais m'occuperh) des différentevilles qui lui sont hostiles. D'ici 3 jours, j'enverrai un rapport complet chez mon Seigneur. Les troupeaux transhumants et les Bensim'alites vont bien. Note: la date de ce texte (cf. commentaires des notes) est la fin de ZL IO', lorsque Hammu-rabi de Babylone prkpare une attaque contre Larsa. a) Le nom de l'expéditeun'est pas donnà ici de fagon fautive Ibâl-E avec omission de pîIl s'agit bien d'une lettre du rner'ûr des Bensim'alites que Zimrî-Là a mis au courant des propositions d'alliance de Hammu-rabi de Babylone et qui, dans l'Ida-Maras, rkunit les scheichs bkdouins pour dkbattre d'une réponspositive ou nkgative. b) Ces évknementsont concomitants h l'assassinat du roi d' ASnakkum, ISme-Addu, ennemi haÃde Mari dans l'Ida-Maras. On est donc h la fin de ZL 10' ; cf. D. Ch., MARI7, p. 171. Un problkme est posk par le verbe nanrnururn, à avoir une entrevue qui comme nenmudurn, à faire sa jonction a le plus souvent un sens pacifique. Cependant D. Ch. me fait observer que nanrnururn peut avoir aussi un sens belliqueux. Le à projet de Hammu-rabi visait h monter une opératiocontre un ennemi commun, qui ne pouvait êtr que le roi de Larsa. On est donc au moment du déclenchemende la guerre qui aboutit h la prise de Ã
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440. L. 7' : Ã lu-&
439. L. 14' : [ki-a-am id-pu-ru-am etc
441. L. 13' :
~i-nu-u1^1i-li-ku-nimki-re-ri-iu ik-ki-su.
... -mu-a-mi us-su-ur/-ri.
LES OPERATIONS GUERRIÈRE
Larsa dans le milieu de l'an ZL 1 1 ' (voir à Espionnage et guerre froide : la fm de Mari È dans FM [Il, 1992, p. 39-52). L'Ãhomme d'ESnunna ne doit donc plus êtr comme dans les textes de ZL 9' et du débude ZL 10'. Atamrum. mais déjSillî-Sà dont le choix par les Esnunnéenfut postkrieur à la retraite élamite c) La deuxièm partie du discours de Hammu-rabi doit êtr fi Je te rendrai la pareille. comprise de faço .programmatique: lorsque tu auras une grosse affaire à régler >> d) Il s'agit d'un voyage jusqu'à Mari, comme en faisaient les rois de l'Ida-Maras, à l'occasion des grandes fête d'EStar de Dê ; cf. XXVIl3 (à La fêt d'Esta1 È) e) Tout comme dans certaines lettres envoyéepar deux personnages, il n'y en a qu'un qui parle (et, inversement, on peut ne parler qu'à une seule personne alors que la lettre est adresséà deux personnes!), la formule introductive du discours umiilâ-m est suivie par des verbes à la 1"' pers. du sing. Etant donnà les craintes concernant Asnakkum. le discours doit êtr celui de Saddûn-~abà f) Sailâqu signifie à Mari à s'approcher dans u n but belliqueux d'oh ses sens de à réprimande ou fi attaquer È g) La solution la plus simple (cf. Ch.-F. J . ) fait se terminer le discours de Saddûn-~abà la 1. 16'. sans considéreque le -mi qui conclut la 1. 19' indique une poursuite des propos jusqu'à la t'ormule finale qui clô habituellement les lettres d'Ibâ1-ElSi tel étai le cas. on aurait, 1. 19'. itti-ia non itti-fu. h) D'ordinaire, l'expression di'atam fâlu signifie simplement : à tenir compte de l'avis de quelqu'un (le plus souvent à la forme négative) Ici le contexte de di'atani fâlun est CC régleson compte à quelqu'un c'est-à -dire par euphkmisme, CC détruir Il pourrait s'agir de l'origine de l'emploi de fâ114i pour signifier à mettre 2 i l'épreuv à faire connaîtr une fin funeste È Ã
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584 [II 721 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yarîm-Addu ton serviteur. Tâb-eli-mât(et) Sîn-bêl-apliserviteurs de Harnmu-rabi, qui se trouvaient depuis longtemps à ~ a s k a n - s a ~ i rsont ~), arrivéà Babylone. 4 chevaliersb) larséenformaient leur escorte. J'ai appris les nouvelles qu'ils avaient. Voici le message dont ils étaienporteurs : à J'ai pris connaissance de tes lettres incessantes pour (avoir) des troupes, mais l'ennemi se
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dispose à partir contre un autre pays. De ce fait, je n'ai pas envoyà de troupe à moi. Elle est néanmoinprête Si l'ennemi envisage de marcher contre toi, ma troupe ira à ton secours. Par ailleurs, si l'ennemi envisage de marcher contre moi, que la a écrichez tienne aille au mien. à Voilà ce que Rîm-Sà Hammu-rabi. D'autre part, au sujet des gens du Mutiabal qui ont fui lors du combat et se sont réfugiés au !?amutbal, au sujet de ces (Ce gens, pas de problèmeHarnmu-rabi avait écrià Rîm-Sî dernier) a répondceci : c Ne sais-tu pas que j'aime la vied)? Aprè êtr allÃà l'intérieude mon pays faire une ou deux fois le tour^^ de ces gens, je les rassurerai et les ferai revenir à toi. à Voilà ce qu'il lui a écrit Autre chose : le groupe^ de messagers de l'empereur d'Éla a couru au-devant de ~ i m r a - ~ a m m à mais » g ) peine perdueh)! Le scribe du cabinet secreti), Sîn-iddinam est sorti du palais et c'est dans le magasin de l'empereur qu'on a fait entrer ces messagersl). Le groupe (qui avait droit) à 6 repas n'en a reç que 3. De plus, on l'a consignà dans la maison qu'on a réquisitionnà pour luik) et on a rognà ses rations. En outre, on n'a pas formulà les salutations1) (habituelles) devant ces messagers. Mon Seigneur en est informé Bibliographie: republiÃpar D, Ch. comme XXVI 368. a) Les toponymes analogues devraient êtr lus désormai m a s k a n - , non m a f k a n - et êtr dérivà de sakânnin fi s'installer, vivre non de fakânum fi placer È Ce terme maskailun1 est l'équi valent dans ces formations de âlumfi ville ; cf. XXVIl3. fi Le culte des bétyleÈ b) Pour cette dignité cf. t. 1, p. 443, (282) n. b). c) En m. à m. : fi sont entréau Y. >> d) Cette faço de dire est énigmatiqueD. Ch. me fait observer que le roi de Larsa ne peut pas dire par là qu'il n'aime pas voir des gens risquer de mourir et que telle est la raison pour laquelle il a È
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LES OP~RATIONS GuENU~RES
accueilli les réfugiÃdu Mutiabal, puisque les rendre ?I Hammurabi revient ?I les livrer ?I leur bourreau; il faut donc penser qu'Ãaimer la vie signifie à craindre la mort qu'enverraient les dieux protecteurs des serments au contrevenant. L'extradition des réfugià est effectivement une clause récurrentdes accords internationaux. e) Il y a ici conflation de deux constructions sahâru ana = à se tourner vers (rendue ici par le verbe à aller È et sahâru + acc. = à aller partout ?I la recherche de quelqu'un È f) Ch.-F. J. et XVV1, p. 197, voient dans $imetagub un NP éla mite. On devrait plutô avoir *^¤imetagu u dumu-mes f i p r à irpudfi. Le contexte (1. 29 et 34). donne l'impression qu'il s'agit d'un nom commun, désignanl'ensemble des messagers élamite (= terme élamitpour à ambassade È?) g) Rarement documentéM. B. s'est demandÃs'il s'agissait du roi de Buzullûmmentionnà en XIV 41 : 15 (cf. XVV1, p. 241). Il s'agit plutôtcomme le propose D. Ch., de celui dont le fils part en mission auprks de Rîm-Sà avec Sin-bêl-apli (cf. XXVI 370: 30') ; sans doute un dignitaire babylonien. h) Pour ce fil mimma, à peine perdue È cf. XXVI 289 : 6'. i) Pour le [upfar sakkakkim, cf. D. Ch. XXvV2, p. 140- 141. j) Le parallkle avec XXVI 370 : 12' exclut la lecture proposé par M. Stol ([à ^en]-lfl) ; il s'agit du bit futummim du à sukkal È Ce magasin pourrait donc êtr celui du ministre de Hammu-rabi. Irra-nada: on ne ferait pas entrer les ambassadeurs dans le palais royal mais dans un lieu administratif extérieuoà ils seraient reçu par un officiel de 2e rang, non par un des principaux ministres, Tâb-eli-mâtou Sin-bêl-aplimencore moins par le roi lui-mêmeCependant à sukkal est aussi le titre royal en filam et ce local doit êtr simplement celui que faisait tenir l'empereur Babylone pour ses besoins propres, comme chaque roi avait un lieu ?I lui dans les capitales avec lesquelles il entretenait des rapports diplomatiques. k) Pour le bit naptariin. cf. t. 1, p. 299, (163) n. c). 1) Le passage est précieudans la mesure oh il est seul ?I documenter les politesses (taSIimâtuméchangé mutuellement avant d'aborder les sujets de discussion. Sullumum a ici le sens technique de à prononcer des salutations >>. Ã
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ment équipà s'en étaialléattaquer le corps expéditionnair ennemi, mais lh oh (on voulait) tendre l'embuscade, il n'y avait plus de pont. us sr^ cette troupe est-elle revenue bredouille. Le corps expéditionnairennemi n'en finit point d'arA l'heure actuelle, une river et n'est nullement inquiété444b troupe légèreme équipée doit aller attaquer le corps expédi tionnaire ennemi pour qu'on s'empare d'informateurs! >> Voilh ce que Hammu-rabi m ' a dit. J'ai donc envoyà sâlcimmdavec 300 soldats au guÃde sablee). Or la troupe que j'ai envoyéec'est 150 hommes (pris sur) la mienne445, 50 Souhéenet une centaine (pris sur) l'armédu royaume de Mari lui-mêm ; il y a, d'autre part, 300 soldats de Babylone. Guide l'arméde mon Seigneur 1lu.i~-n&ir,le devin, serviteur de mon Seigneur, et avec l'arméde Babylone marche un devin babylonien. Cette troupe de 600 hommes campera au guà de sable. Les devins formuleront le libellé446fde leurs présageet, selon le caractèr favorable des présagequ'ils auront obtenus, il y aura des patrouilles alternéepar groupe de 150 hommes'). Mon Seigneur en est informé447La troupe de mon Seigneur, çva. a) Le à iS-tu lu par Ch.-F. J. n'est pas suivi par le subjonctif, qui n'est pas, il est vrai, d'usage constant. L'autopsie de la tablette montre à cette ligne un à TU qui serait trks différendes autres, tel celui de la 1. 10. et s'analyse en çiS-Se-ma>Je l'ai considér comme une variante de l'interjection i f f a que l'on trouve dans les textes de Samsî-Add ; cf. ex. gr., 1 108 : 13, 17. Ã
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443. L. 6-12 : um-ma-a-mi i?-[~Ie*-ma* sa-bu-un1 ki-hi-if-tum.a-nu [s]u/lu-[u]!ge-er-ri lc-kcr, i[i-l]i-ik-tizcici-fur Cu-uh-tiin ilci-&-im, fi*-tu*-ru[ultii Lui ih-bu-Ti ù*
444. L. 12 : bu1 lu*-uli-Iiit-utetc
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445. L. 20 : Ã pz-bu-uni Ta ut-ru-du 1 me 50 su*-hi*,
Dis h mon Seigneur : ainsi parle Ibâl-pî-E ton serviteur. Hammu-rabi m ' a dit ceci : << Bon sanga)! L'armélourde-
446. L. 29 : i-ka-ap-pu-&-ma etc. 447. L. 32 : un-iii-kim be-li i-dei* (mêm graphie TE pour [di].1. 8!).
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LES OPÉRATION GUERRIERES
LES DOCUMENTS ÉPISTOLAIREDU PALAIS DE MARI
b) A la 1. 7 il s'agit de fahâ!um à attaquer È mais A la 1. 12 j'ai considércomme AHw, p. 1129b, et CAD Sll, p. 88a, qu'il s'agissait de fahdtum, à avoir peur È à la forme II. c) On voit que kibittum, à troupe avec tout son arroi È s'oppose ici & à troupes légèreme équipé à ; cf. XXVII 102 : 22 ou le fait de à rendre lourde (kubbutum) une troupe en fait une kibittwn (1. 35 ; contexte non militaire!). d) Cet individu est, d'aprè XXVII 151 : 18, chargà de troupes souhéennesIl est mentionnà comme une des autoritémilitaires mariotes auxquelles se compare Zimrî-Add(XXVII 152 : 12). Cette troupe de 600 hommes est sans doute celle qui est mentionnke par la correspondance de Yarîm-Add; cf. XXVIl2, p. 174, n. b). e) ,$a bassim : plusieurs toponymes se composent de fa + substantif ou toponyme. On a considérici qu'il s'agissait du terme 6 a ~ ~ u= m b à ¢ ~ usignifiant le sable. Sa b a u i m devait êtr à l'époquun guk important sur l'Euphrate. f) Pour ce sens technique de kapâdumcf. XXVU1, p. 44. g) En m. A m. : à Un groupe de 150 hommes sortira (du camp) et (au mêm moment le prkcédentgroupe de 150 soldats (sorti avec des prksages favorables) rentrera (au camp). Les patrouilles se composent donc de groupes relativement importants. Comme toujours. la troupe est diviséen deux parties, dont l'une agit pendant que sa relkve se repose. Dans le cas présentles 600 Mariotes et Babyloniens se partagent donc les tournéedans la campagne (1 50x2) et la garde du camp ( 150x2). Ã
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586 [II 24+A.1234] Dis à mon Seigneur : ainsi parle Ibâl-pî-E ton serviteur. Selon le message que mon Seigneur ne cesse de m'envoyer, disant : N Presse de façoamicalea) Hammu-rabi et fais en sorte que l'armésoit libre de ses mouvements avant l'hiver^^ à voilà le message de mon Seigneur -, j'ai à l'heure actuelle entrepris^' Hammu-rabi sur un ton amical, lui disant: à Puisque Dieu a perdu l'ennemi et que les jours de froii
448. L. 4-6 : ki-rn(i iia-(if-pu-ur-tilx-1;-iii fu he-l\i u-iia s e - r i - ~ ( i if-tu-ii(i]. pu-ni uin-ina-n-liii liii-airi-iiiii-[i'ii-hi a-wu-tim] lu-h(~-tiiii-iiiii,du-1117-hi-ih-inci .Fu l a m u ku-us-s\i-im wu-uf-,Tu-u\r*. 449. L. 8 : . . . u-nu lia-uni-[rnu-ru-bi us-bu]-ut*.
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dure450 sont arrivés pourquoi continues-tu à garder les serviteurs de ton frère Donne-moi mes instructions pour partirb) afin que les hommes de troupe puissent, avant le froid, regagner leur chez-eux. à Voilà ce qu'entre autres choses je lui ai dit de faço pressante. Tout comme ce que j'avais écrinaguèr à mon Seigneur, voici la réponsqu'il m'a faite : à Je veux voir quelles sont les intentions d'ESnunna, dans les 5 à 10 jours ; tais-toi! tais-toic)! N Voilà la réponsqu'il m'a faite. Lorsque les ambassadeurs, serviteurs de mon Seigneur, reçurenles propos destinéà mon Seigneur, je me trouvais siége21 cette occasion et je lui fis les remarquesd) suivantes, prenant intentionnellemente) les choses : à Trè bien! Désormaidonc. s'il se trouve de façodétournà que Dieu a instaurà l'amitià entre toi et le prince d'Esnunna, qu'auront donc à faire les serviteurs de ton frèr ici? Car, s'il se trouve que Dieu, aprks avoir instaurà l'amitiépermet une (nouvelle) transgression (du pacte), en ce moment-ci, c'est-à dire en plein hiver, que pourras-tu faire? Iras-tu assiégela ville, ou bien iras-tu razzier le pays (d'ESnunna)? à Voilà ce qu'entre autres choses je lui ai dit de façopressante et essayà de lui faire admettre0 par (mes) paroles. Mais tous propos aimables que je lui tenais avec insistance ou amicales paroles, il a refusà de (les) entendre. Alors que j'étaidans l'attente, ... a u moment de la récep tion des présent(par les) serviteurs de mon Seigneur, il me donna ses directives.. . Toutes les directives qu'il m'avait don. de mon Seigneur.. . Les paroles de mon Seigneur qui nées. étaiensur la tablette q u ' ~ t e l - ~ à ® - S a m a 5apporté g et les directives que Hammu-rabi m'avait donnéesétaienles mêmes à croire queh) mon Seigneur et Hammu-rabi avaient siégensemble et s'étaienparlà l'un à l'autre. A la nuit même on est sorti de Babylone. En amont de
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LES OP~~RATIONS GUERRI~RES
Babylone, à une distance de 2 doubles-lieues, je rencontrai nuitamment ~ t e l - ~ à ® - S aLorsque m a ~ nous nous rencontrâmesla suitei) d'Etel-pî-Samasortit du bateau et j'ai pris connaissance du message de mon Seigneur. Cela fait, eux descendirent le fleuve vers Babylone et nous, nous partîme pour Sippar. Le message de mon Seigneur dont (étaiporteur) Etel-pî-Samaet celui de Hammu-rabi qui étaipour mon Seigneur ne faisaient qu'un. J'ai attendu d'avoir traversà le canal Irnina lui-même pour écrire!h mon Seigneur en me disant : à Si j'envoie une tablette à mon Seigneur de Babylone ou bien de Sippar et qu'ensuite Hammu-rabi change d'idée4 ,... , alors mon
Seigneur me tiendra ce discours : "Pourquoi m'as-tu écri avantk) d'avoir eu confirmation de ton départ?" Voilà préci sémen je n'ai pas écrih mon Seigneur. A l'heure actuelle, dans la nuit oÃje fais porter cette tablette de moi chez mon Seigneur, je viens de franchir l'Irnina. Je suis installà pour la nuit dans la régiodes f l a c h e ~ ~au~ droit ~ ~ )du, guà de sablen). Demain, je passerai la nuit au droit d ' ~ h à › l ~ ) Les serviteurs de mon Seigneur vont bien. Il n'y a ni maladies ni Bibliographie : cf. Espionnage et guerre froide ; la fin de Mari dans FM [Il, p. 45. Le texte du joint est encore inédiet, exceptionnellement, donnà en totalità en note. a) En m. h m. : De propos agréable (et de mêm 1. 8) ; pour la construction de d u b b u b u m avec 2 acc., cf. 1. 13 et 30, h la diffé rente de la 1. 28 oà on trouve la forme 1. b) Pour wu"uru111, <<donnerdes instructions au dépard'un ambassadeur>, cf. t. 1, p. 593. On remarquera qu'ici wu"uruin est coordonnÃh atlukum, partir È c) La répétiti de q à » tient compte de la place constatésur la tablette et de ce qui étaiapparemment un tic de parole de Hammurabi ; cf. qibà qibà dans XXVIl2 384 : 30'. d) En m. h m. : J'attirai l'attention de Hammu-rabi en paroles. >> Hammu-rabi avait dà donner de bonnes nouvelles h Zimrî-Là et l'ambassadeur en avait profité e) Le terme t e r j u i n indique la direction dans laquelle on essaie d'entraînequelqu'un. Ana tersim peut donc êtr souvent rendu par avec une idédemkre la têt ; intentionnellement S u h h u r u i n indique en revanche qu'on fait contourner à quelqu'un l'obstacle qu'il ne veut pas franchir et signifie amener quelque part par un artifice È f) En m. h m. : Ces choses, je les lui ai fait prendre par des paroles. à Awâtiit leqûin admettre des propos È est ici parallkle à unnênat leqûiti accepter une prikre È d'oà awâtiii h l q h , faire admettre h qqu'un È g) On voit qu'ici tel-pî-Saman'est pas un Mariote résidan È
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451. L. 14-52: uf-pu-ru ki-u-am i-pu-la-an-iii uni-nia Su-mu u-d\i u4 5kam] (15) 4 IO-km fe4-em lu 6:-nun-naki lu-mu-ur-nia qu-u[l* qu-ul] ( 1 6 ) an-ni-tam i-pu-lu-un-ni-nia a-wu-tim ki-mu [dumu-me3 Si-ip-ri] (17) ir-mes (18) i-iici he-If-ia u-na be-If-iu i ~ - b u - t h n ui-nu a-wu-~[irn] uf-^ha^-[ku-ma] u-wu-tim lia-am-mu-ru-hi US-qi-il-ma(19) a-iiu { X X X X X)te-er-~~'-iin-nia U-sa-011-hi-ir(20) um-nia a-lia-ku-nm du-mi-iq if-tu i-na-ait-na-mfi(21) Sumnia u-wu-tim dam-qa-tim AN-luni hi-ri-ti-ka (22) à hi-ri-it lu 6s-nun-naki i.?ku-un Ir-mes u-Ili-ku (23) un-HU-nu-ummi-na-uin i-ip-pi-Su à iuiii-iiici ANluni (24) a-wu-tim dam-qu-tim if-ku-un US-bu-al-ki-if-mu(25) ;-na u4-mi-ini (26) mi-nam t e - e p - p i 4 U - I ~ I I ta-la-wi-i I ~ (27) ein-nu*-tim i-nu ku-u~-~i-irn u-lu-ma mu*-O*-tumtu-Sa-a11-/1i-~if1 (28) 'an-ni-tiiii1 1 à ™ mu-da-tirn-mu uclbu-ub-Suni-ma (29) [an-lie'-fini]i-IIUa-wu-tiin u-fe-el-qi-nu (30) [a-wu-cilt ri-fu-fi'-im ma-ul u-du-ab-hi-bu-Su (31) [à u-wu-t]im duni-qu-tim il-ul im[Au-ur](32) [u-ul iS-me\-em-nia i-na ku-ul-li r[e-fi-ia](33) [ O O i-n]a' qi'-.k~tim Ir-mes be-1111-fia](34) [mu-lia-ri-iin uJ-wu-e-ru-un-ni(35) [... nilu-cil 11wu-e-ru-an-ni (36) [...]Sa be-li-ria1 rul-wu-ut (37) be-li-iu Sa* i-nu wp-pi-im u-<w-e>-rufa rel-tel-rpi~l-dutuub-lu (38) M wu-ur-ti sa* IIU-u~ii-mu-ru-hi an-ni (39) if-&-nu-!i<ms(TIM)-ma tu*-**-nw] he-li u ha-am-mu-ru-hi (40) if-&-ni-iS uf-bu-mu u-wu-tim u-liu-um LI-nuu-Ili-im (41) id-bu-UM* i- ici mu-Si-im-ma if-tu ki-dingir-raki li-$i-il (42) e-le-iiu-u~~~ ki-dingir-raki i-ilci 2 be-er a-SA e-tel-pi4-dutu(43) mu-Si-tum um-liu-ur ki-nia ni-irii-1'1-u11-ruif-tu utu wu-u-ur-ti he-1;-ici (45) li-ib-hi (44)gis-mi fu-ut e - t e ~ - ~ i d - ~i*-lu-iiini-mu ef-me ki-mu wu-u-ur-fi he-li-ia eS-~nii-ufu-nu (46) ci-na ki-dingir-raki LKqa-al-pu-u à ni-nu u-na zimbirki (47) ni-if-ta-al-kum wu-ii-ur-ti he-li-iu etel-pi4-dutu(48) à wu-u-'-fi lia-uni-inil-ru-hi ci-IIU he-1;-ici 11-wu-e-er (49) if-te-et-mu a-di iu idir-ni-iw-niu e-hi-ru (50) ci-nci be-1;-iu ii-ul (if-pli-nr uin-nia u-na-ku-mu fu[p*-pu-am\ if-tu ki-dingir-raki (51) ii-lu-mu if-fil
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zimbir*" u-na be-li-ia ci-fu-ub-pu-ur-mu](52) u'u-u~~-kci-~iu-u~~~ t e ~ - e mliauni-mu-ru-hi i-sa-an-~ii-mux [. . . ] . 452. L. 59 : a-ar-ri hi-ta-a*-ku etc. ;c f . v. S., Or 11, p. 196
LES OPERATIONS GUERRI~RES
en Babylonie~(XVII1, p. 91), mais un ambassadeur qui amve de Mari. h) Je dois la restauration de t u f f a . m a dans ce passage crucial oh s'opkre le joint entre les deux fragments & D. Ch. i) Cette expression sû NP, en m. & m. ceux de NP È désign normalement la suite d'un ambassadeur. j) En m. h m. à En attendant que j'eusse, etc., je n'ai pas écrit etc. k) L. 53-54, double expression de la négatio: a d i l a ... 16... 1) L. 55, a n n à ® t a m - mest-il réellemenun équivalende aSSum k i ' a i n , voilh pourquoi È ou faut-il comprendre a n n à ® t a i < ~ a b t a k u > - m a , pensant cela È m) XVIl1, p. 5 maintient un toponyme Am et n'exclut pas une lecture Arribi, proposke par A. F., XV, p. 121, ce qui serait une variante d'Arrabi. Cependant ce dernier toponyme n'existe pas dans V 41 : [ 4 ] , 17 et il faut plutô y voir un nom propre (cf. MARI 5, p. 217-218). Am serait au mieux un hapax. B. G., RGTC III, p. 22, propose toutefois avec beaucoup de justesse qu'il s'agisse d'un terme gkographique ' a r r u . variante du y a r r u qui signifie à pikce d'eau B. Le mot est attestk, dks l'kpoque palkobabylonienne et sans doute apparentÃau y a r h u assyrien, de mêm sens. Peut-êtr faut-il comprendre de la mêm faço l'knigmatique a r - r i - m a de XXVII1, p. 345 h), comme un accusatif adverbial de lieu : a r - r i - m a , e-li-ia i - t i - i q signifierait à Il m'est passk par-dessus (m'a kvitk), en prenant la route des flaches È c'est-&-direen suivant le lit mêm du fleuve alors qu'on l'attendait sur la route, plus haut et au sec. Cela expliquerait aussi trks bien l'exemple de A.4269 : 11 : a 4 individus, ayant chargk de grain des âness'en sont allks ; traversant en coupant au plus court et quittant la route, ils sont partis en se c a c h a n t , par les flaches ( a r - r i ih-mi-ru-ma itÃ
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[ta-al-klu).
n) Cf. ci-dessus, n. e). Cf. (582), n. b). L'endroit exact oh se trouvaient le a camp militaire à et le gros des troupes n'est pas connu. Hammu-rabi jugeait cependant les 3 points fortifiks knumkrks suffisants pour empêche l'ennemi de remonter l'Euphrate et menacer Hanat (HarbÃest moins vraisemblable, si le AT final du toponyme a ét bien lu), la forteresse majeure pour la défensde la frontikre sud de Mari. p) La tablette porte encore une 1. érasà qui commençaipar i * nu*-ma* ; aprks un double trait. O)
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587 [II 251 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Ibâl-pî-E ton serviteur. Mon Seigneur a écrichez Harnmu-rabi d'expédierapidement des Bédouins500 hommes de l'armédes Bords-del'Euphrate, et 10000 Babyloniens. Harnmu-rabi n'a pas donnà la troupe qu'a réclamà mon Seigneur, disant : à Je n'expédie rai pas de troupe tant que je n'aurai pas d'informations concerVoilÃce qu'a dit Hammu-rabi. nant l'ennemi^^. Or, voilà que les Esnunnéense trouvent au guà de Mankisum et voici ce qu'on a d i t : à Ils se dirigent vers Situlluma). Hammu-rabi, l'ayant appris, me dit : à Les ESnunnéenviennent de traverser et se dirigent vers Situllum. Comment pourrais-je faire prendre la route aux troupes des Bédouinet des Bords-de-l'Euphrate, objet du message de ton Seigneur, de concert avec les miennes et (les-)lui expé Ã
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Voilà le discours que m'a tenu Hammu-rabi et voici ma répons: à Toutes les lettres de mon Seigneur sont inspirée par vos traitéd'allianceb). Or, il ne cesse d'êtr informÃd'une .. ~d'une ) arméque tu montéd'ISme-Dagan à ~ k a l l à ¢ t u m expédieras en avant de la mienne455.. . à Kurdâ.. B (Texte fragmentaire, puis lacunaire.) .
à Babylone ... comme la têt de leurs enfants ... j'ai eu
453. L. 4-8 : [d-Sum l t u - ~ ~ u5 ~me-ti[m\ ] ~ ~ * su-ub gu pu-ru-un-fin1 il 10 l i - I I lu I ~kii-dingir-raki. [ar-Ili-i]f*( c f .Falk., BiOr X I , p. 115b) tu-ru-di-il11a nu ~ e - e /1a-a~n-rnu-ru-l1i, r [ ~ - p I u - r u - a n r - ~/lu-u~n-m~-ru-bi na :u-bu-u~n Su be-li i-ri-fu, [ti-ul d-d\i-in um-ma-a-mi a-di [e,-em lu-kur [lla u-mu-ru, [su-ha-am u-ufl u-tu-ru-adun-ni-tum 110-am-mu-ru-hiiq-bi. 454, L.12-15 : [ w r k i l (cf. Falk. ibid.) i-te-hi-ir u u-nu .Fi-ru-ulI ~ [ki-isu-ab] 1 1 u - nil ~gu~pu-ru-un-filn ~ ~ fu be-el-ku i.flirnk ~ U - I U Ifa-ki-in, pu-ru-a~n,[if-ri :]a-hi-iu lu-uf-tu-{rTAl)-us-bi-if- nu a-JIUxe-er be-lika, [lu-ut-ru-udun-ni-fumlia}-um-mu-ru-bietc.
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455. L. 17-18 : i ~ - m e - ^ d au-nu] - ~ é-hl-la-tirnke-le-i~n+te-116&-ilrn* fa tu-tu-ru-& pu-un su-111-iu. me, l,,,
229
LES OP~RATIONSG U E R R I ~ R E S
peur et j'ai retenu les 300 Bédouindont ceux qui devaient les suppléeétaienblessés456d) E n ce qui concerne les Bédouinque j'ai expédié une centaine d'hommes de la garde personnelle a étréunie n bataillon et je leur ai fait prendre la route. J'ai fait prendre la têt de u ~ai~ expé ~f cette troupe il Yantin-&ahe) et ~ a h d à ® - ~ detd les diéchez mon Seigneur. Il ne faudrait pas que mon Seigneur se mette e n colèr contre moi et dise : à Sur la troupe bédouinepourquoi donc Ibâl-pîn'(en) a-t-il pas expédi1000 (faisant partie) de l'armédes Bords-de-l'Euphrate? à J'ai e u des informations sur les Bédouinsserviteurs de mon Seigneur, et j'ai pris peur, m e disant : à Il ne faudrait pas, si je les envoie, qu'ils se rebellente) e t que, du fait de cette éventuellrébellionils ne conviennent pas à l'arméde mon Seigneur, qui (constitue celle qui se trouve) dans le Pays tout entier. E n outre, la force de mon Seigneur qui est e n Babylonie, e n aucune faço (ces à Mon gens-là ne se soucienth) d'aller chez mon Seigneur doit interroger Yantin-Êra à propos de ces Bédouins L'arméde mon Seigneur, çva. Note : ce texte est trè parallèl h M.6157, fragment acéphal
a) Cf. dans M.6157, sans doute antérieude peu : X est arrivà depuis le pays d'Einunna et il a dit ceci : " L ' E s n u ~ k e nse tient au guk de Mankisum, mais jusqu'à résentje(/on7) ne sait rien de l'endroit oh il ira" ,, (i?-tu m a - a - a t k 8-nun- na[^ ik-3u-dam], à kia - a m i q - b i u m - m a - a - m i lU [ès-nun-naki] i-na n à © - b i - im a - a n - k i - s i Ã
in*" i - [ i z - z a - a z ] , Ã a - d i - n i p q - e m ma-la-ki-?u i - u [ l a-niu-ur/i-mu-
ru}). b) ina sdlirndtim. c) Iime-Dagan, rkfugià h Babylone et sous contrôl étroide Harnmu-rabi, aurait pu êtr empêch par ce dernier de regagner sa capitale et d'augmenter la coalition hostile h Zimrî-Lî d) Pour t a h à ¢ n u (lire [ a ' à ¢ n u m blesser par flèch È?) cf. M.6159 oà t u h h u n u m (fu"unum ?) a manifestement le sens de blesser: Ils ont tuà NP et en ont blessà un autre (NP i - d u - k u , à ?a-né-enzi-fa-rhil-nu).Les Bkdouins dont les remplaçant étaien indisponibles n'ktaient donc logiquement pas dkmobilisés e) D'aprè la fin de la tablette, le roi de Mari doit l'interroger sur les troupes restkes h Babylone. f) Pour ce gknéra bkdouin, cf. (577). n. a) et (637). n. b). g) La rkgion de l'Ida-Maras rebellke contre Zimrî-Lî h l'instigation d'Ibâ1-Addu ktait peupléde nombreux Bédouinbensim'alites. Il est possible que plusieurs clans de ces derniers soient alors passks du côt d'ASIakkâLeur parentà avec les soldats mariotes de Babylonie pouvait faire craindre une solidaritk de ces derniers avec leurs frère dissidents. Ils étaiendonc inaptes h constituer l'armke du M à ¢ t u proprement dit et mieux valait les laisser en Babylonie, sur un autre front. h) Apparemment forme II de qâlum prête de l'intérà h inattestke par les dictionnaires. CAD Q, p. 75b, cite ce passage sur un q à ¢ l B de sens inconnu, et identifierait $E-ER du texte avec z à ª r u m ce qui serait vraiment inusitéLes lettres d'IbâI-pi-E prksentent souvent un texte corrompu, avec des omissions de termes. La séquenc aEum ser montre que le scribe a omis des lambeaux de texte. Ã
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457. L. 5'-7' : [ai-Sunt 110-nolml^Sa ut-ru-du 1 me su-ut sag-meX. [ l u 4 i k - k a ] - f a p - r t ~ * - m(ciik k a ~ a m . n ~kaskal' u) u s - t [ a ] - u s - h i - i f - i ~[liu-un-ti-ini. i - ~ ~ ~sa-hi-III! Sa-a-hl. e-r]u*-ah* ù h u * - t ~ l i - d pu-un 458. L. 10'-17' : [i-nu (pas de place pour u i - i u n ~su-ah ) l i u - i ~ ] u nm~'~~ mi-[n\im 1 l[i-i\m f t u b gu pu-ru-un-tint ( 1 1 ' ) [i-bu-al-pi'-AN]fiil-ul ;!-rudam teyen! l ~ u - n Ir-mes u ~ ~ lie-1;-iu ~ (12') [a-mu-ur-mu]a-du-ur-mu uni-ina a-na-ku-ma as-si-ur-re (13') [a-k-up-pu-ur]-su-nu-ti-niai-sa-/lu-!nt!i-nu st-/1i-i111 Su i-su-/tu-11(14') [a-na sa-bil-in! i u be-lt-ici su i-nt! mu-a-tintb ka-liSu (15') [ i - u l i-re-du* ru1 dtin-nu-ut be-1;-iu sa ;-nu ma-a-ut kk-dingir-raki ( 1 6 ' ) [ w - u i - b o l - u ti-r~itillu m [ i * - i ] r ~ ~ * -u~fn- Su u m se-er he-11'-iu 11-qa-al-lu (17') [be-li'US-iuml ~ a ] - nsu-[nul-ti a ~ ~ ~ Iu-ait-fi-ine-ru-01111-is7-tti-[aV.
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Y a s à ® m - S h ton à serviteur. Bahdî-Addm'a envoyà dire par 1 0 Bédouin ~ ~ sur ~ l'ar459. L. 5 : flOl* l ~ u - n u etc. ~ ~ Ni ' i u , ni a-nu, ni US-Sum,ni tecem. pour
LES OP~RATIONS GUERRI~RES
mke dont il dispose : à La troupe a passk la nuit h Dêr Elle s'approchera de Mari, demain matin seulement. Elle a faim. Elle n'a pas reçde provisions de route. P Mon Seigneur doit m'kcrire au sujet des repas, ce qu'il doit en être Note : la situation historique de ce texte est indéciseil ne devrait pas appartenir A la marche sur Babylone, puisque Dê se trouve au sud de Mari, mais plutô A un retour des troupes mariotes depuis Babylone. On l'a donc rapprochÃde (587) qui raconte justement le retour d'une troupe de Bédouinsous la direction de Bahdî-Addu
589 [II 261 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Ibâl-pi-Elton serviteur. L'arméélarnitqui est allke au pays des Guti, a fait retour h Esnuma et j'ai entendu des rumeurs comme quoi des soldats lui avaient barrk la route pour livrer bataille mais qu'elle avait passà avec eux accord de non-belligérance460La moitiéame dit ceci : a La Dame du ~ a w a r ~son ) , génkral'a mise aux fers461 et l'a livrée à Voilh ce que j'ai appris de la rumeur publique. Cependant, jusqu'h présentje n'en ai pas entendu confirmationc) de la bouche de Hammu-rabi. Lorsque c'en sera le cas, j'enverrai un message chez mon Seigneur. Avant que ne me parvienne la tablette de mon Seigneur relative h l'envoi de troupes au pays de Malgi'um, ... une tablette462.. . (5+0"+0 1.) ... sont venus en renfort et.. . Par-devant les 1000 hommes les traces et la place (qui correspond h celle du Ir de la 1 . prkckdente).
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de troupe. .. a dkcrochéUne seconde fois, il a expkdik u n e de x m i l l i e r s d ' h o m m e s ; elle a fermà les eaux du cm&. .. ; elle a frappà le pays de ... et a brûl le grain de la r à © g i o; il a fait mettre à mort la population et lorsque464.. . qu'il avait envoyke au pays d'ESnunna, en rien.. . Actuellement, lorsque.. . me faudrait-il e n parler à droite et h gauche, disant : à Envoie l'armke de mon Seigneur avec ton à armé sinon, je ne ferai que traînailler Que mon Seigneur m'kcrive ce qu'il doit en êtr afin que j'accomplisse les ordres de mon Seigneur. L'arméde mon Seigneur, çva. a) Vraisemblablement la moitià des informateurs, plutô des voyageurs, voire des marchands, que l'Ãentourage à du génér comme le comprend XVU1, p. 158. b) Ce passage a suscità beaucoup de commentaires. Contre la traduction de Ch.-F. J. à une esclave splendide È va la graphie nawu-RI-tam, oh l'on ne peut retrouver le rzawirtam attendu. Le mêm argument va contre XVU1, p. 163, qui l'interprkte comme un NP et voit dans f~awafitumle nom de la reine des Guti ; cf. le NP "na-wuai--tum, M.7155a iii. hant donnÃle grand nombre des NP houmtes en Nawârqu'attestent les documents de Mari (cf. na-wu-ar-a-mume M.12816, fdna-wu-ar-e-li (XII1 1 vi 40* et M.10397), n a - w u ar-ki-<;a-ïj (M.12670+),na-wu-ar-Sur-ri (M.11405), n a - w a - a r lugal (M. 11756), na-wu-ar-zi (XVI et M. 12386+),na-wu-ar-fi-inprendre nawârîtcomme un nizbà signifiant za (XVI), je préfè à Nawaréenn à et considére cette indication comme la preuve que s'appelait la capitale (ou le pays) des Guti A l'époqude Zimrî-Là encore Nawar, la ville (ou le pays) de la rive gauche du Tigre attestéau IIIe millénaire en opposition au nom du pays de Nagar, de l'époquamomte. Ce peuple avait donc une femme A sa têtecomme on le constate On dit munus na-wu-richez les Arabes A l'époqunéoassyrienne tum ce qui est l'exact pendant de lu + NG pour un roi de l'époque troupe
460. L. 8 : a-iu pu-ni-,Fu ip-ri-ik-ma sa-li-i111-Su i[l*-q]é
46 1 . L. 10 : 16-gal-mar-tu-faik-si*-si-maid-di-in-si an-ni-tan1 i-nu ci-11;-riiu es-nie. 462. L. 14-16 : a-nu se-er be-1;-ia a-Su-ap-pa-arla*-mn tup*-pi*, be-1;-iu fa af-fumsu-bi-[ilm a-n[a ma]-a-utonu1*-a\l*'-~i-in^1}, [rd-r(i\-(iiinii-ncl de-ri-ia ik-su-du* pp*-plu*-am. . . ] .
463. L. 3'-4' : ip-f6-urif-ni-m[n*x 11-in1sa-bu-am],if-ru-ud-mume-e A[. . . ] (= i'[d]).
464. L. 6' : US-mi-itu i-du*-mu. . . ] . 465. L. 12' : sa-& be-1;-ia it-ti sa-bi-[kafi-ru-ud\.
LES OPERATIONS G U E R R I ~ R E S
S i n n i i t u m doit donc avoir aussi le sens de à dame^ comme a w à ® l u a kventuellement celui de à Prince È c) Les formes t a - k i - i t - t a ou t a - k i - t a peuvent représentedes
formes de sandhi de l'étaconstruit.
590 [II 231 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Ibâl-pî-E ton serviteur. Lorsque les tablettes de mon Seigneur qu'il avait fait porter pour chez Hammu-rabi me sont arrivéesle à salut envers Hammu-rabi et les instructions orales une fois reçusa)nous sortîme(de chez nous). C'étaile petit matin lorsque nous arrivâmeà la porte du palais. Les plantonsb) faisaient entrer un messager du roi de ~ u r d ÃIl ¢est~ entrà ~ ~ avec nous. J'arrivai h tenir séparle messager du roi de KurdÃde la suite de Lâ'û ~ t e l - ~ à ® - &eti m tous a les (autres) serviteurs de mon Seigneur, eux tous. Moi-mêm et Zimrî-Addu comme, afin de dire quelque chose à Hammu-rabi, nous nous étionrapproché de lui, il se trouva qu'Isar-LîmMutu-Hadqim, Rîm-Addu serviteurs d'Isme-Dagan, qui participent au conseil secret^, se tenaient devant lui^^. Voici comment je l'entrepris : à Au moins h deux reprises, mon Seigneur t'a écrique soient envoyéchez lui 10000 de tes soldats, 1000 Bédouinainsi que des troupes alliées Pourquoi mon seigneur*-^ ne lui envoie-t-il pas cette troupe? Il doit lui envoyer au moins la troupe qui appartient h mon seigneurd). Il faut que mon Seigneur, là -bas puisse aller avec son armérencontrer les rois qui avaient tournà leur attention vers les Élamiteafin de te rendre leur alliancee) et en outre de les amener à faire campagne commune à leur arméavec ton Ã
466. L. 4-8 : i-nu-IIIU tup-pu-at be-II'-iu fa a-iui se-er I i [ t ~ ~ - t i ~ ~ i - m u - r a - l ~ i ] , be-li' u-fa-hi-lu ik-Su-duo-ninia-lia se-[er lia-mu-ru-hi\, .vu-ul-mu-uni à wu-il-
467. L. 11-14 : ... ki-nui uk*-[ki-ma],mi-im-nui a-nu lia-am-niu-ra-hi nid ~ * - b u - h ui i i - i t - l i i - [ h l ,^i-fur-li-immu-tu-lu-ad-qi-ini r i - i n i - ^ Ã ir-m[eS « if~ n e - ^ d u - ~ a ifa i ] .pi'-ri-;,?-tuniku-if-du niu-ali-ri-fu iz-zu-[nz-!.~].
233
arméeoRéfléch h propos de cette arméet envoie ce que tu peux envoyer')! Montre de la complaisance envers ce que mon Seigneur ne cesse de t'écrireLe pays tout entier envoie lettre sur lettre chez mon Seigneur pour avoir du soutien. Mon Seigneur a besoin de beaucoup de troupes alliéesÑ,, Voilh ce que je lui ai dit entre autres choses ... a envoyé. .469. (8+0'-'+81. manquent.)
. . . Il cherche à tout prix à soutirerh) à mon Seigneur une troupe importante.. . Voilh ce qu'a dit Mut-Hadqim puis de est au coumurmurer à l'oreille de son Seigneur : à Ibâl-pîrant et c'est parce que son Seigneur est effrayà que, par révà rencei) envers son Seigneur, il vient se rencontrer avec mon ~eigneur470.,, Voilh ce qu'il lui a murmure à l'oreille, puis il sortit. Lorsqu'il fut sorti, voici ce que je lui ai astucieusement dit^) : ::Toi-même tu as vu d'expériencquel est le fondk) d ' A t m m m et du roi de KurdâDans le passéle ton de ses dires, à Ã
468. L. 15-26 : [a\-wu-tuw ki-a-tim us-ha-si"-uni < u m > - H u * a-/tu-kumu 1 - f u 2 4 u he-li' u f - f u m ]( 1 6 ) r 10*1 LI;]-nii su-bi-ku à 1 1;-/ni sa-uh liaà § m eà s [ ~ * - a b til-lu-tiin] ( 1 7 ) [ti-na ?le-ri-.?IItù-ru-di-i i . : - p u - w - k u m jti-ha-am [su-nu-ti](18) [he-111uni**-/ni-niin u-ul i-ru-ru-ad s[u*-ha-a]m*iti he-[li'-ia-ma](19) [li-if]-ru**-ilcl**-[m]ube-li'ul-lu-nu-uni i-na $0-hi-fu l o i * [nu pu-un] ( 2 0 ) [lugal-mes $01 u-zu-un-fu-iiu a-iui lu-elam tu-ur-r[u* li-il-likani] ( 2 1 ) [a-nu Q-di-lui li-te-er-su-nu-ri il su-1x1-fu-nu*rtil*-iiu ru-uh-si-in11 (22) su-bi-ku 1;-Su-UV-bi-isa-titi su-17i-ini fu-[u-ri](23) [ ~ - t ] t i * - u I - ~itin t ~ fa-hi-itn fù-ru-di-i [ p l - r u - d e - p u - u s ]( 2 4 ) [a?-fu/iifi*he-1; i&-tu-na-up~~~ pu-ru-kum go*-[niu-al-ka (?) ...] (25) [a-iiu k W - f i - r i - i m ~ i i u - u - t u nka-lufa [a-nu se-er he-1;-iu] ( 2 6 ) [iS-ta-na-plu*-arbe-li' til-la-tim nia-du-t\im luifi-ili]. 469. L. 27-28 : [ai-né-e-tià ma-da-tiiii-/nu ad-bu-ub*, [... !'If*-]plil*ru*-&* ...1. 470. L. 1'-5' : [it-ti he-111-itisu-bu-am tria-[du-amlu .vu-t'il, [if-tu]-lia-titl(lu-tid an-ni-tu[m mu-lit-lia-ad-qi-im iq-hi],[à a-na ~i-zu]-unbe-li-fu ul-tuIli*-[;$ um-III~I-ti-mi], [ I i - l x z - ~ ] I - ~ i 'i --~&NJà d - S u m be-el-fuo [pu-01-liu].[il i a plu-lu-uli-ti he-II'-Su it-ti he-K-ia im*-[ta-lia-or].
LES OP~RATIONSGUERRI~RES
lui1), s'est-il jamais enflém)Il ne cesse de t'écrirpour que tu lui envoies des troupes, te soutenant471 : "Je veux aller occuper") le pays de Kurdà avec une annéconstituée0) Une fois que moi-mêm je serai parvenu dans le pays avec une anné constituéetout ce qu'il y a de ne pourra plus se tourner lh oh il ne faut pas." Sans aucun doute, voilà ce qu'a décid mon seigneur@. Envoie donc des troupes à ton frkre473! n Voilà ce que je lui ai dit. Voici ce qu'il m'a répond: < Pourquoi donc as-tu changà par rapport aux propos qui étaientiensr) : "Lorsque j'envoie une troupe de 100 hommes, celui qui l'apprend en parle comme de 1000 hommes ; donc, lorsque j'en enverrai 1000, on en parlera comme de 10000 ; le jour même l'ennemi décrocheret il aura le cœu qui battra forts)." Nous aurons dans 5 jours des informations complktes. Nous réfléchiro alors et agirons en fonction de ce que nous aurons appris4^. Je n'enverrai nulle troupe tant que nous n'aurons pas toutes informations sur la situation. )) Voilà ce qu'il m'a dit. Il n'enverra nulle troupe que mon Seigneur cherche h a v o i F 5 .
La troupe de mon Seigneur, çva. Note : la datation de cette lettre h la fin de l'annéZL 11' suit des indications donnéepar D. Ch. L'hostilità de Zimrî-LÃenvers Kurdà ne date en effet que de ZL 11'-12'. De mêmepour la pré sence d'Isar-LîmMutu-Hadqim et Rîm-Addu h on se référe XXVIl2, p. 156 oh D. Ch. avait datÃcette lettre de ZL 12'. La mention d'Atamrum doit cependant indiquer comme limite temporelle la fin de ZL 11' puisque le roi d'Andarig n'est plus mentionnà ensuite. Je ne sais trop dks lors comment expliquer le fait que Zimrî-Là réclamdes troupes pour aller à persuader à ceux qui s'étaienmis du côt des klamites, puisque cela ne ne peut faire dater la lettre avant sa montéau secours de Razamâjuste aprks son retour d'Ugarit. On doit dks lors supposer que, l'annéqui suivit la retraite des forces de l'empereur élamiteplusieurs princes du Nord étaienencore restédans son alliance ou, au moins, dans un étad'hostilità envers ses adversaires. a) Le terme iulmum (à ç va È forme trks souvent une phrase nominale h lui tout seul, mais s'emploie avec ana seul, non avec ana fer. Il faut donc ~ o m ~ r e n d r e q u ' is'agit l de la salutation Sulmum destinéh Hammu-rabi et qui pouvait constituer la lettre de créancauthentifiant le messager. On voit, d'autre part, que, si le courrier diplomatique étai transmis aux autoritélocales via le représentanet non pas directement par le messager, ce dernier donnait des informations qui étaienpersonnellement destinéeau représentantElles sont expriméepar wzîrtpîml'à instruction de bouche soit les directives confidentielles que les envoyéétaienchargéde délivre oralement et qui n'étaienpas portéesur les tablettes officielles qu'ils convoyaient. J'ai restaurà ahzat, en vertu de l'accord avec le sujet le plus proche. b) Le mukîbâbi (en m h m., à celui qui tient la porte È devait êtr le garde de faction devant l'accks du palais ; cf. déjAHw, p. 670a ; CAD M.12, p. 183b. c) Pour ce piriitum, à conseil secret du roi È cf. XXVI 101, n. b), et XXVI 307, n. a). Il a aussi, h l'époqude Yasmah-Addu, l'appellation de puzrum. d) Dans ce texte comme ailleurs, à b à ª l à signifie pour un à et le roi local ; la resMariote h l'étrangerh la fois à Zimrî-Là È
471. L. 6'-10' : [an-ni]-[am.niu-ru-lia-ad-qi-ini ul-ru-uh-Ili-ii-mti [ L - d , [ki-mu] u*-w.-L ki-u-iim 1iS-te-pi-if um-nia u-nu-ku-ma [ur-ta-mu],[/il-ib-hi a-[am-ri-im à lugal su kur-da^' ru-[mu-ur],[ull-lu-nu-uni mi-im-ma :.i-iq clwu-ri-Su i+re-[e-eli], u- ici sa-hi-im [à -ru-di-i if-ru-nu-pu-ru-kiim[um-mua-mi]. 472. L. 13' : i-ç mu-u-rimk u-ka-us-Su-du lugal mfl-fl/ [i-bu-us-Su-LJ 473. L. 15' : pi-qu-ut un-ni-runi be-li L-si-ini-mu u-nu u*-\Ili-kc~J 474. L. 17'-22' : uni-mu-a-mi ci-nu mi-nini ci-nu u-wu-ri-ka ru-at-ru-k[i*-ir um-mu-mi],i-nu-nia 1 me-et sa-bu-um a-!d-ru-du se-mu-un1 Su i-se*-rn[u*ii], u - I I U1 li-irn i-qu-ab-bi-Su i-nu-mu 1 1;-in1 su-h[u-um u-p3-ru-dii],a-nu 10 li-mi i-qu-ab-bu-u i-[n]uu4-mi-su lu-kur i-\pa-ut-[ù-ur]I I I - ili-ib-bi-in1 s ira-US-si u-di u4 5-kam fe~-inu-urng[u*-um-ru-um\, ni-im-muro à ci-nu 5-ini te4-mi-im Sa ni-inz-ma-ru ni-ifl-[tu-ul-niu\.
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LES OPERATIONS
tauration A la 1. 18 est donc assur6e. e) En m. ?i m. : à qu'il les fasse retourner ?i ton côtà f) Pour cette expression ina rubsini ... rabâsu qui signifie à s'allier militairement avec È cf. XXVI 355, n. a). g) On peut restaurer soit [!i-ru-ud] avec la formule 6tymologique, soit [ e - p u - i d , avec le verbe neutre à faire È h) Cette traduction est contextuelle. CAD $,Il p. 31b ne connaî sûremenune forme 113 de Sadâdu qu'avec le sens de à tirer la langue ; on comparera cependant avec l'emploi de à emmener de force quelqu'un [ibid., p. 26b). i) L'expression ina puluhti bêli-i est trop bien documenté avec le sens de à par respect pour È pour comprendre à ?i cause de la peur qu'6prouve son Seigneur È comme le contexte y inviterait. j) Pour ce sens de S u t à ª p u h cf. t. 1, (85), n. c). k) En m. ?i m. : < T u as vu le cÅ“urfl'intérie... È en prenant à fond au sens de à l'intime d'une personnalit6 È L'6tat construit libbi est en facteur commun pour les deux NP reliépar 2. 1) Zimrî-Lî dont sont soulignés6rieux et modération m) CAD Z, p. 133 restaure es-te-[me]et comprend à J'ai entendu quelque rumeur(?) A son sujet È ce qui n'est d'aucun sens dans le contexte. Ma restauration zîawdti-Su iStê se comprend en m. A m. : à Le souffle de ses paroles s'enfle. à à igtê à peut n'êtr qu'une forme de Si'âhunià devenir grand È mais se dit d'un vent ; cf. Sêhum à souffle (Windhauch), terme utilisà dans la langue d'El Amarna. Zîqu (presque toujours à vent È doit signifier ici le à souffle n6cessaire ?i l'articulation ; cf. le texte médicaAMT 29 5 : 14 ou se trouve attest6e l'expression zi-i-qu Sa z[i-Su] = zîqSa napiStiSu = à le souffle (qui sort) de sa gorge dans un contexte oh il est nettement question d'articulation (hnirna pi-Su ihtanatâSS = à s'il souffre d'un d6faut d'articulation È) Le verbe zâqumd'autre part, est bien document6 pour signifier à respirer È n) à Aller occuper à rend alâku + ina (sans mouvement), à aller qq part pour y rester È O) Le terme kisrum a le sens de à compagnie ou à bataillon : c'est un corps de troupe régulikremenconstituà et armÃ; kasarum indique le fait de constituer de telles unitésSâbur kajrum d6signe donc le contraire d'une troupe de commando permettant un simple coup de main car Zimrî-LÃcherche un affrontement d6finitif. p) Faut-il vraiment restaurer ici le nom de Malgi'um comme l'a propos6 v. S. ( O r 22, p. 196), suivi par XVU1, p. 21 et moi-même Ã
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GUERRI~RES
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FM [ I l , p. 45, en échaux événemen qui ont donnà son nom il à Hammu-rabi 33 È q) Ici, Hammu-rabi. r) Sans doute Hammu-rabi cite-t-il des propos pleins d'assurance tenus dans le temps par les Mariotes. Les 1. 18'-21' ont donc 6t6 comprises comme ironiques et non comme des promesses! s) Cet emploi de nîlibbim est isol6 dans les dictionnaires (cf. AHw, p. 797b). L'expression (surtout documentédans le langage sexuel pour désignel'à 6rection È signifie au sens propre : à lever du cœur> Elle doit d6peindre ici le sentiment violent qui va se saisir de l'ennemi apprenant l'arriv6e de renforts considérables Une traduction par à palpitations cardiaques à plutô que à hautle-cœu à est envisageable.
591 [II 311 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Ibâl-pi-Elton serviteur. Lorsque précédemment47 quelque sujet préoccupaital'esprit de Hammu-rabi, il ne manquait pas de m'envoyer u n message. Oà qu'il fûtj'allais chez lui et il m e parlait du sujet qui préoccupaison esprit. (C'est d e cette façon-l que) j'écrivai chaque fois chez mon Seigneur toutes les affaires précédent dont il parlait. A u moment o à je partais pour aller chez Hammu-rabi, ici, j'installais aprè mon dépar~ à ª f a r - n a ~ ~ a r f et je laissais l'arméeI l allait de-ci de-lh pour assurer la garde des différentevilles. Voilà que Harnmu-rabi m'avait (encore une fois) invità et que, selon son invitation4^, je nz'étairendu chez l u i . . . (4+0"+4 1. manquent.)
. .. J'ai chevauché4 h leur poursuite et j'ai fait revenir la
troupe sans son butinc). Zimrî-Add étaiparfaitement au courant que ces hommes avaient fait plusieurs actes de pillage479 mais il avait trks peur480 de ce que dirait l'arméed)Mon Seigneur sait bien qu'un seul homme peut retourner^81 le discours de la majorité A l'heure actuelle, mon Seigneur doit envoyer un message h Zimrî-Addu Le confirme-t-il dans ses fonctions ou l'en démet il? Moi-mêmedevrai-je laisser s'installer des intrigues palatialese) comme (cela se passe) aujourd'hui? Devrai-je en outre, lorsque je voudrais engager le combat482, justifier ce qui relèv de mon expérienceles plans de combati>? Sinon, cet homme va faire tenir h l'armédes propos séditieuh mon encontre et je n'aurai pas les moyens suffisants pour assurer la sécuritnécessaire Je viens d'écrirà mon Seigneur. Il en est informéCet individu me cause de grands tracas'). Pour autant que j'ai pu le voir, l'arméa déjétamenéh tenir des discours séditieu h mon encontre. L'arméde mon Seigneur, çva. a) En m. h m. : çktai roulk dans l'esprit. à On remarque h quelques lignes de distance (1. 6 et 1. 10) l'écriturpar QA et GA pour l'emphatique. 11 ne faut pas opposer un q a r à ¢ r u h un g a r à ¢ r u ; cela fait partie des inconskquences du scribe d'lbâl-pà El. Le redoublement d e la C3 (iqararrG) est analogue à celui d e atâfu ; cf. NABU 88/17. b) La lecture du NP n'est pas assurke, et sans parallhle, mais je ne peux rien lire d'autre. Ibâl-pîsemble dire que, lors d e ses absences antérieuresun dknommk Mêiar-nassar excellait 2 s'occuper de l'armke et assurait la garde militaire. 11 faut donc supposer que cette fois-lh Zimrî-Adden avait profità pour prendre une
479. L. 3 ' 4 ' : . . . ak-ki-ma
Su-nuo,u-Sa-ah-Ili-t~ietc
480. L. 5' : ne pas corriger (AHw, p. 702b) en if-fa-nu-ad-di-in! u r u-Su-UJ-lia-ur(interversion des 481. L. 7' : i - ~ ~ - a - l i u - pour sifflantes). 482. L. 10' : ... i-nu-ma gis-tukul-mes lu*-uz-zi-iz-m[u]
initiative d e mouvement militaire malheureuse. c) En m. h m. : dans leur nuditéà II faut comprendre qu'lbâl pî-Eavait exigk que les soldats rendent le produit d e leurs rapines avant de revenir au campement. d) 11 semble qu'au cours d'une expéditio militaire les Mariotes aient vécsur le pays, ou saisi des opportunitéd e piller. Zimrî-Addavait prkférfermer les yeux sur ce qui se passait pour ne pas s'exposer h un refus d'obéissance e) Le awat ekallim (la a parole du palais È est un concept trhs nkgatif en Mésopotamiet représenttoutes les intrigues susceptibles d e se passer h la cour royale, luttes d'influence, calomnies, etc. Pour cet emploi de wafdbum 111, on peut proposer le sens d e à laisser exister È f) Le passage offre une sérid'optatifs d'éventualit qui indiquent les diffkrents choix auxquels le gknérase voit peu h peu affronté Pour la forme lu-uz-zi-iz, causatif d ' i z u z z u ~ n ,voir déjles exemples réunidans MARI 3, p. 281-282. Le sens d e kisrâtu est sans doute ici çplan d e combat >>, CC technique militaire È plutô que à régiment È Ibâl-pîenvisage une rkbellion de la troupe qui ira jusqu'h mettre en cause sa faço d e pratiquer l'art militaire. g) Pour ce sens d e p u l l u s u m , a causer des occupations, du souci Èsur un verbe palâsum u êtr occupÃÈ h distinguer soigneusement d e palâsuma voir à (napluszun!), cf. XXVI 36, n. b).
LES CONFLITS DANS LE SINDJAR ET DANS LE NORD On a vu plus haut Zimrî-LÃrkclamer instamment le retour d e ses troupes, ou du moins d'une partie d e celles-ci. D e telles demandes furent présentkeh Hammu-rabi, dhs avant l'attaque finale, sous les murs même d e Larsa. Le déparde tant d e forces vers la Mésopotamicentrale et inférieuravait d à inciter dans le nord de la Haute-Djkzirà des gens audacieux h conquérid e nouveaux territoires aux dkpens de leurs voisins et offrait h des étran gers l'occasion de s'infiltrer dans la riche plaine d e pikmont.
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LES DOCUMENTS EPISTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
E n Z L 10' et I l ' , trois métropoleprincipales se partageaient la régio du Sud-Sindjar : Andarig, Karanà et Kurdâ dont les rois étaienrespectivement Atamrum, Asqur-Addu et Hammu-rabi. Les 2 premiers remplaçaien les rois antérieurQarnî-LÃet Hadnurabi emporté par la tourmente élamiteChaque capitale d e royaume étaidoublépar une seconde ville, souvent sikge d'une ancienne royautéannexépar de récenteconquêtes respectivement: Allahad, Qattari et KasapâLe Sud-Sindjar étaipris entre 2 régiondont l'attraction s'exerçai de façon diverses. De l'autre côt du Sindjar, le pays d'Apû (Tell Leilan) et le piémonnord du Sindjar étaienl'objet de convoitises constantes, chacun des 3 souverains rêvan de les contrôler Débouchaiend'autre pan, au sud et h l'est, 2 routes : l'une qui amenait des rives du Tigre (zone d'EkallâtumIAiGur) l'autre qui reliait à ESnunna, par la Diyala et le Zâ (Za'ibum). Ces 2 routes étaiensuivies périodiquemenpar des arméed'invasion. A ce moment précide son histoire, la régioétaimenacépar les appétitd'ISme-Dagan qui avait récu pérà retour de son exil babylonien, le trôn d'Ekallâtum Petit à petit, on vit apparaîtrde plus en plus sur la scèn les arméede Babylone. La puissance de Mari y étaitrhs présenteDes garnisons occupaient certaines capitales, mais surtout des représentantpermanents de Zimrî-LÃy affirmaient son pouvoir. En ce qui concerne la situation du Sindjar au moment concernà (ZL 1 l'), on se reporde D. tera désormaisdans XXVIl2, aux introductions détaillé Ch., F. J. et B. L. aux lettres émanandu ministre en mission Habdu-malik, ainsi que des généra Yasîm-Eet Iddiyatum. Nous devons h ces 3 personnages des renseignements qui permettent de reconstruire les événemen parfois au fil des jours. Les faits sont cependant suffisamment embrouillépour que tout ne soit plus compréhensiblePour compliquer le tout en effet, les lettres d'IbâI-pî-E alors h la têt des troupes mariotes en Babylonie, donnent l'éch des événemen du Sindjar depuis la cour de Hammu-rabi, oà ils suscitaient souvent une interprétatio diffé rente. Voici grosso modo comment l'on peut restaurer les principaux événement Suite au repli élamiteAtamrum avait perdu sa charge de vice-roi d'ESnunna et on le retrouve établroi d'Allahad. C'est depuis cette ville qu'il s'empara d'Andarig dont le roi Qarnî-Là avait trouvà la mort au cours de ZL 9', lors de la tourmente élamite Atamrum lui-mêm étaifils du Warad-Sîqui avait exercà le pouIl fut donc tenté voir dans la régiosous le règn de ~amsî-Addu
LES OP~RATIONSGUERRIÈRE
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sitô sur le trôn ancestral, de faire alliance avec le fils de Samsî Addu (XXVI 401). D'aprks (592) d'ailleurs, la prise du pouvoir par Atamrum à Andarig avait dà êtr une motivation importante pour Igme-Dagan de retourner chez l u i : eISme-Dagan est arrivà de Babylone à Makilâ qui étaison but et, depuis Makilândes messagers [à lui] ont continuà leur route vers Atamrum, (portant le message suivant) : "Je vais bien ; je suis arrivé.à Ces événemen inquiéthrenfort Hammu-rabi de Kurdà qui songea à une entrevue éclaiavec Zimrî-LÃpour organiser la résistanc(592). La disparition de Hadnu-rabi de Qattari, toujours dans la tourmente de Z L 9', avait fait passer son royaume, avec désormai Karanà pour centre, aux mains d'Asqur-Addu, autre prince local et clairement pro-Mariote, qui avait iliminà par la violence l'ancienne famille royale (XXVI 401). Atarnrum avait cherchà dans un premier temps h composer avec Mari et Babylone: qu'il se range à leurs côtÃcontre les filamites avait étune des conditions de son installation h Allahad (362) ; XXVI 4 0 4 ; (582); (591). Atamrum étaiparti en Babylonie, sans doute pour se faire reconnaîtrpar Hammu-rabi. XXVII 164 et 165 et y recevant un le montrent allant jusqu'à Larsa, alors assiégé accueil peu chaleureux. Une forte armébabylonienne (5 à 8000 hommes) le raccompagna, dont il devait en fait devenir l'otage (XXVI 497 ; 498 ; 500). Des forces mariotes l'accompagnkrent cependant jusqu'h Yabliya (600). Les Babyloniens prirent une place prépondéran h Andarig et Yasîm-Ese vit petit petit évincdu conseil. C'est le moment oh IbâI-pî-commenç à connaîtrle mêm sort en Babylonie auprks de Hammu-rabi. Les deux faits sont trks importants car ils montrent un refroidissement trks net des rapports entre Mari et Babylone. Le roi de Mari étaipourtant allà jusqu'à contracter avec Atamrum une alliance matrimoniale. X 84, 85 et 86 émanenainsi de la princesse mariote Inbatum marié à Atamrum; cf. K. R. Veenhof, RA 76, 12. p. 136-138. Atamrum étaicertainement un homme déjmarià et pourvu de grands enfants mais on ne peut douter que cette femme énergiqun'en devint l'épousde premier rang puisqu'elle exerç la régenc en l'absence d e son royal épouxparédu titre de bêltur (XXVI 433). En contrepartie de l'alliance, Andarig avait dà accueillir une garnison mariote commandépar Yasîm-Ellequel l'avait aidà à reconstituer le royaume de Qamî-LÃ(cf. XXVI 406 ; 409 ; X 84). XXVI 404 montre l'alliance d'Atamrum avec Asqur-Addu de Karanà et son ralliement solennel h Mari, en présenc des envoyéde Babylone et d'Egnunna:
Atamrum, en présencdes Babyloniens, des Esnunnéenet de Turukkéenainsi que des 7 rois qui se tiennent sous ses ordres, a parlà sans ambages en ces termes : "Il n'y a pas d'autre roi que Zimrî-Lî notre père notre frkre aînà celui qui nous ouvre la marche." >> Ces divers arrangements politiques montrent clairement l'hostilità fondamentale entre Andarig et KurdâLes incessantes campagnes d' Atamrum multiplièren en outre les occasions de conflit et le firent débouledans la plaine au nord du Sindjar oh il s'affronta dè lors avec le roi d'Ilân-sûrUn des principaux incidents fut l'affaire de Suhbad qui le fit s'affronter avec Hâya-SÛ qui avait des prétentionconcernant cette ville (307) ; cf. XXVI 405 ; 406; 409). Un tel affrontement suppose qu'Atamrum ait entretemps mis la main sur le royaume d3ApÛ et sa capitale, SubatEnlil. Le soutien apportà par Mari & Atamrum devait, & plus ou moins brèv échéanc entraînele passage de Kurdà & l'alliance avec Ekallâtumce qui étaicertainement fait dè la fin ZL 10' (XXVI 417 ; 5 1l), malgrà les efforts initiaux de Hammu-rabi & ne pas se laisser entraîne(XXVI 405). Un texte fondamental pour la mentalità de l'époquest XXVI 414 qui permet de dater la fameuse a Lettre de l'âpilu de Samas >> (XXVI 194). Dans cette dernière parmi diverses directives religieuses, il est formellement conseillà & Zi--Lî d'assumer la royautà de Kurdâce qui est exprimà sous la forme détournÃd'y fi proclamer un édit-misaruÈc'est&-dire d'agir en souverain qui vient d'êtr introniséIl est difficile de ne pas y voir les efforts du roi d'Andarig (oh le culte de Samai étaiprépondéran pour que le roi de Mari le débarrassde son dangereux voisin. Les grands problème sont dè lors venus de la menace que fit peser Iime-Dagan sur Asqur-Addu de KaranâIl s'étaiinitialement emparà de la Razam! du Sud (XXVI 41 1,415), mettant un terme au De mêm que la frontièr règn et & la vie de Sarrum-kîma-kalî.m de Hadnu-rabi, alors roi de Qaiiarâs'étaitrouvédè lors directement exposé& une attaque (592), il en fut de mêm pour son successeur, le roi de Karanâ(594) montre l'attaque de Karanà par le fils d'ISme-Dagan. Ce faisant, ISme-Dagan prenait à revers ceux qui s'étaienalliécontre Kurdâen attaquant le plus proche et le plus faible. Asqur-Addu tira parti des soucis militaires qu'il pouvait avoir pour ne pas faire le voyage de Mari et accomplir les rites d'allégeancenvers son Seigneur - Yasîm-Edit de lui : a Cet homme craint pour sa vie à (XXVI 412) -, alors qu'Atamrum ac-
complissait le voyage & Mari. La guerre contre ISme-Dagan fit rage en ZL 11' alors que l'essentiel des troupes de Mari se trouvait en Babylonie aider Hammurabi contre Larsa et que la situation se détériora grandement pour les intérêde Zirnrî-LÃdans le nord-ouest de la Haute-Djézirà Habdu-malik (cf. XXVIl2, p. 209 sq.) fut chargà au débude ZL 1 1 ' (mois ii) d'une mission auprè d'Atamrum et de Hammu-rabi de Kurdà pour les réconciliermais le Mariote échoudans ses entreprises. Le débude cette mêm annévit Zimrî-LÃmonter en HauteDjéziret affronter ASlakkà et le pays de HurmiS. Nous ne savons pas trè bien ce qui s'y passait mais manifestement des bouleversements considérables'étaienproduits & ce moment-l& dans la régionLe roi d'filuhhut, Sarrâyagendre de Zimrî-Lî disparut alors de notre documentation et on constate son remplacement par un nouveau roi au nom houmte, Sukru(m)-~eiSub.Les Mariotes victorieux déportèreune vaste population dont une grande partie semble houmtophone. Une autre péripét majeure fut la disparition d'un autre gendre de Zimrî-Lî dans la mêm tourmente, le roi d'ASlakkâ Ibâl-Addu peut-êtr révoltÃLa capture de son harem (cf. P. M., FM II) montre qu'il avait lui-mêm réglleur compte & d'autres princes de la régioncomme Terrum, roi d'UrkiS, ou Ilî-Samà Il est vraisemblable que le dépardes contingents bensim'alites avait attisà les querelles locales de l'Ida-Maras qu'illustrait en détaildepuis la fin de ZL 4', la correspondance d'Itûr-AsdÃchef de la garnison de Nahur. ISme-Dagan, au mêm moment, faisait retraite vers chez lui, sans doute dans la crainte de voir l'armémariote venir l'attaquer. Il ne s'agissait que d'un repli tactique puisque XXVI 420 montre les Ekallâtéeprojeter de venir razzier le Suhûmdonc la province mariote d'aval, profitant du dépardes troupes vers le nord. Il est malheureusement encore trop tô pour bien comprendre le rôl déciside Babylone qui se mit & intervenir localement de faço de plus en plus sensible: au milieu de ZL 11'. le roi de Kurdà est passéen effet, & l'attaque de faço déclarÃet ISmeDagan occupa de nouveau la Razamà du Sud (596). Karanà reçu une garnison mariote et une babylonienne. L'intervention de Babylone fut sans doute la répons& l'intervention d'Esnunna aux côtÃd'I5me-Dagan. Le roi d'Ekallâtu échouen définitivdans ses tentatives parce qu'il fut lâch par son principal alliéoutre qu'il avait de gros problème d'approvisionnement (596), son adversaire Asqur-
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LES DOCUMENTS
6PISTOLAIRES DU PALAIS DE MARI
Addu ne se laissait pas intimider et ESnunna, vraisemblablement confronté& d'autres problkmes, lui refusa l'aide réclamé C'est le moment que choisit Sâsiyale Turukkéen dont Ekallâtu avait préckdemmenrecherchà l'alliance (602), pour razzier les Bordsdu-Tigre (XXVI 425, 526). Eme-Dagan, épuispar toutes ces tentatives, fut obligÃde se réfugiede nouveau & Babylone. Restait dks lors isolÃle roi de KurdâPour l'affronter, Himdiya, le futur roi d'Andarig, alors simple généra fit une expéditioau Nord-Sindjar vers Subat-~nlilet, trks vite, la ville d'Amaz devint le centre et l'enjeu du conflit. (332) et X 84 montrent la répercus sion de cette intervention jusqu'en Eluhhut. La disparition d' Atamrum est un fait soudain & la fin de ZL 11'. DésormaiBabylone, omniprésentdans la région règl sa succession: Himdiya devint roi d'Andarig (XXVI 440) et Hulâlumfrèr d'Atamrum (cf. A.2603, cità XXVIl2, p. 246), celui d'Allahad, XXVI 440, (299). La situation devint si préoccupantque Meptû mit en étad'alerte toute la régiodu SuhûinF. J. a montrÃqu'au débude ZL 12', donc la dernikre annéd'Esnunna et l'avant-dernikre de Mari, entre 15000 et 28000 soldats babyloniens occupaient le Sud-Sindjar. Dis à mon Seigneur : ainsi parle Haqba-Ahum, ton serviteur. Les Turukkéenétaienvenus au pays de Qattarà au secours de Hadnu-rabi car le pays de QatmÃs'étaimis h réclameavec insistance que Hadnu-rabi fûrestaurà sur son Or le 5e jour, les Turukkéenont quittÃle pays de Qattara car étaien survenues des nouvelles concernant les Guti4g4 et Hammu-rabi (de Kurdâtrks inquieta) m'a communiquÃla nouvelle : à Le temps queb) je me lèv pour me mettre en route, une nouvelle est arrivédepuis la régiod'aval (du Tigre), comme quoi Zazzum, roi du Guti'um, s'approchait avec sa troupe, que des serviteurs d'I5me-Dagan le guidaient, qu'il étaiarrivà au
LES OP6RATIONS GUERRIERES
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pays de QabarÃet occupait la ville485 ;que (d'autre part) I5meDagan étaiarrivà de Babylone h ~ a k i l à ¢ n qui ~ )étaison but, et que depuis Makilândes messagers d'I5me-Dagan avaient continuÃleur route vers chez ~ t a m r u m ~(portant ), le message suivant) : "Je vais bien ; j e suis arrivé. à D'autre part, les Turukkéen m'ont envoyà un message : "Les Guti nous menacente). Oui, nous-mêmes pour sûrnous sommes désormaien position de faiblesse. Or, face aux Guti, allons-nous abandonner nos demeures? En effet, aujourd'hui, les Guti arrivent. Serons-nous chasséde tout ce qu'à l'heure actuelle nous détenons'Gagnerons-nous la montagne'? Nous mettrons-nous h la recherche d'un sol oà v i ~ r e ^ ~ Q ? à "Et, vous-mêmes qu'en est-il? Délaisser(i)ez-vouvos demeures et vos villes et partir(i)ez-vous, devant les ~ u t i ~ ~ ~ ? Faites bien attention à ce qui se passe : joignez vos forces aux nôtre que nous réussissionh bouter hors les ~ u t i ~ ~ ~ . " Voilh ce que les Turukkéenm'ont envoyà comme message. Donc les Turukkéensayant appris la menace de guerre des ~ u t i se~ sont ~ ~levé , et ont quittà Qattarà pour chez eux490. Maintenant je t'écriau sujet d'effectuer un voyage chez
485. L. 11-15 : um-mu-u-mi u-di-mu u-na a-lu-[ki-iu e-te-eb-bu} !tes.-muum if-tu sa-ap-lu-n[u-um im-qu-ut ki-mu\. ^"M-w-umlugal qu-fi-im qu-duu\m su-hi-Su if-hu-m\, nul* ^nui*-hl* [Suni-iu].fa i-nu-ail-na nu-ku-lu nu-ud-du-pu-urkur* [!n'-kas\~*-ad*-n~u*. qci-qu-ar fici-pi-if-fi-nini-Se-ri1*. 487. L. 27-28 : [ult-tu-nu ki-i te-zi-bu-d-\t]li*-ri-ku-nu à u-lu-n\n-kunu, fil *-mi* pu-ni lu-mes qu-ti-i tu-ut-ta-lu-ko. 489. L. 32 : à lu-me5 tu-ru-ku-u tu-kii-um $11lu-me2 qli-fi-i i[?\-me*-ma*, 490. L. 34 : a*-mi* d u ] * - f i - i uif-tu-la*-[uk],
LES oPÉRATIONG U E R R ~ R E S
Zirnrî-LÃet d'avoir une entrevue avec lui. Jadis. Sarrumkîma-kalî.ma occupait des possessions d ' ~ k a 1 l à ¢ t u m et ~ c'ktait lui la fronti2re du Pays. Maintenant, Sarrum-kîma kalî.mest m[ort] et Igme-Dagan occupe le pays de Razamâ Apr2s (la mort de) Sarrum-kîma-kal".ma c'est Hadnu-rabi qui étai devenu la f r 0 n t i 2 r e ~ ~Maintenant, l. (Igme-Dagan) a chassà Hadnu-rabi et le pays de Qa@ra est totalement "déboussoléi Moi-même me voilh devenu la frontière)) Pour l'heure, Zi--Lî rkside h Mari et le temps est trop court pour faire l'aller et le retour de Mari car l'ennemi va envahir le pays. C'est la paniquek)! Envoie un message chez Zimrî-LÃpour qu'il monte1) ? Saggarâtum i Il faut que la nouvelle m'en arrive rapidement492 pour que je me mette en route et aie une entrevue avec lui h Saggarâtumen sorte de pouvoir revenir rapidement et préservela capitalem) du pays. S'il n'en est pas ainsi, que Zimrî-LÃait un empêchementnh et ne (peut) monte(r) h Saggarâtumqu'une réponsme parvienne rapidement afin que je ne bouge pas et préservla capitale du s494. ; Quant h toi, je t'ai compl2tement instruit de l'affaire ;écri chez ton Seigneur pour que me parvienne rapidement une réponseà Voilh ce que m'a dit Hammu-rabi. A l'heure actuelle, mon Seigneur doit rkfléchien fonction de sa grande royautk. S'il
491. L. 36-42 : f"1 it-ti zi-im-ri-lui-im na-[an-mu-ri-im us-M-ru-kumJ, ' 6-gal-ha i-k[u-al],il pu-ut-ti pu-na-nu-um \ag&l-ki-ka-11-im1, na-ab-&-ut . . ma-tim Su-[i-ma].i-na-an-na \a&&[-ki-ka-11-ma. im-[tu-uf\.à iS-me-^da-ga~ mu-a-ut ra-z.a-ma-uh i-[ka-ul],wu-ar-ki •asd-ki-ku-li-iIlla-ud-nu-ru-bi a*-[napu-tim tu-ur].
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doit monter à Saggarâtumqu'il me l'écrivque je serve de guide h Hammu-rabi et parte pour chez mon seigneuf19^. S'il n'en est point ainsi et que mon Seigneur ne doive pas monter h Saggarâtumqu'il me fasse porter réponsà ma lettre, que je reçoiv mes instructions e t n'aille point chez mon seigneur496. Mon Seigneur doit prendre connaissance de ces nouvelles et me faire porter réponsh ma tablette pour que je puisse faire ce qu'il m'kcrira. Bibliographie: transcription de G. D. publiépar D. Ch. et J.-M. D., N Le nom antique de Tell Rimah È RA 81, 1987, p. 132-133. Note : depuis l'kdition de la transcription de G. D., la tablette a ét retrouvéet nettoyéeLa traduction et le commentaire présentÃici sont nouveaux et incombent A moi seul. Si plusieurs corrections de la transcription de G. D. avaient étpossibles a priori, on verra que d'autres étaienmalheureusement insoupçonnables La date du texte doit êtr (contrairement A ce qui a étproposà dans RA 81) ZL 10', vers le milieu de l'anné(cf. XXVIl2, p. 41, n. 89), au moment oà effectivement Hammu-rabi de Kurdà vient voir Zimrî-LÃUusqu'A Mari en fait). Il faut donc en tirer des consé quences trks importantes pour les dates finales de Sarrum-kîma kalî.mde Razamà et de Hadnu-rabi de QattarâLe premier dut disparaîtrdans la tourmente de la fin de ZL 9', au moment de l'invasion des Elamites, et le second dans les troubles qui virent la retraite de ces derniers. a) J'ai interpréte i-si-ir à comme équivalenA e s i r , permansif, avec notation de e- initial par le signe 1, ce qui arrive mêm lorsque e- est un préfixpersonnel. Esêru signifiant à exercer des pressions sur quelqu'un à (CAD E, p. 333b), le permansif a le sens d'e êtr stressÃÈ b) Pour adî-m signifiant à dans le temps oh. .. È cf. 1. 47. c) La ville de Makilâ est autrement inconnue. Peut-êtr s'agitil d'une variante de Magalà que RGTC 3, p. 155, place sur le Tigre entre Samarra' et Bagdad, deux stations avant Sippar. Il s'agit en
492. L. 50: a-na sa-ga-ru-tim li-Sa-qé*-nzuar-hi-if pi-mu-un1 li-sf-puam-ma. 493. L. 53 : Sum-mu la ke-em-ma zi-im-ri-li-in1 i-nu mu-ri^ si-hu*-tunl* iSu-ma. 494. L. 56 : a-na-ku lu ka-le-ku* qa-qa-ad mu-u-tim lu-ki-[il'\.
4%. L, 67 : $vu-i-ur-tilu-ul-qé-ma-na je-er he-li-ira
(il-lu-ukl.
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LES oPI?RATIONS G U E R R ~ R E S
tout cas d'une ville qui est sur la route entre Babylone et Ekallâtu et à un embranchement par oà l'on pouvait obliquer vers le nord-ouest pour rejoindre Atarnrum à Andarig. d) Contrairement h ce qui avait étproposà dans RA 8 1, p. 133, Atamrum est sans doute déjroi d'Andarig. e) En m. à m. : leurs faces sont placéevers nous È expression qui indique à la fois une intention de faire quelque chose et un mouvement en direction de quelqu'un. f) Le texte montre les trois solutions envisagéepar les Turukkéen: a) se battre pour leur patrie (guerre) ; b) se replier dans la montagne, en abandonnant leurs installations de plaine (guérilladepuis une régio inaccessible) ; c) quitter leur pays (exode). Ces 3 solutions ont dà êtr mises en pratique, à tour de rôle à en juger par notre documentation sur ce peuple turbulent. g) L'écritur lugd-ki-ka-li-ma à au lieu de lugal-ki-nza-ka-lima est courante à Mari et doit représentel'emploi dialectal de kà pour kîma h) Contrairement h ce qui a étproposà dans RA 81, p. 144, n. 8 1, je préfèla lecture n a b t d t à n a p t à ¢ (plur. de n a p i t t u m ) . D'aprks le nouveau contexte établpar les collations, ce terme doit signifier possessions territorial es^. Les dictionnaires ne connaissent que nabfi'um (Ãein Depositum È uniquement attestà en paléoassyriend'aprks AHw, p. 699a). Nabfâtu peut en êtr le pluriel, mais rien n'empêch de supposer un terme *nabs"turn, ce qui permettrait de le séparedu terme paléoassyrie qui a une signification tout autre. i) En m. li m. : son esprit est parti. >> j) On voit l'extrêm intérÃde ce texte qui donne l'ordre des étattampons entre le royaume d'Ekallâtu et KurdâEn revanche. Andarig est directement accessible depuis Ekallâtumce que nous savions par le remarquable (442). Andarig doit donc êtr le pendant à l'ouest du royaume de la Razamà du Sud, à l'est. k) La collation confirme à pu-ha-tunz >>. Cette expression représentune phrase nominale. Pahattum est le mêm substantif que dans (504), ob il signifie (en mêm contexte) terreur È panique (devant l'invasion ennemie). 1) Cet usage absolu de hqqfirn pour signifier remonter un fleuve est typique de Mari et de Tell Rimah. m) Pour qaqqadzim signifiant capitale È cf. t. 1, p. 546, (350) n. r). n) Sibfitum signifie souvent à Mari déside terminer quelque chose>, en opposition à hitihtum, déside quelque chose qui
manque B. Il désigndonc la tâch inachevéqui empêch d'en commencer une autre ; cf. 1 24+ : 18, oà sibfitum représentla conquêt inachevéde Qabrâqui empêch Samsî-Addd'engager l'expéditio de QatnâSiblîta raflîrrevient donc souvent h dire avoir un empêchemenÈ Ã
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. d e mon service, sont épuisé Dans ... ils prendront ... C e s hommes recevront une mission au sujet d e l a tour et d u bélierIl m e faut prendre garde ?i dire devant eux : à Hadnurabi, le prince d e Qattarâ,.. >> Bibliographie : fragment publià par D. Ch. et J.-M. D., Le nom antique de Tell Rimah È RA&\, 1987, p. 134. Note: ce petit fragment, non situable tant qu'un joint n'aura pas étfait, a le grand intérÃde montrer les liens privilégiÃde Hadnu-rabi avec Qattarà dont il est originaire, non avec Karanà qu'il a conquise. Ã
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yasîm-El ton serviteur. L e jour ou je suis entrà dans KaranâHaqba-Hammà n'étai pas là Il étaien train d'assiégela ville d e . . .urranâa)L e lendemain, selon la mission dont mon Seigneur m'avait chargé je suis arrivà chez Asqur-Adcl11 et, au sujet d e son voyage, je lui ai dit ceci : à S i tu as l'intention d'aller chez mon Seigneur, alors je vais donner des instructions, en m e montrant trè explicite, à 300 soldats d e la garnison et ?i leur chef, (tous gens) éprouvà que mon Seigneur a affectéici pour la garde d e l a ville, du palais et d e la grand-porte. Quant à moi, avec l e reste d e m a troupe, je te servirai d e guide et t'escorterai chez ton Père VoilÃle discours qu'entre autres choses j'ai dit et développà Alors, il m ' a répond: ((11 faut q u e H a q b a - H a m m à revienne, que nous nous concertions, lui et moi, pour que nous puissions te répondrà propos du voyage. 3 jours aprè mon entré(au palais), Haqba-Hammà a interrompub) (son entre-
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LES OPI~ATIONS G U E ~ R E S
; Puisque ton voyage chez ton Pèr est retardé je veux bien te laisser l'arméqui a étassignéh ta protectionm) sur l'ordre de ton Pèr ; mais moi. il me faut m'en aller chez mon Seigneur! à Voilh ce que je lui ai dit et il m'a répondainsi : à Voilh que mon Pèr t'a envoyà ici mêm pour affermir les assises de mon trôn et tranquilliser mon pays, mais que toi, maintenant, tu m'abandonnes et t'en vas! Tant que je n'aurai pas réalismon projet au moyen de l'arméde mon Pèr et que je n'aurai pas fait entreprendre toutes mes dispositions, tu n'es pas libre de tes mouvements! C'est ensemble que nous partirons! à Et du fait que mon Seigneur m'a écriceci : à Tu feras ce qu'il te dira È voilh pourquoi je me range h son avisn). Maintenant, le lendemain du jour oà je fais porter cette tablette vers mon Seigneur, on doit envoyer en mission0) Menîruet Yatar-Salim, frère?de Haqba-Hamrnûet ils partiront pour chez mon Seigneur. Menîruapportera chez mon Seigneur tous détailsconcernant l'annonce de son@ voyage ou de son non-voyage. Autre chose : parmi les 300 soldats de garnison que mon Seigneur a affectéh garnison h l'intérieude Karanâon^ avait fait des consultations oraculaires concernant le sort de Qattarâ Les présagese trouvaient êtr trè mauvais. 11s^ m'avaient adressà la parole en ces termes : << Il ne faudrait pas que l'on s'empare de cette ville alors que vous ête là et qu'il se produise une catastrophe! Envoyez 100 hommes de troupe pour qu'ils gardent cette ville! D Menîruet moi-mêmenous avons délibé ensemble et les 100 soldats souhéenavec Yaqqim-L"m h leur tête ayant fait des consultations oraculaires pour le sort de cette troupe et au vu des présagefavorables, je les ai envoyésEn attendant (d'avoir à s'occuper) des vaches, la troupe gardera avec Iddiyatum la grand-porte de ~ a r a n à ¢Il~ n'y ~ * aura pas de
prise) et je suis revenu par devant tous deux sur le sujet de la mission (que) mon Seigneur (m'avait confiée;je lui ai parlà de son voyage chez mon Seigneur et il m'a réponden ces termes : à Nous allons faire le voyage, Haqba-Hammà et moi. Mais est-il décenque j'aille chez mon pèr les mains vides? Il y a une ville qui me cause du soucic). Puisque l'arméde mon pèr est là je veux y entrer de vive forced)! Je dois faire entreprendre toutes mes dispositions pour tranquilliser mon pays et faire les consultations oraculaires concernant le sort de mon payse). Alors Haqba-Hammà et moi-même nous irons chez mon pèreà Dans leur propos, je n'entends parler que de leur voyage, mais leur décisiovéritablefl je ne la connais pas encore. Avant que l'arméde mon Seigneur n'arrive à Karanâson pays étai et lui-mêm étaiinquieth). Depuis le jour oà je suis arrivà chez lui, son pays a retrouvà le calme et luimêm a raffermi ses assises. Car 2 jours avant que je n'approchei) avec ma troupe^^ de KaranâMut-Asqur, le fils d71SmeDagan, ayant pris la têt des 2000 soldats de Babylone et des 2000 d'Ekallâtu et d'Assur, s'étaiinstallà h l'intérieude RazamâIl se donnait Karanà comme objectif. L'apprenant, je m'étaihâtde venir avec mon arméh l'aide de Karanà MutAsqur, informk, avait retenu les 4000 hommes de troupe mobiliséet il (ne fit que) s'emparer du grain pour (l'emporter à Ekallâtu depuis Razamâ Étandonnà que cette armén'avait rien pu faire, AsqurAddu a proclamà haut et fort)) : <est mon Pèr qui m'a rendu la vie. à Si l'arméde mon Seigneur avait tardékd'un seul jour, depuis longtemps la ville de Karanà aurait étprise. Maintenant, depuis le jour oà l'arméde mon Seigneur est arrivéà Karanâson pays a retrouvà le calme et pourtant luimêm tarde à se mettre en route! Voyant bien que l'affaire de son voyage étai bancale1),je lui ai ainsi parlÃ: 497. L. 31 : ... a-na ka-ru-[nu]-uki*-DE*-eh-lui-ti.
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498. L. 70 : [al*-[ai*la*-a*-tim $a-bu-umif-fiid-di-ia-fima-bu-ul ka-rur~a^i,
f) gamrum (m. à m. : à complet È inclut ici l'aboutissement final des atermoiements. g) Le verbe salâlun~dormir È est couramment employk dans la langue de Mari en rkfkrence à une ville vaincue, aprks sa dkfaite ; cf. XXVII 161 : 8 (Larsa) et A.3073 (XXVV3) (Einunna). h) La forme h à ¢ est considérÃici comme le permansif de È malhâium se faire du souci È et non de haiâium se réjoui gr6 AHw, p. 333b. i) La forme II [uhhfim signifie à Mari faire approcher à ; il faut supplker ici un sdbam sous-entendu. Pour l'emploi absolu d'un verbe de mouvement à la forme II, cf. (592), n. l), à propos de iuqqûm remonter un fleuve en bateau È j) Le substantif tukkum qui désigngénéraleme la rumeur à (souvent alarmante) a ici le sens de parole proclaméhaut et fort È k) Pour un emploi similaire de muqqum, cf. XXVI 416 : 7. 1) La mêm expression se retrouve dans XXVI 413 : 5. Le verbe pussulum fait habituellement réfkrencà un dkfaut physique (cf. AHw, p. 882b, estropier>); cf. l'emploi de la forme 112, dans 1 1 17 : 12 : à Les prksages ont mal tournk (ip-ta-as-la).D m) En m. à m. : Je veux te laisser la troupe de sauvegarde (sabunt ndsirum) qui a kt6 affectke selon l'ordre verbal de ton Pkre. à n) Pour qaqqadam ana NP kulluni, se ranger à l'avis de È cf. XXVI 41 3 : 46-48. O) La forme ~~ta-a-ru-nim ne doit pas venir de târu (F. J. on devait me renvoyer È mais de wu"ilrum. p) Il s'agit bien du à frkre È non du bras à comme le propose St. Dalley, OBTR, p. 9, n. 66. Ce lien de parent6 entre Yatar-Salim et Haqba-Hammii est confirmà par Iddiyatum, XXVI 51 1 ; cf. déj XVI11, p. 235. q) à savoir d'Asqur-Addu. r) On à et Ils à représentici les devins È s) La collation (1995) a permis de retrouver ici Kawalhûni forme de Kalhii à l'kpoque amomte. Le toponyme est bien attestk dans les dossiers de Yasîm-E et d'Iddiyatum. t) Peut-êtr rencontre-t-on un kcho de cette affaire dans XXVI 413 : 49-55.
négligencconcernant la garde de la grand-porte. En outre au sujet de la ville de ~ a w a l h u m qu'Erne-Dagan ~) retenait, je l'ai fait revenir4^ 21 Asqur-Addu. Lorsque les Anciens de la ville sont venus, Asqur-Addu leur a donnà des présent; ils sont retournévers leur ville. Il a pris possession de cette ville, mais les gens ont étlaissélibres. AsqurAddu.. . Au sujet du prince de ~ a z a m Ãqui ¢ ~ a.. . de devant.. . il a écri2I cause de lui.. . Il a écri 2I Asqur-Addu en vue de se faire livrer l'individu500. Apprenant cela, j'ai apostrophà HaqbaHamm0 en ces termes : <
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Bibliographie : republiÃpar F. J. comme XXVI 41 1 ; recollationné a) Il est certain qu'il ne s'agit pas ici de Karanâassikgke par Haqba-Hammii,contra OBTR, p. 10. b) Pour l'emploi à Mari du verbe kaiâ!zim avec le sens d'Ãinterrompre È cf. 1 66 : 7 : N'interromps pas cette caravane! à c) Cet emploi métaphoriqude iaqâlu se retrouve dans l'inédiA.3460: 13 : Je suis dans la gên à (i-na @si'-ka-tim ia-aqla-ku) : cf. XXVI 320, n. b). Sans doute s'agit-il de la ville dont Haqba-Hammà a interrompu le sikge (cf. 1. 16). d) Le verbe hepûm briser>, se dit couramment à Mari pour prendre une ville d'assaut È e) Les même prktextes, avouécomme tels, se retrouvent dans la lettre inéditM.5555 : Et, moi, voici le prktexte (te-qi-tan?)que j'ai mis en avant : "Il faut que je prenne mes dispositions, puis que je sacrifie à mes dieux, alors je prendrai la têt de mes troupes et je rejoindrai l'empereur." Ã
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i 500. L. 78 : [ O O O ] if-pu-ru-am \as?Suni}lu Se-tu Li-iiii-ail-di-nu-Sud
501. L. 83 : [u-nu nu-du-ni-Su]pa-lui-am etc
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle Yasîm-El ton serviteur. Yaqqim-Lîm le serviteur de mon Seigneur, qui est en gar-
LES OPERATIONS GUERRI~RES
b) Pour la prise de Nusar, cf. XXVI 5 14 et 5 15. c) Pour gab'um signifiant à crêt à falaise È cf. NABU 89/55. d) Ce terme n a s r u m a éttraduit par D. Ch., Bulletin d e la Sociét canadienne des étudemésopotamiennes23, 1992, p. 3 1, n. 18 à discret È Cette traduction, en soi possible, ne convient pas ici car le message de Samas devait recevoir une publicità maximale. Le rôl des témoinen revanche, d'aprè des textes parallkles (cf. XXVU3, à L'affaire d'Alahtum È) devait consister à s'assurer que la tablette serait bien transmise à son royal destinataire ; c'est l'équivalende nos à lettres recommandée È e ) Construction de Sapâru avec double accusatif; cf. t. 1, p. 635, (438) n. g). f) Ce scribe (bien attesté portait un nom sum6rien prémonitoir puisqu'il signifie à Il-appartient-&Samai (Utu-ak-am). g) il s'agit de XXVI 194, lettre dite à de l'âpilu de ¤amaÈ
nison à Qatmg, m'a envoyÃle message suivant : à Des messagers d'Ekallâtu se trouvent depuis 10 jours à l'intérieude Qattari et on les a cachéà mon Seigneur. Jusqu'à ce que ...
O ab du-malik502. . .
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Voilà ce qu'il m'a kcrit503. 2 jours aprè son message, un homme de.. . atuma), m'est arrivé Il apportait chez moi ce message-ci504 : à Une troupe d7Ekallâtu a agressà la ville de NUS& et a emportà bovins et ovins. à J'envoie à mon Seigneur la nouvelle que l'on m'a annoncée Par ailleurs voilà qu'on va amener d'Andarig à Mari 30 esclaves adultes mâleet 30 esclaves enfants mâlesJe ne sais pas si on doit amener ces esclaves au palais ou si je dois les amener pour les confier aux chefs de service. Au sujet de la stèl à extraire des crêtesc)objet de la lettre de mon Seigneur, voici que je l'ai extraite et l'ai fait porter chez mon Seigneur. est venu me Autre chose : Atamrum, le répondande dire ceci : à Envoie-moi un scribe trè soigneuxd) que je lui fasse mettre par écrile message que $amas a envoyÃpar mon intermédiaireepour le roi. VoilÃce qu'il m'a dit. J'ai envoyà ~ t u k a m fet ) il a kcrit cette tablette'). En outre cet individu m'a suscitk des témoinet m'a dit ceci : à Fais porter cette tablette rapidement et que (Zimrî-Lî agisse, selon ce qui y est dit. à Voilà ce qu'il a dit. Maintenant, je fais porter chez mon Seigneur cette tablette. Bibliographie: republiéaugment6 de son joint A.431, par F. J., comme XXVI 414. a) La restauration par F. J. d'Ekallatéen'est pas du tout sûr: il avertirait contre les agissements de ses concitoyens!
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502. L. 8 : a-\dli Sa [...lia-O*-rdul*-[rl~]u*-hk. 503. L. 10 : un-ni-rum [;a-y;-im-li-imiS-pu-ru-~JII]. 504. L. 12-13 :
... i[k*-5u-du-u~1-ni-m~], a-JIO se-ri-i\a nd-pu-ar-t(l~n1.
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Dis à mon Seigneur : ainsi parle ton serviteur Iddiyatum. Igme-Dagan est entrà à Razamà avec les ESnunnéenet la rumeur publique m'apprend qu'ils s'apprêten à aller piller ~asârum~) D'autre part, Yatar-Salim m'a déclarceci : à Un messager d'ISme-Dagan est venu dire à Asqur-Addu : "Fais sortir la troupe505b) du Mariote ; nous n'avons qu'un ennemi : c'est Andarig. Oui, il est le seul puisque Hammu-rabi vient de se retirer du pays oà il étaiallk." )> Au moins par deux fois, j'ai écrià mon Seigneur en ces termes : N ISme-Dagan cherche alliancec). Pour l'heure, cet homme a dévor(son) grain506. C'est la seule raison pour laquelle il cherche alliance ; il ne démobilispas. Autre chose : yansibumd), en compagnie de Yasîm-E et de Bêl-Sunu est allà à Andarig pour prendre la têt de l'arméee babylonienne. Bibliographie : republiÃpar B. L. comme XXVI 5 13. Ã
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LES OPÉRATION GUERR&RES
a) L'absence de *" aprè h a ~ à ¢ r upourrait garder pour ce terme la traduction courante de à parc a bétail; cf. cependant 1. 15, Andarig sans fi. Il existe une località nomméHasârumk(XXVI 427). qui, sous la forme Hisârumf(A.1180), se trouve situéA proximità de Qattarà et de Nusar, ce qui convient trks bien au présencontexte. b) XVU1, p. 55, a vu ici le NP Ah-râmsans parallkle. Puhrum (B. L.) est possible mais inédipour signifier à garnison à ; on peut garder l'idé en supposant une mégraphi < p i > - i h - r a - a m , ::troupes rkgulikres È Les propos d'Erne-Dagan montrent que la raison d'êtr de la garnison mariote de Karanà étaide s'opposer à Ekallâtu ; son déparpermettrait une alliance Karanâ-Ekallât contre Andarig. c) A H w , p. 1309, comprend le verbe comme une forme II de talâlumCe dernier est maintenant bien attestà A Mari avec le sens d'a êtr alliÃà ; cf. MARI 8, p. 365. La traduction de tulluluï par à rechercher une alliance à est contextuelle. d) XXVI 427 montre que l'individu, mentionnà par les lettres de MenîrumYasîm-Eet Munawwirum, est le ministre d'AsqurAddu. e) Cf. XXVI 423 ; pour sâbi A la 1. 27, cf. XXVI 424 10.
597 [VI 291 Dis A mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. Nagukre, ~ a t t i n - Ã Š r est a revenu avec l'arméqui étaien garnison507 à KaranâA l'heure actuelle, Yasîm-Em'est arrivéIl est revenu avec un serviteur d'Iddiyatum. C'est Iddiyatum qui résidavec l'armé(ainsi que) ~ à » m à » - Ã Š r a h ~ Il faut que mon Seigneur expédiquelqu'un qui résiderparmi eux ainsi que les directives dont il le chargera. Je me suis renseignà sur l'étade la ville: le mur est entourÃpar un glacisa) et le palais est encerclébpar un glacis et un fosséso9Maintenant, l'arméqui forme la garnison s'occupe de garder le mur et la porte. Résideront-ila u
palais5 1°Mon Seigneur doit m'écrirce qu'il doit en êtr de son lieu de résidence L7armé est arrivéd'une traite51 aujourd'hui au soir^. a) Pour le iulhGm, à renforcement glacis Ècf. t. 1, p. 300301, (165) n. b). È
b) sahâru + acc. signifie faire un cercle comportant.. . >>. c) J.-R. K. a traduit: à Aujourd'hui, au soir, les hommes se mettront en route*, mais outre qu'on ne connaî pas - sauf exception (XXVIl2 317) - de marche de nuit È la troupe vient d'arriver. La phrase doit donc êtr comprise comme une de ces précisiontemporelles ajoutéein extremis A une lettre.
598 [II 411 Dis A mon Seigneur : ainsi parle ton serviteur Habdu-malik. Lorsque je suis parti de chez lui, mon Seigneur m'a envoyà en mission chez Atamrum A Subat-Enlil et chez Hammu-rabi A KasapâJe suis arrivÃA QatmnânOn m'a dit ceci : à Atamrum vient d'entrer A Andarig. à Mais il y en a qui me disaient : à C'est A Subat-Enlil qu'il se trouve. à Du moment que les avis étaiendivergents5 12, aprks réflexionje suis parti pour sapurratâa)en me disant : à S'il résidà Subat-Enlil, il faut que je passe par la pisteb) et s'il résidA Andarig, j e dois d e toute facon p a s s e r par 1~513.A mon arrivéA Sapurratâon m'a dit ceci : à Atamrum est parti de Subat-Enlil, (il est encore) à l'intérieudu en route vers ~ n d a r i g ~ l ' . (1 12 manque.) De plus Atammm a écriceci au prince de KaranÃ
510. L. 19-22: i-na-an-nu su-bu-\um su i g - S u - [ b u ] , du-ru-utn i-nu-\ii$fa-Iur*, u-bu-ul-lu-cim [i-ria-af-sa-alr* (PRQ n'est pas possible), é-kdl-lu-un [US-Sa-b]u*-fil*. 5 11. L. 27 : il-5[e-Si]-ir. 5 12. L. 10 : .. . k i - r n [KJ-mu-umi . F - w , 5 13. L. 13 : ... un-ria-n[u-u]m-ma[lu-te-eq].
509. L. 18 : M he-ri-tum i-su-[di-!du*-ur*.
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514. L. 16 : u-na [ u n ] - a u - r l i - i p [pu-nu-Su Sa-uk-nu]
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LES DOCUMENTS
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
à Pourquoi tes messagers ne cessent-ils de faire route avec les messagers d'Erne-Dagan et lui livres-tu du grain h satié téd)à Lui a répondceci : à Jusqu'à ce que mon Pèr Zimrî Lîme l'écriveje ne changerai pas d'attitudee). à Voilà ce qu'il lui a répondu Présentement que mon Seigneur m'écrivce qu'il convient de faire.
Bibliographie : republiÃpar D. Ch. comme XXVI 387. a) A en croire l'inédiM.13053 (sa-pu-ur-ra-ta-a^), on a ici une graphie d6fective de SapurratâCette ville, encore peu attestée est manifestement situéau nord-est de Qattunânsur la route d' Andarig. D'aprè son nom (à Enclos È) il devait s'agir d'un lieudit oh se réunissaienles troupeaux; cf. n. suivante. Si depuis Sapurratâon pouvait encore rejoindre Subat-~nlil,elle ne pouvait êtr cependant trop h l'est; au mieux pouvait-on gagner la passe de KasapÃh partir de cette bourgade. Ce devait donc êtr un lieu de carrefour naturel. b) L'hapax hadgan1mali1 de XV, p. 203, niexiste pas et il faut retrouver ici le terme haDqum qui est document6 par OBTR 1 : 28, pour désigneun endroit oà l'on risque de manquer d'eau : à Tu : "Rencontrons-nous dans le haDqum." Bon! nous nous m'as écri rencontrerons dans le ha Dqum, mais une troupe considérabloà boira-t-elle? La troupe ne sera-t-elle pas mécontenteà En échang Zimrî-Là propose qu'on se retrouve à Qatmnânsur le Habur, oh il n'y aurait pas de problèmed'eau. J. Sasson, JAOS 100, 1980, p. 454, proposait d'y voir un toponyme. Ce n'est sans doute pas le cas, mais il faut garder de sa remarque que, dans OBTR comme dans ce texte, le haDqum désign une seule et mêm r6gion de Syrie. A l'époquamorrite les termes de géographidescriptive ne sont jamais que des toponymes parque l'exemple d'OBTR) ticuliers. A H w , p. 1558a (qui ne connaî propose un rapprochement avec l'hébre k d e q qui désigneà deux reprises dans la Bible, une plante épineuseCe serait une faço de désignela à steppe des épineuÈ C'est possible, mais il faut garder h l'esprit la possibilità qu'il s'agisse d'un substantif sur un verbe 'atâqu = akkadien etêqu : l'endroit oà l'on poursuit sa route. Il pourrait équivaloih n~êtequ qui désignla voie de parcours que suit un troupeau ou une arméeLexicalement, rnêtequ glose le sumériehar.ra.an. On souligne, h l'occasion. qu'il n'y a pas de ~nêtequ dans une montagne escarpée
Ce 'atqum pourrait donc correspondre au mot vieux françai trac à et désignela piste qui coupe h travers la steppe, sans suivre le cours de la vall6e ( " a n ~ q u ~ l'à n , endroit en creux >>, construit sur 'MQ, à êtr profond È) kventuellement (comme c'&ait aussi l'usage pour à trac È la piste tracépar les animaux sauvages. Le 'atqum peut donc avoir 6tÃle parcours des troupeaux qui allaient chercher le sel au Sud-Sindjar. c) Il n'est pas encore passà par KasapÃet se trouve toujours au nord du Sindjar. d) Sib'wn, à satiétà ; terme attestk uniquement ici. e) (D. Ch. ) ; ou encore : Ãje ne lui montrerai pas d'hostilitÃÈ Ã
599 [II 421 Dis h mon Seigneur : ainsi parle ton serviteur Iddiyatum. La troupe et la ville de Karanâçva. Le 25 du mois d'Abum (iv), le Turukkéea franchi le Tigrk et il est al16 au pays de.. . Puis il a assiégla ville d 3 ~ s n à ¢ a ) alors que la ville d'AsnÃest à une distance d'environ 2 doubles lieues et 112~)de Ninêt Ayant mis le sikge devant cette ville, il lui a proposà un pacte de non-agression, avec installation de garnison et demande de son roic) (en otage). Bien qu'on ne lui ait pas donnÃce qu'il demandait5^, il a proposà h nouveau un pacte de non-agression. Ayant appris cette nouvelle, je l'avais envoyéchez mon Seigneur, mais les serviteurs que j'avais envoy6s chez mon Seigneur sont revenus chez moi. Alors qu'ils étaienpartis pour Mari, ... s'est opposà à leur marche vers Mari, disant : *N'allez pas! A l'heure actuelle, l'ennemi pille tout v o y geur. à Or, la troupe qui étaih ma disposition étai peu nombreuse. J e ne suis pas entrÃdans...516. (2+5 1. manquent.)
515. L. 1 0 : [ki-mu Sa i-r]i*-.fulu id-di-nu-.fun1etc. 5 16. L. 15-20 : [i-iiu-mu a-n\a* ma-ri^ if-t[ci*-cil-ku-iiiin],[... u-n\a* inciri^ ci-na pu*-ni*-[fu-nu ip-ri-ik], [uii1-iiia-~-mi] la fa-al-l[u-kni - i ~ u - a i ~ - i ~ a ] , u - l i k kaskal-a] lG-kGr if-ni-na-di-lii-[il\,\su-bu-uni su} i-nu (ici-fi-icii-ha-us¥su [ i - i d , [...\a*-ma lZ-ul e*-ru*-[ub...\.
A propos de ... il a déclarcceci : Il y a 3 jours517, ils se Ã
sont emparéde x hommes, 5 femmes et 6 enfants dans leurs villages, puis ils les ont tuésAprè enquêt sur eux, on a pris ce qui constituait leur part. à Alors Asqur-Addu est allà avec son arméh... pour la prendre de force. Les ennemis ayant alors appris cela518 sont partis. Asqur-Addu et ses troupes vont bien. Autre chose : Isme-Dagan et l9E3nunnéeétaienà sur^. Assur s'apprêtai h une expédition h k r a p h a 5 19. On a révé l'affaire h Isme-Dagan; il a fait arrête les 6 escorteursf) d'Assur avec leur chef Assur-nâsir L'ESnunnéenune fois revenu h ~ k a l l à ¢ t u amdéclar ~ ~ ~ à Igme-Dagan : à On aurait dite) que que tu avais peur521. à Ce à quoi Isme-Dagan a rc5pondu : à Si tu t'en vas, on pillera mon pays et je serai obligà de le quitter522. à ~ t a l l i a~ donnà ) cette information h.. ., messager d9Asqur~ddu'). Bibliographie: republiÃpar B. L. comme XXVI 518. a) La lecture du toponyme n'est pas assuréeAZ ou UK sont indiscernables dans la graphie de Mari. S'il y a encore un signe devant AZKJK il ne peut qu'êtr trè petit. Cette ville pourrait êtr 2 mettre en rapport avec celle que l'on trouve dans la lettre de Yasîm-El XXV1415 : 7. b) Pour bêra u ziizam, cf. (548) n. b). c) Les verbes sont de conatu puisque cela ne s'est pas réalisÃ
5 17. L. 2' : [u4 r]i*-bu-am-maetc. 518. L. 7' : fi-nu li£.-p[i-Si]l-fi-ik-mtilu ria-uk*-r[u*-ujm* rifl*-mu-mu. 519. L. 10' : [i-na us-Su-u&] wu-as-bu aS-Su-ur^1,a-na [mu-tu-/il-ku-tim a-ria or-ru-up-lii-imk. 520. L. 15'-16' : ... ci-li-ik pu-ni-Su-[iiu ik-si-Su-ru-ri],lu &s-nun-nak1i-nu i-kdl-lfa-timbw-ur-ma].
d) A la 1. 16', la place ne permet pas d'y retrouver le nom de la ville d'Ekallâtu (B. L.). e) J'ai conjecturéd'aprè les traces, un *~nuttallikfitumqui serait un synonyme de muttalliktwn, à commerce B. f) muttarrtim serait un à cheflguide de caravane (AHw, p. 689, n A D Ml2, p. 310b) ; le à ein Karawanenfuhrer~; de w à ¢ r u ~C contexte invite ti donner ici ti ce mot le sens d'Ãescorteur comme l'étymologiy autorise. g) L'emploi de l'irréeest certainement ici une marque de politesse! h) Il faut sans doute considérequ'Atalli est une forme à du Nord à pour Etelli. i) Sans doute, fin du texte et rien sur la partie droite du côtà Ã
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600 [II 1201 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Buqâqumton serviteur. Le district, çva. Je suis allà h Yabliya, au-devant d'Atamrum. J'ai rencontrà Zimrî-AdduMenîru et Kibsî-AdduIls m'ont donnà des nouvelles. M'étanapproché j'ai demandÃà Atamrum : à Dis-moi par où52 tu veux passer, que je puisse envoyer une information sûrh mon Seigneur! :: Atamrum m'a répond ceci: nous irons jusqu'h ~a~îratA um ~ ~ ~ ~ )nous réfléchiro Sapîratum pour savoir si je vais à Mari ou si je dois couperb) par la steppe. Nous enverrons (alors) une information sûre:: Il va longer le fleuve, mais en passant par la limite (de la zone steppique). Une fois h Sapîratumj'écrira h mon Seigneur ce qu'il doit en êtr de son déplacement Autre chose : j'ai estimécla troupe qui va avec lui : elle est d'environ 6000^. Bibliographie : republiÃpar S. L., comme XXVI 500. a) Ce toponyme, lu par l'éditeuSaggarâtu (du Habur).
52 1 . L. 18' : um-mu-mi tu-Ku-mu pu-al-lia-tu]. 522. L. 20'-22' : tu-ut-ta-al-[la-uk-maina-ri], i-mu-US-sa-'Lu*Ã a-nuku], i - w mu-t[i*-iud-Se-su-ni-in-ni].
523. L. 10 : [g-e]m* a-la-ki-ka. 524. L. 16 : a-di s ~ - ~ ; * - r a - t ini-la-uk-mu rn~ ;de même1. 17 et 24
262
LES DOCUMENTS
désigncependant clairement une ville en aval de Mari, d'oà une route directe menait au Sud-Sindjar. F M [Il, p. 51, n. 64, y voyait donc une seconde Saggarâtumsi&gedu scheich Hâlû-rab En fait (D. Ch., MARI 8, p. 341-366), il s'agit de Sapîratum ?à identifier avec l'îldu Suhû que mentionnent Teglat-Phalasar 1 et TukultiNinurta II. b) B a z a r u m est ici une variante pour p a z à ¢ r u m à passer sans se faire voir È bien attestk ?à Mari. c) Il s'agit ici de m a i à ¢ h u m à mesurer non de m a i à ¢ ' u m à piller comme l'a cru C A D Mil, p. 361a. d) Dans XXVI 498, le chiffre annoncÃétai de 8000. È
È
601 [II 501 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Haqba-Harnmûton serviteur. ~ défection passant dans le camp de Le pays de ~ a d n Ãa ¢fait Hammu-rabi, roi de KurdâJe suis parti en renfort avec 2000 hommes. ISme-Dagan a entendu parler de moi comme quoi j'étaiparti avec 2000 hommes et dans le (/au) pays.. . 525. (Lacune considérable.
263
LES OP~RATIONSGUERRI~RES
PI STOL AIRES DU PALAIS DE MARI
Les divinitéprotectrices530 de mon seigneurd) marchent aux côtà de son arméeIl n'y a pas d'obstacle. Que mon Seigneur se réjouisse Maintenant, mêm si cet individu est entrà à Razamâton * fils s'inforfilse) avec sa troupe l'a repoussà à ~ a k n à ¢ ^Ton mera de.. . et à . . Aprè cette tablette de moi, toute information ultérieurque j'aurai, j'en transmettrai tous détailchez mon Seigneur, soit moi-mêm soit par un serviteur à moiS3l. (2 registres perdus.) a) Ce toponyme Hadnà ('Adnâest certainement une formation fémininsur la mêm racine que celle du bourg de Hudnum (= 'Udnum) des environs de Mari, à Le Plateau ou à Le Plat-Pays ; cf. (559) n. a). b) Pour l'emploi de QA dans q d - q a - a s - s z i , cf. 1. 8' le probable Ã
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qk-[ri-4-nu!
c) Il n'est pas sûqu'il s'a isse ici d'un toponyme (dkpourvu d'ailleurs du postdéterrninati CC Sarat ¥ n'étanpas documentke. Je prkf&rey voir un emploi idiomatique de i a r a t , fi cheveu analogue ?à celui établpar C. Wilcke pour u p e t dans fi A riding Tooth ... F i g u r a t i v e L a q u a g e i n the A n c i e n t N e a r E a s t , Londres, 1987, p. 89. d) Pour ce passage, cf. N A B U 91/34. La divinità '^~amrnarepré sente une figure religieuse tr&simportante, le fi Bon géni du roi, garant de la chance et de la rkussite de ses serviteurs ; cf. XXVIl3. Il est exclu de lire comme l'avait fait Ch.-F. J. à dingir kim-ti be-1;i a = à Le dieu de la famille de mon Seigneur ainsi que fi dingir it!-ti be-K-ia (à Dieu marche avec mon Seigneur au côt de l'arméÈ de v. S.. Ici, le à LAMMA couramment attestk pour dési gner cette divinità particuli&rese présentexactement comme un à LAMMAxBE ce qui est la graphie mêm de '^alad3= iêdun ce qui explique pourquoi le signe a étpris pour GIM! Cette figure de à Géniprotecteur ne m'est pas documentke ailleurs h Mari.
il),
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. et jusqu'à Upzlha.. .526. Comme à 2 reJ'ai recruté. prises.. . et, la nuit mêmeil... moi-même s a tête527b). . et je l'ai fait s'équipepour une expéditioil RazamâCette troupe s'est levépuis, une fois qu'elle eut bousculà l'arméd'IfmeDagan et lui eut fait abandonner tout l'équipemenà sa disposition et ses boucliers528, Isme-Dagan s'en est sorti d'un cheveu529c). Je ne lui ai pas permis de faire entrer un seul pain à Razamâ
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525. L. 8 - 1 0 : ^s-me-^Ju-gmi it-me-en*-ii[iki-mu], ut*-tu-01-ku qa-duum 2 [li-im sa-hi-im],x-[nlu* ma*-a*-tim* [ . . .1. 526. L. 2' : à u-di up-du'/h[u!-.. . ] . 527. L. 5' : a-nu-ku (id^-qu-us-s~x-[. . . ] . 528. L. 7'-9' : fa-bu-um tu-6 it-bé-e-m[sa-& ii-me-dcla-gaii],is-sù-ki ip e*-nu-6s-si Su @*-[ti]ni!*,à glsi-in-na-us-si ut-ta-ad-di etc. 529. L. 10' : i'-iia Sa^-ra-at 11-si...
530. L. 12' : dalad3*-me~*he-K-iu etc. 531. L. 15'-16' : ... dumu-ku qu-du-um, [sa-hi-Su a-n]u ra-ak-!ici-& utI ~ . . . ] , \...] wa-ur-ki [iip-ptta-ak-[ki-ip-.Fu],[O O O ] x dumu-ku i - k - d l - I I a-[iui \a-iiu sei[u un-~ii-i- in^], [ki-niu W , - I I I U - U I ~wu]-iir-ke-e-einu-ilni-[II~U-ru\. I~ 11er he-/[-id 6 - l ] u-nu-ku ~ &lu-ma 1wa*-\ur-di\, [ [ e y i n a - U I,yu-u\in-ru-un! wu-u-ra-&-tu [+ 2 registres encore!].
On remarquera tout particulihrement l'utilisation du pluriel dalad3-me5ÈCependant le verbe est au singulier comme c'en est l'usage il Mari pour le collectif. e) Il s'agit vraisemblablement de la RazamÃdu Sud ; à ton fils dksigne Asqur-Addu. f) Toponyme de sens incertain. Un terme rdkinum est connu pour désigneune certaine sorte de mktier agricole. L'idkogramme sumériequ'il glose est cependant de sens incertain : lfi-KAK.$Uak. Le verbe rakdnum dont il dkrive n'est lui aussi attestà que lexicalement et signifie à battre (= ddkum) ou à dkchirer (= zfitar). Dans les listes lexicales, il préchdle rdpiqum, autre sorte de travailleur de la terre, sans doute à celui qui travaille il la houe (giS.al-ak); or ce dernier terme ne peut qu'kvoquer le toponyme bien connu de Rdpiqum. Raknà se retrouve dans A. 1925 (XXXVIII 171) : 9, lettre de Himdiya, toujours il propos du sikge de Razamà comme le lieu oà l'armke babylonienne, celles de Mari et d'Asqur-Addu font front contre l'ennemi. L'expkditeur dit : à Nous nous trouvons face il l'ennemi, il R. et sur la frontikre d'Asqur-Addu (i-na pa-an lfi-kfir Ã
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i-na ra-ak-na-aki, fiil [i-na] pa-fi-im sa às - q ~ wra - a~s - b~a - n u ) . M.5581 i (tablette de nasîhu + NVille) la mentionne encore.
602 [II 401 Dis h mon Seigneur : ainsi parle Yasîm-El ton serviteur. Voici ce que j'ai appris de la rumeur publique : IZme-Dagan a fait un pacte de non-agression532 avec les Turukkkens. Il va prendre la fille de Sâsiypour son fils ~ u t - ~ s ~ uIZmer~). Dagan a fait porter à Sâsiyor et argent en c o n t r e - d ~ n ~ ~ ~ ~ ) . D'autre part, il vient d'y avoir une arméegnunnéennsupplémentaire~ pour Kme-Dagan. Il est vraisemblable que mon Seigneur est dkjh au courant de cette nouvelle. J'ai écrichez mon Seigneur ce que j'ai appris de la rumeur publique. Bibliographie : cf. XXVV2, p. 3 13-314. a) Homme-du-Zagros ; pour ce NP, cf. SEL 8, p. 88. b) Terhatum. Ã
c) Sdbum terdîtum
603 [A.3757] (...)
Hammu-rabi de Kurdà a envoyà ce message-ci h son pays (le Numlzâ : à Rassemblez-vous à Kasapà pour que nous prenions une décisioconcernant les hostilitéà ; et, r a p i d e ~ p n t , il a envovà chez NP, serviteur de mon Seigneur, les 5 gens de sud2 pour qu'ils enquêten (à son propos) à ce sujet534. Tout le Nurnhà se réunia KasapâHammu-rabi se dressa au : sein de l'assemblédu NumhÃet parla ainsi h son : Que pensez-vous de cette affaireb)? Des gens de sud2 ont ktà envoyéavec le message suivantc) : "Venez avec moi! Faites la paix entre vous et ... ; en 1 ou 10 jours, levez votre armke avec la mienne et venez me rejoindre pour (sauver) vos frèresNous n'avons pas d'autre ennemi que Mari." à Autre chose : le roi de Babylone m'a envoyà sa troupe. Or, jamais, au grand jamais, depuis toujours, Zimrî-LÃn'est venu au secours du NumhâA l'époqude Qarnî-Lî il est montÃau secours de la rébellio; à l'époqud'Atarnrum, derechef, il est revenu; aujourd'hui, c'est bien au secours de Himdiya qu'il s'apprêt h venir*1). Maintenant, une fois que les Babyloniens auront uni leurs forces aux miennes, je vais décla rer la guerre au ~ensirn'alite~). >) Le peuple du Numhà lui a rkpondu ceci : à Je suis en bons termes avec Babylone, nonobstant mon frèr bensim'alite. Mais avec le Bensim'alite, je partage et partagerai (toujours) ma vieo. à Son pays lui a fait cette réponset il lui a dit ceci : à Si vous n'ête pas d'accord avec moi, faudra-t-il que j'attende.. . :) Le peuple du NumhÃlui a répondceci : à Zimrî-Lîm .à (...)
(Hammu-rabi de Kurdâ a pillà le ~ a m u t b a l g et ) il a em-
532. L. 6 : ... 2s-lim (LAM). 533. L. 9 : kù-baba kh-gi apposition?
teg-er-110-tim, (TAM),
ou construction par
portà au Numhà 2000 moutons et 40 personnes. Bibliographie : publiÃpar J.-M. D. dans à La fin de Mari ÈFM [1], p. 45. a) Le roi de KurdÃest obligÃde prendre l'avis de son peuple, ou au moins de l'assemblédes Anciens, avant de décideentre guerre et paix : cf. XXVI 391 et 393. Mêm situation sous un roi de Kurdà ant6rinur, Simah-ilânà il qui ses Anciens font remontrance du style de ses rapports avec Zimrî-Là ; cf. B. L., FM II, p. 209-220. b) En m. il m. : à Qu'en est-il? Assur6ment cette affaire est arrivé il vous? à c) h p i r se dit couramment pour à êtr porteur d'un message à avec énoncde celui-ci. d) Il s'agit des 3 rois successifs d'Andarig, ville voisine et rivale de Kurdâ e) Le clan de Zimrî-Lî lui-même f) Pour cette expression, D. Ch. me renvoie il XXVI 385 : 7' : qui a fait avec moi "vie et vie" ÈSa bu-la-!am à ba-la-mm-ma itti-ia i-pu-Su. g) Régiod'Andarig.
Dans cette section ont 6tà regroupéquelques documents qui montrent l'agitation qui régnautour de Talhayûmun site important de la Haute-Djézirdu nord-ouest: attaques surprises, assassinats de rois, vains envois de renforts de la part du suzerain. On trouvera dans mon article c Les Anciens de Talhayûm~ RA 82, 1988, p. 97-1 13, un aperç de l'histoire troubl6e du lieu.
604 [A.1610 + A.3670
+ M.93991
Dis à mon Seigneur : ainsi parle Ibâl-pî-E ton serviteur. Les rois de l'Ida-Maras, Hâya-SûmSammêtar S à » b - ~ à ¢ Ibâl-AdduTamarzi, Hammî-kûn Yamût-Lî Lîmî-Ad et ~akura-~bum sont ~ ) réunisavec leurs troupes et celles du pays d'Apûm Ils se sont coaliséavec Qarnî-LÃet les BédouinsLe jour oh j'envoie cette tablette de moi chez mon
Seigneur, les armkes se sont dirigéevers la ~ a r b Ãdu »~ Yamutbal. Qarnî-LÃet les rois de tout le pays n'ont d'yeux que pour la montéde mon Seigneur. Les ~ e n s i m ' a l i t e s ~et) les arméevont bien. Autre chose : depuis l'an dernier, mon Seigneur m'avait, à 2 le ou 3 reprises, kcrit d'envoyer de la troupe à Hammî-êpu roi de ~ a l h a ~ à »Aprhs m ~ ) consultation des scheichs, serviteurs de mon Seigneur, au sujet de l'envoi de troupes, je ne l'ai pas fait. Par la suite, mon Seigneur m'a envoyà une tablette pressante, m'&rivant d'envoyer une trentaine d'hommes. L a ~) tablette de mon Seigneur m'a rejoint à ~ a m a d à ¢ n u mComme je campais face à l'ennemi, j'ai formà un détachementd'une vingtaine d'hommes (seulement) et je l'ai envoyà à Talhayûm Le Zalmaqum a appris l'entréde la troupe, s'est rassemblà et s'est tenu à la porte de TalhayûmUne rébellios'est produite à l'intkrieur de la ville et ils ont tuà leur roi - Nuhmu.na~ d d u g du ) clan d91bâlahu (en a étà le témoioculaire et Hâlî-hadu est son propre (à Nuhmu.na-Addu) témoinhainsi que 30 BédouinsIls ont coupà la têt à leur roi ainsi qu'à eux et (les) ont fait porter à Subat-Samas. En outre les 20 Bkdouins que j'avais envoyés ils les ont tués Mon Seigneur est informÃde tout cela! Bibliographie : publi6 par J.-M. D., à Les Anciens de Talhayû È RA 82, 1988, p. 108-110. Note : quasi-duplicat de (605), adressÃau ministre Sarnmêtar a) La mention du roi d'Ab"-ilÃ(QÃet Isqâmanque dans la lettre au roi. Les autres sont, respectivement, rois d'Ilân-surid'ASnakkum, de Su%, d'ASlakkâde Tannanni, de Suduhum, de.. ., de.. ., et de Zalluhân b) Il existe plusieurs HarbÃ; le toponyme signifie à Ruines à ; noter que la précisioà du Yamutbal à ne figure pas en (605) et cf. pour le commentaire la communication de D. Ch. il la RA1 de Venise, juil. 1997. c) On voit qu'ici à Bédouin à est repris par à Bensim'alites È d) Pour les dates de Hammî-êpu cf. RA 82, p. 111 : ce roi dut mourir vers ZL 4'. e) Pour la localisation de cette ville, cf. XXVI 419 : 6 oà il est
268
LES DOCUMENTS J?.PISTOLAIRESDU PALAIS DE MARI
expressémendit qu'elle fait partie du Numhâ f) Le verbe parâsu a ici, manifestement, le sens de à former un pirsum È Le françaià détache pour parâsu et à dktachement >> pour pirsum correspond exactement aux termes akkadiens. g) Les NP en -u.na+ND sont parall6les h ceux en -î+N; cf. t. 1, p. 397, (252). NuCmu.na-Addusignifie à Addu-est-(celui-qui-fait)notre-prospérit>>. h) Cette traduction vise h répondraux difficultks auxquelles j'ktais confrontk dans RA 82, h partir du moment oh je traduisais ârniru par à guide È L'âmirumà inspecteur de AHw, p. 1543a, n'existe pas h Mari. En fait si âmirumà guide rend compte de la majeure partie des exemples, le cas prksent doit en êtr dissociécomme le montre la formule ârnirur sa... immaru, parall6le aux autres tournures bien connues têrnà ta ... isemmûetc. C'est h cet emploi que font allusion des gloses sumériennecomme igi ou bar pour âmiru (cf. CAD Ml2, p. 65a; AHw, p. 43a S. v. amerum, à Sehender È) Il s'agit donc d'âmiru pris au sens de à témoioculaire È Cela permet d'autre part d'expliquer le rôl grammatical des 2 NP des 1. 41 et 42 ; a-mi-ru-um (1. 41) se prksente comme un nominatif mais ne peut êtr le sujet d'ikkisà (1. 45) car que faire de li lu ha-ni-i (1. 43) qui se prksente nettement comme un accusatif? D'autre part un fragment ackphale (A.1188 : 2'-6') parle clairement du massacre des 30 Bédouin: à Précédemmen il s'est emparÃde Talhayû et a fait tuer Hammî-êpu30 serviteurs de mon Seigneur ont kt6 tués On suppose donc que les 1. 41 et 42 sont en incise. Ã
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ton fils. Dis h Sammêtarmon Pkre : ainsi parle Ibâl-pî-E Les rois de l'Ida-Maras, Hâya-SûmSammêtar Sûb-râ Ibâl-AdduTamarzi, Hammî-kûn Yamût-LîLîmî-Add yumras-~la)et Zakura-Abum sont réunisavec leurs troupes et celles du pays d'ApÛm Ils se sont coaliséavec Qarnî-Là et les BédouinsLe jour oh j'envoie cette tablette de moi chez toi, les arméese sont dirigéevers HarbûQarnî-Là et les rois de tout le pays n'ont d'yeux que pour la montéde mon Seigneur. Les Bensim'alites et les arméevont bien. Autre chose: depuis l'an dernier, le roi m'avait h 2 ou 3 reprises écrid'envoyer de la troupe h Hammî-êpu le roi de
TalhayûmAprks consultation des scheichs au sujet de l'envoi de troupes, je ne l'ai pas fait. Par la suite, mon Seigneur m'a envoyà une tablette pressante, m'écrivand'envoyer une trentaine d'hommes. La tablette de mon Seigneur m'a rejoint h Hamadihum. Comme je campais face h l'ennemi, j'ai formÃun détachemend'une vingtaine d'hommes (seulement) et l'ai envoyà à TalhayûmLe Zalmaqum a appris l'entréde la troupe, s'est rassemblÃet s'est tenu h la porte de TalhayûmUne rébel lion s'est produite h l'intérieude la ville et ils ont tuà leur roi - Nuhmu.na-Addu du clan d'ibâlahu (en a étà le témoi oculaire et Hâlî-hadu son propre témoinb)Ils ont coupà la têt à leur roi ainsi qu'à eux (!) et (les) ont fait porter à Subatsa ma^. Les 20 Bédouinque j'avais expédié ils les ont tués Bibliographie : publik par J.-M. D., à Les Anciens de Talhayiî>>, RA82, 1988, p. 109-110. Note : quasi-duplicat du texte envoyk au roi par Ibâl-pi-E (A.1610+). Ce genre de duplicat rappelle ceux envoyks h SÛ-nuhra Hâlià Sammêta se trouve effectivement avoir kt6 ministre avant ce dernier. Les notes ne portent que sur les divergences. Pour le commentaire, cf. (604). a) Yumrav-El, roi de Qà et Isqâmanquait h la liste de (605). b) Manquent les 30 Bédouinmassacrks, selon A.1610+ et A.1188, mais il faut les supplker h cause de la tï de la 1. 41'. Dis h mon Seigneur : ainsi parle Yâwi-Ilaton serviteur. J'ai déjoules plans535 de Bûnû.ma-Ad qui visaient h troubler le pays de mon Seigneur : ma main s'est emparéde la ville d ' ~ l à ¢ ~ Que u m mon ~ ~ Seigneur ~ s'en réjouisseSon arméqui s'étaiapprochéde la ville, je suis allÃet lui ai ôtà affaméetoute libertà d e mouvements. Les citoyens d e Talhayûmtes serviteurs, sont montéh la tour de sikge. Le
536. L. 7 : a-lam i-la-a-ia-am*^
qa-ti.
LES OPGRATIONS
~ à » m Ãappartient » m ~ ~aux~ citoyens de Talhayûmla tour de sikgeb) et le bklier étanceux de ta ville, TalhayûmQue mon Seigneur conçoivde la joie538c) pour ce que j'ai fait. Autre chose : il faut que mon Seigneur, prenant connaissance de cette lettre de moi, m'expédie53 rapidement Sûb R h . Puisque le pays du Zalmaqum est (déjà troublé je veux le troubler (encore plus) et l'annexer^ pour mon Seigneur. Il m'arrive rapidement^^. Postérieuremenil faut que S à » b - ~ à cette lettre, je franchirai541e) le fleuve en direction du Zalmaqum. Mon Seigneur en entendra parler! a) La collation montre donc que le pays de Sûmà (ou SÛm avait comme capitale Ulâyu ; ce dernier étaimitoyen de la régiod'Urki5. Le présentexte le montre Etat limitrophe entre le Zalmaqum de Bûnkma-Add (Harrânet le Yapturum. La documentation de Mari peut indiquer, comme l'avait supposà A. F., Syria 41, 1964, p. 138, qu'Ulâyet Luhâyn'étaienqu'une seule et mêm réalità b) Ce texte qui vient de la périphér de la Mésopotamieutilise, ce que ne fait pas Mari, les idéogrammegis-an-zA-gar pour à tour d'assaut et gu4-si-dili (N N bÅ“uf-A-une-corn È pour CC bélie de siègD. c) L'expression hadâ epêfwn N concevoir de la joie ne paraî pas documentéailleurs. d) Pour cette expression N faire revenir A sa main ( = pouvoir) à pour à annexer un territoire cf. t. 1, p. 439, (281) n. d). e) L'existence d'une voie d'eau limitrophe du Yappx-um étai déj bien connue. Il faut inféredu présenexemple qu'un autre Ã
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537. L. 9-13 : su-bu-Su Sa u-nu a-lim^ q[é]'!*-e[r'*-\>lu!*[ull-1 likl*-mu* bu*-re-em u[k]-rlfll*, [dumu-mes t]u-al-ha-yi-i[nl*], [\[c!*-[d\u!*-1 ka['* a ira gi$-an*-za*-gir*, i*-h*-t't sr2*-ni~-uni*~i*. 538. L. 17 : a-nu &-:ni-irn Sa e-pu-Su he-Il lui*-du*-(l\r:~]*. 539. L. 20 : ur-Ili-if li-if-ru-&* (TA) : cf. 1. 4.
GUERRI~RES
27 1
cours d'eau (sans doute la branche orientale du Balih) séparai égalemen le Yapturum du Zalmaqum.
607 [A.2417]
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Dis il notre Seigneur: ainsi parlent les Anciens de Talhay Ûm Ta ville Talhayûm Ils ont fait une brèch dans la ville et, de nuit, la ville, alors qu'il y avait pacte de non-agression, une ville tienne, on s'est révoltcontre eiie^2a), on (!) l'a prise et on a tuÃnotre seigneurb)! Maintenant, il ne faut pas que notre Seigneur se taisec)! Il doit faire entrer il l'intérieude Talhayû 100 hommes d'élite afin que la ville ne soit pas prise de peur et que, jusqu'à ce que notre seigneur") vienne dans le Haut-Pays, ils gardent la ville. La ville de Mari (!) est tienne ; cette ville-ci est ville tienne! De mêm que tu as fait entrer une troupe à Nahur, maintenant, fais(-en) rentrer (une) à l'intérieude ~ a l h a ~ à » m ~ ) 1 Autre chose : ~ s d à ® - n à ª hserviteur im de confiance de notre Seigneur, nous l'avons (aujourd'hui) fait monter chez notre Seigneur. Maintenant, notre Seigneur doit envoyer une lettre pour qu'(Asdî-nêhir(puisse) prélevede la terre et la remettre il sa main (à ~ i m r à ® - ~ à ® m ) ' Autre chose : ils sont entrépar le moyen d'une brèch et ils se sont emparks du palais. Afin de leur faire évacuele palais, au lever du soleil, les hommes des collinesh) se sont levéet nous avons fait chevaucheri) notre Seigneur sur une troupe de 500 hommes. Maintenant, notre Seigneur est certainement content! Autre chose : lors du serment par le dieu du pays, (celui du) Zalmaqum et (celui de) l'Ida-Mar@, notre Seigneur a tenu ces propos : à C'est ma ville^! La ville qui entreprendra des hostilité(à son encontre), (sera) mon ennemie! Maintenant, notre Seigneur doit envoyer le message suivant aux gens de ~ u h à ¢: Ã:~ Vous a ~ saviez bien que Talhayû est m a ville! Ã
542. L. 10 : i-bu*-ru is-bu-at ; cf. photo dans RA 82.
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LES OP~RATIONS GUE&RES
Pourquoi donc alors qu'il y avait pacte de non-agression, vous êtes-vourévolté à Notre Seigneur ne doit pas se taire concernant cette affaire! Bibliographie : publià par J.-M. D., à Les Anciens de Taihayû >>, RA 82, 1988, p. 98-101. Note: on notera le style elliptique et l'aspect déviande cette lettre. a) Les trois premiers signes posent un problkme. Dans *Les inscriptions de SfirÃ... copublià avec A. Lemaire, 1984, j'avais cità ce texte et lu à i-ma-ru pensant & un à Imâriot ce qui ne correspondait plus du tout avec ce que l'on pouvait savoir dè 1988 de la géographide ces régionde Syrie. Dans RA 82, il avait donc étproposà (p. 112) d'y voir un NP, analogue au babylonien Immêru ou & Himmar-AN attestà par M.7428 iii. Il pouvait s'agir du chef de Luhâyqui avait attaquÃTaihayûm A mieux considérele cunéiformeje préfkrlire aujourd'hui ibu-ru et y voir une forme de bârurn à se révoltecontre qq'un >>, verbe qui est, en paléobabylonienconstruit avec l'accusatif. Ce verbe conviendrait bien ici puisque Luhây qui a toute chance d'êtr l'agresseur (cf. 1. 43) avait précédemme étconquise par le roi de Talhayfim ; cf. (606). b) Bêlum désignande faço indifférenciÃtout supérieur signifie à Zimrî-Là dans toute la lettre, sauf ici oà il faut comprendre à Yâwi-Il et peut-êtr 1. 16, oh il s'agirait d'Asdî-nêhi c) Pour le verbe tapûr (U2) signifiant à se taire È à ne pas prot e s t e r ~ , surtout attestà dans le dialecte cappadocien, et ses occurrences & Mari, cf. RA 82, p. 107. d) Cf. n. b ) ; ce genre d'expression est extrêmemen courant pour désignel'arrivédu roi de Mari, mais il pourrait s'agir aussi du retour d'Asdî-nêh depuis Mari, investi de ses nouvelles fonctions. ~ kma-ri'ki ~ paraîévident: cette e) La correction de r n a - ~ en formulation oà l'on dit que désormaila ville vassale est autant la ville du suzerain que l'est sa capitale ou telle autre de ses villes majeures proches (ici Nahur), est un lieu commun de l'époque Zimrî-LÃn'avait donc pas dà accédeaux demandes répétà de Yâwi-Il de lui envoyer un haj~ânuret une garnison. La mauvaise expériencde Hammî-êpavait dà l'échaudercf. (604) // (605). f) Roi de Talhayûmsuccesseur de Yâwi-IlaattestÃjusqu'en ZL 12' ; cf. RA 82, p. 107-108. Le NP signifie : à Mon-Guerrier-estÈ
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prospère g) Passage discutéCAD 512, p. 194a, le cite sans traduction. J'avais proposà (RA 82, p. 107) : à remettre le pays & sa main en supposant un verbe Satdqurn nouveau. Ce passage a fait l'objet d'un excellent commentaire de v. S., NABU 89/76, oh il l'a considércomme un acte symbolique. D'aprè lui, le roi de Mari devait presser la terre dans sa main, ce qui signifiait qu'il prenait en considératiola demande des Anciens. L'idéa pour elle le fait qu'eperum au singulier signifie à terre meuble non territoire, qui est exprimà par le pluriel (epêrûElle a contre elle cependant que ce geste symbolique serait totalement isoléEn gardant l'idéd'un acte symbolique et son sens . vrovre . de à découpe & Satâqurnje proposerais de voir les choses un peu autrement: la cérémon aurait consistà & ce aue le vassal orelèv un échantillode la terre et la remette symboliquement & s o n suzerain. Un tel acte expliquerait dks lors pourquoi on envoyait au suzerain d'une ville un kirbânurn c'est-&-dire un peu de son argile, en signe d'allégeancecette à motte de terre symbolisant le lieu dont elle est originaire et permettant ainsi de l'élircomme support d'interrogations oraculaires (cf. XXVI p. 42 sq.). On peut garder & iapâru (1. 27) son sens d'*envoyer un message : cela revenait & demander au roi une lettre patente de reconnaissance, analogue & ce que ses voisins réclamkren& Saddûm labû' lorsqu'il prétenditretour de Mari, avoir étreconnu roi d'ASnakkum par Zimrî-LÃ(texte inédid'Itûr-Asdûplutô que comprendre ce iapârur comme à renvoyer de Mari à Talhayû Asdî-ne'imen lui donnant le sens de (arâdur (RA 82). h) Pour mûlfimà régiodes collines(?) ou à citadelle(?) cf. l'exposà de RA 82, p. 106. i) Le sens de à faire triompher pour iurkuburn, proposà sans parailkle dans RA 82, p. 107, est désormaiétaypar XII1 143 n. a) ; cf. la note de NABU 9311 13. j) Plutô qu'une explication de a l Ãpar à certes (RA 82), une compréhensioâlcomme phrase nominale à C'est ma ville me paraîplus simple. k) Pour une identification de Luhâyet d'Ulâyacf. (606) n. a). Ã
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LES OPERATIONS GUERRI~RES
LA FIN DE MARI La fin de Mari ne sera vkritablement connue que lorsque nous disposerons, bien sûrd'une documentation extkrieure. Celle-ci peut surtout venir de deux endroits : soit de la Babylonie du Nord, soit dksormais de Tell Leilan. En attendant la trouvaille d'un tel rkcit, nous ne pouvons, h partir de ce que nous lisons dans les textes de Mari, que deviner en gros ce qui s'est passéOn trouvera un point sur la question dans à Espionnage et guerre froide.. . È dans FM [Il, p. 39-52, dont plusieurs documents sont désormaih dater diffkremment, maintenant que nous savons grâc a D. Ch. que, dans la majorità de ces textes, à homme d'Egnunna à doit se comprendre comme Atamrum, avant qu'il ne devînroi d'Andarig, et non Sillî-Sin Les kvknements sont extrêmemen complexes et plusieurs phases seront un jour a distinguer. Il est sûen tout cas que la ruine de Mari est une affaire de passions et de haines, non un fait rationnellement mûret l'exkcution d'une pensépolitique complexe, prksidant par exemple h l'analyse des routes de commerce et au dksir de contrôle celle de l'Euphrate (laquelle n'existe d'ailleurs pas encore h l'époque) Deux choses apparaissent sûre: - il y a eu d'abord une concentration militaire trè importante, au fur et h mesure que sesont mobiliséeles troupes pour les diffkrentes guerres, contre I'Elam ou Larsa, ou h cause des affaires du Sindjar et de la rkapparition d'ESnunna. Babylone semble ainsi la têt d'armkes considkrables continuellement sur le pied de guerre. C'est sans doute le corps expkditionnaire du Sindjar qui a dûh marche forcke, gagner Mari et s'en emparer, aidà par d'autres troupes venues de Babylone et conduites par les ennemis juréde Mari, tout particulikrement Mutu-Hadqim et Rîm-Add(608) ; - Mari aux abois dans le nord-ouest, incapable de venir h bout du roi de Kurdà et de soutenir contre lui ses alliésavait étobligke, comme on l'a vu ci-dessus, de laisser Babylone la remplacer au Sud-Sindjar h Andarig et h Karang. Elle est surtout alléde plus chercher du secours auprhs d'ESnunna quand elle s'est rendu compte qu'elle s'ktait fait totalement kvincer. Cet appel h l'ennemi odieux contre lequel de forts serments avaient ét passés
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Nous avons encore le Babylone ne l'a pas pardonnk a Zimrî-Lî texte spectaculaire relatant les imprécationde Hammu-rabi. clamant vengeance, (289) : a Lorsque Hammu-rabi ouvrit son conseil, (...) il atteste h plusieurs reprises le Dieu h l'encontre de mon Seigneur et voici ses paroles : "Ç fera loin si dans 2 mois je ne lui rends la monnaie de sa pihce et ne le fais se prosterner dans la poussihre!"~ On a dkjh vu le châtimen du parjure cautionner l'expéditiomilitaire contre Larsa. On a donc soulignk le vaste kcho que trouve cet affrontement ultime entre Mari et Babylone dans la vie religieuse des Bords-del'Euphrate, oh l'entihre caution des dieux est assurke au roi de Mari : à Ici, comme en ce qui concerne l'Elam, la multiplication des prophétiede dkvouement et d'aide totale de la part des dieux du royaume peuvent cacher l'embarras r6el qui fut celui des contemporains quand ils virent leur roi infidhle aux serments d'alliance juréavec celui qui avait kt6 jusqu'ici, avec Alep, le plus constant des alliks. On sait d'autre part que Mari tomba relativement facilement et Hammu-rabi prétendiensuite qu'on l'accueillit amicalement dans le royaume des Bords-de-l'Euphrate. Certains sujets de Mari ont pu préfér trahir un roi parjure qu'êtr ses complices dans la faute à ; cf. les considérationde M. G . , à Violation du ser10-1 1 , p. 82-83. ment et casuistique h Mari È Méditerrané La destruction d'abord d'ESnunna, puis de Mari, alors que Larsa ktait tombke peu avant et que la puissance d'Ekallâtu n'étai plus qu'un souvenir, mettait fin h l'kquilibre des puissances amorrites entre elles. Ces victoires qui crkhrent le premier empire babylonien étaienen mêm temps la cause de la destruction des centres régionauqui étaiengarants de l'existence mêm de la civilisation amomte au Proche-Orient.
608 [A.19] Dis il Meptû : ainsi parle Hâlû-rab ton fils. L e district, çva. Un homme d e Yabliya (et) un serviteur d e ~ûmat-firaha se sont enfuis d e Babylone. Je leur ai demandà des nouvelles et voici c e qu'ils m'ont dit : à 20000 hommes de troupe, Nabûm-malikMutu-Hadqim et Rîm-[Addu]il leur tête ont étexpédià pour occuper l'embouchure du fleuveb). Ils ont conduit cette armépar Am(m)u de l a imite^). Alors, nous, nous sommes partis du sein d e
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LES DOCUMENTS 6PISTOLAIRESDU PALAIS DE MARI
cette armée à Voila que je viens d'envoyer un de ces hommes chez mon PèreDemande-lui tous détailsEn revanche, le serviteur de ~ûmat-grah je l'ai gardÃpar-devers moi. Bibliographie : éditpar J.-M. D., FM [II, p. 51, n. 63 ; cf. D. Ch.. MARI 8, p. 359. a) A.2874 documente d'un tel nom le vizir (sukkal) du roi benjaminite Dâdî-hadu b) Peut-êtr s'agit-il d'un des confluents du Tharthar avec l'Euphrate. Pour cette régionle Pf nârâti désignanle Umm Rahal, cf. F. J., NABU 93/28, ((La dénominatioantique de la dépressio d'Umm Rahal È c) Le K à ¢ (ou ~ QâsÃest une régiode cette partie de l'Euphrate qui permet de couper court A la partie en méandrede la valléet de gagner plus rapidement son but en passant par la limite du déser(qâjum)
LES DOCUMENTS NON PLAÇABLE 609 [IV 431 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle ISme-Dagan, ton frère Le jour ou j'ai multiplià les lettres à Kar..., j'ai pris en moi-mêm une décisionme disant: à Je vais envoyer des Bédouinet de la troupe en expéditiona d'ennemis. Dhs qu'ils se seront infiltrésb)tout ce dont ils s'empareront, ils me l'amhneront chez moi5'-. (2 1. sur la tranche + 1 1. en haut du rev.)
... afin qu'ils le fassent prisonnier. 543.L. 5-12: [u4]-uma-na ka-\a]r7*-[.. . I L [df-f]a-na-ap-pu-r[u i - y li-ihhi-iu], a-wa-tan ki-a-uni [as-bu-ut], [ulm-mu a-lia-kii-ma /i[u-names à suha-am], ki-mu ses-er-ri-im [su na-uk-ri-im], [lu-u][*-ru-ml-nuikl ki-[nui inna-pu-pu], [mu-lu ils-bu-tu-nim-II* . . . ] , [a-nu] se-ri-i[u i-re-du-mm].
Vu que j'ai expédides Bkdouins et des soldats en expkdition d'ennemis, ils vont se renseigner sur le pays : est-il ou non rassembléTout ce que, s'étaninfiltrésils pourront (ap)prendre, ils me l'apporteront. Il ne faudrait pas que, l'ayant appris, ton cœu ne s'inquihte.. D a) N. Z., *Thèsepense A une ruse consistant A déguisele commando en corps ennemi : il ne faudrait pas que Yasmah-Addu s'y laisse prendre lui-mêm et pense A une attaque ennemie, lorsque le commando reviendra. b) Pour ce sens de napâpumcf. NABU 88/25.
.^^.
610 [IV 301 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère Je me suis emparÃde ~ u z u l l u m ;~réjouis-toi ) Tu as fait porter545 une tablette chez le Roi à propos de ta venue. Tu te mettras en route, quand la tablette du Roi et une tablette de moi seront arrivées postérieuremenà celle-ci. a) Cette ville n'est connue que par cette occurrence et la mention par Yaqqim-Addu (210) de l'amvéde son prince, ZimraHammûA SaggarâtumIl rentre ainsi dans la sérides rois du Nord en p5lerinage A Terqa ou en visite A Zimrî-Lî Il est possible qu'il s'agisse d'une principautÃmontagnarde puisqu'elle n'est pas plus mentionnéparmi les lieux-dits de la plaine.
611 [IV 341 Dis 2i Yasmah-Addu : ainsi parle Isme-Dagan, ton frère Je vais bien ; l'arméqui accompagne tous mes dkplacements, ç va. Ne te fais aucun souci en ce qui concerne les gens qui vont et viennent avec moi. En revanche, je m'en fais en ce qui concerne ceux qui vont et viennent avec toi. (Bien
544.L. l'-IV : [li-i]k-m[i-flu*uf*-iunl* [liu-na"1^], [fi]sa-bu-am kimu e s * - e r - r [ ; * - i m ] ,[su] na-uk-ri-im a!-ru-[du], [wu-ulr-ka-ut ma-a-tiln. [lu-u] kam*-^$al-ut à lu kum*-^su*^-a[t*], \i-plu-ru-su-mm, [ à ™ III&-lu 111nu-pu-pu i-sa-[hla-t[u-ma], [n-iw de-ri-ia i-re-dii-nm], \as-si•\-ur-te-seem-me-m[u],[li-ib]-ha-ka,[la i-glu-al-lu-ut*-[ma!]. 545.L. 1 1 : m - s u - h i - i l .
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LES OP~?RATIONSGUERRIERES
sûrles gens qui accompagnent tous tes déplacementsont tout à fait excellents, mais que dire? Ne t'assombris pas en pensant 2 ceux qui m'accompagnent dans mes déplacementsFais en sorte de te protégetoi-même
612 [IV 361 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Igme-Dagan, ton frère Je vais bien. Je suis parti pour le pays de ~ u m h à ¢Dans ~ ) le pays de Numhâje ferai des briques pour fortifier les forteresses du pays546. (Lacune.)
A l'heure actuelle, il faut qu'on lui donne son argentb), qu'il prenne ce qui lui fait besoin, qu'il l'emporte 2 Kurdâle confie à 547,., et ... a) Restauration N. Z., *Thèseen accord avec la 1. 5'. b) Texte ambigu. On pourrait comprendre [di-in-Su\, li-di-nu[ ..], à Qu'on lui rende son jugement, etc. >).
613 [IV 391 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Igme-Dagan, ton frkre : Puisque tu m'écri(que) le roi t'a fixé54la troupe qui doit aller chez toi et (même qu'il te l'a envoyéedu fait de ton message, je ne t'ai pas envoyé54la troupe (qui dépendde Yadîdu et de Mutu-Addu. Maintenant que la troupe de Habdu-. .. t'a étattribuée550. . (Tranches et revers dktruits.)
546. L. 7 : sig4 (XV, p. 215 ; incontrôlable e-pi-& hi-ru-fin1 Sa m\a-tim], lu! (incontrôlable)-du-un-ni-in-m[u. .].
Note : texte indisponible ; propositions de lecture d'aprè l'autographie.
614 [IV 411 Dis 2 Yasmah-Addu : ainsi parle Igme-Dagan, ton frère Je t'ai fait porter une tablette, au moment de la victoire.. . (Lacune.) Fais en sorte de.. . ; ne te fais pas de soucis pour celass1 et garde-toi!
615 [IV 451 Dis à Yasmah-Addu : ainsi parle Igme-Dagan, ton frkre.
A propos de la venue de l'arméeobjet de ton incessante inquiétude552a) ce qui a fait l'objet d'un message de toi, le Roi l'a expédiÃaprks lui avoir donnà ces instructions: à Avant moi.. .^^. à (Lacune.) Là -ba qu'y a-t-il en fait de.. . et de réflexionJusqu'à ce que ce projet soit exécutà aie pleine confianceb) en lui. Je t'ai fait porter cette tablette de moi, le ler courant de Kinûnu (ii*), au coucher du soleil. a) Pour libbum + $PL, cf. CAD $11, p. 426b, N déprimer; cf. Sapiltum, N dépressiomorale t. 1, p. 480, (304) n. c). m. i : N Que tu sois dot6 d'un b) Libbam rapfam . ~ W - I V: en m. ? cÅ“u vaste! È
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616 [IV 551 Dis 2 Yasmah-Addu : ainsi parle Bme-Dagan, ton frère (Lacune.) 551. L. 3' : a-lui un-ni-tim lu ta-[nu-'i-id].
548. L. 7 : lugal d - s i - b - m u if-th-a\r-da-kulm.
552. L. 5-6 : as-Sum sa-hi-im Sa i-na a-/[a*-ki-Su], li-ib-bu-[k]u US-tu-rnua*-pu-lu]. 553. L. 9 : um-n11aj-[nili* a * - d a * plu*-ni*-ia A[N* U[II-tu-qi'-im]?).
1 (ou pu-ni iu-
LES O P ~ ~ T I O N GU SERR~RES
Selon les présageque tu auras obtenus, fais faire une attaque contre la force principale de l'ennemiss4. Écris-mo un rapport sur ces présages Dis h mon Seigneur : ainsi parle Kibrî-Dagan ton serviteur. Dagan et Yakrub-El vont bien ; la ville de Terqa et le district, çva. (Lacune.) CC ... la population s'épouvanterasssà Voilà ce que mon Seigneur m'a écrit (Texte trop lacuneux pour êtr traduit.)
618 [VI501 Dis à mon Seigneur : ainsi parle Bahdî-Lî ton serviteur. Il ne faudrait pas - ce qu'à Dieu ne plaise - que l'armé ennemiess6 ne marche vers moi et que ... (2+27 1.) L'enverrai-je ou non? Il faut que mon Seigneur m'écrivce qu'il doit en être Le 22 courant du mois d e Hubur (vi), je fais porter cette tablette chez mon Seigneur. Dis h Yasmah-Addu : ainsi parle Samsî-Addu ton père Au terme que je t'ai fixé Lâ'à et ~ a m à ¢ d - a h u doim~~~~ vent prendre la têt de la troupe et partir pour Subat-~nlil.
554. L. 2'-4' : [u-nu] zi-im [te-re-ri-ku],[u-na qa\-(ia-ud nu-(ik-r[i-;ln], [tel-ha-am Su-pi-if-ma. 555, L. 1'-2' : [ tun11.
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N p - p i l u mu-[u,f-ke-nuni\,[i!]-pa'-or-ru-iidu[n-ni-
556. L. 6 : rs~l-rbul-rumlda*-akl-rum* U - I M[sel-ri-lu.
a) Pour cette forme du NP Samîd-ahum cf. (457) n. a).
620 [VI64+] Dis à mon Seigneur : ainsi (parle) Bahdî-LAm ton serviteur. Mon Seigneur ne doit pas êtr découragé du fait que l'ennemi vient de refouler les commandos d'intervention et en outre du fait qu'il a levà autant de troupes qu'il étaipossibleb), comme il me l'écritOn lèver des commandos d'intervention sur l'armélourde et on lkvera (encore) de la troupec). Pour cela, mon Seigneur doit s'enquérides désirsd de Dagan, de sa ma^ et d'Addu. En attendant que mon Seigneur ait pu s'enquérides désirde Dagan, de Samas et d'Addu, il ne faut pas que mon Seigneur se hât de combattre ni que mon Seigneur affronte cet ennemi, afin de pouvoir en faire ce qu'il veut. Lorsque Dagan, Samas et Addu, ces dieux-là t'auronte) répondoui et que tes présageseront sains, c'est alors qu'il faudra que mon Seigneur livre combat. Puisque dans mon district aussi ç va bien, mon Seigneur ne doit plus s'inquiéter Mon Seigneur peut partir. Je suis à la disposition^* de mon Seigneur. Je me comporterai en fonction des présageque tu obtiendrasss8g). Cependant, comment se fait-il que mon Seigneur se déplac avec des troupes légèret de simples commandos d'intervention? Puisque je me suis inquiétà en rien je n'ai négligla protection matériellePourquoi mon Seigneur se déplace-t-i avec des troupes légèrd'interventionss9? Il faut que mon Seigneur aille avec l'armélourdement équipé Autre chose : il y a eu des soldats qui ont quittà leur poste. On m'en a parlà dans les villes. Les soldats dè qu'on (en) voyait, je leur ai fait peur560 et les ai expédiÃ(là oà ils devaient être) Maintenant, mon Seigneur doit envoyer des 558. L. 21 : ... a-tu-[mi-al-la-uk]. 559. L. 25 : a[d-di u-n}a* mi-nim be-li r i * - I U *bu-TU-lia-tim ~ 1 [qu-l\u-tim. 560. L. 30 : u-Sa-011-lii-itetc.
ordres stricts aux généra et chefs d e section et attirer leur attentionS6l sur le fait qu'ils ne doivent pas laisser échappel a troupe d e leurs mains. Bibliographie: republià avec son joint, A.2547, comme XXVI 176. Note: la situation est peut-êtr le moment de l'attaque d'Esnunna cf. X 54, etc.), (pour des craintes analogues de la part d' Addu-dûrà mais pourrait êtr celui de l'affrontement avec les Babyloniens (cf. la sérides dieux de X 4 et l'atmosphèr de découragemendevant les succè de l'ennemi). a) Pour le sens de hadûruin à êtr décourag>>, différende à avoir peur È cf. t. 1, p. 346, (214) n. d). adârui?~ b) A prendre le texte simplement, c'est l'ennemi qui sur place enrôl dans ses troupes la population, laquelle ne doit donc pas lui êtr particulièremen hostile. c) Les bazahatum (la N gendarmerio) étaiendonc prélevÃsur 'armérégulikret ne devaient pas se caractérisepar une spécifi cità technique, comme le maniement d'un armement particulier. Il est vraisemblable, cependant, qu'il faille déduirde ce texte qu'ils représentaienune troupe d'élit: le choix des bazahatum accompli, les rangs sont reconstituépar une levéordinaire. d) Pour p à ¢ n ND ittaplusum, à s'enquéri des volonté cf. divines È tout particulièremen à pratiquer l'extispicine commentaire de XXVI 176, n. c). e) Cette alternance de 2e et 3e pers. du sing. pour s'adresser au roi (cf. MARI 3, p. 177) étonnchez quelqu'un comme Bahdî-Là qui recourait aux services des scribes de l'administration. f) Langage administratif; en m. à m. : à Je suis dans la main de mon Seigneur. >> g) Comprendre : à Je ne prendrai pas d'initiatives personnelles mais me conformerai aux présageque les dieux t'enverront. >> È
561. L. 31-32 : Ã gal ku5-mes li-du-UII-iii-iii-nia 1 li~-'i-id*-n~a.
CHAPITRE VU
LA CONDUITE DE LA GUERRE
On ne connaîpas trè bien la faço qu'avaient les gens de l'époquamorrite de conduire une erre mais il est vraisemblable qu'il y avait un indéniabl>. Quelqu'un comme Yamsû dit par exemple qu'il a toujours étsoldat et qu'il ne sait pratiquement que se battre: N Depuis ma prime enfance, je n'ai cessà de pratiquer l'art militaire {rêdfita ittallukum) et je n'ai jamais rien entendu h l'agriculture à (XXVI commandant du corps expéditionnairh 333 : 10-1 1). Ibâl-pî-E Babylone, parle de la technique militaire qui est sienne et qui donne leur spécificith ses directives (591) : à Devrai-je en outre, lorsque je voudrais engager le combat, justifier ce qui relèv de mon expérienceles plans de combat? Sinon, cet homme va faire tenir h l'armédes propos séditieuà mon encontre et je n'aurai pas les moyens suffisants pour assurer la sécuritnécessaire>> Samsî-Addu de son côtÃrappelle h son fils plein d'ardeur, que la conduite d'une arméest une affaire d'expérienc: à Tu m'as écri que tu partirais avec l'armke. Mais aller avec une arméen'est-ce pas une chose difficile? En effet, tu es un novice. Jusqu'à présent tu n'as pas une grande expériencde ces routes à (449). Toutes indications qui prouvent que, quelque prisà que fû l'enthousiasme guerrier, indice d'une bonne race (38), l'expériencavait son mot (décisifh dire et des gens comme Mut-Bisir ou Samîd-ahu étaientaux côtÃdu jeune prince, des techniciens écouté
LA CONDUITE DE LA GIJERRE
Cet étad'esprit de a soldat combattant à s'oppose de faço aiguà aux à manigances politicardes È La lettre (591), citéci-dessus, révkll'existence inévitablde conflits d'autorità entre ces différenteattitudes d'esprit : à A l'heure actuelle, mon Seigneur doit envoyer un message A Zimrî-AdduLe confirme-t-il dans ses fonctions ou l'en démet-ilMoi-même devrai-je laisser s'installer des intrigues paiatiaies comme (cela se passe) aujourd'hui? à On connaî par XXVIl2, p. 46-49, les problkmes qu'eut Yamsû avec son collkgue Ustasni-El et surtout avec le roi Hâya-SÛm Il semble de mêm que, A un moment de l'expéditioà Qatna, le retour de Samîd-Ahu se soit posà de faço relativement aiguë sur demande du roi IShî-Addu lui-même embarrassant considéra est une blement Yasmah-Addu (458) : a Déplaceun génér grande affaire. >> Un deuxikme trait essentiel de la conduite de la guerre, A l'époquec'est l'importance primordiale qu'a alors la divination, la consultation de la volontà divine en génér étansentie comme un préalablnécessairà toute action humaine. Zimrî-LÃdit luimêm qu'il court partout 2 la recherche de présagequi lui soient favorables (cf. MARI 3, p. 158) ; Addu d'Alep lui rappelle qu'il ne faut pas qu'il parte en guerre sans qu'il lui ait donnà son aval: ::Lorsque tu partiras en campagne, ne sors point sans avoir pris d'oracle. Lorsque moi, dans un oracle de moi, j'aurai étfavorable, tu sortiras en campagne. S'il n'en est pas ainsi, ne franchis pas la port- (XXVIl3, A.1918). La prise de présagepréliminairau déparen campagne étaidonc absolument nécessairau mêm titre que la convocation de l'arméel'acquisition du ravitaillement et la fabrication de l'armement. Les exemples en sont fort entre autres, 2 (519) : a Tes présage nombreux ; on se référer doivent se trouver faits. Il faut que toutes tes dispositions soient prises afin que par la suite, une fois que tu te seras mis en route,.. . à Autre exemple, (621) : a En attendant que mon Seigneur ait pu s'enquérides désirde Dagan, de samas et d'Addu. il ne faut pas que mon Seigneur se hât de combattre ni que mon Seigneur affronte cet ennemi, afin de pouvoir en faire ce qu'il veut. Lorsque Dagan, SamaS et Addu, ces dieux-IA, t'auront répondoui et que tes présageseront sains, c'est alors qu'il faudra que mon Seigneur livre combat. à L'importance de la consultation des présageétaitelle qu'elle pouvait influer mêm sur le calcul des effectifs employépour certaines opérationscomme on le voit par (583) : a Les devins formuleront le libellà de leurs présage et, selon le caractkre
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favorable des présage qu'ils auront obtenus, il y aura des patrouilles alternéepar groupe de 150 hommes. >> La guerre d'autre part étaitcomme le plus souvent dans ces sociétà A trks forte composante de paysans et d'éleveursune occupation saisonnikre qui devait tenir compte des obligations entraî néepar les travaux aux champs. En outre les impératifclimatiques jouaient un rôl trks important. (586) montre les moments oà la guerre étaiimpossible. Il s'agissait avant tout de la mauvaise saison : S'il se trouve que Dieu, aprks avoir instaurà l'amitiépermet une (nouvelle) transgression (du pacte), en ce moment-ci, c'est-A-dire en plein hiver, que pourras-tu faire? Iras-tu assiégela ville, ou bien iras-tu razzier le pays (d'ESnunna)? à Il ne faut cependant pas oublier qu'au mêm moment Zimrî-Là avait un trks pressant besoin du retour de sa troupe parce que luimêm étaiengagà dans des opérationmilitaires. Plusieurs attestations restent d'actions en hiver, tout particulikrement l'attaque d'Esnunna en ZL 3' (cf. XXVI11, p. 144 et n. 36). Sans doute Ibâl-pî-II avait-il sous-estimà l'adversaire et croyait-il pouvoir avant l'hiver occuper suffisamment de territoires pour déstabilisela puissance de Mari en Haute-Djézirà A moins qu'un hiver rigoureux n'ait étÃcette annélà particulikrement précoce On a encore le témoignagexplicite d'AsqÛdu dans XXVI 28, et surtout 29, sur la difficultà des opération: a Mon Seigneur sait que, sans huile, l'annéne peut livrer de combat, par temps froid. >> (586) montre a contrario qu'il étaicourant de démobilise l'arméau moment de l'hiver: a Donne-moi mes instructions pour partir afin que les hommes de troupe puissent, avant le froid, gagner leur chez-eux. >> Le grand moment pour faire la guerre restait bien sûcelui de la moisson: c'étail'époquoà il y avait le plus 2 piller et oà les gens étaienle plus occupésC'étaidonc par excellence celui oà il fallait montrer la plus grande vigilance ; cf. l'inédiA.41 O+ : a II faut qu'il amkne une arméde 1000 ou 2000 Bédouinet tout ce que mon Seigneur voudra et qu'il les installe sur la frontikre jusqu'A ce que soit faite la récoltdu fleuve ([1] li-im 2 li-im ha-names à ma-al be-li, fil-qa-ab-bu-ti sa-bu-am li-it-ru-ma, i-na pu-fi-inz adi e-bu-ur na-ri-im, in?-né-ep-pi-sli-Je-si-im-<ma>)B. De la mêm façonlorsque Samsî-Addenvisage une attaque généra contre les troupeaux d'Esnunna, il espkre qu'une fois qu'il en aura montrà la faiblesse militaire, tous ses autres voisins l'agresseront au moment de la moisson (255) : a Alors, au moment de la moisson, plus tard, ceux qui sont (pour l'heure) en paix avec eux, ce
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sera pour ainsi dire une main qui s'abattra sur eux. M D'aprè ce mêm texte, oh Samsî-Addenvisage l'attaque h un moment précide l'élèdes moutons (à Ils vont descendre aux bords de l'Euphrate et, au moment oh ils feront boire leurs moutons dans les enclos réservé le jour même ils subiront une razzia en règl È) la tactique la plus utiliséétaibien sûde profiter du moment ou l'ensemble du peuple étaioccupà h une tâch généra qui le détournaides occupations militaires stricto sensu. Autre exemple dans XXVI 475 : 11 ou l'on craint une attaque au moment de la plus grande fêt du pays, celle de Dêrît qui, coïncidan avec les rites solennels pour les ancêtres devait préoccupetout le monde : à Il est h craindre que, lorsque je serai occupà par les sacrifices h Dêrîtul'annéd'ESniinna ne m'attaque quelque pari et ne ne sont posme cause beaucoup de soucis. De telles péripéti sibles que dans un monde de soldats-paysans ou n'existe pas d'arméde métietoujours sur le qui-vive et dont la tâch exclusive soit la garde du pays. Ã
vue de ceux qui vont h leur tête Cela semble bien indiquer qu'il n'y avait pas d'avant-garde, mis à part sans doute d'inévitable éclaireur; mais on ne sait pas s'il y avait une arrière-garde La troupe lourdement anné(sâbu kibittum, cf. (540) n. b), est toujours présentÃcomme un tout. Celui qui marche en têt est en principe un (ou plusieurs) gai mar-tu (râ Amurrim), assisté(spar n d'un à ¢ ~ n i r u- terme que l'on un devin b d r à » ~ éventuellemen traduit par à § g u i dà mais qui pourrait désigne(plus difficilement) un < voyant s , technicien d e la divination - ainsi que des enseignes religieuses, représentandes à EStar non autrement spécifié (à J'ai ensuite envoyà (la statue d')E$tar prendre la têt de l'armé (507). (478) (à Cette arméainsi que l'autre sont a m véeavec les EStars È assure que le phénomèn'étaipas propre au royaume de Haute-Mésopotamimais aussi à celui d'ESnunna; parfois, on ne mentionne qu'un devin h la têt des troupes. Les affrontements militaires sont rarement décritet l'on ne connaîque peu de batailles en rase campagne. Aussi faut-il considérecomme une chance unique le joint h IV 85+, ici (621), publià par N. Z., à L'anné: quel monstre! dans FM III p. 145152, ou la description d'un affrontement militaire en règl nous livre par la mêm occasion la description de la composition d'une annéen étade combat. De faço remarquable on observe que, si le vocabulaire est à peu de chose prè celui que l'on attend (à ailes à front B...), il ne désigncertainement pas les même réalitÃque les termes analogues grecs ou latins ; cf. (621). Tout particulièremen on remarque que la place du roi étaidans l'à ombilic È l'abunnatwn, comme si sa place étaih l'endroit le plus protégde la troupe. On songe alors à la représentatio d'un Darius à Issos dans son combat contre Alexandre. Cependant des textes comme ~ ' k p o p à d©e Zimrî-LÃsont là pour nous montrer qu'il y avait aussi, dè l'époquamomte, des rois combattants en premièr ligne, et plus d'une lettre inquièt des femmes du harem, à propos de Yasmah-Addu ou Zimrî-Lî est lh pour prouver que ce n'étaipas une exception. Plusieurs exemples sont explicites comme (452): à Ils prirent position contre ISme-Dagan, dans la ville d'Ikkallum du pays d'Ahazum. Lui, se dirigea contre cette ville. A moins de 300 coudéesla troupe de tout ce pays et les Turukkéenqui s'étaienrassembléavec eux. pour livrer combat, levèren les armes face à Isme-Dagan. C'est la technique de la à sortie militaire (tfi~îtum qui est ainsi documentéet qui peut êtr trè meurtrièr comme le montre (548) : à Les gens de la ville ont fait une sortie ; ils ont tuà È
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L'exceptionnel (449) montre les précautionprises avant le d6pa1-Ãde l'annépour se renseigner sur les ressources en eau de la route h suivre. Il est vrai qu'il s'agissait alors de franchir le déser entre l'Euphrate et Palmyre. Ce mêm texte (à Mutu-Bisir a une bonne expériencde ces routes ; à il y a des Uprapéenqui ont une bonne expériencde ces routes È) ainsi que d'autres (par ex. (1004) à Il y a des routes depuis Mari vers Yahbila. Lâ'à les connaîtQu'il prenne tes affaires pour aller à Yahbila È) illustrent le recours nécessairh la consultation de gens à au courant dè que l'on s'écartaides grands itinérairebalisésCela révèdans les régiondésertiquedu Proche-Orient une circulation bien plus intense qu'on ne le soupçonneraia priori. Ã
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Les arméeen marche et en ordre de combat. L'ordre de marche des arméeest toujours décridu point de
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700 soldats élamiteet 600 Esnunnéensà (456) illustre bien lui aussi cette çguerr de positions à : à Nous demeurons face à Râhisumdans la ville de D u b b à ¢opposà à cette notation plus bas : K Des gitans (habbâtumet des gens du pays de Cana'an se sont installédans Râhisu même Eux et nous, nous nous observons mutuellement. à (491). aprè avoir racontà comment Zallul vient d'êtr transforméen camp retranchà par l'ennemi, montre les contre-mesures : K J'ai fortifiÃla ville de Himus, qui est en vue de la ville de Zallul. Entre les deux villes, il y a une distance de 30 lieues. à Lorsqu'il y a affrontement direct, c'est au cours d'un raid contre des troupeaux (497) (çPa la suite, alors qu'on ramenait le troupeau, on a tuà 50 ennemis È ou lorsque l'armérégulièva à la poursuite d'une bande arméqui a envahi pour faire du pillage, comme le montre (505) propos des TurukkéensK Une expédi tion les a poursuivis. J'ai tuà beaucoup de gens. >> On pratiquait aussi assez souvent des embuscades. Le terme qui désignces dernière est subtum ; dans ce terme, la qualità sonore du B est prouvépar le pluriel qu'atteste l'inédiA.47 : 7 K Les troupes de garnison qui étaienlà ont quittà (la citadelle) et ont tendu des embuscades dans la régioqui dépende Hâya-SÛ (sa-bu-un? bi-ir-tum ..., sa as-ru-nu-um wu-as-bu h-s~i-nim-ma,suà Le terme est surtout atbu-a-tim i-na ha-la-as I ~ r o i [ild-du-k). , testà dans l'expression subtam nadiim et reprksente une pratique trè courante. On a donc l'impression d'activitéguerrière qui consistent surtout à défendrdes villes ou à en prendre. On le voit bien par les conseils qui sont donnéà Yasmah-Addu ( 5 3 2 ) : Mon Seigneur voit bien à quel point notre position est forte (et cependant) mon Seigneur les redoute? [Les ennemis] ont multiplià les pillages dans les campagnes (mais) ils ne peuvent assiégede ville! Il faut que mon Seigneur contrôl ses forteresses et qu'il en garde la porte en évitande faire sortir une troupe pour (engager) le combat. En attendant que Yatir-Nannû arrive chez mon Seigneur, que mon Seigneur garde sauves les places fortes; une fois que Yatir-Nannû arrivera chez lui, que mon Seigneur constate la force de l'arméet qu'il agisse à son choix. à (492) illustre clairement ce refus d'un affrontement direct avec des troupes importantes. Un stratagèm est utilisà : on va faire croire à l'ennemi en se mettant en branle en grand arroi qu'il va y avoir affrontement direct: on pense qu'une telle perspective sera suffisante pour l'intimider et lui faire abandonner ses acquisitions: Ã
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K Sùmû-ê entendra les rumeurs concernant ton déplacemenet il évacuerses conquête : la Forteresse d'Addu, ma Forteresse et les diverses villes que l'ennemi a prises d'assaut. Alors, ce pays-là retrouvera le calme. >> Le verbe utilisà dans de telles circonstances est p a ~ à ¢ r u qui t signifie K rompre les rangs, décrocherfaire retraite È Il montre trè souvent que la mesure d'intimidation a réuss; cf. (507) (ainsi que beaucoup d'exemples) : K Celui qui, auparavant, avait entrepris de foncer têt baissévers l'intérieudu pays, s'est mis à décroche totalement avant mon arrivéà et de mêm (517) : K L'ennemi qui campait aux côtà de Lidây face à ICme-Dagan a entendu les rumeurs concernant les arméequi s'étaienrassembléepour aller à Isme-Dagan. Il a évacusa ville, s'est levà et est parti. IsmeDagan a, dè lors, pris sa ville, Burullum. à (477) montre d'ailleurs le phénomèinverse: un mouvement de repli sur une position sans doute stratégiquemenmieux défendablpeut êtr interprét comme une retraite, donc enhardir l'ennemi et affoler le pays : K Ç ne me plaîplus que vous fassiez mouvement vers sudâLorsque vous le fer(i)ez, l'ennemi l'apprenant fera(it) la supposition suivante : "Ils se dirigent vers l'intérieudu Yapturum." Voilà ce qu'il se dira(it). Il s'enhardira(it) et lorsqu'il nous poursuivra(it), notre Pays sera(it) troublépensant: "Ils ont eu peur, aussi font-ils retraite." >> (497) montre la technique consistant à transformer le camp militaire (karâtum lui-mêmee lieu fortifià oà l'on attend en sûret l'attaque de l'ennemi : K A Amursakkum, là oà s'étaieninstalléles TurukkéensDaddânumavec 2000 Nurruguéenss'étai installà à l'écarsur un côtÃdans un retranchement fortifié(...). Les arméefortifient le retranchement et creusent un fossÃ: ils entourent ville (et) camp. >>
On comprend donc que la poliorcétiqu soit le domaine le mieux documentà de l'art militaire. On se reportera de faço génà rale aux textes regroupépar D. Ch. donnéenouvelles sur la poliorcétiqu>> dans MARI 7, p. 193-203, et A la synthès qu'il y a publiée(1029) montre que plus d'une ville étaifacile à prendre : K Les 3 villes dont je t'ai parlà ne sont pas fortes : nous les prendrons en un seul jour (chacune) à ; de mêm (526) : K Je me suis approchà de Hadka. En l'espace d'un seul jour, j'ai subjuguà cette ville et l'ai prise. à (549) à propos de Kahat ou (607) à propos de
LA CONDUITE DE LA GUERRE
Talhâyu ( à Ta ville Talhayûm Ils ont fait une brèch dans la ville et, de nuit, la ville, alors qu'il y avait pacte de non-agression, une ville tienne, on s'est révoltcontre elle, on (!) l'a prise et on a tuà notre Seigneur>) montrent que deux villes majeures de la Haute-Djézirne sont pas h l'abri d'un coup de main, malgrà leurs fortifications : une brèch (pilfum) peut y êtr pratiqué et les assaillants avoir libre accè au palais royal pour s'y livrer à un lourd massacre (607). Fortifier une ville se disait à âla epêsu È en m. à m. à faire (qu'un lieu soit) une ville È comme si ses murailles consacraient un lieu en citéUne telle entreprise commençaidè que l'on craignait des hostilitéou un coup d e main de l'ennemi. Comme il s'agit plus d'une fois de villes importantes - c'est le cas notamment pour les principauté benjaminites comme Samânu ou Mislâ - il faut en déduir qu'il s'agissait normalement de bourgs ouverts et non défendupar des murailles. Il est difficile d'imaginer qu'on ait eu le temps de construire de vraies murailles, mêm en piséO n peut bien sû imaginer que des murs plus ou moins bien entretenus aient étremis en étaen cas de danger. D'aprè certains rapports. on pouvait se contenter de bloquer les accè de la ville tandis que les bâtisse extérieuresemplies ou non de terre, offraient à l'assaillant des murs aveugles. ( 4 9 1 ) montre une troupe s'installant dans un lieu et y pratiquant de tels travaux pour la transformer en camp retranchà : à Sur cette rive, Yâpah-Add a fortifià la ville de Zallul (qui se trouve) sur l'Euphrate mêm et campe h l'intérieude cette ville avec une troupe de 2000 émigrà du Pays. à XXVI 156 montre de mêm l'occupation d'un point trè fort sur le cours inférieudu moyen Euphrate : à Zâ'iku de Yabliya s'est enfui avec ses gens à Harbû Il est en train de fortifier (ippif) un village entre Harbà et Ayabû Or, ce village est (une position) trè fort(e). J'ai parlà aux gens de Yabliya d'installer des patrouilleurs dans ce village, en disant: "Il est à craindre que les Esnunnéensune fois entréau village, ne retournent plus h la frontière 50 patrouilleurs doivent occuper ce village et y tenir garnison. Vos patrouilleurs doivent êtr continuellement présentà cet endroit jusqu'à ce que mes patrouilleurs s'y soient glissés.D Plus d'une cità cependant possédaide véritable murailles (dûruin)(818) montre que leur construction étaiaffaire de spé cialistes : à Aujourd'hui, il n'y a plus de maître-maçpour de la Forteresse de Yahdun-LîmSaggarâtu ainsi que les deux palais. à Un texte (167) emploie pour celui qui est chargÃ
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de faire une muraille non pas le terme itinnutn ou banûtn mais celui d'eppêfum S'il a, comme c'est vraisemblable, un rapport avec l'emploi d'epêfu qui signifie à fortifier>, il devait s'agiu d'un technicien en fortifications. Il n'est pas indifférensans doute que ce nom de métiesoit attestà pour une régiocomme Nahur qui devait, vu s a position géographiqueêtr assez bien pourvue en pierres. Ces villes étaiend'autre part entouréede fosséscf. (498) : L e s Turukkéenont passà les fosséd'Amursakkum. à La ville de Hirêtum qui semble avoir étune place trè forte, s'appelait Les-Fosséà (cf. ci-dessous, une interprétatio de son systèm trè complexe de défense; la ville de Kahat elle-mêm en possé dait d'assez importants (hirêtum pour qu'une faune aquatique s'y développà (211). Un autre terme important pour mieux apprécieles défenhe d'une ville amomte est celui de ful'ûi (fulhûii~) pour lequel on se reportera, t. 1, p. 300-301, au commentaire de (165) n. b) oà il est proposà que plutô qu'un à mur extérieur>le terme désignai un glacis ou un mur de soutènement Les remparts. La terminologie de l'époqu distingue dans plus d'une ville son adaffuiiz et son kirhum. Depuis l'étudpionnièr de G. D., RA 66, p. 11 1 sq., on traduit le premier par à ville basse à et le second par à acropole È Il semble que l'on n'ait pas l'un sans l'autre. Saggarâtu a ainsi un kirhum (327). qui tient d'ailleurs de faço étonnantla place du r ~ à ª p à ¢ r Ãdes ¢ autres textes, mais aussi un a d a f i u m (attestà par de nombreux textes, en cours de publication par M. Bo., comme le lieu oà les femmes du district viennent prê ter serment à Zimrî-LÃen Z L 9' ; cf. son article dans Méditerrané 1011 1, 1997, p. 101). A ma connaissance, ce couple n'est documentà ni pour Mari, ni pour Suprum, Terqa, Tuttul ou Imâr toutes villes majeures du moyen Euphrate. E n ce qui concerne la capitale ou d'autres villes, une termino10~' oie concurrente oppose pi'âtu elîtu ( à la régio haute È et p i 'âtui faplîtu(*la régiobasse È : cf. V 2 : 14' et VI 43 : 13, pour Mari, et XXVII 141 (cf. n. a), pour Qattunân(607) pourrait employer le terme i n à » l à pour à acropole^, ce qui est aussi documentà pour » Suse, h la mêm époquemais l'exemple est susceptible d'autres interprétation( à régiodes collines à ?). O n pourrait supposer une double conception du systèm de
LA CONDUITE DE LA GUERRE
défensde la ville, utilisédans la régiode l'Euphrate ou dans la Haute-DjézirÃSaggarâtu serait, d&s lors, une ville neuve construite selon des conceptions nouvelles (cf. le plan d'un tel systkme publià par D. Ch. dans MARI 7, p. 194-195). Il faudrait pour cela savoir ce qu'il en est de la K Forteresse de Yahdun-Lîà qui est de faço sûr une fondation nouvelle ou, au moins, dont la structure a étrepenséde faço neuve. Le kirhum est l'endroit fort de l'agglomérationc'est de fait le lieu oà l'on se réfugiaien cas d'attaque majeure, celui oà l'on faisait éventuellemenpénétr la garnison qui devait contrôle la ville tandis que l'adaiium étaicelui oà l'on parquait les habitants. Si le kirhum est manifestement la partie la plus forte, entouré de murailles (les listes lexicales l'équivalen d'ailleurs & dûrumN muraille à ou K forteresse È) cela ne veut pas dire que I'adaiiuin en ait toujours étdépourvuVoici comment (597) parle des défensede Karanà : K Je me suis renseignà sur l'étade la ville : le mur (du-ru-uin est entourà par un glacis (su-ul-he-em) et le palais est encerclé par un glacis et un fossà (hi-ri-tain). Maintenant, l'arméqui forme la garnison s'occupe de garder le mur et la porte. Résideront-ilau palais? Mon Seigneur doit m'écrirce qu'il doit en êtr de son lieu de résidenceà Pour en revenir à Mari, peu a étretrouvà de ses anciennes murailles que Hammu-rabi de Babylone dit effectivement avoir raséesLes seuls textes babyloniens (inscription, nom d'année qui parlent de cette destruction sont toutefois écriten sumérien dans lequel le mêm terme à bhd à désignà la fois la à muraille à et la K citadelle È Ne serait-ce pas plutô cette seconde réalitque Hammu-rabi envisageait et, par là même ne désignait-ipas le palais royal de Mari, une bâtiss extrêmemen forte, dont les murailles n'avaient pas besoin d'autre protection? La description de celui de Karanâcitéci-dessus, est celle d'ailleurs d'un palaiscitadelle qui tient la place d'un kirhum, & côt de la ville. Cela expliquerait en outre pourquoi les i~êpârâ de Saggarâtu sont remplacépar le terme kirhum (327): si ce dernier est, lh aussi, l'équivalend'ekallum, les ergastules en étaiennaturellement partie intégranteDans le plan de ville forte publià par D. Ch. dans MARI 7, c'est un rectangle clairement délimitsur une partie de la muraille qui est appelà kirhum : il pourrait indiquer en fait l'emplacement du palais. On obtiendrait, d&slors, un plan de cità fortiLa petite levéde terre fiéanalogue & celui de Dû Sarru-kîn retrouvéau sud du Tell Hariri et qui forme encore aujourd'hui un arc de cercle clairement repérabldans la campagne, réalisatio
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dans laquelle il n'est pas possible de retrouver les importantes murailles d'une grande capitale, ne serait donc que les vestiges de c'est-&-dire de la zone basse, peutl'enceinte du pi'âtui iaplîtum êtr plutô un syst&me de digue que de vraies murailles. (1039) montre, de toute façonque ce que l'on appelait K muraille à à l'époqude Zimrî-Lî étaidans un fort mauvais étaet représen tait, sans doute, des vestiges d'ouvrages effectuéau IIIe millé naire. J'ai parfois traduit dans cet ouvrage, (266) et (267), kirhuin ÈS. e. N au roi etlou à l'administration È par K zone réservà Ces deux termes n'ont toujours pas reç d'étymologiet ne sont pas explicables de fait par des formations nominales de l'akkadien standard. On pourrait retrouver dans K k/qir\um à l'avatar d'un mot nordique signifiant à ville È lequel serait peut-êtr à l'origine du q à ®ouest-sémitiqu et signifierait au propre K muraille È On le retrouverait dans des toponymes comme QirdahatIQardahat ... En revanche adaiSuin, lequel est expliquà dans les listes récentepar âlumK ville È pourrait contenir un terme *adam- analogue à l'expression sumériennfi-dam, interpré tétraditionnellement (cf. A. Falkenstein, SGL 1, p. 40-42) comme K habitations des alentours d'une grande ville È K faubourg È s'opposant & la fois & uru, K ville È et à mai-gin; ce dernier est vraisemblablement le terme ouest-sémitiqu r i ~ a s k a n u m , K habitation Èdocumentà désormaipar Mari. Le terme &dam n'a pas d'étymologi proprement sumériennemalgrà une notation motivante par i ( K côt È) et pourrait êtr empruntéil représente rait le sémitiqu'adain, encore attestà par certains toponymes et qui devait désigneprimitivement la terre exploité& côt du lieu d'habitation. Or lorsque Mari fut détruiteHammu-rabi spécifi bien que cette destruction s'appliqua au b&d et & son &dam (cf. E. Sollberger et Ch. Walker, N Hammu-rapi à Mari et & Sippar È Miscellanea Babylonica. p. 258: 27-29). De mêm le ri